Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Les attaques contre la zone euro sont-elles des leurres ?

Jean Matouk
Economiste
Publié le 04/08/2011 à 18h19

Voici l’Italie sur la sellette. Selon l’opinion économique générale, les marchés et les agences de notation s’inquiètent de la montée de sa dette à 119% de son PIB, de ses faibles prévisions de croissance (1%) et de la faiblesse de son gouvernement berlusconien. Derrière elle, l’Espagne est inquiète aussi, malgré sa dette à 60% seulement, en raison du faible taux de croissance (0,8%) et de la « faiblesse relative » de ses banques.

Huit banques européennes sur 91 ont échoué au « stress test » récent, qui devait mesurer la solidité des établissement face à d’éventuels « chocs » financiers, c’est-à-dire que leurs vrais fonds propres (core tier) - ce qui reste quand tout s’en va, pourrait-on dire - ne représentent que 5% de leurs risques.

Sur ces huit banques, cinq sont espagnoles. La crise immobilière, du même type que celle des Etats-Unis (parce que José Marie Aznar, chef du gouvernement de 1995 à 2005, avait bêtement singé la politique économique américaine), a laissé de lourdes traces dans les comptes bancaires .

Du coup, les taux auxquels empruntent à dix ans l’Italie (4,4%) et l’Espagne (6%) se sont élevés par rapport aux taux auxquels empruntent la France (3,3%) et l’Allemagne (2,6%). C’est un alourdissement du service de leurs dettes, qui plombe un peu plus les déficits budgétaire des deux pays (Italie 4,6% du PIB, Espagne 9%), donc à terme, leur endettements.

Les causes propres aux membres de la zone euro

Bien sûr, aussi, les dirigeants de la zone euro se sont montrés trop timorés lors du second sauvetage de la Grèce. Ils auraient du augmenter la masse du Fonds européen de stabilité financière qui, avec 440 milliards d’euros, n’a pas les moyens éventuels de venir au secours d’économies de la taille de l’Italie et de l’Espagne.

De plus, les dirigeants de la zone euro auraient du adopter le principe d’une relance à partir d’un grand emprunt émis par une entité de la zone à créer, garanti par ses Etats membres et utilisé pour des investissements productifs prioritairement dans les pays les plus endettés, pour relancer leurs croissances.

La crise « amplifiée » de l’euro protège le dollar

Mais au-delà de ces causes réelles à « l’inquiétude des marchés financiers », compte tenu de ce que ceux-ci sont essentiellement basés en Grande Bretagne et aux Etats-Unis, les nouvelles attaques contre Italie et Espagne pourraient bien avoir une autre cause. Peut-être pas principale, mais certainement accessoire, en tous cas , amplificatrice !

Dans le livre, cité dans ma précédente note, de la journaliste économique genevoise, Myret Zaki, celle-ci évoque l’hypothèse que les attaques contre les monnaies de l’euro, qui sont donc aussi des attaques contre l’euro, ont pour motif de masquer la « faillite » de l’économie américaine et la surévaluation du dollar par rapport à celle-ci. Elle n’hésite pas à parler de « guerre contre l’euro », de « lynchage de l’euro ».

Sans peut-être aller aussi loin, on ne peut quand même pas refuser l’idée que l’éclatement de l’euro est un souhait entêté des financiers anglais habilement travestis sous des « understatement » répétés. Pour eux, la création de cette monnaie a d’abord fait disparaître de fructueuses transactions entre monnaies européennes et des occasions de gains en les jouant les unes contre les autres jusqu’en 1999. De plus, un euro stabilisé exercerait une attraction qui deviendrait irrésistible pour la Grande Bretagne.

Mais si l’euro est solide, il devient attractif pour les banques centrales et les acheteurs usuels de dollars. Si ceux-ci se reportent sur l’euro - ce qu’ils ont commencé à faire - les taux auxquels le Trésor américain devra financer sa gigantesque dette seront de plus en plus élevés, creusant un peu plus le déficit commercial américain, face à un PIB qui a du mal à croître.

Aussi peut-on admettre que des « initiatives » comme celles émanant de Goldmann Sachs contre les titres grecs il y a un peu plus d’un an, sont plus ou moins organisées entre financiers anglo-saxons. Ils appliquent la théorie traditionnelle de toute guerre contre une coalition : attaquer les maillons les plus faibles. D’abord le grec et l’irlandais, aujourd’hui l’Italie et l’Espagne. Ce devrait être, au retour des vacances, un stimulus irrésistible pour les autorités européennes à unir plus intimement leurs forces financières.

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  • Redroom
    Redroom
    La V2, une grosse merde.
    • Posté à 18h30 le 04/08/2011
    • Internaute 23589
      La V2, une grosse merde.

    Ou plutôt, les États n’essaieraient ils pas de se refiler la patate brulante afin d’anticiper l’imminente catastrophe ?

    Genre « Non c’est chez lui que tout à commencé c’est lui le responsable ! »

    Mais bon grâce à la globalisation de l’économie cela a t’il une réelle importance puisque d’ici peu il n’y aura plus de consommation dans aucun pays (les populations dans les pays en voie de développement n’ont pas encore assez d’argent et celles dans les pays en voie de désindustrialisation n’ont plus de boulot) ?

    Qui produira quoi et pour quoi faire ?

    Non décidément à priori tout va se casser la gueule et comme nous avons que des gens incompétents à tous les postes de pouvoir ben on va s’observer sombrer en gueulant que tout va bien...

    • donaldo
      donaldo répond à Redroom
      indigné
      • Posté à 08h21 le 05/08/2011
      • Internaute 159867
        indigné

      C’est d’autant plus vrai qu’en Asie, la Chine se dresse devant les Nippons.

      • Redroom
        Redroom répond à donaldo
        La V2, une grosse merde.
        • Posté à 08h45 le 05/08/2011
        • Internaute 23589
          La V2, une grosse merde.

        Qu’ils sont pathétiques tout ces « puissants » d’hier...

      • Eva.Joly
        Eva.Joly répond à donaldo
        Clone-Bendit
        • Posté à 11h14 le 05/08/2011
        • Internaute 126873
          Clone-Bendit

        Ils sont arrivés à pied par la Chine, donc...

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 18h32 le 04/08/2011
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    il y a tout de meme une certaine inconséquence pour les banques a prete a l’espagne à plus de 5% puisqu’à terme c’est l’empécher de rembourser sa dette
    des lors comme l’a dit si bien un autre intervenant, « les peuples n’auront plus le choix qu’entre l’esclavage et l’insurection »

    on peut aussi se poser differement la question de M. Matouk ; a savoir : si les marchés financiers n’étaient pas anglosaxons que serait actuellement le royaume uni (dont les recettes pétrolières vont diminuer) sinon qu’un pays tres pauvres
    moi j’aurais des sous je ne preterais pas aux britts qui sont vautrés sur une bulle immobilière et qui dépendent trop du secteur financier (plus fragile qu’une assisse economique industriel et agricole, voir commercial)

    mais pour venir en aides aux pays endettés, les pauvres « economistes “ recourrent encore à leurs ‘incantations vaudous’
    relance
    croissance
    mais tout cela est finie ? qui y croit encore
    d’ailleurs selon les breves de l’apf les anglais sont vraiment trop obèses et trop accro à leurs smartphone
    pourquoi croitre ? devenir en core plus gros ? passer plus de temps sur leurs tablettes ?
    il nous faut inventer autre chose

    meme si ça ne va pas etre facile

  • kakoulite
    kakoulite
    Intermediation & Imprecation
    • Posté à 18h44 le 04/08/2011
    • Internaute 126452
      Intermediation & Imprecation

    Perso j ai shorte le Dow il y a deux semaines et la..ca va !

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 18h51 le 04/08/2011
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Je ne vois pas bien à quel titre il faudrait que les états (individuellement ou collectivement via l’Europe) devraient emprunter et donc s’endetter pour soutenir une croissance dont les principaux bénéficiaires sont des multinationales qui s’empressent d’aller investir « ailleurs » leurs nouveaux profits ?
    Avant de réinjecter des fonds publics dans le développement économique de la zone €uro afin d’en soutenir la monnaie, il serait peut-être judicieux de « nationaliser » ou « européaniser » (mutualiser) les outils de production industrielle ou « financière »... au contraire de cette « privatisation » voulue par le FMI qui voudrait laisser les dettes à la charge des uns pendant que les profits s’en iraient dans la poche des autres.
    l’Automne 2008 n’est quand même pas si loin que l’on a vu certains états « dépanner » les banques avec le peu de « retour sur investissement » que l’on connait ; certains ont décidément la mémoire très courte pour nous proposer d’en remettre une couche alors que l’on ne peut préjuger que des mêmes résultats lamentables...

  • admirateur-
    • Posté à 18h52 le 04/08/2011
    • Internaute 32111

    On nous avait dit que l’euro nous protègerait ; non seulement ce n’est pas le cas mais, si l’on reprend la thèse de l’auteur de ce billet, il serait la cause de nos maux... ce qui est plus que vrai après tout. La lutte contre les déficits et l’inflation a entraîner l’Europe dans la récession tout en sabrant les services publics et les avantages sociaux

    • Brachamul
      Brachamul répond à admirateur-
      Multi-Taskeur
      • Posté à 20h03 le 04/08/2011
      • Internaute 94825
        Multi-Taskeur

      L’euro oblige les états Européens à s’entraider, et c’est son seul grand défaut. En revanche, la France étant plutôt du côté des pays qui auront besoin d’aide que du côté des pays aidants, je ne pense pas que cette obligation soit réellement mauvaise pour nous.

      De toute façon, en contrepartie, l’Euro apporte des avantages considérables à nos économies en termes d’échanges.

      La crise que l’on vit est nommée crise de l’Euro car elle concerne les pays qui ont la monnaie, mais ce n’est qu’une coïncidence. La preuve : les anglais et les américains sont également en crises, alors que leurs monnaies sont différentes.

      Cette crise est celle de la dette. Une dette écrasante et difficile à traiter. Si on ne rembourse pas, si on entre en défaut de paiement, ce sont tout les établissements bancaires qui vont s’écrouler, emportant avec eux tout les petits épargnants, c’est à dire chaque individu qui a des sous dans son compte en banque. C’est donc difficilement envisageable.

      L’autre option est de continuer à rembourser en réduisant nos déficits pour enfin résorber la dette. Le problème est que cela sera strictement impossible si les intérêts de la dette augmentent.

      On se retrouve donc dans la situation suivante : notre dette est gigantesque et nous ne pouvons pas faire défaut, il faut donc résorber la dette - les prêteurs ont peur que nous fassions défaut, ils augmentent donc les intérêts - le poids de la dette s’accroît, il devient trop important pour que nous puissions résorber la dette.

      La seule solution devient donc un compromis : faire défaut en partie, c’est à dire ne rembourser qu’une partie de la dette.

      Trouver des responsables est très facile : nous citoyens, via nos gouvernements, nous avons emprunté sans fin sans même imaginer la possibilité qu’un jour notre stabilité financière soit en danger. Aujourd’hui, bénéficiant toujours du taux le plus faible, notre dette est un tel monstre qu’une augmentation d’un demi point d’intérêt pourrait nous mettre sur la paille.

      Mais trouver des responsables est strictement inutile. Aujourd’hui il faut des solutions, et je peux vous promettre que revenir au franc n’en apporterai aucune. Il faut que l’Europe, unie, prépare un plan solide et à long terme de désendettement.

      Pour cela, il faudrait que nos dirigeants européens arrêtent leurs pitreries et qu’ils se mettent en face de leurs responsabilités.

      • Brachamul
        Brachamul répond à Brachamul
        Multi-Taskeur
        • Posté à 20h16 le 04/08/2011
        • Internaute 94825
          Multi-Taskeur

        PS : Je pense qu’on accorde BEAUCOUP trop de crédit à nos dirigeants à aux banquiers, quant à leurs talents de magiciens et de manipulateurs. La plupart d’entre eux sont complètement dépassés par les évènements et incapables de réagir. Je vous propose donc de ne pas voir dans ces crises des complots de spéculateurs et de politiciens unis dans une guerre contre le peuple ; mais plutôt un système politique et économique défaillant, avec, comme dans tout les systèmes défaillants, des opportunistes prêts à se nourrir des charognes des plus démunis.

      • admirateur-
        admirateur- répond à Brachamul
        • Posté à 20h28 le 04/08/2011
        • Internaute 32111

        Le raisonnement se tient à peu près. Vous oubliez au moins deux points (on ne parle que de la dette publique, pas de la dette privée) :
        - les états ne se sont pas endettés pour le plaisir de s’endetter mais parce qu’ils investissent ; dans la présentation de la « dette » qu’on nous sert on ne tient compte que du passif, jamais de l’actif. ce qui réduirait les dettes de beaucoup...
        - l’incapacité de rembourser provient essentiellement de la suppression de la fiscalité et des avantages accordés à certaines catégories ; chacun sait que nombre d’entreprises ne paient pas l’impôt ;
        On pourrait évoquer également les erreurs stratégiques comme le développement du tertiaire en france et la frénésie de la délocalisation, etc. le tout sous prétexte de ne pas dépasser les 3% de déficit au nom de l’euro.
        Je ne vois pas ce que nous aurons à perdre à abandonner les fondamentaux sur lesquels s’appuie l’euro et réinvestir dans des politiques dont l’objectif serait le maintien et le développement des services publics, le plein emploi par exemple.

         
        • Brachamul
          Brachamul répond à admirateur-
          Multi-Taskeur
          • Posté à 01h09 le 05/08/2011
          • Internaute 94825
            Multi-Taskeur

          Je ne crois pas du tout que notre dette ait jamais été un investissement. On ne peut pas comparer une entreprise à un état dans ce cadre. Les investissements servent à augmenter les revenus par la suite, et sont appliqués dans le monde de l’entreprise. On peut éventuellement regarder les plans de relance sous cet angle, mais ce ne sont qu’une faible partie de la dette contractée. En majorité, la dette française a été contractée sur des dépenses de fonctionnement, liées à des dépenses élevées et à des recettes insuffisantes. Sur ce point je suis d’accord avec vous.

          Personnellement, je pense que jamais un état ne devrait pouvoir proposer un budget en déficit, et que seules les mesures exceptionnelles de relance devraient pouvoir créer du déficit.

          Le chiffre de 3% du PIB ne correspond à rien, mais l’idée est bonne.

          • admirateur-
            admirateur- répond à Brachamul
            • Posté à 07h31 le 05/08/2011
            • Internaute 32111

            Bon, si vous pensez que les écoles, les hôpitaux, les routes, les casernes sortent spontanément de terre ou ne correspondent qu’à des dépenses de fonctionnement !
            Les 3 % ne correspondent à rien, on est bien d’accord ! , logiquement j’en conclus que l’euro ne correspond à rien.

            • Brachamul
              Brachamul répond à admirateur-
              Multi-Taskeur
              • Posté à 07h55 le 05/08/2011
              • Internaute 94825
                Multi-Taskeur

              Les hopitaux, les écoles, les routes et les casernes, sont à payer avec les revenus des impôts disponibles, pas avec les revenus des impôts futurs.

              Des prêts sur quelques années lors de gros investissements, pourquoi pas, mais on est à plusieurs décennies d’endettement. On fait payer aux contribuables de 2050 les infrastructure d’aujourd’hui, et cela est absurde.

          • Samuel Vimaire
            Samuel Vimaire répond à Brachamul
            Ancien pauvre
            • Posté à 14h32 le 05/08/2011
            • Internaute 140339
              Ancien pauvre

            Je ne crois pas du tout que notre dette ait jamais été un investissement. On ne peut pas comparer une entreprise à un état dans ce cadre. Les investissements servent à augmenter les revenus par la suite, et sont appliqués dans le monde de l’entreprise.
            Et le principal problème de ces réinvestissements, c’est justement qu’ils vont dans le privé.
            Le privé lui les réinvesti où ça lui chante. De plus, ingrat comme il est, le privé va jusqu’à investir l’argent fourni par les états dans des plans de délocalisation, augmentant de fait le chômage des états et réduisant leur PIB sur lequel est calculé leur capacité d’endettement.

            Au lieu de réinvestir ces emprunts dans le privé et de délocaliser sans cesse, les états devraient re-nationaliser leur économie. Je ne parle pas d’arriver à un système communiste mais je pense qu’un minimum serait les actions suivantes :
            - Nationalisation d’au moins une grosse banque.
            - Nationalisation de l’immobilier de location.
            - Nationalisation de l’agriculture et fixation des prix des denrées alimentaires de base.
            - Nationalisation des télécommunications et réseaux et gratuité de la téléphonie et de l’Internet pour les particuliers et les PME/PMI.
            - Nationalisation des transports en commun qui ne le sont pas.
            - Lourds investissement dans les transports en commun.
            - Nationalisation de l’enseignement privé.
            - Investissement massif dans l’éducation nationale
            - Investissement massif dans la recherche publique (autre que le nucléaire, dans tous les domaines).
            - Investissement massif dans les secteurs écologiques et dans l’industrie de pointe.
            - La fin de tous les cadeaux fiscaux pour les embauches, les heures sup, etc...
            - Nationalisation (saisie) systématique des moyens de production des entreprises délocalisant leur activité alors qu’elles ont bénéficié d’aides de l’état Français.
            - L’arrêt des aides aux entreprises bénéficiaires.
            - Informatisation et automatisation de toutes les administrations.

            Les investissement dans la recherche permettrait à la France d’obtenir des brevets d’en contrôler l’exploitation, par exemple :
            « Toute technologie utilisant ce brevet devra être produite et assemblée sur le sol français en respectant le droit du travail français. Tout manquement à ces règles verra tomber de lourdes retombées financières, l’interdiction d’exploiter à nouveau un brevet détenu par l’état français ou la nationalisation de force des moyens de production de l’entreprise ».

            Ces brevets permettraient donc la création d’industries de pointe sur notre territoire. Ce qui signifie des rentrées d’argent (taxes professionnelles), baisse du chômage, augmentation du PIB.

            Le lourd investissement dans l’éducation nationale permettra de doter ces industries de pointe de travailleurs convenablement formés et payés. Relançant ainsi la consommation et donc la croissance.

            Une industrie de pointe est nécessaire pour éviter que nos industries vieillissantes ne se fassent balayer par l’énorme capacité de production de la Chine qui finira, très bientôt, par atteindre notre qualité de production et notre savoir faire.

            Le seul moyen d’un état de contrôler son économie, c’est d’imposer des règles au privé. Pour imposer ces règles, il faut des arguments tels que des autorisations d’utilisation de brevets...

            Pour les brevets qui ne peuvent pas être exploités sur le sol français, l’état peut toujours monnayer les droits d’utilisations.

            L’état ne devra surtout jamais vendre ses brevets qui sont :
            - l’assurance que le travail restera en France.
            - une source de revenu continu.

            • Brachamul
              Brachamul répond à Samuel Vimaire
              Multi-Taskeur
              • Posté à 17h30 le 05/08/2011
              • Internaute 94825
                Multi-Taskeur

              Bonjour,

              Votre commentaire m’interesse et je souhaite soulever quelques points.

              - Une économie en grande partie nationalisée serait théoriquement beaucoup plus juste. Le problème c’est qu’en pratique les entreprises d’état ont tendance à être très mal gérées et à être des gouffres financiers plutôt que le contraire.

              - Je partage votre idée d’industrie de pointe, je pense d’ailleurs que c’est à peu près l’unique chose que M. Sarkozy n’a pas foutu en l’air pendant son quinquennat (voir les pôle de compétitivité). Pas assez, pas assez fort, mais au moins un peu. En revanche je ne suis pas d’accord avec votre proposition sur les brevets. La recherche est un métier difficile, couteux et très aléatoire. Les batailles judiciaires liées à ces brevets le sont également, et j’ajouterai qu’elles sont salissantes. Je ne vois pas l’intérêt de rendre publique la recherche, de plus, ce que vous proposez est une forme de protectionnisme.

              - L’état n’a pas besoin de ce genre d’artifice pour imposer ses règles au privé : l’état à tout les droits tant qu’il a de son côté l’opinion public et la constitution.

              - Je ne comprends pas non plus l’intérêt de fixer le prix des denrées alimentaires. Cela implique que quelqu’un doit compenser le prix, c’est à dire soit l’état qui paierai avec les impôts, soit l’entreprise qui paiera en augmentant ses autres prix. Dans les deux cas, cela s’apparente à un transfert de richesse entre les plus riches et les plus pauvres : nous avons déjà ce mécanisme en France via l’impôt sur le revenu, il serai plus judicieux de le renforcer

              • Samuel Vimaire
                Samuel Vimaire répond à Brachamul
                Ancien pauvre
                • Posté à 11h01 le 06/08/2011
                • Internaute 140339
                  Ancien pauvre

                - Une économie en grande partie nationalisée serait théoriquement beaucoup plus juste. Le problème c’est qu’en pratique les entreprises d’état ont tendance à être très mal gérées et à être des gouffres financiers plutôt que le contraire.
                Vous avez entièrement raison, mais ça n’est pas parce que ça a toujours été mal géré que ça ne peut changer...

                - Je partage votre idée d’industrie de pointe, je pense d’ailleurs que c’est à peu près l’unique chose que M. Sarkozy n’a pas foutu en l’air pendant son quinquennat (voir les pôle de compétitivité). Pas assez, pas assez fort, mais au moins un peu. En revanche je ne suis pas d’accord avec votre proposition sur les brevets. La recherche est un métier difficile, couteux et très aléatoire. Les batailles judiciaires liées à ces brevets le sont également, et j’ajouterai qu’elles sont salissantes. Je ne vois pas l’intérêt de rendre publique la recherche, de plus, ce que vous proposez est une forme de protectionnisme.
                Pas d’accord, Sarkosy n’a rien fait pour lancer réellement une vraie industrie de pointe. Si ça avait été une réelle volonté, il ne serait pas en train de pourrir l’éducation nationale.
                Pour ce qui est des brevets, je reste persuadé qu’un état à un arsenal législatif suffisant pour défendre ses propres brevets. Par ailleurs, je n’ai jamais prétendu que la recherche était un métier facile. Rendre la recherche publique donne a l’Etat un moyen de pression sur les industriels afin qu’ils installent et gardent leur activité en France.

                - L’état n’a pas besoin de ce genre d’artifice pour imposer ses règles au privé : l’état à tout les droits tant qu’il a de son côté l’opinion public et la constitution.
                Et bien l’Etat a beau avoir tous les droits, c’est bizarre, il y a des délocalisations tous les jours...

                - Je ne comprends pas non plus l’intérêt de fixer le prix des denrées alimentaires. Cela implique que quelqu’un doit compenser le prix, c’est à dire soit l’état qui paierai avec les impôts, soit l’entreprise qui paiera en augmentant ses autres prix. Dans les deux cas, cela s’apparente à un transfert de richesse entre les plus riches et les plus pauvres : nous avons déjà ce mécanisme en France via l’impôt sur le revenu, il serai plus judicieux de le renforcer
                Renforcer l’impôt aidera à récupérer de l’argent mais pas à rendre accessibles à tous les denrées de base.
                Fixer les prix de l’agriculture permettrait également aux agriculteurs de pouvoir vendre à des prix corrects et ainsi de pas avoir à leur filer des millions en indemnités...

                • Brachamul
                  Brachamul répond à Samuel Vimaire
                  Multi-Taskeur
                  • Posté à 22h41 le 06/08/2011
                  • Internaute 94825
                    Multi-Taskeur

                  Quand vous proposez de fixer les prix en magasin, vous parlez de fixer les prix vers le bas. Quand vous proposez de fixer les prix d’achat aux agriculteurs, vous parlez de les fixer vers le haut. On ne peut pas à la fois augmenter et baisser le prix d’une commodité alimentaire, sauf à ce que les supermarchés perdent en marge et décident simplement de ne plus les vendre.

                  De plus, les prix sont actuellement régulés par des forces qui ne sont pas injustes. Les prix du blé, par exemple, ont pâti l’an dernier d’augmentations liées à la sécheresse. Enfin, les supermarchés ont tendance à déjà se battre pour garder des prix faibles sur les produits de base. En réalité, malgré l’augmentation théorique du pouvoir d’achats, ce sont les loyers et les remboursements de crédit logement qui prennent les plus grandes parts des budgets familiaux, en particulier pour les foyers les plus démunis.

                  L’UMP propose de restructurer Paris pour y construire plus de logements, mais je trouve l’idée absurde. Comme nos voisins européens, il faudrait surtout décentraliser. Nos infrastructures de TGV pourraient facilement porter une décentralisation vers les grandes villes de province, et les prix des loyers s’abaisseraient d’autant. Pour cela en revanche, il faudrait une politique volontaire de décentralisation, et avec le Grand Paris, on en est loin, on fait même le contraire.

                  • Samuel Vimaire
                    Samuel Vimaire répond à Brachamul
                    Ancien pauvre
                    • Posté à 11h40 le 08/08/2011
                    • Internaute 140339
                      Ancien pauvre

                    Quand vous proposez de fixer les prix en magasin, vous parlez de fixer les prix vers le bas. Quand vous proposez de fixer les prix d’achat aux agriculteurs, vous parlez de les fixer vers le haut. On ne peut pas à la fois augmenter et baisser le prix d’une commodité alimentaire, sauf à ce que les supermarchés perdent en marge et décident simplement de ne plus les vendre
                    ...Ou en supprimant des intermédiaires...

                    L’UMP propose de restructurer Paris pour y construire plus de logements, mais je trouve l’idée absurde. Comme nos voisins européens, il faudrait surtout décentraliser. Nos infrastructures de TGV pourraient facilement porter une décentralisation vers les grandes villes de province, et les prix des loyers s’abaisseraient d’autant. Pour cela en revanche, il faudrait une politique volontaire de décentralisation, et avec le Grand Paris, on en est loin, on fait même le contraire.
                    UMP et absurde dans la même phrase, ça tient du pléonasme.
                    Il n’y a pas que les infrastructures TGV qui peuvent être décentralisées : les pôles informatiques, les centres administratifs, les centres de gestion, etc...

                    Il y a des secteurs comme la Moselle ou le Nord qui pourraient accueillir ce genre d’activité et qu’on pourrait ainsi redynamiser . Mais non, on préfère tout concentrer dans Paris. Du coup les transports en communs ne suivent plus, ils sont saturés (prenez le RER A à l’Ouest de Paris, le métro 13 ou le métro 4 aux heures de pointe, c’est invivable), l’immobilier est démesurément cher... C’est du grand n’importe quoi. Continuer à agglutiner les gens au même endroit alors que nous avons des régions qui se vident, c’est d’une débilité déconcertante...

                    • Brachamul
                      Brachamul répond à Samuel Vimaire
                      Multi-Taskeur
                      • Posté à 15h17 le 08/08/2011
                      • Internaute 94825
                        Multi-Taskeur

                      Non, vous ne m’avez pas compris.

                      Sur les prix : les supermarchés se battent déjà pour avoir les prix les plus faibles, et leur rôle de distribution est indispensable. Vous dites « supprimer les intermédiaires », mais tout le monde ne peut pas s’approvisionner dans une ferme !

                      Quand on entend les grognes des agriculteurs sur le fait que leurs produits sont achetés par les supermarchés pour presque rien, on constate que les prix sont déjà très faibles. Mais c’est un autre problème.

                      Je ne propose pas de décentraliser le TGV, c’est impossible vu que le TGV est un moyen de transport : o
                      Je dis que nos infrastructures ferroviaires seraient un atout pour la décentralisation. Je suis donc parfaitement d’accord avec vous sur la suite.

        9 autres commentaires
      • n°5
        n°5 répond à Brachamul
        Amen !
        • Posté à 23h13 le 04/08/2011
        • Internaute 156966
          Amen !

        « Trouver des responsables est très facile : nous citoyens, via nos gouvernements, nous avons emprunté sans fin sans même imaginer la possibilité qu’un jour notre stabilité financière soit en danger »

        Pas vraiment non, nous empruntons surtout pour rembourser la dette :

         
        • zerkalo
          zerkalo répond à n°5
          Baba devant tant de bobos
          • Posté à 08h49 le 05/08/2011
          • Internaute 125164
            Baba devant tant de bobos

          Merci de mettre à disposition des mous du bulbes ce graphique. Merci à Giscard et Pompidou d’avoir vendu la France aux banquiers. Si on y réfléchit bien, la dette n’existe pas.

          • Redroom
            Redroom répond à zerkalo
            La V2, une grosse merde.
            • Posté à 09h17 le 05/08/2011
            • Internaute 23589
              La V2, une grosse merde.

            C’est comme la dette de la sécurité sociale en France, qui se souvient que c’est balladur qui a piqué dans la caisse pour rééquilibrer son budget de l’époque qui a provoqué cette dette s’aggravant d’année en année...

          • Alkali
            Alkali répond à zerkalo
            déboucheur surpuissant de (...)
            • Posté à 11h26 le 05/08/2011
            • Internaute 121880
              déboucheur surpuissant de (...)

            Et c’est pour ça qu’il faut cesser de la payer.

        3 autres commentaires
  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 19h01 le 04/08/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Les attaques contre la zone euro sont-elles des leurres ? »

    NON ... mais les prétendus risques de sortir de l’€uro et de l’€urope en sont un.

    Destiné à nous faire craindre une descente aux enfers économique, cette prévision bidon (et bien relayée par les médias) nous invite en fait à faire le soit-disant « bon choix » en 2012...parce qu’on risquerait alors de se coltiner Marine Le Pen.

    - Le « bonchoi badame, bonchoi badeboiselle, bonchoi monsieur... »
    ...cette fois ci, c’est pour la cagnotte à Sarko* !

    * En effet, nous avons déjà gobé le fait qu’il est le seul à s’être plutôt bien sorti de la crise, et que la gauche aurait peut-être patiné dans la choucroute.

  • Sixpatte-
    Sixpatte-
    Sur Mars
    • Posté à 19h01 le 04/08/2011
    • Internaute 77583
      Sur Mars

    DETTE. 150 millionnaires américains veulent payer plus d’impôts

    Si l’accord sur la dette américaine ne prévoit aucune hausse d’impôts, des « patriotes millionnaires » veulent défendre la « santé fiscale » du pays.

    Les Etats-Unis rejoignent le groupe des quelques pays dont la dette publique est supérieure au PIB. La dette de l’Etat fédéral a grimpé de plus de 238 milliards de dollars en une journée...

    C’est plus de 1300 milliards d’euros d’intérêts que nous avons payé en 35 ans (et nous continuons à raison de près 120 millions d’euros par jour, oui, par jour) aux déjà plus riches, qui d’ailleurs peuvent ainsi nous les reprêter à nouveau contre intérêt.. Mais cette monnaie qu’ils nous prêtent, elle est, comme 93% de la monnaie en circulation, issue de la création monétaire par les banques privées ...

    • Redroom
      Redroom répond à Sixpatte-
      La V2, une grosse merde.
      • Posté à 08h57 le 05/08/2011
      • Internaute 23589
        La V2, une grosse merde.

      « DETTE. 150 millionnaires américains veulent payer plus d’impôts »

      Il y a au moins 150 millionnaires dans le monde qui ont oublié d’être con...

      Parce que cette bande de milliardaires assoiffés de pognon qui veut rien lâcher alors qu’ils nous pillent depuis plus de 20 ans, ben quand tout ce sera écroulé il vaudra quoi leur pognon ?

      Rien bande de cons, si vous voulez sauvez votre système de merde à un moment faudra raquer, ya pas le choix, mais vu que vous êtes trop avares apriori...

      • kaliblaireau
        kaliblaireau répond à Redroom
        Hipster
        • Posté à 12h47 le 05/08/2011
        • Internaute 163846
          Hipster

        « incompétent “, ‘ignorant’ ‘ con’

        Je vois au fil des threads que M. manie les adjectifs qualificatifs à ravir.
        Ils seraient temps de cesser de sous-estimer ceux qui vous entourent, quand bien même vous les surpassassiez intellectuellement parlant.

         
        • Redroom
          Redroom répond à kaliblaireau
          La V2, une grosse merde.
          • Posté à 12h52 le 05/08/2011
          • Internaute 23589
            La V2, une grosse merde.

          Je suis entouré d’oligarques ? ? ?

          Ah oui c’est vrai !

          Allez venez papa bouygues et papa dassault, c’est l’heure d’aller pisser !

          • kaliblaireau
            kaliblaireau répond à Redroom
            Hipster
            • Posté à 13h06 le 05/08/2011
            • Internaute 163846
              Hipster

            Bien que l’incontinence soit un problème inhérent à l’âge avancé de « papa bouygues », il me semble probable que « papa dassault » lui n’en ait cure.

            • Redroom
              Redroom répond à kaliblaireau
              La V2, une grosse merde.
              • Posté à 16h30 le 05/08/2011
              • Internaute 23589
                La V2, une grosse merde.

              « il me semble probable que “papa dassault” lui n’en ait cure. »

              Pourtant... cette odeur... ?

        3 autres commentaires
  • n°5
    n°5
    Amen !
    • Posté à 19h41 le 04/08/2011
    • Internaute 156966
      Amen !

    Comme l’a bien expliqué Matouk, les financiers attaquent les dettes des Etats car ils ne peuvent plus attaquer leurs monnaies grace à l’euro.
    A méditer par ceux qui veulent abandonner l’euro.

    Je remarque que petit à petit, la presse, les politiques, les « experts » s’approprient les solutions proposées par le PCF et le Parti de Gauche depuis le début de la crise.

    Solutions que leur idéologie libérale refusait de reconnaître comme les seules possibles.

    Pour sauver la Grèce, ils ont consenti à faire une petite entorse au traité de Lisbonne qui interdit d’aider un pays endetté.

    Mais ils ne sauveront rien car trop lâches face aux banques. Ils se contenteront de demi-mesures quand il faudrait aller beaucoup plus loin. Juste pour sauver les meubles, je ne parle même pas de prévenir une nouvelle crise.

    Ils sont fades et rabougris.

    Que le PS et la droite aillent au bout de leur logique, le traité de Lisbonne est une arme contre les peuples dans les mains de la finance.

    Que l’on sorte du traité de Lisbonne et que l’on écrive enfin un traité européen social et démocratique au service des peuples et non de la finance.

    En 2012, une bonne claque aux partisans du oui de 2005.

    • zénon denon 84
      zénon denon 84 répond à n°5
      Bonne
      • Posté à 19h49 le 04/08/2011
      • Internaute 30028
        Bonne

      Diable ,
      et nous sortir cette belle remarque
      presqu’ à la nuit

      du 4 Août _________faut le faire ! MERCI

      • viva zebda
        viva zebda répond à zénon denon 84
        Ni maître, ni croquettes
        • Posté à 20h04 le 04/08/2011
        • Internaute 25029
          Ni maître, ni croquettes

        du 222 iéme anniversaire ...

    • admirateur-
      admirateur- répond à n°5
      • Posté à 20h47 le 04/08/2011
      • Internaute 32111

      « Comme l’a bien expliqué Matouk, les financiers attaquent les dettes des Etats car ils ne peuvent plus attaquer leurs monnaies grace à l’euro.
      A méditer par ceux qui veulent abandonner l’euro. »

      La belle affaire : un sophisme de Matouk n’est pas franchement une vérité... sous prétexte de l’euro et de sa défense, les états n’ont plus la capacité de se défendre contre la spéculation soit en dévaluant soit en décidant de ne pas rembourser

    • psych0Dad
      psych0Dad répond à n°5
      sociopathe
      • Posté à 02h34 le 05/08/2011
      • Internaute 81504
        sociopathe

      > Que l’on sorte du traité de Lisbonne et que l’on écrive enfin un
      > traité européen social et démocratique au service des peuples et
      > non de la finance.

      L’Europe sociale est un leurre, parce que les Britanniques n’accepteront jamais le modele social Allemands, les Allemands ne veulent pas du modele social francais, etc...

      L’Europe ne peut etre que marchande et financiere parce que sur ces points la, tout le monde est d’accord : « MOI Y’EN A VOULOIR DES SOUS ».

      Une Europe sociale, culturelle, ... continuez de rever, ca ne coute rien.

      • n°5
        n°5 répond à psych0Dad
        Amen !
        • Posté à 19h53 le 05/08/2011
        • Internaute 156966
          Amen !

        Quand vous dîtes les anglais, les allemands vous parlez des gouvernements, mais que veulent les peuples ?
        La vie douce.

         
        • psych0Dad
          psych0Dad répond à n°5
          sociopathe
          • Posté à 20h21 le 05/08/2011
          • Internaute 81504
            sociopathe

          Toi tu ne dois pas sortir souvent. Ce n’est pas parce que la tele te repete a longueur d’annee que votre modele social est l’envie du monde entier que c’est vrai. J’ai beaucoup voyage, je vis a l’etranger depuis 15 ans, et la majeure partie des gens que j’ai rencontres ne voudraient pas d’un systeme a la francaise. Il y a des differences d’attitude et de culture qui font que l’europe « sociale » est une chimere.

        1 autres commentaires
    • Alkali
      Alkali répond à n°5
      déboucheur surpuissant de (...)
      • Posté à 11h49 le 05/08/2011
      • Internaute 121880
        déboucheur surpuissant de (...)

      Sortir ou rester dans l’euro ? ce n’est pas là le vrai problème.
      La monnaie n’est qu’un outil et ce n’est pas l’outil qui est à juger mais bien l’ouvrier ou les ouvriers qui utilisent cet outil.

      Les ouvriers fautifs ce sont la BCE et tous ceux qui ont décidé maastricht et lisbonne. C’est, avant l’euro, pompidur et giclard qui nous ont chié la loi rothchild.

      Le résultat c’est une dette kolossale et des intérêts de racketteur.

      La solution ? un défaut général de remboursement qui mettra à genou les banksters, une reprise en main par les états du système financier agonisant, et, enfin, un licenciement général de tous ces enfoirés de politiques qui nous ont baisé. Un tribunal spécial pour les envoyer à cayenne casser des cailloux dans les marigots infestés de crocodiles. On pourrait alors s’amuser à regarder la guerre que se livreront ces requins humains et les sauriens. On pourra applaudir chaque fois qu’un croco croquera une de ces ordures.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 19h52 le 04/08/2011
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    dans ce genre d’affolement général, de Cassandre(s) de l’économie, de Cassandre(s) écologiques, de Cassandre(s) énergétiques,
    on se demande qui manipule qui ?
    On en attrape le tournis à force..

    On peut essayer de se mettre à la place des débiteurs qui se demandent si ils vont revoir leur énorme fortune,qui se mesure en « argent lumière »..tellement c’est énorme et n’a pas de sens à la mesure de l’humain moyen.

    si ce sont des hommes normaux, ou des fonds de pensions, ils vont tout bonnement récupérer leur dû en se payant sur le pays.... donc mettre les pays à genoux... donc il faut qu’il y ait TSUNAMI ÉCONOMIQUE..

    imaginons que les pays arrivent à se gérer en s’équilibrant, sans emprunter, ils vont se mettre d’accord et ne jamais payer les dettes... c’est ce que doit redouter les « investisseurs »... qui se retrouveront Grosjean comme devant.....cocus..

  • Silver974
    Silver974
    Revolté ! ! !
    • Posté à 19h57 le 04/08/2011
    • Internaute 116767
      Revolté ! ! !

    Bien évidemment que ceci est une guerre organisée par « la finance Anglo saxonne » ... Le Dollars ne vaut pas même le prix du papier sur lequel on l’imprime, la city a déliberemment choisi de travailler avec le « gd frere » US au detriment de l’Europe, l’écroulement previsible et plus que justifié du Dollars US signifie la faillite de la Gde Bretagne, des conflits sociaux sans precedent et la relegation des USA au rang de pays de seconde zone, incapable de fiancer sa dette ou d’emprunter ( deficit US a 110% du PIB, economie en recession et ce même en manipulant les chiffres, mais tjs un AAA, étrange ... )
    L’euro a des « fondamentaux » bien superieurs a ceux du Dollars aujourd’hui. La survie des USA est intimement liée au fait que le Dollars demeure la monnaie de reference pour les transactions, ce qui oblige toutes nations a en detenir, son role de monnaie de reserve touchant a sa fin ...
    L’Europe doit s’unir, créer des géants de la Finance ainsi que ses propres Agences de Notation, et rendre ensuite coup pour coup, puisque finalement c’est bel et bien une guerre !
    Il n’y a plus aucune logique sur les marchés si ce n’est un jusque boutisme, suicidaire, qui laissera sur le carreau des dizaines ou des centaines de millions de citoyens !
    Devons nous passivement les regarder vendre notre avenir au nom de leur present d’egocentiques suffisants ?

    Je conseille la lecture des differents numero du GEAB, qui explique bien le phenomene depuis deja plusieurs années.
    NB : Rappelez vous ce Senateur Americains qui exigeait de controler les « soit disant » reserves d’or des US ...

  • Silver974
    Silver974
    Revolté ! ! !
    • Posté à 20h28 le 04/08/2011
    • Internaute 116767
      Revolté ! ! !

    Si le nano président n’était pas un agent infiltré des USA, il y a bien longtemps que nous nous serions tourné vers les BRICs et « éliminé » le probleme Anglosaxon ... Ce crétin n’est qu’un vulgaire et stupide idolatre des USA, version GW Bush ! ! !
    L’europe c’est environs 500 millions de citoyens, le premier marché du monde en volume, les « Anglosaxons » ne sont « que » 350 millions environs ...
    La « messe est dite », a condition d’oublier les vieux reflexes et de se tourner vers l’avenir ... Helas avec « Nico l’Americain », le vers est ds le fruit !

    Que souhaiter ? Sans doute comme le dit Pablico, un « Tsunami economique », bien plus efficace que le « Karcher » presidentiel, mais je redoute que ce ne soit encore les memes qui payent la facture ...
    Excepté une « revolution » et une « gde purge » point d’espoir pour les esclaves volontaires qu’ils comptent faire de nous ...

    • tlaloc
      tlaloc répond à Silver974
      Retraité
      • Posté à 11h42 le 05/08/2011
      • Internaute 47359
        Retraité

      Oui NS est un adepte des « Tea Party“’ la preuve sa politique fiscale

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 20h31 le 04/08/2011
    • Internaute 82025
      non connue

    Personnellement, j’investis dans les valeurs refuge.

  • grosnaze
    • Posté à 22h14 le 04/08/2011
    • Internaute 27732

    La spéculation sur la dette de chaque pays de la zone euro permet d’engranger des profits fabuleux. En plus c’est facile et en plus la dette est même pas risquée. La preuve la dernière mise la main a la poche et la préservation du paiement des dettes de la Grece. On privatise les bénéfice et mutualise les dettes et risque le paradis.

    Quand y aura t il une dette assurée globalement et non pays par pays. Pire on a donne a des agences de notation un pouvoir et des moyens financiers disproportionnes et on les a laisse faire.

    Et Puis après toutes ces absorption a faire ces achats a bas prix de petites perles Slurp ! ! !

  • grosnaze
    • Posté à 22h09 le 04/08/2011
    • Internaute 27732

    .

  • n°5
    n°5
    Amen !
    • Posté à 23h11 le 04/08/2011
    • Internaute 156966
      Amen !

    Sarkozy veut nous refaire le coup de Reagan.

    Lors de la campagne pour son 1er mandat, Reagan a gagné en disant qu’il fallait réduire la dette « que l’on laisse à nos enfants » gna gna gna...

    Une fois élu, il a baissé les impôts des riches, et privé de recettes, il a fait exploser la dette.

    Les républicains étaient sûrs de gagner les élections suivantes en disant aux américains : regardez, il vous a promis de réduire la dette et au contraire, il l’a faîte augmenter.

    Lors de la campagne pour son 2d mandat, Reagan a dit que la dette était la faute aux trop nombreux fonctionnaires, aux hôpitaux publics, aux assistés... et il a été réélu !

    Ce schéma se répète depuis invariablement aux EU, en Europe, on ne change pas une recette qui marche, tant qu’il y a des pigeons pour gober ces mensonges.

    Les français sont-ils devenus moins stupides ?

    Nous le saurons en 2012.

    En attendant, 2 conseils de lecture :
    « Pourquoi les pauvres votent à droite » de Thomas Frank
    « Le grand bond en arrière » de Serge Halimi

    • psych0Dad
      psych0Dad répond à n°5
      sociopathe
      • Posté à 02h36 le 05/08/2011
      • Internaute 81504
        sociopathe

      > Pourquoi les pauvres votent à droite

      Parce qu’ils sont cons. Un pauvre qui cesserait d’etre con cesserait aussi d’etre pauvre.

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