Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Cette semaine, la finance danse autour du gouffre

Jean Matouk
Economiste
Publié le 12/09/2011 à 00h00

La semaine boursière qui s’ouvre est très dangereuse. Pour la Bourse en elle-même, mais aussi pour l’économie en général. Nous naviguons en effet de plus en plus près du « gouffre ». Y tomber n’est pas le plus probable, mais le danger est là. Quel est ce gouffre ? Pourquoi nous en sommes nous rapprochés ? La Grèce peut-elle sortir de l’euro ? Quelles en seraient les conséquences ?

Ce qu’on appelle « les marchés » , c’est-à-dire les centaines d’opérateurs qui gèrent des portefeuilles de titres de centaines de millions d’euros pour les banques qui les emploient, ou pour les clients de ces banques, détestent l’incertitude. Ils ne veulent pas être pris au dépourvu par un mouvement à la baisse comme à la hausse, et rater une opportunité ou subir une perte. Ils tentent donc d’anticiper. Aujourd’hui, ils sont très fébriles. Nous subissons en effet quatre incertitudes.

Quatre incertitudes importantes

1) Que va donner le plan de relance de 447 milliards de dollars annoncé par Obama vendredi ?

Malgré son impact positif probable sur la consommation , cette annonce n’a pas convaincu. La banque centrale américaine , la « FED » , a déjà fait marcher à fond la planche à billets, sans effet jusqu’à présent. Les entreprises profiteront-elles des baisses de cotisation pour embaucher et investiront-elles ? Une autre annonce est prévue le 19 septembre sur la réduction du déficit. Ne va-t-elle pas aller à l’encontre de la relance ? Si la conjoncture américaine reste terne, les profits des entreprises le seront aussi et la bourse avec eux

2) Le plan d’austérité italien, qui avait été positivement interprété, avec notamment, un impôt frappant les revenus de plus de 90.000 d’euros annuels, et faisait d’ailleurs « saigner le cœur » de Berlusconi, a été retoqué par le parlement italien. Peut- être d’ailleurs à son instigation...

Or, derrière la Grèce, c’est maintenant la dette italienne qui est dans l’œil du cyclone, l’Espagne étant temporairement moins exposée.

3) L’Allemagne va-t-elle accepter, à l’occasion du vote du 23 septembre pour le second plan d’aide à la Grèce, de s’engager plus avant dans une réelle solidarité européenne , une mutualisation des dettes et une gouvernance commune, ou le Bundestag va-t-il aller en sens contraire ?

Si Angela Merkel et plusieurs de ses ministres (Travail et Finance) sont favorables à l’Europe et l’euro, d’autres ne le sont pas. L’économiste en chef de la BCE, l’allemand Jurgen Stark, adjoint de Jean Claude Trichet, a démissionné brutalement vendredi. Il était opposé à l’appui que la BCE apporte aux pays endettés, en attendant que le relais soit pris par les budgets européens. Les politiques allemands vont-ils céder à la tentation d’un euro restreint aux « pays sérieux du nord », dont la France, pour quelques temps encore ?

4) Que va faire la Grèce ? Lors de leur récente visite, les représentants de la Banque centrale européenne et du FMI ont dû constater que fort peu de privatisations sont engagées et que les impôts ne rentrent pas. Plusieurs reportages sur le terrain ont montré que le « noir » continue à régner au détriment de la TVA, et que les contribuables fuient l’impôt. Cela fragilise, bien sûr, l’acceptation par les Allemands, mais aussi les Finlandais, Autrichiens, Néerlandais, du second plan d’aide à la Grèce.

Mais ce pays lui-même peut être tenté par une sortie, qu’on dira temporaire, mais qui sera définitive, de la zone euro. Le Gouvernement grec, actuellement contraint à prendre des mesures d’austérité particulièrement dures, serait sûrement approuvé, s’il décidait de sortir de l’euro, par une majorité de grecs. Papandréou va-t-il se renier et faire le saut dans l’inconnu ?

Les conséquences d’une sortie de la Grèce de la zone euro

Quelles seraient les conséquences d’une sortie de la Grèce de l’euro ? Le drachme - peut-être lui donnerait-on un autre nom ? - réapparaîtrait, mais certainement pas à la parité de 2001 (340 drachmes pour un euro). Il y aurait probablement une dévaluation de 20% à 30%. Immédiatement , la dette grecque de 350 milliards d’euros serait réévaluée d’autant.

La Grèce serait évidemment contrainte d’avouer un défaut sur sa dette. Ce défaut a déjà été en partie provisionné dans les banques européennes qui détiennent de la dette grecque, mais pas totalement ! Il faudrait de nouvelles provisions importantes. Du coup, évidemment, les comptes des banques, notamment allemandes et françaises, seraient impactés. La Bourse a déjà intégré une telle éventualité, et pas seulement pour le risque grec Les titres bancaires ont perdu de 30% à 50%. Mais ils risquent alors un véritable effondrement.

La Grèce s’en sortirait-elle mieux ? Qu’a-t-elle à vendre, aujourd’hui, en dehors de son soleil et des fruits et légumes sur lesquels elle se trouve en concurrence avec Espagne et Italie ?

Le « battement d’aile » grec et la tempête européenne

Quant à l’Europe, loin de régler nos problèmes, la sortie de la Grèce et sa défaillance introduiraient une incertitude plus grande encore. On pourrait entrer dans un processus décrit par le statisticien Lorentz : un battement d’aile de papillon au Brésil peut provoquer quelque temps plus tard une tempête au Texas.

La dette grecque ne représente effectivement qu’une part infime - environ 3% - du total de la dette de la zone euro. Il s’agirait bien d’un « battement d’aile ». Mais les marchés « penseraient » immédiatement, qu’après la Grèce pourrait venir le Portugal, l’Espagne et , pourquoi pas l’Italie. Certains opérateurs joueraient d’ailleurs sur cette hypothèse en vendant massivement la dette de ces pays, donc en poussant à la baisse, et faisant se réaliser leur prévisions qui deviendraient lucratives.

Dans une telle hypothèse, le Fonds de stabilité financière de la zone euro, même porté à 700 milliards ne pourrait faire face. On pourrait alors voir effectivement l’éclatement de l’euro, avec sortie , les unes après les autres, des monnaies des pays du sud. Et la constitution d’un « euro du nord » évoqué plus haut. Un euro qui continuerait à monter vis-à-vis du dollar, entravant nos exportations !

Puisqu’il vaut mieux, d’ailleurs, conclure sur une note optimiste, la catastrophe n’étant en rien certaine, notons un élément très positif : vendredi 9 au soir, à la suite de la mauvaise fin de journée boursière, l’euro, ne valait plus que 1,36 dollars, ce qui est bon pour nos exportations.

Si le « gouffre » n’était pas si près, cela vaudrait peut-être la peine de lanterner encore un peu, laisser se développer encore un peu l’incertitude, pour ramener l’euro à sa vraie parité de pouvoir d’achat, entre 1,20 et 1,25 dollars.

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  • bloozmarch
    bloozmarch
    indocile heureux
    • Posté à 00h02 le 12/09/2011
    • Internaute 15731
      indocile heureux

    Qu’ a-t elle à vendre aujourd’ hui, mais il ne s’ agît pas de vendre il s’ agît tout simplement de récupérer ce que son Eglise, (la plus riche du monde ! ai-je cru entendre) lui doit, ce que ses armateurs et autres lui doivent, voilà la ligne à suivre !
    Pourquoi dans cette « crise » ne parle-t’ on jamais que d’ efforts nécessaires pour les classes moyennes ou pauvres, jamais pour les financiers, les armateurs, les grands groupes de tout poil, ou les églises si riches en discours compassionnels et charitables qu’ elles n’ arrivent jamais à mettre en pratique.
    Pourquoi cette omerta, pourquoi ne chercher l’ argent que dans une direction et littéralement occulter les autres, pourtant autrement plus viables ?
    Par peur d’ une contagion dans les autres pays, le nôtre compris !
    Là on ne serait plus dans le syndrome « le Roi est nu ! », mais dans le syndrome « le Roi, ses amis, ses courtisans et autres sont richissimes ! », ça aurait une autre gueule, et d’ autres conséquences aussi !

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à bloozmarch
      Economiste
      • Posté à 21h39 le 12/09/2011
      • Internaute 1101
        Economiste

      Mais très précisément les autres européens reprochent à Papandreou de ne pas parvenir à imposer ces fortunes, à en tirer de la ressource fiscale
      Vous oubliez d’ailleurs les dépenses militaires absurdes liées à un non moins absurde antagonisme avec la Turquie, à tort partagés

      • LAMBERT Patrice
        LAMBERT Patrice répond à Jean Matouk
        Employé
        • Posté à 00h18 le 13/09/2011
        • Internaute 95532
          Employé

        Je considère ces dettes comme illégitimes voire honteuses. Les Grecs n’ont pas à payer pour les profits des marchands d’armes français et allemands. Les Européens n’ont pas à payer, une 2ème fois, le sauvetage des banques. Les Européens n’ont pas à payer les cadeaux fiscaux faits aux plus nantis. Exigeons un moratoire sur les dettes et un scan citoyen sur leur validité.
        Nationalisons les banques, les compagnies d’assurance, le secteur de l’énergie et des télécom. Le capitalisme est un échec, ayons la lucidité de le reconnaître et le courage de le combattre. Le stalinisme (que certains s’obstinent à appeler « communisme ») n’était qu’un fascisme déguisé. Essayons donc le socialisme. Et profitons-en, en ce lendemain du 11 septembre, pour avoir une pensée pour Salvador Allende qui a essayé d’instaurer le socialisme au Chili. Il a été assassiné le 11 septembre 1973 par Pinochet, marionnette des Américains.

        Hasta.

         
        • rey_64
          rey_64 répond à LAMBERT Patrice
          Méchant libéral (mangeur d' (...)
          • Posté à 05h05 le 13/09/2011
          • Internaute 166617
            Méchant libéral (mangeur d' (...)

          Ah, mais nous sommes d’ores et déjà en plein socialisme. Avec 56% du PIB de dépenses publiques, avec un État qui vote toujours plus de lois, de réglementations, qui retire chaque jour un peu plus de libertés à son peuple, qui lui prélève toujours un peu plus de taxes pour redistribuer à son bon vouloir, on est loin d’un État libéral.

          L’état est au coeur de l’économie française mais aussi des économies européennes et mondial, et c’est bien là le problème.

          C’est l’état qui gère mal notre argent. C’est l’état grec qui a mal géré l’argent des grecs.

          Vous parlez de nationaliser les banques, les assurances, les télécoms, mais souvenez-vous de l’exemple du Crédit Lyonnais souvenez vous du désastre que cela a été !
          Vous réclamez plus d’état, mais y a t-il seulement une seule chose que l’état arrive à gérer correctement ? Non, aucune.

          Et que vous le vouliez ou non, pour payer la sécu, pour payer les retraites, pour payer les allocs, pour payer ce qui nous tient tant à coeur en France, il faut de l’argent. Mais l’argent ne s’invente pas. Ce n’est pas en faisant tourner une machine à billet qu’on en crée, ni en empruntant à tire-larigot.

          C’est bien en créant de la richesse qu’on le crée. Or l’état ne crée quasiment jamais de richesse. Plus vous prenez au peuple et moins on laisse de place à la création de richesse qui est pourtant à la base du système.

          Pour répondre à votre affirmation sur le capitalisme qui aurait échoué, je vous laisse à la lecture de cet excellent article :
          Lien

          • Qzxcd
            Qzxcd répond à rey_64
            Expatrié
            • Posté à 07h50 le 13/09/2011
            • Internaute 114892
              Expatrié

            Vous allez recevoir des petits cailloux et des insultes de la part des vilains gauchistes vous !

            Plus sérieusement, l’article que vous mentionnez n’est pas inintéressant, mais je le trouve assez inexact et très orienté, citant des éléments pour soutenir la conclusion de l’auteur, visiblement très libéral, sans forcément rentrer dans les nuances qui font la distinction entre les exemples qu’il prend.

            Il a tout de même le mérite de soulever le vrai problème qu’est une gabegie collossale d’une partie de nos budgets.

            Par ailleurs, cet article ne mentionne pas le fait que le libéralisme marche pour certains au détriment d’autres, et je ne peux m’empêcher de penser à ces entreprises mondiales qui font des profits basés sur deux leviers :
            - l’innovation d’une part, et c’est tout à leur honneur, même si une partie de cette innovation est entachée par la problématique des brevets qui me semble être une lame à double tranchant, qui protège et freine selon les circonstances.
            - l’exploitation des ressources naturelles de régions politiquement faibles où c’est la loi du plus fort qui prime, soutenu par la corruption et au détriment de la population locale.

            • rey_64
              rey_64 répond à Qzxcd
              Méchant libéral (mangeur d' (...)
              • Posté à 09h00 le 13/09/2011
              • Internaute 166617
                Méchant libéral (mangeur d' (...)

              « Vous allez recevoir des petits cailloux et des insultes de la part des vilains gauchistes vous ! »
              ^^ J’ai l’habitude de ce côté là ! Mais c’est justement pour essayer de faire connaitre les idées libérales qui sont méconnues car déformées voire totalement vidées de leur sens par les média que je continue à débattre !
              Et j’ai apparemment raison de continuer car c’est justement pour débattre avec des gens comme vous, des gens qui raisonnent que je suis là.

              « Par ailleurs, cet article ne mentionne pas le fait que le libéralisme marche pour certains au détriment d’autres »

              C’est bien normal qu’il ne dise pas cela car ça serait profondément inexact. Le libéralisme ne marche pas pour certains au détriment des autres.

              Pour étayer votre argument vous parlez de l’exploitation des ressources naturelles de régions politiquement faibles où c’est la loi du plus fort qui prime par les entreprises mondiales comme si vous disiez qu’elles symbolisaient le libéralisme. Mais dire cela est incorrect.
              Le libéralisme a pour valeur fondatrice le droit de propriété. Jamais aucun (véritable) libéral n’a cautionné l’expropriation ou le vol, chose qui se passe dans les faits dans ces pays.

              En effet, la corruption politique gangrène la vie économique et sociale, et certaines multinationales utilisent la corruption pour arriver à capter des marchés et des ressources.
              Mais si on peut parler de Capitalisme de Connivence où une minorité, aidée par le pouvoir étatique en place prend avantage sur la majorité, on ne peut surtout pas parler de libéralisme qui défend tout le contraire.

              La sémantique est très importante à mes yeux car beaucoup de gens utilisent le mot libéralisme sans n’avoir aucune idée de ce dont il s’agit.

              Le libéralisme n’est pas le droit du plus fort. Le libéralisme n’est pas le droit de la jungle. A ces sujets, je vous invite à lire cet article : Lien

              • LaoJinHu
                LaoJinHu répond à rey_64
                ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)
                • Posté à 10h08 le 13/09/2011
                • Internaute 161554
                  ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)

                Vous avez raison ! Et la règle d’or qu’il faut absolument qu’on martellle dans le marbre ? Obama l’a bien compris, avec ses deux plans de relance de cette année : il demande à chaque citoyen chinois (1,3 milliards) de venir déposer devant chez lui une petite règlette en or, d’une valeur de 100 dollars ...
                < ; o)))))))))

              • Qzxcd
                Qzxcd répond à rey_64
                Expatrié
                • Posté à 10h10 le 13/09/2011
                • Internaute 114892
                  Expatrié

                Cet article n’offre aucun argumentaire si ce n’est de dire que ceux qui sont contre le libéralisme n’ont comme arguments que des mensonges. Vous admettrez que c’est léger ;)
                Par ailleurs, il ne précise pas de quel type de libéralisme il s’agit.

                Je pense que la problématique est de dissocier libéralisme d’ultralibéralisme. L’histoire du libéralisme est une longue évolution de courrants de pensées, qui serait difficile à résumer dans un commentaire mais qu’il n’a pas pour valeur fondatrice la seule propriété privée ; c’est déjà réducteur de la présenter de la sorte. Tel qu’il a été pensé au 19ème siècle, c’était une philosophie qui englobait de nombreux aspects, dont un aspect moral. Il a ensuite évolué entre différentes écoles pour ne devenir au 21ème siècle qu’une idéologie purement économique complètement dissociée de la morale.

                Effectivement, dans ses valeurs fondatrices, le libéralisme ne cautionne absolument pas l’expropriation, le vol ou toute autre malversation, bien au contraire. Le problème, c’est que ces choses se passent pourtant dans ces pays avec l’aval de nos pays.

                De ce point de vue là, vous m’oterez difficilement de le sentiment qu’une régulation de l’activité économique par l’Etat reste nécessaire ainsi qu’un système de protection destiné à minimiser ou corriger certaines inégalités.

                Par ailleurs, nous sommes d’accord sur un point, qui est le fait qu’une grande partie de la masse confond capitalisme et libéralisme. Cependant, il me semble que cela n’est pas vraiment le sujet de fond dans la mesure où nous vivons dans un monde libéral-capitaliste. La sémantique est un sujet très intéressant, mais la résolution des défis économiques et sociaux auquels nous sommes confrontés n’est absolument pas de son ressort.

                • rey_64
                  rey_64 répond à Qzxcd
                  Méchant libéral (mangeur d' (...)
                  • Posté à 11h21 le 13/09/2011
                  • Internaute 166617
                    Méchant libéral (mangeur d' (...)

                  « Cet article n’offre aucun argumentaire si ce n’est de dire que ceux qui sont contre le libéralisme n’ont comme arguments que des mensonges. Vous admettrez que c’est léger ;) »
                  Avec cet article je cherchais seulement à appuyer ce que je disais dans mon commentaire précédent : le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, ce n’est pas la loi de la jungle non plus.
                  Chose que malheureusement beaucoup de gens pensent. Les média les aidant bien à le penser d’ailleurs.

                  « l n’a pas pour valeur fondatrice la seule propriété privée »
                  Vous avez tout à fait raison, néanmoins en ce qui concerne le libéralisme économique, la propriété privée est l’un de ses piliers.

                  « Il a ensuite évolué entre différentes écoles pour ne devenir au 21ème siècle qu’une idéologie purement économique complètement dissociée de la morale »
                  Je ne suis pas d’accord. Les média réduisent le libéralisme à l’économie. Pour ma part et pour la communauté libérale, le libéralisme n’est pas qu’économique. Je me considère libéral sur bien des points qui n’ont pas attrait à l’économie. Je crois en la liberté, en la responsabilité de chacun. Le libéralisme moral existe toujours.

                  « De ce point de vue là, vous m’oterez difficilement de le sentiment qu’une régulation de l’activité économique par l’Etat reste nécessaire ainsi qu’un système de protection destiné à minimiser ou corriger certaines inégalités. »

                  Le premier point pour aider ces pays, c’est qu’ils puissent établir un état de droit. La corruption de l’état empêche tout développement économique. Vous noterez qu’une régulation ne pose pas de problème aux libéraux. Il faut qu’il y ait des règles (des lois) et il faut que ceux qui ne respectent pas ces lois soient punis.
                  Ce que craignent les libéraux c’est un trop grand nombre de réglementations qui faussent le marché car ces réglementations sont souvent rédigés par des politiques qui cherchent en les créant à favoriser une minorité.

                  Vous aviez par ailleurs raison de préciser qu’il y a plusieurs degrés de libéralisme. Ainsi certains imaginent tout à fait un système étatique qui vise à corriger certaines inégalités (je pense à l’allocation universelle par exemple). Par contre, l’état devra garder une taille raisonnable sous peine de devenir le Léviathan incontrôlable que l’on peut voir en France par exemple.

                  « La sémantique est un sujet très intéressant, mais la résolution des défis économiques et sociaux auquels nous sommes confrontés n’est absolument pas de son ressort. »

                  Dans la mesure où le libéralisme est fiché comme mauvais par les média, uniquement par une multiplication d’erreurs sémantiques, je pense en tant que libéral (qui voit donc ses principes bafoués) que l’aspect sémantique est important dans la résolution des défis économiques et sociaux. Les mots sont la première étape à la bonne compréhension.

          • pablico
            pablico répond à rey_64
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 14h41 le 13/09/2011
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            vous avez raison.

            Le libéralisme juge et agit toujours suivant les résultats.

            les spectateurs, « libéralistes », capilatistes, socialistes, communistes, écologistes, extrême droitiste, constatent tous le résultat. et malheureusement le film n’est pas fini.

            les lendemains puent, ils ne chantent plus !


            Le cours de l’action BNP est maintenant à 29 euros, après avoir flirté avec les 90 euros...
            Le cours de l’action du CA est aujourd’hui à 5 euros, après avoir attiré les gens avec un cours à 35
            Le cours de la SG est à 17 euros après avoir touché les 160 euros
            Lien

          • pablico
            pablico répond à rey_64
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 14h43 le 13/09/2011
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            vous parlez de la france « socialiste », mais les autres ne sont pas « socialistes » et ils vont aussi mal ! !

            • rey_64
              rey_64 répond à pablico
              Méchant libéral (mangeur d' (...)
              • Posté à 14h59 le 13/09/2011
              • Internaute 166617
                Méchant libéral (mangeur d' (...)

              Regardez les niveaux de dépense publique des pays développés qui ne vont pas bien et de ceux qui passe la crise plutôt mieux que tout le monde. Vous verrez comme une corrélation bizarrement...

              • pablico
                pablico répond à rey_64
                À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
                • Posté à 15h08 le 13/09/2011
                • Internaute 14278
                  À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

                les usa par exemple ont du mal dans la corrélation, il faut dire que ce sont des rouges vifs.
                comme les English.

                arrêtez de réciter votre leçon, ou vieux cours.

                Il n’y a pas d’organisation parfaite.

                ceux qui s’en sortent c’est ceux qui ont le cul entre plusieurs organisations, pour corriger les dérives..

                le vrai problème dans le libéralisme est une problème de timing.

                le marché réagit à la vitesse de l’informatique (dans la « seconde »).

                les politiques réagissent à la vitesse de l’homme (6 mois pour prendre une petite décision, un ou deux ans pour une grande)

                donc : CATASTROPHE.....

                • rey_64
                  rey_64 répond à pablico
                  Méchant libéral (mangeur d' (...)
                  • Posté à 15h19 le 13/09/2011
                  • Internaute 166617
                    Méchant libéral (mangeur d' (...)

                  La dépense publique aux Etats-Unis a explosé dans les dernières années, notamment sous le gouvernement Bush.

                  Je ne récite aucune leçon ni aucun cours. J’aurais aimé qu’on m’enseigne tout cela avant à vrai dire.

                  Il n’y a pas d’organisation parfaite, là dessus on est bien d’accord. La meilleure néanmoins reste le libéralisme. Et c’est justement parce que les politiques réagissent à la vitesse de l’homme qu’il faut leur laisser le moins de pouvoir possible.

                  On semble partager certaines opinions en définitive...

                  • pablico
                    pablico répond à rey_64
                    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
                    • Posté à 15h26 le 13/09/2011
                    • Internaute 14278
                      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

                    ho non, ce qui compte c’est le contre pouvoir.

                    le libéralisme sauvage n’en a pas et en a bien profité avec ce problème de timing.

                    il saigne ce qu’il veut.. il vient de s’en apercevoir. c’est un prédateur qui tue plus vite que le soit disant berger (le politique) ne protège.

                    • rey_64
                      rey_64 répond à pablico
                      Méchant libéral (mangeur d' (...)
                      • Posté à 16h02 le 13/09/2011
                      • Internaute 166617
                        Méchant libéral (mangeur d' (...)

                      Il n’existe pas de libéralisme sauvage. Si vous pensez à une économie où les plus riches peuvent faire ce qui leur plait alors ce n’est pas du libéralisme.
                      Si vous pensez à une économie où les grandes entreprises s’arrangent avec le pouvoir alors ça n’est pas du libéralisme.

                      Le libéralisme ce n’est ni la loi de la jungle, ni la loi du plus fort. Les libéraux prônent une justice forte et surtout indépendante du pouvoir politique. Celui qui bafoue la loi, qu’il soit riche, pauvre, grand patron, simple ouvrier doit répondre devant la justice. Voila le 1er contre pouvoir.

                      Le second contre pouvoir sera le journalisme, le jour ou le journalisme ne vivra plus de subside publique et sera par conséquent parfaitement indépendant.

                      • pablico
                        pablico répond à rey_64
                        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
                        • Posté à 16h20 le 13/09/2011
                        • Internaute 14278
                          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

                        ce doit être le communisme sauvage qui est en train de tout saigner.
                        nous n’avons pas tout compris.
                        le marché est tenu par des communistes qui n’existent plus.

        14 autres commentaires
  • Oh man I shot Marvin in the face
    • Posté à 00h36 le 12/09/2011
    • Internaute 161521

    Cette semaine, la finance danse autour du gouffre : qu’elle crève !

    • karlM
      • Posté à 08h54 le 12/09/2011
      • Internaute 21378
        Précaire

      « La vie, la santé, l’amour sont précaires. Pourquoi le travail ne le serait-il pas » disait Pari-sotte
      alors que la finance déteste les incertitudes ...

      L’Euro peut rester une monnaie commune mais elle ne doit plus être une monnaie unique.

      Si les banques ne valent plus rien l’état, donc nous en principe, les rachète et reprend la maitrise de la monnaie.

      En Europe, la dette illégitime que les néolibéraux nous remette sur le dos nous saigne.
      Aux EU, Obama remet 500 milliards sur la table.

      l’économie est une activité pour imbéciles qui gèrent des imbéciles.

      • rey_64
        rey_64 répond à karlM
        Méchant libéral (mangeur d' (...)
        • Posté à 05h13 le 13/09/2011
        • Internaute 166617
          Méchant libéral (mangeur d' (...)

        Merci de bien vouloir dire ce que vous entendez par « néolibéraux ».
        Merci également de bien vouloir me rappeler qui a créé la dette, j’ai comme l’impression que vous ne vous attaquez pas aux bons responsables... Ne sont-ce pas les états ? Ou alors j’ai vraiment raté une étape !

         
        • JP_JP
          JP_JP répond à rey_64
          • Posté à 10h41 le 13/09/2011
          • Internaute 18274

          Quand un gouvernement allège, voire supprime l’impôt sur les sociétés, les gros contribuables, avec le sempiternel alibi, sinon ils vont partir (qu’ils partent ces gros cons si le simple fait de payer pour leur pays les dérange), il crée artificiellement le déficit.
          L’état n’a plus les moyens de son fonctionnement alors il emprunte en émettant des obligations. Obligations rachetées par qui ? En autre par ceux qui paient moins (ou plus du tout) d’impôt et qui peuvent faire travailler leur argent en récupérant (volant) les intérêts payés par la populace.
          Et je ne vous parle pas des 10% de PIB qui sont passés en 20 ans de la rémunération du travail au capital.
          Mais vous n’en avez pas assez de porter des oeillères ? ! ? ! ? !

          • rey_64
            rey_64 répond à JP_JP
            Méchant libéral (mangeur d' (...)
            • Posté à 11h32 le 13/09/2011
            • Internaute 166617
              Méchant libéral (mangeur d' (...)

            « Quand un gouvernement allège, voire supprime l’impôt sur les sociétés »

            Oulah, alors là je dois dire que je ne m’attendais pas à celle là. Il faudra me dire dans quel pays un gouvernement fait cela ! En France en tout cas, personne ne supprime l’impôt sur les sociétés, bien au contraire !
            Les français moyens croulent sous les impôts. Les sociétés croulent sous les impôts. Il n’y a que les très riches qui y échappent grâce à différentes niches fiscales. Jamais l’état n’a autant ponctionné les français et jamais il n’a aussi mal dépensé son argent !
            L’état émet des obligations car c’est un moyen facile pour les politiques de dépenser de l’argent dans tous les sens sans lever de nouveaux impôts. Mais c’est un vol qualifié sur les futures générations qui devront rembourser ces emprunts.

            Vous semblez dire que les entreprises sont les responsables du déficit. Une entreprise crée de la richesse. L’état n’en crée aucune, il s’accapare celle des autres pour la gérer ensuite au plus mal. Il ponctionne, oh oui il ponctionne, mais continue à creuser les déficits. Personne ne semble comprendre que plus vous ponctionnez, moins vous incitez les entreprises à créer de la richesse et plus tout le monde s’appauvrira.

            Là pour le coup, tout le monde sera heureux, et oui on sera tous égaux.... dans la pauvreté

            • JP_JP
              JP_JP répond à rey_64
              • Posté à 13h01 le 13/09/2011
              • Internaute 18274

              1ére remarque :
              quand on s’auto-attibue un point rouge de satisfécit, c’est à pleurer de rire. M’enfin ...
              et pour en finir parce que je n’ai pas de temps à perdre avec vous, juste 3 exemples que vous n’avez pas vu ou plutôt voulu voir :
              Les classes moyennes paient beaucoup plus d’impôt en %age (évidemment ! mais je pense qu’il faut VOUS le préciser, vu votre vivacité intellectuelle) que les classes très aisées.
              Total malgré des bénéfices invraisemblables, n’a pas payé d’impôt pour l’année fiscale 2010...
              Mieux, les entreprises du CAC40 sont les moins taxées. Parlez au petit chef d’entreprise d’à côté de chez vous pour voir ce qu’il en pense.
              Renseignez vous également sur la fumisterie des comptes consolidés, fumisterie qui devrait d’ailleurs disparaitre.
              La taxe professionnelle disparue ? remplacée par une fiscalité nettement plus avantageuse.
              Vous habitez sur quelle planète ?
              Pour le reste, vous êtes visiblement, un grand malade.

              • rey_64
                rey_64 répond à JP_JP
                Méchant libéral (mangeur d' (...)
                • Posté à 14h56 le 13/09/2011
                • Internaute 166617
                  Méchant libéral (mangeur d' (...)

                Huumm, quelle douce agressivité ! Parler avec vous est un régal.
                Pour le point rouge de satisfecit, je ne sais pas où vous allez le chercher mais si ça vous amuse pourquoi pas.

                Relisez mon commentaire, je dis que les classes moyennes croulent sous les impôts et que les riches s’en sortent grâce aux niches fiscales. Je ne vois pas où nous sommes en désaccord et pourquoi vous me parlez de tout ça. Bref.
                Les multinationales arrivent en effet souvent grâce à des montages financiers plus ou moins obscurs à payer un impôt sur les sociétés très faible. Car elles jouent sur leur transnationalités.

                Je n’ai jamais dit que les sociétés du CAC étaient plus taxées que les autres, au contraire, le pouvoir joue le jeu de ces grandes boites. Il y a collusion entre le pouvoir et certains grands patrons. Mais ceci n’est en rien du libéralisme économique. C’est de la connivence pure et simple. Du clientélisme. Et je le condamne fermement.

                Dans votre premier commentaire vous disiez que le gouvernement baissait les impôts sur les sociétés en France. De 1 c’est faux, et de 2, il fallait préciser que par société vous entendiez société du CAC 40. Car mon fleuriste du coin est également une société et ne voit aucun impôt baisser.

                En attendant, le déficit se creuse à cause de dépenses qui grossissent à vu d’oeil et non à cause de rentrées pas assez importante. Jetez un oeil à la croissance de la dépense publique depuis 36 ans et vous verrez que TOTAL n’est en rien responsable de cela.

                Un peu de cohérence et de self-control et vous verrez tout ira bien, on pourra même peut-être continuer à discuter.

                • JP_JP
                  JP_JP répond à rey_64
                  • Posté à 17h13 le 13/09/2011
                  • Internaute 18274

                  « Car mon fleuriste du coin est également une société et ne voit aucun impôt baisser. »
                  je suis également (en plus d’être salarié) actionnaire d’une entreprise informatique montée il y a 18 ans.
                  Ne pas reconnaitre que les impôts sur les bénéfices et les charges sociales ont sacrément baissé en 20 ans relève de la mauvaise foi.

        5 autres commentaires
  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 06h12 le 12/09/2011
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    Ce qu’on appelle « les marchés » , c’est-à-dire les centaines d’opérateurs qui gèrent des portefeuilles de titres de centaines de millions d’euros pour les banques qui les emploient, ou pour les clients de ces banques,

    tres bien m matouk : mais il faut remplacer « operateur » par « ordinateur »
    bien sur il y a des « gens » (des vrais gens pour programmer les ordinateurs,) mais en fait après le système « tourne » tout seul
    c’est rassurrant : -)))

  • TienTien
    TienTien
    impavide devant les ruines de (...)
    • Posté à 07h07 le 12/09/2011
    • Internaute 86881
      impavide devant les ruines de (...)

    L’agence de notation Moody’s s’apprêterait à baisser la note de BNP Paribas et du Crédit Agricole d’un cran, la SG de 2 crans.
    Ceci conforterait les exhortations de notre « chère » Christine Lagarde à recapitaliser d’urgence ces 3 banques. Une semaine chaotique à la Bourse ?

    • cibatro
      cibatro répond à TienTien
      étudiant
      • Posté à 09h20 le 12/09/2011
      • Internaute 145203
        étudiant

      Ca sent la manipulation pour affaiblir ces banques. Ca fait déjà plusieurs fois que des rumeurs sont lancées ces derniers mois contre ces banques. J’ai l’impression que c’est pas la crise pour tout le monde. C’est quand meme incroyable que tout le monde ecoute des entreprises qui sont juges et partis des operation financieres. Ils descendent des entreprises pour faire baisser les cours puis eux ou leurs clients rachetent a bas prix. Pareil pour les états, il baissent les notes pour faire augmenter les taux pour les emprunts puis eux ou leurs clients pretent a des taux tres eleves.

      • TienTien
        TienTien répond à cibatro
        impavide devant les ruines de (...)
        • Posté à 11h02 le 12/09/2011
        • Internaute 86881
          impavide devant les ruines de (...)

        Je crains que ce ne soit pas aussi simple que cela...
        Quels sont les VRAIS fonds propres de ces 3 grandes banques ?
        Elles auraient passé « avec succès » les stress test, nous dit-on. Ce qui ne signifie absolument rien du tout ! En effet, la Grèce a bien été admise dans la zone euro en traficotant ses comptes publics. Pensez-vous vraiment que de grosses institutions bancaires ne pourraient, elles aussi, « arranger » un peu leurs comptes officiels ?

         
        • cibatro
          cibatro répond à TienTien
          étudiant
          • Posté à 13h51 le 12/09/2011
          • Internaute 145203
            étudiant

          Oui, tout à fait mais je trouve bizarre ces différentes rumeurs qui se succèdent et qui se révèlent a chaque fois infondées.

          Peut on faire plus confiance aux banques ou aux agences de notation ?

        1 autres commentaires
  • breizhjoker
    breizhjoker
    http://minuit-1.blogspot.com/
    • Posté à 07h16 le 12/09/2011
    • Internaute 109388
      http://minuit-1.blogspot.com/

    N’oublions pas les rumeurs de nationalisation de la Société Générale, que le Crédit Agricole et la Société Générale ont été virés de l’Euro Stoxx 50, Natixis va sortir du CAC 40 

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  • grosnaze
    • Posté à 08h10 le 12/09/2011
    • Internaute 27732

    Pourquoi toujours se mettre dans la peau d’un économiste libéral qui croit encore aux vertus du marche. Plaçons nous dans la peau d’un cartel financier holding fonds de pension internationaux. On vient donc de constater que l’on est plus fort que les etats et que l’on ne peut nous toucher.

    Le monde est a portée de main l’euro avec ses divisions et sa monnaie sans base solidaire et l’Europe avec ses établissements plein de ressources un puissant attrait. Les grandes banques Européenne l’ont compris et toutes ont annoncées des « dégraissage » alors qu’elles font du profit.

    Donc on joue a la baisse et le levier dont on dispose permet de gagner a tous le coups suffit de mettre a terre les états un a un et de se partager les morceaux les plus juteux, en Grèce on y est arrive ce pays cède a bas prix ses secteurs de rapport, reste plus qu’a précipiter dans la danse le Portugal l’Espagne l’Italie et la France

    Et là je vous laisse imaginer le festin de fusion rachat qui retireront du giron des états leur bijoux de famille a notre profit exclusif. Résultat plus rien a reverser aux états et une main d’œuvre flexible sans exigence a genou qui sera la seule a payer les pots casses

    Voila ce qui nous attend si aucune volonté politique forte ne se manifeste

  • DiaboloSatanas
    DiaboloSatanas
    Fou du volant
    • Posté à 08h14 le 12/09/2011
    • Internaute 79165
      Fou du volant
  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 09h09 le 12/09/2011
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Que tout cela s’écroule une bonne fois pour toutes...et on règlera les comptes avec ceux qui jouent avec le pognon des gens qui travaillent.
    Système géré par des ordures pour des ordures qui nous gèrent.

  • Dietrich13
    Dietrich13
    Juriste diplômé DEA
    • Posté à 09h32 le 12/09/2011
    • Expert 116652
      Juriste diplômé DEA

    Réactions au Le Nouvel Observateur avec AFP. 10-09-11. Le G7 promet une réponse « forte » à la crise, sans la détailler. Réuni à Marseille, les pays du G7 promettent une réponse « coordonnée » à la crise, sans pour autant préciser leur stratégie.
    L’HEBDO SUISSE. Mis en ligne le 09.09.2011.Rongées par la crise et les dissensions, les Bourses dévissent.
    LE COURRIER INTERNATIONL. 11.08.2011. « Il faut laisser les États et les banques faire faillite ». Le gourou de la finance zurichoise Marc Faber estime qu’une faillite des banques et des États ne signifierait pas la fin du monde mais permettrait au contraire de repartir sur de bonnes bases...
    Mais où avez-vous la tête, fins limiers des polices, analystes académiques et procureurs de tous les pays ruinés ? L’amalgame du jargon des ingénieurs des montages des combines et machinations financiers à la terminologie du droit pénal, démontre sans conteste la qualification légale « escroquerie » jointe à « complicité », cumulativement avec les incriminations « faux en écriture », « recel »... sans doute aussi « association de malfaiteurs », (Blog p. 2) permettant de se saisir des incommensurables magots des organisateurs du « Casse du siècle » ou « Big Short ».
    Ces qualifications du « complot* » ont été si évidentes que toutes les autorités USA, (FBI, procureurs, juges, avocats, experts...), s’en sont parfaitement rendu compte dans l’organisation calculées des « banqueroutes », avant la production du désastre mondial par des déprédateurs de la haute finance enrichis. Les autorités US en ont été si bien informées de l’apocalypse financière à l’horizon que le CIA a été en mesure de passer secrètement le tuyau des banqueroutes virtuelles de leurs banques aux pétro-princes de l’Arabie pour qu’ils puissent à temps y retirer leurs fonds, au grand dam des modestes citoyens américains dupés par la désinformation. Les velléités d’investigations des enquêteurs au parfum ont été paralysées par l’intervention des juges d’État. Après coup, les procureurs et avocats des victimes se sont étonnés que la justice US n’ait pas mis pour vingt ans en prison jusqu’aux derniers administrateurs de ces grandes sociétés coupables.
    La complexe et juridiquement indivisible escroquerie, s’est machinée par le mensonge accrédité « des manœuvres frauduleuse » (publicité mensongères, désinformation et tromperie contractuelle ...), des mises en scènes (sociétés de façades...), des interventions des tiers (agences de notation, hommes de pailles), des artifices coupables (faux en écriture par commission ou par omission, trucages des bilans et comptabilités, double comptabilité secrète, corruption ou subornation des organes de contrôle des « crétins »* circonvenus...).
    Notons l’incompréhensibilité, même pour les spécialistes les plus chevronnés des montages et d’analyses des combines, le verbiage abscons de la haute finance. Selon les excuses des promoteurs des tromperies, ces « géniales » montages financières seraient si complexe (divine sans doute) qu’ils ne peuvent pas être définis par des mots (Sic). Cependant pour établir l’incrimination « escroquerie » avec sa « complicité » par aide et assistance et l’organisation de l’impunité, il suffit la démonstration de l’intention frauduleuse de l’ésotérisme et hermétisme de la terminologie financière, la volonté de la dissimulation des fraudes destinées à spolier subrepticement des dupes.
    Les subprimes pourris s’analysent schématiquement en créances des prêts immobiliers (ou toute autres créances douteuse), cédés par des établissements prêteurs à bas prix aux grandes banques d’investissement de Wall Street. Les créances y sont assemblées par catégorie des risques (faibles, moyens, grandes), en paquets de millions, transformés en obligations aptes à la spéculation boursière « CDO », puis revendus à prix fort aux investisseurs confiants. (Faisons, pour la démonstration de l’escroquerie, abstraction de la surprenante assurance CDS, (qui n’en méritait pas cette appellation), contre la dégradation de la valeur de ces produits spéculatifs ; créances transformées aussi en obligations spéculatives). Mais comme ces pontes de Wall Street s’efforçaient de préserver leur honorable réputation d’emprunt, les délicats faisaient opérer des manœuvres « malhonnêtes » selon FBI, par des sociétés-écran et des hommes de paille à leur solde pour produire un déluge titanesque sur le Monde de la monnaie de singe par des sortes de carambouillages ultrasophistiqués.
    Les subprimes « pourris », c’est tout bonnement la construction d’un château de cartes pipés dont l’inévitable et prévisible effondrement a généré des bénéfices gigantesques au profit des Crésus multimilliardaires, se targuant de gagner plusieurs millions de dollars par jour. (Albert Jacquard). Les centaines de milliards de dollars perdus du côté des investisseurs bernés, (banques floués renfloués par le contribuable), sont rentré sans les tirelires du côté des profiteurs, des intouchables « Maîtres du Monde » de la hyper-mafia des holdings multinationales.
    Les obligations subprimes CDO, généraient ainsi des bénéfices faramineux. Alors, les promoteurs crapuleux se procuraient tout bonnement des créances des prêts hypothécaires, (et des prêts hétéroclites les plus invraisemblables), par des moyens franchement délictueux, en toute impunité : prêts disproportionnés aux revenus des emprunteurs, souvent sans revenus, même pas vérifiés, pour l’achat des immeubles par ces personnes insolvables, des migrants étrangers ne parlant pas un mot anglais, sans apports personnelles et payement des intérêts différées, la faillite servie à la carte. Constructions défectueuses sur des lotissements dans aux terrains désertiques (Miami), puis, carrément, la production des tas des fausses factures basées sur rien. (Faisons abstraction pour la démonstration, l’appât des prêteurs par des faibles taux d’intérêts d’appel, variant dans le temps en taux d’intérêts disproportionnés aux revenus des emprunteurs, acculé irrémédiable à la faillite et à la saisi de leurs immeubles).
    (Or, sur mes blogs, une association de défense des victimes à Miami (USA) contre Bouygues s’est informée sur ses turpitudes. Si jamais cette florissante multinationale, domiciliée dans la circonscription électorale de Neuilly-sur-Seine de l’arrosé Sarkozy, s’est compromis aux USA dans les escroqueries Subprime, indivisiblement avec la procédure en cours à Paris contre la BNP , les juridictions françaises sont légalement compétentes pour la poursuivre en pénal avec ses illustrissimes receleurs de la Légion d’honneur). Une raison de plus pour laquelle la prolongation de l’information judiciaire « subprime » en France sera truquée et tronqués par les mandarins de nos petits juges, des trafiquants d’influence notoirement corrompus, faussaires, prévaricateurs, parjures, bref escrocs.
    Les obligations subprimes ou autres « produits toxiques », adossés par des créances irrécouvrables ou fictives, notés à haute risque par les agences de notation, ont été assemblées et travestis dans de nouveaux paquets d’obligations subprimes. Sous des appellations, des acronymes trompeuses, avec la corruption des agences de notations enrichis, ces obligations pourris, sans valeur intrinsèque, ont été classées dans la catégorie des titres à faibles risques, fourgués aux prix exorbitants à des compagnies d’assurances et des fonds d’investissement habilités d’acheter seulement des produits financiers à faibles risques. Font partie du lot des « idiots* » estampés, des « ânes » sorti de l’ENA, une caste pernicieuse ayant ruiné les plus florissantes sociétés françaises par leur incompétence exagérément récompensée, dont la BNP, la Société Générale, le Crédit Lyonnais, Vivendi... (Blog p. 7).
    Terminons cette partielle et succincte démonstration rébarbative par le chantage excercés par les pontifes des puissantes sociétés de Wall Street. Lorsque le château de cartes pipées a été menacé de la désintégration, des banques encore solvables ont été contraints par des mystérieuses pressions à l’achat par milliards cette merde des produits toxiques (UBS). Le contribuable appréciera. Avec la vision des pénalistes, les curieux peuvent toujours approfondir la question ardue des fraudes monumentales subprime chez *Michael Lewis. The Big Short. Éditions Sonatine n° 053, sept. 2010.Dietrich13.wordpress. com. Victime, Juriste DEA. Criminologie. Sciences pénales. Paria judiciaire bâillonné par la criminalité politico-judiciaire.

    • Man_attends
      Man_attends répond à Dietrich13
      A fini de courir
      • Posté à 10h50 le 12/09/2011
      • Internaute 169676
        A fini de courir

      En 2005, un excellent conspirationniste, Webster Tarpley écrivait :
      ... cela posera un problème pour les détenteurs de quelques 11 000 milliards de Dollars en actifs libellés dans cette devise...Cela ferait éclater la bulle immobilière étasunienne et provoquerait « une profonde récession », litote désignant un effondrement économique mondial.... car une bonne partie de ces 11 000 milliards de Dollars vont bientôt se révéler purement fictifs.
      Comme le dit Simon Nixon, la statut privilégié du Dollar donne aux EU « la liberté d’imprimer sans arrêt des billets verts sans déclencher d’inflation. C’est ce qui permet de financer des guerres,un déficit commercial gigantesque... ».
      De la sorte les E.U échappent au principe de la réalité économique. Le problème réellement décisif se posera le jour où un gros producteur de pétrole cessera d’accepter des Dollars
      etc, etc... (La Terreur Fabriquée, pg 548).
      –––––
      Selon une rumeur( ?), exaspéré par l’embargo de l’ONU (pétrole contre nourriture), Saddam Hussein envisageait de substituer l’Euro au Dollar dans ses futurs échanges commerciaux. Ce précédent « intolérable » pourrait expliquer l’ire de Washington jusqu’à l’invasion illégale de l’IRAK (600 000 morts). Rien à voir avec le 11 septembre ni la protection d’Israël.

      • TienTien
        TienTien répond à Man_attends
        impavide devant les ruines de (...)
        • Posté à 10h55 le 12/09/2011
        • Internaute 86881
          impavide devant les ruines de (...)

        D’insistantes rumeurs fesaient aussi état de la volonté de Khadafi de prendre des mesures similaires à celles de Saddam Hussein. On connaît la suite...................

         
        • Man_attends
          Man_attends répond à TienTien
          A fini de courir
          • Posté à 18h45 le 12/09/2011
          • Internaute 169676
            A fini de courir

          Hélas, Kaddafi avait un profil psychologique qui prédisposait défavorablement les opinions publiques occidentales. Ce qui est sûr c’est que nous avons compris tardivement qu’il faut remplacer le dicton
          -« cherchez la femme » par
          - « cherchez le Pétrole »
          pour comprendre les décisions planétaires de nos despotes manipulateurs et éviter les leurres (idéologiques ou sentimentaux)

          Voici un lien que j’ai retrouvé :

          Lien

        • Coragyps Atratus
          Coragyps Atratus répond à TienTien
          Dans l'attente du moment propice
          • Posté à 06h04 le 13/09/2011
          • Internaute 37338
            Dans l'attente du moment propice

          Sa manne pétrolière ayant généré de nombreux lingot d’or, Khadafi avait l’intention de créer une monnaie régionale indexée sur l’or et nommée le Dinar or et adossée à des droits de tirages spéciaux émis par le FMI de DSK.
          Ceci devait voire le jour le 26 mai 2011, lors du sommet du G8 à Deauville. La Chine et la Russie soutenait cette initiative.

          On connait la suite et les deux protagonistes ont été mis hors course.

          • TienTien
            TienTien répond à Coragyps Atratus
            impavide devant les ruines de (...)
            • Posté à 07h01 le 13/09/2011
            • Internaute 86881
              impavide devant les ruines de (...)

            Merci pour ces précisions.

            Bizarre comme le hasard fait bien les choses, n’est-ce pas ?
            Ce qui me dépasse, c’est le fait que ni la Chine ni la Russie n’aient opposé leur véto à cette expédition guerrière otanienne présentée sous de bien fallacieux prétextes...

        • Man_attends
          Man_attends répond à TienTien
          A fini de courir
          • Posté à 09h46 le 14/09/2011
          • Internaute 169676
            A fini de courir

          Question à 1 Milliard de Dollars :
          si la France refuse le payement en Dollar du ’futur’ gaz guyanais, les E.U vont-ils prétexter que la France possède des ADM ?

          PS : tant que le pote de Bush sera à l’Élysée rien à craindre.

        4 autres commentaires
  • Man_attends
    Man_attends
    A fini de courir
    • Posté à 15h52 le 12/09/2011
    • Internaute 169676
      A fini de courir

    Il ne faut pas avoir fait l’ENA pour comprendre que le « déséquilibre de la Balance commerciale » ne peut perdurer indéfiniment.
    La planche à billet US... c’est bien beau mais, jusqu’à quand Pékin va-t-il tolérer que sa créance (9000 Mds de Dollars) se métamorphose en monnaie de singe ?
    Et quand les millions de ’Tinois’ voudront profiter des fruits de leur labeur, le second Réveil risque d’être chaud...
    Qu’en pensent les Économistes Patentés (ou presque) ?

    Pour ce qui est de la Grèce (dont je respecte la population), après avoir ouï les confidences d’un ami autochtone, j’en déduis qu’elle a autant de chances de s’adapter aux contraintes de la monnaie unique que l’Élysée de renoncer aux pratiques de la Françafric. Selon Eva Joly sur France-Inter, les paradis fiscaux ne risquent pas d’être combattus vu leur rôle dans les montages financiers des rétro-commissions.

  • PeiJ
    PeiJ
    C'était bien la préhistoire ? (...)
    • Posté à 11h27 le 12/09/2011
    • Internaute 162941
      C'était bien la préhistoire ? (...)

    Eric Cantona n’avait peut être pas tord si l’on ne veut pas alimenter les marchés financiers ils faut que les clients des banques récupèrent leurs liquidités sinon ils seront les grand perdant de la crise, et les grand gagnant seront les emprunteurs en cas de faillite des banques...

    Si, bien évidement une banque privée peut faire faillite (crédit lyonnais)

  • Biloo
    Biloo
    Citoyen éveillé.
    • Posté à 11h55 le 12/09/2011
    • Internaute 141342
      Citoyen éveillé.

    Ces histoires de dettes ont une solution pourtant évidente :

    Sachant que les plus gros détenteur des dettes publiques sont des acteurs PRIVE, on n’a qu’a ne pas les rembourser. Point final.
    Vous avez joué en bourse et vous avez perdu, c’est l’ jeu ma pauv’ Lucette ! !

    • TienTien
      TienTien répond à Biloo
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 13h30 le 12/09/2011
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      Les « acteurs privés » comme vous les appelez, sont aussi des fonds de pension ! Faudrait cesser de simplifier à l’extrême une mécanique fort complexe et largement mondialisée.

      • Edac75
        Edac75 répond à TienTien
        Chroniqueur
        • Posté à 16h11 le 13/09/2011
        • Internaute 111032
          Chroniqueur

        « Une mécanique fort complexe et mondialisée » dites vous ! ...

        et que cache t-on sous cette « pseudo complexité » ? ? ?

        Un exemple sur les fonds de pension, puisque vous les citez :

        Les Fonds de pension représentent environ 30% des acteurs du marché (boursier).

        Or quel est le but de ces Instituts de placement ?
        Nous enrichir ? Que nenni.

        Leur but est de dégager une marge aussi importante que possible entre les rendements qu’elles sont malheureusement (pour elles) obligées de reverser aux cotisants, et les plus-value à inscrire dans leurs Livres.

        Et qu’est-ce qui fait à coup sûr grimper les actions d’une entreprise cotée en Bourse ?

        Oui, la destruction d’emplois.

        Nous sommes donc dans un système totalement schizophrène et pervers où
        ceux qui sont censés défendre nos intérêts de travailleurs (en améliorant le rendement de nos retraites) sont aussi ceux qui, avec notre argent qui plus est,
        nous plantent un couteau dans le dos, en soutenant et récompensant tout ce qui détruit l’emploi,
        oui, y compris nos emplois !

        Toute cette économie basée sur le profit maximum d’acteurs/prédateurs économiques,
        où l’Etat a démissionné y compris de son rôle d’arbitre,
        est gangrénée dans le plus profond de ses viscères car l’être humain n’a pas un niveau de conscience suffisamment élevé pour pouvoir tolérer la concentration d’un pouvoir aussi exorbitant entre les mains de quelques acteurs seulement.

        Continuer cette course infernale vers la concentration de richesses, chaque jour plus indécente, entre les mains d’un cercle de plus en plus restreint de personnes (la concentration des richesses et des moyens de production est une dérive inévitable du système capitaliste laissé à lui-même) fait courir un risque mortel à nos Sociétés.

        Celui de retourner aux rapports de force entre individus dignes du paléolithique ou à une société féodale, avec toutes les convulsions qui en seront les conséquences inévitables.

        Quand sortirons-nous de cette fascination pour les thèses de la droite affairiste qui conduit le Monde, par de multiples voies, vers sa propre destruction (et je n’oublie pas la faillite tragique des systèmes communistes) ?

        source :
        Lien

        Désolé, j’ai dû simplifier le sujet ! ...

  • Fantomax
    Fantomax
    escroc
    • Posté à 14h35 le 12/09/2011
    • Internaute 157606
      escroc

    Bon, qu’ est ce qu’ on fait de tout son pognon qu’ on a retiré de la BNP et de la Générale, maintenant ?

    • Man_attends
      Man_attends répond à Fantomax
      A fini de courir
      • Posté à 15h47 le 12/09/2011
      • Internaute 169676
        A fini de courir

      Je viens de me renseigner auprès du Crédit Coopératif : il n’est pas côté en Bourse donc, moins de risque.
      Il y aurait aussi la Banque Postale... (faut chercher)

      • Fantomax
        Fantomax répond à Man_attends
        escroc
        • Posté à 16h49 le 12/09/2011
        • Internaute 157606
          escroc

        Pas de dette grecque ? De subprimes ? De Kerviel ?

      • tlaloc
        tlaloc répond à Man_attends
        Retraité
        • Posté à 17h48 le 12/09/2011
        • Internaute 47359
          Retraité

        La Banque postale a de la dette grecque elle a provisionnée qq centaines de millions d’ euros

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