Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Pourquoi les Français ne veulent–ils plus prêter à l'Etat ?

Jean Matouk
Economiste
Publié le 05/12/2011 à 11h43

Pour réduire la pression qu’exercent les « marchés » financiers sur nos économies, certains préconisent aujourd’hui une « renationalisation » de la dette publique. Cette renationalisation peut, théoriquement, prendre deux voies.

1. Financement par la banque centrale nationale

Les économistes proches du Front de Gauche, comme Michel Sapir ou Jacques Généreux, préconisent le retour à l’emprunt de l’Etat français auprès de la Banque de France. Ils reprochent à Valery Giscard d’Estaing, alors ministre des Finances, d’avoir abandonné cette pratique en 1973 pour recourir aux marchés financiers. Leur proposition suppose l’éclatement de la Banque centrale européenne, le retour aux banques centrales nationales et, évidemment, l’éclatement de l’ « Euroland »).

Etonnant de la part de brillants économistes ! N’oublions pas les leçons d’un passé pas si lointain.

  • En change fixes et avec des frontières encore relativement fermées, la création de monnaie par la banque centrale, quand elle excède durablement la production nationale, provoque très vite une inflation de demande, contraignant entreprises et gouvernement, soit à la hausse proportionnelle des salaires donc des coûts, soit à une érosion voire une baisse du pouvoir d’achat, socialement vite insupportable, et, en sus, à des dévaluations régulières. Ce fut le scénario répétitif de la IVe et des débuts de la Ve République. Après deux dévaluations massives en 1958 puis 1968, ayant sanctionné ces politiques, la décision de fermer le robinet de la banque centrale fut prise en 1973. La concurrence faible qui s’exerçait alors entre pays de mêmes niveaux de vie, était, en effet, dans l’incapacité de freiner les prix.
  • En change flottants, les dévaluations sont remplacées par des baisses continues du taux de change, et, pour les pays européens, souvenons-nous, des sorties récurrentes du « serpent monétaire » ( 1972-1978) puis du Système monétaire européen (1979-1993) qui précédèrent l’euro.

Aujourd’hui, frontières ouvertes sur les produits des pays à bas coûts de main d’œuvre, l’inflation est quasiment jugulée. Seuls le pétrole et, depuis quelques années, les produits alimentaires entraînent encore une inflation importée, largement contenue par les prix contenus des produits industriels. Les pays européens qui savent produire les biens dont le reste du monde a besoin, non sans devoir régulièrement serrer la vis des salaires (Allemagne entre 2000 et 2005, Suède au cours des années 90..) n’ont pas d’inflation et moins de chômage. Ce n’est malheureusement pas le cas de notre pays, focalisé qu’il est sur les biens de consommation très concurrencés ou sur l’armement qui l’est tout autant (voir les mésaventures du Rafale). Notre balance commerciale, déficitaire depuis 2004, ne peut être sauvée par les seuls céréales, vins fins, biens de luxe et 30% d’Airbus. Compte tenu de la concurrence des pays émergents, le financement, par la banque de France restaurée, de la dette publique française, aurait probablement un effet moins inflationniste qu’il y a trente/quarante ans. Mais ceux qui préconisent ce nouveau financement, demandent aussi, logiquement, un nouveau protectionnisme, ce qui réanimerait l’inflation. Sans oublier que toutes ces réformes sonneraient le glas de l’Europe dont la construction peut subir des arrêts mais pas des reculs.

2. Appel à l’épargne des citoyens

L’autre voie pour « renationaliser la dette », c’est l’appel à l’épargne citoyenne. Idéalement, il faudrait « euro-ïser » ce financement , les gouvernements des 17 pays n’empruntant indistinctement qu’aux 300 millions de citoyens de la zone. Angela Merkel a raison de dire que de telles opérations ne sont pas possibles tout de suite, mais exigent d’abord l’amorce d’une réduction des déficits publics.

Mais notre Etat peut faire appel à ses citoyens. En dehors même de leurs portefeuilles d’actions et obligations, les français disposent, dans leurs seuls comptes bancaires, de 1400 milliards d’euro dont 1000 milliards sous forme d’épargne dite de précaution. Il y a là une réserve utilisable. Le gouvernement pourrait, par exemple, décider déjà de solliciter les épargnants français pour 100 milliards d’euro sur les 180 qu’il compte emprunter en 2012. Il pourrait même aller au-delà en leur proposant un arbitrage en faveur de ses titres, contre ceux du secteur privé. Lentement, certes, mais sûrement, l’appel aux marchés pourrait donc être réduit.

Le Trésor français paye actuellement un intérêt moyen sur sa dette de 2,78%. Celui-ci devrait dépasser l’an prochain les 3% . Proposer aux citoyens 3,5% , serait encore de bonne gestion, si cela permet de desserrer la contrainte des marchés. Indiquer clairement cette nouvelle orientation suffirait d’ailleurs déjà à réduire la pression.

N’oublions pas l’exemple du Japon, don 80% de la dette est entre mains des japonais. Signe encourageant : la Belgique et l’Italie, certes pour de faibles sommes, viennent de tester avec succès une telle « renationalisation ».

La politique des dix dernières années a ruiné la confiance des Français

Malheureusement un sondage récent Harris-Jolpress pour La Tribune indique que 64% de nos concitoyens ne sont « certainement » ou « “probablement” pas prêt à prêter à notre Etat. Ils sont 55% chez les électeurs de droite et les gens aisés, mais 70% chez les jeunes et les moins aisés ! Les causes de ce refus, indice d’une grande défiance, sont évidentes. Les jeunes “ galèrent ” plus que jamais. Les moins aisés se sont rendu compte que les promesses de Nicolas Sarkozy , le “ travailler plus pour gagner plus ” ou le “ je serai le président du pouvoir d’achat ”, se heurtent à cette triste réalité : la France ne crée pas d’emplois. Même si tous les hommes politiques sont collectivement “ dépréciés ” dans la tête de nos concitoyens, l’actuelle majorité ne peut pas nier qu’elle gouverne depuis 2002, donc bien avant la crise de 2008 et qu’elle porte à elle seule la plus grosse “ part ” de cette défiance.

Le défi, pour François Hollande, n’est pas seulement d’avancer un programme réaliste, qui, de toutes façons, pour convaincre, en rabattra beaucoup par rapport au projet socialiste élaboré dans l’espoir d’une croissance de 2%. Elle est aussi sur sa capacité à faire adhérer les français à un projet, à faire qu’à nouveau, ils “ croient ” en une nouvelle équipe. Ils seront alors prêts à placer leur épargne dans la dette de leur Etat, qui, il faut toujours le rappeler, a été, alternativement aux impôts, le mode de financement privilégié de notre modèle social.

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  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 12h01 le 05/12/2011
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    mème a 4 ou 5 % je n’ai aucune confiance ,de revoir mon argent

    plutot de voir un taux faiblir en cour de route, voir d’ètre en plus taxer

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 12h03 le 05/12/2011
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    mème a 4 ou 5 % je n’ai aucune confiance ,de revoir mon argent

    je risque plutot de voir un taux faiblir en cour de route, voir en plus de ça , d’ètre taxé

    • Torquemadam
      Torquemadam répond à jmc06
      Stateux
      • Posté à 12h33 le 05/12/2011
      • Internaute 63510
        Stateux

      Si c’est une obligation, le taux ne peut pas faiblir, il est fixé à l’avance...
      Après, un taux à 4% n’est pas vraiment intéressant pour un investissement et mettre un taux supérieur pour l’État ne sert à rien car il emprunte à moins sur les marchés à l’heure actuelle (et il a fini ses émissions de dette pour l’année normalement)...

      • pablico
        pablico répond à Torquemadam
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 13h07 le 05/12/2011
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        pour qu’une obligation franco-française ait un succès fou :

        - faire appel au patriotisme
        - faire une petite niche fiscale.
        - donner une légion d’honneur à ceux qui mettent un million d’euro..
        - une médaille du « courage » à ceux qui mettent 500 000 euro
        - un article de félicitation dans le journal officiel pour les autres...

        c’est si facile... la nature humaine.

        juste un petit ruban à la boutonnière.

      • jmc06
        jmc06 répond à Torquemadam
        chasseur de gorille
        • Posté à 08h52 le 06/12/2011
        • Internaute 75030
          chasseur de gorille

        ouié , mais j’ai mis un exemple au hazard, c’est plutot que je n’ai aucune confiance aux individus qui sont (malheureusement ) ) la tète de se pays

        qui ont comportement hazardeux ,mais et heureusement dépendant de l’allemagne , un garde fou quoi

      • Lokiel
        Lokiel répond à Torquemadam
        ex-étudiant
        • Posté à 00h33 le 07/12/2011
        • Internaute 129379
          ex-étudiant

        Ah, si, ça peut, ça s’appelle un défaut.

  • PaulTron
    PaulTron
    Ce champ sera visible par tous (...)
    • Posté à 12h27 le 05/12/2011
    • Internaute 168564
      Ce champ sera visible par tous (...)

    Quand l’état emprunte au peuple, généralement cela coûte plus cher que le même emprunt auprès de banques, privées ou centrales.
    En gros, il n’y a que le peuple qui gagne, pour payer davantage de dette derrière, comme aujourd’hui seules les banques gagnent pour nous laisser payer les dettes derrière.
    Faire payer leurs impôts aux grandes fortunes exilées fiscales ou défiscalisées, rapporterait bien plus, sans un sou à payer pour le peuple.

  • whitenigga
    whitenigga
    trololo !
    • Posté à 12h32 le 05/12/2011
    • Internaute 83781
      trololo !

    ils nous mettent dedans, et il faudrait en plus leur prêter de l’argent ?
    mais bien sur ...

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 13h18 le 05/12/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    « la création de monnaie par la banque centrale, quand elle excède durablement la production nationale, provoque très vite une inflation de demande »

    Sauf que du temps où la banque centrale de la RF faisait la loi, les banques ne pouvait prêter que cinq fois ce qu’elles avaient réellement comme argent.
    C’est-à-dire qu’elle ne pouvaient créer que cinq fois la somme qu’elles possédaient dans leurs coffres. Ce qui permettait d’avoir des liquidités pour la croissance future.

    Maintenant, ce sont les banques qui décident toutes seules ce qu’elles créent, elles inventent dix ou quinze fois plusse d’argent que ce qui représente la richesse matérielle réelle, ce qui permet de s’inventer des milliards et d’aller s’acheter des putes de dix ans, mais qui fait que le travail n’a plus aucune valeur.

    C’est pour ça qu’il faut rétablir la banque centrale de la République Française : pour empêcher les banques de créer de millions de milliards qui ne veulent plus rien dire mais qui permettent d’asservir les masses quand même.

    • vraisvie-
      vraisvie- répond à Autist Reading -
      retraité
      • Posté à 13h56 le 05/12/2011
      • Internaute 112414
        retraité

      Ou avez vous vu que les banques, hors banques centrales ,créaient de l’argent ! Je rappelle que créer signifie fabriquer avec du papier et de l’encre ! Vous pensez que dans les sous sol des banques,il y a des rotatives et imprimantes qui tournent a qui mieux mieux comme ça ,sans limite ! Si c’était le cas,jamais les banques ne manqueraient d’argent ? ? ?

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à vraisvie-
        In enculo cum vibro
        • Posté à 15h27 le 05/12/2011
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        « Je rappelle que créer signifie fabriquer avec du papier et de l’encre ! »

        N’importe quoi.

        Créditer quelqu’un de 50 000 euros parce qu’il s’est engagé à en rembourser 80 000 d’ici dix ans, c’est créer de la monnaie.
        Le type, il peut acheter un appartement tout de suite avec ses 50 000 euros qu’il s’est engagé à créer, et même plusse, mais plus tard.
        S’il ne les crée pas, les 50 000 auront été néanmoins créés.

        Cela fait des siècles que les banques prêtent bien plusse que l’argent de ceux qui sont en excédent.

    • vraisvie-
      vraisvie- répond à Autist Reading -
      retraité
      • Posté à 14h12 le 05/12/2011
      • Internaute 112414
        retraité

      Ou avez vous vu que les banques, hors banques centrales ,créaient de l’argent ! Je rappelle que créer signifie fabriquer avec du papier et de l’encre ! Vous pensez que dans les sous sol des banques,il y a des rotatives et imprimantes qui tournent a qui mieux mieux comme ça ,sans limite ! Si c’était le cas,jamais les banques ne manqueraient d’argent ? ? ?

      • kikekoi
        kikekoi répond à vraisvie-
        toujours de bonne foi
        • Posté à 20h15 le 06/12/2011
        • Internaute 29279
          toujours de bonne foi

        c’est leur métier, ils vous vendent un crédit qui est une promesse d’argent que vous pouvez utiliser AUPRES D’UNE AUTRE BANQUE.

    • Lokiel
      Lokiel répond à Autist Reading -
      ex-étudiant
      • Posté à 00h35 le 07/12/2011
      • Internaute 129379
        ex-étudiant

      Elles ont toujours pu fabriquer autant de monnaies qu’elles voulaient, il suffit de décharger les créances dans un véhicule non bancaire ou de la vendre à un acteur non bancaire. Ceux ci n’étant pas tenus par les règles de Bâle, ils peuvent en détenir autant qu’ils veulent et les créances sortant des comptes des banques, celles ci peuvent re prêter une quantité équivalente d’argent et répéter le processus.

  • vraisvie-
    vraisvie-
    retraité
    • Posté à 13h22 le 05/12/2011
    • Internaute 112414
      retraité

    Les français pretent deja de l’argent a l’état sans le savoir.Sur les 1300 milliadrs d’euro plaçés en assurance vie 80 % sont sur des fonds en euros qui sont placés en obligations d’état.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 13h29 le 05/12/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    « Mais notre Etat peut faire appel à ses citoyens. »

    Vous savez pertinemment que les banques menacent l’Etat de moyens de rétorsion s’il s’aventurait à émettre des obligations sans passer par les banques qui prennent une commission.

    Et vous savez aussi que les commissions étant les mêmes que les banques vendent une obligation ou cent mille, les banques qui sont chargées actuellement de distribuer les obligations d’Etat ne se font pas chier à les proposer aux particuliers français et préfèrent les vendre en gros à des multinationales.

    Si l’Etat proposait des obligations achetables au Trésor sur internet (comme on remplit sa feuille d’impôt), il pourrait proposer des taux que les français ne refuseraient pas, mais il se mettrait la finance internationale à dos.

    C’est-à-dire que CNN et Al Jezira répéteraient en boucle pendant un an que Hollande est le nouvel hitler, et que la France serait bombardée juste après.

  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 13h42 le 05/12/2011
    • Internaute 70606
      Inquiet

    Concernant le « problème » d’une inflation entre 5 et 10% je ne vois absolument pas pour qui cela pose un problème, hormis pour les créanciers qui voient leurs intérêts s’éroder.
    Car ce que l’auteur oublie de dire, c’est que jusqu’en 1983 tous les salaires étaient indexés sur l’inflation, ce qui rendait celle-ci indolore pour tout le monde hormis les créanciers sus-cités.
    La forte inflation de la période pré-1980 a également permis à de nombreux Français d’accéder à la propriété de leur logement en contractant des crédits dont les taux étaient même inférieurs à l’inflation.
    Bref quasiment tout le monde était gagnant sauf... les banques et les rentiers.

    • doudou9174
      doudou9174 répond à Tassin
      conducteur.receveur
      • Posté à 09h40 le 06/12/2011
      • Internaute 140131
        conducteur.receveur

      sur le plan du pouvoir d’achat ( comme sur d’autre points ) , les conditions de vie ( matérielle/économique ) jusqu’a la fin des années 1980 glissant , c’est le
      .... JOUR ET LA NUIT .... avec aujourd’hui .

    • Lokiel
      Lokiel répond à Tassin
      ex-étudiant
      • Posté à 00h38 le 07/12/2011
      • Internaute 129379
        ex-étudiant

      Et vous oubliez de dire que le salaire indexé sur l’inflation on a abandonné quand on s’est rendu compte qu’à la moindre tension globale sur les marchés des biens et services (par exemple, au hasard, un choc pétrolier qui fait monter d’un coup tous les prix) on entre dans une spirale infernale où l’inflation importée fait augmenter les salaires qui tendent encore plus les marchés et recréent de l’inflation qui refait monter les salaires qui...

  • alankin
    alankin
    peu importe
    • Posté à 13h51 le 05/12/2011
    • Internaute 140809
      peu importe

    une fois de plus matouk se trompe : sapir n’a jamais prôné l’éclatement de la BCE. Que matouk l’écoute lors de l’émission « mots croisés ».
    il prône un retour au franc et aux banques nationales en dernier ressort, si l’Euro continue à ne pas avoir de politique monétaire crédible.
    ça fait une sacrée différence.
    de plus, je ne mettrai jamais un sou dans la dette française, tant que la gabegie sera le maître mot de la dépense publique en France.
    un emprunt d’état doit être proposé aux français avec des contreparties.
    Et enfin, dans l’état de la politique monétaire actuelle, l’Allemagne ne remboursera JAMAIS sa dette de 1800MDE. pas plus que la France ou les autres pays.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 15h06 le 05/12/2011
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    70% des fauchés ne veulent pas preter d’argent ! ! c’est éfonnant

  • Jaimz
    Jaimz
    ingénieur
    • Posté à 15h32 le 05/12/2011
    • Internaute 87110
      ingénieur

    La vision de l’article est trop binaire. Il est évident que le choix fait en 1973 est une catastrophe et qu’il convient de le modifier, mais pas de revenir en arrière.
    En 1973, dans l’optique de juguler l’inflation on a supprimé le crédit des Banques Centrales par des crédits privés bancaires. Le résultat est mauvais : les banques s’enrichissent sur le dos des Etats et ceux ci se sur-endettent sans solutions à court terme, et l’inflation n’est pas jugulée dans les faits.
    Le problème est toujours le même, il rejoint l’idée de Nicolas Sarkozy sur la règle d’or : tant que les Etats emprunteront plus que ce qu’ils ne peuvent rembourser il n’y aura pas solution et les crises seront cycliques.
    Il est difficile de dire à un gouvernement qui pense avoir besoin de 500 Mds de budget que vu les perspectives de croissance il ne peut avoir que 350 Mds... car là, il y a un vrai travail pédagogique et économique à faire, tous les ministères doivent réduire « la voilure » et s’impliquer.
    Difficile idéologiquement car les gens sont persuadés de vivre dans un système qui croit toujours, plus de budget, plus de dépense, plus d’emploi.
    Difficile légalement, les ministères ne peuvent pas licencier des fonctionnaires lorsque l’activité se contracte et que les salaires + les retraites augmentent la charge salariale totale.
    Difficile aussi de suivre la règle si un projet d’ampleur national nécessite un investissement massif sur plusieurs années avec un retour positif à 10 ans.
    Difficile enfin car avec des mandats courts de 5 ans, les gouvernements successifs ont du mal à définir et soutenir ce genre de projet à long terme.

    Il y a une nécessaire remise à plat des dépenses et des budgets, notamment cibler les dépenses inutiles, les investissements qui se révèlent ratés (les erreurs ça existes) ou même une meilleur répartition des emplois de fonctionnaires en fonction des priorités du moment.
    Mais il y a aussi une prise de conscience à avoir, celle qui dit que l’Etat Providence » ça n’existe pas.

    • Chele
      Chele répond à Jaimz
      • Posté à 19h33 le 05/12/2011
      • Internaute 15104

      Mon problème avec l’expression « tous les ministères doivent réduire la voilure et s’impliquer » veut toujours dire que ce sont les services aux citoyens qui doivent être réduits (éducation, santé, retraite...).

      Pendant ce temps-là, les dépenses somptuaires hallucinantes des élus ne cessent d’augmenter. Bref, ces gouvernants qui pensent sûrement avoir du sang bleu, prétendent imposer aux citoyens un régime drastique quand ils plongent sans vergogne dans la caisse pour tout ce qui concerne leur propre gueule (bagnoles, voyages en avion privés, logement, domesticité, fringues, restau, buffets divers et variés de leurs ministères, tous les frais possibles et imaginables).
      Ça me donne envie de flinguer ces ordures.

      Ils en sont où en Belgique avec leur absence de gouvernement ?
      Ils ont économisé combien depuis que ces ordures ne sont plus là ?

      Réduisons drastiquement le coût exorbitant des élus et les frais de fonctionnement internes des ministères eux-mêmes (toujours les bagnoles, chauffeurs, buffets, frais de divers, privilèges de tous accabits). Après seulement, ils pourront nous dire de nous serrer la ceinture.

      Bande d’ordures.

      • MangiBougisme
        MangiBougisme répond à Chele
        Liberal en surpoids
        • Posté à 12h26 le 08/12/2011
        • 174740
          Liberal en surpoids

        Absolument.

        Comment réaliser 670 millions d’euros d’économie par an sans toucher aux acquis sociaux ? vous divisez par deux le salaire des élus.
        Et là on ne parle que de salaire, pas de frais de fonctionnement.

  • n°5
    n°5
    Amen !
    • Posté à 15h51 le 05/12/2011
    • Internaute 156966
      Amen !

    A la lecture des commentaires, dont certains sont plus pertinents que l’article, comme souvent, je dirais qu’un économiste qui occulte la moitié des faits pour ne garder que ceux qui l’arrangent est surtout un idéologue.

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 16h57 le 05/12/2011
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    J’adore ces articles hypers techniques et hypers importants auxquels le vulgum pecus que je suis n’y comprend goutte. Ce que je comprends par contre, c’est que beaucoup de crânes d’oeuf et surtout de poltiques se mêlent doctement de prendre des décisions sur ce sujet ultra sensible pour donner un résultat lamentable qui serait risible s’il ne jetait à la rue des milliers de personnes.
    L’argent est un moyen pas une fin en soi : toute la différence entre la gauche et la droite, entre la vie en collectivité et compenser ses complexes en amassant maladivement au détriment des autres.

  • Alt-Z
    Alt-Z
    Dans le marigot Lepen89
    • Posté à 17h07 le 05/12/2011
    • Internaute 34267
      Dans le marigot Lepen89

    Vous n’y êtes pas du tout : si on ne veut pas prêter à l’Etat actuellement, c’est parce que l’argent récolté serait géré par tu-sais-qui. Autrement dit, du gaspillage.

    • jyeden
      jyeden répond à Alt-Z
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 18h49 le 05/12/2011
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      vous avez raison : sarko s’est fait detester par tout le monde. Je suis sur que les Français deviendraient volontiers créanciers de leur etat. Mais ce que ne dit pa m ; Matouk c’est que les Français ne disposent que peu d’argent liquide. s’ils pretent à l’etat ils devront retirer l’argent de leurs compte epargne ou de leurs assurance vie

    • licia
      licia répond à Alt-Z
      de-ci de-là
      • Posté à 19h01 le 05/12/2011
      • Internaute 118601
        de-ci de-là

      Et surtout pour payer les intérêts de l’argent emprunté pour mener une politique que les Français réprouvent désormais.
      Et je n’évoque même pas la gabegie des fonds publics depuis des années.
      ah, j’allais oublier, le gros navion ! !
      Moralité plus de confiance.
      Et au fait ce grand emprunt, a quoi a-t-il servi ?

  • amarré
    • Posté à 17h04 le 05/12/2011
    • 174877

    Bah, euh... c’est-à-dire que je ne comprends : y’aurait 1400 milliards d’économie qui dormiraient dans les coffres des banques (l’épargne des français...) ben je vois pas pourquoi les banques ont des problèmes de liquidités ; elles en auraient sans doute si l’épargne des français repartait dans les caisses de l’Etat... le souci c’est peut-être qu’elles ont transformé cette épargne réelle en spéculation hasardeuse avec un coefficient multiplicateur... sinon je vois pas pourquoi, il y aurait crise.
    mais je suis pas prof, encore moins prof d’économie

  • scripta manent
    scripta manent
    anarchogaulliste social
    • Posté à 17h43 le 05/12/2011
    • 175612
      anarchogaulliste social

    de toutes les façons l état n a qu a réclamer les 40 millions d euros qu il a donnés de maniere scandaleuse a bernard tapie cette geule de merou ce ruffian qui a empoisonné la république depuis 30 ans

  • jino83
    jino83
    citoyen curieux
    • Posté à 18h00 le 05/12/2011
    • Internaute 159282
      citoyen curieux

    Y a pas comme un raccourcis foireux dès le début de l’article ?

    « Les économistes proches du Front de Gauche, comme Michel Sapir ou Jacques Généreux, préconisent le retour à l’emprunt de l’Etat français auprès de la Banque de France. »

    Ça c’est le plan C , vous confondez un peu trop avec le front national là !

    Le Front de gauche veut d’abord mettre un terme au traités de Lisbonne , pour que la BCE puisse faire ce que vous avez expliquer prêter directement aux états de l’union , plan A .
    Comme en cas d’échec vaut mieux avoir un plan B , il y a la solution évoquer d’avoir un euro interne a la zone qui peut être dévaluer et l’euro fort modèle Allemand pour les échanges hors UE .
    Et si c’est pas possible y a la dernière possibilité quitté l’euro . Mais c’est la dernière des solutions du Front de gauche le plan C ..
    Ou alors j’ai mal compris ?

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à jino83
      In enculo cum vibro
      • Posté à 22h18 le 05/12/2011
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Ce que vous n’avez pas compris, c’est que le plan A et le plan B sont foutus d’avance, vu la mauvaise volonté de la BCE et de l’UE, sur lesquels la nation française n’a aucun pouvoir.

      • jino83
        jino83 répond à Autist Reading -
        citoyen curieux
        • Posté à 08h55 le 06/12/2011
        • Internaute 159282
          citoyen curieux

        ah oui ça , je dis pas , mais la pas de plan du tout des candidat sarko / hollande et le reste de la clique c’est pas mieux .
        D’ou ma réaction , faire passer le front de gauche pour du FN alors que c’est le seul parti qui prévoit des plans B et C c’est gonflé .

  • A déménagé le 9-4-2012
    A déménagé le 9-4-2012
    Explore l'indéterminé
    • Posté à 23h11 le 05/12/2011
    • Internaute 22643
      Explore l'indéterminé

    Juste une réponse sur le titre : c’est parce qu’ils ont trop lu certains trolls de droite qui ont pignon sur la Rue89 !

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 23h20 le 05/12/2011
    • Internaute 82025
      non connue

    « la décision de fermer le robinet de la banque centrale fut prise en 1973. La concurrence faible qui s’exerçait alors entre pays de mêmes niveaux de vie, était, en effet, dans l’incapacité de freiner les prix. “

    C’est dingue de voir à quel point les ‘alchéconomistes’ oublient qu’il fut un temps où l’État français, conformément au programme du CNR, contrôlait les prix et les salaires de l’essentiel de l’énergie, la bouffe, le logement, la grosse production industrielle, etc.
    Et que cette période a alimenté ce qu’on appelle ‘les trente glorieuses’...

    La France est entrée en économie de marché au début des années 70. Le début des déficits date précisément de cette époque.
    Je trouve hallucinant, pour ne pas dire effrayant, qu’aucun économiste ne rappelle ces faits régulièrement.
    Il est vrai que l’exorcisme ne marche que si l’on a peur du diable...

  • Grroouuiikk1414
    • Posté à 08h05 le 06/12/2011
    • Internaute 170325
       : )

    Parce qu’il est gouverné par un C.. !

  • Grroouuiikk1414
    • Posté à 08h05 le 06/12/2011
    • Internaute 170325
       : )

    Parce qu’il est gouverné par un C.. !

  • Grroouuiikk1414
    • Posté à 08h05 le 06/12/2011
    • Internaute 170325
       : )

    Parce qu’il est gouverné par un C.. !

  • softangel
    • Posté à 08h41 le 06/12/2011
    • Internaute 34154

    Deja, ce n’est pas que Sapir et Généreux qui proposent l’abrogation de la loi de 1973, il y a aussi Marine Le Pen, Dupont-Aignan, et peut-être même Montebourg, même si j’en suis pas sur.

    Ensuite, c’est votre explication du pourquoi de l’abrogation de cette loi qui est étonnante, pas l’idée de l’abrogation. Comme d’habitude vous nous bassinez avec la soi-disant inflation créée par les banques centrales nationales.

    Il suffit de regarder les chiffres de l’INSEE, pour constater que de 63 à 72 l’inflation est au maximum de 6.5% et qu’elle atteint un pic de 13% après 1973. Je sais que le choc pétrolier est passé par là, mais c’est précisément pour montrer que les évènements exogènes ont de toute façon un impact considérable sur l’inflation, bien plus qu’un gouvernement qui utilise l’impression de monnaie avec parcimonie.

    De surcroit, ce qu’on attend de la BCE aujourd’hui, c’est qu’elle remlisse précisément ce rôle de prêteur en dernier ressort qu’on refuse à la banque de France, en monétisant de la dette privée, mais ça revient au même : on imprime du papier. Sauf que celui-là sera vendu aux marchés et peut-être un peu aux particuliers, mais toujours pour des taux exorbitants et pas de nature à résoudre le problème.

    Tout ce qu’on fait là, c’est se trouver une source pour une nouvelle dette et prolonger la respiration artificielle du système pour 15 ou 20 ans. Après 15 ou 20 ans, la situation sera la même voire pire. Il faudra accepter de bosser jusqu’à 80 ans pour sauver le triple D de la France etc etc.

    De plus, l’Angleterre a sa propre banque centrale. Elle n’a pas hésité à dire aux marchés d’aller se faire mettre si ils pratiquaient des taux comme pour la zone euro. Résultat, les anglais sont mega endettés mais ils se financent à des taux inférieurs aux notres, et il n’y a ni le FMI ni la BCE pour les emmerder.
    Peut-être qu’ils ont de l’inflation, mais leur dette pose pour l’instant moins de problème que la notre, pauvres de nous.

    Enfin la FED imprime aujourd’hui des centaines de milliards en permanence, personne ne lui dit rien à ce que je sache. Je sais bien que Bernanke n’est pas une référence, mais c’est impressionnant de constater la partialité des soi-disant experts, qui ferment allègrement les yeux quand il s’agit de la FED ou de la banque centrale d’Angleterre, mais pas pour la France.

    Les économistes dans votre, genre, monsieur l’auteur on n’en veut plus, vous nous indignez par votre incompétence et votre soumission au tout-marché.

    Dégagez !

  • barbouille
    barbouille
    surfeuse
    • Posté à 09h22 le 06/12/2011
    • Internaute 62861
      surfeuse

    preter à l’ etat. deja que nous payons des impots et des taxes à gogos, qu’eventuellement nous donnons de l’argent à associations caritatives, que notre éventuelle épargne peut etre placée sur des comptes qui sont censé permettre des travaux d’ état, je ne comprends pas bien là.. il se moque de nous, non ? Ca me vient pas à l’idée de donner plus à un panier percé.

    • doudou9174
      doudou9174 répond à barbouille
      conducteur.receveur
      • Posté à 10h03 le 06/12/2011
      • Internaute 140131
        conducteur.receveur

      c’est vrai , et puis la plupart des comptes épagnes ne rapportent rien , une fois
      les taxes sociales et frais de fonctionnement enlevés ( sauf aux banques ) .
      a j’oubliais + l’inflation * truquée * de l’insee .

  • Artenam
    Artenam
    Ecrire avec des sabots c'est (...)
    • Posté à 09h24 le 06/12/2011
    • Internaute 85103
      Ecrire avec des sabots c'est (...)

    Chat échaudé craint l’eau froide... Jean Matouk oublie-t’il, ou préfère-t’il oublier ce qu’il s’est passé avec la généralisation du livret A ? On empoche le pactole et aussitôt on baisse de moitié le taux de rémunération.

    Question de confiance.

  • tonioinparis
    • Posté à 10h48 le 06/12/2011
    • Internaute 64879

    Encours de l’assurance vie en France, 1300 milliards, dont mettons 20% en bons du trésor, ça doit déjà représenter 15% de la dette publique. Les français prêtent déjà à l’état, même s’ils pourraient le faire plus.

  • Homere elmero
    Homere elmero
    communiste primitif
    • Posté à 11h05 le 06/12/2011
    • Internaute 87706
      communiste primitif

    Bon il y en a marre de ces conneries : tout le monde parle d’économie, personne ne donne les chiffres...

    On apprend comme ça qu’il y a 1000 milliards de liquidités déposées par les français dans les banques... ah... bon super, et il est à qui ce pognon ? Il est toujours là ou il est déjà prêté par les banques ?

    Il y en a encore où du pognon ? IL EST OU LE POGNON ? ILEST A QUI, LE POGNON ? et à l’étranger, on en a aussi ?

    Il y en a combien à la Banque de France ? A la BCE ? Dans les caisses des banques françaises ? Déposé en banque par les entreprises françaises , combien ?

    MARRE de cet enfumage, je ne voterai pas tant que j’aurais pas les chiffres clairs et nets... démocratie mon cul ! Il me reste de quoi m’acheter une Kalach... je finirai par savoir.

  • Ermite
    Ermite
    Consultant IT
    • Posté à 11h35 le 06/12/2011
    • Internaute 37758
      Consultant IT

    « Ils seront alors prêts à placer leur épargne dans la dette de leur Etat, qui, il faut toujours le rappeler, a été, alternativement aux impôts, le mode de financement privilégié de notre modèle social. »

    Quel bel enfonçage de portes ouvertes !
    Parce que vous en connaissez un autre de « mode de financement » ?
    Prélèvements ou endettement, hors de cette alternative que voyez vous d’autre ?

    Ah si bien sûr, il y en a une autre possibilité.
    Mais qui n’a rien à voir avec le financement.
    Cette possibilité, d’ailleurs parfaitement mise en œuvre aussi bien par la droite que (moindrement mais quand même) par la gauche, c’est la mise à mort par attrition de ce modèle social dont vous parlez.

    C’est un peu comme pour le budget des ménages salariés.
    Deux solutions : les salaires (et leur augmentation) ou l’endettement.
    Sauf à réduire le niveau de vie (ce qui est impossible parce qu’il FAUT de la consommation, parce qu’il FAUT de la croissance).

    A quoi reconnait-on un « économiste » ?
    A ce qu’il vous balance dans la gueule des « évidences » comme si c’était des révélations !
    Qui plus est ces « évidences » ne sont la plupart du temps que des dogmes plus ou moins libéraux qui sont soit indémontrables soit ont déjà démontré leur inanité.

    Vous voulez les vraies raisons qui expliquent la méfiance des français(es) vis-à-vis d’un éventuel emprunt d’état ?
    Les voici :
    - pour ce qui est des classes supérieures : elles sentent bien désormais qu’elles ont déjà trop épuisé la bête (en lui coupant les vivres sous forme de réductions d’impôts dont elles sont les quasi-uniques bénéficiaires et en lui prêtant - car se sont elles les « marchés » in fine - l’argent ainsi « économisé ») et qu’il n’y a plus rien à en tirer sans risques trop importants.
    - pour ce qui est des classes moyennes : elles en ont marre d’être les dindons de la farce et ne veulent plus financer un état qui les a paupérisées en leur faisant payer les cadeaux faits aux classes supérieures et dont elles n’ont jamais vu la couleur malgré toutes les promesses.
    - pour ce qui est des classes « populaires » : ça fait bien longtemps qu’elles n’ont plus les moyens (les ont-elles jamais eus ?) d’envisager leurs finances au-delà de la simple survie quotidienne.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 11h49 le 06/12/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    De toutes façons, quelle idée d’emprunter de l’argent qu’on devra rembourser plus cher, alors qu’on peut prélever l’impôt et exiger 10% de plusse aux retardataires ?

    Si monsieur Matouk veut bien nous expliquer...

  • jeanpaul80
    jeanpaul80
    enseignant retraité
    • Posté à 12h41 le 06/12/2011
    • Expert 156391
      enseignant retraité

    Il suffit de voir le documentaire sur le couronnement de Bokassa 1er (Planète) pour se rendre compte à quel point, sous Giscard, on a dépensé sans compter l’argent du contribuable pour alimenter la mégalomanie d’un bonhomme complètement dément. Cela a coûté des millions en fêtes, cérémonies grand-guignolesques, sans compter les objets de tout genre, en or massif, sertis de diamants, les voitures, les avions offerts. On a procédé de même pour financer plusieurs dictatures.
    On comprend donc que les Français ne soient pas disposés à faire confiance à un état gaspilleur et qui méprise les plus modestes.

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