Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

La Grande Bretagne et l'Europe : vers quel « grand large » ?

Jean Matouk
Economiste
Publié le 22/12/2011 à 18h14

Tout le monde connait l’apostrophe fameuse de Churchill à de Gaulle, en 1944, bien avant le Marché commun : « Chaque fois qu’il nous faudra choisir entre l’Europe et le grand large, nous choisirons toujours le grand large ». Le « grand large », c’était alors la vision stratégique de Roosevelt face à celle du Général.

Phrase prémonitoire s’agissant de la position qu’allait adopter la Grande Bretagne vis-à-vis de la construction européenne.

Certains historiens y verront une constante depuis la fin de la Guerre de sept ans (1763) qui marqua la suprématie de la Grande Bretagne sur la France : de l’intérieur ou l’extérieur, elle a toujours lutté contre toute intégration de l’Europe continentale… Ce qui nous a ,quand même, bien arrangé quand c’est Hitler qui voulut la réaliser !

Sous la pression des milieux d’affaires britanniques, qui assistaient au développement économique très rapide de la CEE, la Grande Bretagne fut , dans un premier temps, désireuse d’y entrer.

C’est de Gaulle qui, par deux fois, en 1963 puis 1967 s’opposa à cette entrée. Ses raisons sont alors stratégiques. Il estimait qu’elle jouerait le « cheval de Troie » des Etats-Unis.

L’avenir, par exemple la sanglante aventure irakienne, devait lui donner largement raison. Ce n’est qu’en 1970 que le premier ministre Edouard Heath, avec l’accord de Georges Pompidou, engagea des négociations d’adhésion . Elles aboutirent en 1972. Danemark et Irlande adhérèrent en même temps

La bataille britannique contre la PAC

A peine entrée, la Grande Bretagne, manifesta d’abord son hostilité à la seule politique commune, celle de l’agriculture. Margaret Thatcher obtint, en 1984, le fameux « rabais britannique », c’est-à-dire la restitution de la plus grande part des versements de la Grande Bretagne à la CEE.

Un peu plus tard, à Bruges , en 1988, la même devait affirmer que la CEE ne devait être qu’un moyen de réaliser le libre échange. Elle s’opposa fermement à Jacques Delors, alors Président de la Commission, qui œuvrait , lui, à la constitution d’une véritable « fédération » d’Etats-nations » selon sa propre expression.

La politique anti-européenne de la Grande Bretagne

Sous tous ses gouvernements, la Grande Bretagne agit de manière entêtée dans trois directions.

  • D’abord pousser à l’élargissement le plus rapide !
  • Ensuite freiner, de toutes les manières possibles, tout progrès vers une intégration plus poussée. Les deux actions étaient d’ailleurs convergentes : plus les membres de la CEE puis de l’Union européenne ( UE), allaient être nombreux, plus difficile devenait toute négociation , et notamment celles visant à une plus grande intégration.
  • Enfin la Grande Bretagne a milité sans cesse pour une ouverture commerciale de plus en plus rapide, ce qui a conduit d’ailleurs l’Europe, à être beaucoup plus ouverte que tous ses partenaires. Par exemple en matière de marchés publics !

Dans toutes ces directions, on peut dire que la Grande Bretagne a parfaitement réussi. A 27, demain 28 avec la Croatie, l’Union européenne est ingouvernable. Sans même parler de « gouvernement » , elle ne peut avoir aucune politique internationale digne de ce nom.

Le refus de l’euro

En son sein, onze pays, dont la France et l’Allemagne avaient décidé, lors du Traité de Maastricht de 1986, de se doter d’une monnaie unique, l’euro, qui entra en vigueur en 1999.

Tous les autres pays de l’UE à l’époque avaient vocation à y entrer, comme ceux qui adhéreraient dans le futur, pour peu qu’ils satisfassent aux critères du Traité et acceptent le « mécanisme de change » européen, c’est-à-dire un taux de change fixe par rapport à l’euro.

Bien entendu la Grande Bretagne avait refusé dès le départ, ainsi que le Danemark.

Mais, non contents du refus d’adhésion à l’euro, tous les milieux financiers britanniques, banquiers comme journalistes, n’ont cessé de pronostiquer l’échec de cette monnaie unique et, pour les seconds, surtout depuis quelques années, d’opérer contre elle, notamment à travers les titres de dette des pays du sud de la zone euro.

Il a fallu une vraie menace, d’ailleurs pas écartée, d’éclatement de l’euro pour que Français et Allemands se décident à engager, les 8 et 9 décembre dernier, une manœuvre, bien trop timide, de rapprochement budgétaire, une monnaie commune ne pouvant être durable sans un minimum de politique budgétaire commune.

Un nouveau traité intergouvernemental doit être signé en mars, qui inclut la constitutionnalisation d’une « règle d’or budgétaire, un contrôle a priori des budgets des divers Etats et des sanctions en cas de non respect de ces engagements budgétaires.

Le “ grand large ” s’est bien rétréci

David Cameron a tenté de négocier son accord, contre des engagements des autres pays de ne pas entraver le fonctionnement de la City. Notamment par la fameuse taxe sur les transactions financières !

Contrairement à l’habitude, Français et Allemands sont restés fermes devant les Anglais. Cameron a donc, de nouveau, choisi le “ grand large ”. Tout en menaçant, du fait du maintien de la Grande Bretagne dans l’UE, de s’opposer à ce que la Commission et la Cour de justice européenne jouent les rôles budgétaires que le nouveau Traité prévoira. Affaire à suivre !

Mais la position de Cameron, applaudie par les plus eurosceptiques des Britanniques, n’a pas fait l’unanimité dans le pays. C’est que le “ grand large ” ne signifie plus grand-chose pour la Grande Bretagne.

Si elle défend sa City, c’est parce que, comme celle de la France, son industrie a fortement maigri (13% du PIB dans les deux pays) et que le poids des activités financières dans le PIB anglais est, de ce fait, très élevé.

Autrefois , le “ grand large ” c’était la City elle-même dont les banques finançaient le monde entier. Si vous vendiez des marchandises dans presque n’importe quel pays du monde, une banque anglaise pouvait vous éclairer sur la solvabilité de l’acheteur, voire escompter la traite que vous tiriez sur lui.

Aujourd’hui, la City est une très grosse machine à marchés, mais le monde n’est plus son royaume. D’autres centres financiers sont nés, ne serait-ce que New york , bien sûr, Frankfort en Europe, Singapour, Shanghai, Tokyo…..

Si la Grande Bretagne quittait l’UE, sous prétexte que ses autres membres souhaitent en faire autre chose qu’un “ grand marché ”, ouvert à tous vents, elle serait largement perdante, ne pouvant plus retrouver ailleurs les débouchés que lui offrent aujourd’hui les 26 autres pays. Le grand large, pour la Grande Bretagne, est aujourd’hui singulièrement étroit. Victoria est morte depuis 110 ans.

MERCI RIVERAINS ! Lem87
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  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 18h26 le 22/12/2011
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    encore du matouk ! ! ! on est gatés aujourdh’ui

    le problème n’est pas qu’economique . Cameron a ouvert la boite à pandore. Pour des raisons divers les britanniques ne sont pas (plus) tres europhiles. Le difficile pour le royaume uni ne sera pas de « reintégré » l’europe mais plutot de ne pas partir completement, tant l’opinion publique brit pense pouvoir vivre en dehors de l’europe
    on les regettera pas trop....

  • Nain Glumeux
    Nain Glumeux
    Touriste
    • Posté à 19h09 le 22/12/2011
    • Internaute 148099
      Touriste

    Assez peu charitablement en cette période de Noël, j’avoue m’être délecté à la lecture de cet article. Tout ce qui fait la fourberie séculaire de l’infâme Briton y est détaillé, depuis la catastrophique (pour la France) guerre de 7 ans et le non moins catastrophique traité de Paris qui suivit, jusqu’au travail de sape constant de la construction européenne.

    Cela étant Il faut tout de même reconnaître sinon sportivement du moins lucidement sa défaite, la France n’a jamais eu, ou ne s’est jamais vraiment donné les moyens de contrer les Anglais.

    Les Anglais avaient un but : le commerce et toute leur politique extérieure, pour aboutie et sophistiquée qu’elle fût peut se résumer à ceci, protéger leurs voies commerciales par tous les moyens.
    Le meilleur étant de faire se battre les continentaux entre eux, ce que ces derniers faisaient avec beaucoup de bonne volonté et d’application, laissant les Anglais libres d’étendre leur empire colonial.

    Face à ça la France n’a jamais eu à leur opposer que des politiques lunatiques variant au gré des intérêts changeants, sinon contradictoires de rois plus ou moins avisés quand ils n’étaient pas notoirement idiots et plus obsédés de gloriole à court terme et de victoires sans lendemain, que de politique économique à long terme.

    Si les Anglais étaient beaux joueurs ce qu’ils ne sont pas, malgré des légendes aussi tenaces que fausses, ils érigeraient une statue en hommage à Napoléon, ils lui doivent l’essor de la Navy et la suprématie navale qui fut la leur pendant plus d’un siècle.

    Mais comme ce sont malgré tout nos amis, du moins c’est ce qu’on dit, vengons nous d’un peu de schadenfreude, c’est mesquin mais ça défoule.
    Le grand large américain s’est considérablement rétréci et la « special relationship » avec les US dont ils étaient si fiers n’est plus ce qu’elle était.
    Et pour cause, Obama n’est pas un anglophile plus ou moins descendant des passagers du Mayflower. L’Europe est le dernier de ses soucis, pour les US désormais tout se joue entre Pacifique et Chine, seul pays à pouvoir contester leur suprématie. A côté de ça les éternelles petites bisbilles européennes qu’il ne cherche même pas à comprendre c’est de la petite
    bière.
    Les Anglais sont les seuls à ne pas savoir que sans l’Europe ils ne sont plus grand-chose mais il semblerait que chez eux l’insularité soit une forme de névrose.
    Allez sans rancune Messieurs les Anglais et « Gode save the Gouine » .

    • Grandloup74
      • Posté à 22h03 le 22/12/2011
      • Internaute 34650

      D’accord à ceci près que les Anglais qui ont tant nui à l’unité européenne et à la France donc à nous, ne peuvent être nos amis. Espérons que les dirigeants de la CEE saurons rattraper le temps perdu et voir que leur intérêt est de construire la véritable Europe (continentale et donc eurasiatique) sans perdre de temps à satisfaire les désirs saboteurs des puissances qui se définissent comme « maritimes » et opposées aux intérêts des premières. Si on ne sait pas se tourner vers la Russie, la Chine et l’Inde à temps, on se retrouvera les derniers de la classe.

      • Nain Glumeux
        Nain Glumeux répond à Grandloup74
        Touriste
        • Posté à 11h01 le 23/12/2011
        • Internaute 148099
          Touriste

        D’accord à ceci près que les Anglais qui ont tant nui à l’unité européenne et à la France donc à nous, ne peuvent être nos amis

        Disons qu’ils sont le genre d’amis qui font que l’on n’a pas besoin d’ennemis.
        Pour le reste malheureusement il est à craindre que les Anglais aient déjà atteint leur but qui était de rendre l’Europe ingouvernable..
        L’idéal serait que les Anglais sortent d’eux-mêmes de l’Europe mais ça il ne faut pas le rêver. Il leur est plus facile de nuire de l’intérieur.

    • Jean Matouk
      Jean Matouk répond à Nain Glumeux
      Economiste
      • Posté à 15h53 le 24/12/2011
      • Internaute 1101
        Economiste

      Entendons nous bien
      Je regrette profondément l’attitude anglaise , car comme je l’ai glissé dans le texte, je n’oublie pas que sans eux, l’avenir de l’Europe en 1940 était bien sombre. Le poison était dans notre pays même.... et il en reste des relents.... Sur ce point là, celui de la démocratie interne, les anglais sont nos maîtres. De plus ils auraient pu être très utiles à une Europe intégré et le pourraient encore s’ils changeaient de posture.
      Mais je pense que les grands hommes de guerre, comme de Gaulle chez nous, Churchill là-bas , laissent dans leur héritage idéologique des legs qui, avec le temps, deviennent obsolescents. Churchill avait raison en 1944, prévoyant la guerre froide, et, de Gaulle , d’ailleurs,, tout sourcilleux qu’il ait été sur l’indépendance, le savait aussi ( voir l’épisode des fusées de Cuba). Mais aujourd’hui, les anglais ne peuvent rester seuls. Ils le savent d’ailleurs, mais politiquement, si Cameron ne se trompe pas, le rappel de l’Angleterre victorienne semble encore payant...
      Joyeux Noël

      • Nain Glumeux
        Nain Glumeux répond à Jean Matouk
        Touriste
        • Posté à 18h11 le 24/12/2011
        • Internaute 148099
          Touriste

        Entendons nous bien

        Mais je vous ai entendu. On peut ne pas aimer les Anglais, c’est mon cas pour toutes les raisons que vous avancez, cela n’empêche pas de les admirer en tant que nation, c’est aussi mon cas et je sais parfaitement ce que l’Europe de 39-45 leur doit.

        Cela étant, il ne faut pas se faire d’illusions l’Angleterre est éternelle, et d’une certaine façon c’est à porter à son crédit. Ce qu’elle faisait par la guerre autrefois elle le fait par d’autres moyens aujourd’hui avec autant de « réussite » que par le passé.
        On lui doit le naufrage de la construction européenne. Je trouve que ça fait beaucoup (pour faire court).
        Joyeux Noël.

  • Couscous_Delight
    • Posté à 19h15 le 22/12/2011
    • Internaute 27699

    Bref, on s’est fait baiser par les anglais.

    • Nain Glumeux
      Nain Glumeux répond à Couscous_Delight
      Touriste
      • Posté à 19h42 le 22/12/2011
      • Internaute 148099
        Touriste

      Bref, on s’est fait baiser par les anglais.

      On peut le dire ainsi mais consolez-vous ça fait en (très) gros 800 ans que ça dure.

    • pablico
      pablico répond à Couscous_Delight
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 00h40 le 23/12/2011
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      on les laisse toujours tirer les premiers. ils ont l’habitude

  • zorbeck
    • Posté à 21h12 le 22/12/2011
    • Internaute 9110

    Tres bien vu, je souscris entierement a cet article.

    Ce n’était peut-etre pas explicitement voulu, mais l’auto-exclusion de l’Angleterre par Cameron, pour la raison explicite de protéger la City contre toute tentative de régulation (dont la fameuse taxe Tobin défendue par Schaueble, le ministre allemand de l’economie, à laquelle Sarko a fini par se rallier) est ce qu’on pouvait rever de mieux pour l’Europe.

    C’est dommage que ce soit en temps de crise que l’Europe progresse, dommage aussi que ce soit par une exclusion meme si elle est voulue par ceux qui s’excluent, mais je crois que c’est vraiment un espoir pour l’economie reelle car c’est indeniablement un frein à la financiarisation de l’economie voulue outre Manche, ce n’est peut-etre pas assez dit dans l’article.

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 22h04 le 22/12/2011
    • Internaute 81504
      sociopathe

    > Si la Grande Bretagne quittait l’UE, sous prétexte que ses autres membres
    > souhaitent en faire autre chose qu’un « grand marché », ouvert à tous vents,
    > elle serait largement perdante, ne pouvant plus retrouver ailleurs les
    > débouchés que lui offrent aujourd’hui les 26 autres pays.

    C’est une blague ? L’UE est justement ouverte a tous les vents. Est ce que la Chine a du mal a trouver des debouches en Europe sous pretexte qu’elle n’est pas membre de l’UE ?

    Si la GB quittait l’union, elle continuerait a commercer avec les autres etats membres. Les petites fees du libres echangisme (Lamy, Strauss Kahn, ...) s’en sont assurees.

  • Ermite
    Ermite
    Consultant IT
    • Posté à 10h14 le 23/12/2011
    • Internaute 37758
      Consultant IT

    Le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne...
    Et même les anglais, les français, les allemands...
    En voilà des termes bien incongrus dans un tel discours.
    Il faudrait plutôt parler respectivement de l’oligarchie anglaise actuellement au pouvoir, de l’oligarchie française actuellement au pouvoir, de l’oligarchie allemande actuellement au pouvoir et donc de manière plus générale de l’oligarchie européenne actuellement au pouvoir.
    Aucun des peuples de ces trois pays (pour ne parler que de ceux-là mais c’est extensible à tous les autres pays européens) n’a la moindre prise réelle sur ces petites guerres politico-économiques. Ils ne font qu’en subir quotidiennement les conséquences.
    Leur seule responsabilité est qu’ils acceptent justement de subir ! ! !

    • arengoa
      arengoa répond à Ermite
      étudiant
      • Posté à 11h26 le 23/12/2011
      • Internaute 103701
        étudiant

      Je suis en partie d’accord, en ce sens que les peuples ont peu d’accès direct à la « grande » stratégie politique de leur Etat (celle qui varie le moins sous les différents gouvernements). Mais puisqu’ils vivent largement des retombées qu’elle génère (pour les anglais c’est la finance, secteur qui brasse de l’argent et donc des emplois), la majorité d’entre eux n’ont pas d’intérêt à exiger un changement de politique, ce qui en fait une acceptation tacite, pas uniquement subie donc.

  • youngtree
    youngtree
    J'ai rien fait
    • Posté à 12h12 le 23/12/2011
    • Internaute 46374
      J'ai rien fait

    @ Jean Matouk :

    « Mais, non contents du refus d’adhésion à l’euro, tous les milieux financiers britanniques, banquiers comme journalistes, n’ont cessé de pronostiquer l’échec de cette monnaie unique et, pour les seconds, surtout depuis quelques années, d’opérer contre elle, notamment à travers les titres de dette des pays du sud de la zone euro. »

    Il s’agit des premiers du coup ... enfin il me semble. C’est un détail je sais !

  • alankin
    alankin
    peu importe
    • Posté à 12h58 le 23/12/2011
    • Internaute 140809
      peu importe

    maastricht non pas en 1986 mais le 7/02/92, hein....
    par ailleurs, les anglais sont pragmatiques : à voir l’Europe telle qu’elle est, ça ne donne pas envie d’y aller, ou de céder à n’importe quelle ânerie, telle la dernière règle d’or...pas de rôle pour la BCE est rédhibitoire. une Allemagne qui pense que l’Euro est sa monnaie, etc etc, tout cela nous amène à la faillite... en 2010 j’avais un peu d’espoir pour l’Europe, aujourd’hui c’est foutu.

  • jino83
    jino83
    citoyen curieux
    • Posté à 14h21 le 23/12/2011
    • Internaute 159282
      citoyen curieux

    Une chose qu’ont a peut être tendance a oublier trop facilement , l’Angleterre c’est pas le royaume uni .
    Et l’Ecosse comme le pays de galles , ils en pensent quoi de la City de Londres qui les enferment d’office pour les intérêts de la finance anglaise ?
    Et si leur prend la mouche de pas vouloir ce laisser enfermer avec les anglais , ce passe quoi ? Le royaume unis ce dissout ? Ce serait marrant pour eux qui voulaient voir l’Europe ce dissoudre.

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 15h07 le 23/12/2011
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    La politique anti-européenne de la Grande Bretagne

    Je vais le faire à la Sarko : cassez vous pauvres cons.......

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 15h13 le 23/12/2011
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    La Grande Bretagne et l’Europe : vers quel « grand large » ?

    Les anglais veulent les avantages sans les inconvénients, ils veulent bien le pognon de l’Europe mais sans débourser quoi que ce soit et surtout sans y participer, mais qu’on les giclent, ce sont des pique-assiettes, des parasites, ils n’ont cas pleurer vers Obama pour être la dernière étoile du drapeau américain .........

  • servianes
    servianes
    ome d'óc
    • Posté à 16h55 le 23/12/2011
    • Internaute 99498
      ome d'óc

    Court et efficace !
    Celà fait 48 ans qu’ils sont là, celà fait quarante sept ans onze mois et 29 jours qu’ils auraient du dégager.

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