Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

SeaFrance : une fois de plus, la Scop est proposée trop tard

Jean Matouk
Economiste
Publié le 06/01/2012 à 16h27

Des employés de SeaFrance devant le tribunal de commerce à Paris, le 3 janvier 2011 (Gonzalo Fuentes/Reuters)

Les Scop, sociétés coopératives ouvrières de production, sont à la une de l’actualité avec l’affaire SeaFrance, compagnie à deux doigts du naufrage. Nicolas Sarkozy, bien dans sa faconde, en a fait un petit « moment » de campagne en proposant que les salariés de SeaFrance utilisent leur prime de licenciement, éventuellement améliorée, pour constituer les fonds propres d’une Scop qui reprendrait l’exploitation.

Une institution économique séduisante

Comment ne pas se réjouir de voir une institution coopérative ainsi mise en exergue ? La Scop est très certainement plus apte que l’entreprise capitaliste à naviguer par gros temps.

Le principe démocratique un homme = une voix, la délibération régulière sur la stratégie, l’obligation de mise en réserve d’une part importante des résultats (43% en pratique) et la distribution strictement égalitaire, du solde de ceux-ci, en général avec une hiérarchie des salaires bien plus réduite que dans les grandes entreprises, la rendent capable de supporter de gros aléas économiques. On compte aujourd’hui en France environ 2 000 Scop avec 40 000 salariés, dont une large majorité de coopérateurs.

La mal aimée du « monde “économique

Les banquiers se méfient de cette institution qui n’a pas de ‘chef’ au sens total du terme, un chef sur les biens duquel, notamment, on peut prendre des gages, en sus de l’entreprise elle-même. Le patronat n’apprécie pas du tout la ‘démocratie’ de fonctionnement qui, pour lui, est source de désordre social – l’actionnariat capitaliste seul garantissant l’ordre.

Les plus anciens se souviennent de l’histoire des LIP (1973), les ouvriers de cette société horlogère qui ne se sont jamais constitués en Scop, mais chez lesquels se développait un dialogue proche de la démocratie. Malgré la présence d’un vrai ‘grand patron’, en la personne de Claude Neuschwander, dès que l’affaire sembla mieux engagée, dans la crainte que ce soit un mauvais exemple pour d’autres entreprises déjà soumises au début de la mondialisation, les commandes publiques (tableaux de bord de Renault) et les financements furent brutalement coupés.

Les syndicats eux-mêmes, notamment la CGT, pour des raisons idéologiques, ont longtemps été réticents, comme le PC.

Fille de la nécessité

Quant aux tribunaux de commerce, ils sont tout aussi hésitants à accepter les plans de continuation sous cette forme. Et on peut les comprendre, car, de fait, la Scop est souvent proposée en dernier recours pour des entreprises en dépôt de bilan sans repreneur, ou même en liquidation. Dès lors, à elle seule, l’institution ne peut pas faire de miracle.

C’est le cas dans l’affaire SeaFrance. La CFDT de l’entreprise a monté un projet de Scop en novembre, quand la liquidation était déjà évoquée, et a refusé une dernière offre de reprise par un tandem formé par Louis Dreyfus Armateurs et la compagnie danoise DSFD, parce qu’elle entraînait plus de 200 licenciements.

Contre toute attente, et revenant sur l’appréciation très négative de son ministre Mariani, qui avait traité la CFDT de ‘jusqu’au-boutiste’ et ‘suicidaire’, Nicolas Sarkozy a fait sa proposition. Mais dans un marché en baisse durable du fait du tunnel sous la manche, et très concurrentiel, la poursuite d’activité est très aléatoire, du moins avec de telles charges de personnel. De plus, la Scop devrait s’endetter pour racheter les quatre bateaux, ce que le tribunal de commerce devrait exiger pour la sauvegarde des créances.

Les salariés savent tout cela. Pourquoi risqueraient-ils de perdre définitivement leurs indemnités de licenciement ?

Une proposition tirée par le cheveux

La seule solution, avec cette Scop, serait que chacun des salariés reçoive un prêt d’honneur, par une ou plusieurs institutions financières, à intérêt ultra-faible ou nul, et en investisse le montant dans la Scop en bloquant par exemple une partie de sa prime de licenciement dans un compte à l’institution prêteuse, mais sans s’en départir. Puis une autre institution achèterait les navires et en ferait une location-vente au prix du marché à la Scop.

L’Etat ne peut pas verser de subvention. Les concurrents attaqueraient, avec certitude de succès, la décision devant la justice européenne pour concurrence déloyale. Une collectivité locale pourrait souscrire une augmentation de capital de la Scop, qui deviendrait alors une Scic, mais il est possible que cet apport aussi soit attaqué en justice. Cette solution est évidemment très problématique.

Une fois de plus, la Scop n’aura été évoquée que dans les conditions où elle n’est pratiquement pas viable. Pourtant, encore une fois, en ces périodes difficiles, nombre de PME seraient bien plus assurées de survivre si elles avaient déjà adopté la forme Scop.

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  • OEUF
    OEUF
    étudiant
    • Posté à 16h53 le 06/01/2012
    • Internaute 139068
      étudiant

    la SCOP est un outil formidable mais que peut elle faire face à une concurrence faussée (dumping social et fiscal) si l’état n’équilibre pas les règles du jeu économique ?
    cette SCOP comme d’autres subira jusqu’à travailler « à la chinoise » ou mourir !

    • Lionel06
      Lionel06 répond à OEUF
      Minoritophile et alter-natif
      • Posté à 18h06 le 06/01/2012
      • Internaute 30683
        Minoritophile et alter-natif

      Jour à marquer d’une pierre blanche : le premier commentaire (presque) intelligent de l’œuf.

      • Edward Silverhands
        Edward Silverhands répond à Lionel06
        Annihilateur de doutes, (...)
        • Posté à 18h51 le 06/01/2012
        • 177780
          Annihilateur de doutes, (...)

        Je sais pas quoi vous dire, si ce n’est que .., les SCOP ça peut être un bon truc, c’est sûr, tant qu’ils font pas faillite ensuite ...

        D’ailleurs, Lien bon le « d’ailleurs » sous entendant un pseudo lien, je devrais éviter, certes, cela dit, en fait, si, le lien existe.

         
        • Pas lolo
          Pas lolo répond à Edward Silverhands
          fasciné
          • Posté à 19h18 le 06/01/2012
          • Internaute 29635
            fasciné

          Honnêtement, ça te ramène du monde tes com creux ?
          Tu vends quoi exactement, des nike ou des liens vers des comparateurs d’assurances ?

        1 autres commentaires
    • Sixpatte-
      Sixpatte- répond à OEUF
      Sur Mars
      • Posté à 01h16 le 07/01/2012
      • Internaute 77583
        Sur Mars

      J’en ai presque pleuré...vous vous améliorez dans la com.

  • la choukette
    la choukette
    libre penseur si possible
    • Posté à 17h14 le 06/01/2012
    • Internaute 90914
      libre penseur si possible

    « Les banquiers se méfient de cette institution qui n’a pas de “chef’ au sens total du terme, un chef sur les biens duquel, notamment, on peut prendre des gages, en sus de l’entreprise elle-même. Le patronat n’apprécie pas du tout la ‘démocratie’ de fonctionnement qui, pour lui, est source de désordre social – l’actionnariat capitaliste seul garantissant l’ordre.

    Les plus anciens se souviennent de l’histoire des LIP (1973), les ouvriers de cette société horlogère qui ne se sont jamais constitués en Scop, mais chez lesquels se développait un dialogue proche de la démocratie. Malgré la présence d’un vrai grand patron’, en la personne de Claude Neuschwander, dès que l’affaire sembla mieux engagée, dans la crainte que ce soit un mauvais exemple pour d’autres entreprises déjà soumises au début de la mondialisation, les commandes publiques (tableaux de bord de Renault) et les financements furent brutalement coupés.

    Les syndicats eux-mêmes, notamment la CGT, pour des raisons idéologiques, ont longtemps été réticents, comme le PC.’

    ce seul paragraphe démontre à lui seul que la SCOP est la seule solution viable pour la majorité d’entre nous

    il démontre également la nocivité des systèmes hiérarchiques pyramidaux et le caractère parasitaire du ‘chef’ (qu’il soit de gauche ou de droite)

    que l’ensemble de nos institutions (banques, grandes entreprise de type SA , syndicats et états) n’y soient pas favorables ne fait que le confirmer un peu plus.

    Imaginez les SCOP comme autant de contre pouvoirs citoyens contre le fascisme étatique et financier.

    vous serez citoyens avec un réel pouvoir économique. citoyens responsables de leurs revenus et de leur outil de travail

    et non citoyens a qui on imposera un service minimum quand sera venu le temps de faire la grève.

    aussi ne laissez pas non plus la classe politique instrumentaliser ce qui pourrait être un succès en échec cuisant.

    l’état ne vous aidera certainement pas, les médias non plus et encore moins les syndicats.

    ce modèle est nocif pour nos maîtres car il est la voie qui mène à la liberté.

    une voie qui empêche les parasites de prospérer sur le dos des honnêtes gens.

    • karlM
      karlM répond à la choukette
      Précaire
      • Posté à 17h33 le 06/01/2012
      • Internaute 21378
        Précaire

      nos maîtres ont d’ailleurs enlevé récemment le mot « Ouvrière » comme l’écrit Matouk
      une scop c’est une Société COopérative de Production

      • la choukette
        la choukette répond à karlM
        libre penseur si possible
        • Posté à 17h58 le 06/01/2012
        • Internaute 90914
          libre penseur si possible

        pas faux

        j’avais moi même zappé ce truc issus d’une période (la commune) que nos livres d’histoire ont finis par censurer

  • Alt-Z
    Alt-Z
    Poule mouillée
    • Posté à 17h21 le 06/01/2012
    • Internaute 34267
      Poule mouillée

    La Scop c’est très bien. Mais par « gros temps », cela a aussi ses faiblesses. Pour faire court : même si tous les autres se démènent, il suffit d’un coopérateur de mauvaise volonté pour couler la boîte.

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 17h24 le 06/01/2012
    • Internaute 64790
      dilettante

    La SCOP est effectivement un très bon outil !
    Sans doute une piste pour les actionnaires de cette SCOP qui devraient être amenés à faire un investissement : à supposer que ces gens soient titulaires d’un ou plusieurs contrats de crédit à la consommation, il pourront se faire rembourser par les banques les intérêts versés. Ce qui peut constituer un apport non négligeable !
    voir ici : Lien

    • Salam Halec
      Salam Halec répond à Philippe Leclercq
      Plumitif
      • Posté à 18h19 le 06/01/2012
      • 178452
        Plumitif

      Pourquoi les banques ne sont pas très friandes de ce système « SCOP » ?
      Il y a dans l’exposé de @la choukette la réponse.

      << on ne prête qu’aux riches ! >> déclame un dicton populaire.

      Ben oui c’est l’éternel nerf de la guerre, tant qu’un banquier sait qu’il pourra plumer le malheureux chef d’entreprise qui n’aura pas pris la précaution de mettre ses bien à l’abri, il suivra l’entrepreneur jusqu’à un certain niveau avec plus de fidélité qu’à condition que celui-ci à accepté de cautionner sur ses biens propres.

      Dans le cas présent la proposition était saine mais comportait des risques que les salariés n’ont pas voulu prendre, c’est leur droit.
      Mais c’est pas plus à l’État de prendre le risque à leur place.

      Il y a eu des cas ou ce système a fonctionné, mais faudrait-il connaître le degré d’endettement et le passif de cette société pour mieux en juger.
      Et le syndicat dans tout ça, quel aurait été son attitude face aux nombreux soucis de gestion que rencontre une entreprise de cette taille ?
      Sont-ils toujours capables d’avoir des réactions en adéquation avec les réalités du marché et de la concurrence ?

  • Monard
    • Posté à 17h45 le 06/01/2012
    • Internaute 19095

    Oui, mais en ce qui me concerne je trouve que cette histoire sent de plus en plus le roussi .

    Je doute qu’une scop soit la meilleure solution pour pérenniser une entreprise de transport maritime : trop complexe, trop de paramètres à gérer , trop de risques .

    Assurances , entretien des navires, fuel, clientèles ,cotisations , taxes....
    Faut être balaise pour s’engager là dedans et engager ses économies ...
    Il faut avoir les reins solides et non le couteau sous la gorge ...

    Quant à ce repreneur norvégien je crains que ce qui l’intéresse ce soit de mettre la main sur les bateaux , coté Baltique .

    Peut être que la solution est effectivement de créer une scop mais dans un domaine différent , plus maîtrisable .

  • Sakae Osugi
    Sakae Osugi
    abstentionniste réfractaire
    • Posté à 17h50 le 06/01/2012
    • Internaute 101522
      abstentionniste réfractaire

    le principe de la scop est bon,l mais réinvestir des primes de licenciement sans être propriétaires de l’outil de travail relève de la grosse arnaque...pas étonnant vu d’ou vient la proposition...

  • Dounia M
    Dounia M
    Active
    • Posté à 18h03 le 06/01/2012
    • Internaute 119405
      Active

    SeaFrance : petites magouilles...

    • Kolyse
      Kolyse répond à Dounia M
      psy
      • Posté à 07h16 le 07/01/2012
      • Internaute 124863
        psy

      Très intéressant mais j’ai l’impression que le non dit reste entier.

      Ce que je comprends c’est que cette petite compagnie en fait est la propriété de la CFDT SeaFrance avec une réelle dérive mafieuse. Sur les 800 employés combien ont-ils eu vraiment du travail (employés à rien faire), combien étaient-ils vraiment compétents pour le job (recrutement arbitraire par syndicat). Les patrons du syndicats Sea France défendent semble-t-il avant tout leurs propres intérêts. L’état, la SNCF et Sea France semblent leur vache à lait ! Si par exemple un responsable du syndicat Sea France a fait recruter ses enfants, ses frères et soeurs et leurs enfants (disons 20 employés de la même famille proche), c’est un vrai pactole pour cette famille : 20 x 60 000 euros = 1 200 000 euros ! Un vrai scandale que les Présidents de l’Etat, de la SNCF et le DG de SeaFrance ne dénoncent pas.

    • Salam Halec
      Salam Halec répond à Dounia M
      Plumitif
      • Posté à 07h54 le 07/01/2012
      • 178452
        Plumitif

      Ce qui est dit dans cette vidéo est-il vérifiable ?
      Si tel est le cas, laissons les syndicats le nez dans leur caca et rendre les comptes qu’ils doivent à la justice.
      Mais là encore peut-être constaterons nous que la poignée de coupables ayant organisé leur insolvabilité échapperont à toutes sanctions, et des centaines de salariés non coupables auront perdus leur emploi à cause d’une bande d’escrocs.

      Comme quoi il serait grand temps d’autoriser et d’aider tout responsable politique de mettre directement sans l’intermédiaire de la cour des comptes le nez dans les petites affaires des syndicats quand il s’agit d’entreprises de ce type.
      Mais voilà le problème est qu’à gauche surtout, une telle initiative ne peut devenir « tendance ».
      Voilà une bonne question à poser à Hollande, Mélanchon, Besancenot et Cie.....

  • Jaberwookie
    Jaberwookie
    Etudiant
    • Posté à 18h08 le 06/01/2012
    • Internaute 136217
      Etudiant

    Un jour, laissera-t-on enfin les entreprises mourir en paix, sans les soutenir avec l’argent public pour de basses visées électorales ?

  • Pas lolo
    Pas lolo
    fasciné
    • Posté à 19h15 le 06/01/2012
    • Internaute 29635
      fasciné

    Ce n’est pas le principe des scop qui est en question dans cette histoire.
    Ca marche d’autant mieux pour des boites qui font des benefs mais promises à fermeture parce qu’elles plombent le 12% de ROE du groupe. Je pense forcément aux petits Lu ou à la filiale de Nestlé qui faisait du chocolat en poudre.

    Le cas Seafrance est une véritable caricature de ce que la cogestion peut donner de pire.
    On va probablement rentrer dans le volet pénal de l’affaire.

    Un truc intéressant :
    Le foot, une passion...

    EDIT : Pourquoi certains ont leur avatar et pas...MOI ! ! ! ! ! ! ! ! !

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 19h27 le 06/01/2012
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    on dirait que personne ne sait plus, qui ? quoi ? comment ?

    quand mème 853 salarié(es) sans compter les emplois indirects

  • cortomalto
    cortomalto
    montaigneux
    • Posté à 21h56 le 06/01/2012
    • Internaute 39811
      montaigneux

    Une scop dans le transport maritime je n’y crois pas,un bateau n’est pas éternel il faudra bien les remplacer un jour ça sera très cher .Effectivement c’est très risque avec la concurrence du tunnel sous la manche ,je me disais qu’il vaudrait peut être mieux de changer de mer et assurer des traversées en méditerranéenne (sans compter les déménagements que cela implique).

    Il y a des scop qui réussissent très bien en isere.
    pour info il y existe un dvd sur l’histoire de la scop Lip,le gouvernement de l’époque a saborde cette belle aventure

  • Kolyse
    Kolyse
    psy
    • Posté à 06h45 le 07/01/2012
    • Internaute 124863
      psy

    Je n’y connais pas grand chose, mais visiblement Sea France appartient à un syndicat (CFDT seafrance) en pleine dérive mafieuse depuis très longtemps ! Il semblerait que les employés sont « en dette » envers le syndicat : ils sont tous dans le même bateau et la parole n’est pas libre (autrement représailles violentes) ! Les véritables clients restent à quai. C’est un scandale absolu cette affaire. ça fait penser au scandale du CE de la RATP.

  • Caniveau89
    • Posté à 09h04 le 07/01/2012
    • Internaute 26147

    Les petits retraités qui ne peuvent se chauffer l’hiver,
    les chômeurs sans indemnités,
    les jeunes qui errent dans des stages esclavagistes pour des pourboires,
    les ayant droit des restos du coeur,
    les sans-abri et tous les mal logés,
    bref, les plus de 8 000 000 de pauvres vivant en France
    ...
    apprécieront certainement le soutien langoureux de la gauche bobo au projet de SCOP CFDT : des gens qui ont tout fait pour saborder leur entreprise (cf rapport rendu public sur le fonctionnement et les pratiques ahurissantes de la CFDT, qui seraient responsables de violences et de pressions inacceptables sur les non syndiqués, qui ont refusé ave véhémence de regarder les propositions de reprise comme celle de l’armateur Louis Dreyfus qui garantissait 500/600 emplois et 5 ans d’activité, qui ont demandé qu’on leur donne l’entreprise... mais sans oublier leurs indemnités à hauteur de 50 000 000 d’euros et en supportant le risque financier à leur place !

    Moi, je trouve que lorsque que l’on prétend être de gauche, on doit prendre ses distances avec ce qui ressemble à un immense gachis destructeur de valeur, extrèmement couteux pour la société, et devant bénéficier au mieux à 880 personnes en partie responsables de leur sort.
    Il y a peut être de meilleures causes à défendre et à améliorer parmi 8 millions de pauvres, non ?

  • JChD
    JChD
    Employé
    • Posté à 11h11 le 07/01/2012
    • 178721
      Employé

    Enfin il est temps de mettre certains devant leurs responsabilités ! Depuis des années tout a été fait pour saborder la compagnie Seafrance afin s’assurer des conditions de travail et de salaires exceptionnelles

    Que l’on nous explique aussi pourquoi il était facile de trouver des parfums à moitié prix et des cigarettes à 2 € le paquet en dessous du comptoir de certains bars à Calais. Des palettes entières destinées aux navires ont remplis beaucoup de coffres de voitures…. !
    Donc un grand nombre de Calaisiens en a bien profité et maintenant ils voudraient nous faire pleurer ? ? ?

    Un autre exemple parmi tant d’autres , l’année dernière à pâques, Seafrance a perdu des millions d’euros sur le plus gros weekend end en terme de CA, suite à une grève lors de l’éruption du volcan Islandais, alors que les concurrents, tournaient à plein régime pour palier à l’arrêt du trafic aérien, les employés de Seafrance refusaient d’augmenter les rotations de ferry… ! des exemples comme cela il y en a eu par dizaines ses dernières années, sans parler de la mainmise de la Cfdt sur les embauches (avec toutes les dérives que cela a amené) sans oublier bien sûr les caisses noires des boutiques à bord des navires. Alors que le trafic transmanche est en constante augmentation, il y avait bien la place pour une seconde compagnie de ferry.

    Halte au renflouement perpétuel de ce Titanic par l’état via la SNCF !

  • JChD
    JChD
    Employé
    • Posté à 11h12 le 07/01/2012
    • 178721
      Employé

    Enfin il est temps de mettre certains devant leurs responsabilités ! Depuis des années tout a été fait pour saborder la compagnie Seafrance afin s’assurer des conditions de travail et de salaires exceptionnelles

    Que l’on nous explique aussi pourquoi il était facile de trouver des parfums à moitié prix et des cigarettes à 2 € le paquet en dessous du comptoir de certains bars à Calais. Des palettes entières destinées aux navires ont remplis beaucoup de coffres de voitures…. !
    Donc un grand nombre de Calaisiens en a bien profité et maintenant ils voudraient nous faire pleurer ? ? ?

    Un autre exemple parmi tant d’autres , l’année dernière à pâques, Seafrance a perdu des millions d’euros sur le plus gros weekend end en terme de CA, suite à une grève lors de l’éruption du volcan Islandais, alors que les concurrents, tournaient à plein régime pour palier à l’arrêt du trafic aérien, les employés de Seafrance refusaient d’augmenter les rotations de ferry… ! des exemples comme cela il y en a eu par dizaines ses dernières années, sans parler de la mainmise de la Cfdt sur les embauches (avec toutes les dérives que cela a amené) sans oublier bien sûr les caisses noires des boutiques à bord des navires. Alors que le trafic transmanche est en constante augmentation, il y avait bien la place pour une seconde compagnie de ferry.

    Halte au renflouement perpétuel de ce Titanic par l’état via la SNCF !

  • poppynho
    poppynho
    on tour
    • Posté à 11h54 le 07/01/2012
    • Internaute 87934
      on tour

    Je travaille dans un organisme qui ne finance que des SCOP. Quelques remarques par rapport à certains commentaires :
    - ce ne sont pas nos maîtres qui ont décidé de supprimer le terme « ouvrier » de l’acronyme SCOP, mais la Confédération Générale des SCOP dans le but de redynamiser et surtout rajeunir l’image des SCOP en général (non ce n’est pas de la pub je ne travaille pas là-bas !)
    - le fait que SEAFRANCE opère dans le domaine maritime n’a strictement aucun rapport avec la difficulté de montage de l’opération en SCOP, ce type de société toujours commerciale apporte une dimension supplémentaire mais est TOUJOURS une SA ou une SARL
    - la question de la pleine propriété de l’outil est le noeud (marin) du problème en effet...

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 19h42 le 07/01/2012
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    La SCOP

    « Les banquiers se méfient de cette institution »

    ► C’est vous qui le dites... les banquiers se méfien,t simplement des scops mal gérées.

    ––––––-

    « Le patronat n’apprécie pas du tout la “démocratie’ de fonctionnement qui, pour lui, est source de désordre social ”

    ► Parce que dans une SCOP, y’aurait pas de patron ?

    ––––––-

    “ l’actionnariat capitaliste seul garantissant l’ordre. ”

    ► N’oublions pas que la SCOP est une institution qui fait partie des solutions proposées par notre structure capitaliste.
    ..Une institution impossible par définition dans toute société à économie socialiste.

  • Loicpanam
    Loicpanam
    étudiant
    • Posté à 20h18 le 07/01/2012
    • 178754
      étudiant

    Cher Monsieur, Contrairement à ce que nous entendons dans les médias depuis une semaine, les scop ne signifient plus sociétés coopératives ouvrières de production depuis 2010 mais Sociétés coopératives et participatives. A bon entendeur ! Lien

  • philipp
    philipp
    « La voix de son maître »
    • Posté à 01h14 le 08/01/2012
    • Internaute 48057
      « La voix de son maître »

    La scoop est un mode de gouvernance pas une méthode de rachat d’une entreprise .Face à une LBO elle ne fait pas le poids . Pour mémoire, LBO rachat (à la valeur des actifs net) par endettement du genre j’apporte 20 % en capital et j’emprunte 80% que je rembourse par les profits dégagés par la société rachetée après restructuration (vente d’actifs ,filiale ou actifs immobiliers et plan de licenciements) .

    Dans le cas présent du Tapie pur jus ! !

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 13h12 le 09/01/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Quand j’entends dire que la Société « Eurotunnel » Tunnel (sous la manche)
    qui aura ruiné par une gestion scandaleuse, la plupart des « petits porteurs »
    d’actions chez eux, ... se proposait de racheter les navires de SeaFrance...

    ...je suis forcé de me dire que les gros actionnaires et les spéculateurs véreux se fichent vraiment encore une fois de la gueule du monde.

    Eurotunnel cherchait tout simplement à voler les indemnités des salariés SeaFrance.

    Monstrueux : On ne confie pas à des renards la gestion d’un poulailler !
    On ne lâche pas non plus de requins là où des harengs veulent survivre peinards.

  • Chimulus
    Chimulus
    Dessinateur de presse
    • Posté à 17h45 le 09/01/2012
    • Internaute 5775
      Dessinateur de presse

    un petit dessin qui ne mange pas de pain

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