Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

L’Etat ne peut pas relancer notre croissance : elle dépend de nous tous !

Jean Matouk
Economiste
Publié le 19/08/2012 à 10h27

Une jeune pousse abîmée (D. Sharon Pruitt/Flickr/CC)

La France, statistiquement, n’est pas entrée en récession mais elle est très clairement en stagnation. Pour le troisième trimestre consécutif, le produit intérieur brut (PIB) est resté strictement stable : 0% . Panne totale de croissance !

Si l’on se limite à comparer ce taux de croissance à ceux des autres pays européens, nous ne nous en sortons pas trop mal. L’Allemagne fait un peu mieux (0,3%), mais d’autres pays du Nord font moins bien (Belgique -0,2%, Pays-Bas -0,5%) et les pays d’Europe du Sud encore moins bien.

Cette absence de croissance explique chez nous la multiplication des plans sociaux. Les entreprises débauchent faute de commandes et, en tout cas, globalement n’embauchent pas. Le taux de chômage approche les 10%, et 22% chez les jeunes. A quoi sert cette natalité dont nous nous targuons tant, si nous sommes incapables d’offrir des emplois aux jeunes ?

Pourquoi le PIB n’augmente-t-il pas ?


Le PIB et ses composantes

En se référant au tableau ci-dessus, on voit que le PIB n’augmente pas, parce que la consommation des ménages recule. C’est l’effet de la baisse du pouvoir d’achat du revenu disponible des ménages, qui tient à la destruction de 11 700 emplois au deuxième trimestre, principalement dans l’intérim. C’est aussi l’effet d’une posture d’épargne des ménages – pour ceux qui le peuvent ! – face aux perspectives plutôt sinistres qu’on leur annonce.

L’autre cause de recul du PIB, c’est la stagnation de la formation brute de capital fixe (investissement) des ENF (entreprises non financières), peu enclines à investir face à ces mêmes sombres perspectives.

Il faut préciser que le taux de marge de ces dernières tourne autour de 28% depuis la crise, alors qu’il était de 32% auparavant, et même 36% avant 1990. Comme il était alors de 24% dans les PME, on peut supposer qu’aujourd’hui, il est à peine de 20%. Auraient-elles l’envie qu’elles n’auraient pas les moyens d’investir. Pas plus que d’embaucher !

Et, malgré la légère hausse de 0,9% des investissements publics (la « FBCF » des « APU »), il est douteux que ceux-ci, pour l’ensemble de l’année, parviennent à redresser l’investissement global.

Troisième cause de stagnation du PIB : le ralentissement très fort des exportations, qui est évidemment lié à la faible croisance chez nos partenaires européens, sachant par ailleurs que nous sommes beaucoup moins bien placés que l’Allemagne sur les marchés « émergents » en forte croissance.

Enfin, malgré cette stagnation des divers postes des demandes extérieure et intérieure, le volume de nos importations augmente six à neuf fois plus vite que celui de nos exportations, ce qui, évidemment, creuse notre déficit commercial. Ce déficit, c’est autant de PIB, donc d’emplois, en moins, et sa récurrence est la preuve que cette stagnation de notre croissance n’est pas vraiment conjoncturelle. C’est une maladie devenue chronique.

Les moyens classiques de la macroéconomie de Keynes sont limités

L’Etat n’y peut pas grand-chose, vue sa situation financière. Même au taux d’emprunt très légèrement négatif actuel, il ne peut plus guère augmenter son endettement :

  • d’une part, le service de celui-ci pompe une part déjà trop grande du PIB chaque année ;
  • dautre part, il s’est engagé dans une politique de désendettement public général en Europe, qui est la condition économique et politique du maintien de l’euro, dont l’éclatement entraînerait un risque de vraie dépression.

Ceux qui rêvent d’une grande relance par de la distribution publique de pouvoir d’achat doivent donc rengainer cet espoir. Une telle relance aurait comme effet immédiat de doper les importations textiles et de biens électroniques et informatiques.

De même, l’Etat ne peut guère envisager de relance par l’investissement public. Il doit au contraire en rabattre par rapport à certains projets comme les lignes à grande vitesse.

Pour résumer, l’heure n’est plus guère à la politique macroéconomique, celle préconisée par l’économiste Keynes. Sauf par un levier : cette fameuse relance européenne de 130 milliards par l’entremise de la Banque européenne d’investissement.

On voudrait voir annoncer des projets concrets dans les divers pays, où ils auraient le même effet qu’une relance classique des investissements publics. Mais c’est limité !

Une politique microéconomique généralisée à impulsion publique

Si la relance macroéconomique par la demande est exclue, seule une relance par l’offre peut nous sortir d’affaire : redensifier le tissu de PME, faire grossir plusieurs centaines des 164 000 PME pour qu’elles rejoignent le trop petit peloton des 4 600 ETI (entreprises de taille intermédiaire) exportatrices.

Il faut donc, d’abord, « cajoler » littéralement celles de ces 164 000 PME ayant vocation à grossir. Ceci ne peut être fait que par des « appareils » régionaux administrativo-financiers qui les connaissent. Le problème financier, par parenthèse, n’est pas le crédit bancaire que nos grandes banques se targuent de continuer à développer ; il est dans les fonds propres des PME qu’il faut consolider largement. Mais il serait également urgent de réduire leurs cotisations sociales, par exemple familiales, en reportant le financement des allocations sur la CSG.

Il faut ensuite cornaquer les « pôles de compétitivité » qui constituent une excellente base pour le développement de ces mêmes PME et la création de nouvelles. Pour cela, les mêmes entités régionales doivent catalyser le passage de l’invention au développement, comme en Aquitaine, où la « Route des lasers » devient une filière à 10 000 emplois.

En contrepartie, il faut d’urgence redresser les pôles moins dynamiques ou redistribuer leurs fonds. Il faut surtout éviter que, faute de suivi financier régional, les inventeurs-innovateurs fassent appel à des fonds internationaux, notamment américains, qui pompent le savoir et, quelques années plus tard, délocalisent.

Appelons cet ensemble stratégique une « politique microéconomique généralisée », laquelle, dans notre pays, ne peut être que d’impulsion publique, car même si la France compte de brillants entrepreneurs, la propension moyenne de notre peuple à entreprendre est trop faible.

Divers outils annoncés par l’actuel gouvernement : banque de l’industrie régionalisée, livret industriel… vont dans le bon sens. Mais, là encore, le gouvernement ne peut rien seul, sans une adhésion générale de tous les acteurs économiques !

Le choix qui s’offre à nous tous, étudiants, notamment en école d’ingénieurs ou de commerce, actifs, retraités-épargnants ou actifs disposant d’épargne, cadres de banque, élus locaux, syndicalistes, est simple : ou nous poursuivons sur la voie déclinante suivie de puis trente ans, dans laquelle l’armature de notre système productif et exportateur est limitée au luxe, à notre part productive dans EADS, à l’armement – encore que la catastrophe du Rafale jette un doute –, et l’agroalimentaire. Ce qui se traduit par un sous-emploi privé croissant, une préférence généralisée pour l’emploi public et l’assistance.

Ou nous allons tous décider, chacun dans nos rôles divers, comme dans les pays qui « marchent », de faire reprendre ensemble à notre pays le chemin de la production industrielle et des services marchands, et de leurs fruits.

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  • antropophage housse
    antropophage housse
    gendre iléal
    • Posté à 10h44 le 19/08/2012
    • 183680
      gendre iléal

    Mais nous sommes déjà un pays musée.

    • Joseph Gratteur
      Joseph Gratteur répond à antropophage housse
      Working class bléro
      • Posté à 10h57 le 19/08/2012
      • Internaute 164574
        Working class bléro

      T’as pas une pièce que je puisse relancer la croissance ?
      Et je ne suis pas rom, j’ai ma CNI, allez quoi, une cht’iotte pièce.

      • antropophage housse
        antropophage housse répond à Joseph Gratteur
        gendre iléal
        • Posté à 11h07 le 19/08/2012
        • 183680
          gendre iléal

        Attends, je finis ma semaine et je vois ce que mon découvert m’autorise.

         
        • Tibokaya
          Tibokaya répond à antropophage housse
          Jeune flegmaticien mayennais
          • Posté à 12h39 le 19/08/2012
          • Internaute 4477
            Jeune flegmaticien mayennais

          Et si, la croissance, on n’en voulait pas ? Putain de dogmes...

          Socialement,

          • John_John
            John_John répond à Tibokaya
            Entrepreneur
            • Posté à 12h46 le 20/08/2012
            • Internaute 118347
              Entrepreneur

            Si vous n’en voulez pas, libre à vous, mais vous n’avez aucun droit d’imposer votre choix à autrui.

            • Tibokaya
              Tibokaya répond à John_John
              Jeune flegmaticien mayennais
              • Posté à 20h18 le 20/08/2012
              • Internaute 4477
                Jeune flegmaticien mayennais

              J’te l’ai imposé quand, John John ? Par contre, la réciproque est vraie... Et la croissance, on me l’a toujours imposée, à moi... Intervention mal venue, Camarade...

            • comité de sécurité des commentaires
              comité de sécurité des commentaires répond à John_John
              PROPRIETE DE RUE89
              • Posté à 22h11 le 20/08/2012
              • Internaute 148442
                PROPRIETE DE RUE89

              et inversement, vu les conneries que vos abrutis d’amis nous imposent depuis 30 ans, un coup de balancier dans l’autre sens serait salutaire

        4 autres commentaires
    • Nain Glumeux
      Nain Glumeux répond à antropophage housse
      Nalyseur de proximité.
      • Posté à 11h46 le 19/08/2012
      • Internaute 148099
        Nalyseur de proximité.

      Musée cest un peu dur.
      Plutôt un parc à thème - « Le Français pittoresque dans son environnement fromager et pinardier naturel » - pour riches Chinois.
      Ou riches Indiens, bientôt.
      Et qu’importe si la billeterie des Châteaux de la Loire générère plus de devises que nos exportations, on n’a peut-être pas d’avenir mais il nous reste au moins un passé à monnayer.

      • antropophage housse
        antropophage housse répond à Nain Glumeux
        gendre iléal
        • Posté à 11h55 le 19/08/2012
        • 183680
          gendre iléal

        Les châteaux de la Loire plus forts que le Rafale.
        C’était le temps où l’on gagnait les guerres.

      • Flanby de Tulle
        Flanby de Tulle répond à Nain Glumeux
        Opposant à la censure
        • Posté à 12h00 le 19/08/2012
        • Internaute 191257
          Opposant à la censure

        La France est le Jurassic Park du Socialisme !

    • pablico
      pablico répond à antropophage housse
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 12h04 le 19/08/2012
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      comme monaco ?

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 10h50 le 19/08/2012
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    c’est qui les pays qui marchent
     » Mais il serait également urgent de réduire leurs cotisations sociales, par exemple familiales, en reportant le financement des allocations sur la CSG. »
    bien sur c’est scandaleux de faire supporter aux entreprises le cout sociaux de leurs salariés
    en fait matouk est pour une économie « hors sol »
    par cette chaleur son article est rafraichissant

    • karlM
      karlM répond à jyeden
      Précaire
      • Posté à 12h21 le 19/08/2012
      • Internaute 21378
        Précaire

      c’est quoi la différence entre un productiviste de droite et un productiviste de gauche ?

      • AutistReading
        AutistReading répond à karlM
        Au snack elle prend pas de kebab
        • Posté à 17h13 le 19/08/2012
        • 184876
          Au snack elle prend pas de kebab

        Un productiviste de gauche met la production au centre de l’économie, alors que le productiviste de droite y met le profit, quitte à détruire la production ou à la faire à obsolescence programmée pour faire monter les prix.

        Bref, la droite n’est pas productiviste, elle est capitaliste.

         
        • Duffy
          Duffy répond à AutistReading
          Vieux singe
          • Posté à 23h35 le 19/08/2012
          • Internaute 72430
            Vieux singe

          La gauche est tout autant capitaliste, le capitalisme c’est l’accumulation du capital, rien d’autre, avec le monopole en ligne de mire.
          La gauche veut le capitalisme monopolistique d’Etat, car l’Etat c’est elle.
          La droite veut le capitalisme monopolistique du marché car le marché c’est elle.
          Toutes deux haissent la concurrence, la liberté d’entreprendre pour les individus, la prospérité populaire, la rémunération du mérite. Car tout cela met du désordre dans leur quête de monopole économique absolu.

          • AutistReading
            AutistReading répond à Duffy
            Au snack elle prend pas de kebab
            • Posté à 01h48 le 20/08/2012
            • 184876
              Au snack elle prend pas de kebab

            La gauche veut l’abolition de l’Etat, y compris celui qui protège la propriété privée des moyens de productions et qui envoie les crs aider le proprio dans sa négociation avec les travailleurs.

            Mais tant que l’Etat n’est pas aboli, tant qu’il fait respecter la propriété privée, les prolétaires ont tout intérêt à obtenir de l’Etat qui protège les intérêts des propriétaires des moyens de production, qu’il protège aussi les prolétaires.

            La démocratie représentative, aussi imparfaite qu’elle soit, vaut mieux que la dictature, aussi les prolétaires ont-ils intérêts à ce que l’économie appartienne à l’Etat plutôt qu’à des privés.

            Et vu la solidarité internationale entre capitalistes et entre les Etats qui protègent leurs propriétés privées, comme l’ont montré toutes les tentatives de révolutions qui se sont heurtées à un ennemi extérieur, les prolétaires devront arracher des droits à leurs Etats respectifs jusqu’à ce qu’une organisation internationale des prolétaires soit en mesure de renverser la propriété privée des moyens de production et les Etats qui la protègent sur toute la planète.

            Mais merci pour votre point de vue libertarien, j’aurais pu ne pas le connaitre déjà.

            • John_John
              John_John répond à AutistReading
              Entrepreneur
              • Posté à 14h39 le 20/08/2012
              • Internaute 118347
                Entrepreneur

              C’est bien mignon la position anarcho-gauchiste, mais ça reste un fascisme de bas-du-front. Le premier « moyen de production » c’est le cerveau humain, et chaque individu en est pleinement propriétaire, de manière intégralement privée et individuelle, que ça vous plaise ou non. Un individu est libre d’utiliser - ou non - ses capacités intellectuelles et manuelles comme il l’entend, personne n’a aucun droit de le forcer à faire différemment sans devenir un tyran.

              Par extension, le fruit du travail d’un individu lui appartient, et s’il a envie de l’échanger avec son voisin, selon un contrat volontairement accepté, c’est sa liberté la plus inaliénable ; cela relève de l’usage de sa sphère privée, et uniquement. En conséquence de quoi, toute tentative d’interdire cette contractualisation privée (ou de la soumettre à une autorité arbitraire, donc essentiellement despotique) est totalitaire. Empêcher la propriété privée est impossible sans l’usage intensif de la force, c ’est logique théoriquement et c’est validé empiriquement par toutes les expérimentations qui ont pu être menées. Abolissez l’Etat si ça vous chante, les individus trouverons toujours un autre moyen d’assurer une norme de droit stable qui préserve leurs libertés et leurs propriétés individuelles respectives, puisqu’ils sont libres de le faire et que c’est la condition nécessaire à une société juste et prospère. Reste donc que vous ne souhaitez pas tant abolir l’Etat qu’empêcher les gens d’user de leur libertés les plus élémentaires, notamment jouir librement du fruit de leur travail et se passer contrat avec leur voisin, puisque c’est qu’ont moralement le droit de faire deux adultes consentants, indépendant de ce que peuvent en penser les despotes dans votre genre.

              Après, observer que dans certains cas un individu ou une société abuse de sa position dominante relève d’une toute autre approche. Sur un marché, il ne s’agit pas là d’une quelconque faille systémique, mais bien d’une immoralité parfaitement individuelle, qu’il convient de réparer par la concurrence et non la coercition étatique bête et méchante, arme principale des bas de plafonds. Si l’entreprise X exploite effectivement ses salariés, il faut une boite concurrente qui fasse mieux, voilà qui résout le problème sans léser personne.

              • AutistReading
                AutistReading répond à John_John
                Au snack elle prend pas de kebab
                • Posté à 15h21 le 20/08/2012
                • 184876
                  Au snack elle prend pas de kebab

                Ce n’est pas le fruit du travail qui est échangé, espèce de petit menteur.

                Et concurrencer Auschwitz sans coercition, c’est une méthode de nazi.

                • John_John
                  John_John répond à AutistReading
                  Entrepreneur
                  • Posté à 16h09 le 20/08/2012
                  • Internaute 118347
                    Entrepreneur

                  Sophisme typique, en réalité le salarié vend son travail à une entreprise selon un contrat qu’il peut rompre à tout moment, le reste ne relève que de votre mauvaise foi maladive. Le principe du commerce est toujours le même : acheter un bien à une personne pour le revendre plus cher à une autre, ça n’a pas changé depuis 10000 ans, et ça ne changera pas demain.

                  • AutistReading
                    AutistReading répond à John_John
                    Au snack elle prend pas de kebab
                    • Posté à 17h19 le 20/08/2012
                    • 184876
                      Au snack elle prend pas de kebab

                    Il vend son travail ou le fruit de son travail ?
                    Faudrait savoir.

                    S’il vendait le fruit de son travail, ses heures de travail devraient diminuer au rythme auquel la productivité augmente.

                    Mais comme il vend son travail, ou plutôt ses heures de travail, les gains de productivité, l’augmentation des fruits de son travail, vont intégralement dans la poche de son exploiteur.

                    On lui vole les fruit de son travail.

                    • John_John
                      John_John répond à AutistReading
                      Entrepreneur
                      • Posté à 17h55 le 20/08/2012
                      • Internaute 118347
                        Entrepreneur

                      Tout dépend des métiers. Un maçon vend son temps de travail. Un consultant vend le fruit de son travail. Dans les deux cas, il est spécifié dans le contrat de travail les obligations des deux partis. Et il n’y a aucun vol puisque le rapport employeur-salarié est volontairement consenti lors de la signature du contrat de travail. Cela ne veut pas dire que le salariés ne pourraient ou ne devraient pas être mieux - ou moins bien - payés, mais cela suffit à écarter toute notion de « vol », puisqu’il n’y a aucun transfert de propriété non accepté. Si le salarié n’est pas satisfait des termes, il peut toujours partir, créer sa propre entreprise, travailler en freelance, demander un bonus, changer de métier, etc, ce ne sont pas les options qui manquent.

                      De plus, dans de nombreuses entreprises, les salariés reçoivent des intéressements aux bénéfices, des stock options, des bonus, des bons de souscription d’actions, des réductions via un CE, etc, vous ne ferez donc croire à personne que le salariat c’est de l’esclavage. Certains salariés dont les compétences n’ont pas de valeur sont peu payés, c’est un fait, mais ça ne veut pas dire que les salariés dans leur ensemble vivent le bagne. Des tas de salariés vivent bien mieux que certains patrons.

                      Bref, vous continuez donc dans votre aveuglement, à aligner des généralisations stupides et manichéennes, incapable que vous êtes de faire preuve d’une quelconque nuance. Le propre des extrémistes sans doute.

                      • AutistReading
                        AutistReading répond à John_John
                        Au snack elle prend pas de kebab
                        • Posté à 19h04 le 20/08/2012
                        • 184876
                          Au snack elle prend pas de kebab
                        • John_John
                          John_John répond à AutistReading
                          Entrepreneur
                          • Posté à 19h12 le 20/08/2012
                          • Internaute 118347
                            Entrepreneur

                          Oui, vous faites bien d’en parler, pour beaucoup de gens cela s’applique très bien au « contrat social » que l’Etat essaie de nous faire bouffer,. Mais nous conviendrons bien évidemment que cette qualification est bien subjective, et qu’elle varie entre les individus. En d’autres termes si certains salariés pensent que leur contrat de travail est léonin, libres à eux de partir. Mais plein de salariés sont très contents de leur jobs, rappelons le.

                          • AutistReading
                            AutistReading répond à John_John
                            Au snack elle prend pas de kebab
                            • Posté à 19h44 le 20/08/2012
                            • 184876
                              Au snack elle prend pas de kebab

                            Oui comme le contrat social qui autorise l’Etat à envoyer les crs quand des salariés négocient avec leur patron.

                            Comme le contrat social qui oblige à crever de faim en regardant les propriétaires accumuler les milliards.

                            Mais ce sont les partisans de la propriété privée qui y tiennent à ce contrat social et à l’Etat qui le fait respecter par ses forces de l’ordre.

                            Vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-même.

        10 autres commentaires
  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 10h50 le 19/08/2012
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « le PIB n’augmente pas, parce que la consommation des ménages recule. C’est l’effet de la baisse du pouvoir d’achat du revenu disponible des ménages, qui tient à la destruction de 11 700 emplois au deuxième trimestre, »

    ► Théorie défendue par les socialistes
    (l’ « économiste » rédacteur de cet article est d’ailleur socialiste, et contre la logique de notre système libéral.

    Ce qu’il oublie de dire, c’est qu’une relance de la consommation génèrerait une explosion de nos déficits
    (ainsi que celà s’est fait par la relance de 1981 ayant généré 3 dévaluations massives (une par an) et un changement politique à 180 degrés sans lequel la France coulait à la manière grecque.

    Mais une telle relance permettrait de mettre la France dans une telle difficulté qu’elle l’obligerait de sortir de l’Euro, ce que souhaite de tous ses vœux, cette frange trotskiste qui essaye de nous éloigner d’une europe à gouvernance trop libérale à leurs yeux.

    Alors que ce qu’il faudrait en France,
    ♦ c’est dégonfler nos dépenses publiques avec pléthores de fonctionnaires à utilité douteuse
    ♦ c’est générer des audits dans toutes les instances administratives (notamment les EPA, et autre EPIC qui cache pas mal de placards à emplois inutiles.
    ♦ c’est assouplir le code du travail, afin de faciliter embauches et débauches, permettant à chaque entreprise de coller à la conjoncture.. et d’embaucher sans risque de jne plus pouvoir débaucher..
    ♦ c’est inciter les porteurs de capitaux à investir en France (alors que notre fiscalité les fait fuir)
    ♦ c’est maîtriser une immigration qui dévalorise les travaux manuels dont les français se détournent, créant un chômage, et laissant des pans entiers de boulot réservés aux immigrés.
    ♦ c’est ne pas mettre en place plus d’avantage à rester au RSA que d’accepter un travail
    ♦ C’est de former nos élèves aux mécanismes de création d’entreprise (alors que les profs d’économie leur enseigne la macro économie, en s’appuyant sur une revue anti-libérale, Alternatives-Economiques (qui sert de référent pour pas mal de sujets posés aux BTS et au bac)

    ♦ c’est arrêter de donner la parole à des pseudos économistes aux convictions marxistes (un peu comme si on demandait à des Imams d’enseigner le catéchisme

    • antropophage housse
      antropophage housse répond à Pierrrrre
      gendre iléal
      • Posté à 11h06 le 19/08/2012
      • 183680
        gendre iléal

      Oh oui, c’est bon ce libéralisme débridé, j’en suis tout chose. Euh, l’audit là, concernant les instances administratives, on pourrait pas l’étendre aux fonctionnaires qui glandent au boulot et qui commentent sur Rue89, par exemple.

      • Pas tripette.
        Pas tripette. répond à antropophage housse
        Si j'aurais su, j'aurais po lu.
        • Posté à 11h40 le 19/08/2012
        • Internaute 117974
          Si j'aurais su, j'aurais po lu.

        Quel courage là encore !

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à antropophage housse
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 12h22 le 19/08/2012
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « l’audit là, concernant les instances administratives, on pourrait pas l’étendre aux fonctionnaires qui glandent au boulot et qui commentent sur Rue89, par exemple. »

        ► Absolument,
        sachant que la seule perspective d’un audit, change les attitudes.
        Mais Rue89 perdrait beaucoup en pertinence et analyses contradictoires.

         1 autres commentaires
    • Flanby de Tulle
      Flanby de Tulle répond à Pierrrrre
      Opposant à la censure
      • Posté à 12h06 le 19/08/2012
      • Internaute 191257
        Opposant à la censure

      « dégonfler nos dépenses publiques avec pléthores de fonctionnaires à utilité douteuse »

      Oui, mais s’il faut dégager les inutiles, il faut aussi s’attaquer aux incapables, qui sont légion dans notre bonne vieille administration !

      « Inutile » et « incapable » sont les deux mamelles de notre administration !

      • antropophage housse
        antropophage housse répond à Flanby de Tulle
        gendre iléal
        • Posté à 15h17 le 19/08/2012
        • 183680
          gendre iléal

        Heureusement pour eux, on les tolère sur Rue89.

      • Bob Moog
        Bob Moog répond à Flanby de Tulle
        Voltage Controlled
        • Posté à 14h25 le 20/08/2012
        • Internaute 136928
          Voltage Controlled

        Tant qu’à faire, on pourrait aussi les dégager dans le privé, les « fils de » et « amis de », ça créerait de l’oxygène dans nos entreprises.

    • pablico
      pablico répond à Pierrrrre
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 12h15 le 19/08/2012
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      Notre croissance ne dépend pas de nous, elle dépend de l’environnement, une plante de peut croitre que dans un terreau riche, pas sur une couche de terre stérile..

      la croissance à notre stade par la consommation, est une question de confiance en l’avenir.

      si tout le monde apeur, personne n’investit tout le monde attend.

      si on pense que notre social va se casser la figure, que notre « industrie » est malade à disparaitre.
      on va faire comme dans les pays sans social, on va stocker pour les jours « sombres », les maladies intempestives qui vont arriver à coup sûr dans notre vie et celle de nos proches.
      Donc on va dépenser que le strict minimum nécessaire car personne ne sait lire dans une boule de cristal l’avenir de notre futur...

      une très bonne couverture sociale, et tout le monde se mettra à dépenser, investir, rêver d’avenir radieux.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à pablico
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 12h15 le 19/08/2012
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « dépenser, investir, rêver d’avenir radieux. »

        ►Comme dans la Grèce et l’Espagne socialistes.

         
        • pablico
          pablico répond à Pierrrrre
          Co-NOBEL de la Paix
          • Posté à 12h19 le 19/08/2012
          • Internaute 14278
            Co-NOBEL de la Paix

          vous n’êtes pas jardinier vous...

          une plante se développe dans un terrain riche, drainée, hydratée,et ne doit pas être stressée.

          C’est pareil pour les hommes, la société, l’économie...

          tout le reste n’est que cagades, blabla, et idéologies malades.

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à pablico
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 12h26 le 19/08/2012
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « une plante se développe dans un terrain riche, drainée, hydratée,et ne doit pas être stressée. »

            ► C’est pour ça qu’on l’accule au dépotage par l’ISF,
            ou bien qu’on traite les jardiniers de voyous,
            sous prétexte qu’ils se débarrassent des mauvaises herbes ?

            • pablico
              pablico répond à Pierrrrre
              Co-NOBEL de la Paix
              • Posté à 13h03 le 19/08/2012
              • Internaute 14278
                Co-NOBEL de la Paix

              un jardinier est un homme de bon sens et d’équilibre...
              tout le monde n’en possède pas...

        3 autres commentaires
      • Yagura
        Yagura répond à pablico
        Amer
        • Posté à 12h39 le 19/08/2012
        • Internaute 168203
          Amer

        Et votre couverture sociale vous la financez comment ? Par des impôts.

        Comme le disait Milton Friedman : There Ain’t no such thing as a free lunch.

        Et quand l’Etat s’endette au point de 90% du PIB et qu’on a peur de la restructuration et qu’on prévoit des hausses d’impôts futurs et donc on épargne ? C’est quoi la solution ?

         
        • pablico
          pablico répond à Yagura
          Co-NOBEL de la Paix
          • Posté à 13h01 le 19/08/2012
          • Internaute 14278
            Co-NOBEL de la Paix

          on peut toujours semer du blé sur une terre pauvre... on ne récoltera pas grand chose...

          c’est une question de choix tout cela donc une question d’idéologie..

        1 autres commentaires
    • AutistReading
      AutistReading répond à Pierrrrre
      Au snack elle prend pas de kebab
      • Posté à 17h21 le 19/08/2012
      • 184876
        Au snack elle prend pas de kebab

      ♦ c’est ne pas mettre en place plus d’avantage à rester au RSA que d’accepter un travail.

      Vous avez raison.
      Il faut mettre le smic à 2000€ net.
      Si avec un travail on ne s’en sort pas mieux qu’avec le minimum charitable, la valeur travail est dénigrée.

      Il faut revaloriser la valeur travail (à 2000€ net par mois minimum).

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à AutistReading
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 17h47 le 19/08/2012
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « Il faut mettre le smic à 2000€ net. »

        ► Sauf que, le SMIC en France est beaucoup trop élevé,
        et qu’il est facteur de chômage,
        les entreprises préférant ne pas embaucher,
        plutôt que d’embaucher à un coût qui n’est pas rentable pour elles.

        « La croissance du SMIC par rapport au salaire moyen a été spectaculaire depuis plus de 30 ans, contribuant ainsi à mettre de plus en plus de personnes “ hors marché ”. Cette tendance est d’autant plus dramatique que chaque année 120 000 jeunes sortent du système éducatif sans diplôme, alors que la France accueille une masse considérable d’immigrés peu qualifiés.
        Or ces deux populations ont les pires difficultés à s’insérer dans le marché du travail, du fait du décalage entre leur faible productivité et leur coût trop élevé pour l’entreprise, du fait du poids combiné du SMIC et des charges. »
        Lien

         
        • AutistReading
          AutistReading répond à Pierrrrre
          Au snack elle prend pas de kebab
          • Posté à 18h05 le 19/08/2012
          • 184876
            Au snack elle prend pas de kebab

          « le SMIC en France est beaucoup trop élevé »

          Il permet tout juste de se loger, de se nourrir et de se vêtir.
          Et de payer un mois de salaire d’impôt.

          Si on baissait le smic, il faudrait aider les smicards à payer leur loyer.

          Quant au coût du travail, il est de zéro.
          C’est le travail qui crée la richesse, il n’en coûte pas.

          Ce qui coûte sans rien créer, ce sont les dividendes des actionnaires.
          Actionnaires qui ne sont pas rentables pour les créateurs de richesses que sont les travailleurs.

          Et quant à la productivité des travailleurs, elles ne cesse de croître, faut être de mauvaise foi pour dire qu’elle est faible.

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à AutistReading
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 18h15 le 19/08/2012
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « Quant au coût du travail, il est de zéro. »
            ► N’importe quoi

            ––––

            « C’est le travail qui crée la richesse, il n’en coûte pas. »
            ► La richesse est crée par l’adaptation d’une production à un besoin.
            Le travail n’étant qu’une ressource parmi d’autre permettant cette adaptation.
            Mais une ressource dont le coût ne doit pas dépasser le prix de la plus-value qu’il apporte.

            ––––––

            « Ce qui coûte sans rien créer, ce sont les dividendes des actionnaires.
            Actionnaires qui ne sont pas rentables pour les créateurs de richesses que sont les travailleurs. »

            ► Raisonnement de marxiste
            Sans actionnaires, aucun investissement n’est possible, et aucun travail à la clef.

            ––––––-

            « Et quant à la productivité des travailleurs, elles ne cesse de croître, faut être de mauvaise foi pour dire qu’elle est faible. »

            ► Au point qu’un chômage élevé démontre que les entreprises préfèrent ne pas embaucher,refuser des commandes, plutôt que d’embaucher à un coût trop élevé.

            • AutistReading
              AutistReading répond à Pierrrrre
              Au snack elle prend pas de kebab
              • Posté à 20h04 le 19/08/2012
              • 184876
                Au snack elle prend pas de kebab

              Raisonnement de négrier.

              C’est bien sûr le labourage du sol par les travailleurs qui crée le champ de blé, pas le fait que cette parcelle de terre ait un propriétaire.
              Elle n’en aurait pas que le champ serait tout aussi cultivable.
              Alors que si cette parcelle avait un propriétaire mais pas de laboureur, il n’y aurait pas de champ de blé.

              C’est le travail et le travailleur qui créent la richesse, pas la propriété ni le propriétaire.

              Et les entreprises préfèrent embaucher des nègres sans droit du travail, leur rêve étant le « coût du travail » à Auschwitz.

              Rien à voir avec une baisse de productivité des travailleurs de mieux en mieux outillés et donc productifs.

              • Pierrrrre
                Pierrrrre répond à AutistReading
                → → → → → → → le marché autant (...)
                • Posté à 20h19 le 19/08/2012
                • Internaute 23078
                  → → → → → → → le marché autant (...)

                « Raisonnement de négrier. »

                ► habitude facho stalinienne niant l’évidence en injuriant leurs contradicteurs.

                ––––-

                « C’est bien sûr le labourage du sol par les travailleurs qui crée le champ de blé, pas le fait que cette parcelle de terre ait un propriétaire.
                Elle n’en aurait pas que le champ serait tout aussi cultivable. »

                ► Remise donc en cause du droit à la propriété… une remis en cause qui a ruiné la moitié de l’Europe et construit des goulags pour récalcitrants

                –––––-

                « Alors que si cette parcelle avait un propriétaire mais pas de laboureur, il n’y aurait pas de champ de blé. »

                ► Sauf que le proprio, soit labourerait lui-même, soit chercherait et trouverait un autre laboureur contre rémunération, une rémunération qui ne soit pas supérieure au prix du blé récolté.

                ––––-

                « C’est le travail et le travailleur qui créent la richesse, pas la propriété ni le propriétaire. »

                ► La richesse, est créée par une conjonction de moyens, de ressources destinées à générer une plus-value.
                Le travail n’étant rien d’autre qu’une ressource parmi d’autres, une ressource qui se rémunère par un salaire établi par accord entre entrepreneur et salarié.

                Si l’entreprise est en déficit, c’est l’entrepreneur (l’actionnaire) qui en est de sa poche.
                Si le contraire, ça génère des dividendes.
                Le salarié, lui, touche dans tous les cas son salaire.

                –––––––––-

                « les entreprises préfèrent embaucher des nègres sans droit du travail »

                ► Effectivement, d’une manière générale, tout embaucheur essaye d’en obtenir un max pour un coût minimum..
                Attitude généralisée, tout statut confondu

                ––––––-

                « Rien à voir avec une baisse de productivité des travailleurs de mieux en mieux outillés et donc productifs. »

                ► Sauf qu’ on préfère ne pas embaucher, si l’embauche coûte plus cher qu’elle ne rapporte (ce qui est le cas pour les tâches sans qualification payées par un SMIC et des charges trop coûteuses)

                • Pom-Pot le Rouge
                  Pom-Pot le Rouge répond à Pierrrrre
                  Nez en l'air
                  • Posté à 21h46 le 19/08/2012
                  • Internaute 165693
                    Nez en l'air

                  le maintien du droit de propriété des moyens de productions, et de la rémunération des actionnaires, nécessite une marge plus importante à la vente. Celle-ci fait que les travailleurs ne peuvent racheter leur production avec leur salaire ; généralisez cela à l’ensemble de la société, et vous avez une des raisons des déséquilibres entre offre et demande causant tant de tracas depuis déjà bien longtemps.

                  • Pierrrrre
                    Pierrrrre répond à Pom-Pot le Rouge
                    → → → → → → → le marché autant (...)
                    • Posté à 22h20 le 19/08/2012
                    • Internaute 23078
                      → → → → → → → le marché autant (...)

                    ► Si vous connaissez un seul pays démocratique et prospère qui ne soit pas à économie libérale, merci de nous l’indiquer.

                    • Pom-Pot le Rouge
                      Pom-Pot le Rouge répond à Pierrrrre
                      Nez en l'air
                      • Posté à 22h31 le 19/08/2012
                      • Internaute 165693
                        Nez en l'air

                      En réalité, je peux vous renvoyer la balle en vous demandant de me citer un pays totalement libéral qui ne se soit pas cassé la figure, ou qui au final n’ait pas été obligé de rafistoler son économie par des mesures justement très anti-libérales (protectionnisme, sous-estimation de la monnaie nationale, intervention de l’État...)

                      Je vous propose de regarder un petit peu en direction de l’Amérique latine, qui est passé de régimes autoritaires mais économiquement libéraux (n’allez pas me dire que Pinochet était un socialiste) à des régimes démocratiques où le niveau de vie a augmenté. Certes je vous l’accorde, il y a eu peu de régimes réellement socialistes ou autre, abolissant la propriété, et qui on réussi à perdurer. Il faut dire que pour ça, on les a souvent pas mal aidés.

                      • Pierrrrre
                        Pierrrrre répond à Pom-Pot le Rouge
                        → → → → → → → le marché autant (...)
                        • Posté à 22h44 le 19/08/2012
                        • Internaute 23078
                          → → → → → → → le marché autant (...)

                        « un pays totalement libéral qui ne se soit pas cassé la figure »
                        ► USA, Canada, Australie, France, Allemagne, Autriche, Suède, Norvège.... etc..etc

                        –––––

                        « rafistoler son économie par des mesures justement très anti-libérales (protectionnisme, sous-estimation de la monnaie nationale, intervention de l’État... »

                        ► L’intervention de l’État fait partie intégrante des leviers d’une économie libérale.

                        ––––––-

                        « l’Amérique latine, qui est passé de régimes autoritaires mais économiquement libéraux à des régimes démocratiques » ....►►..et économiquement libéraux...

                        Le libéralisme n’étant pas suffisant pour une démocratie.. il est seulement nécessaire.

                        –––––-

                        « il y a eu peu de régimes réellement socialistes ou autre, abolissant la propriété, et qui on réussi à perdurer. »

                        ► Si, il y a Cuba, la Corée du Nord, et la Chine Populaire

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