Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Défiscalisation : non, Victorin Lurel, pas vous et pas ça !

Jean Matouk
Economiste
Publié le 26/09/2012 à 11h25

Tous les citoyens français ont appris ces derniers jours que les lois de défiscalisation des investissements outre-mer, qui constituent une importante niche fiscale, serait épargnés par la rigueur budgétaire.

Or, si le Sénat, vraiment ou faussement naïf, a estimé, en septembre 2012, « globalement positif » le dispositif mis en place sous le nom de loi Girardin (21 juillet 2003, précédée d’une loi antérieure en 1986), en se fondant sur l’opinion de la Commission nationale d’évaluation de la loi de programme pour l’outre-mer (CNELPOM), il n’en va pas du tout de même de la Cour des comptes, qui avait déjà dénoncé les dérives de ces lois en 2010, sous Philippe Seguin, et propose maintenant carrément l’abrogation de la loi Girardin.

La niche fiscale Girardin

Cette loi propose aux contribuables domiciliés en France de réduire de 50% du montant de l’investissement productif, voire 60% ou 70%, leur impôt sur le revenu pour les investissements dans les quatre DOM, Saint-Barthélemy, Saint-Marin, où les riches des riches ne contribuent déjà pas du tout à l’impôt, et les COM.

Une loi de 2009 a étendu le champ de ces mécanismes de défiscalisation à la recherche développement, et à la pose de câbles sous-marins, mais l’a réduit pour les véhicules de tourisme.

La défiscalisation s’étend aux logements destinés à la location. La réduction d’impôt est étalée sur cinq ans et porte sur 40%, voire 50% même 64% du prix du logement.

L’achat d’un logement destiné à l’habitation principale est aussi exonéré, mais de 22% seulement depuis 2011 et la loi LODEOM de 2009 l’a réservée aux primo-accédants (donc pas à ceux qui ont déjà acheté un logement et le revendent pour un acheter un nouveau), mais elle peut bénéficier à ceux qui ne sont pas propriétaires depuis plus de deux ans ! La loi s’applique aux immeubles de plus de vingt ans pour la rénovation et la mise aux normes anti-sismiques.

Les sociétés, quant à elles, peuvent déduire le montant de leurs investissements productifs de leurs résultats imposables. Cette déduction est étalée sur cinq ans, y compris l’année d’investissements.

Des produits d’épargne pour métropolitains

Mais il suffit de lire en entier le rapport de la Cour des comptes que j’épargne au lecteur pour comprendre que ces dispositifs ont été prioritairement des produits d’épargne défiscalisés vendus par des cabinets spécialisés. D’habiles montages locatifs, avec des « sociétés de portage (SCI ou SNC) ou encore Société de participation (SEP) permettent aux épargnants de devenir actionnaires de ces entités et réduisent leurs impôts sans même connaître la destination réelle de leur épargne.

A l’exception du travail de BTP pour construire les logements, des investissements en hôtellerie bénéficiaires de ces dispositions se sont avérés peu efficaces car les autres hôtels sont de plus en plus vétustes – la Cour parle de “cimetières” d’hôtels – et surtout, parce que , particulièrement en Guadeloupe, malgré la pub organisée à juste titre, par Victorin Lurel, l’accueil des touristes reste très mauvais. Essayez donc simlplement de faire escale un dimanche à Fort-de-France ou Pointe-à-Pitre !

Pas de vrais investissements productifs et surtout d’avenir

Par ailleurs, l’effet d’aubaine est massif pour les entreprises locales qui auraient de toutes façons fait des investissements, souvent commerciaux.

Enfin, les aides aux investissements en logement ont “ évincé ” les investissements en logement sociaux, dont les îles antillaises notamment, ont le plus grand besoin.

Effet négatif : l’abus de la niche pour les camions a créé une offre trop abondante de ce service !

Les investissements en énergies renouvelables sont pelliculaires sur des îles ou les éoliennes devraient tourner à plein régime et le silicium des panneaux solaires être sollicité durant 350 jours.

Et que dire des importations de produits alimentaires dont nombre pourraient être produits et conditionnés sur place ? Au Géant Casino du Robert, quelle n’a pas été ma surprise de voir offrir des ignames, plantes tropicale s’il en est, largement cultivés par les Amérindiens, premiers habitants des îles, produits, cette foi, dans le Poitou ? De nombreuses plantes consommées tous les jours pourraient être produites sur place, et de nombreux animaux élevés.

Bémol à mon raisonnement : une grande partie des sols seraient inutilisables, pourris pour des années par le chlordécone qui a une mi-vie de 46 ans dans les sols, qui était interdit aux Etats-Unis dés 1976 et ne l’a été en France qu’en 1993 pour ne pas déplaire aux grands planteurs de banane.

Et si, à l’initiative de Victorin Lurel, on essayait autre chose ?

En tous cas, l’Etat dépense 1,2 à 1,4 milliard d’euros par an pour ces défiscalisations, avec un effet très faible sur l’économie de l’île. Cela Victorin Lurel, bon économiste, le sait très bien, mais il est en train de faire échapper cette niche aux coupes budgétaires.

Si j’étais à sa place, négligeant ma réelection, comme tout homme politique devrait le faire, non seulement je plaiderais, avec la Cour des comptes, pour la suppression immédiate de la niche, mais j’irais même plus loin.

Nos fonctionnaires outre-mer – d’Etat et des collectivités – bénéficient d’une prime par rapport à leurs homologues métropolitains. Celle-ci est destinée à couvrir la sur-hausse des prix. Celle-ci a été, à juste titre condamnée – car elle profite aux actionnaires du grand commerce concentré, notamment “ békés ” – comme “ pwofitation ” en 2008 par les manifestants guadeloupéens. Mais elle n’est que de 7% et 15%. Or cette prime – qui s’ajoute pour les fonctionnaires d’Etat qui y sont mutés à une prime d’installation égale à seize mois étalée sur quatre ans – est de 40% aux Antilles et en Guyane, 53% à la Réunion et 75% en Nouvelle-Calédonie et à la Réunion.

Le coût total de ces sur-rémunérations serait de 2,5 milliards d’euros.

Le taux de chômage aux Antilles est de 25%. Il est de 30% en Guyane et à la Réunion, soit le double ou le triple de la métropole, avec 40% à 50% de fonctionnaires !

Constatant l’état de délabrement économique des territoires, pourquoi ne pas proposer que ces primes soient réduites par tranches cumulatives de 5% chaque année (10% en Polynésie), avec engagement d’investir le strict équivalent dans les divers territoires sous forme productive et créatrice d’emplois ?

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  • PaulTron
    PaulTron
    Ce champ sera visible par tous (...)
    • Posté à 11h48 le 26/09/2012
    • Internaute 168564
      Ce champ sera visible par tous (...)

    Il faut bien qu’il reste quelques défiscalisations, sinon les riches seraient obligés d’investir pour l’emploi et non plus pour profiter davantage.
    Puis c’est joli l’outre-mer, avec ces plages, ce sable fin, l’eau turquoise, ces chômeurs qui montrent bien que personne ne fout rien dans ces îles et donc donnent bonne conscience aux touristes qui pourraient craindre de perdre un préjugé.

    • Conventionnel
      Conventionnel répond à PaulTron
      On ne peut régner innocemment
      • Posté à 09h17 le 27/09/2012
      • Internaute 169038
        On ne peut régner innocemment

      J’ai vu ce matin que Lurel avait décidé de s’attaquer aux véritables raisons de la vie chère dans l’Outremer. Pour ceux qui connaissent, ça signifie vraisemblablement qu’on va - une nouvelle fois (le serpent de mer ressort depuis 1981, à chaque fois que la Gauche revient aux affaires) - s’attaquer au privilège qui permet à certains de gagner 30% (et jusqu’à 90% dans les territoires) de plus que les autres, du moment qu’ils sont fonctionnaires ou assimilé comme tel par leur employeur.
      Il est certain que les produits de consommation sont plus chers (notamment à cause de l’octroi) mais puisque le « marché » sait que les expatriés disposent de primes, il fixe le prix des loyers en conséquence ... Loyers qui sont donc majorés de 30% à 90% pour tout le monde.

      • non renseigné
        non renseigné répond à Conventionnel
        ici et maintenant
        • Posté à 22h32 le 28/09/2012
        • Internaute 188652
          ici et maintenant

        Si le marché sait que les « expatriés » (expatrié dans son propre pays, un concept intrigant) gagnent 30% de plus que le reste de la population, il sait aussi que le reste de la population gagne moins et il devrait donc pondérer son augmentation. Ce n’est pas parce que quelques millionnaires peuvent se payer des villas de luxe que le secteur immobilier ne va plus proposer que des villas de luxe.
        A moins que le marché d’Outremer soit particulier ; nostalgique du colonialisme et monopolistique à outrance, par exemple.

         
        • Conventionnel
          Conventionnel répond à non renseigné
          On ne peut régner innocemment
          • Posté à 07h12 le 29/09/2012
          • Internaute 169038
            On ne peut régner innocemment

          Je voulais évidemment dire « métro » parce que le phénomène se reproduit aussi en coopération. Mais assurément, il n’est pas questions de « quelques millionnaires » qui se payeraient des « villas de luxe ». En dehors de l’exception de Saint Bathelemy (et dans une mesure moindre de Saint Martin), les millionnaires sont « béquets » (possesseurs des leviers économiques) et ils n’influencent pas l’offre immobilière.
          En revanche, dans tous les DOM, collectivités territoriales ou territoires, à l’exceptions des Terres australes et Antarctiques et des ilots (Clipperton, Grande Glorieuse et autres Tromelin), la norme de standing est tirée vers le haut - avec les prix idoines - en raison de la demande qui de notoriété publique dispose de primes de vie chère. Les bailleurs sont généralement des petits propriétaires ; par exemple des locaux qui ont fait plusieurs séjours dans la fonction publique en métropole et qui ont profité pendant toute leur carrière de congés « bonifiés » (durée et salaire majorés).
          Par comparaison, vous comprenez bien que le marché des faux monnayeurs préfère reproduire des billets de 100 plutôt que des coupures de 5 euros ... Et ceux qui ne sont pas « métro » sont obligés de se contenter des vieux billets de 5 et de 10, sales et usés.

          • non renseigné
            non renseigné répond à Conventionnel
            ici et maintenant
            • Posté à 08h28 le 29/09/2012
            • Internaute 188652
              ici et maintenant

            « Par comparaison, vous comprenez bien que le marché des faux monnayeurs préfère reproduire des billets de 100 plutôt que des coupures de 5 euros »
            Ils préfèrent reproduire des billets de Lienédesfauxmonnayeurspréfèrereproduiredesbilletsde100plutôtquedescoupuresde5euros|20 euros], la coupure la plus utilisée. Les amateurs photocopient des billets de 500 et se font gauler au premier contrôle.
            Pour en revenir à l’Outremer ; les prix de l’immobilier ne sont pas élevé à cause d’instit’ âpres au gain mais du fait de l’immobilier de défiscalisation (des immeubles et villas de haut standing car plus ça coûte cher, plus vous « investissez » et plus vos dégrèvements sont importants) qui est inaccessible à la location et à l’achat pour les locaux et mêmes les planqués de l’administration. Quand une partie du parc immobilier est retiré de fait du marché, que se passe-t’il ? La valeur des biens restants est augmentée. Les petits propriétaires fonctionnaires s’alignent sur le marché et le coût de la vie majoré, c’est tout. Et la collectivité paye cher pour permettre à quelques uns de se disposer d’impôts.

            • Conventionnel
              Conventionnel répond à non renseigné
              On ne peut régner innocemment
              • Posté à 09h01 le 29/09/2012
              • Internaute 169038
                On ne peut régner innocemment

              Vous dites bien la même chose que moi, sauf que vous « excusez » d’abord le fonctionnaire qui a investi prioritairement pour bénéficier des avantages Pons ou postérieurs.
              Pour ma part, je remonte plus loin en amont : dans l’Outremer trop de choses (par exemple les lois spécifiques) ont été faites par des fonctionnaires, pour des fonctionnaires.

              • non renseigné
                non renseigné répond à Conventionnel
                ici et maintenant
                • Posté à 10h16 le 29/09/2012
                • Internaute 188652
                  ici et maintenant

                Non, je ne dis pas la même chose, je dis que la défiscalisation qui profite massivement aux riches (certains Békés et beaucoup de métropolitains) vicie le marché immobilier. Les fonctionnaires payent eux aussi le prix fort (alors qu’on leur avait promis des vacances au soleil). Ils investissent dans l’espoir d’en tirer bénéfice mais la situation locale étant ce qu’elle est (les pauvres ne peuvent pas vraiment payer des loyers élevés, donc sous location, donc hausse des loyers pour compenser le taux d’occupation faible, donc...), seuls les banquiers, les agences immobilières, les grands propriétaires et les défiscaliseurs gagnent du pognon. Les petits Békés et les métro servent juste à canaliser le mécontentement, comme les roms en métropole.

                • Conventionnel
                  Conventionnel répond à non renseigné
                  On ne peut régner innocemment
                  • Posté à 10h56 le 29/09/2012
                  • Internaute 169038
                    On ne peut régner innocemment

                  J’avais bien compris. En clair vous combattez la défiscalisation ; vous avez raison et moi aussi je la trouve scandaleuse. Mais vous ne la combattez que parce que les petits béquets, fonctionnaires et métropolitains ne peuvent pas profiter au maximum de ses injustes bienfaits.
                  Je souhaite pour ma part qu’on s’intéresse enfin aux véritables racines du mal ...
                  Et comme c’est bizarre, j’ai aussi une approche un peu différente du problème des Roms : la solution ne peut se trouver que dans l’obligation pour toutes les communes de mettre des surfaces d’accueil à disposition des migrants, au même titre qu’elles doivent proposer des HLM aux populations sédentaires.
                  Si on expulse d’un appartement, on doit trouver un appartement en remplacement. Si on expulse d’un terrain nu, on doit proposer un terrain en remplacement. Et on peut imaginer un système de bonus/malus et même de mutualisation entre les communes en vue de participer au financement des équipements. Pour lesquels on pourrait évidemment obtenir une aide européenne ...

                  • non renseigné
                    non renseigné répond à Conventionnel
                    ici et maintenant
                    • Posté à 11h15 le 29/09/2012
                    • Internaute 188652
                      ici et maintenant

                    « J’avais bien compris. En clair vous combattez la défiscalisation ; vous avez raison et moi aussi je la trouve scandaleuse. Mais vous ne la combattez que parce que les petits béquets, fonctionnaires et métropolitains ne peuvent pas profiter au maximum de ses injustes bienfaits »
                    Non. Je suis contre la défiscalisation, point. Si l’Outremer était traité comme le reste de la France et pas comme un espace de défiscalisation, vous n’auriez pas à vous insurger contre les avantages des fonctionnaire locaux (qui sont les seuls métro à faire tourner l’économie locale, l’argent du tourisme étant massivement rapatrié en métropole). Pour le reste, tout le monde veut son petit privilège en France, ce qui
                    entraine que la majorité se retrouve avec des privilèges bidons (30% de salaire en plus et un coût de la vie 30% plus cher...).

                    « Et comme c’est bizarre, j’ai aussi une approche un peu différente du problème des Roms : la solution ne peut se trouver que dans l’obligation pour toutes les communes de mettre des surfaces d’accueil à disposition des migrants, au même titre qu’elles doivent proposer des HLM aux populations sédentaires. »
                    Comme c’est bizarre, les communes de plus de 3500 (ou 5000, je ne sais plus) habitants ont déjà l’obligation de créer des espace de campement pour les gens du voyage et d’avoir 20% de logements sociaux. Mais comme on paye les fonctionnaires à rien foutre, les maires préfèrent passer outre la loi ou payer des pénalités purement symbolique.

                    « béquets »
                    Béké ! C’est du créole. Du français des tropiques, si vous préféré.

                    • Conventionnel
                      Conventionnel répond à non renseigné
                      On ne peut régner innocemment
                      • Posté à 11h45 le 29/09/2012
                      • Internaute 169038
                        On ne peut régner innocemment

                      Vous êtes très drôle ...
                      En faisant semblant de ne pas comprendre que les privilèges sont bien antérieurs aux défiscalisation et que je parle évidemment d’obligations sanctionnées par la loi.
                      Désolé mais je ne pratique pas le créole. Je connais assez bien l’Outremer, mais personnellement, je ne suis pas partie prenante : je n’ai jamais profité des avantages et je n’ai même jamais cherché à en profiter.
                      *< ; o))))))

        7 autres commentaires
  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 12h24 le 26/09/2012
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    et si nous nous débarassions de nos « danseuses’ ?
    pourquoi la question ne serait elle pas posée. ?

    • Stolypine
      Stolypine répond à jyeden
      Cadre
      • Posté à 12h31 le 26/09/2012
      • 175370
        Cadre

      Mayotte en priorité.

    • Fyf'
      Fyf' répond à jyeden
      Etudiant
      • Posté à 13h25 le 26/09/2012
      • 182313
        Etudiant

      Abandonner un territoire riche sous prétexte qu’on est tellement des branques qu’on n’arrive pas à le faire fructifier c’est stupide et d’une irresponsabilité sans borne ! Ce ne sont pas les territoires qui sont à remettre en question, c’est la gestion catastrophique de ces territoires, marquées surtout par un désintéressement absolu des gouvernements assis dans leurs fauteuils avec vu sur la Tour Eiffel. Si les DOM-TOM coûtent cher, c’est avant tout parce que tout, à part l’eau courante (ben oui, Nestlé est là pour vendre de l’eau embouteillée à quinenveut) y est importé, de l’énergie à l’agroalimentaire. Et avec la flambée du prix du pétrole/la disparition progressive des stocks de pétrole, ça va pas s’arranger...

    • fida_defor
      fida_defor répond à jyeden
      Bételgeuse human being
      • Posté à 13h46 le 26/09/2012
      • Internaute 165181
        Bételgeuse human being

      A ce facho de la pensée radicale, je le fais remarquer
      Primo : que l’Outre-Mer (OM) participe à la puissance de la France (Hexagonale) en terme de force maritime par rapport à sa superficie côtière donc en contrôle des mers.
      Secundo : la composition du territoire français a été modifiée (la Constitution) en nommant précisément (donc gravée dans le marbre) ses composantes des Départements d’OM.

      Le FN a souvent parlé de la sorte par rejet épidermique de cette composante de la Population Française. seriez-vous le porte-voix de celui-ci.

      « Il y a deux choses infinies ; l’univers et la bêtise humaine.
      Mais pour l’univers j’ai un doute ! Albert Einstein »

      • Boutauvent
        Boutauvent répond à fida_defor
        Testeur de temps libre
        • Posté à 19h54 le 26/09/2012
        • Internaute 45018
          Testeur de temps libre

        « Contrôle des mers »... aux Antilles ?
        Tu me la bailles bonne !
        Non seulement tu risques d’être contrôlé plus souvent par les garde-côtes US dans les « eaux françaises » que par notre marine nationale (et autres « polices » tricolores), mais l’essentiel des ressources halieutiques de haute-mer y est exploité (épuisé) par les flottilles asiatiques, les autochtones ne naviguant qu’en vue de leur côte (au-delà, ils appellent ça « Miquelon », c’est tout dire !).
        De toute façon, ce n’est pas avec les bateaux « de pêche » (sic) livrés à des sociétés « bidon » par un grand constructeur charentais de bateaux de plaisance (à un prix « défiscalisation » extravagant) qu’on va concurrencer ces flottilles « pirates », si tant est qu’il y ait des volontaires pour embarquer.

      • jyeden
        jyeden répond à fida_defor
        khmer vert ( age des caverne, (...)
        • Posté à 06h56 le 28/09/2012
        • Internaute 20631
          khmer vert ( age des caverne, (...)

        facho de la pensée radicale parce que l’on pose une question ?

  • A déménagé le 02.01.2013
    • Posté à 17h47 le 26/09/2012
    • Internaute 74652

    Il doit y avoir une faute de frappe sur « Saint-Marin » .
    A Saint Martin par contre il y a quelqu’un de bien connu qui profite bien de son investissement productif i.e « location d’une résidence 3 mois sur 12 ».

    Dixit : - « Sur la petite route escarpée de la Friendly Island, qui me mène jusqu’à la villa Caye Blanche de Stéphane Collaro, le paysage de carte postale défile sous mes yeux… Le quartier d’Anse Marcel, où l’ex-­animateur a posé ses valises il y a dix-huit ans, est un endroit idyllique qui domine la mer des Caraïbes ».

    Source

  • simla
    simla
    desperate housewife
    • Posté à 02h11 le 27/09/2012
    • Internaute 164811
      desperate housewife

    Ne pas oublier que les fonctionnaires territoriaux, du moins en Calédonie, sont indexés autant que ceux de l’Etat et bénéficient du tiers colonial (deux années travaillées = trois années cotisées).

    Donc le coût en est supporté par le territoire...qui reçoit ,ne l’oublions pas énormément d’argent de l’Etat.

    Wallis et Futuna est indexée autour de 2,00 %....

    Quant à la défiscalisation, c’est effectivement une belle niche fiscale réservée aux nantis qui rapporte énormément aux cabinets de défiscalisation et il y a eu un beau scandale à ce sujet notamment à Wallis !

    Aucun investissement dans les logements sociaux...beaucoup de constructions dans des appartements très chers...

  • Nemo34
    Nemo34
    Citoyen, Montpellier
    • Posté à 12h39 le 27/09/2012
    • Internaute 27043
      Citoyen, Montpellier

    Petit témoignage depuis La Réunion. Je confirme les biais importants des mesures de défiscalisation qui ont produit des logements locatifs de très mauvaise qualité qui se dégradent à très grande vitesse. L’impact à moyen ou long terme est assez faible. Les promoteurs anticipant la prochaine loi de défiscalisation ont gelé la construction, provoquant une crise du BTP dont l’issue ne peut être ... qu’une nouvelle loi de défiscalisation.

    J’abonde dans le sens d’une suppression des sur-rémunérations citées. Non pas que j’ai une dent particulière contre les fonctionnaires, la plupart de ceux avec qui j’aborde le sujet reconnaissent bénéficier d’un avantage injustifié et comprendraient sa suppression progressive. Beaucoup viennent ici d’abord pour l’exotisme, la qualité de vie ou la curiosité. La différence de cherté de la vie n’est pas si évidente car les prix des denrées importées est manipulée par une situation de monopole au profit de quelques importateurs influents. De surcroit, cette sur-rémunération est très mal perçue localement par une population à plus de 30% au chômage et à plus de 40% sous le seuil de pauvreté.

    Plus globalement, je vois deux soucis majeurs dans les DOMs :
    1 - Ces territoires présentent des caractéristiques exceptionnelles que l’on s’échine à essayer de faire rentrer dans un cadre politique métropolitain. L’adaptation locale des différentes politiques publiques est un cauchemar : Elles sont très mal adaptées.
    2 - Les aides financières accordées aux DOM sont massives et très concentrées. Monter une petite (ou très grosse) dérivation est un jeu d’enfant : Marchés publics, subventions, sur-rémunarations, rentes, situations précaires pour légitimer : Beaucoup d’argent dont une bonne partie retourne sur Paris une fois décaissé du Trésor Public. Les ressorts de la Francafrique tournent à plein.

    Au final, ce qui me déçoit, c’est que Lurel avait beaucoup évoqué ce système et les moyens d’y mettre fin pendant la campagne...

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