Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

L’Europe, EELV et les bonnes vieilles contorsions politiques

Jean Matouk
Economiste
Publié le 04/10/2012 à 11h08

Comment comprendre le refus de voter le Traité européen du parti Europe Ecologie – Les Verts, qui affichent pourtant le mot Europe en tête de leur dénomination politique, ce qui a d’ailleurs conduit Daniel Cohn Bendit à s’écarter ? On peut l’attribuer, évidemment, à leur « éparpillement » idéologique, qui rappelle assez celui du PSU des années 60 – autant de tendances que d’adhérents- et à la conviction intime de chacun d’eux qu’ils ne constitueront jamais l’ossature d’un gouvernement.

Toujours « la faute à l’Europe », le vendredi, sur les marchés

Mais les membres d’EELV et ceux de leurs élus qui vont suivre la directive partisane, se comportent, en cela, comme nombre d’hommes politiques depuis 50 ans. Pour un grand nombre d’élus, reporter sur « Bruxelles », dans leurs dialogues de fin de semaine avec leurs électeurs, tout ce qui allait mal, afin d’exonérer le pouvoir national en place de ses propres erreurs politiques, a été une pratique constante des décennies durant.

Là est l’explication de la montée de l’euroscepticisme français. Nous n’en avons pas le monopole. Un allemand sur deux (Le Monde du 18 septembre) juge que sa situation serait meilleure sans l’Europe, plus encore que les 35% de Français – et cet euroscepticisme fait évidemment la joie des britanniques.

Une œuvre politique exceptionnelle

Ceux qui ont la chance intellectuelle d’avoir vécu la construction de l’Europe en son entier, donc au moins depuis le Traité de Rome, sont tout à fait conscients du caractère historiquement exceptionnel de cette construction.

Elle était exceptionnelle, déjà, par le fait qu’elle était initiée principalement par deux pays qui s’étaient affrontés trois fois en 60 ans et qui la définirent d’emblée comme garante désormais de la paix. Il est vrai que, pour les générations nées après la guerre, ce motif essentiel a évidemment perdu toute pertinence, et l’autre motif, celui de la survie économique dans un monde d’Etats-continents, est plus difficilement perceptible.

Toutefois, cette construction a un second caractère exceptionnel. C’est la première fois dans l’histoire qu’une nouvelle entité, se crée entre des Etats, jusque là indépendants, sans passer par la guerre, ou, comme autrefois, un mariage royal. Elle se crée, pas à pas, par décisions unanimes des adhérents chacun soumis à l’approbation démocratique de leurs peuples. C’est donc un procès lent et long, ce qui explique que nos concitoyens comme ceux des autres pays, en mesurent mal les effets, et finissent par ne plus y croire.

De plus cette construction a été considérablement freinée par les anglais depuis leur entrée en 1972. Alors que l’ambition affirmée des fondateurs, notamment de Jean Monnet, était de donner peu à peu un contenu politique à la Communauté- ce vers quoi Angela Merkel propose d’accélérer la marche aujourd’hui- et de ne pas s’arrêter à un « grand marché », celle des anglais a été, de manière têtue, de se limiter justement au grand marché. En dehors de blocages répétés, ils ont trouvé une solution intelligente pour ralentir la marche : pousser à l’augmentation du nombre de pays membres pour rendre toute décision unanime de plus en plus difficile.

Le dénigrement si facile

Dés lors, ceux qui veulent dénigrer cette construction exceptionnelle s’amusent à énumérer des décisions, souvent pusillanimes il est vrai, qu’ont prises les autorités européennes. Du changement des numéros minéralogiques, aux tailles des légumes et à leur nombre par caisse, en passant par la hausse obligatoire des tarifs de l’assurance auto, pour les femmes conductrices, bien qu’elles aient moins d’accidents.

Mais, outre qu’elles ne s’y limitent pas, (politique agricole commune, Ariane, pêche, émissions de gaz à effet de serre… zone euro et la monnaie unique), si ces autorités ont trop légiféré sur des détails, c’est parce que sur ces grands sujets traités ou à traiter, on se heurte justement au réflexe naturel de souveraineté des Etats-nations, qui refusent ou acceptent au gré des dates de leurs horizons électoraux, hélas très différents. Nous vivons les effets de ce discord temporel avec les deux scrutins, distants d’un an, de 2012 en France et 2013 en Allemagne.

La multiplicité des multiples décisions pusillanimes peut expliquer aussi la taille de l’administration bruxelloise au cœur des critiques. Mais celle-ci tient surtout au fait qu’en s’élargissant il a fallu faire place à des fonctionnaires des nouveaux Etats, avec tout le problème du réemploi des éventuels « sortants ».

Un merveilleux outil de démagogie

L’hymne au souverainisme qu’on ancre dans le gaullisme, alors que c’est le général de gaulle lui-même qui a donné l’impulsion décisive au Marché commun en 1958, est, par ailleurs, une composante constante, depuis longtemps en France, mais progressivement dans d’autres pays, des grands débats électoraux. L’Europe est un formidable outil de démagogie.

Pour l’extrême droite, toujours fidèle à l’essence de sa doctrine, la Nation reste la limite indépassable. Pour les autres souverainismes c’est toujours plus ou moins, « Oui à l’Europe, mais pas celle-là ». Ce fut le centre des débats de 2005 à l’occasion d’un référendum sur un texte dans lequel Giscard d’Estaing, rédacteur en chef, avait eu la maladresse , dans la troisième partie, de faire voter sur des pratiques et institutions largement déjà approuvées auparavant par tous les pays dont la France !

Les uns la veulent moins libérale, affirment souhaiter une Europe de la coopération plutôt que de la concurrence. D autres la veulent moins ambitieuse, ayant déjà refusé l’union monétaire dans l’euro au référendum de 1992, et ne voulant pas entendre parler de l’Europe budgétaire qui en est l’indispensable complément. Comme si chacun des Etats avait encore la possibilité, dans un monde d’Etats-continents, de mener des politiques économiques indépendantes, donc nécessairement rivales.

EELV : une contorsion politique digne de la IVe République

Le refus de cette « Europe là » par Les militants d’EELV se pare, à l’inverse, d’un désir de plus d’Europe, et certains de leurs élus s’apprêtent à voter contre le Traité. Un « souverainisme négatif » aussi démagogique que le positif : tout traité est un compromis non satisfaisant ! Et le rejet du Traité peut très bien avoir, au contraire, pour conséquence de provoquer un large recul, en dégouttant les allemands.

Les dirigeants d’EELV, qui ont entraîné leur parti sur cette voie, pensent que leur petit coup de démagogie est sans risque et que le Traité sera ratifié malgré leur vote. Ils se préparent, par contre, sans aucun scrupule rationnel, à voter le Budget qui est un premier pas vers l’objectif d’équilibre budgétaire (structurel) du dit Traité. Plus qu’PSU, ces contorsions renvoient plutôt aux partis de la IVème République.

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  • Bretagne
    Bretagne
    Sceptique
    • Posté à 12h40 le 04/10/2012
    • Internaute 74906
      Sceptique

    Mon pauvre Matouk vous êtes en retard : ’’ L’hymne au souverainisme qu’on ancre dans le gaullisme ’’, c’était vrai, mais maintenant c’est la fin de notre Etat nation, de notre indépendance et du choix excessif d’une UE néo-libérale qui ont renvoyé le discours nationaliste aux poubelles de l’histoire.

    Le dégout de ’’ cette ’’ UE que l’on veut nous faire avaler comme étant inéluctable, j’ai même entendu ’’ naturelle ’’ et sur le point de remporter la palme du refus des français dont prés dont 65% ; sondés par Harris , se sont prononcer pour une consultation populaire, à propos du TSCG.

    Que ce soit chez EELV ou bien ailleurs, les français se coupent des oligarchies qui construisent, de leur côté, l’Europe des länder, l’Europe de la finance et de la marchandise.

    Le seul mouvement puissant qui existe en France, n’est certes pas un mouvement social - la paix sociale nous est assuré par le PS, et les syndicats - , mais le refus d’une Europe qui va effacer toutes les promesses du programme Hollande, dont le cynisme n’attend que la signature du Traité pour trouver une bonne raison d’ être OBLIGE , d’imposer la rigueur.

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 12h10 le 04/10/2012
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    idéologie à géométries variables + ambition+ mauvaise foi = Un truc désespérant pour le commun des mortels ayant une once de mémoire et de logique.

    • Rose.Arno
      Rose.Arno répond à pablico
      Enseignante
      • Posté à 23h17 le 04/10/2012
      • Expert 136988
        Enseignante

      Une once de mémoire, et même là, c’est dur.
      Ça commence presque à être difficile de se souvenir qui était leur candidat.

      Heureusement, il y a un moyen mnémotechnique.

      EELV = Eh ? Et la vieille ?

  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 12h28 le 04/10/2012
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    « Elle se crée, pas à pas, par décisions unanimes des adhérents chacun soumis à l’approbation démocratique de leurs peuples. »
    Ahahaha. Vous voulez parler du traité de Rome, qui n’a pas été soumis à référendum ? Ou peut être de Maastricht, totalement basé sur le rapport Delors dont on se demande bien quelle était sa légitimité ? Je ne vais même pas parlé de 2005 et du traité de Lisbonne, je serais cruel.
    Mais accessoirement, l’Europe, c’est aussi une BCE non responsable devant les Etats, qui se focalise uniquement sur l’inflation. C’est aussi l’impossibilité d’avoir un réel service public si besoin est, ne parlons même pas d’une nationalisation. L’Europe, c’est la zone franche du monde économique, où l’on se gargarise du libre échangisme que nous sommes les seuls à respecter, et avec fort peu de droits de douanes aux frontières.
    Donc bon, excusez moi de ne pas partager votre enthousiasme.

  • Listéria
    Listéria
    particulier
    • Posté à 14h03 le 04/10/2012
    • 180828
      particulier

    Qu’est-ce que c’est que cette mentalité qui nous condamne à dire que l’Europe c’est un tout et qu’on ne peut pas discuter de ce que l’on veut dedans.

    Contrairement à ce que dit l’auteur, l’Europe n’est pas en elle même la marque d’une réussite car les expériences historiques précédentes ne sont pas très concluantes, me semble-t-il.

    L’Europe de Napoléon ne me fait pas rêver, celle d’Adolf Hitler me terrifie.

    L’Europe ne vaut pas pour elle-même. Elle vaut bien pour ce qu’on met dedans. Et la seule question qui vaille c’est justement « L’Europe, oui, mais laquelle ? »

    Le chantage ici est un populisme de la pensée.

  • Alternatifs
    Alternatifs
    Fournisseur de données (...)
    • Posté à 16h05 le 04/10/2012
    • Internaute 94116
      Fournisseur de données (...)

    Bravo à l’auteur d’avoir les couilles de balancer un article dans ce genre dans le contexte actuel !

    Il n’est pas difficile de comprendre que l’europe que nous fabrique nos technocrate actuel n’est pas ce dont nous avons besoin, mais il est clair que l’on marche dans le bon sens !

  • Zeki
    Zeki
    Curieux de tout
    • Posté à 16h34 le 04/10/2012
    • Internaute 64085
      Curieux de tout

    « L’hymne au souverainisme qu’on ancre dans le gaullisme, alors que c’est le général de gaulle lui-même qui a donné l’impulsion décisive au Marché commun en 1958, est, par ailleurs, une composante constante, depuis longtemps en France, mais progressivement dans d’autres pays, des grands débats électoraux. L’Europe est un formidable outil de démagogie. »

    L’impulsion à un marché commun oui, mais pas à une escroquerie commune... il aura fallu attendre la fin des remboursements des 200 familles de la banque de france en 1965, qui une fois changée en coquiille vide a laissé toute latitude à la (re)privatisation de la création monétaire en 1973 sous pompidou-VGE.
    On nous a surtout vendu l’UE néolibérale à grand coup de démagogie comme le contrepoids aux USA (qui ont pourtant financé l’UE) à l’aide de mantra comme « europe sociale » en évitant de dire que la directive bolkenstein était un détail dans cet agenda.

    –––––––––––––––––––-

    « L’Europe intégrée, ça ne pouvait pas convenir à la France, ni aux Français…. Sauf à quelques malades comme Jean Monnet, qui sont avant tout soucieux de servir les Etats-Unis. » Cité dans C’était de Cité par Alain Peyrefitte, dans c’était de Gaulle, Fayard, 1997,
    tome 2, p. 214.

    « Dans cette Europe “intégrée” comme on dit, il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Cela simplifierait beaucoup les choses. En effet, dès lors qu’il n’y aurait pas une politique faute qu’on puisse en imposer une à chacun des Six Etats, on s’abstiendrait d’en faire. Mais alors peut-être ce monde se mettrait-il à la suite de quelqu’un du dehors qui, lui, en aurait une. Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas Européen ».
    Conférence de presse de Charles de Gaulle – 15 mai 1962 – Palais de l’Elysée

    « Nous avons procédé à la première décolonisation jusqu’à l’an dernier. Nous allons passer maintenant à la seconde. Après avoir donné l’indépendance à nos colonies, nous allons prendre la nôtre. L’Europe occidentale est devenue, sans même s’en apercevoir, un protectorat des Américains. Il s’agit maintenant de nous débarrasser de leur domination »
    Propos tenu le 4 janvier 1963, C’était de Gaulle, Fayard, 1997, tome 2, Partie III, p. 15.
    ––––––––––––––––––––––––––––

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 18h25 le 04/10/2012
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Article béat d’un benêt satisfait. L’Europe de la fin de semaine des députés de sortie dans les bistrots est une réalité qui em...tout le monde pour la bonne et simple raison qu’elle n’existe qu’à travers une règlementation. Ce que vous définissez comme une construction démocratique concertée et intégrée n ’est pas le résultat de rapports humains tendant vers un progrès humain, mais le résultat d’une fantasmagorie mentale d’énarques et de polytechniciens encore plus fatigués que moi, complètement tordus par une logique déshumanisée de gestion des hommes par une économie consumériste -seule capable à leurs yeux d’apporter le paradis sur terre- et qui aimerait être florissante c’est à dire en croissance.Cette Europe que vous chérissez tant est un échec sur bien des plans , culturel, humain , économique financier, environnemental, bref tous les poncifs de la crise profonde que nous vivons actuellement. Elle a été créée dans la perspective unique d’une marché unique et dans l’optique d’un changement d’échelle propre à la mettre en concurrence dans le grand marché mondialisé.C’est tout !
    Aujourd’hui, on récupère avec l’euro et le fameux traité , des bornes et des limites qui seront gravées dans le marbre de la duplicité et la veulerie politique de nos politiques qui n’ont pas été foutus de gérer dès le départ cette pagaille monstre dont ils savaient très bien qu’elle émergerait un jour.
    Sur ce point, on parlait à l’époque de Maastricht du pacte de stabilité budgétaire des états, preuve que l’on pressentait ce problème évident, mais insupportable pour notre chère croissance de l’époque.
    Maintenant, il faudrait mettre une glissière de sécurité dans un virage, alors que la voiture est déjà passée par dessus bord et d’après vous il faudrait adhérer à cette stupidité crasse de nos élites sans mot dire ?
    Les Verts qui n’existent qu’au travers de l’Europe, en tirent des susbsides conséquents , ont tout de même quelque chose qu’ils vous renvoient : ils sont honnêtes !
    Et puisqu’on y est dans les amabilités et votre Europe étoilée, j’en suis à me demander si les fachos ne vont pas finir par arriver au pouvoir rien que grâce à elle et aux turpitudes des $arko Hollando berlusco merkelo Draghi rigolos européens donty la seule ambition est de servir la soupe aux supermarchés de la finance et la mafia réunie.
    Merde à la fin avec cette Europe de la corruption, de la deshumanisation, du moins disant culturel, et du bordel économique et financier !
    Et puis comme je suis en forme, quelle est la bonne échelle à laquelle il faut merdoyer pour adjoindre des pays qui se sont haïs au pire , supportés au mieux pendant des millénaires, pour faire face à la mondialisation ? Pendant que l’on continue d’agréger des morceaux , des fragments, qui prennent un temps insensé l’économie elle , est globale ! Sur ce point, la stupidité continue que l’on arrive à nous faire avaler que l’on est dans une logique de marché unique d’une part pour faire face à un marché planétaire qui lui ne peut pas être plus global sauf à s’adjoindre la Lune ou la planète Mars d’autre part. Et puis , si c’est véritablement La solution, combien de temps va t on mettre pour sortir de cette crise ?
    Non , mais vraiment, je ne suis pas économiste, mais un blaireau basique, mais je sais reconnaitre tout de même quand on me prend pour un c... !

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 19h00 le 04/10/2012
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Nous savons que pour réduire les déficits publics, les 2 axes majeurs (conjugués ou non) sont la réduction des dépenses et l’augmentation des recettes.
    La réduction de certaines dépenses est probablement indispensable (bizarrement, il n’est jamais question de refuser de payer la totalité de la dette à ces « prêteurs » qui se sont déjà abondamment gavés), mais il y a également largement la place pour une augmentation des recettes, en particulier par l’impôt sur ces hauts revenus obtenus grâce à la logistique financée par la collectivité.
    N’est-ce pas dans cette même Europe que le dumping fiscal est autorisé (voire vanté par le 1er ministre britannique) de façon à ce que les hauts revenus s’expatrient et échappent à l’impôt ?
    Pour satisfaire à ce TSCG, il ne reste donc que la réduction de la dépense publique... ce qui interdit de facto à un membre de l’UE qui souhaiterait (entre autres) opérer une profonde mutation industrielle, sociale et écologique (nécessairement amortissable à long terme) de l’entreprendre.
    « Contorsionnistes », ces écologistes qui veulent plus d’Europe mais pas à ce tarif là ?
    Pour ma part, je les trouve plutôt cohérents... et tant pis pour le nouveau tandem libéral DCB/Matouk !

  • Éric  Perrin
    Éric Perrin
    Ginkonaute
    • Posté à 23h22 le 04/10/2012
    • Internaute 51185
      Ginkonaute

    Continuez à pomper, faute d’idées vous finirez bien par trouver du pétrole...

  • _Epsilon_
    _Epsilon_
    Freine des deux pieds
    • Posté à 08h35 le 05/10/2012
    • Internaute 186397
      Freine des deux pieds

    Lien

    Vous n’êtes pas obligé de prêter des intentions et de fantasmer des contorsions : voici un lien qui vous résumera le pourquoi du comment.

    Le TSCG est un problème épineux, et la plupart des militants ont autant de raisons de le soutenir que de le refuser. Vous appréciez l’Europe neolibérale si ça vous chante, d’autres en espèrent autre chose, et doivent choisir entre freiner son avancement ou l’accompagner dans une direction qui leur déplait.

    Le TSCG, pourquoi pas, mais avec conditions préalables : moins de marché, plus de protection, plus de régulation, moins de pollution, condamnation des responsables de la crise, plus d’égalité, moins de chantage fiscal, paradis fiscaux combattus, TTF, ainsi de suite...

  • A déménagé le 10-10-2012
    • Posté à 11h19 le 05/10/2012
    • 180180
      non connue

    Elle se crée, pas à pas, par décisions unanimes des adhérents chacun soumis à l’approbation démocratique de leurs peuples.

    Une Europe démocratique ? Avec une commission toute puissante, sans aucune légitimité démocratique ? Avec aucun contrôle sur le lobbyisme des entreprises, plus important encore qu’à Washington ? Avec une participation des peuples d’Europe très limitée, dont les résultats aux bien trop rares référendums ne sont pas écoutés ? Laissez moi rire ... jaune.

  • jeanletanneur15
    jeanletanneur15
    Graveur
    • Posté à 11h50 le 05/10/2012
    • Internaute 187223
      Graveur

    je ne comprend pas du tout Euro-écologie ,et surtout depuis qu’ils ce sont faient par les verts en France .Pour moi ,j’ai espéré en eux ,c’était un vrai courant ,mais,les Vert, non ! Les verts ,ils ne voyent que leurs intérêts personnels,ils foutent le bordel ,pour moi ,je le dit franchement non et non ,je ne voterais plus ,tant que les Verts ce trouvent comme de vrais prédateurs de postes politiques ,au sein même d’EURO-ECOLOGIE ,ces verts ont les connaient et c’est Nièt.

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