Chez Jean Matouk

Un blog sur l’économie, la finance, et quelques autres sujets d’actualité, par Jean Matouk.

Il reste du boulot pour cadrer les « pigeons » en blouse blanche

Jean Matouk
Economiste
Publié le 24/10/2012 à 11h33

Un pigeon blanc (Howluckyweare/Flickr/CC)

A l’instigation d’un chirurgien esthétique niçois des médecins spécialistes se sont à leur tour présentés comme des « pigeons » dans le cadre des négociations, achevées mardi, entre la Caisse nationale d’assurance maladie et les syndicats médicaux sur les dépassements d’honoraires.

41% des médecins spécialistes affichent un taux moyen de dépassement, par rapport aux tarifs de base de la Sécu, de 56% (76% pour les gynécologues, 61% pour les ophtalmologues, 59% pour les chirurgiens, 50% pour les anesthésistes).

Leur revenu moyen est de l’ordre de 120 000 à 130 000 euros par an.

Comparativement, le revenu moyen d’un cadre du secteur marchand, vers 50 ans (pour équivaloir les dix ou douze années d’études des spécialistes), est de 105 000 à 110 000 euros.

Tarifs de base trop faibles

Il n’y a que deux justifications aux dépassements actuels, quand ils restent emprunts de « tact et mesure », comme l’exige le code de déontologie.

D’abord les tarifs de base de l’assurance maladie (consultations à 28 euros pour tout le secteur 2, et 37 euros pour les psychiatres, neuro-psychiatres et neurologues, avec des tarifs d’actes proportionnels) sont trop faibles.

C’est aussi le cas des généralistes à 23 euros. Leur consultation est moins bien payée que les plombiers ou électriciens.

La mécanique absurde du paiement à l’acte a conduit depuis des années la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) à bloquer les honoraires de base pour freiner l’envolée des dépenses de santé. Même si ces honoraires ne constituent pas le principal poste de celles-ci !

Tant qu’un gouvernement n’aura pas eu le courage de tester puis généraliser le paiement par capitation (un forfait attribué à chaque médecin), le danger d’une multiplication inutile des actes persistera.

Il y a, cependant, une autre justification recevable, aux dépassements d’honoraires. C’est la mise en responsabilité judiciaire de plus en plus fréquente des médecins, avec une certaine « tendresse » des magistrats pour les plaignants. Du coup, les primes d’assurance en responsabilité civile ont fortement augmenté.

Un accord boiteux

Il y avait donc matière à une solution négociée pour les spécialistes de ville. Les négociations entre la Cnam, les syndicats médicaux et les mutuelles, ont finalement abouti à un accord à deux, mardi 23 octobre (les mutuelles comme les institutions de prévoyance et les assureurs privés réservant leurs signatures). Accord malheureusement boiteux puisque le plafond de dépassement n’est pas déterminé !

Il témoigne de l’incapacité flagrante et hélas fréquente, en France, pour les représentants syndicaux, de prendre le risque de s’engager pour leurs représentants !

N’est fixé, dans le préambule et non le texte de l’accord, qu’un dépassement « de principe » de 50%. Une incitation assez forte est cependant faite aux spécialistes « modérés » qui pourront voir certaines charges sociales sensiblement réduites. Mais les spécialistes qui le souhaiteront pourront aller plus loin.

Reste à savoir ce que les complémentaires paieront. Les tarifs des spécialistes les moins scrupuleux, à commencer par les soi-disant « pigeons », pourront donc continuer à s’envoler sans limite.

Quelques « pigeons » hospitaliers à recadrer

Ce à quoi le gouvernement devrait, en tous cas, immédiatement mettre un terme, ce sont les dépassements qu’exigent certains praticiens hospitaliers, professeurs, chef de service, pour leurs consultations et opérations faites, à l’hôpital même, mais en secteur privé.

L’émission « Complément d’enquête » du jeudi 11 octobre a révélé le cas d’un chirurgien de Montpellier dont le supplément de revenu lié à sa pratique privé dans l’hôpital, représentait 250 000 euros par an après déduction de la part retenue par l’hôpital (413 000 euros avant). Il exige, par exemple, un dépassement de 1 000 euros pour une intervention sur un membre. Et quelques cas semblables peuvent être relevés à Paris et dans certains grands CHU de province. Ces « pigeons » là méritent vraiment d’être cadrés.

Les journalistes ont testé l’écart de délai pour obtenir une consultation, selon qu’on accepte d’être reçu en privé ou en public : trois semaines en moyenne. Ce n’est pas énorme, mais c’est quand même inadmissible, et certainement frustrant pour le patient. De plus, en cas d’intervention, la certitude d’être opéré par le chirurgien choisi n’est acquise qu’en passant en secteur privé...

Si ces praticiens peuvent pratiquer aujourd’hui ces tarifs, c’est parce qu’ils ont acquis une notoriété dans leurs grades hospitaliers. Et à ceux qui s’estiment « pigeons » – mais des pigeons voraces à 413 000 « graines » par an – il faut simplement proposer, comme d’ailleurs aux spécialistes non hospitaliers, d’aller tester leur vraie notoriété hors de leurs responsabilités hospitalières, dans le secteur 3 non-remboursé, réservés aux plus aisés de nos concitoyens, c’est-à-dire la seule clientèle qu’ils auraient sans l’ assurance maladie et les Mutuelles complémentaires.

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  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable absolument
    • Posté à 11h51 le 24/10/2012
    • Internaute 53186
      inconsolable absolument

    Marquez votre désaccord, protestez, restez en bonne santé !

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 12h02 le 24/10/2012
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    méfions nous ceux qui se présentent en Pigeons...

    ce sont des LOUPS qui se déguisent en Pigeons, en Chaperon-Rouge, en Grand-mère pour tromper tout le monde, et bouffer ceux qui y croient.

    Les vrais pigeons se sont NOUS.... qui ne se proclamons pas PIGEONS.

    que no llora no chupa, - qui ne pleure pas, ne tète pas-

    • Taladris
      Taladris répond à pablico
      Ancien observateur
      • Posté à 16h41 le 24/10/2012
      • Internaute 141499
        Ancien observateur

      Vu que le gouvernement s’est couché comme une merde devant les auto-entrepreneurs, il va subir l’assaut dans les prochaines semaines, à toutes les corporations qui ont une puissance de frappe médiatique raisonnable.

      Hollande, qu’on a présenté comme le roi de la synthèse et de la concertation, est finalement un négociateur minable.

      • pablico
        pablico répond à Taladris
        Co-NOBEL de la Paix
        • Posté à 18h39 le 24/10/2012
        • Internaute 14278
          Co-NOBEL de la Paix

        un négociateur, comme son nom l’indique, ne doit pas gagner pas à tous les coups.

        mais les autres non plus...ils ont surement lâché du lest, et savent que si ils déconnent, ils vont êtres emmerdés..

  • Chérimimie
    Chérimimie
    bacchante
    • Posté à 12h11 le 24/10/2012
    • Internaute 148166
      bacchante

    Une bonne alimentation, un peu de sport et de rigolade, du sexe aussi. Tout ce qu’il faut pour ne pas avoir à fréquenter ces requins ! Pas pigeon, requin !
    Quelqu’un qui à intérêt à ce que vous soyez malade n’est pas une personne qui vous veut du bien.

  • Beaufort
    Beaufort
    ville
    • Posté à 12h45 le 24/10/2012
    • Internaute 190490
      ville

    Le » meilleur système de santé au monde » est une entreprise affichant un déficit chronique à 10 zéros ! ........... Y a un truc ! ! Certains pigeons blancs dépassent les bornes, c’ est vrai, mais leur employeur ( les caisses d’ assurance maladie) devraient être capables de limiter les abus. Dans ce domaine, la caisse « Alsace Moselle » à l’ instar de la sécu allemande, affiche des comptes à l’ équilibre . Avec un 1er ministre germanisant, le problème est en passe d’ être résolu ? ...

    • Racaille la Rouge
      Racaille la Rouge répond à Beaufort
      zig-zag
      • Posté à 14h40 le 24/10/2012
      • 174747
        zig-zag

      C’est toujours le méme discours sur l’assurance maladie et son mutisme mais cela ne change rien ,jamais de médecins poursuivis,une étonnante souplesse pour plein d’abus(Pourquoi pas une liste officielle des employeurs qui ne payent pas les cotisations)Le mic-mac du privé et des maisons de retraite, des intervention du dimanche majorés à75% etc...Nous finançons avec nos cotisations mais toute transparence sur cette argent et sur cette caisse nous échappe et il n’y a jamais de réponse.

  • bleu horizon
    • Posté à 13h06 le 24/10/2012
    • Internaute 2091

    A chaque nouvelle affaire de santé , monsieur Matout vend sa capitation comme l’alpha et l oméga de la santé .

    Ceci n’est pas vrai

    Sur le mode de rémunération des médecins, je pense qu’il n’existe pas de solution pertinente dans un contexte de diminution des coûts, que l’on parle de paiement à l’acte, de capitation ou de salariat.

    Les formes mixtes de financement, à mon sens, créent de véritable usine à Gaz alors que nos coûts administratifs sont déjà énormes par rapport à nos voisins ( souvent tous les économistes de la santé et les administratifs oublient de le dire bizarre ?)

    Mais dans un contexte de future pénurie de médecin vers 2020 et mais surtout d’un « Papy patient boom », le système de paiement à l’acte est celui qui semble le plus adapté. En effet, en 2008 une étude du trésor (maintenant la DG des finances publiques) soulignait que « La démographie médicale a connu un retournement . Dans ce contexte, le paiement à l’acte, reliant mieux l’activité à la rémunération, ne parait pas devoir être remis en question » car « le paiement à l’acte » peut « refléter une meilleure réponse aux besoins ».

    Ok

    La capitation ne peut se complaire dans une revendication amélioration de la qualité, puisque la médecine française selon l’OCDE en 2010 est la première en mortalité évitable.

    Par contre, la capitation porte en elle des risques de dérives . En effet , l’indépendance du médecin se retrouvera aliéné à une sécurité sociale qui dans le domaine pur médical à une compétence toute relative mais prenons des exemples.

    Par exemple , elle pourrait obliger les médecins qui sont sous forfait dans le cadre du diabète à suivre les recommandation de l’HAS mais ces recommandations ont été annulées le 2 mai 2011 par le conseil d’État, Ah bon

    on pourrait obliger les médecins prescrire plus anti-Alzheimer mais la revue prescrire justement souligne « la réévaluation du progrès thérapeutique apporté par ces médicaments ... n’a pas permis de confirmer le niveau initial. Il est désormais considéré comme mineur “ Ah bon

    on pourrait obliger les médecins à prescrire moins d’arrêt de travail même si vous en avez réellement besoin.
    enfin bref , vous voulez mettre votre santé entre les mains économistes ou administratifs votez capitation !

    En outre ce mode de rémunération n’a pas fait le preuve d’économie, elle induit des risques de dérive , l’argument sur la qualité des soins pourrait être avancée mais les chiffres de l’OCDE démontrent que la médecine française est parmi la meilleure du monde.

    Enfin, la rémunération à l’acte est plus efficiente , et permet une meilleure adaptabilité à la demande de soins.

    Toutefois , le paiement à l’acte ne permet pas de prendre en charge des missions d’intérêts général et les missions de prévention qui mérite à mon sens ( dans ce cadre là uniquement) une rémunération par capitation.

    Si l’intérêt de monsieur Matout est la qualité des soins , il ferait mieux de prendre exemple sur le cas de Intermountain Healthcare et de l’hôpital LDS,
    Salt Lake City qui est une bien meilleure approche .

  • Tremolos
    Tremolos
    Branleur censuré (2)
    • Posté à 13h27 le 24/10/2012
    • Internaute 192528
      Branleur censuré (2)

    Y’en a marre de cette mode du « pigeon » partout.... ca pullule trop et c’est mauvais pour l’ecosysteme....
    .
    Au bout d’un moment faut arreter de les nourrir, sortir le fusil, et les cuisiner a toutes les sauces....

    • curieux22
      curieux22 répond à Tremolos
      dernière marche avant le saut
      • Posté à 19h03 le 24/10/2012
      • Internaute 192553
        dernière marche avant le saut

      Ouais, et puis, les pigeons, çà ch... partout ! ! !

  • itOtO
    itOtO
    Externe
    • Posté à 14h29 le 24/10/2012
    • Internaute 78347
      Externe

    Si si on l’a eu la capitation ! ! ! ! 5€ par patient ! ! ! C’est pas formidable ?

    Quant aux PU-PH et leur dépassements faramineux, le gouvernement ne fera rien ! D’abord parce que le dépassement >150% en concerne peu (2,5fois le tarif sécu) ensuite parce qu’un fois ce seuil dépassé, la commission qui peut demander une sanction prend en premier lieux comme critère la renommé, le nombre de publication et le nombre d’actes ayant entrainé dépassement. Bref pour un PU-PH il n’y pas grand risque de se faire taper sur les doigts.

    Pour ceux qui ne connaissent pas l’hôpital, le PU-PH c’est le professeur, il est toujours réputé (oui en France la réputation tient au titre et non aux compétences), il signe un max de publication (oui, quand ses subalternes font un papier qui est publié, il signe aussi, souvent en auteur principal pour donner sa renommée au papier...sic), et enfin, quand il fait du secteur privé à l’hôpital il joue souvent sur sa renommée pour avoir des tarifs assez farfelus (il faut préciser que contrairement à ce que le patient lambda croit en voyant son titre, le PU-PH est fréquemment loin d’être le meilleur, voir particulièrement mauvais, mais bon si vous préférez payer pour être opérer par une star plutôt que par quelqu’un de compétent c’est votre choix...).

    • zoby
      zoby répond à itOtO
      mouche
      • Posté à 15h50 le 24/10/2012
      • Internaute 194237
        mouche

      La part d’activité libérale d’un PUPH en France ne peut dépasser 30% de son activité totale, cette activité est soumise à autorisation du directeur de l’hôpital (qui n’est pas un médecin mais un administrateur). Les abus sont plutôt rares et concernent peu de spécialité et peu de ville (Paris surtout). De même statutairement la consultation publique d’un PUPH peut s’élever à 3 fois le tarif sécu, cet argent ne va évidemment pas dans sa poche car il est salarié, cela finance l’hôpital selon le modèle de la T2A, ce phénomène n’existait pas lors du système de dotation globale.

      En ce qui concerne leurs compétences, comme son nom l’indique le PUPH est enseignant, le plus souvent chercheur et médecin. La plupart sont titulaires d’un double doctorat notamment médecine/bio ou médecine/physique nucléaire. La médecine s’apprenant par « compagnonage » à partir de l’internat, les étudiants les plus doués et motivés sont détectés et amener à prendre cette voie là par leur chef de service. L’argent n’est pas le moteur de cette orientation en effet un PUPH de 45ans de radiologie par exemple touche 10000 euros par mois pour 6jour de travail par semaine (très bon salaire payé pour moitié par l’hôpital et l’autre par la fac) alors qu’en libéral l’ordre de grandeur est plutôt de 20000 euros (sécu + mutuelle). Le PUPH est garant du développement de la connaissance médicale en parallèle de son activité de soin, il est le plus souvent spécialiste de pathologies qui « ne rapportent pas » en libéral, je pense à l’addictologie, la médecine interne , l’infectiologie... et amoureux de médecine.

      Le PUPH est un maillon essentiel du tissu de soin français et de la formation des futurs médecins. Les critiquer alors que le problème des dépassements d’honoraire concerne à 95% les « tycoons » du secteur libéral 2 est un peu fort.

      Un étudiant

      • DarthRickHunter
        DarthRickHunter répond à zoby
        Dishwasher
        • Posté à 19h07 le 24/10/2012
        • 175329
          Dishwasher

        Oh comme c’est mignon, ils repasse les bisounours sur Rue89 !

        Je précise d’avance que mes commentaires ne ciblent bien sûr pas tous les PU-PH, il y en a des biens (comme dirait l’autre).

        « cette activité est soumise à autorisation du directeur de l’hôpital (qui n’est pas un médecin mais un administrateur) »
        Oui le directeur est un administratif, mais vous avez déjà vu des cas où il s’oppose aux personnes qui peuvent le couler en 2s, vu le trou titanesque dans les caisses d’un hôpital pour chaque jour de grève.

        « En ce qui concerne leurs compétences, comme son nom l’indique le PUPH est enseignant, le plus souvent chercheur et médecin. »
        Alors on peu dénombrer pas mal de cas, quand on regarde un peu de l’intérieur, où ils ne sont pas médecin mais golfeur (laissant le service à leur « second » anonyme) et pas chercheur mais « renard des buffets » (laissant leur labo aux doctorants recrutés en fac de Sciences comme petite mains qui font se qu’il peuvent en se faisant insulter et voler les bonnes places sur les article dont ils sont les vrais auteurs par l’interne préféré du moment).

        « La plupart sont titulaires d’un double doctorat »
        C’est vrai puisque c’est obligatoire pour accéder à ce genre de poste. Les techniciens qui ont en général fait les expériences pour eux lors de leur doctorat de Sciences (pour qu’il puisse faire de la médecine pendant se temps là, parce que la recherche scientifique...c’est vraiment trop facile, c’est bon pour les débiles) n’en ont aucun eux.

        « La médecine s’apprenant par “ compagnonage ” à partir de l’internat, les étudiants les plus doués et motivés sont détectés et amener à prendre cette voie là par leur chef de service »
        Ces critères sont vrais...lorsque l’on a passé la première sélection à savoir être : un homme, blanc ou pas trop foncé et fils de PU-PH. Après je suis d’accord avec vous.

        « un PUPH de 45ans de radiologie par exemple touche 10000 euros par mois pour 6jour de travail par semaine alors qu’en libéral l’ordre de grandeur est plutôt de 20000 euros »
        Et 1500 euros supplémentaires par dimanche de garde, auxquels s’ajoute tout le « en nature » payé par les boites pharmaceutiques à coup de petits voyages bien sympas et de séance de « consulting » à prix d’or. J’ajoute la reconnaissance sociale sans limite qui n’a pas de prix.

        « il est le plus souvent spécialiste de pathologies qui “ ne rapportent pas ” en libéral, je pense à l’addictologie, la médecine interne , l’infectiologie... »
        Vous n’avez pas tord sur ces disciplines...mais vous voudriez dire que tout les services de diabétologie, maladies cardio-vasculaires ou encore dermatologie (trois exemple qui rapportes quand même pas mal dans nos contrés !) des hôpitaux français n’ont pas de PU-PH à leur tête ?

        « Les critiquer alors que le problème des dépassements d’honoraire concerne à 95% les “ tycoons ” du secteur libéral 2 est un peu fort. »
        Vous avez parfaitement raison sur ce point mais ne faites pas l’autruche, ils sont quand même loin d’être les modèles d’altruisme que vous décrivez.

         
        • zoby
          zoby répond à DarthRickHunter
          mouche
          • Posté à 23h17 le 24/10/2012
          • Internaute 194237
            mouche

          Ah ah question de point de vue, vous en voyez des biens dans la masse de médiocre et moi des médiocres dans la masse de bien.

          Beaucoup de fantasmes dans votre commentaire...

          Si le directeur ne se sent pas capable de diriger,d’arbitrer et de mettre en place la politique de santé publique, à quoi sert il ?

          Les parties de golf... vous exagérez, il ne vous a pas échappé qu’un PUPH est le plus souvent chef de service/pôle/UMR et que par conséquent , beaucoup de tâches administratives l’éloigne ponctuellement du soin... pas le golf sauf cas de « pré retraite » quand on ose pas dire à « papi » qu’il serait temps de laisser la place ou cas « politique ». Mais vous savez bien que ce cas de figure n’est pas spécifique au service public hospitalier.

          Effectivement l’étudiant médecin tentant de passer un double doctorat est redevable à l’ensemble du labo, c’est un travail d’équipe. Mais bon d’après vous ils méprisent la recherche et les chercheurs ? Ce n’est pas mon expérience en tout cas. Et vu le niveau d’une thèse de science en France, il faut se ’la peler » quand même.

          Vos histoires de « blanc », « fils de » me semblent un peu anachronique, et sont souvent les motifs invoqués en cas d’ambitions contrariées. De toute façon les carrières universitaires n’attirent plus grand monde car beaucoup moins rémunératrices que les carrières libérales et plus exigeante que le salariat.

          « Reconnaissance sociale sans limite » ? Vu comment tourne le monde, l’argent se confond avec la reconnaissance sociale, c’est aussi un peu anachronique. « Il fut un temps“où un statut etait prestigieux(cf enseignant, juge....président de la république ? ?) mais maintenant,il semble que l’ on compte plutôt les zéros sur la fiche de paye.
          Les médecins libéraux participent également à cette confusion des genres avec les labos (cf médiator) ( l’alerte médiator est de plus partie du chu de brest)

          Pour le reste on ne peut pas comparer la dermatologie libérale de ville (acné, laser,...) et hospitalière.

          La bise du bisournours

        1 autres commentaires
  • Sybylle
    Sybylle
    Autodidacte multilingue
    • Posté à 14h37 le 24/10/2012
    • Internaute 117442
      Autodidacte multilingue

    Serment d’Hippocrate :

    « Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. »

    Lien

    Enought said.

    • curieux22
      curieux22 répond à Sybylle
      dernière marche avant le saut
      • Posté à 19h05 le 24/10/2012
      • Internaute 192553
        dernière marche avant le saut

      Ben mon colon, y’a du boulot ! ! !

    • SW31
      SW31 répond à Sybylle
      Ex-étudiant
      • Posté à 00h09 le 25/10/2012
      • Internaute 171122
        Ex-étudiant

      La vraie question est : dans le subconscient de la population française, quelle est la juste rémunération d’un médecin ? 10000 euros par mois pour un médecin, ça ne choque personne aux USA...
      La plupart des gens se permettent de juger les revenus des médecins alors qu’ils rechignent à avancer le 1/3 payant (« c’est gratuit » « j’y ai droit »)
      La vie n’a pas de prix mais la santé à un coût.
      On peut soigner l’indigent gratuitement, ne pas sélectionner ses patients, ne pas être intéressé par la gloire ou l’appât du gain, Mais vouloir être rémunéré à sa juste valeur, au juste niveau de ses compétences.
      Cordialement,

      • Sybylle
        Sybylle répond à SW31
        Autodidacte multilingue
        • Posté à 12h30 le 25/10/2012
        • Internaute 117442
          Autodidacte multilingue

        « 10000 euros par mois pour un médecin, ça ne choque personne aux USA... »

        Je n’utiliserais pas les US comme référence en terme de rémunération.
        Et je ne pense pas que personne ne soit choqué, y compris aux US, des disproportions salariales, ou alors vous ignorez sciemment les 16% de pauvres qui y survivent (Lien).
        Quel est le juste prix pour un médecin ? Je n’ai pas la réponse, mais rien qu’à voir la proportion de médecins s’alignant sur le tarif de la sécu (secteur 1) par rapport à l’immense majorité de ceux pratiquant des surpassements (secteur 2), à votre avis combien de médecins soignent gratuitement ne serait-ce qu’un ou deux patients par jour ?

        « La vie n’a pas de prix mais la santé à un coût. »
        Excuse bourgeoise/capitaliste très tendance.
        Tout a un coup aujourd’hui, et les petits proverbes ne paient pas plus les factures qu’ils ne justifient les inégalités.

        « Mais vouloir être rémunéré à sa juste valeur, au juste niveau de ses compétences. »

        Oui. Un éboueur aussi a un travail indispensable à la société, mais lui ne touchera pas 10 000€ par mois.
        Les instituteurs aussi ont un rôle important et des compétences vastes, ne pensez-vous pas ?
        Pourtant aucun ne touchera 10 000€, loin de là.
        La nounou qui garde vos enfants a également des responsabilités, pourtant gagne-t-elle 1/10ème de ces 10 000 euros mensuels ?

         
        • zoby
          zoby répond à Sybylle
          mouche
          • Posté à 14h13 le 25/10/2012
          • Internaute 194237
            mouche

          Confondre compétence et utilité... facile comme argument

        • SW31
          SW31 répond à Sybylle
          Ex-étudiant
          • Posté à 01h02 le 26/10/2012
          • Internaute 171122
            Ex-étudiant

          Cher sybtlle,
           » La vie n’a pas de prix mais la santé à un coût. Excuse bourgeoise/capitaliste très tendance. Tout a un coup aujourd’hui, et les petits proverbes ne paient pas plus les factures qu’ils ne justifient les inégalités. »

          Cette phrase n’a pas vocation a être un proverbe. Je ne suis ni capitaliste et encore moins bourgeois (si vous saviez !). J’aime le systeme social de la France (on ne se rend pas compte de notre chance par rapport a d’autres pays).
          Cette phrase est juste un constat. Qui sait combien coûtent réellement les soins dont il bénéficie ? Si les français avaient conscience du coût de la santé, et de l’effort que cela nécessite de la part de la communauté, peut être y aurait il moins de consultations immotivées, de demande d’examens superflus, de soins non urgents réalisés aux urgences.

          « Un éboueur aussi a un travail indispensable à la société, mais lui ne touchera pas 10 000€ par mois. »
          Vous confondez utilité et compétence, comme souligné par un contributeur du site.
          Avoir un salaire plus élevé ne veut pas dire qu’on est plus important dans la société qu’un autre travailleur. Mais des études plus longues, des qualifications et une technicité plus élevée, des responsabilités plus importantes (la judiciarisation croissante dans les soins, une demande croissante de résultats et d’efficience) justifient, à mon opinion un salaire plus élevé.

          « La nounou qui garde vos enfants a également des responsabilités, pourtant gagne-t-elle 1/10ème de ces 10 000 euros mensuels ? »
          Pensez vous que les responsabilités et enjeux lors d’une garde d’enfant sont de même niveau que ceux d’une garde aux urgences ?
          Je crois que vous confondez importance et reconnaissance. Je crois il est vrai que le travail de certaines personnes n’est pas assez reconnu.
          On peut gagner plus d’argent qu’un éboueur, un instituteur ou sa nounou sans pour autant perdre ses valeurs.
          Pour ma part, dans une équipe médicale, peu importe que le medecin gagne plus que l’infirmier ou l’aide soignant, il n’est pas plus importent qu’eux, il a besoin d’eux, pour le patient, pour la bonne marche du service. Par contre il a plus de responsabilites. et de niveau plus élevées. Chacun a sa place et une place pour chacun. Respect et reconnaissance mutuels.
          Ceci est mon opinion.
          Cordialement,

        • SW31
          SW31 répond à Sybylle
          Ex-étudiant
          • Posté à 01h02 le 26/10/2012
          • Internaute 171122
            Ex-étudiant

          Cher sybtlle,
           » La vie n’a pas de prix mais la santé à un coût. Excuse bourgeoise/capitaliste très tendance. Tout a un coup aujourd’hui, et les petits proverbes ne paient pas plus les factures qu’ils ne justifient les inégalités. »

          Cette phrase n’a pas vocation a être un proverbe. Je ne suis ni capitaliste et encore moins bourgeois (si vous saviez !). J’aime le systeme social de la France (on ne se rend pas compte de notre chance par rapport a d’autres pays).
          Cette phrase est juste un constat. Qui sait combien coûtent réellement les soins dont il bénéficie ? Si les français avaient conscience du coût de la santé, et de l’effort que cela nécessite de la part de la communauté, peut être y aurait il moins de consultations immotivées, de demande d’examens superflus, de soins non urgents réalisés aux urgences.

          « Un éboueur aussi a un travail indispensable à la société, mais lui ne touchera pas 10 000€ par mois. »
          Vous confondez utilité et compétence, comme souligné par un contributeur du site.
          Avoir un salaire plus élevé ne veut pas dire qu’on est plus important dans la société qu’un autre travailleur. Mais des études plus longues, des qualifications et une technicité plus élevée, des responsabilités plus importantes (la judiciarisation croissante dans les soins, une demande croissante de résultats et d’efficience) justifient, à mon opinion un salaire plus élevé.

          « La nounou qui garde vos enfants a également des responsabilités, pourtant gagne-t-elle 1/10ème de ces 10 000 euros mensuels ? »
          Pensez vous que les responsabilités et enjeux lors d’une garde d’enfant sont de même niveau que ceux d’une garde aux urgences ?
          Je crois que vous confondez importance et reconnaissance. Je crois il est vrai que le travail de certaines personnes n’est pas assez reconnu.
          On peut gagner plus d’argent qu’un éboueur, un instituteur ou sa nounou sans pour autant perdre ses valeurs.
          Pour ma part, dans une équipe médicale, peu importe que le medecin gagne plus que l’infirmier ou l’aide soignant, il n’est pas plus importent qu’eux, il a besoin d’eux, pour le patient, pour la bonne marche du service. Par contre il a plus de responsabilites. et de niveau plus élevées. Chacun a sa place et une place pour chacun. Respect et reconnaissance mutuels.
          Ceci est mon opinion.
          Cordialement,

          • Sybylle
            Sybylle répond à SW31
            Autodidacte multilingue
            • Posté à 10h25 le 26/10/2012
            • Internaute 117442
              Autodidacte multilingue

            « Si les français avaient conscience du coût de la santé, et de l’effort que cela nécessite de la part de la communauté, peut être y aurait il moins de consultations immotivées, de demande d’examens superflus, de soins non urgents réalisés aux urgences. »

            Nous sommes d’accord sur cela.

            « Avoir un salaire plus élevé ne veut pas dire qu’on est plus important dans la société qu’un autre travailleur. »

            C’est pourtant bien le cas dans notre société.
            L’argent et la « valeur » d’un individu sont bel et bien intimement liés.
            Un pauvre n’a pas de valeur car pas d’argent.

            « On peut gagner plus d’argent qu’un éboueur, un instituteur ou sa nounou sans pour autant perdre ses valeurs. »

            Dans ce cas vous comprendrez aisément que demander plus d’argent alors que votre « pouvoir d’achat » est un multiple du salaire médian national (loin d’être le meilleur indicateur, mais cela reste significatif), pour rappel 1600 et qqs euros, puisse être mal perçu.
            Sachant que cela touchera bien sûr les plus pauvres, ceux qui sont à quelques euros près chaque mois.

            « Pour ma part, dans une équipe médicale [...] Par contre il a plus de responsabilites. et de niveau plus élevées. »

            Il a également plus de recours et une certaine immunité que l’on attribue automatiquement en France aux notables.
            Cela dépend beaucoup des services, mais les différents « ordres » français, en l’occurrence l’ordre des médecins, est très protecteur vis-à-vis de ses membres.

            « Chacun a sa place et une place pour chacun. Respect et reconnaissance mutuels. »

            Oui c’est bien mon ressentit vis-à-vis de beaucoup de médecins : nous ne sommes pas du même monde, c’est bien ce que l’on ressent transparaître chez certains.
            Cela est peut-être une déformation professionnelle et juste une apparence de suffisance, ou le besoin de compartimenter aussi lié à l’exercice de ses fonctions, mais c’est bien le sentiment que me laissent certains médecins.

        4 autres commentaires
    • Colchique
      Colchique répond à Sybylle
      Femme au foyer
      • Posté à 00h51 le 25/10/2012
      • Internaute 69510
        Femme au foyer

      Et, avoir quoi nourriront-ils et élèveront-ils leurs enfants ? Avec quoi paieront-ils assurances et loyer ? Quatre pommes-de-terre et un poireau,à peine de quoi faire une soupe de légumes......... à condition que l’indigent ait un jardin.

      N’ont-ils pas droit, comme tout un chacun, à quelques jours de congés payés, ne serait-ce que pour se reposer et décompresser, avant que le burn-out ne les engloutisse ?

      Il est vrai qu’ils leur est inutile, aussi, de mettre de l’essence dans leur véhicule, afin de rendre visite à leurs patients.......quelques heures de marche ne lui feront pas de mal....

      Continuons donc à taper sur nos médecins, cognons plus fort encore, je pense que ceux qui font études de médecine apprécieront. Imposons-leur leur lieu d’exercice, et partons faire la fête à Paris ou à Cannes....
      Nous avons bien les moyens de payer nos abonnement internet, téléphonique, de nous offrir le dernier ipad, ipod et compagnie......La santé, c’est l’affaire de la Sécu, surtout pas la nôtre !
      Lien

      • Sybylle
        Sybylle répond à Colchique
        Autodidacte multilingue
        • Posté à 12h38 le 25/10/2012
        • Internaute 117442
          Autodidacte multilingue

        CF plus haut.

        « N’ont-ils pas droit, comme tout un chacun, à quelques jours de congés payés, ne serait-ce que pour se reposer et décompresser, avant que le burn-out ne les engloutisse ? »

        Une augmentation salariale va les aider à se reposer ?
        Ah bon.

        « Il est vrai qu’ils leur est inutile, aussi, de mettre de l’essence dans leur véhicule, afin de rendre visite à leurs patients.......quelques heures de marche ne lui feront pas de mal.... »

        Je bouge tous les jours pour mon travail aussi, comme une bonne partie des citoyens...
        Moi je ne peut plus mettre d’essence dans ma voiture, donc transports en commun ou à pieds.

        « Continuons donc à taper sur nos médecins, cognons plus fort encore, je pense que ceux qui font études de médecine apprécieront. Imposons-leur leur lieu d’exercice, et partons faire la fête à Paris ou à Cannes... »

        Je vais vous faire une réponse Pôle Emploi, un endroit que vous ne fréquenterez peut-être jamais (je l’espère) : vous avez pensé à vous reconvertir ?
        Voilà ce qu’on vous rétorque avec vos bagages d’études non moins important que celui d’un médecin.

        « et partons faire la fête à Paris ou à Cannes... »
        Ces endroits me donne plutôt envie de poser une bombe.

        « Nous avons bien les moyens de payer nos abonnement internet, téléphonique, de nous offrir le dernier ipad, ipod et compagnie......La santé, c’est l’affaire de la Sécu, surtout pas la nôtre ! “

        Parlez pour vous svp.

         
        • Colchique
          Colchique répond à Sybylle
          Femme au foyer
          • Posté à 17h38 le 26/10/2012
          • Internaute 69510
            Femme au foyer

          Alors, je vous laisse lire cet appel de détresse d’une jeune-femme médecin, déjà au bord du burn-out :
          Lien

          et celui ce cette chirurgienne, proche connaissance de la ministre Marisol Touraine :
          Lien

          Que faites vous des congés payés dont nous avons tous bénéficié ? J’insiste bien sur le mot « payés » ! Tout comme la 5ème semaine de congés payés.

          Vous bougez, mais c’est très bien. Alors imaginez un médecin qui a plusieurs patients à voir dans différents secteurs. Nous ne sommes plus au Moyen-Age !

          Allez faire un tour en Suisse, en Allemagne, et vous verrez combien vous payez la consultation.

          Voyez-vous, je ne vais chez le coiffeur qu’une seule fois par an, pour me faire couper les cheveux. Ce n’est pas un domaine dans lequel j’ai de l’argent à dépenser puisque je ne peux même pas prétendre à ma retraite.....pas assez de trimestres. Une simple coupe, avec lavage des cheveux et séchage, coûte plus chère qu’une consultation chez un généraliste. Pratiquement aucune femme ne s’en plaint, du moins pas celle que j’en vois ressortir toute pimpante, mêchée, frisottée, teintée. Elles y reviendront le mois suivant comme si cela n’avait rien coûté, et sans pleurnicher !

          Je n’ai ni ipad, ni ipod, ni téléphone portable et mes baskets, que je porte tous les jours, ont 30 ans ! J’en prends grand soin, même si la semelle commence à me poser problème, mais ce sont les celles qui peuvent tenir mes chevilles traumatisées par double grosses entorses. Je ne fais donc pas partie de la classe des nantis.

          Ce n’est pas parce quelques grands pontes prennent des dépassements exorbitants qu’il faut mettre tout le monde dans le même panier.

          Il serait bien préférable de s’attaquer aux liens d’intérêt, dont les politiques ne sont pas exempts, ni certains médecins.
          Lien
          Avec le décret qui va avec, c’est mieux
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          Avec le soutien d’Europe et Médicament
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          Combien a donc coûté la campagne « Les antibiotiques, ce n’est pas automatique ? » 500 millions d’euros !
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          On aurait peut-être pu faire autre chose de tous ces millions, les envoyés vers les hôpitaux par exemple !

        1 autres commentaires
  • Ryuu
    Ryuu
    Informaticien parisien
    • Posté à 14h46 le 24/10/2012
    • Internaute 28569
      Informaticien parisien

    Je sais plus qui disait que les pigeons, ce ne sont jamais que des rats volants.

  • Horas
    Horas
    éternel étudiant
    • Posté à 16h02 le 24/10/2012
    • Internaute 96908
      éternel étudiant

    Baissez le salaire des médecins, les seuls étudiants seront ceux qui feront ce métier par conviction et envie et non pour le statut.

    • SW31
      SW31 répond à Horas
      Ex-étudiant
      • Posté à 23h35 le 24/10/2012
      • Internaute 171122
        Ex-étudiant

      Cher Horas,
      Pourquoi conviction et juste rémunération seraient antinomiques ?
      Il est vrai qu’il y a des abus (cf le praticien de Montpellier cité dans l’article), mais ils ne concernent pas la majorité des praticiens.
      À l’heure des nouvelles technologies, du refus de l’aléa thérapeutique, de la judiciarisation croissante de la médecine, pourquoi serait-ce choquant qu’un expert ayant cumulé plus de 10 ans d’études gagne 100000 euros par an ?
      Quand mon carrossier me facture 80 euros de l’heure en main d’œuvre, quid de la consultation à 23 euros ?
      Je pense qu’il y a un fantasme bien franco-français du médecin qui ne devrait pas trop etre rémunéré sous prétexte qu’il exerce son sacerdoce avec « conviction »
      Ps : « étudiant », dans quel domaine exercez vous ?

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 16h05 le 24/10/2012
    • 173412
      expatrie

    Dans leur cas, les piegeons c’est nous puisque tout cet argent vient de nos poches, nous avons paye pour les former (avec l’aide de papa/maman c’est vrai) , contrairement axux medecins americains qui doivent payer leur formation.
    Les mutuelles acceptent de payer et repercutent les couts, c’est aussi mauvais que la medecine privee.
    Quand les medecins veulent faire du prive ils devraient au moins le faire hors de l’hopital, parce que meme presente comme il a raporter 200 000 euros par an, il est loin d’etre certain que cette somme a vraiment couvert ses activites.
    Pourquoi ne pas faire que 2 secteurs, un ou les medecins sont payes par la securite sociale et un ou ils font payer les patients, ne vous inquietez pas pour eux, ils ont tous la petite machine pour debiter votre carte de credit. Apres c’est la loi du marche, si ils n’ont pas de clients, et ca arrive c’est leur probleme. Ils peuvent bien sur baisser leur prix, mais se faire connaitre si on n’a pas de patient ca ne doit pas etre si facile.

    • yshani
      yshani répond à the ghost
      étudiant
      • Posté à 18h53 le 24/10/2012
      • Internaute 142570
        étudiant

      « nous avons paye pour les former (avec l’aide de papa/maman c’est vrai) , contrairement axux medecins americains qui doivent payer leur formation. »

      –-> Comme tous les autres étudiants de toutes les formations en France on est bien d’accord !
      Et puis franchement, pas de soucis pour payer nos études 40K euros/an comme aux USA...mais faudra pas venir vous plaindre quand la consultation sera a 200 euros !

    • SW31
      SW31 répond à the ghost
      Ex-étudiant
      • Posté à 23h55 le 24/10/2012
      • Internaute 171122
        Ex-étudiant

      Cher the ghost,
      L’état ne paye ni les frais d’inscription à la fac, ni les boîtes à concours pour le PCEM1 ou l’ENC, ni les nombreux ouvrages nécessaires, ni le logement ni la nourriture. Comme dans de nombreuses autres filières d’ailleurs.
      Les indemnités de stage et de gardes sont tout à fait modiques pendant l’externat et les volumes horaires pratiqués pendant l’internat , à mon avis, permettent largement aux jeunes médecins de « rendre » ce que vous pensez qu’ils « doivent » à la société.
      Le problème en France est que compte tenu de la présence de la sécurité sociale et de l’avance des frais, beaucoup de gens -sinon la majorité- pensent que la santé et les soins sont gratuits.
      Il n’en est rien. La santé à un coût.
      Actuellement notre système de santé est en faillite, mais la seule » solution » envisagée est de blâmer les médecins. Pointer du doigt les exagérations d’une minorité est une bonne chose (cf le médecin montpelliérain) mais faire croire que ce sont les dépassements d’honoraire qui tuent la sécurité sociale et creusent le deficit est une ineptie et un mensonge. Ils ne sont que la conséquence de la faillite du système.
      Concernant les 2 secteurs que vous proposez, ils me semblent favoriser la médecine à 2 vitesses : Un secteur pour les « riches “et un pour les ‘indigents’. C’est l’inverse du système social français.

      Ps : vous êtes expatrié, quel système de soin connaissez vous ?

      • yoyopolo
        yoyopolo répond à SW31
        Retraité hospitalier
        • Posté à 23h14 le 28/10/2012
        • Internaute 127734
          Retraité hospitalier

        Qu’est-ce que cette antienne assénée comme une pseudo vérité : « la santé a un coût “ surtout par les tenants du privé et du capital . Mais, ma bonne dame, TOUT a un coût selon une conception exclusivement comptable . Comment ‘ penser la France autrement que comme une marchandise ? Vous avez une vision bourgeoise ( à votre corps défendant peut être...) de la finalité du rôle sociétal humain qui ne pourrait être appréhendé et conçu qu’en termes financiers alors que la vraie richesse est celle du cœur et du talent encouragés et créés au Service du Public qui est la résultante de toutes les luttes politiques et sociales passées et à venir pour une meilleure émancipation et un mieux être dignes d’une société principalement pour tous. Le monde n’est pas une marchandise scrogneugneu ! Vous pouvez trouver cela bien cucul la praline ou bisounours mais , au final si nous n’allons pas vers cela , nos lendemains seront terribles...

    • SW31
      SW31 répond à the ghost
      Ex-étudiant
      • Posté à 23h56 le 24/10/2012
      • Internaute 171122
        Ex-étudiant

      Cher the ghost,
      L’état ne paye ni les frais d’inscription à la fac, ni les boîtes à concours pour le PCEM1 ou l’ENC, ni les nombreux ouvrages nécessaires, ni le logement ni la nourriture. Comme dans de nombreuses autres filières d’ailleurs.
      Les indemnités de stage et de gardes sont tout à fait modiques pendant l’externat et les volumes horaires pratiqués pendant l’internat , à mon avis, permettent largement aux jeunes médecins de « rendre » ce que vous pensez qu’ils « doivent » à la société.
      Le problème en France est que compte tenu de la présence de la sécurité sociale et de l’avance des frais, beaucoup de gens -sinon la majorité- pensent que la santé et les soins sont gratuits.
      Il n’en est rien. La santé à un coût.
      Actuellement notre système de santé est en faillite, mais la seule » solution » envisagée est de blâmer les médecins. Pointer du doigt les exagérations d’une minorité est une bonne chose (cf le médecin montpelliérain) mais faire croire que ce sont les dépassements d’honoraire qui tuent la sécurité sociale et creusent le deficit est une ineptie et un mensonge. Ils ne sont que la conséquence de la faillite du système.
      Concernant les 2 secteurs que vous proposez, ils me semblent favoriser la médecine à 2 vitesses : Un secteur pour les « riches “et un pour les ‘indigents’. C’est l’inverse du système social français.

      Ps : vous êtes expatrié, quel système de soin connaissez vous ?

      • MIKY STOUFFS
        MIKY STOUFFS répond à SW31
        médecin U.E.
        • Posté à 06h05 le 25/10/2012
        • Internaute 170502
          médecin U.E.

        CMU : le comble !
        Dans tous les systèmes non étatiques et solidaires, une part minime (appelée ticket modérateur) est payée par le patient : il n’est pas correct que cette part soit remboursée par une complémentaire (assurance ou mutuelle) et encore moins pour ceux qui n’en t ont pas (CMU). Si on rembourse un ticket modérateur, il ne modère plus rien ! Et demander à vos toubibs ce qu’ils pensent des patients CMU (pas tous, évidemment, c’est comme pour tout !) ! la CMU, c’est du pain bénit pour les ennemis de ceux qu’ils appellent désormais, les assistés ! Sécurité sociale=solidarité : on paie un peu mais on paie ! Parce que ce qui est gratuit est ce qui coûte le plus cher !

    • lifka
      lifka répond à the ghost
      • Posté à 00h37 le 25/10/2012
      • Internaute 37623

      10 ans d’études à être taillable et corvéables à merci dans l’hôpital pendant environ 70 à 80 heures par semaine. Dont 1 an (ou 2 si on rate la première année ce qui est le cas d’environ 80% de ceux qui se présentent) pour passer l’un des concours d’entrée les plus pénalisants du système universitaire - pour des gens dont la plupart sont sortis du bac avec mention - et que l’on ne peut de fait réussir qu’en prenant à ses frais des cours parallèles dans des cours privés très onéreux et qui doublent les horaires.

      Ensuite 5 ans comme externe dont 4 avec 100 à 200 euros par mois d’indemnité pour vivre et des livres hors de prix à payer. Et un hôpital qui ne pourrait pas tourner sans ces esclaves qui bossent quasi gratuitement et sont entretenus par papa et maman tandis que le moindre apprenti patissier ou plombier de 16 ans est payé dès ses débuts 80% du SMIC.

      Enfin, après un nouvel examen classant qui va décider de votre future carrière, 4 ans comme interne - c’est à dire à exercer un vrai travail de médecin - avec enfin un salaire correct, mais les mêmes horaires ou pire ce qui signifie un salaire horaire inférieur à celui d’un apprenti plombier.

      Des gardes de nuit (payées au lance pierre) qui s’enchainent derrière une pleine journée de travail une à deux fois par semaine, peu de we complets de détente. Bref pratiquement pas de vie privée pendant 10 ans.

      Et avec cela la responsabilité de la vie des patients sur les épaules pour de jeunes internes qui sont souvent seuls dans le service ou presque. Et parfois des dépressions nerveuses, des suicides ou des addictions à force de tensions nerveuse et de fatigue.

      Mais si vous voulez mon avis, ce serait à l’Etat de leur devoir de l’argent après ça et pas le contraire. Et vous devriez les remercier de ce dévouement au lieu de les insulter. On devrait même les aider à s’installer quand ils sortent du système hospitalier.

      Je suis sure que vous acceptez de payer cher pour le dernier gadget de votre ordinateur ou de votre téléphone, que vous payez sans moufter le plombier qui reste 5mn pour déboucher vos WC. Mais par contre vous estimez que le médecin qui va sauver votre vie ou celle de votre enfant et qui pour en arriver là a bossé dur pendant 10 ans et continue à travailler jour et nuit, à se remettre régulièrement à niveau pour connaitre les nouveaux traitements et à arriver dès que vous le sonnez ne devrait pas être payé à sa juste valeur ?

      Moi c’est ça qui me scie !

      Quant au système privé dans l’hôpital, c’est le seul moyen de les garder dans l’hôpital. Sinon qui resterait là pour un tel salaire ?

  • lifka
    • Posté à 23h56 le 24/10/2012
    • Internaute 37623

    Leur revenu moyen est de l’ordre de 120 000 à 130 000 euros par an.

    Vous confondez revenu et chiffre d’affaire en oubliant qu’un médecin est aussi un chef d’entreprise qui doit payer du personnel (assistante médicale et/ou secrétaire, personnel de nettoyage etc.), un loyer professionnel et surtout qui a parfois un matériel couteux à amortir.

    Sans compter les 70 à 80 heures par semaine.

    C’est aussi le cas des généralistes à 23 euros. Leur consultation est moins bien payée que les plombiers ou électriciens.

    Si on calcule le tarif horaire, on peut en effet se dire que ça ne vaut peut-être pas la peine de s’être mis à l’écart de la vie pendant 10 ans pour arriver au bout.

    En plus quand un spécialiste fait une visite à domicile, il n’a pas le droit de compter son déplacement.

  • Colchique
    Colchique
    Femme au foyer
    • Posté à 01h04 le 25/10/2012
    • Internaute 69510
      Femme au foyer

    « L’émission “ Complément d’enquête ” du jeudi 11 octobre a révélé le cas d’un chirurgien de Montpellier dont le supplément de revenu lié à sa pratique privé dans l’hôpital, représentait 250 000 euros par an après déduction de la part retenue par l’hôpital (413 000 euros avant). Il exige, par exemple, un dépassement de 1 000 euros pour une intervention sur un membre. »

    Emission déprogrammée semble t-il :

    « On parle beaucoup de la médecine libérale et de ses honoraires en ce moment :

    Une vidéo diffusée en boucle sur LCP assemblée nationale qui soutient les intérêts d’une mutuelle, la MGEN, pour l’aider à financer le moins possible les honoraires médicaux...
    Un numéro de Que Choisir qui condamne sans nuance les tarifs autres que ceux du remboursement sécu...
    Un “complément d’enquête” sur France 2 qui épingle un professeur de CHU aux gros dépassements, de plus incapable de guérir tous ses patients malgré ses tarifs pharaoniques...

    Dans ce tribunal médiatique, l’accusation est donc la seule à avoir la parole ?

    Pas tout à fait... Un reportage d’ “envoyé spécial”, tourné chez des praticiens de petites villes, aurait pu amener un autre son de cloche... mais certainement jugé discordant dans ce concert très monocorde, il a été déprogrammé sine die. »
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    Mais à force de taper toujours sur les mêmes, de leur imposer les choix à faire, il arrive ce qu’il doit arriver : une grève nationale !
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    J’espère que vous n’avez personne à l’hôpital, ni en clinique.....Et, en attendant le 12 novembre, prenez soin de vous et de votre petite famille, un accident est si vite arrivé et, dans ces cas là, comme cela m’est arrivé lors de mon anévrisme cérébral, vous remercierez le merveilleux chirurgien qui vous aura sauvé la prix, ainsi que le personnel de l’hôpital, qui assis, à même le sol, dans le couloir face à votre chambre, se relaie pour faire enfin chuter cette maudite fièvre de 40° qui risque de vous emporter, alors même que vous ne vous êtes pas encore réveillée !

  • laogong
    • Posté à 11h33 le 25/10/2012
    • Internaute 27856

    Peut-etre que pour garder la retraite a 60 ans, il aurait fallu s’appeler « les pigeons » ? Ou peut-etre qu’il aurait fallu un mot d’ordre qui sonne plus doucement aux oreilles de nos dirigeants, du genre : « Gardez la retraite a 60 ans pour les riches et les privilegies ! »

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