Rendez-vous sans date ni heure à l'Assedic
Suite à mon inscription en ligne, je reçois une lettre de l’ANPE et une de l’Assedic. Ouf ! Je suis sorti de l’anonymat (lire l’épisode 1).
L’Assedic m’informe que, pour valider, je dois me « présenter obligatoirement avant le 20 décembre » et ajoute : « Il est impératif de respecter ce rendez-vous que nous avons fixé ensemble. »
Ha ? Je ne me souviens pas que nous ayons fixé ensemble… Problème : le courrier ne précise ni la date, ni l’heure de ce rendez-vous capital…
Le lendemain matin, je suis à l’Assedic. Une trentaine de personnes attendent debout derrière un guichet unique. Hommes, femmes de tous âges. « 910 », affiche un panneau électronique rouge. Tour d’horizon. Je ne vois aucun distributeur de numéros… Pas plus de ticket dans les mains des gens qui attendent. Je m’apprête à demander quand j’avise deux inscriptions sur un poteau : « ». Tout le monde est massé dans la file « sans ».
La lettre sans date ni heure évoque un « rendez-vous ». Je m’engage donc dans la file de gauche. Au bout, un guichet. Derrière, un agent qui explique à un jeune homme qu’il doit remplir l’imprimé puis le déposer dans l’urne, « sans faire la queue ». L’agent appelle la personne suivante dans la file des « sans ». Réalisant ma présence en face de lui, il s’enquiert : « Vous avez un rendez-vous ? “ Je sors la lettre, explique qu’elle m’invite instamment à honorer un rendez-vous, sans date, ni heure.
Explication confuse de l’agent… ‘Je vais regarder si vous avez un rendez-vous.’ Pianotage informatique... ‘Bon, je vous propose vendredi 21 à 10h40.’ J’y serai ! A suivre...
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Toutes ces mesures sont simplement destinés à vous mettre en situation de renoncer ou hors délai et de vous faire perdre vos droits. La même chose se passe dans les préfectures pour les renouvellements des papiers pour les étrangers.
Mon fils adoptif (de coeur, pas de papiers, pas eu le droit) fait renouveler tous les ans son permis de séjour étudiant. Les procédures changent tous les mois de sorte que personne ne connaît jamais la nouvelle procédure (pas d’information téléphoniques ou internet pour les étrangers dans cette sous préfecture du sud de la région parisienne).
L’année dernière la demande de renouvellement devait se faire 2 mois avant l’expiration ; donc cette année, 2 mois avant l’expiration voyage à la préfecture : arrivée 5h30 du matin (après 6 heures, ce n’est plus la peine, on ne passe pas dans la journée), déjà une longue queue dans le froid. 9h un gars ouvre la porte et fait entrer les Français qui viennent faire une carte d’identité ou une carte grise. Ensuite on fait entrer les étrangers, là on vous donne un ticket d’attente et on vous dit : ’mais restez là, on ne vous appelle pas nécessairement dans l’ordre » (Allez donc savoir pourquoi).
Nous poireautons donc jusqu’à 15 heures : au guichet on nous dit, mais c’est beaucoup trop tôt, il faut venir 15 jours avant l’expiration.
6 semaines plus tard nous revoilà. Cette fois on passe à 17h30 et on se fait engueuler (forcément, en 6 semaines les procédures ont changé !) il fallait venir il y a un mois ! Malgré tout on prend notre demande de renouvellement et on nous remet un récépissé valable 2 mois (mais qui ne permet pas de voyager, ou d’ouvrir un compte en banque, ou de changer de forfait de téléphone portable- pour ça il faut un VRAI permis de séjour).
L’année dernière le récépissé a été renouvelé 4 fois (avec chaque fois 2 journées à la préfecture), ce qui fait que la carte de séjour a été valable 4 mois seulement au lieu de 12. Cette année, miracle, on reçoit au bout de 6 semaines, une carte de rendez-vous (date et heure) pour chercher le fameux document.
Méfiants, même si la convocation est pour 10h45, on se pointe à 6h30. Au moment de passer le gars qui distribue les tickets, il nous refoule et dit « Ah non ! aujourd’hui on n’en prend que 30 ». J’insiste en montrant la convocation « Mais Monsieur, nous avons rendez-vous au guichet 4 à 10h45 ».
« Ah mais ça, ça veut rien dire, me répond-il, aujourd’hui on ne prend que les 30 premiers »
Nous y sommes donc retournés le lendemain, en arrivant un peu avant 5 heures (30, c’est vraiment pas beaucoup !) et là, on en prenait 50 ce jour là et nous sommes passés ! ! ! !




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