Chez Michèle Rivasi

Députée européenne (Europe Ecologie) de la région Grand Sud Est, je suis aussi professeur agrégée de biologie.

Mediator : nous, patients, ne sommes pas des cobayes

Michèle Rivasi
Députée européenne
Publié le 01/12/2010 à 15h00

Distilbène, Mediator... Même combat. Des médicaments miracles sont mis sur le marché, les médecins prescrivent et les patients trinquent, sans toucher aux bénéfices des compagnies pharmaceutiques. Cela fait cinquante ans que ça dure. Réformons d’urgence un système moribond.

Combien de morts le Mediator a-t-il causé ? Nous ne le saurons probablement jamais. L’Assurance maladie compte 500 à 1 000 victimes directement liées à ce médicament contre le diabète utilisé comme coupe-faim et commercialisé en France depuis 1976.

Remontons le temps jusqu’à une affaire similaire, celle du Distilbène, une hormone de synthèse prescrite aux femmes enceintes jusqu’en 1971 et la mise en évidence aux Etats-Unis d’un risque accru du cancer du vagin chez des filles exposées in utero.

Près de 200 000 françaises enceintes ont pris du Distilbène entre 1951 et 1977, année de son interdiction en France et d’autres pays d’Europe. Donnant naissance à une génération de « filles Distilbène » intoxiquée.

Citons encore le Vioxx qui doublait le risque d’infarctus du myocarde, ou l’Acomplia, médicament anti-obésité qui fut finalement retiré du marché en catastrophe, 18 mois à peine après son lancement en France et en Europe... Trop de risques suicidaires observés.

Comment expliquer que nous en soyons encore à compter les morts et à mettre toujours autant de temps à interdire un médicament tueur ? Faut il parler d’une déficience générale du système ? Le symptôme d’une médecine sous influence ? Pour ma part, j’y verrais plutôt les méfaits d’une complicité passive, à tous les niveaux.

1

Le financement par les labos pharmaceutiques

Il revient au laboratoire pharmaceutique de fournir les études attestant de l’efficacité de son médicament en attente d’autorisation. Il ne vient à l’idée de personne ou presque de s’inquiéter du risque de voir par exemple certaines données privilégiées au détriment d’autres, moins vendeuses. Or, les résultats des études préalables ont toujours tendance à être nettement plus favorables à l’industrie lorsque celle-ci les finance.

Plus étonnant, les données fournies par le fabricant sont aussi rarement remises en doute. 0r celles-ci peuvent être vraies... ou fausses, comme dans le cas du Tamiflu, l’antiviral produit par Roche et dont l’efficacité supposée ne repose sur aucune donnée fiable. L’investigation du British Medical Journal a ainsi révélé en 2009 qu’une partie des études citées en référence comportaient des erreurs. Le reste avait tout bonnement disparu des archives de Roche. Impossible de retrouver les données originelles.

2

Le copinage, voire la corruption

L’évaluation de l’efficacité d’un médicament, de son innocuité et de son autorisation de mise sur le marché, repose sur des comités d’experts. Ces experts ont souvent des liens d’intérêt pharmaceutique. En France, il semble même que ce soit la règle.

« Si l’expert ne travaille pas avec l’industrie, c’est que ce n’est pas un bon expert, » peut-on entendre dans le documentaire de France 5 « Les Médicamenteurs », réalisée par la journaliste Stéphane Horel. (Voir la vidéo)

A quand une véritable loi analogue au Sunshine Act inclus dans la réforme de santé récemment promulguée aux Etats-Unis ? Une loi qui oblige les compagnies pharmaceutiques « à déclarer, à partir de 2013, sur un site web en libre accès, toute somme ou tout cadeau dépassant 10 dollars donnés à des médecins et à des institutions médicales », explique la Fondation Sciences Citoyennes.

3

Les vices de procédure de la pharmacovigilance

La pharmacovigilance permet de suivre les effets indésirables des médicaments une fois mis sur le marché. Elle consiste à « attendre » que les notifications « remontent » ou « soient signalées ».

L’Afssaps par exemple fait cela à l’aide de formulaires mis à disposition du monde médical. Des formulaires à remplir en ligne ou renvoyer par fax. Autrement dit, pour signaler d’éventuels effets indésirables, il faut être très motivé, avoir du temps disponible et ne pas craindre un travail administratif rébarbatif.

En général, seuls 10% des cas seraient signalés. Il y a très peu de données significatives et lorsqu’elles sont là, elles sont noyées dans le bruit de fond. Pour que les autorités sanitaires s’activent, il faut d’abord que le nombre de cas « spontanément notifiés » justifie une alerte ou un suivi spécifique. On perd du temps, et le nombre de morts s’accroit.

Une réforme européenne pour des études indépendantes

Les médicaments tueurs sont une réalité. On dénombre le bilan ahurissant de 197 000 morts annuels en Europe dus à la prise de médicaments.

Le 22 septembre, le Parlement Européen a instauré de nouvelle règle de pharmacovigilance que j’ai préparée avec la Britannique Linda McAvan. La notification directe par les patients est désormais un droit. L’accès aux bases de données recensant les effets secondaires des médicaments a été assoupli, permettant avec l’aval des autorités nationales la mise en place d’études indépendantes, conduites par des associations de patients.

La gravité des effets associés à la prise du Mediator réclame un plan d’urgence. Avec une politique volontariste de rappel des patients par leur médecin traitant. Avec de véritables études rétrospectives, sur les vingt dernières années d’usage par exemple. Cela concerne les patients, mais aussi les personnes ayant participé aux tests cliniques préliminaires.

Ces populations cobayes, au sens propre, sont maintenues dans l’ignorance de la substance testée, dont les effets indésirables sont susceptibles de se déclencher dix, vingt ou trente ans plus tard. La médecine leur doit, nous doit, la vérité.

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  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 15h13 le 01/12/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Mediator : nous, patients, ne sommes pas des cobayes »

    Que vous fassiez semblant de l’ignorer ou non, les patients ont toujours été les cobayes des laboratoires pharmaceutiques.

    En aveugle, seul le patient ignore qu’on lui colle une merde...
    En double-aveugle, même le médecin traitant ignore la manoeuvre.

    Mais ce n’est pas grave,
    ...puisque dans le domaine des essais d’armements (chimiques, biologiques ou nucléaires) des populations entière ont fait office de cobaye sans que personne, même aujourdh’ui, ne s’en émeuve. (et surtout pas les politiques, avérés complices)

    ... et je signale au passage que la plaisanterie n’est pas finie !

    Que pensez vous des OGM, sinon qu’il ne s’agit encore que d’un test global.
    PROBLEME : Lorqu’il aura dérapé, nul ne pourra plus le contrôler.
    (même pas les abeilles...car elles n’ont pas déposé de brevets)

    Je ne parle même pas du SIDA, car il s’agit d’un autre débat. (costaud, celui-là)

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Yvon le Zébulon
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 15h15 le 01/12/2010
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Je n’avais pas encore fignolé mon post qu’il était déjà nazé.

      Comment peut-on avoir une opinion, avant lecture.
      Je crois qu’un type ne sachant ni lire ni écrire se défoule un peu.

      • grosnours
        grosnours répond à Yvon le Zébulon
        ecoretraite
        • Posté à 15h33 le 01/12/2010
        • Internaute 94647
          ecoretraite

        celui qui t a naze , n a meme pas le courage d argumenter .....
        c est au ras du « caniveau » ...

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à grosnours
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 15h47 le 01/12/2010
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          « c est au ras du “caniveau” ...

          A la tienne quand même, même si l’heure est un peu passée !

          J’ai pris l’habitude de la présence de ces idiots sur le fil, et il y a longtemps que je ne m’en formalise plus. J’aimerais juste qu’ils
          aillent ailleurs démontrer leur talent de naseurs frénétiques.

        1 autres commentaires
  • survivant
    • Posté à 16h36 le 01/12/2010
    • Internaute 25864

    Comme disait Coluche à propos des avocats. Il y a ceux qui connaissent bien la loi et il y a ceux qui connaissent bien le juge. Les médecins c’est un peu pareil. Il y a ceux qui connaissent bien leur travail et leurs patients qui ne te donnes des médicaments que lorsque cela le nécessite ; et tu as les médecins qui te donnes des médicaments dès que tu as la goutte au nez. Quoi qu’il en soit, pour qu’un changement des mentalités entre laboratoires pharmaceutiques/médecins/patients se fasse en direction d’une clarté entre tous ; il faudrait d’une : Des experts indépendants au niveau des laboratoires pharmaceutiques. De deux : Une prise de conscience des médecins qui ont l’ordonnance facile à délivrer des médicaments, pour qu’ils ne le fassent qu’en cas d’infections ou de traitements de longues durées légers et lourds en cas de maladies chroniques ou incurables. Et de trois : Surtout une relation médecin/patient basée essentiellement sur une confiance mutuelle entre le médecin/patient. Si une bonne relation mutuelle est établie entre le médecin/patient. Pour exemple : Un médecin peut délivrer un médicament à son patient qu’il trouve nécessaire pour x raisons mais qui ne nécessite pas une prise dudit médicament sur une longue période genre pour faciliter le sommeil des personnes gênées par les troubles du sommeil. Puisque tout le monde sait que les troubles du sommeil agissent sur le système nerveux, si le sommeil est troublé trop longtemps. Le patient qui connait bien son médecin en qui il a une entière confiance doit être en mesure de dire à son médecin, qu’il pense qu’il pourra gérer son organisme et retrouver un équilibre dans son sommeil sans la prise du médicament. De toutes façons un bon médecin ne laissera jamais son patient sombrer, même si le patient ne prend pas le médicament le rôle du médecin traitant est de déceler à l’examen clinique le malaise de son patient et de lui prescrire les médicaments nécessaires à son état de santé. Ne pas le faire l’induirait en faute grave et il n’aurait plus rien à faire dans la médecine.

    • survivant
      survivant répond à survivant
      • Posté à 09h57 le 02/12/2010
      • Internaute 25864

      Pour approfondir ma pensée concernant ce débat sur les médicaments qui concerne les labos, les médecins et les patients. Nicolas sarkozy dernièrement a parlé de sa réforme de la justice pénale. Je sais c’est un peu hors sujet. Mais c’est juste pour dire. Mis à part les labos qui eux, je le pense tout haut doivent impérativement être mis sous contôle par des experts indépendants, puisque je pense que ce sont les premiers responsables aux dérives médicamenteuses avec la collaboration de certains médecins. En reprenant la réforme de la justice pénale où Nicolas Sarkozy veut introduire un jury populaire pour éviter des dérives des juges. Alors, dans ce cas on pourrait faire la même chose avec les médecins. mettre des contôleurs populaires derrière les fesses des médecins pour voir s’ils ne font pas de conneries. Non, restons gentiment sur terre et les vaches seront bien gardées. Un juge, comme un médecin sont des personnes entièrement responsables de leurs actes si il font défaut à leur fonction ils doivent être sanctionnés.

  • Picsou
    Picsou
    Pharmacynique
    • Posté à 16h38 le 01/12/2010
    • Internaute 54728
      Pharmacynique

    Madame Rivasi,

    Votre article est populiste et démagogique.

    Vous feignez de découvrir que tout médicament présente un risque.

    Vous feignez d’ignorer que certains effets indésirables (dont très certainement les malformations cardiaques dûes au Médiator) ne peuvent être observés que sur une large population. Comment voulez vous observer un effet qui ne se produit qu’une fois sur 100 000 ? En menant une étude clinique sur 100 000 personnes ? Bravo, vous venez de découvrir l’intérêt de la pharmacovigilance.

    « Il revient au laboratoire pharmaceutique de fournir les études attestant de l’efficacité de son médicament en attente d’autorisation. “ Qui d’autre le ferait ? Une étude coûte extrêmement cher : la sécurité sociale ? Le ministère de la santé ? Evidemment que c’est le laboratoire qui fourni les études avant authorisation parce que personne d’autre ne peut le faire, mais il est contrôlé par les autorité, il ne mène pas cette étude comme il le souhaite. Enfin rien n’empêche quiconque, une fois le médicament sur le marché, de réaliser d’autres études.

    Expliquez nous également Madame la député comment des personnes pourrait avoir une expertise dans le domaine pharmaceutique si elle n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise pharmaceutique, si elle ne savent pas comment on fabrique ou évalue un médicament ?

    Enfin merci de feindre d’ignorer qu’une information rapportée par un patient n’a pas la même valeur scientifique qu’une information rapportée par un professionel de santé.

    Bravo Madame la député, votre éthique est très supérieure à celle de l’industrie pharmaceutique.

    Un étudiant en dernière année de pharmacie.

    • Pierre31
      Pierre31 répond à Picsou
      Médecin à Saint Jean
      • Posté à 16h57 le 01/12/2010
      • Internaute 1800
        Médecin à Saint Jean

      « Expliquez nous également Madame la député comment des personnes pourrait avoir une expertise dans le domaine pharmaceutique si elle n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise pharmaceutique, si elle ne savent pas comment on fabrique ou évalue un médicament ? »

      C’est l’argument que sortent toujours les labos pharmaceutiques et leurs soutiens : « les seuls experts valables sont les experts qui bossent pour l’industrie ». Remember H1N1...

      Quant aux etudes de pharmacovigilance, bien sûr, elles coutent de l’argent mais les labos savent parfaitement utiliser ce cout pour négocier le prix des médicaments...
      et il y aurait aussi bien des choses à dire sur les études de pharmacovigilance que les labos refusent de publier...

    • DenisDenis
      DenisDenis répond à Picsou
      (mammifère omnivore)
      • Posté à 17h06 le 01/12/2010
      • Internaute 118617
        (mammifère omnivore)

      Mais arrêtez donc de mettre le populisme et la démagogie à toutes les sauces. On dénonce l’action des banques ? On est populiste et démagogue. Le nucléaire ? Populisme, démagogie ! On ne veut pas servir de cobaye aux labos ? Votre article est populiste et démagogique.

      Pour en revenir au sujet de l’article, bien sûr que le système pharmaceutique actuel est perverti par le lobbying, l’opacité, les ententes. Pourquoi certains médicament n’ont pas l’autorisation de mise sur le marché ? Pourquoi faut-il tant de temps pour que la nocivité d’autres soit dénoncé ? Oui, ce système marche mal et il faut le dire.

    • Achernar
      Achernar répond à Picsou
      Etudiant
      • Posté à 17h10 le 01/12/2010
      • Internaute 119490
        Etudiant

      Cet article n’a effectivement qu’un but politicien, j’avais espéré voir un début de commencement d’étude statistique sur la dangerosité des médicaments, mais rien... que du sensationnel basé sur quelques cas très particuliers.

      Mais bon, je pense qu’on comprend mieux après avoir lu :

      « Très investie dans le milieu associatif, j’ai notamment fondé la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, en 1986, afin d’alerter la population sur le mensonge d’Etat visant à faire croire que le nuage radioactif s’était arrêté aux frontières de la France. »

      Le coup du nuage s’étant arrêté à la frontière venant... de Noël Mamère ! ( Lien ). Chacun se fera une idée.

      • Sexus Empiricus
        • Posté à 17h57 le 01/12/2010
        • Internaute 6004

        Tout de suite des gros mots ! « Politicien » ? Que la question des procédés de l’industrie pharmaceutique soit politique, c’est un truisme, malgré les cris effarouchés des gens que cette industrie fait vivre.

        La « dangerosité » des médicaments, en dehors de l’aqua simplex est un autre truisme en pharmacologie, plus massif encore que le premier degré de l’Evidence-Based Medicine.

        Quant à la citation de Noël Mamère, chacun en effet pourra en effet se faire un avis : celui-ci « prêtait ironiquement au professeur Pellerin » l’arrêt des retombées radiocatives aux frontières.

    • framboise92
      framboise92 répond à Picsou
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 17h40 le 01/12/2010
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Je dois vous dire qu’après avoir vu mon compagnon à La Verrière, les psychiatres tatonnent à qui mieux mieux et partent de la dernière ordonnance du médecin sans vraiment écouter le malade.
      La preuve : le psychiatre a avoué son échec !
      Les malades n’ont pas leur mot à dire, même ceux qui ont trois doctorats*, c’est pour dire !
      * le malade en question connaissait mieux que quiconque les effets des médicaments, c’est son travail !

      • survivant
        survivant répond à framboise92
        • Posté à 18h24 le 01/12/2010
        • Internaute 25864
         
        • framboise92
          framboise92 répond à survivant
          je choisis la campagne, la (...)
          • Posté à 11h40 le 02/12/2010
          • Internaute 24519
            je choisis la campagne, la (...)

          J’ai vu quatre fois le film.....Le pire, c’est que c’est tout à fait cela !

        1 autres commentaires
      • survivant
        survivant répond à framboise92
        • Posté à 19h49 le 01/12/2010
        • Internaute 25864

        Salut framboise, Tu n’as pas compris que l’oncle picsou défend son coffre fort ? Autant demander à un capitaliste de devenir clochard.

         
        • framboise92
          framboise92 répond à survivant
          je choisis la campagne, la (...)
          • Posté à 11h39 le 02/12/2010
          • Internaute 24519
            je choisis la campagne, la (...)

          Tu as raison. Hippocrate est hypocrite.

        1 autres commentaires
    • Sexus Empiricus
      Sexus Empiricus répond à Picsou
      • Posté à 18h16 le 01/12/2010
      • Internaute 6004

      Tous les économistes qui ne rampent pas vous le diront, le marché des médicaments est complètement asymétrique, et pas pour les hautes raisons scientifissimes que vous pourriez invoquer.
      1. L’« offre » est très forte (l’industrie pharmaceutique est un des secteurs industriels les plus rentables depuis les années 1980) ;
      2. en face, la « demande » est aux abois, car ceux qui prescrivent les médicaments ne sont pas ceux qui les consomment, et ceux qui les consomment ne sont pas ceux qui les paient.

      En ce qui concerne la procédure des essais cliniques, il y aurait trop à dire. Les laboratoires pharmaceutiques se sont résignés à cette procédure dans les années 1970, à la condition d’en être les seuls experts, en excluant que les pouvoirs publics puissent se doter de moyens significatifs pour conduire ces études : nous en sommes là, hélas !
      (Il y a un bouquin à destination du grand public très bien fait là-dessus : Le grand secret de l’industrie pharmaceutique (2003), de Philippe Pignarre.)

  • Karavi
    Karavi
    imaginatrice
    • Posté à 18h19 le 01/12/2010
    • Internaute 113192
      imaginatrice

    25 vaccins couramment utilisés en France, vaccins obligatoires comme ceux contre la diphtérie, tétanos, polio, ou facultatifs comme ceux contre les hépatites A et B, font appel à l’aluminium sous forme de phosphate, sulfate ou encore d’hydroxyde à des doses de 50 à 80 fois supérieures aux doses admises par les instances européennes (15µg/l) Dr Levy , institut pasteur ,Lyon

    Un docteur m’a confirmé que l’alu était présent dans TOUS les vaccins . Et pourquoi alors qu’on pourrait faire autrement et qu’on en connaît le danger ?

    Et ce n’est qu’un exemple...

  • Hélène Crié-Wiesner
    • Posté à 20h19 le 01/12/2010
    • Internaute 57
      Binationale

    Cette histoire de Mediator m’a fait penser au dernier roman de William Boyd, « Orages ordinaires », où il raconte la mise au point mafieuse d’un médoc contre l’asthme, destiné à devenir un best seller de la pharmacie. Comme d’hab’, Boyd raconte ça de façon magistrale.

  • MamaPacha
    • Posté à 05h45 le 02/12/2010
    • Internaute 109998

    ...

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