Mise en bouteille

Les dessous et les coulisses du monde de la vigne, blog de la vigneronne Catherine Bernard.

La mâche contre le muscadet : le progrès, c'est moderne

Publié le 20/01/2009 à 05h40



La mâche, une salade de plus en plus sympathique depuis qu'elle pousse en barquette (DR).


La mâche est une petite plante potagère sympathique. De plus en plus sympathique depuis qu'on la trouve en barquettes filmées (70 millions commercialisées), lavée, quasi prête à manger, toujours fraîche, tandis que sa lointaine cousine la laitue s'affaisse au premier coup de chaud ou de froid.

Elle s'accommode des poires aussi bien que du roquefort et, comme les chiffres du chômage et les fraises, est dessaisonalisée. Du temps de Ronsard, elle était au bassin de l'estuaire de la Loire ce que la roquette est au midi, une plante sauvage, au goût inimitable, douce amère, qui pointait avec le gel de l'hiver.

Avec les civelles (la pibale dans l'estuaire de la Gironde) et le muscadet, la mâche a formé le goût de générations de Nantais, dont le mien, puisque c'est quasi de là, côté nord de la Loire, que je viens. Les civelles sont devenues le caviar de l'estuaire, c'est-à-dire quelque chose qu'on ne mange pas tous les jours et même plus du tout, tandis que l'on peut depuis quelques années déjà mâcher de la mâche tous les jours, en toute saison, à Paris comme dans le Midi. Il est bien plus facile de trouver de la mâche que du muscadet. Les maraîchers nantais en produisent 32 000 tonnes. La progression est fulgurante : le double en dix ans.



Près de chez Marc Pesnot, au Loroux Bottereau (Marc Pesnot).


Je ne m'étais jusqu'à maintenant jamais demandé comment un tel miracle –manger de la mâche à Montpellier de septembre à avril- était possible. A Noël, en allant rendre visite à des collègues vignerons, j'ai vu, là où, dans mon souvenir il y avait des vignes, des lignes et des lignes éblouissantes de tunnel de plastique blanc, faisant penser à des lacs ou des taches de neige, au choix.

« Ici, une vigne vaut le prix de l'arrachage plus celui de la terre, soit entre 8 000 et 10 000 euros l'hectare. Les maraîchers en offrent le double pour cultiver la mâche », m'a expliqué Marc Pesnot, un des vignerons auquel le muscadet doit beaucoup. L'hiver dernier, il a tenté de s'opposer à l'arrachage d'une parcelle de vignes jouxtant les siennes sur la commune du Loroux-Bottereau. Un jeune voulait s'y installer. Il a téléphoné au président du syndicat de défense de l'appellation et à la Safer (Société d'aménagement foncier de l'espace rural). On lui a répondu :

« Contre les lotissements et les routes on peut faire quelque chose, mais contre les maraîchers, on ne peut rien. C'est une histoire entre agriculteurs. »

Il a insisté : « Mais enfin, ces terres sont classées en AOC (appellation d'origine contrôlée) ! » Ça ne change rien. Depuis, il y a des tunnels de mâche, laquelle, je l'apprends sur l »un des sites de la mâche est aussi une indication géographique protégée. On n'arrête pas le progrès.

L'offre et la demande faisant loi, à l'étroit sur Saint-Julien de Concelles et la Chapelle-Basse-Mer, proches de la Loire, donc du sable et de l'eau dont la mâche a besoin, les maraîchers grignotent sur les communes voisines. La culture de la mâche s'étend désormais sur 6 500 hectares, celle du muscadet sur 11 000 hectares. La première a doublé ses surfaces, la seconde a perdu 2 000 hectares.



Culture de a mâche. Comme des lacs ou des taches de neige (Marc Pesnot).


Le miracle, c'est le génie de l'homme qui a dessaisonalisé et automatisé de A à Z la culture de celle qu'on appelle aussi la boursette, la blanchette, la galinette, l'herbe douce et d'autres petits noms. Les terres à vignes sont transformées en terres à mâche. Les roches sont concassées. Les cailloux sont extraits. On rajoute du sable. On installe l'eau. On aplanit. On place des arceaux. On sème. On filme en même temps qu'on traite (une injection). Au bout de trois semaines, on récolte. On peut visualiser ce progrès dans la vidéo proposée par le site de l'un des groupements de producteurs.

Vous me direz, et alors ? Alors, comme là où s'élèvent les pins, là où pousse la mâche, plus rien d'autre ne pousse, surtout pas de la vigne. Quelques heures suffisent à détruire un sol. Des milliers d'années sont nécessaires avant qu'il se constitue. Le terroir du muscadet est une mosaïque de sols où affleurent les roches dites mères, exprimant des nuances à l'infini, du minéral au cristallin.

Le muscadet est un petit cousin du Languedoc (je relève au passage que, me concernant, l'exil est ainsi une réalité toute relative). Ces deux vignobles ont du mal à totalement se défaire de la réputation de produire de petits vins, et sont, en conséquence, toujours prêts à bazarder leur patrimoine au mieux disant. Une bouteille de muscadet coûte à peine plus cher qu'une barquette de mâche. Pourtant, quand il a été bien travaillé et qu'on lui laisse le temps de vieillir, comme s'il se souvenait de ses origines, le melon de bourgogne, le cépage unique de l'appellation, « meursaulte ». Souvent, la mâche n'a plus qu'un lointain goût avec la petite plante potagère sauvage. Après nous les mouches vertes.

Photos : la mâche, une salade de plus en plus sympathique depuis qu'elle pousse en barquette (DR). Près de chez Marc Pesnot, au Loroux Bottereau : quelques heures suffisent à détruire un sol (Marc Pesnot). Culture de la mâche, comme des lacs ou des taches de neige (Marc Pesnot).

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  • jean.jean
    jean.jean
    étudiant en écologie
    • Posté à 18h07 le 20/01/2009
    • Internaute
      étudiant en écologie

    « Alors, comme là où s'élèvent les pins, là où pousse la mâche, plus rien d'autre ne pousse, surtout pas de la vigne. Quelques heures suffisent à détruire un sol. »

    Je n'y connait rien et je me demande en quoi le sol est il détruit par la culture ?

    • sup. à la demande du riverain 24.09.09
      • Posté à 18h36 le 20/01/2009

      On met du sable, regardez les photos. Et je ne parle pas des pesticides et des engrais (mais ça ça existe aussi pour le vin).

      « Quelques heures suffisent à détruire un sol. Des milliers d'années sont nécessaires avant qu'il se constitue. “ C'est ça le génie de ‘la modernité’.

      Si on sacrifie même le patrimoine du pinard dans ce pays...

      • jabier
        jabier answers to sup. à la demande du riverain 24.09.09
        consultant dans les Landes
        • Posté à 19h27 le 20/01/2009
        • Internaute
          consultant dans les Landes

        Le sable est dragué au large de l'estuaire de la Loire au nord de Noirmoutier, puis une péniche surchargée le ramène vers les lieux de cultures.

         
        • karlM
          karlM answers to jabier
          Précaire
          • Posté à 19h57 le 20/01/2009
          • Internaute
            Précaire

          chez nous on cherche des terres pour faire du maraichage bio local et la SAFER nous emmerde comment s'en débarrasser ?
          Les primes européennes,aussi, plus y a d'hectares, plus y a de subventions font que se sont les gros qui grossissent...toujours petitement (200 hectares ! ! ) par rapport aux gros céréaliers de la Beauce (qui n'a plus qu'un sol stérile)

        1 other comments
    • a déménagé le 10 décembre
      • Posté à 18h34 le 20/01/2009

      Alors, comme là où s'élèvent les pins, là où pousse la mâche, plus rien d'autre ne pousse, :
      les pins n'ont jamais rien empêché de pousser (celà acidifie un peu le sol, comme le hêtre mais ne produit pas de toxines comme l'eucalyptus... ! ! !
      Par contre la culture intensive sans repos (travail du sol toutes les 3 semaines et moult produits chimiques, sans amendements organiques), elle, peut détruire un sol !
      Ne comparont pas les méfaits d'une agriculture productiviste à l'extrême et une légère tendance naturelle d'une essence résineuse !

      • Galciv
        • Posté à 18h56 le 20/01/2009
        • Internaute
          Mandarin

        Si je me souviens bien, les aiguilles de certains résineux comme les ifs acidifie progressivement mais profondément le sol. A un point que parfois seule la bruyère arrive à s'y implanter !

         
        • a déménagé le 10 décembre
          • Posté à 21h20 le 20/01/2009

          si vous voyez un jour une forêt d'ifs, faut me le dire ! je n'en ai jamais vu ; un ou quelques ifs isolés dans une forêt ok, et dans ce cas l'impact sur le sol est faible notamment s'ils sont sous des feuillus à dégradation des feuilles rapide

        • a déménagé le 10 décembre
          • Posté à 22h45 le 20/01/2009

          Souvent c'est parceque le sol est acide et pauvre et qu'aucune essence à part le pin ne peut supporter un tel sol où on peut retrouver de la bruyère, qu'on y trouve du pin et pas l'inverse...
          et parfois, il a du mal à s'y régénérer pour diverses raisons au nombre desquelles on peut trouver des toxines diffusées par la callune (espèce proche des bruyères).
          Les pins ont souvent une mauvaise réputation mais ils sont naturellement adaptés aux sols ingrats, et pour de nombreuses régions en France, il s'agit d'une essence autochtone et non introduite...

        • Desiderio
          Desiderio answers to Galciv
          • Posté à 10h14 le 21/01/2009

          Et c'est pourquoi la Champagne qui a été largement replantée en résineux au cours du XIXe s., notamment sous Napoléon III, n'a jamais pu être l'une des plus grandes régions viticoles et agricoles de France...

          • a déménagé le 10 décembre
            • Posté à 19h35 le 21/01/2009

            Les sols où poussent la vigne sont souvent impropres à la plupart des autres cultures et ne sont pas forcément (loin s'en faut) de bons sols pour la forêt !

        4 other comments
    • guilapeyre
      guilapeyre answers to jean.jean
      • Posté à 21h03 le 20/01/2009
      • Internaute

      Bonsoir
      Comme expliqué plus bas, les cultures intensives telle que pratiquées dans le cas de la mâche appauvrissent le sol parce que la succession d'opérations culturales mécaniques et chimiques épuisent rapidement la réserve disponible en éléments minéraux que tout sol cultivé ou non, contient.
      Réserve contenue dans des proportions plus ou moins importantes en fonction de la nature géologique et de ce qu'il y pousse : un sol de pinède est ainsi assez peu riche en règle général, un sol sur lequel pousse du blé dans la Beauce également, un sol forestier planté de Chêne est beaucoup plus fertile.

      Ainsi les sols s'épuisent progressivement : l'humus ( qui est le résultat de la dégradation des matières organiques apportées en surface et l'un des fournisseurs en sels minéraux indispensables à la croissance des la plupart des végétaux, cultivés ou non) disparaît car il n'y a plus d'apport en matières organiques fraîches et que la vie biologique (oui car un sol qui n'est pas cultivé comme celui de la mâche c'est plein de petites bêtes et micro-organismes très gloutons) qui permet leurs dégradation est peu à peu anéantie.
      Le travail du sol et les traitements chimiques répétés (engrais et protection contre les parasites) finissent d'achever le travail et l'on se retrouve en un rien de temps avec un sol maintenu sous perfusion pour qu'y pousse quelques malheureuses feuilles de salades... et rien d'autre naturellement avant longtemps.

      Mais les sols des vignes ne sont pas épargnés et les techniques culturales sont peu ou prou les mêmes. En Languedoc, il faut faire du chemin avant de trouver dans les sols des vignes un ver de terre qui gesticule. Ces sols sont devenus, à force de culture intensive et inadaptée, des « supports de culture », comme ceux dans lesquels l'on fait pousser des plantes en pots, avec force engrais et produits de traitement.

      Quant aux sols où poussent des Pins, vous êtes étudiant en écologie, vous devriez connaître vous même la réponse : allez faire un tour dans les forêts landaises pour vous en convaincre.
      Bonne soirée et au plaisir de vous lire.

      • karlM
        karlM answers to guilapeyre
        Précaire
        • Posté à 07h03 le 21/01/2009
        • Internaute
          Précaire

        voir les chercheurs claude et lydia bourguignon, spécialiste des sols

         
        • guilapeyre
          guilapeyre answers to karlM
          • Posté à 12h24 le 21/01/2009
          • Internaute

          Tout à fait d'accord :
          Une vidéo sur Claude BOURGUIGNON et ses travaux
          Lien

        1 other comments
  • ljos
    ljos
    photographe / géologue
    • Posté à 19h11 le 20/01/2009
    • Internaute
      photographe / géologue

    mouais .... en même temps qu'est ce qu'il vaut mieux ?

    ... un carré de mache ?
    ... ou un carré de pavillon ?

    quitte à choisir ...

    il y a trop d'Ha de vignes en France par rapport à la consommation qui chute ... même soucis ici en Savoie ... perso, je suis pas contre moins d'Ha de vignes, pour plus de qualités de vin ... .en Savoie ça a du mal à changer ... mais certains ont compris qu'on ne peut pas continuer à faire des hectolitres de piquettes. La Cristaline a remplacé le pinard à table ... et les jeunes boivent de la vodka aromatisée ....

    quant aux pesticides ... hum ... les vignerons ont toujours eu la main lourde là dessus, c'est une des cultures qui en utilisent le plus.

    reste le sol ... qui change ... mais un sol ne met pas plusieurs milliers d'années à se refaire, surtout pas celui de la vigne qui est intégralement façonné par la main de l'homme ... en qqes dizaines d'années.

    pour finir ... c'est marrant ... on s'inquiète des Ha de sol de vignes détruits ... on ne s'inquiète pas du tout des milliers de km² de sols de la Beauce complètement anéanties où plus aucun insecte ne se trouve ou presque. La Beauce devrait être un désert sans l'apport massif d'engrais .... mais ça ... tout le monde s'en fout.

    • Cataphractaire
      Cataphractaire answers to ljos
      Keodedour ar bed
      • Posté à 20h34 le 20/01/2009
      • Internaute
        Keodedour ar bed

      >Sauf qu'une agriculture productiviste pollue les terres voisines. Les engrais empêchent une production de qualité du vin.

      Et non une terre n'est pas aussi facile à reconstruire. Parce qu'avec une agriculture intensive les sols sont délavés facilement : irrigation à outrance, pas de plante (mis à part celle mise en culture) pour stopper cette eau qui emporte tous les sels minéraux.

      De plus l'irrigation apporte un autre problème : un apport massif d'eau. Or la vigne, pour faire un vin d'un peu de qualité nécessite peu d'eau ou tout du moins une maîtrise se son apport.

      « La Beauce devrait être un désert sans l'apport massif d'engrais ». Faux. Les sols ne nécessite pas (ou peu) d'engrais pour produire les cultures adaptées. Il faut revenir à une production adaptée au terroir : sol, culture locale et agriculture environnante.

      Ce genre de discours pro-engrais a détruit la Bretagne et on a des dérogations sur la qualité de l'eau pour satisfaire le lobby de la FNSEA. Ces personnes reçoivent des subventions pour en recevoir toujours plus. Et quand les subventions vont s'arrêter les sols seront détruits, personne ne pourra financer leur réhabilitation, et la crise sociales sera encore pire.

      Suivez le nouveau modèle agricole breton d'André Pochon !

    • Albert Fulor
      Albert Fulor answers to ljos
      • Posté à 15h22 le 21/01/2009
      • Internaute

      Concernant le Pays nantais, on arrache les vignes pour pouvoir à terme construire des pavillons. Le vignoble jouxte l'agglo.
      Il faut savoir qu'en 10 ans c'est léquivalent d'un département français qui a été artificialisé. A cette vitesse là, il n'y aura plus de place en France pour cultiver, tandis que la population mondiale augmente et que beaucoup de terres se désertifient.

  • jabier
    jabier
    consultant dans les Landes
    • Posté à 19h18 le 20/01/2009
    • Internaute
      consultant dans les Landes

    Savez vous qu'on peut en ramasser, sauvages, dans nos prairies.
    Le goût n'a rien à voir.\ ; o))

  • tOrDrE L¤RdRe
    • Posté à 19h55 le 20/01/2009
    • Internaute
      V2M

    si vous avez un jardin, vous en semez au début de l'hiver sur les plates-bandes vacantes et ça pousse tout seul, vous enfouissez ce qui n'a pas été consommé au printemps et ça fait un engrais vert.

  • TARPON
    • Posté à 19h59 le 20/01/2009

    c'est donc pour ça qu'un peu partout ,les immeubles,les trains ,on voit de petits panneaux « Attention à la mache ».

  • Spiripotain
    Spiripotain
    promeneur écoutant
    • Posté à 20h41 le 20/01/2009
    • Internaute
      promeneur écoutant

    Merci pour vôtre article qui met en relief une évolution catastrophique propre à la région nantaise mais dont, très certainement, on trouverait les équivalent ailleurs. Vous pointez très bien le manque de confiance des viticulteurs dans leur vin et l'appêtit insassiable des maraîchers.
    Je vais néanmoins prendre moins de précautions que vous. Beaucoup de viticulteurs de la région nantaise ont d'autant moins confiance en leur propre production qu'ils savent très bien ce qu'ils font. Sous prétexte d'une mauvaise qualité de la terre, d'un temps humide, ils sulfatent à tout va. Les terres sont tellement lessivées par les désherbants que, des années et des années après l'arrachage d'une vigne, il est impossible d'y faire pousser quoi que ce soit. Mais le chauvinisme local fait passer toute honte. Et le premier qui critique est invité à déménager...
    Quand on mesure la différence avec les viticulteurs de la vallée du Rhône, qui cherchent, inventent, innovent, retrouvent d'anciens cépages, etc... on est consterné.
    Donc, le vin n'étant pas toujours très bon et personne n'ayant l'idée de pratiquer un autre type de viticulture, plus respectueuse de la terre, le vin se vend peu cher, du coup la tentation de vendre les parcelles en terrain constructible est irrésistible. A défaut de satisfaction professionnelle, autant s'en mettre plein les poches...
    Voilà qu'arrivent les maraîchers, plus avides encore. On rase les haies à coup de bulldozers, on étale une couche de sable et on fait pousser x récoiltes de poireaux ou de mâche par an, à grand renfort d'engrais et de pesticides. J'oublie les glaieuls et le muguet. On couvre le sable de tunnels en plastique, pour forcer la pousse. Le plastique est discrètement brûlé à l'air libre, de nuit. Ou mieux, enterré, toujours de nuit (2 procès-verbaux dans ma commune à ce sujet). Je passe sur les syndicats interdits,le travail de forçat, etc...
    J'ajouterais bien l'enfouissage discret de carcasses de voiture dans les sols instables gagnés sur la Loire mais on ne me croirait pas.
    Dénoncer, protester serait peine perdue ! Ce mot, de la bouche même d'un conseiller régional (PS) auquel je dénonçais ces pratiques : On ne touche pas aux maraichers !
    Quand au monde agricole, inutile d'engager le débat sur la pollution, le massacre du paysage ou qui que ce soit lorsqu'on n'est pas issu du milieu. Au mieux reçoit en guise de fin de non-recevoir : « il faut bien que tout le monde vive ! »
    Alors que faire ? Attendre que des hectares de lotissements alternant avec des hectares de maraichages recouvrent le tout ? Après tout, il y a d'autres belles régions en France. Ces gens là ont raison, finalement, on peut toujours aller habiter ailleurs.

  • erpe
    erpe
    retraité
    • Posté à 20h57 le 20/01/2009
    • Internaute
      retraité

    Quand j'etais minot dans le sud de Nantes, dans le pays du muscadet nous ramassions sans problème la mache, comme les pissenlits au pieds des ceps de vigne.
    Alors pourquoi ne pas la cultiver au milieu des vignes sans modifier la structure de la terre, sans arracher la vigne.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 21h12 le 20/01/2009
    • Internaute
      Déchoukeur

    On en apprend beaucoup ici sur cette petite salade.
    La dernière fois que j'en ai mangé c'était à La Pignatta, ma cantine préférée quand je vais à Paris, rue d'Orsel. Elle accompagnait à merveille une pizza au jambon de montagne. Plaisir simple.
    Dans les vignes, la mache ? Me méfiant des traitements chimiques, je n'y cueillais que des poireaux sauvages à la saveur inégalée . C'était en des temps de « vaches maigres ».
    Vivre à la campagne procure, même si on n'a pas trop d'argent des plaisirs rares, comme une sauce au cerfeuil.

  • nicogé
    nicogé
    walz
    • Posté à 21h56 le 20/01/2009
    • Internaute
      walz

    mangeons bio, de saison et si possible de noter jardin, OK.

    ceci dit, la culture intensive la vigne, c'est horrible aussi.

  • moravagine
    moravagine
    Observateur désabusé
    • Posté à 22h23 le 20/01/2009
    • Internaute
      Observateur désabusé

    Bravo !

    Modeste enseignant de lettres (hé oui ça existe ! ) dans un lycée agricole normand, je me régale des articles que vous écrivez ! Mais je me régale aussi des réactions des lecteurs qui, même en désaccord profond, essayent d'expliquer leurs positions sans vouloir écraser leurs interlocuteurs de certitudes.
    Par contre j'ai du mal à croire qu'en quelques heures on puisse sabrer un sol mis au point par le travail des ans sur plusieurs millénaires ! Ceci dit, je ne suis pas spécialiste, tout au plus amateur de muscadet alors que la mâche ... ben, je m'en passe assez volontiers !
    Continuez à décrire vos expériences ! Très intéressant !
    Amicalement

    • a déménagé le 10 décembre
      • Posté à 22h33 le 20/01/2009

      « un sol mis au point par le travail des ans sur plusieurs millénaires ! “
      effectivement l'homme détruit (peut être pas en quelques heures mais en quelques décennies sous nos climats, beaucoup moins ailleurs) : cf les rapports de la FAO sur la perte de sols dans le monde ; et la France avec notamment ses zones céréalières ou de maïsiculture, n'est pas en reste !
      Il existe des terres qui sont semées tous les ans en maïs depuis 3 ou 4 decennies avec apport de pesticides dont Atrazine jusqu'à il y a quelques années, avec des exportations jamais compensées par le moindre apport de fumier ou d'autre amendement organique, avec un travail du sol toujours le même à la même profondeur... Celà représente une part importante de la SAU française et pas besoin d'être ingénieur agronome pour comprendre que celà consiste à aller à fond dans le mur (l'accélérateur étant notamment les pesticides et les engrais )

    • Mich de Solignac
      Mich de Solignac answers to moravagine
      68 tard
      • Posté à 13h48 le 21/01/2009
      • Internaute
        68 tard

      On peut aimer la Mâche et le muscadet.
      C'est mon cas.

      Comme chacun sait salade (vinaigrée) et vin ne font pas bon ménage.
      Alors je vous conseille : arrosez votre repas de muscadet.

      Sur la fin : un petite mâche, agrémentée d'huile de noix ou de noisette et vous verrez : vous ne pourrez plus vous en passer !

      Et c'est bon pour la santé. Pour le moins autant que le mumu.

  • Karg se
    • Posté à 22h25 le 20/01/2009

    Rajouter une couche fine de sable va surement pas tuer un sol, sachant qu'a la base les sols viticoles sont les plus pollués, vue que c'est la culture la plus consommatrice de produit phytosanitaires, avec l'arboriculture.

    Franchement vaut mieux de la mâche, sur un cycle rapide dans sans trop de maladie, que faire de la vigne en faisant 40 traitements par ans pour espérer récolter quelque chose.

    Après si ça gène certains de voir des gens gagner de l'argent par le travail, qu'ils aillent dans un pays pauvre.

    • Spiripotain
      Spiripotain answers to Karg se
      promeneur écoutant
      • Posté à 11h02 le 21/01/2009
      • Internaute
        promeneur écoutant

      L'agriculture intensive a encore ses thuriféraires. Qu'ils soient ingénieurs agricoles n'étonnera personne.
      L'arguement qui nous invite à aller vivre dans un pays pauvre rappelle le temps où faute d'argumentr, les gens de Droite rétorquaient : Allez vivre en URSS !
      Vous savez mieux que quiconque qu'un grand nombre de pays pauvres, africains entre autres, le sont parce que le FMI leur a imposé la monoculture intensive (coton, par exemple).

  • domino78
    • Posté à 22h34 le 20/01/2009
    • Internaute

    Savez que dans le Nord – Pas de Calais, la mâche est connue sous le nom de « salade de blé » ?
    Car autrefois, on la faisait pousser, une fois le blé coupé, fin Août, entre les rangs avant de labourer en hiver.

    Une autre salade est délicieuse et se marrie très bien avec la salade de blé : l'endive, appelée aussi « chicon » dans le Nord.

  • argiope
    argiope
    chatouille ou pique, c'est selon
    • Posté à 22h52 le 20/01/2009
    • Internaute
      chatouille ou pique, c'est selon

    Primo, la mâche c'est une plante d'hiver qui monte tout de suite à graine dès les premiers beaux jours, à semer en août au plus tôt (je me demande comment ils font les maraîchers pour empêcher ça en le faisant pousser en toute saison).
    Deusio, c'est une des rares plantes à supporter le gel, et la seule salade verte que l'on peut récolter en plein hiver ; c'est aberrant de la cultiver à un autre moment.
    Troisio, c'est justement quand elle a eu bien froid qu'elle est bonne, elle forme des petites rosettes très compactes et croquantes et goûteuses à souhait, rien à voir avec les grandes feuilles molles insipides en barquettes. Par exemple : la coquille de Louviers (à comparer avec la photo de l'article)

    Une fois de plus, l'industrie nous fait prendre des vessies pour des lanternes.
    Pour finir : la mâche s'appelle aussi « rampon » et le rampon c'est bon avec des lardons des oeufs mollets et un filet d'huile de noix.

    • nemo3637
      nemo3637 answers to argiope
      Déchoukeur
      • Posté à 02h19 le 21/01/2009
      • Internaute
        Déchoukeur

       »...et le rampon c'est bon avec des lardons des oeufs mollets et un filet d'huile de noix. »
      Mmm...
      Voici des paroles d'or. A graver dans le marbre pour bien s'en souvenir.La « coquille de Louviers »...Ca c'est du concret. Il faut apprendre à vivre. Le reste, la politique, l'économie... Bof.

  • Lapin Bleu
    • Posté à 05h19 le 21/01/2009

    Merci Catherine pour cet excellent article...

  • mon petit doigt
    • Posté à 07h46 le 21/01/2009
    • Internaute
      sans

    Bonjour. En ce qui concerne la mache je ne sais rien ,mais au sujet des pins ce qui est sure c'est qu'il acidifie le sol . le sol devient stérile ,aller mettre un fruitier à coté d'un pin vous verrez ; tout bon jardinier le sais ça

  • bilqis
    bilqis
    expat
    • Posté à 08h49 le 21/01/2009
    • Internaute
      expat

    Parti pris évident de l'auteure... qui, comme par hasard est vigneronne.
    Il semble qu'elle ne sache pas que la mâche ne pousse pas en barquette, ou plutôt, elle a un tel parti pris anti mâche, qu'elle ne présente que les cotés négatifs.
    De la mache, j'en mange au moins 2 ou 3 fois par semaine en ce moment.
    Accompagnée d'un oeuf dur, de betterave cuite et parfois d'un bout de Féta.
    JAMAIS préemballée, acheté soit en épicerie bio soit à la coopérative locale (en agriculture raisonnée).
    Mais dans tous les cas : barquette... connais pas !
    C'est sûr que du vin, en France, on en manque. Qu'on a pas de surplus de production et que tous les vignerons ne restent jamais avec des milliers d'hectolitres sur les bras.

    C'est sur que le vin non bio ne retient aucun pesticide et ne pollue pas les sols....
    Alors, entre une agriculture bio ou raisonnée de mâche, et une viticulture bien chimique, désolée, mais mon choix est vite fait... Vive la mâche !

    • Cataphractaire
      Cataphractaire answers to bilqis
      Keodedour ar bed
      • Posté à 17h31 le 21/01/2009
      • Internaute
        Keodedour ar bed

      Ici l'auteure faisait référence à l'agriculture intensive de la FNSEA dont les membres pensent revenus, non agriculture.

      • bilqis
        bilqis answers to Cataphractaire
        expat
        • Posté à 17h51 le 21/01/2009
        • Internaute
          expat

        Merci de ta réponse.
        Je comprends bien les inquiétudes quant à l'agriculture intensive.
        (pour info, je mange bio)
        mais la façon dont est décriée la mâche dans cet article est réductrice.
        C'est comme si on présentait la laitue comme étant toujours présentée, lavée et bien chlorée, dans ces horribles sachets prêts à consommer (et à choper un horrible mal de ventre).
        La mâche c'est une crudité consommable en hiver, et elles sont rares. Alors profitons de ses bienfaits...

  • Charle ayrton
    • Posté à 08h50 le 21/01/2009
    • Internaute

    Consommer la mache avec modération, donc.

  • ShredBluZ
    ShredBluZ
    Ingénieur Agronome
    • Posté à 09h44 le 21/01/2009
    • Internaute
      Ingénieur Agronome

    Pour apporter de l'eau au moulin : le sol a beaucoup de caractéristiques qui lui sont propres et qui sont extrêmement variables en fonction d'une pléthore de facteurs (climatiques, géologiques, anthropiques etc...). Pour faire court, tous ces facteurs déterminent au final la structure d'un sol, sa texture (composition en sables, limons, argiles), son pH, sa capacité à retenir l'eau et les nutriments. Sans oublier bien sûr que la couche superficielle (3-6 cm) du sol abrite les micro-organismes responsables des processus d'humification (dégradation de la matière organique complexe en minéraux utilisables par les plantes), phénomène indispensable pour la régénération naturelle des ressources du sol.

    Rien qu'avec ça, la culture de la mâche telle qu'elle est décrite dans l'article est incohérente : on défonce le sol (donc les µorganismes) pour y mettre du sable (on change artificiellement la texture du sol) pour favoriser la culture de la mâche qui aime les sols sableux, mais comme elle n'est pas la seule à les aimer on traite aux pesticides, et bien sûr comme on n'a plus d'humification, donc plus de nutriments, on met des engrais pour que ça pousse vite. C'est accentué par un temps de culture court (« on n'a pas le temps d'attendre que le sol s'humifie ») et surtout une valeur ajoutée importante dans la culture de la mâche qui ne risque pas de décourager des pratiques aussi insensées.

  • Vinosse
    Vinosse
    Poète des bas-côtés
    • Posté à 10h07 le 21/01/2009
    • Internaute
      Poète des bas-côtés

    On utilise le « métham sodium » dans la région pour « désinfecter » les sols avant de semer cette odieuse mâche !

    J'en connais de meilleure : elle pousse au milieu de l'hiver, elle est croquante et douce et on l'appelle DOUCETTE !

    C'est autre chose que ce mâchouillis pour édentés !

  • p.
    p.
    • Posté à 10h52 le 21/01/2009

    A l'auteur,

    votre article est intéressant et ne le prenez pas mal mais, ce que j'en ai retenu, c'est qu'on trouve vraiment de tout sur internet...

    « un des sites de la mâche »

    je ne sais pas pourquoi mais je trouve ça trop fort.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h10 le 21/01/2009
    • Internaute
      Now future & karpe diem

    J'aurais appris un truc en lisant cet article : que le muscadet vient de Vendée. Je pensais qu'il venait d'Alsace : D

    Enfin il devient vraiment urgent qu'on mette au point et développe toutes les méthodes d'hydroponie, car à ce train là on va se retrouver avec un désert...
    Forcément, ça coûte cher, mais il y aurait largement de quoi la subventionner si on arrêtait de subventionner la pousse de l'herbe...

    • ShredBluZ
      ShredBluZ answers to Keldan
      Ingénieur Agronome
      • Posté à 13h12 le 21/01/2009
      • Internaute
        Ingénieur Agronome

      L'hydroponie, c'est tout sauf durable. Parce qu'il faut de l'eau, et des engrais azotés (en général c'est des engrais synthétiques qui nécessitent 3 tonnes de pétrole pour 1 tonne d'engrais) et d'autres nutriments (phosphore, potasses, en ressources limitées si on veut du minéral).

      Subventionner la pousse de l'herbe ? Pardon ?

      • Keldan
        Keldan answers to ShredBluZ
        Now future & karpe diem
        • Posté à 18h08 le 21/01/2009
        • Internaute
          Now future & karpe diem

        Exactement, subventionner la pousse de l'herbe, ce qu'on appelle aussi subvention à la jachère, c'est à dire filer du pognon pour ne pas cultiver les terres et ne pas déboiser, et dont les buts sont de ralentir la baisse de population, de mettre sous perfusion l'économie locale et d'entretenir le terroir afin de satisfaire les touristes.
        Très prisé dans le Massif Central...

    • Albert Fulor
      Albert Fulor answers to Keldan
      • Posté à 15h49 le 21/01/2009
      • Internaute

      On produit aussi du muscadet en Vendée, mais le muscadet est plutôt une spécialité du département voisin de Loire-Atlantique, en Bretagne donc.
      La cuisine et les produits vendéens, ceci-dit, influencent beaucoup la cuisine nantaise, ce qui n'est pas une mauvaise chose. La Vendée tout comme l'Anjou participent à la construction de l'identité de la métropole bretonne et lui apportent un surcroît de charme qui la rendent si insaisissable et si attachante.

      • Keldan
        Keldan answers to Albert Fulor
        Now future & karpe diem
        • Posté à 18h02 le 21/01/2009
        • Internaute
          Now future & karpe diem

        Ouais bon, on va pas relancer le débat pour savoir si Nantes est en Vendée ou en Bretagne, ça n'en finit jamais : D
        Le muscadet vient de ce coin quoi.

         
        • Albert Fulor
          Albert Fulor answers to Keldan
          • Posté à 14h50 le 22/01/2009
          • Internaute

          Vous vous trompez de « débat ».
          On pose, éventuellement, la question de l'appartenance de Nantes à la région Pays de la Loire ou à la Bretagne.
          Nantes a été effectivement convoitée pendant la guerre de Vendée et a résisté aux armées royalistes (dans le cas contraire la France aurait eu un autre destin politique. Ici, la Vendée est un concept historique et militaire et non géographique.
          Le chef lieu de la Vendée (département) est La Roche sur Yon après avoir été un temps Fontenay le Comte.
          Vos propos sont hors sujet.
          En fait, je crois que ça gonfle sérieusement les Nantais qu'on remette en question en permanence leur appartenance géographique avec des arguments aussi peu documentés.

          J'ajoute, le fait de situer la 6e agglomération française, métropole industrielle de l'Ouest avec aussi peu de précision pose question sur la politique identitaire menée par l'actuelle direction régionale, sur l'usage qui a été fait de l'argent public depuis plus de 40 ans et sur ses effets néfastes sur l'image de marque touristique, industrielle et commerciale de Nantes et de son département.

        1 other comments
  • Albert Fulor
    • Posté à 14h08 le 21/01/2009
    • Internaute

    La mâche pousse à l'état sauvage. Il suffit s'implement de ramasser quelques plantes en graîne au printemps pour les éparpiller dans son jardin au début de l'hiver. Ca pousse tout seul, rien à faire juste à regarder pousser, on récolte tout l'hiver...
    Point n'est besoin de faire 4 km jusqu'au super marché, pour acheter autant de cellophane et de polystyrène qu'il faudra ensuite déposer à la déchetterie...
    Du côté de Nantes et bien sûr dans toutes les régions plus au sud, le pourpier pousse spontanément dans les jardins. Moins charnu que celui des maraîchers, c'est une plante néanmoins très riche.

  • Cornegidouille
    Cornegidouille
    ingénieur études à Arles
    • Posté à 14h08 le 21/01/2009
    • Internaute
      ingénieur études à Arles

    Sur les pins :
    Il est vrai que le pin n'apporte guère d'humus intéressant et acidifie le sol. Par contre par exemple sur les sols pauvres de garrigue en Provence où les moutons ont sévi depuis plusieurs millénaires, le pin d'Alep est le seul arbre à pousser. Et le sol est tellement calcaire (comme l'eau) qu'avant de l'acidifier !
    En ce cas, ce qui est aberrant c'est de le planter où des feuillus iraient très bien. Par exemple des allée de pins le long de rues où poussaient des platanes (comme à Istres). Sans compter que pour les incendies, le pin brûle comme une torche. D'ailleurs comme il existe des terrains inondables, il devrait exister des terrains classés incendiables où les gens pourraient construire leurs beaux mas dans la pinède, mais à leurs risques et périls.

  • Red-Sky
    • Posté à 14h22 le 21/01/2009

    Cet article m'aide à comprendre pourquoi je n'achète plus de mâche depuis plusieurs années. Mon palais a décidé à la place de mon cerveau. Oui, la mâche de supermarché en barquette de plastique, bizarrement « grasse » et qui pourrit en quelques jours (en fait, on en jette au moins la moitié)…est à la salade ce que le hamburger est à l'entrecôte. Du toc et de l'arnaque ! Pourtant, la vraie mâche est un pur délice (comme les pissenlits) mais tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir, comme moi, un père passionné de jardinage… En matière gastronomique, il faut avoir été initié, et, souvent, je suis pris de pitié quand je vois ce que les gens déposent sur les tapis de caisse des supermarchés. Et que l'on ne me dise pas que c'est une question d'argent : ma délicieuse frisée bio achetée sur un marché parisien est moins chère que les salades irradiées, pesticidées et plastifiée de la grande distribution.

  • DIOPZO
    • Posté à 15h06 le 21/01/2009
    • Internaute

    Toujours un pincement au coeur quand on voit disparaître, sans bruit,une partie du patrimoine. C'est encore et toujours un problème d'éducation.
    Le muscadet a toujours sa réputation de « petit vin à fruits de mer ». Mais qui acceptera de payer une bouteille de Muscadet 10 euros pour pouvoir l'apprécier encore après dix ans ?
    Alors que dans le même instant on trouvera normal de payer 10 euros une bouteille de mauvais Champagne (et encore, si on en trouve à ce prix là ! )

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