Grève : rude journée comme pour tous, mais j'en suis à l'origine
Jour après jour, la grève de la SNCF vue par un délégué syndical CFDT. Aujourd'hui : espoir de fin de conflit.
Le réveil, ce jeudi matin, fut dur. Comme celui de nombre de Français. La route fut longue et bouchonnée. Comme pour nombre de Français.
Sauf que moi, je suis à l'origine de tout cela. Et c'est avec cet état d'esprit que je me rends sur mon lieu de travail, où m'attendent mes collègues grévistes et non-grévistes.
J'insiste sur ce point, vu l'attitude d'un certain nombre de voyageurs qui ont pris aujourd'hui les (trop) rares trains. Certes, je peux admettre qu'on puisse être excédé, je peux comprendre le ras le bol. Mais je ne peux excuser l'attitude de trop nombreux voyageurs. Attitudes mesquines, voire revanchardes. Mais revanchardes de quoi ? Faut-il arriver à ce que les non-grévistes ne soient plus présents dans les gares lors des mouvements sociaux ? C'est quoi cette attitude agressive envers des personnes qui ont fait le choix de travailler ? Pour en revenir à notre AG, le nombre de grévistes a diminué ce jeudi. Est-ce un signe que les cheminotes et cheminots souhaitent que les organisations syndicales aillent négocier ? Est-ce le courrier adressé par Monsieur Xavier Bertrand qui les a fait réfléchir ? J'en doute, vu que ce courrier est arrivé bien tard mercredi soir... Donc je me dis que la situation va évoluer ce jeudi.
Midi, 200 personnes environ écoutent les arguments des uns et des autres. Une question est posée. Est-ce la caméra ou l'appareil photo du journaliste qui rendent les gens si peu bavards ? En tout cas, lors du vote, 100% des mains se lèvent pour la reconduction du mouvement pour 24 heures. Je pensais, naïvement, qu'il y avait des gens qui se posaient des questions, sur tel ou tel propos tenus par l'un ou l'autre responsable national, politique ou syndical.
Jeudi soir, la grosse question était : continuer vendredi ou pas ? Tout le monde téléphonait, commentait, mailait, bref communiquait. Les infos étaient contradictoires. Une chose est certaine : aujourd'hui se joue la reprise. Et j'ai quelque espoir...
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effectivement, il doit être difficile d'aller « à son travail » et d'être la cible des milliers, pardon des millions de voyageurs que vous (entreprises nationales) prenez en otages pour vos revendications personnelles.
A quand les transports gratuits au lieu de bloquer tout le monde ?
et si les grévistes se mettait à la place des usagers (parce qu'à part raller sur leur « terribles et dure conditions, c'est quand meme le “chacun pour sa (grande) gueule qui prime) ?
et surtout, à quand les usagers qui se vengent et refuse de servire, dans leur boulots quotidient, les fonctionnaires ? (par exemple au supermarché, faire attendre 3h à la caisse, ou bien leur fermer la station essence...)
etc etc
mais je réve, désolé.
je retourne vite dans notre beau monde egoiste, dirigé aps des syndicats qui sont des exemples d'individualisme contre lesquel ils sont sensés lutter.
Quel beau paradoxe




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