Le Figaro, Sarkozy et les entreprises promises au sauvetage
L’aciérie de l’usine ArcelorMittal de Gandrange, en Moselle, a fermé ses portes cette semaine, après quarante ans d’exploitation. Un an plus tôt, le président Nicolas Sarkozy, qui visitait le site, avait promis de sauver l’entreprise. Le Figaro avait claironné cette promesse sur son site :
Mais qui s’en émeut ? Pas Le Figaro, en tout cas, qui trompette aujourd’hui avec confiance :
Il est vrai que « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent », comme le constatait avec cynisme Jacques Chirac, un des hommes qui ont servi de modèle à Nicolas Sarkozy.
- Sur rue89.comTous nos articles sur Mittal
- 4897 visites
- 24 réactions












Sur Gandrange, le phénomène de la chute, brutale et durable, du marché de l’acier, est tout de même difficile à imputer à Sarkozy.
Sur Caterpillar, je trouve que Sarkozy a joué très intelligemment le coup et utilisé des termes précis (il fait peut-être des fautes de français mais utilise les mots justes quand il le faut). En effet, il a dit qu’il allait « sauver le site » ! Ce qui n’a rien à voir avec le fait de « sauver les emplois » ! Sauver un site signifie maintenir une entreprise en existence, quitte à se séparer d’une partie des effectifs. Et on peut raisonnablement penser que cet objectif sera atteint, sauf grosse catastrophe de type ArcelorMittal et de chute brutale et durable du marché !
Ce serait bien de faire preuve d’un peu d’esprit d’analyse de temps en temps...




Partager