Mon œil !

Ici, vous trouverez soit des trucs sur lesquels tombe l'oeil de Pascal Riché, soit des trucs qui lui font dire "Mon oeil".

La bise menacée par la grippe A : résistons !

Pascal Riché
Redchef
Publié le 02/09/2009 à 15h09

Ce mercredi matin, dans un demi-sommeil, j’entends à la radio un énième reportage consacré aux préparatifs contre l’arrivée de la grippe A. Cela se passe dans une grosse entreprise de Malakoff, près de Paris, et le patron, qui a l’air plutôt sympathique, raconte comment il a invité ses salariés à renoncer aux poignées de main et aux bises du matin, ce qui n’est pas si facile, précise-t-il : cela demande un effort de chacun. Cela m’a un peu déprimé, je dois dire.

Et si, après le passage de la grippe H1/N1, la bise disparaissait de nos us et coutumes ? Jusque là, les êtres humains ne se rendaient pas compte des risques qu’ils prennaient à se toucher, et c’était tant mieux.

Ils buvaient au même goulot, se touchaient sans cesse : tapes dans le dos, poignées de main, bises, main sur l’avant bras, bras sur l’épaule, massages impromptus... Mais la grippe A menace ces comportements insouciants.

On se virucide, on se lingette, on barbote dans le gel hydroalcoolique...

La campagne actuelle risque de nous rendre fous. Dans les entreprises, on commande des masques par dizaines de milliers (il faut les changer toutes les quatre heures), on surnettoie les poignées de portes, on espace les chaises dans les cantines, on barbote dans le gel hydroalcoolique, on se lingette, on se virucide, on s’aseptise.

Le magazine Capital de ce mois-ci se désole que « certains employeurs prennent encore la menace à la légère ». Mon œil s’est attardé sur cette terrifiante image prise chez Afnor, leader mondial de la normalisation :


Magazine Capital

Une telle image (l’entreprise du futur ?) m’angoisse bien plus que le H1/N1 ! Vous imaginez la qualité des relations humaines dans une telle boîte ?

Que faire ? Un directeur des ressources humaines digne de ce nom devrait peut-être avoir une approche de cette pandémie-grippette radicalement différente : il rédigerait une note de service recommandant à tous d’attraper la grippe au plus vite.

Cela perturberait certes l’entreprise pendant quelques jours. Mais une fois tout le monde soigné, on pourrait reprendre tranquillement le boulot, sans masques, sans gel, avec de nombreuses poignées de mains et bises.

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  • Éric  Perrin
    Éric Perrin
    Ginkonaute
    • Posté à 22h22 le 02/09/2009
    • Internaute 51185
      Ginkonaute

    Pour protester contre l’hygiénisme ridicule,

    remettons nous à la bonne vieille bise Soviétique !

  • jimmyb
    • Posté à 10h23 le 03/09/2009
    • Internaute 28000

    De toute façon, la bébête ne se transmet pas uniquement comme ça, elle peut par exemple survivre environ deux semaines sur un billet de banque, dans combien de mains peut-il passer en 15 jours ? Alors zen, de toute façon, il n’y a pas de manière sure de se protéger, si ce n’est... de l’attraper

  • Zibel
    Zibel
    (soulagée mais vigilante depuis (...)
    • Posté à 19h58 le 03/09/2009
    • Internaute 4355
      (soulagée mais vigilante depuis (...)

    Je suis décue de compter Pascal Riché parmi cette grande majorité des français qui ont un mépris absolu pour la prévention, parce que, bien sûr, « la grippe, c’est pas pour moi, même pas peur ».

    Le confort individuel passe toujours avant l’intérêt collectif (et Sarko est au pouvoir... mais ne changeons pas de sujet).

    Il est pourtant tellement facile de ne pas faire de bises pendant quelques mois, pour diminuer le risque d’avoir la grippe et d’être le 1/ 1000ème malade qui fera des complications graves.

    Je redis une énième fois que le résultat d’une prévention efficace est un NON-évènement. Et ça, ça fait pas vendre.
    Vous aurez beau jeu de dire, si cette épidémie fait peu de dégâts « on en a trop fait, je l’avais bien dit ».

    EDIT : En fait je sais pourquoi votre article m’a énervée. J’imagine qu’on devait lire ce genre de trucs il y a 28 ans sur un autre nouveau virus, qui de toutes façons ne concernait « que les pédés ». Je fais partie de cette génération entrée dans la sexualité en même temps que le sida, qui a vu de jeunes naï(f)ves contaminé(e)s par des vieux cons « libérés ».

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