Madame Fillon explique la France aux Anglais
Un lecteur a attiré mon oeil vers cet article du Sunday Times que je vous recommande. Il décrit la vie de Penelope Fillon, née Clarke, épouse presque aussi discrète du Premier Ministre, qui se trouve être britannique (galloise, pour être précis).
Madame Fillon (ou « Madame Rosbif » , comme le Sunday Times l’appelle, suggèrant bizarrement qu’elle est affublée par les Français d’un tel surnom) n’y va pas par quatre chemins pour parler de la France :
« L’état d’esprit des Français est tellement différent de celui des Britanniques. C’est une des raisons pour lesquelles il est si difficile de changer les choses ici » .
Ainsi, les français s’accrochent à leurs idées, même quand tout montre qu’elles ne marchent pas : « ils préfèrent coller à leurs approches idéologiques » .
Les Français sont agaçants à force d’être agacés :
« Même les Français sont irrités par eux-mêmes. Il faut l’accepter mais ça reste irritant » ,
Une confidence : Madame Fillon songe mettre son fils cadet, Arnaud (6ans) dans un pensionnat anglais, car elle trouve que l’école française est trop « sérieuse » pour des enfants de cet âge : « Ils ne font presque pas de peinture, de musique ou de dessin » .
Stéréotypes, me direz-vous ? Elle s’en défend, et les regrette même, à commencer par ceux que profère Madame Fillon mère :
« j’ai une belle-mère qui dit toujours ’les Anglais’ comme si tous les Anglais étaient les mêmes »
Autre sujet sensible abordé par le Sunday Times : pourquoi les hommes Français ont-ils la réputation de séduire les femmes anglaises ? Elle ne s’est jamais posé la question, répond-elle : « Est-ce qu’ils traitent mieux leur femme que les Anglais ? Je ne pense pas, en fait. »
Visiblement, elle n’en tient pas pour autant rigueur à son Premier ministre de mari. Elle l’aide même dans ses fonctions, après ses promenades dans Paris :
« Je lui dis ce que les gens pensent. Le boulanger, par exemple » .
Elle a soutenu le pays de Galles au Rugby. Puis, une fois l’équipe galloise éliminée, la France. Mais samedi prochain qui choisira-t-elle entre l’Angleterre ou la France ? Le sujet a été diplomatiquement laissé de côté dans l’interview.
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« ou “Madame Rosbif”, comme le Sunday Times l’appelle, suggèrant bizarrement qu’elle est affublée par les Français d’un tel surnom »
ça un jour ilfaudra que les journalistes nous expliquent ce qui produit ce genre de connerie. Dès qu’on lit un article « par un correspondant parisien » d’un newsmag américain ou anglais à chaque fois on finit l’article en se demandant si le journaliste a quitté une seule fois le 8 ème arrondissement pour discuter avec un quelqu’un d’autre que la communauté d’expat’ et du coup on se demande si les papiers par les correspondant français ailleurs sont aussi « pertinent ».
sinon, oui elle est bien gentille penelope, elle est bien dans l’esprit de son époux et de son président : « les français seraient tellement mieux s’ils étaient anglais de caricature ou, mieux, américain !




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