Une bonne fée chinoise s'est invitée dans mon iPhone
Sur un forum, l’acheteur britannique d’un iPhone 3G flambant neuf affirme être tombé sur quelques photos déjà prise par son appareil :

Une ouvrière sur une chaîne de montage Apple ? (DR).
D’où l’hypothèse qu’une jeune ouvrière facétieuse s’est amusée à lancer un petit coucou comme on lance une bouteille à la mer. Les iPhones sont fabriqués dans l’usine du sous-traitant taïwanais Foxconn.
Si cette image n’est pas fabriquée par un plaisantin (ce qu’on ne peut exclure, mais ce qui est assez difficile à vérifier) elle est, je trouve, assez émouvante et réjouissante. Le buzz, sur les nombreux forums d’usagers, est parti à pleine vapeur et Apple doit déjà s’intéresser à l’affaire (même si Apple France n’était pas au courant ce mardi matin). A la vitesse de l’Internet, cette ouvrière sera une icône avant que la direction de la communication du groupe ne réagisse. On la baptise déjà « iphone girl ».

Une ouvrière sur une chaîne de montage Apple ? (DR).
Quelle réaction, au fait ? Demander à Foxconn de sanctionner son ouvrière serait imbécile et désastreux en terme d’image, si cela s’apprenait. Il y a bien mieux à faire. La promouvoir au service communication d’Apple.
Ou bien autoriser tous les ouvriers et ouvrières à glisser dans chaque iPhone une photo : Apple pourra ainsi confirmer sa réputation de précurseur en matière de marketing. Et l’acquéreur aura dans sa poche, en plus du téléphone, de la boussole, de la calculatrice, de l’agenda, du bloc-note… une bonne fée (ou un bon génie) pour veiller sur lui, ce qui n’est pas du luxe par les temps qui courent.
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Dans le même esprit, je recommande le film « China Blue » de Micha Peled. Ce film dresse le portrait de Jasmin, jeune ouvriere chinoise qui a quitté sa campagne pour aller travailler dans une fabrique de jeans pres de Canton. Elle y temoigne, avec pudeur et sincerité, des conditions de travail pour pouvoir fabriquer nos fringues bon marché.
Elle a l’idée de glisser un message dans la poche d’un jean pour communiquer avec le futur propriétaire de ce jean. Je crois qu’elle ne le fait finalement pas par crainte d’etre renvoyée.
Ce film est à la fois émouvant et socialement interessant, il evoque les consequences pour l’usine du monde de la pression de nos économies qui veulent toujours plus, plus vite, moins cher, et qui cautionnent donc les conditions de travail desastreuses de certaines usines chinoises.




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