La loi anti-burqa, un voile posé sur les problèmes du pays
A Montreuil (93), un débat organisé par l’association Ni pute, ni soumise s’est terminé par des coups. Le sujet devient de plus en plus brûlant. Mais le lieu où s’est tenu ce débat n’est pas anodin : une école, là où les consciences féminines devraient justement apprendre à se libérer.
Pour ou contre la loi ? Pas évident de répondre. Comme nombre d’entre nous, je n’ai pas de solution clef en main. Mais étrange, tout de même, de vouloir légiférer pour quelques 2000 burqas en balade dans l’hexagone. Proposerait-on une loi avec autant de battage pour les poignées de hooligans qui pourrissent les matchs de foot ?
Ces femmes restent des citoyennes
Qui est pour le port de la burqa ? Très peu de gens en fait. Le recteur de la mosquée de Paris et la majorité des musulman-es sont contre le voile intégral. Nombre d’athées et de croyants s’accordent sur ce sujet. La tenue sombre qui tracasse visiblement l’inconscient collectif ne sied pas à la femme ni à la religion musulmane. C’est un vêtement qu’une minorité fanatique cherche à imposer. Toutes les religions génèrent leurs hooligans...
Ces femmes-fantômes croisées dans les rues ne passent pas inaperçues. Qui sont-elles réellement ? Même si nous n’apercevons que leur regard furtif, elles n’en demeurent pas moins des citoyennes. Citoyennes ! Le mot est lâché. Ces femmes en noir, consentantes ou pas pour se plonger dans les ténèbres, restent des citoyennes.
Héritières directes ou indirectes d’une histoire de luttes pour, entre autres, le droit de vote et celui de disposer de leur corps, comment ont-elles pu accepter une telle soumission ? Ce retour en arrière induit une part de renoncements invisibles de notre société.
Elles se révolteront pour lever le voile
Celles contraintes par leurs maris ou frères ont des circonstances atténuantes. Sûrement chargées de révolte, deviendront-elles les nouvelles féministes du XXIe siècle ? On ne naît pas femme... sous la burqa. A une époque pas si lointaine, on brûlait des soutien-gorges dans les manifs. Demain, ici et ailleurs, d’autres défileront pour lever (arracher ?) le voile sur leurs conditions de vie.
Malgré l’enfermement et la réduction au silence, ces femmes n’ont pas dit leur dernier mot. Le problème me semble plus complexe chez les femmes qui portent le voile intégrale de leur plein gré. Certaines sont françaises de souche converties à l’Islam. Plus difficile de leur faire changer d’avis sur cette pratique d’un autre âge.
Et comment éviter que d’autres burqas ne fleurissent dans nos villes et campagnes ? L’école a une place prépondérante dans cette lutte contre l’obscurantisme. Mais aussi tous les autres services publics, collectivités locales, et associations dont les budgets de fonctionnement sont révisés à la baisse.
Personne n’entend Fadela Amara, prompte à monter au créneau contre les discriminations faites aux femmes, regretter ces coupes sombres dont pâtissent les plus démunies. La ministre a peut-être oublié la co-fondatrice de l’association Ni Pute, ni soumise qu’elle fut.
Un écran de fumée sur la casse sociale du pays
Ou bien est-elle coincée dans son ministère cache-misère de la banlieue ? Jamais la moindre loi n’a pu empêcher le lavage de cerveaux des plus faibles. Quelle action menée contre le port du voile intégral ? L’éducation est une des armes pour combattre l’obscurantisme mais...
Pourquoi consacrer un billet à ce problème et pas à un autre ? Je me suis fait aussi berner. Il y a aujourd’hui des choses plus urgentes à régler. Cette loi anti burqa n’est qu’un écran de fumée sur la casse sociale, économique et culturelle du pays. Même stratégie qu’avec le débat sur l’identité nationale. Quel sera le prochain leurre ?
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Don Quichotte
Don Quichotte
...écœuré... vous dégoutez l’Homme que je suis...
« Pourquoi consacrer un billet à ce problème et pas à un autre ? Je me suis fait aussi berner. Il y a aujourd’hui des choses plus urgentes à régler. Cette loi anti burqa n’est qu’un écran de fumée sur la casse sociale, économique et culturelle du pays. Même stratégie qu’avec le débat sur l’identité nationale. Quel sera le prochain leurre ? » ? ? ?
Et bhein alors fermes là, n’entretient pas cette propagande, ne donnes pas de tribunes supplémentaires aux « cons » : ca vous démange ou quoi ?
C’est si difficile à comprendre que cela à atteint un niveau ou qu’on en parle en « bien » ou en « mal », l’important c’est d’alimenter le buzz pour stigmatiser d’avantage les musulmans... Est ce que les musulmans n’ont pas le droit à la liberté de vivre en paix tout simplement un seul jour par moi, c’est du harcèlement moral de la part des médias, à la liberté de passé une journée sans devoir lire, voir, entendre, écouter, des débats stériles sur la Burqa, qui était un problème mineur et qui va se développer à cause de cette interdiction en signe de protestation, je serais une musulmane non voilée, face à cette propagande, j’irais m’acheter une burqa tout de suite...
« Groupe de Bilderberg et silence des médias français
( science21.blogs )
Le 16 mai, comme les jours précédents, les médias conventionnels français ne semblent guère évoquer la réunion du Cercle de Bilderberg qui se tient cette semaine à Athènes (ndlr E&R : la semaine dernière). Ce silence rappelle fort celui gardé à l’occasion de la réunion européenne de la Commission Trilatérale à Paris en novembre dernier avec la participation d’au moins deux ministres français en activité. Un tel zèle dans le blocage paraît même exceptionnel par rapport à des pays voisins comme le Royaume-Uni, la Suisse, l’Espagne... où des médias analogues laissent au moins filtrer quelques informations.
El Periódico publie un article daté de ce vendredi, faisant notamment état de la participation du ministre des affaires étrangères espagnol Miguel Ángel Moratinos à la réunion du Groupe de Bilderberg. La reine Sofía, qui a participé à ces réunions annuelles une bonne dizaine de fois mais déclare ne pas y avoir pris la parole, estime que le fonctionnement assez secret de ce cercle n’est pas dû à une quelconque volonté de conspiration et qu’il s’agit d’activités strictement privées où personne n’intervient au titre de ses fonctions.
Reprenant une dépêche AFP du 14 mai que les médias français ne semblent pas s’être empressés de diffuser, Romandie.com fait état entre autres des mesures hors du commun destinées à protéger cette réunion qui se tient à l’Astir Palace de Vouliagméni.
La dépêche avance également les noms de quelques participants particulièrement influents : Timothy Geithner, secrétaire US au Trésor ; Robert Zoellick, président de la Banque mondiale ; l’émissaire américain Richard Holbrooke ; José Manuel Barroso, président de la Commission européenne ; Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne ; les reines Béatrix des Pays-Bas et Sophie d’Espagne ; et Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères.
En Belgique, citant la même source AFP, InfoMonde et 7 sur 7 répercutent une information analogue et mentionnent au passage quelques membres belges du Groupe de Bilderberg.
Dans un article daté de ce jeudi, The Times fournit sans complexe l’adresse détaillée de l’hôtel qui héberge la réunion de 2009 et évoque ce qui lui apparaît comme sa thématique principale. A savoir, le choix à l’échelle mondiale entre une longue dépression “ amortie ” ou une crise très intense pour “ repartir ” le plus rapidement possible. Il ne semble pas que l’avis des “ petits citoyens ” qui risquent d’en faire les frais soit demandé.
Aux Etats-Unis et au Canada, de nombreux médias réproduisent une dépêche d’Associated Press concernant deux manifestations organisées à la proximité de l’Astir Palace, les 15 et 16 mai, contre ladite conférence du Club de Bildeberg. La dépêche rapporte la participation à cette conférence du ministre grec des affaires étrangères Dora Bakoyannis d’après les médias grecs.
D’autres participants seraient, toujours d“après la même source mais sans confirmation officielle : le secrétaire US du Trésor Tim Geithner, le directeur du National Economic Council des Etats-Unis Larry Summers, le représentant spécial de l’administration Obama pour le Pakistan et l’Afghanistan Richard Holbrooke, le président de la Banque Mondiale Robert Zoellick, le président de la Banque Centrale Européenne Jean-Claude Trichet et le président de la Commission Européenne José Manuel Barroso.
Une relation qui s’accorde avec celle fournie par la dépêche AFP citée plus haut. Mais dans ce cas, peut-on vraiment parler d’activité à titre privé ?
Le 10 mai, le site canadien Mondialisation avait publié un article de Thierry Brugvin intitulé : ‘ La gouvernance non démocratique et illégale. En France, en Afrique et dans le Monde ’, accessible à l’adresse : Lien ? ....
Le 14 mai, Le Point publie un article d’Alain Duhamel dans la rubrique de débats, en commentaire à un ouvrage récent publié par les Editions du CNRS et concernant principalement la période 1789 - 1944 : ‘ Les puissances de l’ombre ’, textes présentés par Emmanuel Kreis que Duhamel qualifie de ‘ spécialiste du mythe du complot judéo-maçonnique ’.
Tel qu’Alain Duhamel présente le sujet, l’ouvrage et l’article apparaissent destinés à démonter ce que l’on appelle la ‘ théorie du complot ’ que Duhamel amalgame avec la critique des activités actuelles de la Commission Trilatérale ou du Groupe de Bilderberg.
On dirait même une sorte d’exorcisme préventif, au vu de l’allusion de Duhamel aux ‘ périodes de crise ’ et du titre lamentablement pamphlétaire de l’article : ‘ La mythologie des puissances de l’ombre ’.
Pourtant, la Commission Trilatérale existe bien, dispose d’un site sur la Toile et ne se cache pas. Elle affiche même d’avance ses dates et lieux de réunion, et diffuse des comptes rendus et rapports très détaillés. Quant au Cercle de Bilderberg avec sa conférence annuelle, son existence est également bien connue, même si son fonctionnement est plus discret. Où est la ‘ théorie du complot ’ ? Il paraît normal de s’interroger sur des réunions prétendument privées de hauts responsables de la grande finance, des multinationales, du monde politique, des Etats et des grandes administrations...
Alain Duhamel, qui a été membre du Siècle pour la prémière fois en 1978 après avoir été professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, semble oublier que le Groupe de Bilderberg, le Siècle et la Commission Trilatérale, comme l’ensemble des actuels ‘ think tanks ’ et cercles de ‘ décideurs ’, sont postérieurs à la Libération. On voit donc mal le rapport entre ces produits du capitalisme de l’après-guerre, qui échappent au contrôle des citoyens, et l’objet central des recherches d’Emmanuel Kreis.
La véritable question étant, comme dans le cas de la Commission Trilatérale ou d’autres cercles et ‘ think tanks ’, celle de la mise en place de gouvernances officieuses échappant à tout contrôle citoyen. Où se trouve le pouvoir de décision réel ?
Comme trop souvent, la pensée que répercute Alain Duhamel confond et mélange la question de la ‘ théorie du complot ’ avec celle de l’apparence d’impartialité et d’indépendance des instititutions.
On ne voit pas, non plus, pourquoi faudrait-il mélanger la question de l’antisémitisme dont les classes dirigeantes européennes se sont rendues responsables de manière récurrente depuis l’Empire Romain, avec celle du rôle de cercles influents de la franc-maçonnerie dans des entreprises telles que la ‘ grande expansion coloniale ’ de la fin du XIX siècle. Du colonialisme de la canonnière de cette période ont découlé notamment la première guerre mondiale et l’ensemble de ses suites.
Et l’antisémitisme, avec ses persécutions à grande échelle jusqu’à l’extermination en masse, n’a-t-il pas été lui-même un gigantesque complot ?
Quel rapport, d’ailleurs, entre la théorie antisémite du ‘ complot juif ’ et la dénonciation d’une politique colonialiste à laquelle des secteurs importants de la franc-maçonnerie ont largement participé ?
Encore à ce jour, l’Assemblée Nationale française diffuse, dans sa rubrique ‘ Grand moments d’éloquence parlementaire ’ des extraits de l’exécrable discours de Jules Ferry sur les prétendus ‘ droits et devoirs des races supérieures ’.
De même, la United Grand Lodge of England persiste à inclure le fondateur de l’apartheid Cecil Rhodes dans sa galerie de ‘ famous masons ’.
Sur la Toile, une note du 11 juin 2008 fait état d’une liste officielle (réputée incomplète) des participants à la réunion de la même année du Groupe de Bilderberg qui pouvait être obtenue par demande téléphonique. Apparemment, cette liste n’a fait l’objet d’aucun rectificatif ni démenti.
Côté français, on y trouve : Nicolas Baverez, Henri de Castries, Bertrand Collomb, Jean-Pierre Jouyet, Bassma Kodmani, Christophe de Margerie, Thierry de Montbrial, Christine Ockrent, François Pérol, Manuel Valls et Hubert Védrine.
Ce serait, précisément, une excellente raison pour qu’une publicité normale et objective soit faite en France à propos de cette conférence annuelle de 2009 du Cercle de Bilderberg, qui se tient trois semaines avant les élections au Parlement Européen.
Collectif ‘Indépendance des Chercheurs’ (France)”




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