Chez Mouloud Akkouche

Le blog de l'écrivain Mouloud Akkouche sur Rue89.

L'euthanasie n'est pas un gros mot (ni tout à fait un sujet d'été)

Publié le 16/07/2010 à 16h51

En sortant de la clinique, il a lu le formulaire administratif : « En lui assurant cette fin décente, vous lui témoignez affection et fidélité. »

La formule est de la « compagnie d’incinération des animaux familiers », à destination du client qui a dit « oui » à la piqûre censée mettre fin aux souffrances de son chat. Une décision pas facile. Le client a grimpé dans sa voiture, les yeux humides mais soulagé de ne plus croiser un regard essoré par la douleur.

En 2010 en France, on propose une « fin décente » aux animaux et toujours pas aux citoyens. Contrairement à la position d’une actrice célèbre, il ne s’agit évidemment pas de mettre la souffrance animale au même niveau. La mort d’un chat ou d’un chien, même si elle peut être très éprouvante, reste, pour la majorité d’entre nous, moins importante que la disparition d’un humain.

Euthanasie ! Le mot est lâché. Un terme qui, comme beaucoup de vocables touchant à la mort ou au sexe, est souvent remplacé par des synonymes ou des périphrases. Un sujet encore souvent tabou qui, pourtant, nous concerne tous. Pas uniquement les toubibs et politiciens. Quoi que certains, comme le docteur Bernard Senet et le sénateur Caillavet, tentent de faire progresser les esprits et la législation.

Trois Etats d’Europe autorisent « l’abstention thérapeutique »

Par période, au fil des affaires médiatiques (Marie Humbert...), le problème de la fin de vie des êtres qui souffrent revient sur le devant de la scène puis, après indignations et polémiques, disparaît. En 1979, l’article « Un droit » de l’écrivain Michel Lee Landa eut un large écho, cette tribune ayant été à l’origine de la création de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).

Qu’en est-il trente ans plus tard ? L’interruption volontaire de vie est illégale en France. Elle est autorisée dans plusieurs états des Etats-Unis et dans trois pays européens, tandis que d’autres permettent ’’l’abstention thérapeutique’’.

A une époque, les Françaises étaient contraintes de fuir à l’étranger pour avorter. En sera-t-il de même pour ceux qui refusent l’acharnement thérapeutique ?

Pourquoi ne pas autoriser chaque être à déterminer les conditions de sa mort ? Bien sûr, notamment en ces périodes de querelles d’héritage célèbres, on ne manquera pas d’évoquer les risques de manipulations sur une personne fragilisée en fin de vie. Sans doute que l’euthanasie, même très réglementée et avec un encadrement médical, psychologique, et juridique, ne sera pas exempte d’abus. Mais, pour quelques exceptions, doit-on empêcher le plus grand nombre d’accéder à une mort digne ? Une mort choisie par le premier intéressé : l’individu qui souffre.

Le citoyen, un adulte responsable sauf face à la mort

Même si les personnels des unités de soins palliatifs font un travail remarquable, la demande d’un patient -capable de discernement- d’abréger ses souffrances devrait être plus prise en compte. Quand la parole d’un mourant demandant un recours à l’euthanasie sera-t-elle entendue ? La dernière décision d’un être rongé par la douleur n’est pas une demande anodine.

Aujourd’hui en France, la loi stipule que chacun a le droit de choisir ses orientations sexuelles, de se marier et de divorcer à son gré, de choisir ses amis sur Facebook, de se contredire, de voter pour qui bon lui semble, de porter un voile ou une minijupe, de lire tel ou tel canard, de picoler ou pas, de prier ou pas, de préférer Marc Levy à Jean-Charles Massera, Pascal Obispo à Alain Leprest... Bref : décider de sa vie. Mais toujours pas de sa manière de mourir. Le citoyen est considéré comme un adulte responsable, sauf face à sa mort.

A l’heure ou la médecine fait -tant mieux- des prouesses, à l’heure où l’espérance de vie augmente, il serait peut-être aussi bon de continuer de s’interroger sur le droit à mourir dans la dignité. Un droit déjà accordé à « 30 millions d’amis »...

Comme écrivait l’excellent Desproges, ironisant même sur la maladie qui le rongeait, « vivons heureux en attendant la mort ».

  • 5091 visites
  • 90 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 18h01 le 16/07/2010
    • Internaute 29241
      Observateur.

    Etranges conceptions... Je ne pense pas que le droit à l’ euthanasie est déjà « accordé à notre 30 millions d’ amis » : avez-vous déjà vu un animal domestique demandé à son maître qu’ il l’ achève ? Comme l’ écrivait Jean Genet, pas plus qu’ on ne décide de chausser du 42 on ne choisit son orientation sexuelle.

  • A déménagé le 2 mai 2011
    A déménagé le 2 mai 2011
    Délinquante au coin de la rue
    • Posté à 18h19 le 16/07/2010
    • Internaute 26137
      Délinquante au coin de la rue

    Oui, elle me l’a demandé, Grisou. Avec un regard qui disait qu’elle en avait marre d’avoir soif et faim en permanence. Qu’elle n’arrivait plus à manger ni à miauler.
    Alors, une dernière fois, elle a ronronné pour se rassurer et me rassurer, elle a posé sa tête dans mes mains et elle est partie avec la piqûre du vétérinaire.

    J’ai pleuré, comme à chaque fois que j’ai dû prendre cette décision, j’ai eu peur, j’ai eu du remords, mais c’était le mieux pour elle.

    Alors oui, si un jour quelqu’un de proche me le demande, je sais que j’aurai peur, que j’aurai du remords (dans les deux cas d’ailleurs) mais j’essaierai de prendre le risque.
    Et j’aimerais qu’on fasse de même pour moi...

    Tout est une question de respect et de choix. Dans la vie comme dans la mort.

    • eldar
      • Posté à 20h48 le 16/07/2010
      • Internaute 87256
        profil

      Oh c’est trop Kikoo-LOL Mignon, merci de nous faire partager vos tranches de vie sur le forum.

      Je ne suis pas sur que les standards appliques aux animaux peuvent se dupliquer si facilement chez les hommes.

      • Lictor
        Lictor répond à eldar
        informaticien
        • Posté à 21h16 le 16/07/2010
        • Internaute 68450
          informaticien

        Ben non, justement. En tant qu’être humain, on devrait avoir le droit de mourir plus dignement qu’un animal de compagnie... Pourtant, c’est actuellement le contraire, en fin de vie, en chat ou un chien avec de bon maitres sera traité plus humainement que la plupart d’entre nous...

        Les seules différences (au moins supposées) entre l’homme et l’animal ? La parole, la conscience, le destin. Toutes ses différences vous seront retirées au moment de votre mort : on vous traitera comme un absent, on ignorera vos désirs et volonté, on ignorera votre capacité à infléchir votre destin...

         
        • eldar
          eldar répond à Lictor
          profil
          • Posté à 21h46 le 16/07/2010
          • Internaute 87256
            profil

          Je comprends votre point de vue et je ne dis pas que je n’y suis pas favorable. C’est juste que la comparaison avec les animaux domestiques m’irrite.

          Bien sur, si, comme « eelisa », j’avais un petit chatton-tout-plein-mignon-xoxo qui m’avait demande en se levant sur ses petits coussinnets d’etre euthanasie, j’aurais pu mesurer les enjeux de ce debat fondamental, qui en dit long sur la facon dont on considere la vie humaine au sein de notre societe. Mais en fait je viens de realiser, que je n’ai pas d’animal domestique donc je ne peux pas comprendre la souffrance humaine.

          Ce qui m’insupporte c’est cette irresistible envie de faire jouer l’emotion et le vecu personnel, lorsque se presente un debat qui concerne tout le monde, au dela des clivages politiques, au dela des classes sociales. Bien sur qu’on peut s’inspirer de son experience, c’est heureux, mais l’experience propre ne justifie pas un projet politique, et une loi, je suis desole, c’est un projet politique.

          Quand en plus de cela, apres avoir reduit l’espace de debat a un conflit d’experiences personnelles, vous faites comme eelisa, encore une fois, de jolis petits mots tout mignon plein, qui dressent une barriere entre les gentils « ceux-ki-veul-letanazi-passky-s-on-eu-unchaton malade » et les mechants, comme moi, on remplace les problemes, par des salauds et on se coupe d’un debat qui non seulement etre tres interessant mais qui est aussi salutaire.

          Kikoo Lol a tous,

          • Lictor
            Lictor répond à eldar
            informaticien
            • Posté à 22h03 le 16/07/2010
            • Internaute 68450
              informaticien

            Non, pour moi, l’euthanasie n’est certainement un sujet politique ! Tout comme un Etat laïc respecte le droit de chacun d’avoir une religion quelconque ou pas de religion du tout, un Etat laïc n’a pas à légiférer sur LA liberté la plus fondamentale d’un individu !
            Ce n’est pas un problème politique, c’est un problème philosophique, et la loi n’a rien à faire la dedans.

            Gouverner sur le droit de mourir, c’est comme gouverner sur la sexualité ou l’alimentation des citoyens. Mettre des limites, notamment pour préserver la liberté, oui. C’est interdire le meurtre, le viol ou les poisons.
            Mais à partir du moment où l’Etat sort de ce simple rôle de protection des libertés, il rentre dans le champ moral. Il interdit la sexualité même entre adultes consentants (s’ils sont homosexuels, comme au Texas, s’ils sont handicapés comme dans les pays nordiques), il parle de taxer les aliments qu’ils jugent mauvais... Et il veut expliquer aux gens qu’ils doivent mourir dans la souffrance.

            Le droit de mourir est LE droit fondamental, qui permet la liberté. Sans celui-ci, toute liberté n’est qu’une illusion. Pouvoir décider de comment on va mourir, c’est décider de comment l’on vit. Il y a des gens ici qui critiquaient l’euthanasie par rapport à l’abolition de la peine de mort - l’euthanasie étant une forme de retour en arrière.
            C’est tout le contraire : la fin de la peine de mort est l’un des deux pans de la liberté fondamentale à maîtriser son destin. Il s’agit d’une évolution fondamentale vers un Etat de droit. L’Etat renonce à son pouvoir de mort sur les individus. Il serait temps qu’il renonce à son pouvoir de vie.

            • eldar
              eldar répond à Lictor
              profil
              • Posté à 22h47 le 16/07/2010
              • Internaute 87256
                profil

              A partir du moment ou il est demande a l’Etat d’inferer de plusieurs comportements, un texte normatif, cela devient politique, car c’est la reconnaissance/prohibition collective d’un comportement.

              Plus encore, si le texte -hypothetique- s’accompagne de reglements d’application avec par exemple un volet repressif pour garantir la loi : il y a reconnaissance d’une valeur sociale protegee, il y a reconnaissance d’un choix politique par la garantie juridique qui y est rattachee.

              Bien sur qu’initialement on touche au « philosophique », mais quel sujet de gouvernement de la cite ne nous ramene pas a la « philosophie », comment gouverner sans se referer a la sagesse ? Je vous defie de trouver un projet ou une proposition de loi de ces dernieres annees, qui ne soit peu ou prou l’emanation d’un concept, ou d’un debat philosophique.

              Soit vous etes pour le statu quo relatif, avec des pratiques d’alcoves, et justement, la on est dans la determination individuelle et peut etre dans ce que vous nommez improprement « la liberte philosophique », soit on bascule dans le politique en reconnaissant un schema collectif et l’Etat prend en charge ces comportements.

              Mais tout ceci nous entraine tres loin des petits chats Kikoololien...

            • Hemenate
              Hemenate répond à Lictor
              • Posté à 00h23 le 17/07/2010
              • Internaute 856

              « Non, pour moi, l’euthanasie n’est certainement un sujet politique ! [...] Gouverner sur le droit de mourir, c’est comme gouverner sur la sexualité ou l’alimentation des citoyens. [...] Mais à partir du moment où l’Etat sort de ce simple rôle de protection des libertés, il rentre dans le champ moral ... ... »

              Vous avez une conception très libérale de la liberté (i.e conception religieuse des droits de l’homme), il n’en demeure pas moins que la limitation des libertés individuelles est l’essence même du politique.

              Savoir si on doit limiter ou non une liberté, mérite débat, qu’elle que soit la liberté en question ; sauf dans un système de type anarchiste, ou le politique et la société se dilue effectivement derrière la volonté de l’individu,

              C’est la même problématique qui se pose pour l’interdiction de vendre ses organes (limitation du droit à disposer de son corps), ou pour l’interdiction des propos racistes (limitation de la liberté d’expression).
              De même l’Etat devrait-il avoir obligation de fournir un cadre légal aux personnes désirant, volontairement, se faire exciser dans une clinique ?

              Personnellement je suis plutôt favorable à l’euthanasie.
              Il n’empêche qu’actuellement, l’Etat n’interdit pas à l’individu de mettre fin à ses jours, l’individu est bien maître de sa vie.
              En l’espèce l’euthanasie consiste à octroyer à un autre individu le droit de mettre fin à la vie d’un autre, ce qui est très différent.
              C’est effectivement un choix de société important, qui dépasse la doctrine de l’individualisme contemporain du « c’est la volonté de l’individu ». A défaut, on pourrait, alors poser la question de la pure et simple aide au suicide d’une personne en bonne santé...

              • Lictor
                Lictor répond à Hemenate
                informaticien
                • Posté à 11h53 le 17/07/2010
                • Internaute 68450
                  informaticien

                Oui, effectivement, je pense que les restrictions à la liberté doivent être à minima. Leur seuls raisons d’être devraient être :
                - la protection de la liberté des autres citoyens
                - la protection des droits fondamentaux
                - la protection de la société - et dans des limites très strictes.

                Je pense donc que l’Etat ne devrait pas se préoccuper de légiférer sur le droit à mourir, sur la prostitution (en dehors du respect du consentement), sur les drogues (en dehors de garantir leur qualité)... Je pense également qu’il ne devrait pas limiter la liberté d’expression quant aux propos racistes, homophobes ou révisionnistes. Nous devrions être fières d’être la patrie de Voltaire au lieu de laisser son héritage aux américains.

                Concernant le suicide, bien sûr qu’il est interdit par l’Etat ! Par exemple, ne pas empêcher un suicide est punissable. Un suicidé « bénéficiera » d’un acharnement thérapeutique pour le sauver puis d’une hospitalisation psychiatrique. Certes en ne vas plus en prison pour un suicide, mais il s’agit clairement d’un acte interdit par l’Etat.
                Pour l’euthanasie, oui, il y a l’intervention de tiers et la frontière avec le meurtre. Mais pour moi, le problème ne se pose pas pour le suicide assisté, où le geste létal est déclenché par le malade. Et pourtant, le suicide assisté est également interdit en France.

            • Tokani
              Tokani répond à Lictor
              Oldmole
              • Posté à 02h32 le 17/07/2010
              • Internaute 71184
                Oldmole

              Il y a un probleme sur le choix des mots il me semble ?
              Ce dont nous parlons en fait c’est du droit au suicide assisté !
              Je n’y suis pas opposé mais c’est aussi un sujet politique au sens noble du terme , la Cité a son mot à dire là aussi !
              L’Euthanasie elle concerne plus precisement une décision prise par des tiers pour une personne handicapée, inconsciente et ou en stade terminale. S’appliquera t’elle aussi à des naissances d’enfants lourdements handicapés ? ’est donc un vrai sujet de société .
              Enfin remarquons que lorsque des patients en fin de vie souhaitant abreger leur existence béneficient de soins paliatifs de qualité cette demande s’estompe dans de trés nombreux cas....

              • Lictor
                Lictor répond à Tokani
                informaticien
                • Posté à 11h44 le 17/07/2010
                • Internaute 68450
                  informaticien

                L’euthanasie s’applique déjà aux enfants handicapés, on l’appelle « avortement thérapeutique ». Il s’agit bien d’une euthanasie, dans le sens où la loi l’autorise alors qu’elle considère que l’avortement n’est plus légal à cet âge parce que l’enfant est viable et donc indépendant du corps de la mère.

                Le seul rôle de la loi dans l’affaire, c’est d’enregistrer les demandes des gens, comme pour le don d’organes, pour que ce soit LEUR volonté qui soit appliqué.

                Et les soins palliatifs ont bon dos... Ma grand-mère en a bénéficié :
                - ça a été un véritable combat pour l’extirper de l’hôpital, qui ne voulait pas la lâcher et qui la soignait dans des conditions inhumaines (sangles, douleurs des métastases osseuses soignées au paracétamol...).
                - nous avons pu bénéficier de soins palliatifs, parce que j’ai pu bénéficier de conseils de relations dans l’administration médicale qui ont pu m’orienter là où il fallait. Sans cela, ma grand-mère serait morte à l’hôpital dans d’atroces souffrances. L’inégalité sociale est au plus haut concernant ces soins.

                Ma grand-mère était prostrée à l’hôpital. Elle était délirante au retour à domicile, parce qu’on lui a enfin prescrit de la morphine, mais surdosée. D’où un état délirant *et* une intense détresse physique (transit bloqué, détresse respiratoire et cardiaque...).
                Les soins palliatifs, probablement de la meilleure qualité possible, lui ont surtout permis de ne plus avoir de douleur physique et de revenir à la conscience. Ce qui lui a permis d’avoir la lucidité nécessaire pour comprendre qu’elle allait mourir et pour dire qu’elle avait fait son deuil de la vie.
                Les soins palliatifs ne s’opposent pas à l’euthanasie ou au suicide assisté. Au contraire, il les permettent dans de bonnes conditions. Les soins palliatifs vont soigner la douleur physique, il vont améliorer le confort physique et apporter un soutient psychologique par rapport à la détresse (psychiatre, médicaments - elle a eu tout ça).
                Mais il ne peuvent rien faire contre la détresse existentielle. Par exemple, les soins palliatifs ne vont rien enlever au désir de mourir d’un malade qui s’achemine vers un locked-in complet...

                Et on peut aussi poser la question de fond : pourquoi vouloir à tout prix prolonger la vie alors qu’elle n’en a plus que l’apparence ? Qui a-t’il donc de si terrible à accepter la mort, quoi que nous fassions, c’est ce qui nous attends tous...

          • A déménagé le 2 mai 2011
            A déménagé le 2 mai 2011 répond à eldar
            Délinquante au coin de la rue
            • Posté à 22h13 le 16/07/2010
            • Internaute 26137
              Délinquante au coin de la rue

            14 286 signatures pour l’appel de Médiapart.
            C’est pas de l’émotion dans un forum ça...

            Et je déteste qu’on parle de moi derrière mon dos, mec.

          • A déménagé le 2 mai 2011
            A déménagé le 2 mai 2011 répond à eldar
            Délinquante au coin de la rue
            • Posté à 22h14 le 16/07/2010
            • Internaute 26137
              Délinquante au coin de la rue

            14 286 signatures pour l’appel de Médiapart.
            C’est pas de l’émotion dans un forum ça...

            Et je déteste qu’on parle de moi derrière mon dos, mec.

          • Georges B.-
            Georges B.- répond à eldar
            OK
            • Posté à 00h01 le 17/07/2010
            • Internaute 119827
              OK

            Bravo !

        13 autres commentaires
    • xtrof
      • Posté à 22h30 le 16/07/2010
      • Internaute 119198

      « Tout est une question de respect et de choix. »
      Tant que le choix est « éclairé ».

      « Alors oui, si un jour quelqu’un de proche me le demande... »
      J’espère avoir des gens partageant votre vision parmi mes proches, si ce moment venait à arriver...

    • Georges B.-
      • Posté à 00h00 le 17/07/2010
      • Internaute 119827
        OK

      C’est le monde de Barbie...

      • A déménagé le 2 mai 2011
        A déménagé le 2 mai 2011 répond à Georges B.-
        Délinquante au coin de la rue
        • Posté à 06h23 le 17/07/2010
        • Internaute 26137
          Délinquante au coin de la rue

        Ben merci... Mais non, c’est pas le monde de barbie. C’est le monde de quelqu’un de normal, sensible, qui aime les animaux et les êtres humains, qui a envie de se battre pour l’humanité et l’avenir de ses enfants.

        Enfin, quand je dis êtres humains, pas tous non plus. Les gens comme vous et sarko, j’ai du mal.

         
        • Georges B.-
          • Posté à 17h33 le 17/07/2010
          • Internaute 119827
            OK

          « Alors, une dernière fois, elle a ronronné pour se rassurer et me rassurer, elle a posé sa tête dans mes mains et elle est partie avec la piqûre du vétérinaire. »

          C’est le monde anthropomorphique de Barbie, mâtiné de Harlequin... Plus cucul la praline, tu meurs.

          Je suis « sensible », gna gna... « J’aime les animaux », gna gna... J’aime les êtres humains » (donc je veux qu’ils soient traités comme des animaux), gna gna...

          « Les gens comme vous et sarko, j’ai du mal. »

          Tu n’es donc pas mère Térésa ? Étonnant. Ca me fait beaucoup de peine que tu me mettes dans la même catégorie que Sarko, vraiment. C’est bien ce que tu voulais, me faire de la peine ? Ce n’est pas gentil du tout. Tu devrais en parler à ton confesseur, parce que c’est très mal.

          • A déménagé le 2 mai 2011
            A déménagé le 2 mai 2011 répond à Georges B.-
            Délinquante au coin de la rue
            • Posté à 18h27 le 17/07/2010
            • Internaute 26137
              Délinquante au coin de la rue

            Je vais être gentille, va te faire f...

            Harlequin, jamais lu. Je préfère les polars bien sanglants. Barbie, jamais joué, j’ai jamais trouvé le temps.

            Et sarko et toi, ben tu sais ce que j’en pense. Quant au confesseur : j’en ai jamais eu. Pas besoin, pas ma religion en un mot.

            Je pencherais pour un nouveau pseudo de quelqu’un avec qui je me suis déjà charclée ici. Même condescendance, mêmes mots. La rue fait mal son ménage.
            En même temps, moi aussi, donc... ciao

            • Georges B.-
              • Posté à 18h48 le 17/07/2010
              • Internaute 119827
                OK

              « Oui, elle me l’a demandé, Grisou. Avec un regard qui disait qu’elle en avait marre d’avoir soif et faim en permanence. Qu’elle n’arrivait plus à manger ni à miauler.... »

              Si c’est pas du Harlequin, c’est d’la nouille... Chef d’œuvre de cucuterie anthropomorphiste. A faire chialer dans les chaumières. Mais n’ayant rien à voir avec le sujet.

            • Mon-Al
              Mon-Al répond à A déménagé le 2 mai 2011
              roturière : -)
              • Posté à 18h54 le 17/07/2010
              • Internaute 24219
                roturière : -)

              Eelisa,

              Ne t’em... pas avec ce/cette personne ! Trop connue sur la Rue, renaissant toujours de ses cendres, balançant toujours les mêmes litanies, détestant tout le monde ... Sans intérêt.

              Continue à lire tes polars bien sanglants et à vivre ta vie tranquille. Les c...s ont les laisse sur le bord de la Rue ...

              Bonsoir.

              • A déménagé le 2 mai 2011
                A déménagé le 2 mai 2011 répond à Mon-Al
                Délinquante au coin de la rue
                • Posté à 19h27 le 17/07/2010
                • Internaute 26137
                  Délinquante au coin de la rue

                Oui effectivement, je sais bien.
                Mais c’est aussi pour le plaisir de répondre : -)

                J’aime dire des trucs autres que tirés « d’harlequin et barbie »... Juste lui dire : va te faire voir... c’est bon des fois...

                Bonne soirée Mon-Al : -)

                edit : de plus il (elle) a le prénom et l’initiale de mon ex-mari...
                au top pour que je me laisse aller ! ! !

        5 autres commentaires
    • tantine
      tantine répond à A déménagé le 2 mai 2011
      salariée
      • Posté à 16h08 le 17/07/2010
      • Internaute 119857
        salariée

      je comprends ce que vous dites.Jai eu un chien que j’adorais et que le vétérinaire a aidé à mourir je me disais que ce serait trop égoiste de ne pas le faire.Je ne pense pas que l’allongement inconsidére de la vie soit vraiment un progrés pour moi,vivre,cest etre debout avec toute les capacités.ma hantise,ce n’est pas la mort mais la déchéance et on devrait laisser les gens décider de l’heure de leur mort

  • Mon-Al
    Mon-Al
    roturière : -)
    • Posté à 18h46 le 16/07/2010
    • Internaute 24219
      roturière : -)

    Notre caniche avait 17 ans ... il a toujours été tonique et en pleine forme. Et puis un jour, il n’est pas descendu de son panier, il a fallu le porter jusqu’au canapé ... pendant une journée il n’a pas cessé de dormir, j’ai tenté de lui donner à boire avec une seringue ... le soir j’ai téléphoné au véto, il nous a reçu en urgence. Notre Alex était en souffrance cardiaque et ses poumons présentaient un oedème. Le véto nous a proposé de le mettre sous perf’, à nos questions il a été très franc : « ce serait le prolonger ... ». Il attendait notre décision. Quand nous avons dit, « non, il faut arrêter ça, ce serait le faire souffrir encore plus ... », il a préparé la piqûre ... pendant que mon mari signait les papiers, j’ai pris le chien dans mes bras. Il a ouvert les yeux et je lui ai dit qu’il fallait qu’il nous quitte parce qu’il était malade ... Nous nous sommes regardé, j’ai senti qu’il comprenait, puis il les a refermé ... quand le véto a piqué, il a cessé de haleter, il était calme ... c’était vite fini. Je suis sortie en larmes mais sans remord. Nous avions fait le bon choix.

    J’aimerais qu’un jour, si je me trouvais dans la souffrance, quelqu’un ait la possibilité et le courage d’en faire autant pour moi. J’espère « tenir » suffisamment longtemps pour qu’enfin la France légalise ( ou au moins encadre ) l’euthanasie active. Pour l’instant,l’acharnement thérapeutique (depuis la loi Léonetti) a cessé. J’ai regardé mon père (84 ans) , en coma profond et irréversible, se dégrader sous mes yeux pendant une semaine sans que l’équipe médicale accepte de le débrancher malgré mes demandes répétées et la volonté qu’il avait maintes et maintes fois exprimée en famille. C’était en 88 ... Et je pense qu’ils ont bien dû le faire après mon retour en province ! Car je suis repartie puisque cette situation aurait pu durer longtemps. Ce manque de courage a été vraiment une absurdité et surtout un manque de compassion pour ce vieil homme.

    Oui, il est grand temps de prendre ses responsabilités et de permettre aux personnes qui le souhaitent de partir dans la dignité volontairement.

    • Rofold
      Rofold répond à Mon-Al
      Français vivant à New York
      • Posté à 23h29 le 16/07/2010
      • Internaute 118052
        Français vivant à New York

      J’aimerais moi, si jamais je me retrouvais dans la souffrance, qu’on ne me compare pas à un caniche, qu’il eût 17 ans ou pas.

      La réalité, c’est que j’ai plus de respect pour la vie d’un homme que pour celle d’un animal. Et c’est normal, vu que j’ai tendance à bouffer pas mal d’animaux.

      Vous confondez la liberté donnée à des hommes de tuer des animaux et la liberté d’un homme à mourir dignement.

      Vous confondez vos sentiments (que je respecte, moi aussi j’aime beaucoup les animaux, vraiment), et ceux de votre chien, qui s’ils existent, vous sont parfaitement insondables.

      C’est ridicule.

      En agissant ainsi et en usant d’arguments aussi stupides, vous ne servez pas votre cause. Et pourtant, dieu sait que je suis d’accord avec le fait qu’il faut que les lois de fin de vie changent ! !

    • Ishtar
      Ishtar répond à Mon-Al
       ? ?
      • Posté à 10h41 le 17/07/2010
      • Internaute 26226
         ? ?

      Je crois que la différence entre les deux cas que vous évoquez tient dans le fait que vous choisissez pour votre chien mais que pour votre père la décision doit lui revenir.Mon père décédé il y a un an n’a heureusement pas souffert dans les dernières heures et s’il avait eu une longue agonie j’aurais été bien en peine de savoir quoi décider.Oh bien sûr je n’aurais pu que demander l’arrêt de l’acharnement thérapeutique,dans le contexte actuel.
      Car souffrant de la maladie d’Alzheimer,il ne m’avait rien dit au sujet du comportement qu’il souhaitait que j’adopte.

      C’est un des alibis de ceux qui refusent l’euthanasie active : le consentement éclairé du patient.Avec les raisons religieuses qui s’imposent et s’invitent y compris chez les non-croyants.Il n’empêche qu’un texte conciliant les légitimes réticences au sujet du consentement du patient serait le bienvenu le plus vite possible.

      Pour finir je ne pense pas qu’on puisse comparer la mort d’un animal et celle d’un humain. j’ai accompagné mes deux parents vers leur dernier voyage et ...ma petite chatte qui est morte alors qu’on allait la conduire chez le veto.
      Je vous laisse deviner quelles sont les deux circonstances qui aujourd’hui encore viennent hanter mes souvenirs.

      • Mon-Al
        Mon-Al répond à Ishtar
        roturière : -)
        • Posté à 12h33 le 17/07/2010
        • Internaute 24219
          roturière : -)

        J’ai effectivement donné ces deux exemples pour inciter à la réflexion. Oui, nous avons décidé pour notre chien, c’est évident.

        Pour mon père, nous avions souvent discuté de ce problème. Il avait une peur bleue de finir « branché » dans un hôpital. Il était proche de l’ADMD, même s’il n’en était pas membre, et connaissait le sénateur Caillavet. C’est ce que j’ai dit et redit à l’équipe médicale de l’hôpital où l’avaient emmené les pompiers après qu’il ait eu un infarctus à son domicile. Il ne voulait pas aller à cet hôpital où était décédée ma mère 12 ans avant et dont il avait eu déjà à se plaindre. Mais il était inconscient et les pompiers conduisent les gens à l’hôpital du secteur ... Quand je suis arrivée, il avait eu un deuxième infarctus - déjà le cardiologue de garde (c’était pendant le « pont » du 11 novembre) m’a expliqué, tout fier, qu’il avait « réussi » à le réanimer ( un homme de 84 ans, son troisième infarctus !) mais que malheureusement il était en coma profond et irréversible ! Tu parles d’une réussite ! Déjà en colère, j’ai demandé un entretien le lendemain matin au directeur de l’hôpital, un homme correct mais intransigeant, qui m’a tranquillement dit qu’il ne débrancherait pas la machine car « on était dans un établissement de soins et non de mort » (sic) ! Donc, je suis restée une semaine auprès d’un homme qui se dégradait et qui évidemment ne respirait que « grâce » à la médecine ! ! L’anesthésiste m’a dit qu’il ferait bien ce que je demandais, mais qu’il n’en avait pas le droit ...
        Bref, cette histoire m’a profondément marquée et j’ai été longtemps en colère contre le monde médical. Mais j’ai depuis changé ma vision car ayant travaillé 18 ans avec des médecins consciencieux et respectant les malades et leurs desiderata - ils ont « aidés » à partir quelques uns « proprement », mais évidemment dans le secret ! Car tout se fait à condition de ne pas en parler ..

        Il semble que la mentalité ait changé dans le monde hospitalier et que ce soit des équipes qui gèrent la fin de vie ... donc les principes religieux (qui sont les pires) de certains médecins ne sont pas paroles d’évangile et c’est tant mieux.

         
        • Ishtar
          Ishtar répond à Mon-Al
           ? ?
          • Posté à 13h23 le 17/07/2010
          • Internaute 26226
             ? ?

          Je sais que dans ma détresse d’avoir perdu mes parents à 1 an d’intervalle j’ai eu la « chance » que mon père meurt d’un infarctus.Le toubib que je connaissais bien n’a pu le réanimer.Il avait lui aussi 84 ans et une semaine avant sa mort se plaignait de ne plus sentir les extrémités de ses jambes mais il n’a pas souffert et n’était à l’hôpital que pour des examens sans être relié à une machine.

          Ma mère est décédée d’une grave maladie sans être branchée non plus à une machine.
          Donc je ne connais pas le problème que vous évoquez.Cela ne m’empêche pas de comprendre tout à fait ce que vous avez enduré..

        1 autres commentaires
  • Naradamuni
    Naradamuni
    sans
    • Posté à 19h09 le 16/07/2010
    • Internaute 30050
      sans

    Avant une mort digne beaucoup aimeraient une vie digne . Non ?
    Et où avez vous vu que le citoyen est considéré comme responsable.
    Pourquoi alors tout ces appels à la responsabilisation ?

    « Dominique de Villepin annonce son intention de responsabiliser les parents des enfants en grande difficulté scolaire à travers la signature d’un “contrat de responsabilité” obligatoire, sous peine d’amendes, d’une mise sous tutelle ou d’une suspension du paiement des allocations familiales » (Reuters).

    « Quand on objecte au Premier ministre Balladur que la réduction des prélèvements obligatoires se traduira forcément par un recours volontaire à des assurances complémentaires, il répond que c’est bien ce dont il s’agit : responsabiliser le citoyen en lui laissant le soin d’arbitrer entre différents types de dépenses ». (L’expansion)

    « Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a fait savoir que, lors de chaque consultation, le patient devra mettre de sa poche “ un ou deux euros ”. Cette mesure a pour but de responsabiliser les Français ». (Le journal du dimanche).

    Ces grands décideurs de nos vies casseront ce tabou le jour où il pourront en retirer un quelconque intérêt...

    Dans les années soixante-dix, (avant la contre-révolution libérale qui allait attaquer un par un tous nos droits), les associations qui travaillaient avec des jeunes voulaient les « émanciper ». Aujourd’hui on les entend plus parler que de les « responsabiliser ».

    Lien

  • A-A
    A-A
    En perdition (comme la planète)
    • Posté à 19h10 le 16/07/2010
    • Internaute 48720
      En perdition (comme la planète)

    Merci M Akkouche de remettre ce sujet sur le tapis.

    Je suis un fervant partisant de l’euthanasie (pour ceux qui le souhaitent bien évidemment).

    Je trouve honteux que certaines personnes, par conviction religieuse bien souvent, interdisent à d’autres de choisir leur façon de mourrir. Si ces personnes veulent en baver jusqu’au dernier souffle, c’est leur droit. Mais d’autres ont droit d’avoir une autre opinion.
    Finalement, pour être sur de ne pas rester dans un état végétatif ou sous drogue à haute dose, il faudrait choisir de se suicider alors qu’on est bien portant (quel paradoxe).

    D’ailleurs, je trouve le monde hospitalier très hypocryte sur le sujet (je l’ai vécu pour un membre de ma famille en fin de vie). Leur discours du type « nous sommes pour la vie, nous ne sommes pas là pour tuer les gens » ’en gros) me paraît insoutenable à entendre.
    IL est vrai que shooter des gens pendant des mois est sans doute plus confortables pour eux. Mais pas pour le malade et la famille qui doit venir voir un légume en souffrance ou totalement stone.

    Voilà, je suis pour l’euthanasie, qui doit bien sur être rigoureusement contrôlée et encadrée (le but n est pas de piquer Mamie pour récupérer l’héritage).

    Ma vie m’appartient, et le choix de ma mort aussi (dans certains cas)

    • Tokani
      Tokani répond à A-A
      Oldmole
      • Posté à 02h57 le 17/07/2010
      • Internaute 71184
        Oldmole

      Nuance tu es pour le droit au suicide assisté !
      Je le suis aussi du reste et le mot n’a pas à nous faire peur.
      L’euthanasie elle relève du choix que des tiers (parents,juges,médecins) font pour une personne qui n’est plus en mesure de choisir....
      Enfin je rappelle quand même que lorsque l’on met en place des soins palliatifs de qualité à domicile ou en institution la demande de mort du malade ou des proches baisse considérablement ....

  • Féline
    Féline
    fée
    • Posté à 19h15 le 16/07/2010
    • Internaute 111221
      fée

    Avec les avancées de la médecine, la possibilité d’être maintenu en vie malgré une condition ou des souffrances insupportables est devenue une réalité. Il est donc tout à fait logique qu’aujourd’hui la majorité des gens, face à la peur tout à fait crédible de connaitre un jour cette situation, soit favorable à l’euthanasie. Et moi la première ! Car en effet cette situation insoutenable pourrait nous arriver à tous.

    Maintenant, même si je ne partage pas leur opinion, je comprend la cohérence de ceux qui y sont défavorables. Comme l’auteur de cet article semble l’avoir bien compris, la véritable thématique de l’euthanasie n’est pas celle du meurtre, mais celle du suicide.

    Le suicide reste un tabou partagé par la majorité de la population. Et la législation reste très dure envers tout ce qui pourrait le glorifier. Pourtant, qu’est-ce qui le justifie ?

    Prenons l’exemple de l’univers carcéral. On interdit dans les cellules des prisons la plupart des objets qui pourrait permettre le suicide des détenus. Jusqu’au lacet des chaussures je crois. Pourquoi ? Qu’est-ce qui nous donne le droit d’empêcher un être humain de se suicider s’il en a envie ?

    Allons même plus loin. Si un citoyen a envie de se suicider, même pour une raison futile comme par exemple une rupture amoureuse, pourquoi la loi empêche-t-elle un autre citoyen d’aider le premier dans son entreprise ?

    Ceux qui défavorables à la légalisation de l’euthanasie sont en réalité défavorable à l’abandon des lois qui entourent le suicide et ils savent que si le premier domino (l’euthanasie face à l’acharnement thérapeutique) tombe, il n’y aura pas de justification ni de raison pour que les autres ne suivent pas.

    Quand serons-nous enfin réellement libre de faire ce que l’on veut avec notre vie ?

    • Troll errant
      Troll errant répond à Féline
      vieux con, comme vous plus tard
      • Posté à 20h25 le 16/07/2010
      • Internaute 118213
        vieux con, comme vous plus tard

      N’as tu pas l’impression d’être en état de totale confusion. comparer la personne en déprime passagère, suite à un petit incident de la vie, à celle qui n’a pour avenir que la souffrance ou le désespoir.
      Si tu voix une personne se noyer, plutôt que de lui tendre la main, tu préfères lui donner une pierre, bien lourde, pour l’aider à couler plus vite.
      Ici l’on parle de personnes un « fin de vie », sans espoir de rémission, ou éventuellement de personnes en état de totale dépendance, dans ces cas, et ces cas seulement, il est charitable de mettre fin aux souffrances , physiques ou psychologiques, si la personne le désir. j’ai la chance d’être entouré de personnes qui, si cela m’arrivait, y mettraient un terme. Sachant que tout le monde n’a pas cette chance, je pense qu’il serait bon que la loi la leur donne.

      • Féline
        Féline répond à Troll errant
        fée
        • Posté à 21h31 le 16/07/2010
        • Internaute 111221
          fée

        « dans ces cas, et ces cas seulement »

        Tout mon propos tient au fait que, pour ceux qui sont défavorable à l’euthanasie, le jour où on l’autorisera pour un cas (l’acharnement thérapeutique) on finira forcément par l’autoriser pour d’autre cas, aussi futiles soient-ils.

        Enfin, votre commentaire confirme bien ce que je dis sur le suicide, il reste un tabou absolu, pour l’immense majorité des gens, qu’ils soient croyants ou athées.

        Personnellement je considère que la Vie est sacrée, et, à moins d’une nécessité absolue (comme la souffrance physique extrême d’une personne), jamais je n’aiderais une personne à mettre fin à sa vie. Mais, concernant le caractère sacré de la Vie, il s’agit de mon opinion. Et je n’ai pas à l’imposer aux autres. Si deux autres citoyens considèrent que la Vie ne vaut rien quel droit ai-je d’en empêcher un à aider l’autre à se suicider ?

        Vous écrivez :
        « Si tu voix une personne se noyer, plutôt que de lui tendre la main, tu préfères lui donner une pierre, bien lourde, pour l’aider à couler plus vite ».
        Qui êtes-vous pour décréter que la vie est préférable à la mort ? Qui vous donne le droit d’imposer ce décret, qui ne reflète que votre propre opinion philosophique, à vos concitoyens ?

         
        • Troll errant
          Troll errant répond à Féline
          vieux con, comme vous plus tard
          • Posté à 22h09 le 16/07/2010
          • Internaute 118213
            vieux con, comme vous plus tard

          Je n’impose rien à personne, mais je tente en toute chose de faire appel à l’intelligence, excuse ce mot grossier.

        1 autres commentaires
    • Tokani
      Tokani répond à Féline
      Oldmole
      • Posté à 03h09 le 17/07/2010
      • Internaute 71184
        Oldmole

      Lorsque l’on subit une dépression et que l’on en vient au suicide gère t’on réellement sa liberté d’un point de vue philosophique ?
      On a tous envie de mourir en bonne santé en evitant la souffrance qui aujourd’hui n’a plus sa place car on lui a enlevé sa dimenssion redemptrice et metaphysique....
      Concernant certaines vies plombées par un handicap lourd certains se donne m^me le droit de décider à la place d’autrui , une forme altruiste de l’eugénisme ?
      Il semble que la démocratie Suisse ait reconnu le droit au suicide assisté pour les patients incurables et qu’il n’y ait pas d’effets domino....

      • Féline
        Féline répond à Tokani
        fée
        • Posté à 04h39 le 17/07/2010
        • Internaute 111221
          fée

        « Lorsque l’on subit une dépression et que l’on en vient au suicide gère t’on réellement sa liberté d’un point de vue philosophique ? »

        Très bonne question. Que l’on pourrait pousser encore plus loin avec ce vieux lieu commun de la philosophie : sous la dictature de nos passions et de nos déraisons, l’être humain peut-il être libre ? Et sans passions ou déraisons, serions-nous encore des êtres humains ?

        « Il semble que la démocratie Suisse ait reconnu le droit au suicide assisté pour les patients incurables et qu’il n’y ait pas d’effets domino.... »

        Attendons quelques décennies avant de tirer ce genre de conclusion.

  • Lauvergnate
    Lauvergnate
    Gardienne du bon goût
    • Posté à 19h24 le 16/07/2010
    • Internaute 99381
      Gardienne du bon goût

    « “La mort d’un chat ou d’un chien, même si elle peut être très éprouvante, reste, pour la majorité d’entre nous, moins importante que la disparition d’un humain.” »

    Il y en fait encore beaucoup trop de gens pour qui c’est équivalent.
    Et qui n’hésiteraient pas à tuer un homme pour garder leur animal de compagnie.

    • Lictor
      Lictor répond à Lauvergnate
      informaticien
      • Posté à 21h24 le 16/07/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      Oui, bien sûr, quoi d’anormal ? En tant qu’espèce, nous protégeons ce qui est proche de nous et avons de la difficulté à éprouver de l’empathie pour ce qui est éloigné.

      Donc, face à des choix moraux de ce type, il est assez normal de sacrifier la vie d’un inconnu contre celle d’un animal domestique. Le fait qu’il soit domestique implique qu’il ait été intégré à la famille. Voire même qu’on a une responsabilité supérieure à celle que l’on aurait vis-à-vis d’un adulte. Les différences entre un homme et un animal sont ténues une fois que l’animal a été intégré à la famille...
      De la même façon, la plupart des parents préfèreraient sacrifier quelques dizaines d’inconnus plutôt que leur enfant.

      • Lauvergnate
        Lauvergnate répond à Lictor
        Gardienne du bon goût
        • Posté à 22h33 le 16/07/2010
        • Internaute 99381
          Gardienne du bon goût

        Si « “en tant qu’espèce” » vous vous sentez plus proche d’un chien, d’un chat, d’un oiseau, d’un rat que d’un être humain, c’est que vous devez être fâché avec vos semblables.
        De même, comparer l’amour d’un parent envers son enfant et celui d’une personne pour son animal de compagnie..il y aurait de quoi dire question anthropomorphisme.
        Ce choix affectif est dénué de toute relation à l’espèce.
        Non seulement il nie ce lien qui lie les êtres humains entre eux, mais en plus il le transfère sur un animal.
        Je ne vois pas bien ce que l’espèce vient faire dedans.
        L’empathie, me semble-t-il est plus portée vers ce qui nous ressemble.

         
        • Lictor
          Lictor répond à Lauvergnate
          informaticien
          • Posté à 23h26 le 16/07/2010
          • Internaute 68450
            informaticien

          Non, justement, l’empathie rend semblable (proche) ce qui ne l’était pas.
          Et à partir du moment où l’homme a appris à entrer en collaboration avec l’animal, il n’y a pas vraiment de raison à ce que la création de liens soit limitée à son espèce.

          Et ce n’est pas une dérive moderne. Allez demander à n’importe quel nomade au bout du monde : il préfèrera la vie de son chameau/loup/cheval à la votre ou à une demi-douzaine d’occidentaux. Pas par anthropomorphisme ou par affection - la mort de l’animal ne vas pas le traumatiser outre mesure, mais simplement parce que l’animal fait partie de son clan et pas vous...
          C’est d’ailleurs symétrique : le chien considère le maitre comme un membre du clan (si possible le chef de meute).
          C’est le même rapport qui perdure avec l’animal domestique. Et qui fait que l’animal du foyer sera considéré comme plus important que le quidam - sans pour autant faire de l’animal un être humain....

          Mais bon, on s’éloigne un peu du sujet qui était de savoir si on peut donner autant de dignité à un être humain qu’à un vieux clebs...

          • Lauvergnate
            Lauvergnate répond à Lictor
            Gardienne du bon goût
            • Posté à 00h13 le 17/07/2010
            • Internaute 99381
              Gardienne du bon goût

            On s’écarte c’est vrai, c’est dommage, c’est pourtant un sujet intéressant.
            Merci en tout cas d’avoir bien voulu développer.
            Je ne suis toujours pas d’accord mais on pourrait en parler longtemps et flooder le sujet de mouloud, ce serait gênant.
            à bientôt peut-être. :)

        2 autres commentaires
  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 19h43 le 16/07/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Mouloud Akkouche, l’ADMD se portait très bien jusqu’à ce que vous veniez dire qu’on devait tuer nos vieux comme on tue nos klebs...

    Finalement, je préférais quand vous diffamiez Kémi Séba, qui est d’une autre communauté que la vôtre...

    Lien

    30 ans d’amitié entre la FNLP et l’ADMD, qui fait bien chier les curés intégristes ! ! !

    • amonhumbleavis
      amonhumbleavis répond à Autist Reading -
      Rue89 fait monter le FN
      • Posté à 19h59 le 16/07/2010
      • Internaute 93168
        Rue89 fait monter le FN

      Mais explique toi Autist ! !

      • Lauvergnate
        Lauvergnate répond à amonhumbleavis
        Gardienne du bon goût
        • Posté à 20h05 le 16/07/2010
        • Internaute 99381
          Gardienne du bon goût

        Ben non.......il est autist...-__-

        ok je sors ====>

        non c’est vrai que c’est un peu dur à suivre.

         
        • amonhumbleavis
          amonhumbleavis répond à Lauvergnate
          Rue89 fait monter le FN
          • Posté à 20h17 le 16/07/2010
          • Internaute 93168
            Rue89 fait monter le FN

          euh ... non pas pour moi c’est très clair...

          L’ADMD ne milite absolument pas pour que nous ayons les mêmes droits que les chiens c’est à dire celui d’être à la merci de qq’un qui décidera ou non de notre euthanasie... et la comparaison est très malheureuse...

          J’ai fait piquer ma chienne adorée, elle souffrait oui.
          J’ai assisté au décès de mon oncle qui souffrait aussi, jamais je n’aurais pris une telle décision pour lui... non pas parce que je l’aimerais moins, mais bien parce que je le respectais trop.

          L’euthanasie humaine doit être complètement basée sur la volonté de la personne et absolument pas sur une réponse de son entourage...

          • Lauvergnate
            Lauvergnate répond à amonhumbleavis
            Gardienne du bon goût
            • Posté à 20h23 le 16/07/2010
            • Internaute 99381
              Gardienne du bon goût

            J’avais mal compris, je pensais que la réponse d’autist nécessitait des précisions parce que trop confuse.
            Moi j’avais réellement rien capté jusqu’à ce que je comprenne ce qu’était l’AMDM -__-
            voilà, c’était juste un jeu de mot -__-

            sinon oui, la comparaison est plutôt mal choisie.

        2 autres commentaires
  • Go to the page
  • 1
  • 2
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.