Chez Mouloud Akkouche

Le blog de l'écrivain Mouloud Akkouche sur Rue89.

Quand Le Monde joue la culture des villes contre celle des champs

Publié le 30/08/2010 à 17h15

Dans un village du Lot, un homme lit attentivement tous les catalogues de vente de produits manufacturés distribués dans sa boîte aux lettres. Sa lecture achevée, il dit toujours : « C’est quand même fou, le nombre de choses dont on peut se passer. »

Vivant aussi en province, certains ne lisent pas les catalogues des supermarchés mais ce genre d’article, qui recense dans Le Monde les « rendez-vous culturels de la rentrée », en pensant à toutes les expos qu’ils ne pourront visiter.

C’est enfoncer des portes ouvertes de rappeler que les capitales ont le monopole des propositions culturelles. Difficile d’échapper à la « centr-art-isation ». Mais, cette fois, une phrase peut les faire bondir : « Face à cette abondance, les métropoles régionales ne peuvent lutter. ».

Cette affirmation d’un journaliste aux papiers pourtant intéressants me semble l’aveu même de sa défaite, où plutôt de celle de son métier. N’est-ce pas le rôle du critique de découvrir des expos intéressantes partout où elles se trouvent ?

A-t-il perdu sa capacité de curiosité et de transmission de ses découvertes ? Peut-être que l’ambiance mortifère régnant autour de la création et la paupérisation grandissante de beaucoup d’artistes l’a usé.

Des créateurs intéressants trop loin des rédactions parisiennes

Heureusement, des irréductibles, créateurs à découvert, continuent contre vents et huissiers leurs travaux. Certains sont bons, d’autres mauvais... En tout cas : des femmes et des hommes ne lâchant pas le morceau. Mais pas uniquement à quelques stations de métro des rédactions du Monde, de Télérama ou d’ArtPress.

Au-delà des portes de Paris, des artistes contemporains interrogent notre monde. Musiciens, peintres, poètes, chorégraphes dont le numéro de téléphone fixe ne commence pas par un 01 et qui ne possèdent pas de carnet d’adresses magique. Parfois un carnet de maladresses...

Bref : tous ceux qui, en plus de ne pas être issus du sérail, oeuvrent loin de la capitale. Combien de Gaston Chaissac travaillent en ce moment dans l’ombre ?

Nombres d’artistes ne possèdent pas le carnet d’adresses magique.

Bien sûr, on me dira que ce chroniqueur d’un grand quotidien national croule sous les cartons d’invitations. Les artistes sont légion, la place dans de la culture dans les journaux de plus en plus maigre.

Certes, les critiques d’art sont débordés par moult sollicitations mais une création ne se juge pas seulement à la qualité du dossier de presse, du pinard et des petits fours servis aux vernissages. (Même si visiter une expo avec un bon verre à la main, ne gâche rien.)

Cher Philippe Dagen, si votre rédaction paye le voyage (Pierre Bergé, l’un des nouveaux patrons du Monde, est un grand amateur d’art) et si bien sûr vous avez envie, faites un saut par ici. Peut-être que cela ne vous plaira pas mais vous pourrez vous en rendre compte de visu.

Malgré les difficultés, des lieux et des démarches artistiques persistent dans les coins les plus reculés. Aux critiques d’en faire écho.

Chaque été, de très bons festivals et expos de peinture essaiment en régions. Les journalistes accrédités, tongs aux pieds et rassasiés de bons produits de terroirs, rédigent des articles au doux chant des grillons. Puis la nuit et le froid retombent sur la province et ses artistes.

Cela dit, il est rassurant de constater le foisonnement artistique de ce pays. A nous aussi d’aiguiser notre curiosité et fouiller dans cette fourmilière. Et si chaque internaute citait le nom d’un créateur (ou une manifestation culturelle) échappant au radar des « grands médias’’...

Aller plus loin
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  • A déménagé le 8-10
    • Posté à 18h10 le 30/08/2010
    • Internaute 1001
      nc

    Bah, il a existé et existera toujours des gens pour qui « il n’est bon bec que de Paris ». La différence, depuis déjà un certain nombre d’années, c’est que les hors-Paris n’ont plus aucun complexe devant ces parisianocentrés.

    Le plus drôle dans le papier de l’excellent Dagen, je crois, c’est : « Face à cette abondance, les métropoles régionales ne peuvent lutter ». « Métropoles » : Dagen ne pense que de métropole à métropole, il ne peut pas imaginer qu’un vrai centre d’art contemporain soit installé dans une ancienne grange à la sortie d’un bourg de 3000 habitants.
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    Qu’on crée un spectacle théâtral (création totale, je précise) dans une ancienne sablière. Que se tienne un festival petit mais costaud près d’un ancien lavoir .
    (Et croyez bien que seul les lieux sont anciens !)

    A part ça, damnn, Mouloud Akouche tire un mois plus vite que moi : j’ai l’intention de proposer à la Rue une article sur ce qui signifie un festival en milieu rural comme celui-ci :
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    PS Moyennant quoi dès qu’une expo me tente à Paris, j’y cours : Lippi au Luxembourg l’an passé, c’était quelque chose. Pas question de recopier l’étroitesse d’esprit de ces gens.

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  • ON M RSA2012
    ON M RSA2012
    Touché en plein coeur
    • Posté à 18h47 le 30/08/2010
    • Internaute 85545
      Touché en plein coeur

    Les journalistes se contentent d’écouter les blogueurs qui font la p... pour les marques

    Le dernier critique d’art s’appelait Bernard Lamarche Vadel qui lors de sa conférence en 1989 expliquait en quoi son métier n’avait plus d’intérêt ou du moins se limitait à huiler la mécanique de temps à autre

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  • Naradamuni
    Naradamuni
    sans
    • Posté à 20h22 le 30/08/2010
    • Internaute 30050
      sans

    Vous parlez d’art et non de culture, le titre est bien dans la ligne éditorial du la religion actuelle, cultivant du culturel avec ses « créateurs » ses idoles plus et/ou moins vénérés selon le quartier, la banlieue, le palais - celui des sports aussi se veut du culturel ! -.
    Peu de conférences gesticulées, peu d’ ARTISTO-crates comme animaux enfin dé-traqués, permettez la priorité à gauche ..., artistocrate-philosophe de la vie quotidienne, l’individu qui veut se réaliser chaque jour davantage, se perfectionner au contact et au delà des choses, en un mot une individualité en marche constante vers un mieux-être, vers l’édification de soi.

    Pas ceux, beaucoup, chez qui le réalisme pragmatique a triomphé, adaptés aux fantaisies et aux impositions d’une société perverse et décadente ; l’art s’est monnayé au comptoir des banques et des tripots, et l’artiste a supporté sans dégoût les mensonges et les laideurs du monde dont il s’est fait le souteneur.
    Mais tout n’a pas sombré dans cet opportunisme révoltant, des âmes bien trempées ont malgré tout affirmé leur attachement à l’idéal, artiste elles sont restées et comme telles, elles s’affirment.
    « L’artiste, c’est l’homme qui met ses actes en harmonie avec sa pensée ; c’est l’homme qui fait ce qu’il veut ; c’est l’homme qui ne se soumet à aucune autorité, repousse toutes les contraintes et parvient à se réaliser pleinement quels que soient les milieux qu’il traverse. C’est l’homme qui aime la vie, qui veut la découvrir et vivre toute la beauté qu’elle contient. »

    Que de tels hommes, il soit assez rare d’en rencontrer de nos jours, je ne le conteste point — poète de salon — diseur de riens — chercheur de rimes rares —peintre de chiffons — barbouilleur de toile — compositeur de valses lentes ou de tangos — tout cela certes foisonne dans ce néant de courtisans aux mentalités répugnantes, mais viennent les hommes libres, artiste ou homme réel et voici éclore une humanité toute autre, sans lois, ni dogmes qui proclamera la beauté de la vie.
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    Quant à Culture ? Pourquoi ce mot connaît il depuis trente ans un succès tel que même le sport éprouve le besoin de justifier qu’il est aussi une pratique « culturelle » ?
    Comme le disait , en « 1961 », Malraux - le génial mégalo, chantre du Gd Charles national, Antigooonne ... Malraux, celui qui voulait être ministre de la télévision ! -, en inaugurant la première « Maison de la Culture » à Bourges : « Nous allons enfin savoir ce qui peut être autre que le politique dans l’ordre de l’esprit humain ... »
    En 1968, Francis Janson, quant à lui, proposait d’appeler Culture ce qui permet de se choisir politiquement…mais il est vrai que c’était en 1968 !
    Depuis Malraux & Co, la référence au « culturel » sert donc à effacer, détruire, et remplacer la référence au « politique » !
    Pire encore : en ramenant discrètement la question de la culture à celle de l’artiste, les socialistes (sic !) au pouvoir des 1981 consacrent la figure managériale - concept opérationnel - du travailleur nouveau : créateur, producteur indépendant, autonome, ludique, inventif, non-revendicatif, férocement individualiste… A la place du militant politique, collectif, poussif et besogneux des années 70, le pouvoir encourage l’artiste, non pas celui qui voudrait délivrer un message (quelle horreur !), mais celui qui exprime un narcissisme chahuteur, adolescent, provocateur et rigolo, celui qui exprime le vide, le rien, la dérision de toutes les idées et de toutes les utopies, la moquerie « du politique » - celle de la caste politi-caillera cela va de fait, on doit la moquer, n’est-ce pas ? - et des valeurs. On encourage l’imaginaire à condition qu’il ne mène vers aucune vision politique. On ne doit plus croire en rien car c’est ringard. On doit jouir de la crise et de la mondialisation qui est une chance pour l’homme, enfin seul, débarrassé des pesants collectifs. Il n’y a plus d’emploi dans les banlieues, mais il y a l’art et la création. Que les enfants des immigrés dansent du hip-hop, cela convient au pouvoir : pendant qu’ils deviendront des « créateurs », ils ne feront pas de syndicalisme et surtout pas « du politique ».
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    « Aujourd’hui, j’habite en Bretagne et je suis dans la culture des poireaux, avant, j’habitais Paris et j’étais dans la culture tout court. La culture avec un grand Cul. J’habitais Paris…. Pour être précis, je cultivais des pauvres. Essentiellement. J’étais dans la culture des pauvres, et maintenant dans celle des poireaux et je connais beaucoup plus de succès dans la culture des poireaux que dans celle des pauvres ! j’ai considéré qu’il y avait assez de pauvres comme cela et que ça n’était plus la peine de les cultiver. J’avais compris que la culture, ça sert à reproduire les pauvres, pas à les supprimer. On dit aussi que la culture ça sert à reproduire les rapports sociaux. Moi j’en eu ai marre de les reproduire.
    Il m’est arrivé cette chose terrible : J’ai arrêté de croire à la Culture. Alors j’ai quitté Paris. Quand vous êtes dans la Culture, vous habitez Paris. C’est là que sont tous les cultivateurs chez nous, en France !
    A 7 ans, j’avais déjà perdu le Père Noël. A 18 ans, j’avais arrêté de
    croire en Dieu. Déjà, vous devenez beaucoup plus seul, mais alors à 47 ans, j’ai arrêté de croire à la culture ! Je suis devenu “ athée culturel ”, je ne sais pas trop comment dire…... J’avais fini par me dire que c’était une religion, …la religion de la gauche, en somme. Et là vous vous retrouvez très seul.
    Quand je dis “ J’ai arrêté de croire à la culture ”, entendons-nous bien, c’est idiot comme phrase ! Non, j’ai arrêté de croire, pour être très précis, en cette chose qu’on appelle chez nous “ la démocratisation culturelle ”.
    C’est l’idée qu’en balançant du fumier culturel sur la tête des pauvres, ça va les faire pousser, vous voyez ? Qu’ils vont donc rattraper les riches ! Voilà, c’est à ça que j’ai arrêté de croire.
    Je faisais ça dans les banlieues, c’est là qu’ils sont souvent, les
    pauvres... Et donc, je leur balançais des charrettes d’engrais culturel. Essentiellement sous forme d’art contemporain. Et de “ création ”. Il y a beaucoup de fumier dans l’art contemporain. De la danse contemporaine, du théâtre contemporain, de la musique contemporaine, ... .
    Alors, l’idée, c’est que les pauvres allaient pousser… et rattraper les
    riches. C’est l’idée de “ l’ascension sociale ” par la culture.
    C’est à cela que j’ai arrêté de croire.
    Cela m’est arrivé en parapente... »
    Spectacle « Incultures » Franck Lepage Bruxelles Octobre 2006
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    • karlM
      karlM répond à Naradamuni
      Précaire
      • Posté à 21h20 le 30/08/2010
      • Internaute 21378
        Précaire

      bien OK, lepage et l’équipe du scop le pavé sont « magiques »

      • Naradamuni
        Naradamuni répond à karlM
        sans
        • Posté à 22h18 le 30/08/2010
        • Internaute 30050
          sans

        Simplement assainissant, de « sain » sans le « t » - évidemment ! - ni le $ du nervi de la bande à bonus du caca-rente et son karcher (ou casher ? ; o)

        Sain et indispensable dé-tricotage de la nouvelle vulgate planétaire comme la nomme Bourdieu, verbiage comptable de cet impérialisme porté non seulement par les partisans de la révolution néolibérale, lesquels, sous couvert de modernisation, entendent refaire le monde en faisant table rase des conquêtes sociales et économiques résultant de cent ans de luttes sociales, et désormais dépeintes comme autant d’archaïsmes et d’obstacles au nouvel ordre totalisant totalement la totalité, mais aussi par des producteurs culturels (chercheurs, écrivains, artistes) et des militants de gauche qui, pour la grande majorité d’entre eux, se pensent toujours comme progressistes. D’autres entre autres, à contrario et par bonheur, comme Franck et l’équipe du scop le pavé , sans oublier Mlle Faure et les CEMEA (nés en 1936 !), sont bien venus. Petit mais maouss costaud !
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  • Roger Velu-
    Roger Velu-
    CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
    • Posté à 21h29 le 30/08/2010
    • Internaute 102062
      CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

    « C’est quand même fou, le nombre de choses dont on peut se passer. »

    T’es sûr que tu vis dans le même Lot que moi et 160000 lotois, monsieur Akkouche ?

    Sans déconner : depuis 85 que j’y vis je n’ai jamais entendu personne dire ça... Il doit y en avoir, okay... mais tu parles : tout le monde se précipite chez Confo Gamm Vert ou au « camion » pour aller acheter la dernière daube en promo, comme partout ailleurs.

    Quant au problème que tu soulèves, il n’est pas entre l’artiste des campagnes et celui des villes, mais entre celui qui crée sans se poser de questions financières et celui qui conçoit un produit culturel en fonction des impératifs exigés par ses maquereaux : éditeurs, galeristes et compagnie.

    Seul le premier mérite d’être appelé artiste : le second est un prostitué ; au mieux un artisan de qualité.

    Et je ne vois vraiment pas ce que la campagne et les grandes métropoles viennent faire là-dedans.

    • licia
      licia répond à Roger Velu-
      de-ci de-là
      • Posté à 22h19 le 30/08/2010
      • Internaute 118601
        de-ci de-là

      Aie..

      Votre Français laisse a désirer. vous devriez reprendre des cours.
      c’est totalement mal écrit, et forcément incompréhensible !
      Mais si cela ne vous perturbe pas dans votre vie, c’est sans doute le principal.

      • A déménagé le 8-10
        • Posté à 22h37 le 30/08/2010
        • Internaute 1001
          nc

        Quand on reprend un posteur sur sa langue, on évite de commettre des fautes :

        - Un tréma à « aïe ».

        - Le point de suspension comporte trois points.

        - Pas de majuscule à « français » quand c’est un nom qui désigne la langue.

        - Il manque l’accent à « à ».

        De rien, c’est gratuit.

         1 autres commentaires
    • telemaque50
      • Posté à 22h56 le 30/08/2010
      • Internaute 10420

      Vous avez une curieuse vision du savoir faire des artisans.
      ...
      En outre, pensez vous vraiment qu’un artiste construise son œuvre en fonction d’une mode ou des « impératifs exigés par ses maquereaux etc etc... », curieuse vision de l’art.

      Je me demande a quel titre, justement, vous écrivez votre commentaire. Artisan ? Artiste ? ou simple quidam ?

      • Roger Velu-
        Roger Velu- répond à telemaque50
        CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
        • Posté à 23h16 le 30/08/2010
        • Internaute 102062
          CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

        [...] Artisan ? Artiste ? ou simple quidam ?

        Les trois.

         
        • telemaque50
          • Posté à 23h33 le 30/08/2010
          • Internaute 10420

          ah....plus pratique en effet de jouer sur plusieurs tableaux.
          « ca n’est pas moi, c’est l’autre »
          ou alors c’est prétentieux
          longue vie a vous

          • Roger Velu-
            Roger Velu- répond à telemaque50
            CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
            • Posté à 23h43 le 30/08/2010
            • Internaute 102062
              CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

            C’est pas ça que je veux dire :

            Je suis artiste parce que c’est comme ça : je ne peux pas faire autrement.

            Artisan pour gagner ma croûte − dans un domaine pas du tout artistique.

            Et simple quidam ici.

        2 autres commentaires
      • Xa_chan
        Xa_chan répond à telemaque50
        (nippon ni mauvais)
        • Posté à 02h54 le 31/08/2010
        • Internaute 23695
          (nippon ni mauvais)

        Bien sûr que oui, ça s’appelle être un « artiste de cour » et ceux qui croient que ça a disparu en même temps que la monarchie se trompent lourdement.

        C’est d’ailleurs souvent cette catégorie d’artiste qui remporte les subventions, pas toujours heureusement.

         
        • Roger Velu-
          Roger Velu- répond à Xa_chan
          CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
          • Posté à 04h30 le 31/08/2010
          • Internaute 102062
            CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

          On devrait les rebaptiser : décorateurs du Palais.

          Encore que pour la déco on a vu mieux par le passé, dans les palais...

          Tu te souviens de l’immonde pièce de dix balles du courtartisan Georges Mathieu ?

          Jusque dans nos poches, on nous impose ces nuls.

          • Xa_chan
            Xa_chan répond à Roger Velu-
            (nippon ni mauvais)
            • Posté à 06h26 le 31/08/2010
            • Internaute 23695
              (nippon ni mauvais)

            Ha oui, et comment que je m’en souviens, de celle-là ! C’était certainement une des plus nulles, mais pas mal d’autres n’étaient guère mieux...

          • A déménagé le 8-10
            • Posté à 09h28 le 31/08/2010
            • Internaute 1001
              nc

            Son seul point commun avec Dali était la moustache.

            Son seul intérêt était sa voiture, un cabriolet Mercedes SSK.

        3 autres commentaires
      • lidiot du village-
        lidiot du village- répond à telemaque50
        imbécile heureux
        • Posté à 07h45 le 31/08/2010
        • Internaute 106647
          imbécile heureux

        Un artisan, même s’il fait bien son boulot, le fait pour gagner sa vie. Un boucher, un ébéniste, une coiffeuse, Florent Pagny sont des artisans (bon, pour le dernier, je suis pas sûr, hein !).

        Un artiste crée aussi, pas selon des impératifs pécuniaires, mais simplement parce que cela lui est indispensable pour vivre. Il s’affranchit donc des motivations bassement triviales pour suivre sa seule inspiration.

        C’est clair, je pense.

  • licia
    licia
    de-ci de-là
    • Posté à 22h14 le 30/08/2010
    • Internaute 118601
      de-ci de-là

    On connait parfaitement le regard que tout parisiens, a, vis a vis des gens de provinces..mais oublient-ils qu’ils ne sont pour 90% que des provinciaux « montés » a Paris ? ?
    Alors leurs regards supérieurs et con-descendants, ca me fait bailler.
    je pense que les gens de province (pardon de région...y’a un con ici qui m’en avait fait la remarque, il va surement se reconnaitre) n’ont strictement rien a faire de ce qui se passe a Paris...
    Il y a de plus en plus désormais, d’événement culturels de qualités dans nos « Régions » et sans doute grâce à la bonne gestion de nos Gestionnaires de gauche... ! !
    Je suis Parisienne de naissance et j’y habite encore parfois.

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 23h40 le 30/08/2010
      • Internaute 61755

      « Aie..

      Votre Français laisse a désirer. vous devriez reprendre des cours.
      c’est totalement mal écrit, et forcément incompréhensible !
      Mais si cela ne vous perturbe pas dans votre vie, c’est sans doute le principal. »

      c’est pas ce que tu as écris plus haut ?

  • clozedor
    • Posté à 22h25 le 30/08/2010
    • Internaute 112179

    Rassurez vous, le paysan du fin fond du Berry, l’oeuvre d’art contemporaine à 100.000 euros la boite de conserve ou la pièce avant-gardiste qui ne veut rien dire du tout ; il s’en contre fout.
    Les urbains peuvent se les garder.
    Lui, il a sa culture.
    Qui fait même son bonheur.
    C’est plus simple.
    Mais peut être plus authentique.

    • Naradamuni
      Naradamuni répond à clozedor
      sans
      • Posté à 00h42 le 31/08/2010
      • Internaute 30050
        sans

      Soit un authentique artistocrate ! Détente culturelle...
      Partout et en tous lieux l’artistocrate essaye d’harmoniser sa pensée et ses actes, son intelligence et sa sensibilité :

      « Il hait le pédantisme. Il hait la fausse science. Il se méfie de l’abus de certains vocables ; justice, vérité. Le mot progrès n’a pas sur ses lèvres le même sens que sur des lèvres aristocrates bourgeoises. Toute cette phraséologie démagogique excite son mépris. Ses aspirations “ idéalistes ” ne sont pas en harmonie avec l’âme des foules. Honneur, vertu, sont pour lui dépouillés, de leur sens équivoque. Il ne reconnait ni les mêmes droits, ni les mêmes devoirs que les “ autres ”. Il n’obéit qu’à sa conscience. La loi, le gendarme sont pour lui des “ entités ”. Mais il se rend compte que les faibles en ont besoin. »
      « L’artistocrate est plus qu’un anarchiste : c’est l’anarchiste, dont la vie est un foyer d’art, un centre de beauté, une création incessante, un épanouissement perpétuel. Il se développe, et il développe les autres par l’exemple qu’il leur donne d’une vie supérieure. »

      Tour d’ivoire me direz-vous, non, l’artistocrate n’est pas un penseur de tout repos qui accepte l’état social présent. S’il ne mendie pas les applaudissements des foules, il n’accepte point les gloires imbéciles du nationalisme ou de l’internationalisme. Que les peuples se révoltent, consciemment, il sera à ses côtés mais si c’est pour que triomphent de nouvelles autorités affublées de titres rénovés, il n’a cure de se mêler à de telles caricatures d’émancipation sociale. Qu’une idée soit en but aux agissements des brutes, il répondra présent pour la défendre. C’est dire qu’il n’accepte point la société telle qu’elle est et qu’il entend la détruire, car l’individu doit vivre en dehors des lois et des préjugés, une vie saine, normal et libre, absente des soucis matériels qui en font en ce jour un esclave et un courtisan.
      Lien
      Authentique sujet tabou qui déclenche des émotions et pose des questions.

      Pas le seul ...

      Absence des soucis matériels, horizon, promesse et but du progrès ? Liberté d’aller au bout de ses projets ? L’égalité ? La fraternité ? Ou bien le déclin de la société compétitive ? Qui va payer ? Qui va continuer à travailler ? Plié, ployé, flexible employé ?
      Pourrait-on enfin oeuvrer, vivre et non plus sous-vivre pour gagner nos sous à l’ombre des biens assis ? Enfin, nos sous ? Leur sous ?
      Pourquoi pas alors un revenu de base inconditionnel ?

      Vieille idée le revenu de base inconditionnel apparu pour la première fois dans les utopies de la Renaissance, chez Thomas More par exemple. Puis en marge des Lumières, en marge de la fondation des États-Unis et de la révolution française. Dans les années 60, il en fut sérieusement discuté aux États-Unis avec les idées de Juliet Rhys-Williams et le modèle d’impôt négatif de Milton Friedman.

      Le revenu de base inconditionnel remplace des idées transmises de génération en génération et des notions devenues fausses. Il dissout la sclérose qui fait que l’on s’accroche désespérément à ce que l’on a : à ses idéologies, à ses opinons bien arrêtées, à son poste conquis de haute lutte. Il dissout les blocages du travail, les blocages empêchant une redéfinition de la valeur des prestations, les blocages contre la société future dans laquelle la responsabilité de « la personne émancipée » aura plus de valeur. Et sa vitalité aussi.

      « Le revenu de base, une impulsion culturelle », le film, 100 mn. Il suscite beaucoup de questions, il répond à beaucoup de questions, il jette un regard étonnant sur des choses que l’on n’a pas envie de voir.
      Lien

  • chonchounet
    • Posté à 12h06 le 31/08/2010
    • Internaute 89758

    et encore du « en régions »

    hé les journaleux, le bout de terrain autour de Paris s’appelle la France

  • Srgvlt
    Srgvlt
    Twitter @srgvlt
    • Posté à 18h00 le 31/08/2010
    • Internaute 23660
      Twitter @srgvlt

    il y a des choses intéressantes en province. parfois. et pas toujours médiatisées, certes. mais il y a aussi une tendance en province, concernant les salles de spectacle, à programmer d’abord ce qui a marché à paris... la province est parfois provinciale.

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