Chez Mouloud Akkouche

Le blog de l'écrivain Mouloud Akkouche sur Rue89.

En France, la pénurie d'avenir des jeunes

Publié le 22/10/2010 à 10h41

Son radio-réveil éteint, l’ado ensommeillé écarte le rideau et regarde les carcasses de voitures encore fumantes. Un rapide déjeuner avalé pour ne pas réveiller sa mère au chômage bourrée de cachets, il prend son sac et sort.

Il salue une voisine : infirmière de nuit. Devant la cité, il s’arrête près d’une belle BM : celle du dealer. 100 mètres plus loin, trois individus attendent l’ouverture du Pôle emploi. Il se dirige vers son lycée en traînant des pieds.

A quoi bon étudier ?

Réduction de salaire ou licenciement ? Lui, le rebelle avec toujours une révolte sur le feu, s’est écrasé. Comme la plupart des autres syndiqués -ou pas-, il a signé. Travailler moins, gagner moins... Et en plus perdre sa dignité dans un combat qui se joue d’avance ailleurs. Impossible de dialoguer avec une action du CAC 40.

Pourquoi se battre ?

En vérifiant son rouge à lèvres -rouge à rêves dit son fils de 3 ans- dans le rétro, elle croise un regard las. Des yeux fatigués d’avance. Elle soupire et se laisse aller dans son siège. Dehors, les portes du collège s’ouvrent. Un pion filtre les entrées. Elle ne bouge pas. Coincée entre l’amour de son métier et les difficultés de plus en plus grandes pour l’exercer. Son ventre se noue. Envie de chialer.

Comment retrouver le goût de transmettre ?

Flashball à la main, il remonte l’avenue d’une ville inconnue hérissée de tours. Pas à l’aise loin de son sud-ouest. Pendant que sa compagnie traque les casseurs, son fils occupe le lycée de Muret. Son gamin va prendre un soufflon à son retour d’intervention. Il lève son arme et vise un gosse encapuchonné mettant le feu à une poubelle... Même geste qu’un collègue de Muret ?

Quel flic est fier d’éborgner un lycéen ?

Dans la nuit, les grévistes ont cadenassé les portails. Pas question de laisser sortir le moindre véhicule ! Tous motivés et soudés. Mais après une brève empoignade, les gendarmes mobiles ont réussi à les déloger et débloquer le dépôt d’essence. Précédé de motards, le premier camion citerne sort. Bras ballants, les grévistes échangent des regards sans un mot. Silence abattu devant l’or noir escorté comme un chef d’Etat.

Chaque citoyen, du SDF au cadre supérieur, est angoissé de l’avenir. Toutes les couches sociales sont touchées. Qui va les rassurer ? Les syndicats ? La gauche ? La droite ? Le carburant principal qui manque est l’espoir et surtout des réponses concrètes aux problèmes quotidiens. Pas des promesses électorales éphémères, promesse noyées souvent très vite dans le champagne de la victoire.

Le parti socialiste peut-il être une bonne raffinerie après le second tour en 2012 ? En espérant que ses dirigeants, à l’instar d’une ministre de l’Environnement lors d’une pollution, ne soit pas absents lors des moment cruciaux.

En 2012, Marine et ses amis ne partiront pas en week-en en Italie. Les sans-culottes transformés en sans-espoirs peuvent tout à fait remettre le couvert du 21 avril. Et avec deux plats du jour : Sarkozy ou Le Pen ?

Changer la vie et transformer le monde

Beaucoup de jeunes manifestants battent le pavé. Pas un âge pour défendre les retraites, me suis-je dit. Plein d’autres choses à revendiquer que « de vieillir ». Mais au fond, ils défilent surtout pour un nouveau modèle de société. A 17 ans, on doit ne pas être sérieux mais ça n’empêche pas de se battre pour un idéal.

Un flashball éborgne mais ne décérèbre pas. Ces jeunes, de Montreuil à Caen, peuvent être capables -là où leurs prédécesseurs ont échoué- de mêler « changer la vie » et « transformer le monde ». En espérant qu’ils inoculent leur virus aux lascars de cités -souvent descolarisés et parmi les casseurs- qui sont encore plus dans l’impasse qu’eux. Débloquer l’avenir pour tous.

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  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 11h00 le 22/10/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    « lascars de cités -souvent déscolarisés et parmi les casseurs »

    Ce n’est pas une manière de parler de la police, espèce de malotru ! ! !

    • no register
      • Posté à 13h17 le 22/10/2010
      • Internaute 120050

      si tu veux approfondir , tu pourras comprendre ils mettent des féministes d’origine maghrébines ou noires , même des journalistes qui font le job de stigmatiser .

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      a partir de cela tu vas comprendre tout le discours de gauche et de droite , surtout les discours des minorités qu’ils ont cooptés .

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 11h04 le 22/10/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro
  • Schrödinger
    Schrödinger
    Poli et gentil. Très rue89.
    • Posté à 11h08 le 22/10/2010
    • Internaute 41709
      Poli et gentil. Très rue89.

    Vous savez, je suis jeune, moins que ceux dont vous parler, mais je fais partie de cette génération qui à pu expérimenter la fin des illusions « glorieuses », la remise en cause des certitudes de ses parents...

    J’avoue qu’au delà du constat effrayant, c’est une joie, un bonheur, de pouvoir vivre sans s’en remettre aux faux dieux, aux idéologies du progrès mensongères, de la croissance et de la démocratie partagée... Un monde sans illusions est garant de notre liberté d’esprit, d’âme et de cœur. Les générations qui viennent seront libres des peines et espoirs déçus de ceux qui les précèdent.

    • Wildleech
      Wildleech répond à Schrödinger
      révolutionnaire en devenir
      • Posté à 12h04 le 22/10/2010
      • Internaute 81842
        révolutionnaire en devenir

      Donc ne vous reste que les rêves friqués ?
      Vous êtes réellement très pauvre.

      • Schrödinger
        Schrödinger répond à Wildleech
        Poli et gentil. Très rue89.
        • Posté à 12h15 le 22/10/2010
        • Internaute 41709
          Poli et gentil. Très rue89.

        Je ne comprends pas.

      • pablico
        pablico répond à Wildleech
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 15h54 le 22/10/2010
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        regardons autour de nous...

        qu’aurions nous fait à leur âge si :

        premier CDI à 25 ans avec du piston.

        après il faut trouver un appart..
        s’établir, se payer : le canapé, la télé, le frigo.. les petites cuillères etc.. tout le toutim..

        après il faut faire un bébé.. la crèche etc..

        et pouf à 45 on est au chômage.. et la galère commence...jusqu’à 67 ans..minimum..

        quand tout le mondé était illettré, et désinformé .. cela marchait ...

        maintenant, n’est-ce plus le cas.. ? ?

         
        • Inpou
          Inpou répond à pablico
          J'enfonce le clou
          • Posté à 18h28 le 22/10/2010
          • Internaute 92671
            J'enfonce le clou

          « quand tout le mondé était illettré, et désinformé »

          On est toujours désinformé, et ,visiblement, on aime être désinformé. La sphère politique s’efface pour laisser place à la sphère de consommation : il n’y a plus que des consommateurs qui se désintéressent de plus en plus des grandes questions politico-économiques. Une sérieuse odeur d’auto-destruction nous menace. Nous sommes trop englués dans nos certitudes, dans notre train-train quotidien. Un avenir meilleur ne sera envisageable qu’après un déclin catastrophique de nos sociétés post-modernes.

        • Wildleech
          Wildleech répond à pablico
          révolutionnaire en devenir
          • Posté à 17h47 le 22/10/2010
          • Internaute 81842
            révolutionnaire en devenir

          Les médias ont vendu du rêve à leurs parents, quand tout était « facile ».
          Aujourd’hui la réalité apparait, sans fioritures.
          Les jeunes savent que l’avenir va être dur, et ils ne veulent pas en baver plus que nécessaire.
          De plus, ils peuvent voir et entendre, comme n’importe qui, les responsables politiques, économiques, et sociaux, danser au sommet et réclamer toujours plus de hauteur ; alors que c’est sur leurs épaules que tout le poids de l’improbable château de cartes reposera demain.

        2 autres commentaires
  • KIKI21000
    KIKI21000
    retraité
    • Posté à 11h24 le 22/10/2010
    • Internaute 53190
      retraité

    DE la pénurie d’avenir pour les jeunes découle une pénurie de rêves,d’utopies.On ne peut pas créer sans ceux-ci.
    Nous entrons, doucement mais surement dans « le talon de fer“* où l’on nous dit que seul les ‘élites’ pensent justes. A plusieurs reprises cette dernière vérité a été mise à mal.
    Souhaitons que les luttes seront bientôt des mouvements agressifs et non défensifs comme nous connaissons depuis 2 ou 3 décennies.

    L’avenir appartient au générations jeunes, celle de la retraite aussi.
    Soyons créatifs, utopiques, rêvons...

    * le talon de fer : livre de Jack London

    • Naradamuni
      Naradamuni répond à KIKI21000
      sans
      • Posté à 13h10 le 22/10/2010
      • Internaute 30050
        sans

      Soyons créatifs, utopiques, rêvons...

      « Soyons réalistes, demandons l’impossible ! » (Mai 68)
      Priorité à une impulsion culturelle révolutionnaire : « Le Revenu de Base Inconditionnel pour Tous » !
      Un sujet tabou qui déclenche des émotions et pose des questions. La liberté d’aller au bout de ses projets ? L’égalité ? La fraternité ? Ou bien le déclin de la société compétitive ? Qui va payer ? Qui va continuer à travailler ?

      Impossible ?

      Vous pouvez regarder et/ou télécharger en ligne le film intégral « revenu de base, une impulsion culturelle » ici : Lien...

      « Le revenu de base inconditionnel est une vieille idée. Elle est apparue pour la première fois dans les utopies de la Renaissance, chez Thomas More par exemple.

      On la retrouve en marge des Lumières, en marge de la fondation des Etats-Unis et de la révolution française.

      Dans les années 60, le revenu de base a été sérieusement discuté aux Etats-Unis avec les idées de Juliet Rhys-Williams et le modèle d’impôt négatif de Milton Friedman.

      Le revenu de base, sans conditions, est une avancée culturelle devenue réalisable grâce à la rationalisation, à la productivité des machines, à la globalisation. Devenue nécessaire à cause de l’individualisation, de l’évolution des parcours de vie et des bouleversements dans le monde du travail. Devenue indispensable pour que le progrès libère l’être humain plutôt que de le marginaliser. Le revenu de base renforce l’être humain face aux systèmes.

      Il est changement de paradigme. Il éclaire d’un jour nouveau tous les domaines de la vie, il fait évoluer sa propre manière de voir les choses, il ouvre des perspectives à toutes les fonctions personnelles ou sociales.

      l est droit civil économique, comme il n’y en a encore jamais existé dans l’histoire. Il est prolongement de la démocratie dans laquelle le droit à la vie est aussi un droit au revenu. Dans laquelle le droit à développer ses propres capacités suppose un droit au revenu.

      Un revenu pour chacun, pour chaque personne sans condition, sans exigence ou mise sous tutelle, suffisamment élevé pour pouvoir vivre modestement.

      La fin de prestations sociales qui excluent, la fin du chômage incontournable, la fin des prestations complémentaires, des subventions et de la burocratie qui va avec. À hauteur de son montant, le revenu de base remplace tous les revenus de transfert payés par l’État. Il a des répercussions sur les rémunérations, les salaires et les honoraires dans l’économie privée. Le travail devient moins cher mais est mieux estimé. Le travail volontaire augmente, les initiatives et l’engagement personnel aussi. ... “
      Lien

      • KIKI21000
        KIKI21000 répond à Naradamuni
        retraité
        • Posté à 14h05 le 22/10/2010
        • Internaute 53190
          retraité

        Votre réponse est bizarre, avec un tel système le capitalisme est vainqueur, moi je veux un vrai partage des richesses.Votre réponse ne remet aucunement en cause l’inégalité du système. Un « socialisme capitaliste » nous l’avons déjà, c’est la sociale démocratie.
        Ce que vous proposez, un « soleil vert » et un encouragement à la médiocrité.
        Je l’écrit souvent : les possédants ont tout, il nous faut tout, ni plus ni moins.
        Votre démonstration oubli la lutte de classe.

         
        • Naradamuni
          Naradamuni répond à KIKI21000
          sans
          • Posté à 16h47 le 22/10/2010
          • Internaute 30050
            sans

          Votre réponse est bizarre.
          La votre aussi !
          Si vous aviez approfondi en visionnant l’intégral vous vous seriez aperçu de l’inutilité de votre commentaire et de votre emportement.
          Expliquez moi votre parallèle avec soleil vert et l’encouragement à la médiocrité...
          Quant à votre TOUT qu’il vous faut, ni plus ni moins ? Dix écrans platitude , trois maisons secondaires, pour être comme votre possédant ? Si c’est le cas vous êtes aussi médiocres que vos maitres actuels et vous les valez bien comme ils vous le rassurent dans votre boîte à divertir.
          Le pouvoir n’est plus à conquérir il est à détruire ; et celui dont disposent vos possédants et celui du travail obligatoire pour obtenir le « droit » de vivre pour survivre, entendons « sous-vivre », pour la majorité des peuples , lutter ou crever
          Le revenu de base inconditionnel n’oublie pas la lutte des classes puisqu’il en est même un outil, qui vous permettrait pour l’exemple de négocier d’égal à égal votre salaire et vos conditions d’emploi avec votre employeur, etc... .

          Enfin, soleil vert ? ? ? Faut arrêter le buvard...

          Visionnez « l’intégral » et alors débattons, ça nous changeras des réactions stériles et inutiles telles que la votre ... Merci.

          • KIKI21000
            KIKI21000 répond à Naradamuni
            retraité
            • Posté à 16h05 le 24/10/2010
            • Internaute 53190
              retraité

            Nous pouvons débattre.

            Vous proposez une solution qui est basée sur l’impôt ; donc une redistribution des richesses. Je crois que dans la période que nous vivons les mot « augmentation des impôts » est une grossièreté.
            De plus approfondissez votre proposition, vous proposez une idées qui parait juste : le revenu de subsistance pour tous. Pourquoi pas, remplacer tout ou partie du salaire par une allocation, le reste à l’appréciation des employeurs.
            Vous oubliez l’égoïsme, la vénalité de l’être humain.
            Ce débat, je l’ai déjà eu dans la fin des années 90, aux cours de ceux sur la réduction du temps de travail, où l’on nous fournissait un argumentaire comme le votre.
            Vous ne tenez pas compte de la nature même du capitalisme qui, actuellement fabrique de l’argent pour fabriquer de l’argent, où face aux ressources j’ai pas d’ emplois. Ces bulles qui explosent créer des crises qui dévaluent la valeur de l’argent. Comment répondrez vous à cet inflation, par une augmentation des impôts ou une augmentation avec des personnes qui ne veulent qu’accumulées du capital, recréant une crise et pour arrêter ce cercle vicieux une société est une des solutions.

            Le RMI/RSA n’est-il pas un soleil vert ?
            Revoir ou relire les basiques fait du bien et empêche de se fourvoyer.

            • Naradamuni
              Naradamuni répond à KIKI21000
              sans
              • Posté à 18h03 le 24/10/2010
              • Internaute 30050
                sans

              Primo, baser sur l’impôt ne veut pas dire augmentation ! !
              Secundo, ce débat vous ne l’avez jamais eu, il n’a même jamais entre nous commencé ! !
              Tertio, pour le reste comme je vous l’ai déjà écris précédemment visionnez « l’intégral », de plus lisez les commentaires que Chris.A à eu l’amabilité de vous écrire pour info, ce qu’à votre lecture apparait ne pas avoir été fait ou alors relisez, et alors débattons réellement avec des arguments et non des mélanges du genre « Revenu de Base Inconditionnel = RMI/RSA = soleil vert », cela nous changeras sincèrement des réactions stériles et inutiles telles que votre récidive.
              Attention de ne pas, vous, vous faire fourvoyer par « vos basiques », tel celui que vous exprimez de la nature de l’être humain en stigmatisant, la résumant à la vénalité et l’égoïsme oubliant et gommant ainsi toutes les autres possibilités, tel que vous le faites d’ailleurs au sujet du revenu de base inconditionnel .

              Débattre avec cela : Revenu de Base Inconditionnel = RMI/RSA = soleil vert ?
              Si vous savez faire et bien moi je ne sais pas ; je n’ai pas du hérité, dans mon être, des bons côtés de la nature humaine. Cela doit être la cause de cela.
              Bonsoir.

        • Chris.A
          Chris.A répond à KIKI21000
          Ni pour,ni contre,bien au (...)
          • Posté à 16h54 le 22/10/2010
          • Internaute 32905
            Ni pour,ni contre,bien au (...)

          Bonjour Kiki21000. Non vous n’avez pas compris ce dont il est question, si je peux me permettre. Prenez le temps de regarder et d’analyser l’argumentaire idéologique sur lequel repose le documentaire proposé. Je dis « idéologique “ tout comme j’aurai dit ‘ un autre monde est possible , puisque nous subissons l’idéologie de la classe dominante. Le revenu minimum inconditionnel est donc anti-capitaliste.

          Si ses appellations sont multiples (revenu de base, allocation universelle, revenu garanti, revenu de citoyenneté) le principe fondateur est toujours le même : il n’y a pas d’humains surnuméraires, tous les êtres humains ont un droit inconditionnel à la vie et le travail n’est pas le fondement de la dignité humaine.

          Il repose sur 4 socles intangibles :
          - L’Inconditionnalité, totalement déconnectée de toutes formes d’emploi et de travail
          - L’Universalité, versé à tous du berceau au tombeau
          - L’Individualité totalement déconnectée de la notion de couple de ménage ’ ou de famille il s’adresse à la Personne
          - La Liberté, pas de devoir déclaratif donc pas de contrôle social

          Beaucoup de maux sociaux disparaîtraient avec l’instauration d’un Revenu Inconditionnel et en premier lieu bien sur une misère archaïque et déshumanisante, intolérable dans nos sociétés globalement de plus en plus riches, mais il constituerait aussi un puissant outil d’émancipation et d’extension de la liberté individuelle, aucune personne ne serait plus économiquement dépendante d’une autre ( patron, mari , père ) et ne serait obligée de se plier au chantage de la misère et de se soumettre au travail contraint.

          Outil de transformation des rapports sociaux, il :
          - libérerait aussi de la soumission à une bureaucratie de contrôle social, avec tous les gaspillages, humiliations, et atteintes aux droits humains que cela comporte
          - favoriserait l’expérimentation et le développement de pratiques alternatives, sociales, écologiques, culturelles, artistiques décolonisées de la tyrannie de la rentabilité, pouvant être profitables à l’ensemble de la société
          - transformerait les rapports de sexe et de genre en permettant aux femmes de s’émanciper de la domination masculine de manière plus efficace que l’illusoire indépendance économique liée au salariat : les femmes au travail c’est 85% des emplois partiels contraints et précaires avec des revenus au dessous du seuil de pauvreté et une double voire triple journée de travail domestique avec pour récompense la perspective d’une retraite au minimum vieillesse 85% aussi ). Sans compter que cela libérerait les hommes de l’aliénante représentation du male pourvoyeur des revenus du ménage.

          Et sans doute est ce au nom de la construction personnelle et du principe d’individuation que de nombreux acteurs du mouvement psychanalytique ont défendu ce concept.

          L’idée de Revenu Inconditionnel doit ouvrir un champ de réflexion sur deux notions qui en sont inséparables : la notion de gratuité et la notion de décence.
          La reconnaissance de la décence comme critère de la citoyenneté implique que le Revenu Inconditionnel soit suffisamment élevé pour permettre de mener une vie décente. Il ne peut consister en un Revenu Minimum, qui ne dispensera pas d’accepter n’importe quel travail de complément à n’importe quelles conditions, et restera dans la logique d’incitation à l’emploi.
          Dans ces conditions un revenu minimum ne permettra pas une réelle autonomie et constitue une demi mesure qui en fin de compte ne résoudra rien( sans compter de nombreux effets pervers ).
          Il est en effet possible d’élucubrer à l’infini sur ce qui constitue une vie décente , il n’en reste pas moins vrai qu’en dessous d’un certain seuil de revenu, l’existence n’est tout simplement pas possible...et pour être réellement porteur d’émancipation sociale le Revenu Inconditionnel doit représenter l’équivalent du SMIC.
          La forme de distribution reste à déterminer soit elle est intégralement monétaire, soit elle est monétaire avec un droit d’accès gratuit à des services publics et des biens communs ( eau, énergies, transports).

          La suite ici : Lien

          • Autist Reading -
            Autist Reading - répond à Chris.A
            In enculo cum vibro
            • Posté à 17h10 le 22/10/2010
            • Internaute 73535
              In enculo cum vibro

            « Le revenu minimum inconditionnel est donc anti-capitaliste. “

            ‘En 1968, Robert Lampman, Harold Watts, James Tobin, John Kenneth Galbraith, Paul Samuelson et plus de 1 200 économistes de bords politiques différents ont envoyé au Congrès américain une pétition en faveur d’un programme de revenu garanti[16]. Une loi faillit passer sous Nixon[16], et la mesure était aussi défendue par Martin Luther King[16]. Le rival de Nixon à la présidentielle de 1972, George McGovern, conseillé par James Tobin et Robert Solow, proposait aussi d’instaurer un revenu inconditionnel[16]. Un impôt négatif, attribué aux seules familles qui travaillaient, a été mis en place en 1974[16]. Le Royaume-Uni a fait de même en 2000 avec le Family Tax Credit.

            Lien

            • Chris.A
              Chris.A répond à Autist Reading -
              Ni pour,ni contre,bien au (...)
              • Posté à 17h31 le 22/10/2010
              • Internaute 32905
                Ni pour,ni contre,bien au (...)

              « Un impôt négatif, attribué aux seules familles qui travaillaient, a été mis en place en 1974[16]. Le Royaume-Uni a fait de même en 2000 avec le Family Tax Credit. “

              Rien à voir avec ce qui est proposé plus haut, puisque conditionnelle. Or, je le rappelle, l’Inconditionnalité implique une déconnexion complète de toutes formes d’emploi et de travail afin d’émanciper les individus en les rendant indépendants des diktats bureaucratiques, patronaux, etc.

              • Naradamuni
                Naradamuni répond à Chris.A
                sans
                • Posté à 18h40 le 22/10/2010
                • Internaute 30050
                  sans

                Merci ! ; o)

              • Autist Reading -
                Autist Reading - répond à Chris.A
                In enculo cum vibro
                • Posté à 21h01 le 22/10/2010
                • Internaute 73535
                  In enculo cum vibro

                Si vous aviez lu l’article wiki, vous auriez vu que les lois citées ne sont pas l’application des idées de revenu inconditionnel prôné par les libertariens, mais qu’elles sont ce qui s’en rapproche le plus dans les lois américaines et anglaise.

                • Chris.A
                  Chris.A répond à Autist Reading -
                  Ni pour,ni contre,bien au (...)
                  • Posté à 11h21 le 23/10/2010
                  • Internaute 32905
                    Ni pour,ni contre,bien au (...)

                  Et alors ?

              • Autist Reading -
                Autist Reading - répond à Chris.A
                In enculo cum vibro
                • Posté à 09h36 le 23/10/2010
                • Internaute 73535
                  In enculo cum vibro

                L’allocation universelle est « défendue sous des appellations et pour des motifs divers par des universitaires et des militants, des hommes d’affaires et des syndicalistes, des formations politiques de droite et de gauche, des mouvements sociaux et des organisations non gouvernementales, l’allocation universelle a bénéficié de l’appui d’étranges coalitions et suscité de féroces oppositions. »[19] Elle est défendue aussi bien par des altermondialistes que par des libertariens.

                Lien

                • Chris.A
                  Chris.A répond à Autist Reading -
                  Ni pour,ni contre,bien au (...)
                  • Posté à 11h15 le 23/10/2010
                  • Internaute 32905
                    Ni pour,ni contre,bien au (...)

                  Je ne sais vraiment pas où vous voulez en venir. Le revenu minimum est-il capitaliste ? Précisez votre pensée.
                  Sinon relisez au moins ce que j’ai posté hier. A savoir, pour l’essentiel, le revenu inconditionnel repose sur 4 socles intangibles :
                  - L’Inconditionnalité, totalement déconnectée de toutes formes d’emploi et de travail
                  - L’Universalité, versé à tous du berceau au tombeau
                  - L’Individualité totalement déconnectée de la notion de couple de « ménage » ou de famille il s’adresse à la Personne
                  - La Liberté, pas de devoir déclaratif donc pas de contrôle social

                  • Autist Reading -
                    Autist Reading - répond à Chris.A
                    In enculo cum vibro
                    • Posté à 14h48 le 23/10/2010
                    • Internaute 73535
                      In enculo cum vibro

                    Nombre de capitalistes, notamment les plus rudes, les libertariens, sont pour le revenu minimum inconditionnel.

                    N’importe quoi, pourvu que le lien entre le travailleur et le produit de son travail soit définitivement nié.

                    C’est encore une ruse de cureton, genre ni capitaliste, ni communiste...
                    Mais surtout ni communiste...

                    C’est la taxe qui peut permettre au capital de poursuivre l’exploitation du prolétariat sans trop risquer la révolte (qu’ils croient...).

                    • Chris.A
                      Chris.A répond à Autist Reading -
                      Ni pour,ni contre,bien au (...)
                      • Posté à 00h41 le 24/10/2010
                      • Internaute 32905
                        Ni pour,ni contre,bien au (...)

                      Décidément c’est peine perdue. L’on aura beau essayer de vous expliquer qu’il s’agit d’une forme d’émancipation dans la mesure où la majorité des citoyens ne devront plus travailler inhumainement pour survivre, puisque ce revenu est inconditionnel et non corrélé à une quelconque activité ou condition sociale. De la simple décence et du respect de la dignité humaine.
                      Ainsi tout un chacun pourra, dans la mesure de son possible et de ses désirs, créer, inventer, chanter, philosopher, écrire des poèmes, contempler les coquelicots sans avoir à subir la dictature du travail misérable.

                      « Il s’agit de libérer l’être humain de toute aliénation par le travail, considérant que par le seul fait de naître humain, tout individu a droit à la santé, à l’éducation, à un logement et à construire son avenir. C’est par son activité librement choisie qu’il participera au véritable progrès humain vu comme dépassement de la douleur et de la souffrance humaines. “

                      Mais relisez et faites au moins l’effort de comprendre le lien que vous proposez vous-mêmes. Est-ce si difficile ?
                      Libertarien par-ci, capitaliste par là. Tous les libertariens ne sont pas capitalistes. Et vice-versa. Je sais que, de nos jours, les mots-valises ont le vent en poupe. Mais de grâce affinez votre critique.
                      Je vous renvois donc à votre lien ( svp, pas de lecture en diagonale cette fois ) :
                      Lien

                      P.S : Selon vous, Paul Ariès par exemple, serait un dangereux capitaliste qui s’ignore : -).

                      Edit : Le revenu susmentionné permet justement de libérer le prolétariat de l’exploitation capitaliste car, bénéficiant d’un revenu décent qui n’est pas lié à son travail ( donc son exploitation ), le citoyen peut choisir de travailler pour augmenter ses revenus ou d’exercer une activité non rentable qui lui est profitable ( s’occuper de ses enfants ou de sa famille, s’adonner à sa passion, s’investir dans la vie de la cité, etc).
                      C’est donc une ouverture vers un autre monde où l’on change de paradigme. J’espère en tout cas avoir été on ne peut plus clair.

                      • Autist Reading -
                        Autist Reading - répond à Chris.A
                        In enculo cum vibro
                        • Posté à 01h19 le 24/10/2010
                        • Internaute 73535
                          In enculo cum vibro

                        C’est surtout le produit du travail qui est séparé du travailleur, pour que celui-ci n’ai plus son mot à dire.

                        Et je ne vois pas comment ceux qui transforment la matière seraient libérés du propriétaire des moyens de production.

                        Paul Ariès, fait partie des curetons ni communistes, ni capitalistes, mais surtout ni communistes...

                        Il n’y a qu’à regarder votre vocabulaire :

                        Lien

                        S’ils peuvent reconnaître de la part des décroissants certaines critiques justes des aberrations de l’économie capitaliste, les communistes marxistes reprochent au courant de la décroissance de ne pas distinguer les classes sociales et de rendre responsable, par exemple de la pollution, aussi bien voire davantage chaque consommateur individuel que les capitalistes qui dirigent l’économie en fonction des profits qu’ils espèrent réaliser. Pour les communistes, une telle idéologie, en cherchant à culpabiliser les travailleurs, ne peut que nuire à leur mobilisation pour défendre leurs conditions d’existence, seule force capable de transformer la société.

                        • Chris.A
                          Chris.A répond à Autist Reading -
                          Ni pour,ni contre,bien au (...)
                          • Posté à 16h20 le 24/10/2010
                          • Internaute 32905
                            Ni pour,ni contre,bien au (...)

                          pffffffff !
                          La pédagogie ayant ses limites, je ne peux que vous laissez à vos obsessions ( libertarien, curetons, travail, rémunération, consommation,...).
                          Avec des gens comme vous, l’on n’est pas prêt de sortir du capitalisme.

                          • Naradamuni
                            Naradamuni répond à Chris.A
                            sans
                            • Posté à 18h09 le 24/10/2010
                            • Internaute 30050
                              sans

                            Tout à fait !

                          • Autist Reading -
                            Autist Reading - répond à Chris.A
                            In enculo cum vibro
                            • Posté à 00h35 le 25/10/2010
                            • Internaute 73535
                              In enculo cum vibro

                            Vous soutenez un projet défendu par les libertariens et Milton Friedman. Vous œuvrez pour le bien commun et la dignité de la personne humaine, deux piliers de la doctrine sociale de l’église. Je n’invente rien.

                            Sortir du capitalisme, c’est changer de mode de production et d’échange. Si çà vous chagrine de parler travail et accès à la consommation, faut pas parler de sortir du capitalisme...

                            D’ailleurs, les décroissants ne parlent jamais du problème de la propriété privée des moyens de production.

                            Çà les dérange que le particulier laisse couler l’eau quand il se lave les dents, mais que l’adduction d’eau appartienne à des entreprises à but lucratif ne leur pose aucun problème.

                            Vous voulez sortir du capitalisme mais vous envisagez quoi, après ?

        17 autres commentaires
    • lhérétique
      lhérétique répond à KIKI21000
      en fuite
      • Posté à 06h58 le 23/10/2010
      • Internaute 128118
        en fuite

      Yes mon Kiki... Du même auteur, ne pas passer à coté du « Peuple de l’Abîme », pour se rappeler ce passé proche d’avant 36, où rêvent de nous ramener les aFRICstocrates aujourd’hui au pouvoir.
      Pour ceux, aussi, qui assimilent London à un écrivain pour enfants, et qui ne se rappellent plus pourquoi nos grand parents se sont battus.
      La LUTTE des classes n’est que de la légitime défense...

      • KIKI21000
        KIKI21000 répond à lhérétique
        retraité
        • Posté à 16h13 le 24/10/2010
        • Internaute 53190
          retraité

        Merci
        Le tableau comparatif du « peuple de l’Abîme » entre les ouvriers américains et anglais est assez parlant.
        Mais je pense que « Le talon de fer » est une très bonne vulgarisation du marxisme (écrit avant 1917)) et permet de comprendre celui-ci à travers un bon roman

         
        • lhérétique
          lhérétique répond à KIKI21000
          en fuite
          • Posté à 08h49 le 25/10/2010
          • Internaute 128118
            en fuite

          Ben tu m’as donné envie de le relire, tiens...
          Déjà que je me suis remis à Steinbeck, que je potasse régulièrement Tocqueville (explique moi pourquoi quand on veut télécharger un classique des sciences sociales, français et libre de droit il faut piocher au Canada ? ? ? ?) et pis me referais bien La Boëtie et Thoreau même, histoire de me rappeler pourquoi j’ai la Haine !
          Rhaaaahhh ! ! !
          allez une petite pour la route :
          « Quelle triste chose que sur toute la terre les gouvernements soient toujours précisément aussi coquins que les moeurs de leurs sujets peuvent leur permettre de l’être ! »
          Tocqueville

        1 autres commentaires
  • avaroa avaroa
    • Posté à 11h31 le 22/10/2010
    • Internaute 51355
      AS

    pénurie d’avenir radieux pour tous, jeunes vieux, tel est le menu proposé par les politiques mondiale, nationale, régionale voire départementale ! les citoyens sont sommés de vivre dans un présent permanent sans rêver à des lendemains heureux !
    ...de quoi plonger chacun dans l’aquoibonisme (à quoi bon bosser à l’école, à quoi bon cotiser, à quoi bon voter...la liste n’est pas exhaustive...)
    j’ai le sentiment de me serrer la ceinture depuis des années sans aucune contrepartie ! pire, plus j’adhère aux discours de sauvegarde des acquis, moins j’en bénéficie !
    à quoi bon !

    • bruno 1234
      bruno 1234 répond à avaroa avaroa
      rural ; )
      • Posté à 13h32 le 22/10/2010
      • Internaute 108488
        rural ; )

      Mais si le gouvernement propose un avenir aux jeunes, la prison, et en experimentation à lyon, la ville prison à ciel ouvert !

      Lien

      • Cosette
        Cosette répond à bruno 1234
        Délinquante amoureuse
        • Posté à 10h17 le 23/10/2010
        • Internaute 33774
          Délinquante amoureuse

        Ils sont heureux de cogner (et avec le sourire)..

        En Iran ils ont les Bassidjis, nous les CRS...

  • Fernand Buron
    Fernand Buron
    touche-moi pas tu me salis !
    • Posté à 11h36 le 22/10/2010
    • Internaute 66510
      touche-moi pas tu me salis !

    Bonjour Mouloud
    Bravo pour votre article !
    Mais vous auriez pu aussi parler de la pénurie d’intelligence et d’humanité (de la part des politiques, petits pions déconnectés des réalités, et pour certains, au service du capital et de leurs propres intérêts, qui sont souvent les mêmes…)
    Si on m’avait dit un jour qu’à 73 ans j’aurais envie de faire la révolution ! ! ! !

    Tous avec Fernand à l’Elysée le 28 janvier 2011 !

  • StopBanque-
    StopBanque-
    Spam cassandro-résigné
    • Posté à 12h18 le 22/10/2010
    • Internaute 129703
      Spam cassandro-résigné

    Ici, on mélange les deux, c’est le coktail du jour ;)...

    ...bien joué de la part de l’UMPS et des médias collabos d’avoir réussit à axer le débat populaire parti de la réforme des retraites : sur la pénurie d’essence et les lycéens : de toute beauté...

    Mais vous oubliez allègrement les chronique et la rumeur de la rue, la vraie...

    Les médias qui se veulent et se disent alternatifs, attaqués par le pouvoir devraient devenir un soutien inconditionnel au peuple et ne pas relayer les effets d’annonces de l’état bancaire soumit au grand capital et au crédit...

    Donc, les médias et leurs journaleux vont continuer à vous exprimer les symptômes, l’autopsie... Mais ne vous parlerons jamais de la maladie...

    Nous avons décidé de traiter la maladie et plus ses symptômes :

    Lien

  • Strakan
    Strakan
    Community Manager dégagé - (...)
    • Posté à 13h15 le 22/10/2010
    • Internaute 41318
      Community Manager dégagé - (...)

    Sur un autre article, je m’étais répandu sur « le rêve de baby boomer » que constituait toute cette grève et cette retraite que les vingtenaires de ma génération ne voient qu’avec un ricanement fataliste. Je m’étais fait insulter, récoltant en une seule réponse un point Godwin. Mais comme je suis un peu buté, je rééssaie :)

    « La retraite ... mais vous pensez vraiment en avoir une vous ? » ... C’est ce que j’entends tous les jours, ce qu’une majorité de ceux que je connais pensent.

    Et ceci sans carte, sans couleur, sans affiliation. Une grande partie de la génération 25/35 a perdu tout goût pour la politique, les revendications, les espoirs et les rêves également, et dans le même mouvement.

    Je ne crois pas que la génération baby boom & 68ards se rende bien compte du monde qu’elle laisse derrière elle, un monde que les jeunes voient dévasté, bouché, contrôlé par des gens du double ou du triple de leur age, et sans aucun contrôle ni maitrise. Que voulez vous que nous en pensions ?

    Alors oui, continuez de faire grève, continuez de revendiquer, continuez de vous battre, vous avez (pour ce que ça vaut) tout mon soutien. Mais n’oubliez pas qu’au dela de cette bataille, il y a le rêve d’une société qui a craché et crache sur ses jeunes tous les jours. N’espérez pas nous voir adhérer à votre combat après ça.

    • Chris.A
      Chris.A répond à Strakan
      Ni pour,ni contre,bien au (...)
      • Posté à 17h19 le 22/10/2010
      • Internaute 32905
        Ni pour,ni contre,bien au (...)

      Jusqu’à l’avant dernier paragraphe, j’étais plus ou moins en accord avec ce que vous énonciez. D’ailleurs, que l’on soit d’accord n’est pas essentiel. Mais votre dernière phrase m’a fait sursauter de mon clavier !
      Malheureusement ou heureusement pour vous - le consumérisme étant un fabuleux miroir aux alouettes, ce combat est le nôtre. Le vôtre ! Vous semblez résigné et prêt à subir les ordres d’un système inique et déshumanisant.
      Informez-vous, engagez-vous. Nous avons encore à disponibilité les armes pour combattre notre conditionnement.
      A bon entendeur...

    • Chris.A
      Chris.A répond à Strakan
      Ni pour,ni contre,bien au (...)
      • Posté à 17h18 le 22/10/2010
      • Internaute 32905
        Ni pour,ni contre,bien au (...)

      Jusqu’à l’avant dernier paragraphe, j’étais plus ou moins en accord avec ce que vous énonciez. D’ailleurs, que l’on soit d’accord n’est pas essentiel. Mais votre dernière phrase m’a fait sursauter de mon clavier !
      Malheureusement ou heureusement pour vous - le consumérisme étant un fabuleux miroir aux alouettes, ce combat est le nôtre. Le vôtre ! Vous semblez résigné et prêt à subir les ordres d’un système inique et déshumanisant.
      Informez-vous, engagez-vous. Nous avons encore à disponibilité les armes pour combattre notre conditionnement.
      A bon entendeur...

      • Strakan
        Strakan répond à Chris.A
        Community Manager dégagé - (...)
        • Posté à 21h27 le 22/10/2010
        • Internaute 41318
          Community Manager dégagé - (...)

        Mon conditionnement va très bien, merci de vous en inquiéter.

        Cependant, je ne vois pas bien l’intérêt de se battre pour les avantages des autres. Cette société est celle des quarantenaires et celle des travailleurs établis qui regardent ceux de ma génération en baver et passer de CDD en intérim. Que voulez vous que j’en pense ?

        Le droit de grève ? La belle affaire, je suis en période d’essai, une seule journée de grève, et je perds mon job, et je me retrouve à crever la dalle ... La grève est le privilège de ceux qui sont déjà bien établis dans le monde du travail.

        Alors oui, je vous soutiens, et non, je n’en ferais pas plus. J’en fais déjà assez à tenter de surnager.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 14h35 le 22/10/2010
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    petit florilège de témoignages sur ce qui s’est passé à Lyon hier, place Bellecour
    Lien

    Ce matin, Grenoble était quadrillé parce que les lycéens devaient manifester. Je suis passée à côté d’une voiture de la BAC, arrêtée au croisement de 2 petites rues, flics en civil mais prêts à enfiler leur casque à visière, à fondre sur les jeunes qui s’aventueraient par ici.
    Lien@/article.jspz ? article=22827

    et vous voudriez que la jeunesse ait confiance ?
    Quel avenir pour elle ?
    N’est-il pas normal qu’elle se révolte ?

    • ellilou
      ellilou répond à caro
      • Posté à 15h20 le 22/10/2010
      • Internaute 21018

      J’ai suivi les liens, lu les témoignages : mais qui a pu demander ça ? le préfet ? le maire ? c’est honteux ! ! Lyon, qui est une ville symbole pour la résistance, ne doit pas laisser traiter ses jeunes comme des criminels ! ! ! ! ! ! ! ! ce qui possible et inadmissible à Lyon l’est sur tout le territoire. RESISTANCE.

    • éternellerebelle
      éternellerebelle répond à caro
      enragée !
      • Posté à 11h53 le 23/10/2010
      • Internaute 22982
        enragée !

      Pourquoi laissons-nous faire ?
      Pourquoi laissons -nou la jeunesse face à ces brutes policiéres ?
      Ce sont nos enfants, les parents ,grands-parents retraités devraient
      étre boucliers dans la rue au lieu de les envoyer en premiére ligne
      Dans ma petite ville bourgeoise et tranquille de bretagne ,j’ai gôuté aux lacrymos Mardi alors que nous étions des milliers à bloquer un giratoire : du JAMAIS VU ici matraquages,lacrymos,blessés
      et c’est rien à côté de Lyon,et d’autrs villes
      Partout la stratégie est claire :
      Terroriser les manifestants
      Le pouvoirt policier se banalise dans le pays
      RESISTANCE !

  • ON M RSA2012
    ON M RSA2012
    Touché en plein coeur
    • Posté à 15h12 le 22/10/2010
    • Internaute 85545
      Touché en plein coeur

    J’ai l’impression de lire le panorama d’une société de petites lâchetés, sans courage avec comme seul espoir que la jeunesse qui n’est jamais écoutée soit le fer de lance du changement.

    Tel un général confortablement installé dans la base arrière du campement qui envoie les fantassins à la mort en espérant qu’ils chanteront la marseillaise avant de tomber.

    L’avenir n’appartient ni aux jeunes ni aux vieux mais à l’humanité.

    Vous avez demandé l’enthousiasme ?

    L’enthousiasme est de loin la qualité qui paie le mieux sur la terre, probablement parce que c’est l’une des plus contagieuse.Observons notre entourage professionnel ! Combien de collègues connaissons-nous qui reprochent aux autres de ne pas avancer dans leur carrière. Bien souvent, ce sont ceux qui n’ont jamais fait preuve d’enthousiasme ! Observons nos enfants ! Quels sont ceux qui s’épanouissent le mieux ? Bien souvent ceux dont les parents attisent leur enthousiasme ! Si vous vous enthousiasmez votre auditoire deviendra enthousiaste, lui aussi, même si vous présentez vos idées trop simplement. Sans enthousiasme, votre argumentation restera sans effet et morte.

    Walter Chrysler

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à ON M RSA2012
      In enculo cum vibro
      • Posté à 09h42 le 23/10/2010
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Vous avez demandé l’enthousiasme ?

      Du grec ancien ἐνθουσιασμός (enthousiasmós, « possession ou transport divin »), dérivé d’ἔνθεος, « possédé par un dieu » (de ἐν- « dans » et θεός « dieu »).

      Non merci.

  • Gentil méchant
    Gentil méchant
    Désosseur
    • Posté à 15h14 le 22/10/2010
    • Internaute 100693
      Désosseur

    Ce n’est pas parce qu’il y a pénurie d’emplois qu’il y a pénurie d’avenir.

    C’est sûrement même le contraire !

  • Lohiel
    Lohiel
    http://twitter.com/Lohiel
    • Posté à 15h37 le 22/10/2010
    • Internaute 38391
      http://twitter.com/Lohiel

    Très joli vague à l’âme, M’sieur Mouloud. Je vous envoie en réponse un petit poème (tragique) composé tout à l’heure, en hommage aux insurgés...

    Extrait d’un portefolio Mediapart & double-sens parfait...

    • éternellerebelle
      éternellerebelle répond à Lohiel
      enragée !
      • Posté à 11h40 le 23/10/2010
      • Internaute 22982
        enragée !

      C’EST BEAU ET SI TRAGIQUE çà correspond à mon moral de ce samedi
      me reste encore LA RAGE mais comment faire pour que ce mouvement d’une ampleur inégalé survive
      A l’extréme violence policiére et à la trahison habituelle des syndicats
      et aux mensonges des médias aux ordres ?

  • lally
    lally
    professeur
    • Posté à 15h58 le 22/10/2010
    • Expert 51226
      professeur

    Le nouveau modèle de société , à savoir une société d’échanges est déjà en place depuis la fin des années 60. La jeunesse de 68 avait posé le premier jalon de cette société nouvelle qui n’est plus comme avant, inféodée à l’autorité, que cette autorité soit politique, économique, sociale, familiale, religieuse. Et la société d’aujourd’hui, à la suite des révoltes mondiales de la fin des années soixante, se construit depuis plusieurs décennies relativement seule et avec ses propres codes.

    Seule emprise de domination persistante (rappel de l’ancienne société féodale de domination-soumission), emprise sur laquelle jouent beaucoup les multinationales comme les politiques, c’est l’emprise médiatique qui constitue la dernière manipulation mentale de masse pour obtenir des gens une résignation et une désocialisation qui les pousseront à l’immobilisme et à accepter n’importe quelles conditions de travail et n’importe quel contrat et salaire. Et par le biais des médias, il s’agit pour les multinationales comme les politique d’ailleurs de susciter des désirs de possession, de consommation sans pour autant inciter les gens à communiquer réellement ensemble sur un projet commun.
    Les gens commencent à se rendre compte de la supercherie parce qu’ils sont de plus en plus éduqués scolairement et que leur capacité d’analyse s’est un peu plus enrichie du fait de cette éducation, au cours des dernières décennies.
    Mais aussi parce que les gens mesurent l’appauvrissement que les objectifs de rentabilité et de production à moindre coût des grandes entreprises génèrent dans leur vie quotidienne.
    Ca va des actifs aux retraités en passant par les jeunes.

    Seulement contrairement à autrefois où l’éducation scolaire ne concernait que les enfants de milieux aisés, l’éducation scolaire est aujourd’hui suffisante pour que les jeunes puissent comme les adultes, s’opposer et inventer une alternative économique et politique.

    Mais il faut, pour mettre en mouvement cette alternative, non pas se réfugier derrière telle ou telle bannière politique, syndicale, religieuse mais maintenant que nous sommes suffisamment éduqués scolairement, se regrouper en dehors de toute idéologie pour organiser nous-mêmes par petits groupes une économie qui respecte les gens qui en sont les acteurs (à savoir nous). Et cette démarche nous amènera à une plus grande autonomie politique (dégagée d’une dépendance idéologique à des partis qui n’ont plus comme objectif le bien commun mais le pouvoir perpétuel et l’enrichissement personnel).

    Nous avons aujourd’hui les moyens intellectuels, technologiques, créatifs de pouvoir amorcer ces changements concrètement. Toutes les petites initiatives économiques locales qui marchent hors des grands circuits de production et de distribution sont les ferments moteurs de cette société en devenir. Et la protestation citoyenne massive permet aussi plus facilement de sortir de l’emprise-dépendance à un fonctionnement unique orchestré par les multinationales.

    Nous avons pu le voir avec les producteurs de lait qui ont trouvé le moyen de pouvoir vendre leurs produits directement aux clients sans passer par des grands groupes laitiers ou agroalimentaires. Cette protestation suivie d’action et de mise en place de distributeurs de lait a permis à un certain nombre de pouvoir continuer à vivre et de produire.
    Pourquoi ne pourrions-nous pas via le blocage des raffineries pétrolières mais aussi par exemple via le blocage des grands groupes bancaires et des grandes chaînes agroalimentaires mais aussi en bloquant la circulation des politiques à l’Assemblée Nationale, Bercy, le Sénat, l’Elysée, politiques qui touchent des fortunes en multipliant les fonctions et les salaires, imposer à ces groupes et à ces politique une taxe calculée sur leur train de vie mais aussi leur emprise économique, taxe qui participerait à l’élaboration une cagnotte nationale qui contribuerait à financer nos retraites mais aussi nos prestations sociales.

    La collecte de cet impôt serait géré par un organisme indépendant avec des points relais locaux qui reverseraient les fonds récoltés aux caisses de retraite mais aussi aux services sociaux.

    Je lance cette idée mais il doit en y avoir bien d’autres pour ne plus subir cette dégradation économique constante qui bloque l’avenir et précarise chacun jusque dans ses vieux jours...Nous sommes capables d’en trouver des idées et de nous organiser au moins localement pour les mettre en action.

    Si nous laissons décider les politiques et les grands groupes à notre place, nous reviendrons à une vie de misère comme en ont connu nos ancêtres au 19ème siècle et avant. Or je ne pense pas que ce soit le fantasme de la plupart d’entre nous que ce genre de vie misérable...

    Alors, en avant ! ; -)

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