Révolte de rues mondialisée : tremblement de palais en palais
Planté devant une fenêtre de son palais, il observe les mouvements de la foule. Jamais il n’aurait pu penser être confronté à de tels événements. Les rues de la capitale sont noires de monde. De nouveau manifestants affluant des banlieues et même de province viennent grossir les cortèges. Une dépêche annonce les premières échauffourées avec les forces de l’ordre.
« Quelles sont leurs revendications ? »
Mal à l’aise, son principal conseiller lui répond :
« Votre démission.
– Hors de question ! Notre pays n’a rien à voir avec nos voisins, la Tunisie et l’Algérie ou là-bas, l’Egypte ! Chez nous, il y a le multipartisme et de vraies élections. »
Puis, une tasse de thé à la main, il se plonge dans une profonde réflexion. Que faire pour enrayer cet incroyable vent de contestation ? D’habitude, la presse écrite et télévisée – quasi entièrement à ses bottes – sait anesthésier les masses. Mais aujourd’hui, les patrons de chaînes sont impuissants ; plus personne ne regarde le petit écran ou n’écoute les radios officielles. L’audimat à zéro.
« Comment font-ils pour se rassembler aussi vite ?
– Tout se fait par Internet, explique son conseiller. Plus personne ne croit nos... Ils ne sont plus du tout dupes et réclament leur part des...
– Fermez-moi tout ça !
Le robinet Internet fermé
Malgré la fermeture d’Internet, les manifs n’ont pas cessé. Sans peur des militaires, les manifestants très déterminés se rapprochent du Palais. Des émeutes éclatent de ville en ville. Un groupe baptisé Diggers pille les grandes surfaces et distribue de la nourriture gratuite dans les quartiers populaires.
Son avion prêt à décoller, il doit rapidement prendre une décision. Quitter le pays mais, pour quelle destination ? La majorité de ses amis chef d’Etat sont sur la sellette. Partout sur la planète, la révolte gronde. Pas un pays n’échappe à cette colère internationale.
Une colère de rue mondialisée
Allongé sur un transat, il écoute la radio en boucle. Les nouvelles du pays son alarmantes. Même les syndicats sont débordés. Ses alliés ont tous fui à l’étranger. Le gouvernement provisoire a pris une première décision : la mise sous tutelle des banques. Prévoyant, son argent dort en Suisse. Il croise les doigts pour que Zurich échappe à cette épidémie de révoltes. Soudain, il entend des pas sur le pont.
“Fais comme chez toi sur mon yacht !”
Il remercie son fidèle copain Bolloré qui, du même pas alerte, va aussi rassurer Dominique Strauss-Kahn.
Carla Bruni-Sarkozy affirme :
“Moi, je suis très contente que tout ça soit fini. Ras-le-bol de ces pauvres à chaque sapin de Noël. Quelqu’un m’a dit que la misère c’est contagieux...
Son mari vérifie la présence de sa Rolex au poignet. ‘Le Fouquet’s me manque’, soupire l’ancien président de la République.
DSK s’approche et propose :
‘Nicolas, si on se faisait un p’tit Monopoly ? Ça nous rappellera le bon temps de l’Elysée et du FMI.’
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Ouvreur d'huitres au Niger
Ouvreur d'huitres au Niger
En Egypte un million de citoyens dans la rue, le président serre les fesses.
En France, ce même million dans la rue pour les retraites, le président dit « fuck you »
D’un côté une dictature, de l’autre...... une démocratie.




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