Ben Laden en Geronimo, le monde comme le Far West

Depuis quatre jours, Geronimo a repris les habits de l’ennemi public numéro 1 des Américains. Non plus le chef indien, il s’agit cette fois du nom de code utilisé par l’armée américaine pour désigner Oussama Ben Laden. Etrange de ressusciter un siècle plus tard le fantôme d’un célèbre apache qui a justement combattu les Etats-Unis.
Rares sont ceux qui vont pleurer la disparition de Ben Laden. Toutefois, on peut quand même s’interroger sur les conditions de sa mort.
Contrairement à d’autres accusés de crimes de guerre, il n’aura pas été jugé. Les victimes du 11 Septembre n’entendront pas ce qu’il aurait pu dire sur la tragédie du World Trade Center. Apparemment, les services spéciaux des Etats-Unis préfèrent le silence.
La planète est-elle devenue un Far West ?
Prendre comme nom de code Geronimo n’est pas du tout anodin. Certains penseront sans doute qu’il s’agit d’une véritable provocation. Pourquoi se référer à une des époques les plus sanglantes de l’histoire américaine ?
Le sang du génocide indien restera une tache indélébile sur la bannière étoilée. L’emploi de cette figure du passé serait-il un avertissement au monde entier ?
D’un côté, les adeptes de l’axe du bien aux côtés des Etats-Unis ; de l’autre, ceux refusant la suprématie étasunienne considérés comme des « ennemis de la liberté ». La question de cette sommation – subliminale ou intentionnelle ? – peut se poser. Surtout que pour abattre l’icône la plus médiatique de l’axe du mal, on exploite le symbole d’une communauté confinée dans des réserves. Réduite à néant.
Georges W. Bush, comme aujourd’hui Claude Guéant sur l’intervention en Libye, n’hésitait pas à évoquer la croisade contre le terrorisme. Peut-être pas le terme adéquat au pays des cow-boys. La planète est-elle devenue un Far West ? Et une partie de sa population envisagée comme de nouveaux Peaux-Rouges à mater ? Des Indiens avec pétrole ?
Qui a volé le crâne et deux os de Geronimo ?
D’après certains, dont Harlyn Geronimo, l’arrière petit-fils du chef indien qui réclame justice, la tombe de Geronimo aurait été profanée vers 1918. Un groupe nommé « Skull and bones » conserverait encore le crâne, deux os, et des effets ayant appartenu au grand chef indien. L’un des profanateurs serait Prescott Bush, grand-père de l’ex-président Georges W. Bush.
Légende ou réalité autour de la sépulture de Geronimo ? Difficile de répondre avec certitude. Une histoire très confuse, comme celle d’un terroriste accusé de milliers de morts jeté dans les profondeurs de la mer... et de l’histoire mondiale.
- Sur liberation.frOpération Geronimo : la longue traque pour Ben laden, sur le blog Great America
- Sur lemonde.frOussama tué au Pakistan et enseveli en mer, sur LeMonde.fr
- Sur rue89.comTous nos articles sur Ben Laden
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Littéral
Littéral
Difficile de savoir ce qui se passe dans la tête des militaires quand ils préparent une opération de commando et qu’ils désignent leurs objectifs humains par des pseudonymes.
Certes, avoir choisi Geronimo comme nom de code pour désigner Ben Laden est d’une stupidité sans appel.
Dans le fond, on aurait tort d’y voir une quelconque intention de message subliminal.
Si, néanmoins c’était le cas, alors il faut au plus vite enfermer le crétin idéologiste qui a osé ce symbole d’une propagande perverse.
Je plaide plus tôt pour l’inculture crasse des spécialistes de l’action de police militaire. Leurs références, à cet âge gageons que les types qui ont préparé l’opération ont une petite trentaine d’années, au plus. Il ne faut donc pas escompter sur une éducation très supérieure et une vaste culture.
Déjà, si à cet âge il connaisse le célébrissime feuilleton télé « La flèche brisée » (« Broken Arrow ») diffusé dans les années 60 en une centaine d’épisode et qui représente le bon chef apache Cochise qui a négocié la paix et le mauvais sorcier-chaman Geronimo qui souhaite continuer à se battre, forcément de manière déloyale, on a à faire à un « dangereux » intellectuel !
À mon avis, il n’en faut pas plus à un type très pragmatique, ultra procédural, un maniaque en quelque sorte du « bon » geste technique et qui reste simple, voire simpliste dans son discours et manichéen, pour proposer des codifications quasiment infantiles.
Ok chaps, the bad guy is Geronimo G e r o n i m o !
It’s clear ?
... ! ? !
G e r o n i m o !
D’you see ?
Yeah, sir ! ! !
Isn’t a bit long as a code name ?
Right but, it’s just because it’s long, there shall be not any mistake !
Clear ?
Yeah, sir ! ! !
En ce qui concerne la symbolique à postériori, je ne peux pas oublier la fameuse ligne de démarcation entre les deux Corée le si tristement célèbre 38e parallèle. Quand on sait comment on n’a justement pas « choisi » cette ligne, c’est juste un trait sur la carte tracé benoitement par deux officier de réserve qui ont fait le minimum en examinant la carte, justement sur laquelle il y avait une ligne toute prête, la portion du 38e parallèle qui divise la péninsule coréenne.
Le nom de code Geronimo, c’est du même acabit , une idiotie d’un type sans imagination ni pensée.
Maintenant le Pentagone et la Maison Blanche sont dans la merde :
1,5 milliard de complotistes hystériques vont gloser pendant des décennies sur ce malencontreux jeu de mot.
Et si on demandait à un chiricahua du Nouveau-Mexique ce qu’il en pense ?




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