Chez Mouloud Akkouche

Le blog de l'écrivain Mouloud Akkouche sur Rue89.

Féminisation : quel sexe pour la langue de Molière et Beauvoir ?

Publié le 09/05/2011 à 16h33

Adeptes d’une langue non sexiste, des pétitionnaires partent en guerre contre le vieux principe grammatical qui veut que le masculin l’emporte sur le féminin. Une règle apprise à l’école. Ils veulent abroger la règle imposée en 1676 par le père Bohours qui préconisait : « Lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l’emporte ».

Les signataires souhaitent un retour à l’usage en cours avant le XVIIe siècle, qui voulait « qu’un adjectif qui se rapporte à plusieurs noms s’accorde avec le nom le plus proche. »

La grammaire serait-elle sexiste ?

La lutte pour l’introduction de l’égalité des sexes dans la langue française ne date pas d’aujourd’hui. Certains taxeraient ce combat de futile par ces temps très difficiles ? A la lecture des articles et commentaires sur le sujet, on sent que ces femmes – plus nombreuses que la gent masculine – ne lâcheront pas le morceau.

Certe, la linguistique est un débat qui ne touche pas toutes les catégories sociales, et si l’on pose la question à une bénéficiaire du RSA vivant seule avec quatre enfants, forte est la probabilité qu’elle réponde que ce n’est pas sa priorité. On serait donc face à une problématique de bobos et de militants féministes, soit un faible pourcentage de la population. Cela dit, des combats très importants ont été menés par une minorité avant d’être adoptés par la majorité. Ces signataires seraient-ils avant-gardistes ?

Changer la règle pour influer sur les comportements

Après tout : pourquoi ne pas changer nos habitudes grammaticales ? Est-ce que cette nouvelle règle ferait réellement évoluer les comportements ? Difficile de penser qu’elle empêchera un éventuel endoctrinement sexiste des futures générations, mais sait-on jamais.

Si l’on féminise la grammaire, d’autres groupes vont vouloir imposer une pression sur la langue. Certains se mobiliseront encore plus pour effacer toute trace de propos colonialiste dans les livres d’histoire et les dictionnaires. Pareil pour les pourfendeurs du racisme, de l’antisémitisme et de l’homophobie. L’expression « gagner son bifteck » sera-t-elle critiquée par les végétariens salariés ? Les grammairiens et lexicographes ont du mouron à se faire.

Discours des élites : quota d’expressions populaires et accents de terroirs

Les fils de prolétaires imposeraient également leurs desiderata à l’élite des universitaires et des journalistes, comme par exemple un emploi plus large de termes de la culture populaire. On sait que les citoyens élevés dans ce milieu sont souvent obligés de mettre un mouchoir sur les codes de leur éducation pour progresser socialement.

Une discrimination liée au langage d’origine, aux us et coutumes familiaux, entre autres. Qu’en pense le quota exfiiltré des ZEP et immergé à Sciences Po, en tant que gagnants du mercato des cerveaux en banlieues défavorisées ?

A une époque, on conseillait aux étudiants rouleurs de R de se soumettre à l’intonation en vigueur dans les beaux quartiers de la capitale. Les provinciaux vont aussi revendiquer la revalorisation de leurs accents. Halte à la suprématie du parisien dans l’hexagone !

La féminisation de la grammaire et d’autres luttes ont leur part de légitimité. Mais l’émergence de revendications de toutes sortes est le reflet d’une montée des communautarismes et corporatismes. Chaque groupe est attaché à sa « bonne cause ». Une revendication souvent brandie comme une carte de priorité.

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  • Lendroitvautlenvers
    • Posté à 18h25 le 09/05/2011
    • Internaute 149146
      lucide

    Quelle chienlit tu es Georges ...

  • Jo K
    • Posté à 18h37 le 09/05/2011
    • Internaute 104630

    Le père Bouhours était sans doute bien gentil, mais il racontait n’importe quoi : ce n’est pas le genre le plus noble qui l’emporte ; ce qui l’emporte, c’est le neutre. Au pluriel, lorsqu’il y a pluralité des genres, le masculin se dégrade en neutre.

    Sans compter que toutes ces volontés de caporaliser la langue, que ce soit les velléités de lutte contre l’anglais ou la « féminismisation », ça me paraît vraiment le summum de la connerie... Les accents, le vocabulaire, même la grammaire n’arrêtent pas d’évoluer : c’est ça qui fait qu’une langue est vivante. Si des féministes à la mie de pain veulent une réglementation, ça leur donnera probablement l’occasion de vérifier l’échec à peu près constant de ce genre d’initiative, comme l’atteste le précédent ridiculement funeste de la loi Toubon dans les années 90.

  • Roger Velu-
    Roger Velu-
    CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
    • Posté à 18h43 le 09/05/2011
    • Internaute 102062
      CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

    « [...] Les fils de prolétaires imposeraient également leurs desiderata à l’élite des universitaires et des journalistes, comme par exemple un emploi plus large de termes de la culture populaire. » [...]

    En tant que fils de prolétaire, je me marre comme une baleine quand je lis de telles conneries.

    On pourrait pas foutre la paix à notre langue, non ?

    Idem pour sa féminisation : c’était pas prévu au départ, faudrait peut-être en tenir compte... ou alors en changer carrément.

    Allez hop : on va parler la France !

    • A déménagé le 25-5
      • Posté à 12h20 le 10/05/2011
      • Internaute 143540
        nc

      vous êtes un fils de prolétaire ? beurk, c’est sale....

      Avec les belles hypothèses de l’auteur, je me demande ce que ce doit être une fille de prolétaire : un sous groupe d’un groupe ?

      C’est pour ça que je trouve bien qu’on ne change rien à la règle, on garde « les fils de prolétaires », comme ça, ça inclut les filles dedans, d’office, même issues de sales prolétaires,

      parce qu’avec le raisonnement de Mouloud, cette communauté corporatiste des faaaaammmmes avec leurs revendications de toutes sortes, brandies comme des cartes de priorité, je ne suis pas certaines qu’il les ait comptées dedans, les sales filles de sales prolétaires....

      et on cause bien la France ;)

      • Roger Velu-
        Roger Velu- répond à A déménagé le 25-5
        CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
        • Posté à 12h35 le 10/05/2011
        • Internaute 102062
          CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

        Ouais : c’est dégueulasse, hein, les fils de prolétaires... ça fait pas comme les fils de bourges de la gauche des salons (littéraires ou pas) voudraient qu’on fasse, déjà.

        Sinon je suis à fond pour le corporatisme prolétaire : on va tout de même pas les laisser nous piquer nos filles de prolétaires en plus de tout le reste, non ?

  • moivre
    moivre
    étudiant
    • Posté à 19h24 le 09/05/2011
    • Internaute 93788
      étudiant

    L’accord de l’adjectif avec le nom le plus proche ne constitue peut-être pas la règle officielle mais son usage est autorisé, c’est même une figure de style : la Lien.
    Mais de toutes les façon si des gens veulent continuer à accorder avec le masculin(=neutre quand il-y-a plusieurs noms) il leur suffira de mettre le nom masculin à la fin.
    Cette règle n’est pas du sexisme, elle montre simplement la pauvreté de la langue française par rapport à la latine dont elle est issue : il n’y-a pas de neutre en français !

  • soutenable lourdeur du néant
    • Posté à 19h27 le 09/05/2011
    • Internaute 134590

    Bonjour,

    Si j’étais une adepte du procès d’intention, je vous accuserais (bien à tort, j’espère) de mauvaise foi. En effet, les adeptes de la féminisation des accords sont, comme vous le mentionnez, une poignée. Cependant, il faut bien faire la distinction entre ces ’rénovateurs de la langue » et ceux qui demandent sa modernisation. En effet, quand les premiers revendiquent un changement radical de la structure grammaticale, les second demandent une certaine équité dans certaines formes.
    L’exemple le plus criant de ces demandes de « modernisation » est la dénomination professionnelle. Vous paraît-il si ridicule ou dénué de sens, Monsieur Akkouche, qu’une universitaire demande à être appelée une « chercheure » ou une enseignante une « professeure » ? Or, ces revendications sont, pour le coup, largement partagées par les femmes et les hommes qui se préoccupent un peu d’équité !

    Ici, au Canada, cette féminisation des métiers et des titres est non seulement acceptée par tous, mais, qui plus est, effective... Ici, je suis « docteure » et « professeure » de sciences po... en France, je serais... au chômage, mais c’est une autre histoire ; -)))

    Cordialement

    • Mouloud Akkouche
      • Posté à 20h26 le 09/05/2011
      • Internaute 49213
        Ecrivain

      Bonsoir,

      Merci de votre lecture et contribution.
      La féminisation des métiers et des titres ne me pose aucun problème ; même si ceux - ou celles - refusant de les féminiser ne sont pas d’ horribles sexistes et machos. La modernisation d’une langue est importante, pour ne pas dire inévitable, pour qu’elle reste vivante. Mais a-t-elle vraiment besoin de pétitions pour la faire vivre ?
      La langue est un chantier permanent comme le prouvent tous ces mots nouveaux qui viennent peupler les dictionnaires... Et tous les autres termes et expressions qui, non répertoriés, s’inventent sans cesse au fur et à mesure des transformations de la société. La langue appartient à ce qui la font vivre, à tout un(e) chacun(e)...Ecrire, parler, créer de nouveaux mots : rien de tel pour la bonne santé d’une langue.

      Bonne soirée,

      Cordialement,

      Mouloud

      • soutenable lourdeur du néant
        • Posté à 20h35 le 09/05/2011
        • Internaute 134590

        Mon trait de (mauvais) esprit se voulait plus une manière de lancer le débat plus qu’une attaque à votre endroit, vous l’aurez compris. J’ai longtemps été une « defenseuse » d’un français traditionnel, et me suis convertie à la féminisation en même temps que mon intégration au Canada (comme quoi, elle a été réussie !). Je suis assez d’accord que féminisme et féminisation ne vont pas toujours de pair.

        Cependant, et pour répondre à votre dernière question, la langue, et ce qu’on en fait, est un sujet hautement politique. Dans un système démocratique, la pétition est un moyen de « faire remonter » des revendications partagées par un nombre conséquent de personnes.
        Du coup, lancer une pétition sur ce genre de sujets ne me paraît pas totalement farfelu !
        C’est un signe de bonne santé démocratique...

        Bonne continuation

         
        • Lendroitvautlenvers
          • Posté à 21h02 le 09/05/2011
          • Internaute 149146
            lucide

          Ici, au Canada, cette féminisation des métiers et des titres est non seulement acceptée par tous , mais, qui plus est, effective...

          Il faut comparer ce qui est comparable, et le Québec est mal placé pour défendre la langue française telle qu’elle est et doit être. D’ailleurs vous faite comme eux, vous l’utilisez à des fins politique, depuis deux siècles qu’ils luttent contre les anglicismes en vivant pourtant aujourd’hui comme des Américains, sinon quel intérêt► en France, je serais... au chômage, mais c’est une autre histoire...
          -courriel au lieu de e-mail
          -pourriel au lieu de spam
          -hameçonnage au lieu de phishing
          -blogue ou blogueur au lieu de blog et blogger
          -voyager → voyageage
          -magasiner →au lieu de faire du shopping
          Etc,...
          Et pourtant de nombreux mots du XVIIIe jusqu’au XIXe siècles en France sont toujours utilisé au Québec comme►Char pour voiture
          Voiture c’est féminin ?
          Tu fais quoi ce soir ? oh j’suis avec ma blonde !

          J’emmène ma blonde ce soir dans mon char.
          Ah oui ! Quelle classe...

          La langue française est asexuée et apolitique, n’en vous déplaise

          • soutenable lourdeur du néant
            • Posté à 21h32 le 09/05/2011
            • Internaute 134590

            1. « le Québec est mal placé pour défendre la langue française telle qu’elle est et doit être » Ah bon ? ? ? Et pourquoi donc ?

            2. « D’ailleurs vous faite comme eux, vous l’utilisez à des fins politique » re ah bon ? ? ? Pourriez-vous préciser ?

            3. Quant au reste de votre contribution, c’est-à-dire votre diatribe anti-québécoise et votre extrait du dictionnaire québécois je dois bien avouer ne pas saisir du tout le pourquoi, le comment voire même le à quoi bon de la chose... J’aurais tendance à penser que cette énumération de mots francisés aurait justement tendance à prouver ce que vous tentez fort vainement d’infirmer, mais bon...

            4. lorsque je dis que la langue est politique, il s’agit de toutes les langues. Orwell l’a bien décrit avec sa métaphore de société où la Novlangue est AUSSI une arme d’oppression... De nombreuses excellentes études ont depuis longtemps démontré le lien langue et politique, vous n’avez qu’à vous rendre dans toute bonne bibliothèque pour vous en rendre compte, au lieu de crier sur les gens, petit gougnafier (humour) ! ! !

            5. z’êtes fait briser le coeur par une québécoise ? Parce que je ne m’explique pas autrement votre... agressivité viscérale (c’est le moins qu’on puisse dire) pour ces lointains cousins qui, soit dit en passant, ne vous polluent pas outrageusement l’existence...

            Bref... On voit la classe où l’on veut... il ne faut pour autant jamais oublier qu’on est tous le « pas classe » de quelqu’un !

            • Lendroitvautlenvers
              • Posté à 22h24 le 09/05/2011
              • Internaute 149146
                lucide

              Je défends la langue française comme je défendrais les auteurs qui l’ont utilisés telle qu’elle est et était et sera, et sans avoir besoin de la comparer à une autre. La comparaison par rapport au Québec, je n’ai que repris votre exemple. Et ce n’est pas parce que ceci ou cela se fait ailleurs que cela doit être.
              .........Votre diatribe anti-québécoise ( ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?)
              La seule diatribe que je me reconnais c’est celle d’être contre toute réforme voulant sous des prétextes mensongers aseptiser les choses qui ne dérangent en réalité que eux-mêmes.
              Sujet d’ailleurs où je me suis déjà exprimé à rue 89 il y a quelques semaines. Où des personnes justifiaient la nécessité de simplifier la langue( grammaire, vocabulaire,...) par rapport au fait qu’elle était trop littéraire et donc en non conformité aux technologies et bien sûr à l’anglais ou même► les second demandent une certaine équité dans certaines formes. comme le disiez.
              Pour le reste de votre numérotage vous dites un peu n’importe quoi : agressivité viscérale, êtes fait briser le coeur par une québécoise ? . etc,...
              Je parle d’une langue pas de personnes, mais faite vos conclusions hâtives si cela vous chante.

              Et puis en fait nous n’avons pas la même façon de voir les choses sur la poésie de la langue française, même sans Orwell qui m’indiffère aussi, désolé.

        3 autres commentaires
  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 19h31 le 09/05/2011
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Il y a la règle. Et il y a l’usage. Qui finit toujours par l’emporter et souvent par provoquer la règle.
    Mais chercher à imposer la règle, ce n’est pas évident.
    A moins que la société n’évolue vers un puissant modèle matriarcal par exemple, il n’est pas certain que la règle change de si tôt.
    Mais après tout Montaigne en son temps était bien parvenu à changer le pluriel de « bordel » en « bordels », afin que la ville dont il était maire, Bordeaux, ne soit plus entâchée par son onomastique !
    Fin XVIe on disait un bordel, des bordeaux.
    Par ex : « Les filles des bordeaux n’ont pas bonne réputation » !
    Aujourd’hui l’usage du « bordel » est tombé en désuétude, comme dirait Alain Rey de la maison Robert, non pas dans la langue, mais
    dans la vie, quand la langue française avec ses règles en est restée un drôle, de bordel.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 19h37 le 09/05/2011
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « la langue de Molière et Beauvoir ? »

    ►...associer Molière et Simone-Lucie-Ernestine-Marie Bertrand de Beauvoir ! ... !

    ah oui.. les Précieuses Ridicules ?

  • A déménagé le 25-5
    • Posté à 12h30 le 10/05/2011
    • Internaute 143540
      nc

    La féminisation de la grammaire et d’autres luttes ont leur part de légitimité. Mais l’émergence de revendications de toutes sortes est le reflet d’une montée des communautarismes et corporatismes. Chaque groupe est attaché à sa « bonne cause ». Une revendication souvent brandie comme une carte de priorité.

    Contre le changement de la règle, et aussi contre l’assimilation des femmes à un groupe, une communauté, une corporation , non mais ça va pas la tête d’écrire des conneries pareilles ?

    (chez moi, on appelle ça aussi langue de pute, au masculin, ça marche aussi, et c’est pas sympa pour elles/eux.

  • Lendroitvautlenvers
    • Posté à 12h51 le 10/05/2011
    • Internaute 149146
      lucide

    que j’eusse féminisé la masculinité
    que tu eusses féminisé la masculinité
    qu’il eût féminisé la masculinité
    que nous eussions féminisé la masculinité
    que vous eussiez féminisé la masculinité
    qu’ils eussent féminisé la masculinité

  • amic
    amic
    Postdoc punk (des maths en (...)
    • Posté à 09h57 le 11/05/2011
    • Internaute 114800
      Postdoc punk (des maths en (...)

    « Les provinciaux vont aussi revendiquer la revalorisation de leurs accents. Halte à la suprématie du parisien dans l’hexagone ! »

    Là par contre, je suis d’accord avec cette phrase, même si, selon l’article, elle est tournée en dérision.

    Combien de gens ne font pas la différence (orale) entre brin et brun, alors qu’officiellement elle est forte ? Combien de fois je vois écrit « le publique » pour parler du public ? Une faute qui n’est même pas imaginable ici dans le sud, vu que ces deux mots ne se prononcent pas pareil.

    Je pense qu’on a vraiment à apprendre des accents de partout. Et je me réjouis par exemple qu’ils aient enfin changé la voix du métro toulousain avec quelqu’un qui n’a pas un sale accent de la télé…

  • anini
    anini
    terrienne de souche !
    • Posté à 22h47 le 11/05/2011
    • Internaute 51759
      terrienne de souche !

    Je propose l’étude systématique de la phonétique et de sa représentation écrite , les accords en seront largement simplifiés et tout le monde sera d’accord ! ; -))

  • Pau_Line
    Pau_Line
    méchante fille
    • Posté à 23h41 le 11/05/2011
    • Internaute 140318
      méchante fille

    Les femmes, un groupe minoritaire bien connu.

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