No wine is innocent

La France exporte l'équivalent de 70 Rafale par an en pinard ! Si ça ne cache pas une ou deux bonnes histoires... Ici, je parle donc du vin dans la bouteille, mais surtout de ce qui se trame autour d'elle.

Pourquoi des bons crus sont vendus comme des vins de table

Antonin Iommi-Amunategui
Blogueur, auteur
Publié le 15/09/2012 à 10h41

Une bouteille de vin (Jadeashley/Flickr/CC)

Alors que la plupart des propriétaires de grands crus classés se félicitent à l’occasion de la publication du nouveau classement de Saint-Emilion, au point parfois d’en éprouver de la « béatitude », les vignerons sans grade sont de plus en plus nombreux à ne même plus obtenir l’AOC, cette simple appellation liée à leur territoire.

Leurs vins sont en effet recalés à l’agrément, déclassés en vin de table (ou vin de France, selon la nouvelle nomenclature) pour diverses raisons. Beaucoup de ces mauvais élèves sont pourtant très appréciés des amateurs, ou encore bien notés dans les guides des vins.

Comment se fait-il que de bons vignerons en soient réduits à faire des vins de table ? Eléments de réponse avec Mathias Marquet, jeune vigneron à Sigoulès, dans l’aire d’appellation de Bergerac.

Business juteux et chips de bois


L’une des cuvées de Mathias Marquet

« Faire un vin d’AOC aujourd’hui, c’est comme passer les éliminatoires de Miss Camping. C’est l’étape avant tous les autres concours qui alimentent le business juteux des petites vignettes, ces médailles d’or au concours de X ou Y qu’on voit partout.

Le principe est le même : on paye pour qu’une bande de guignols au goût standardisé nous disent si notre vin a la goût de là où il vient. Et on paye cher.

Mais tout est logique, cohérent. Déjà, les services techniques du conseil interprofessionnel nous rappellent à chaque début de vendanges qu’il est bon de levurer nos cuves, que les enzymes d’extraction ont de très bons résultats, ou encore que pour obtenir des rouges pleins de fruits, les chips de bois offrent d’excellents résultats en vinification... »

« On cherche les vins sans défaut au lieu de chercher des vins d’expression »

« Censée rassembler pour défendre et promouvoir, l’AOC écrase pour lisser et diviser. Chez nous, l’AOC et ses crus sont le résultat de luttes politiques locales, plus que de climats et de terroirs. Comme il y a une multiplicité de sols, de pédologies, d’orientations, trouver un fil conducteur commun à ces vins tient de l’exercice acrobatique.


Mathias Marquet, pendant les vendanges (Camille Marquet/DR)

Alors on lisse par la méthode, avec l’imposition d’un type de vin. On cherche les vins sans défaut au lieu de chercher des vins d’expression.

Le résultat est sans appel : on nivelle par le bas, les vins sont moyens, les prix sont bas, les gens achètent leur vin au supermarché, et le négoce dégueule de vins achetés à moins d’un euro le litre.

Heureusement, l’argent des cotisations volontaires obligatoires prélevées aux vignerons permet d’organiser de beaux voyages de presse, pour avoir quelques apparitions de bouteilles de Bergerac dans des magazines féminins, genre : “Osez le petit rouge d’été en accord avec votre robe”. Et là, on s’enfonce un peu plus... »

Chez « les Hell’s Angels du pinard »


« Racigas 2011 », la cuvée déclassée en vin de France de Mathias Marquet

« Finalement, une fois qu’on a tout tenté avec la belle AOC, mais qu’elle rejette constamment ses fils et filles de caractère, on frappe à la porte de l’enfer, où tous les copains nous appellent depuis longtemps.

Les Hell’s Angels du pinard vous ouvrent les bras, avec leur “vin de France”. Et paradoxalement, je crois qu’on s’y sentira mieux accueilli que chez notre propre mère... »

Encore une fois, Mathias Marquet est loin d’être un cas isolé : le 6 septembre, Jérôme Bressy, fameux vigneron de Rasteau, annonçait être « contraint à ne plus pouvoir présenter ses vins en l’état à l’agrément du Cru Rasteau ou des Côtes du Rhône, à compter du millésime 2012 ». Des vins d’ailleurs réputés et qui se vendent près de 40 euros la bouteille.

Son crime à lui ? La « réintroduction de cépages traditionnels de la région et aujourd’hui quasiment disparus des vignobles de Rasteau ». Une affaire Kokopelli des cépages.

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  • Feeloo
    Feeloo
    Situation Stable
    • Posté à 10h51 le 15/09/2012
    • Internaute 50154
      Situation Stable

    De + en + de vignerons que je connais ne veulent pas entendre parler d’appellations ou de label. Les vignerons qui travaillent sérieusement ont des critères bien plus exigent et rigoureux que ceux des labels (et souvent, ils n’en parlent même pas sur l’étiquette).

    Les bons vignerons n’ont qu’un seul label de qualité, c’est leur nom !

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Merde à l'or
    • Posté à 11h08 le 15/09/2012
    • Internaute 78672
      Merde à l'or

    Le négoce, du moins le bordelais, a décidé que le système AOC serait devenu trop compliqué, aussi, s’acharne-t-il méthodiquement à le saper.
    La prétendue complexité des AOC se voulait être le reflet de la diversité des terroirs et cela est parfaitement incompatible avec la standardisation des gouts qui semble s’imposer.
    Pour filer la métaphore, je dirais qu’il est en du vin comme de la musique standard.
    On ne diffuse que des avatars nationaux de RnB, c’est la même semoule que l’on décline en espagnol, en italien, en français, c’est comme si feue Whitney Houston chantait dans toutes les langues....

    • Pili pili
      Pili pili répond à spleenlancien
      Piment d'oisif
      • Posté à 12h39 le 15/09/2012
      • Internaute 188535
        Piment d'oisif

      On dit Whitney Houstoff, maintenant..

  • migloo
    migloo
    anarcho-élitiste de pacotille
    • Posté à 11h33 le 15/09/2012
    • Internaute 90438
      anarcho-élitiste de pacotille

    Si je comprends bien, pour trouver un vin qui sorte vraiment de l’ordinaire, il faut chercher en dehors des AOC.
    AOC : il y a mieux mais c’est moins cher.

  • C@ssoulet
    C@ssoulet
    glandeur
    • Posté à 11h43 le 15/09/2012
    • Internaute 62746
      glandeur

    Il y a 2 facons d’acheter du vin.
    - en allant le gouter et en achetant ceux que l’on prefere. Ca fait de bons souvenirs de week ends entre potes, et quand on ouvre une bouteille ca fait remonter de belles histoires qui rendent le vin encore meilleur.
    - en allant acheter une etiquette au supermarche.

    Le systeme est organise autour de la vente d’etiquettes, c’est comme ca. Certains petits producteurs s’en tirent tres bien en dehors, mais il ne faut pas vouloir battre des records en terme de volume.

    Mais le pouvoir de l’etiquette est enorme. Si vous voulez vous amuser, gardez une bouteille qui a un peu de gueule et mettez y un petit vin honnete a l’interieur. Vous croulerez sous les compliments. Faites l’inverse et vous allez vous marrer.

  • Jupiter Capitolin
    • Posté à 12h37 le 15/09/2012
    • Internaute 189743
      Burp

    Pourquoi les vignerons ne créent ils pas leur propre appellation ?
    Pour le consommateur lambda, c’est souvent un peu dur de s’y retrouver.
    Si le groupe de vignerons ’’les Anges de l’Enfer’’ par exemple se trouve un logo et me dit : ’’nous sommes réunis autour de ce niveau de qualité et/ou de ces valeurs’’ et qu’une bouteille me plait, j’en rachèterai une autre. Qu’importe si il s’agit d’un vin différent (tant mieux même).

    • beaulande
      beaulande répond à Jupiter Capitolin
      Des nuées de sens
      • Posté à 07h54 le 16/09/2012
      • Internaute 115981
        Des nuées de sens

      En somme tu veux reproduire le système AOP à l’échelle de quelques un ?
      Cela existe ! Wonderful ! Marvellous !
      Il y a par exemple Biodyvin. Cela ne les empêche pas de continuer à demander l’agrément aux AOP.
      On peut aussi trouver des réseaux hors normes. Mais pour cela il faut se bouger un peu. ^^

      • Jupiter Capitolin
        Jupiter Capitolin répond à beaulande
        Burp
        • Posté à 23h17 le 16/09/2012
        • Internaute 189743
          Burp

        Merci pour l’info. J’espère que ce genre d’association va se multiplier parce que pour le consommateur de base il est vraiment difficile de s’y retrouver. Que des vignerons se regroupent sur des saveurs particulières ou des principes me parait une excellente chose. Qu’ils décident eux-mêmes des règles qu’ils veulent suivre, le consommateur suivra ou pas selon ses goûts, mais au moins il saura pourquoi.

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 13h54 le 15/09/2012
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    Pourquoi des bons crus sont vendus comme des vins de table ?

    PARCE QU’ON LE VAUT BIEN !

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 13h57 le 15/09/2012
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    il y avait les vins de soifs, qu’on buvait à table, et les vins de dégustations pour les cérémonies, les grandes occasions, la fête.

    Mais c’était il y a plus d’un siècle..

  • Lendroitvautlenvers
    • Posté à 15h14 le 15/09/2012
    • Internaute 149146
      lucide

    Dessin de Daumier en 1839, légende : Ote-toi de la que je m’y mette...

    Cette expression se réfère à l’habitude des vignerons français à ajouter de la racine de betterave pour un vin acidulé afin d’adoucir son goût. La racine de betterave contient environ 20% de saccharose. Une nouvelle loi en date du 21 Août, 1839 avait réduit la taxe sur le sucre de canne en provenance des colonies françaises.
    Autres moeurs autre temps...

    • beaulande
      beaulande répond à Lendroitvautlenvers
      Des nuées de sens
      • Posté à 07h58 le 16/09/2012
      • Internaute 115981
        Des nuées de sens

      Pour arrondir un vin : quelques grains de sel dans la bouteille. Avec le sucre on risque un redémarrage de fermentation.
      La betterave s’était pour redonner de la couleur aux vins rouges issus de vendange pléthorique.

      • Lendroitvautlenvers
        Lendroitvautlenvers répond à beaulande
        lucide
        • Posté à 13h10 le 16/09/2012
        • Internaute 149146
          lucide

        La betterave s’était pour redonner de la couleur aux vins rouges issus de vendange pléthorique ?
        Ou
        L’habitude des vignerons français à ajouter de la racine de betterave pour un vin acidulé afin d’adoucir son goût ?

        Aujourd’hui cela s’appelle : La désacidification, avec une ou plusieurs substances tel que :
        -Tartrate neutre de potassium
        -Bicarbonate de potassium
        -Carbonate de calcium contenant des sels doubles de calcium, acides tartrique et malique
        -Tartrate de calcium
        - Acide tartrique

        Ou l’inverse, pour l’acidification rajouts comme par exemple l’emploi d’acide L(+) tartrique, d’acide L-malique, d’acide D, L-malique ou d’acide lactique etc....

        Association des vins naturels

         
        • beaulande
          beaulande répond à Lendroitvautlenvers
          Des nuées de sens
          • Posté à 13h32 le 16/09/2012
          • Internaute 115981
            Des nuées de sens

          « Tartrate neutre de potassium » : stabilisant de l’ac. tartrique après un passage au froid. Ce n’est pas considéré comme un traitement désacidifiant.
          « acides tartrique et malique » : je découvre 2 acides désacidifiants
          « Acide tartrique » : encore lui...
          Arès que les acides soient lévogires ou dextrogires n’a pas grande influence sur la qualité de l’acidification. De pus l’acide tartrique est quasiment le seul acide utilisé comme acidifiant car très stable dans le temps. L’acide malique fait partie de la liste des acidifiants autorisés mais n’est jamais utilisé car facilement dégradé par.... les bactéries lactiques (FML)
          Vos connaissances en oenologie sont plutôt confuses.
          De plus quel est le rapport avec la betterave ?
          Relisez ou apprenez à lire au choix.
          Votre lien ne marche pas super bien.

          • Lendroitvautlenvers
            Lendroitvautlenvers répond à beaulande
            lucide
            • Posté à 14h37 le 16/09/2012
            • Internaute 149146
              lucide

            De plus quel est le rapport avec la betterave ?
            La betterave s’était pour redonner de la couleur aux vins rouges issus de vendange pléthorique.

            -1 La betterave utilisée pour le vin acidulé n’était pas fait pour donner de la couleur puisque la betterave utilisée c’était la betterave sucrière et pas la rouge. Donc pour l’acidité afin de vendre son vin de mauvaise qualité.
            Puis cette betterave à été remplacée par divers composés chimiques, dont ceux qui font partis des produits autorisés par L’UE, que vous trouverez en PDF en cherchant sur le site, y compris ceux que j’avais mi précédemment. Donc adressez- vous à eux.

            2- Mon lien allant vers le site (Engagement du vigneron pour un vin AVN) fonctionne très bien. Vous voudriez pas aussi m’apprendre à faire un lien HTML ?

            • beaulande
              beaulande répond à Lendroitvautlenvers
              Des nuées de sens
              • Posté à 15h13 le 16/09/2012
              • Internaute 115981
                Des nuées de sens

              Ci joint une capture d’écran de la page liée au lien fourni.
              Quand on me parle de betterave sans autre précision il s’agit de la betterave rouge. La betterave sucrière est en effet la matière première du sucre.
              Les vins de mauvaise qualité ont été et sont toujours trafiqués et pas qu’avec du sucre. Certains négociants aujourd’hui de renommée internationale ont bâti leur fortune sur les betteraves sucrière et rouge, pour faire du vin sans raisin. Ce qui est un sacré tour de force, sans admiration, quant à ces personnages aujourd’hui respectés et « respectables ».
              Bref nous sommes d’accord. ^^

        3 autres commentaires
  • cricrac
    cricrac
    rechercheur
    • Posté à 15h23 le 15/09/2012
    • Internaute 188211
      rechercheur

    L’AOC c’est quoi ? Le respect d’un cahier des charges trés stric qui garanti au consommateur que le produit fait correspond à ses attentes,et doit etre ce qu’il doit etre.Les gens qui connaissent les vins depuis des années sont beaucoup plus nombreux que ceux qui sont en partance pour les connaitre.Imaginez quelqu’un qui boit du Beaujolais ,du Médoc ,du ST Emilion du Bourgogne aligoté,du Cahors ou du Bergerac depuis 40 ans et qui ouvre une bouteille ou il ne reconnait pas le gout qu’il aime ? Ses espoirs sont déçues et il ne va rien y comprendre ,il ne va donc pas y revenir.Quand on est dans une appelation changer de cépage est un sacrilege absolue car le cepage c’est le gout du vin.En Chateauneuf du Pape ,on en utilise cinq trés reglementés à Bordeaux en rouge deux(cabernet sauvignon ou /et merlot en % variable suivant les appelations).Ca donne la typicité aux vins et pour les connaisseurs qui ont beaucoup butinés,ils ne s’y trompent pas.Il est imperatif de garder cette typicité et les comités de degustation avant commercialisation sont indispensables pour cela.Aimeriez vous manger du cochon qu’on vous ferrait passer pour du boeuf,du mouton qui ne serrait pas de l’agneau,du broutard qui ne serrait pas de l’agneau ,de la blonde d’aquitaine qui ne serrait qu’une vieille vache de reforme,d’un poulet de batterie à la place d’un poulet de Bresse.Les gens qui veulent faire du Bordeaux sans qu’il soit ce qu’il doit etre ,ils trichent face à la clientelle .Bien sur que leur vin peut etre bon ,mais il est en dehors du portrait robot de l’appellation. A Bordeaux,il y a dans l’appellation Bordeaux superieur des vins à 40 € la bouteille ,trés travaillé aux rendements faibles,ils n’ont pas la chance d’etre géographiquement dans une grande appellation.Mais on trouve aussi du Haut Medoc à 5 € la bouteiile .La vrais clientele sait faire la part des chose.Vous savez ce que disez l’ancien president US A.Lincoln ’’’On peut tromper souvent une personne,de temps en temps plusieurs personnes,mais on ne peut pas tromper tout le temps tout le monde ’’’’Cette phrase se suffit à elle meme dans le domaines du vin comme dans beaucoup de domaines de la vie.

    • cousinmachin
      cousinmachin répond à cricrac
      humaniste misanthrope
      • Posté à 20h28 le 15/09/2012
      • Internaute 166102
        humaniste misanthrope

      J’ai arrêté la lecture de votre commentaire à la phrase « Quand on est dans une appelation changer de cépage est un sacrilege absolue car le cépage c’est le gout du vin. »

      Vous n’avez manifestement rien compris au vin...

      • cricrac
        cricrac répond à cousinmachin
        rechercheur
        • Posté à 20h49 le 15/09/2012
        • Internaute 188211
          rechercheur

        Ha j’ai rien compris au vin ! Renseignez vous sur les comités d’appellation qui donnent chaque année le droit de vendre ou non son vin dans chaque appellation, aprés degustation en aveugle ! Si vous changez de cépage vous etes exclus de l’appellation .Alors pour vous le cépage ne donne pas le gout du vin ! Ho ho ho ! C’est sur qu’avec du pinot noir ,on peut faire du Madiran et avec du petit mensang du Sauterne.C’est apparemment vous qui n’avez rien compris ...............

         
        • cousinmachin
          cousinmachin répond à cricrac
          humaniste misanthrope
          • Posté à 22h24 le 15/09/2012
          • Internaute 166102
            humaniste misanthrope

          Je suis renseigné merci, j’ai eu l’occasion de travailler sur la vigne et dans la cuverie en val de loire, bourgogne et bordelais....

          Comme je l’ai écrit plus bas un échantillon ça se trafique...

          La dégustation à l’aveugle, les vignerons qui participent ont trop peur de rejeter leur propre vin pour le déclasser.

          Avec le même cépage, vous pouvez faire du vinaigre imbuvable ou du nectar, tellement de paramètres entrent en compte, l’âge des plants, la météo de l’année, la géologie de la parcelle, la sévérité de la taille, la conduite de la vinification, etc...

          Je maintiens, le cépage ne préjuge ni de la qualité du vin, ni de la conformité du vin à l’aoc, j’ai assez dégusté de bouses (ayant obtenu votre précieuse aoc) pour le savoir.

          Après si vous préférez croire les marchands de poudre aux yeux, c’est votre droit.

          PS : finalement j’ai fini votre commentaire et je me rends compte que vous vivez chez les bisounours...Pour votre malheur, j’ai aussi fait naître, élevé et mangé des blondes d’aquitaine...la race ne fait pas plus que le cépage... l’alimentation, les conditions d’élevage, la génétique, l’âge d’abattage peuvent transformer de la viande de blonde en vieux cuir ranci.

          • cricrac
            cricrac répond à cousinmachin
            rechercheur
            • Posté à 23h25 le 15/09/2012
            • Internaute 188211
              rechercheur

            Ha bien sur vous parlez trés fort de vin et de viande moi je suis sur que sur ces deux domaines je vous prends en degustation en aveugle.Pour identifier l’origine d’un vin c’est bien la base de toutes degustations ! Et comment on l’identifie si ce n’est à la base le gout des cepages ,ça c’est connue de tous les amateurs et professionnels du vin ,surrement des bisounours comme vous dites pas comme vous un super crac .........

            • cousinmachin
              cousinmachin répond à cricrac
              humaniste misanthrope
              • Posté à 00h04 le 16/09/2012
              • Internaute 166102
                humaniste misanthrope

              Si ça peut vous faire plaisir, je veux bien croire que vous êtes un as...

              Ce qui ne changerait rien à votre incompréhension du phénomène.

        3 autres commentaires
    • beaulande
      beaulande répond à cricrac
      Des nuées de sens
      • Posté à 08h07 le 16/09/2012
      • Internaute 115981
        Des nuées de sens

      Voilà un beau discours bien retenu. Dans l’esprit de l’AOP vous avec raison. Dans les faits c’est une tromperie. Tout ce qui sort de la norme, en positif s’entend, est refusé.
      Les terroirs sont devenus des vues de l’esprit. En effet la plupart des viticulteurs se fournissent, par le biais de « conseillers » techniques inféodés, de mêmes engrais. Ce qui revient à produire des raisins sur le même substrat qu’est l’engrais. À la dégustation d’agrément les échantillons présentés devront alors être conformes au standard « engrais ».
      Ceux qui refusent ce mode de production sont recalés.
      Il y a d’autre raisons, qui sont bien expliquées dans l’articles, d’être recalé.
      Ce qui compte c’est que le consommateur n’est pas dupe face à l’étiquette.

      • cricrac
        cricrac répond à beaulande
        rechercheur
        • Posté à 09h07 le 16/09/2012
        • Internaute 188211
          rechercheur

        Il s’agit plutot que le vin ressemble a un portrait typique de l’appellation ou ne s’en éloigne pas trop .Vous devez comprendre que dans une grande appelation, Haut Médoc par exemple, tous les vins présentés ne peuvent pas etre égaux aux grands crus classés.Entre les crus bourgeois et les grands crus ,il y a une difference de prix notable de gout aussi mais tous ont des caracteristiques communes de base typiques de l’appelation.Vous parlez d’engrais,chimiques j’imagine,mais beaucoup d’appellation on des vins bio qui obtiennent l’agrement .A priori en bio les engrais chimiques sont interdits donc ces producteurs ne sont pas inféodés.Une des caracteristique de chaque appelation est de ne pas depasser un certain rendement maxi à l’hectare et justement dans les AOC plus le rendement est volontairement faible plus le vin est cher mais plus le gouts et les aromes serront concentrés.La cherté vient aussi du fait d’élever les vins en barriques de chêne neuves ces bariques ne sont pas données et pour les meilleurs crus ne servent qu’une fois car plus on y met du vin moins il y a de tannin à transmettre le gout boisé est recherché et les tannins participent à la garde du vin.

         
        • beaulande
          beaulande répond à cricrac
          Des nuées de sens
          • Posté à 10h41 le 16/09/2012
          • Internaute 115981
            Des nuées de sens

          Je suis bien d’accord avec vous, mais....
          Les règles sont faites pour être détournées.
          Le B.A. ba du métier est le vin sans papier et le papier sans vin.
          En d’autres termes tous les viticulteurs vignerons ne sont pas aussi scrupuleux qu’ils devraient l’être.
          Ensuite l’élevage en barriques neuves est, dans la plupart des cas injustifié. Or cet élevage est standardisé et marketé car la demande est forte. La plupart des consommateurs n’y connait rien en vin et est convaincu qu’un bon vin DOIT avoir un gout de planches, y compris pour les crus prestigieux. Je travaille dans ce milieu je sais de quoi je parle. Les barriques, contrairement aux idées reçues ne transmettent que très peu de tanins. Elles contribuent par contre à arrondir les tanins issus de la pellicule du raisin. La barrique sert souvent à camoufler des défauts, en particulier celles issues du chêne américain. On peut ainsi vendre cher des vins qui ne valent pas grand chose.
          De plus, sous prétexte de réguler la production et de regagner des parts de marchés , certaines AOP durcissent de manière stupides les règles de production, en retirant des méthodes de vinifications ancestrales par exemple. Moralité d’excellents vins sont voués à disparaitre. Heureusement, ils sont toujours présents à la vente mais sans label AOP, car finalement ce système perd son sens.

          • cricrac
            cricrac répond à beaulande
            rechercheur
            • Posté à 20h34 le 16/09/2012
            • Internaute 188211
              rechercheur

            L’exemple le plus marquant est dans le bordelais par exemple l’appellation bordeaux superieur ! On y trouve des vins à 1.5 € le 3/4 et des vins à 30 € la bouteille qui se vendent, preuve si il en est que le marché ,les connaisseurs ,savent faire la difference.Le classement de 1855 est remis en question et certain vin ne méritent plus leurs place dans ce classement.Il faut dire aussi qu’ils se vendent peu souvent à prix bradés et malgrés le prestige de leur étiquette de bon et trés bon crus bourgeois de meme appellation leur passent largement devant ,preuve en est que les connaisseurs y sont quand meme pour quelque chose.

            • beaulande
              beaulande répond à cricrac
              Des nuées de sens
              • Posté à 22h50 le 16/09/2012
              • Internaute 115981
                Des nuées de sens

              Vous avez on ne peut plus raison. Le bordelais est une particularité.
              Juste à coté se trouve l’AOP Bergerac dont il est question dans l’article. Cette AOP est sous cotée, et est régulièrement sous les vins de table. Ceci explique cela : à quoi peut bien servir un décret d’AOP pour un vin si mal vendu ?
              Il y a d’autres exemples en France.
              De plus en plus de vignerons amoureux du vin et désirant partager avec leurs clients, qui sont souvent des amis, cette passion, sortent du système. La première raison est précitée, la seconde est qu’ils sont trop petits dans tous les sens du terme, pour être copiés. En d’autres terme le système AOP ne leur apporte rien au regard de ce qu’il coûte.
              Les connaisseurs sont des personnes curieuses dans l’âme et savent dénicher les vins en dehors des sentiers battus.

        3 autres commentaires
      • cousinmachin
        cousinmachin répond à beaulande
        humaniste misanthrope
        • Posté à 10h18 le 16/09/2012
        • Internaute 166102
          humaniste misanthrope

        La vigne pousse très bien sans apport d’engrais dans la plupart des sols, le but du jeu c’est plutôt de limiter la vigueur pour privilégier la maturité, donc je ne crois pas que les fertilisants classiques entrent dans le schmilblick, les poudres de perlimpinpin aux oligoéléments peut-être.

        Je me méfierais plus des œnologues qui, au lieu de conseiller chaque vigneron en fonction de ce qu’il a en main et de ce qu’il veut faire, se baladent avec une recette de vinification toute prête qui écrase les caractéristiques du domaine au profit de celles de la mode du moment.

         
        • beaulande
          beaulande répond à cousinmachin
          Des nuées de sens
          • Posté à 10h50 le 16/09/2012
          • Internaute 115981
            Des nuées de sens

          Pour la première partie de votre post je ne suis pas d’accord. Le but est d’obtenir le quotas voire un peu plus pour couvrir les frais et les aléas climatiques. 80% des viticulteurs ont recours aux engrais chimiques car peu chers et efficaces de suite. Donc absence de terroir. Limiter la vigueur des vignes n’a aucun intérêts pour eux. Leur seul intérêt est de produire le moins cher possible. Aux vinificateurs de tirer le meilleurs parti du raisin produit ainsi. Et souvent ils sont obliger « d’améliorer » la qualité très moyenne de cette récolte.
          Pour la seconde partie vous prêchez un convaincu. Je ne travaille avec les oenologue QUE pour leur analyses physico-chimiques du vin. Pour les reste ce ne sont que des vendeurs de produits inutiles la plupart du temps. Les bon vignerons font, comme vous le dites, la part des choses.

          • cousinmachin
            cousinmachin répond à beaulande
            humaniste misanthrope
            • Posté à 18h42 le 16/09/2012
            • Internaute 166102
              humaniste misanthrope

            Bon, si l’objectif est de faire pisser, effectivement on arrose au npk...m’enfin, à l’époque où j’étais pleinement de la partie, il était plutôt question de limiter les rendements pour favoriser la qualité du produit fini.

            • beaulande
              beaulande répond à cousinmachin
              Des nuées de sens
              • Posté à 18h55 le 16/09/2012
              • Internaute 115981
                Des nuées de sens

              Il ne faut pas généraliser, mais nombreux sont encore ceux qui font pisser, ce qui d’ailleurs s’appelle scier la branche sur laquelle nous sommes assis.

        3 autres commentaires
  • nono le simplet
    nono le simplet
    gauchiste placide
    • Posté à 16h24 le 15/09/2012
    • Internaute 9767
      gauchiste placide

    comme partout, quand on achète une marque on la paye ...
    si on veut acheter du « bon » vin, c’est à dire proche de nôtre goût, de nos moyens financiers, un bon caviste, dont c’est le métier est là pour conseiller, orienter, proposer ...
    sinon on achète une étiquette en grande surface et c’est souvent la roulette russe et de grandes déceptions quand la bouteille est chère et le vin quelconque ...

    • beaulande
      beaulande répond à nono le simplet
      Des nuées de sens
      • Posté à 08h10 le 16/09/2012
      • Internaute 115981
        Des nuées de sens

      Bizarrement si je doit acheter un vin en GS, ce qui est rare, je prend un vin non français. Je n’ai jamais de mauvaise surprise. Ni de bonne d’ailleurs.

  • exordium
    exordium
    previsible
    • Posté à 16h42 le 15/09/2012
    • Internaute 192563
      previsible

    En parlant de ça, j’habite à Montréal ou le vin est très cher car monopole de la province ; si on veut sortir des piquettes du nouveau monde qui tachent les dents et brulent l’estomac, c’est pas évident.
    Connaissez vous un endroit sur le web qui expliquerait comment bien choisir son vin et qui recommande des bouteilles pour ceux qui n’y connaissent vraiment pas grand chose ?

    • beaulande
      beaulande répond à exordium
      Des nuées de sens
      • Posté à 08h11 le 16/09/2012
      • Internaute 115981
        Des nuées de sens

      Le seul moyen c’est de gouter. Sinon les guides des vins sont assez fiables.

  • cousinmachin
    cousinmachin
    humaniste misanthrope
    • Posté à 20h34 le 15/09/2012
    • Internaute 166102
      humaniste misanthrope

    Je tope par écrit.

    Histoire d’enfoncer un peu plus les soviets des aoc sur la forme, les échantillons ça se truande...

    Sur le fond, c’est surtout « l’éducation » du consommateur qui pêche. Et ce n’est pas les commerciaux qui en profitent qui vont changer quelque chose.

    • Jupiter Capitolin
      • Posté à 21h26 le 15/09/2012
      • Internaute 189743
        Burp

      Oui, mais le consommateur lambda n’a pas envie d’être ’’éduqué’’’. Il a autre chose à foutre. Tout ce qu’il veut c’est boire du bon vin au bon prix. Il a donc besoin d’être informé. Je comprends bien les critiques de l’auteur sur les AOC, mais c’est aux vignerons de trouver une autre solution.
      Dans le chaos des étiquettes, seuls les spécialistes peuvent s’y retrouver. Si les vignerons ne font rien pour s’organiser, le gato Negro va gagner (ce qui serait dommage).

      • cousinmachin
        cousinmachin répond à Jupiter Capitolin
        humaniste misanthrope
        • Posté à 22h20 le 15/09/2012
        • Internaute 166102
          humaniste misanthrope

        Tout à fait, j’ajouterai aussi que le consommateur lambda aime « se la péter », s’imagine que plus c’est cher et plus c’est vieux meilleur c’est, ce qui n’arrange rien à la situation.

        Et quand il est au courant que tu as été du métier, il te soumet à la question jusqu’à ce que tu admettes que son bourgogne des terres à maïs du val de saône, cliniquement mort et qu’il aurait dû ouvrir il y a cinq ans, est la trouvaille de l’année. Vécu...

         1 autres commentaires
  • jeanletanneur15
    jeanletanneur15
    Graveur
    • Posté à 23h42 le 15/09/2012
    • Internaute 187223
      Graveur

    Ils ont vendus comme des vins de table,parce-qu’il sont déclassés.Lorsque le producteur dépasse le quota autoriser par la loi,tout le vin qui a en trop ,il doit le vendre au prix d’un vin de qualité normal ,mais bien il ne sera pas vendu au prix d’un grappe fleuri . Il y a des vins déclassés qui font entre 4,50 à 5,10 euros.

    • nono le simplet
      nono le simplet répond à jeanletanneur15
      gauchiste placide
      • Posté à 08h35 le 16/09/2012
      • Internaute 9767
        gauchiste placide

      le château d’Y est plus abordable ( ?) que le Yquem, mais il est encore très cher et surtout, pas liquoreux ...

  • OsirisBernard
    OsirisBernard
    Juriste
    • Posté à 08h32 le 16/09/2012
    • Expert 73580
      Juriste

    Le problème : où trouver des « vins de table » méritant mieux que cette étiquette ?
    Spécialement, si on n’habite pas en région...

    • pemmore
      pemmore répond à OsirisBernard
      geek
      • Posté à 17h14 le 22/09/2012
      • Internaute 121073
        geek

      C’est une bonne occasion de faire du tourisme oenologique.
      Par exemple vous venez de la règion parisienne ou du nord ,droit sur Orléans .
      et vous suivez la Loire jusqu’a Nantes puis descente sur la Vendée .
      Bien sur un alinéa sur le layon et le loir
      Une semaine châteaux et caves.
      Vous trouverez des tas de vins sympas ,des blancs secs,doux des rouges riches et fruités ,des vins étranges comme le cépage côt ,des vin d’anthologie comme les Bonnezeaux la coulée de serrant ,les muscadets sur lie ,les rouges de mareuil ,
      Puis ça ne vous empêche pas de profiter de la plage à croix de vie en sirotant un st martin de brem.
      Bientôt c’est le vin bourru qui arrive quel délice.
      Pourquoi vous emmerder avec des bordeaux ou des bourgognes qui vous couterons bien plus pour le même plaisir.
      Laissez ça aux chinois ou américains.

  • marabbeh
    marabbeh
    au comptoir du café du commerce
    • Posté à 17h50 le 16/09/2012
    • Internaute 20412
      au comptoir du café du commerce

    En supermarché c’est vraiment la loterie. Une fois j’avais acheté 6 belles de Bourgogne, dotée d’une étiquette d’un cru connu, à quelque chose comme 15 € la bouteille (c’était à l’époque des francs). La caissière s’est trompée et m’a fait payer 15 € pour les 6. Et franchement ça ne valait pas plus. Depuis il m’est arrivé de tomber sur de bonnes bouteilles en supermarché, mais c’est rare.
    Quand on habite dans un vignoble comme moi, il est évidemment préférable d’acheter directement chez le producteur. Et on trouve de bons vins, pas toujours des AOC, autour de 10 €.

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