No wine is innocent

La France exporte l'équivalent de 70 Rafale par an en pinard ! Si ça ne cache pas une ou deux bonnes histoires... Ici, je parle donc du vin dans la bouteille, mais surtout de ce qui se trame autour d'elle.

Guerre : grands crus « chiants » contre vins naturels « tarés »

Antonin Iommi-Amunategui
Blogueur, auteur
Publié le 11/01/2013 à 12h46

« No wine is innocent » (Remy Bousquet)

D’un côté, certains blogueurs assurent que les « grands vins », y compris les vins « mythiques » tels que Cheval Blanc ou Yquem, sont souvent « à mourir d’ennui ». Pour ne pas dire « chiants ».

De l’autre, certains journalistes considèrent qu’une « invasion de mauvais vins dits naturels » est en cours en France, « avec la complicité de nombreux sommeliers, cavistes et journalistes irresponsables ».

Voilà ce qui clive la clique du vin, aujourd’hui. Et, de plus en plus, les consommateurs.

2013, année de l’invasion des vins naturels ?


Un vin naturel (DR)

Révélé par Jonathan Nossiter, réalisateur du célèbre film « Mondovino », le récent édito du critique Michel Bettane (l’équivalent français d’un Robert Parker) dans la revue italienne « Gambero Rosso » a fait des vagues.

Blogueurs, vignerons ou critiques professionnels ont réagi.

Le blogueur Olif évoque un « papier approximatif et honteux ».

Les vignerons ne sont pas en reste : « On ne représente que 0,2% des vins et monsieur Bettane n’arrête pas de parler de nous ! » s’amuse Isabelle Perraud.

Plus offensif, Lilian Bauchet s’interroge :

« Qui accorde encore un réel crédit aux conseils de cette presse policée de salle d’attente, dont le contenu éditorial vise avant tout à vendre du temps de cerveau disponible pour ses annonceurs ? »

Quels propos a tenu Bettane pour s’attirer de telles foudres ? Dans l’édito en question, il formule notamment des vœux qui n’ont rien à voir avec la nouvelle année :

« Nous souhaitons sincèrement aux passionnés de vins italiens de ne pas subir dans le futur ce qui est en train de se passer en France. Une invasion de mauvais vins dits naturels [...] avec la complicité de nombreux sommeliers, cavistes et journalistes irresponsables. »

Il vise ainsi tous ces vins qu’il qualifie ailleurs de « tarés » ; des vins issus de levures indigènes et peu ou pas soufrés qui, selon lui, « ne sont rien d’autre que de la vinasse sans intérêt à part celui d’éviter le mal de tête du lendemain ».

Vin naturel : la théorie du complot

Invasion, complicité, vin taré ou vinasse : Bettane ne fait pas dans la dentelle. En fait, il est sur la même ligne depuis des années, celle qui consiste à condamner sans nuance ou presque le « rêve idiot du vin naturel ».

Et il a certainement pour lui sa longue expérience, sa respectabilité. A-t-il raison pour autant ? A-t-il raison lorsqu’il assène que ces vins naturels sont faciles à reconnaître, que « les rouges puent » et que les blancs sont « encore pires », « morts-nés » pour cause d’oxydation prématurée.

Est-ce à dire que les dizaines de milliers d’amateurs de ces vins, les professionnels aussi, qu’ils soient cavistes ou même « master of wine », sans oublier les centaines de bars et restaurants qui en proposent, sont tous dans l’erreur, la faute de goût impardonnable ?

Bettane va plus loin encore, affirmant que parmi les vignerons qui commettent ces vins – soit quelques centaines en France, une extrême-minorité – certaines « vedettes », amies des cavistes et des distributeurs, seraient « d’excellents manipulateurs d’opinions », face auxquels « jeunes restaurateurs et sommeliers deviennent des proies faciles ».

Après la complicité, la manipulation ? On est pas loin de la théorie du complot... La vérité, c’est que Bettane ne variera jamais : attendre de lui qu’il parle en bien des vins naturels revient à demander au Pape de faire l’apologie du préservatif.

Cheval Blanc, Yquem : grands crus cassés

Dans le camp d’en face, car il s’agit bien de camps, d’une « guerre » qui prend des airs de tranchées à mesure que les années passent, ce sont les « grands crus », et notamment les vins classiques les plus cotés, qui en prennent régulièrement pour leur grade.

Dernière charge en date, celle du blogueur Guillaume Nicolas-Brion qui a participé à une dégustation de deux des plus célèbres vins de Bordeaux : Cheval Blanc, Saint-Emilion ultra-réputé, et Yquem, le Sauternes le plus couru au monde.


Extrait d’un vieux catalogue : il y a 20 ans un « Cheval Blanc » coûtait 20 fois moins cher (DR)

Comptez autour de 500 euros la bouteille pour chacun de ces crus, avec des variables importantes liées au millésime. Cheval Blanc et Yquem, pour l’anecdote, appartiennent au groupe LVMH.

Entre ironie et consternation, le blogueur rend compte de cette dégustation prestigieuse sur son blog, expliquant « fuir ce genre de pince-fesses d’habitude », mais que ce soir-là « ce n’est pas du lourd, c’est de l’énorme, de l’incommensurable ».

On ouvre en effet devant lui des vins « d’exception » :

« Enfin, l’exceptionnel, c’est surtout leur prix : tout cela nécessite un coup de fil à Cetelem avant le passage en caisse. Parait qu’un mythe n’a pas de prix... Ben si, en fait. »

« Un vin qui coûte plus d’un smic net »

Il passe ensuite en revue les vins servis, et les dégomme l’un après l’autre :

« Le Petit Cheval 2006 ? On dirait qu’un cépage supplémentaire entre dans sa composition : le bois. Chez les naturels, on appelle ça “faire une pipe à Pinocchio”. Chez le caviste, on débourse un peu plus de 150 euros pour une simple bouteille. Je me marre. »


Une bouteille de Cheval Blanc 2000 (DR)

Cheval Blanc 2000 ?

« 1 200 euros. Soit un vin qui coûte plus d’un smic net, un vin dont le centilitre coûte plus de 15 euros... En le buvant, je m’ennuie et vu le prix du vin, je ne me marre plus du tout. »

Les fameux Sauternes ne s’en sortent pas beaucoup mieux :

« Yquem 2005 s’avère crémeux avec pas mal de sucre : bref, tout ce que je déteste. [...] Entre 600 et 700 euros la quille, je ne rigole plus, mais alors plus du tout. »

Le goût des autres

En définitive, cette « guerre » des vins a encore de beaux jours devant elle, notamment parce qu’elle renvoie au goût de chacun, non négociable par principe.

Certains commentateurs estiment néanmoins que ça va plus loin, que boire du vin naturel, c’est politique. Qu’on boit ces vins par idéologie autant que par goût : tous ces petits vignerons plus ou moins hors-système excitant la fibre rebelle de citadins idéalistes... Mais si c’est vrai, pourquoi en irait-il autrement des « grands crus », et de tous les vins classiques en général ? Un vin d’appellation bien propre sur lui ne serait-il pas, à sa façon, tout autant marqué idéologiquement ? Si, probablement.

Quoi qu’il en soit, quitte à être parfois déçu par un vin, autant l’être par une bouteille achetée 10 ou 20 euros (soit la fourchette de prix de la plupart des vins naturels, et de bien d’autres vins) que par une bouteille nettement plus chère.

Autre possibilité : se cantonner au prix moyen d’achat d’une bouteille de vin en France, soit environ 3 euros... A ce prix-là, pas de surprise possible : il n’y a rien de bon.

Pour rappel, le débat entre Michel Bettane et le vigneron Marcel Richaud autour des vins bio et naturels
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  • We want a shrubbery
    We want a shrubbery
    Fonctionnaire à chat. Ni!
    • Posté à 14h11 le 11/01/2013
    • Internaute 100046
      Fonctionnaire à chat. Ni!

    Tiens, ça me fait penser... l’automne dernier je randonnais au-dessus de Briançon. On nous servait au gîte le petit vin de Tallard, bien fruité et pas vaniteux, même pas d’AOC... un Toulonnais me parlait d’un de ses amis viticulteur qui disait : un producteur qui facture son vin plus de 7 euros la bouteille c’est vraiment de l’arnaque. J’ai repensé à tous ces petits vins goûtés ici et là, ceux que les restaurants des Açores vous servent pour trois fois rien sur un poisson grillé, avec un beau sourire... l’irancy, qui a été un simple vin de comptoir icaunais avant de décrocher son appellation... l’arbois rouge... l’inoubliable vieux coulanges-la-vineuse bu quand j’avais seize ans. Finalement je suis bien contente de n’y rien connaître, comme ça je m’émerveille d’un rien. Déjà que je suis peine-à-jouir en littérature...

    • .666
      .666 répond à We want a shrubbery
      Juif errant
      • Posté à 19h18 le 11/01/2013
      • 181210
        Juif errant

      Y connais... rien, mais la côte de Palotte si... tss tss. Dans tes patelins c’est soit la cerise, soit le pinard... qui en passant prend le goût de cerise/cassis.
      En passant aussi, un bon rapport qualité/prix dans le chablisien chez Villette en petit chablis ou Dauvissat en 1er cru à La Chapelle Vaupelteigne
      Sinon, il y a une St Vincent tournante ( et pas un viol collectif ) ce dimanche à 89700 Dannemoine et j’y serai... On y faisait un des vins préférés de Louis XV sur « les Olivottes » ( peut-être bien des merisiers ) avant le phylloxera et j’y ai joué en culottes courtes. On y a replanté quelques ouvrées en pinot noir depuis quelques années, Mr Lemaigre je crois bien, le tout à portée de lance-pierre de ma première biture à l’Epineuil rosé.

    • Vert de gris
      Vert de gris répond à We want a shrubbery
      jeune retraité
      • Posté à 13h53 le 13/01/2013
      • Internaute 90690
        jeune retraité

      Faux... Certains pinards méritent plus qu’un 7 euros la bouteille, vu l’investissement et le travail fourni.

      Très faible quantité, terroirs sélectionnés, prévendanges, tri manuel etc...

      Tout cela à un prix....

  • broadsword
    broadsword
    Celibataire
    • Posté à 14h38 le 11/01/2013
    • Internaute 187777
      Celibataire

    On s’en fout ! !
    le vin, il faut l’aimer ... qu’il soit « naturel » ou « grand cru classé » il faut aimer ce qu’on boit.

    Trop de snobisme
    Trop d’ayatollahs de ce qui « doit être »
    ... qu’il soit d’un camp ou d’un autre

    Après
    payer 1000€ une bouteille relève du scandale ; ceux qui les boivent devraient avoir honte de picoler ce que des gens ne gagnent pas (en travaillant) en un mois

    Quant à payer 4, 5 voire 7€ le verre de mauvais vin mais « à la mode » dans certains bars « bobos » des grandes villes est ridicule

    Bonne journée à tous

  • ereve
    ereve
    commercial
    • Posté à 14h43 le 11/01/2013
    • Internaute 193059
      commercial

    Les dogmes sont toujours « chiants » , je suis très amateur de vins français et participe avec un groupe d’amis à de nombreuses dégustations mais toujours dans un cadre décontracté et ma cave est appréciée .
    Je ne sais toujours pas ce qu’est un vin naturel .... Pour moi il n’y a que les bons et les mauvais , et puis il y a ceux que j’aime et ceux que je n’aime pas , je n’aime jamais un mauvais mais je n’aime pas tous les bons et pour d’autres ce sera différent .... Mais il y a le choix en France !
    Il est certain qu’il y à plus de plaisir à trouver un bon vin , voir très bon , à 10 euros qu’à 30/50 , et ça existe .
    Sinon le prix est bien entendu exponentiel en fonction de la qualité et beaucoup ne verront plus de différences à partir d’un certain niveau dont moi .
    Goûter un Yquem 2000 n’a pour moi aucun sens , mauvais palais ce jour , léger rhume .... Il aurait fallu gouter cet Yquem en même temps que 4ou5 autres sauternes de 30 à 150 euros et là on voit ( ou pas pour certains) les différences de qualité ..... Si effectivement on ne voit aucune différence il vaut mieux arrêter et boire de l’eau ( ou de la vodka à 10 euros le litre !).
    Mais la bonne association plat/vin c’est un grand plaisir , une poularde au foie gras avec un grand Hermitage blanc 2003 c’est ... , c’était un bonheur pour tous à Noel même pour ceux qui connaissaient peu !
    Pour terminer , le mot d’un ami , « sur une table vos invites boivent également l’étiquette car vous les honorez “

    • nono le simplet
      nono le simplet répond à ereve
      gauchiste placide
      • Posté à 14h53 le 11/01/2013
      • Internaute 9767
        gauchiste placide

      la dernière phrase est admirable de vérité et de simplicité ...
      pour le reste, ce n’est que du bon sens :))

    • KuroIori
      KuroIori répond à ereve
      Ni dieu ni maître, ni Ni dieu (...)
      • Posté à 16h51 le 11/01/2013
      • Internaute 190509
        Ni dieu ni maître, ni Ni dieu (...)

      Très bon commentaire que le vôtre en effet. En ce qui me concerne, il y a un truc génial je trouve, chez notre bloggeur :
      « Yquem 2005 s’avère crémeux avec pas mal de sucre : bref, tout ce que je déteste. »
      Bah alors il n’aime pas les Sauternes ! C’est comme se plaindre du côté minéral d’un Champagne ! Et dans ce cas son « analyse » est plutôt bidon il me semble (on en apprend quand même très peu sur ce qu’il a goûté, il ne parle pas vraiment en détails de la dégustation...pour moi qui suis critique d’art, ce serait comme faire une analyse d’oeuvre sans description, enfin, passons).

      • malpoli
        malpoli répond à KuroIori
        Joueur de flûte
        • Posté à 19h15 le 11/01/2013
        • Internaute 37834
          Joueur de flûte

        Oui enfin sans faire le snob je pense surtout qu’il faut boire les sauternes très vieux, au moins 15 ans après. C’est la qu’il perd son sucre, s’affine au niveau gout et prend vraiement de l’intéret par rapport aux autres liquoreux. Donc boire du Sauternes 2005 et le trouver sucré c’est effectivement idiot. Autant boire du Monbazillac beaucoup moins cher. En plus les sauternes sont un des rares vins très peu pénibles sur les conditions de vieillissement, un de ceux dont on peut acheter sa cuvée de naissance (enfin jusqu’a un certain age tout de même) sans prendre trop le risque de devoir le mettre à l’évier.

         
        • ereve
          ereve répond à malpoli
          commercial
          • Posté à 19h36 le 11/01/2013
          • Internaute 193059
            commercial

          Tout a fait d’accord avec vous , nous venons de boire un 2001 ( pas un Yquem mais juste un peu en dessous ) et il est encore trop jeune , bon je n’ai plus que ça en cave donc il faudra faire avec !

        • Percy Schramm
          Percy Schramm répond à malpoli
          Reaktionär
          • Posté à 20h29 le 11/01/2013
          • Internaute 190966
            Reaktionär

          Je trouve que le sauternes est trop cher pour ce qu’il est. Je lui préfère le montbazillac ou le côteau du layon, d’un excellent rapport qualité-prix.

        2 autres commentaires
    • Xahendir
      Xahendir répond à ereve
      étudiant
      • Posté à 23h03 le 11/01/2013
      • Internaute 169622
        étudiant

      « Pour terminer , le mot d’un ami , “ sur une table vos invites boivent également l’étiquette car vous les honorez ‘’

      Pour terminer une réflexion personnelle : quand vous demandez au buveur lambda (pour rester gentil) ce qu’il pense de son vin il regarde l’étiquette avant de vous répondre. Alors ne lui donnez que l’étiquette, pas le vin.

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 15h53 le 11/01/2013
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    3 euros... A ce prix-là, pas de surprise possible : il n’y a rien de bon.
    Non mais ce qu’i faut pas lire, et si j’aurais su j’l’aurais pas fait.
    Et un vin de paysan alors ? Un vin de soif, un vin qui coûte trois francs six sous à côté... Ah sûr faut le mériter, c’est pas assis dans le salon que ça se boit, c’est debout dans la cuisine, ou mieux dans le cuvage, avec un bout de pain et un bout de saucisse et un bout de Saint-Nectaire coupés à l’Opinel ou au Laguiole. A 9/10 heures du matin, meilleur ça existe pas.
    C’est pas en ville qu’on sait tout ça. En fait le seul petit souci c’est au fond du jardin, quand on fait pipi. Ça attaque les chaussures.

  • sobriquet
    sobriquet
    Courageux anonyme
    • Posté à 16h44 le 11/01/2013
    • Internaute 26884
      Courageux anonyme

    Au XVIIe, le Champagne était considéré comme un vin plus ou moins imbuvable. Et puis, grâce à une bonne communication et à l’ouverture d’esprit de quelques amateurs, on a réussi à faire croire que ce goût, cette mousse et ce pétillant étaient des qualités, et les gens se sont progressivement mis à l’apprécier.

    Autrement dit, on ne fabrique pas vraiment de bons vins, mais des vins qui savent s’appuyer sur les campagnes marketing du passé. Alors cette soit-disant invasion de mauvais vins, c’est juste une affaire de conservatisme et de parts de marché.

    • KuroIori
      KuroIori répond à sobriquet
      Ni dieu ni maître, ni Ni dieu (...)
      • Posté à 17h00 le 11/01/2013
      • Internaute 190509
        Ni dieu ni maître, ni Ni dieu (...)

      Au XVIIème siècle, la méthode champenoise venait juste d’apparaître (empruntée à Limoux), c’est surtout les 300 ans de recherches qui ont suivi, notamment en termes d’assemblage, qui en ont fait des vins renommés (n’oublions pas qu’un champagne peut être un assemblage de plus de 100 vins de champagne différents, horizontal et vertical (parcelles et millésimes confondus)). C’est bien beau de ne parler que de marketing, mais ce vin a tout de même des qualités indéniables, ne serait-ce que par son terroir unique. Après, l’évolution du goût dans une culture donnée dépend en partie des modes et donc du marketing, bien sûr, mais à ce compte-là, tout est relatif, rien n’a de valeur ou de qualités, et blabla...

  • chicagoLoop
    chicagoLoop
    Je profite de bien vivre afin (...)
    • Posté à 16h44 le 11/01/2013
    • 178307
      Je profite de bien vivre afin (...)

    AAhhh je suis toujours amusé de lire ce genre de commentaire « l’opinel, bout de la table, blabla.... »
    Comme M. Bettane le souligne dans le débat, le vin c’est d’abord un travail. Un travail nécessite des outils, ces dit outils coutent de l’argent.
    Ce Môsieur qui a gouté un Cheval Blanc et qui rigole, me fais mal a la tête. Plus que le souffre.
    Ce môsieur devrait savoir que l’outil de travail du domaine cheval blanc est ultra précis.
    Dans ce domaine, l’oenologue vendanges 18 parcelles différentes, et oui un seul domaine, mais 18 parcelles.
    De là, ils ont investit dans une systeme de cuves coniques afin de vinifier ces 18 parcelles de manière indépendante.
    La raison : exprimer au mieux les qualités du raisin.

    Alors oui, au final ce type de vin est cher, très cher. Car la quantité produite est petite et la précision immense.

    Alors avec de donner son avis sur des sujets qui vous échappe, se gargariser sur les petits vins « bio ». Comme ce fut précisé dans le débat, le bio s’arrête a la porte de la cave. Ce qu’il se passe après, peu le savent.
    Alors posez vous les bonnes questions d’abord.
    De plus, le gout est bien entendu une histoire de gout, et donc personnel au final. Mais le gout, ca s’éduque. Et cet oenologue dans l’assemblée a raison, arrêtons de faire des vins moyens sous prétexte de faire de la « typicité ». Il n’y a rien de plus débile que de parler de typicité.
    J’ai passé 5 ans e Bourgogne. Region viticole la plus compliquée au monde. Mais c’est quoi la typicité d’un Beaune, d’un pommard, d’un Vosne Romanée ? ? ?
    typicité du Pinot Noir de Bourgogne oui, typicité d’un Beaune, non.

    Allez, messieurs les blogueurs, ou oserais je dire les « blagueurs », faites moi une démonstration de vos savoirs sur la typicité. Je me marre, pour paraphraser notre blagueur-testeur.

    Oui apprenez à éduquer votre palais, afin de pouvoir apprécier les bonnes choses. Qui refuserez d’aller manger chez Ducasse, Bocuse, Robuchon, etc... ? prétextant que manger un poulet bressand a100€ c’est n’importe quoi et que je peux avoir le même chez moi ! !
    Bin non, c’est pas le même, les techniques de cuisine sont différentes. J’ai eu la chance d’aller manger chez El Bulli, en espagne, avant sa fermeture. Et mon expérience gustative fut immense. J’ai mangé chez Robuchon, chez Loiseau (avant son décès) et là aussi mon expérience culinaire et gustatives fut immense.
    Mon palais est mon outil de travail a aujourd’hui. Je suis dans le vin. Je vis aux USA, et j’ai la chance de manger dans les plus grands restaurants, de pouvoir boire les plus grands vins, mais aussi j’apprécie un Morgon de chez Lapierre.
    J’apprecie mais surtout j’aime le bon.
    Y en a marre des vins mal fait, bancal, de travers pretextant une soi disante « typicité » qui vient de nul part. Mais que certains illuminés tachent de graver cela dans la pierre. Prenez ce Morgon de chez Lapierre, passé le en carafe pendant 45 mn, et ensuite faite le gouter a vos amis. Qui va deviner que c’est du gamay ? ?
    personne. Alors elle est ou la typicité du beaujolais ? du gamay ?

    Pour rappel, le vin que nous buvons aujourd’hui est né en 1850, époque a laquelle M. Pasteur a découvert la pénicilline et donc les levures.
    Avant cela, ce que certains considérés comme du vin n’était rien d’autre que du vin aigre (devenu vinaigre).
    Alors les méthodes « ancestrales » sur certaines bouteilles me font bien marrer aussi, ou encore traditionnelle.

    Enfin, posez vous la question du prix de revient d’un vin a 3 € ou moins.
    Quel est le cout unitaire de la boutielle, l’etiquette, la colle, la machine qui pose l’étiquette (ou le cout de la location de cette machine), le cout de l’embouteillage, du bouchon ou de la capsule a vis, du carton, du scotch, du transport, de l’assuranc, la main d’oeuvre pendant les vendages, ou du tracteur a vendanger, etc.....
    au final, c’est quoi le cout de revient du raisin ? ? ?
    Ca risque d’être pas cher de chez par cher. Et sans bon raisins, on ne peut pas faire de bon vin même dit « naturel ».

    A bon entendeur...

    • KuroIori
      KuroIori répond à chicagoLoop
      Ni dieu ni maître, ni Ni dieu (...)
      • Posté à 17h04 le 11/01/2013
      • Internaute 190509
        Ni dieu ni maître, ni Ni dieu (...)

      Ha voilà ! Merci !

    • ring de boxe
      ring de boxe répond à chicagoLoop
      jojo
      • Posté à 17h32 le 11/01/2013
      • Internaute 114594
        jojo

      Merci pour ce commentaire.

      Comme ça j’ai un ami qui cherche toujours à dénicher le petit truc, différent, bio, soit disant exceptionnel, pour un tout petit prix...
      il me sert à chaque fois de la piquette...qui vient des 4 coins du monde.

      de mon coté, j’essaye de faire un effort : des second vins, de bons vins. des bouteilles entre 8-12 €, des choses assez typique. J’apprécie de plus en plus les vins de Loire. De Sancerre à l’Anjou.

    • alberich
      alberich répond à chicagoLoop
      fumiste
      • Posté à 19h37 le 11/01/2013
      • Internaute 84604
        fumiste

      La pénicilline c’est Alexandre Fleming bien après que les restes de Pasteur aient fini de pourrir.. ^^

      • chicagoLoop
        chicagoLoop répond à alberich
        Je profite de bien vivre afin (...)
        • Posté à 20h26 le 11/01/2013
        • 178307
          Je profite de bien vivre afin (...)

        exact, autant pour moi.
        Pasteur a decouvert l’effet des levures, donc la fermentation. (pour faire court)

    • malpoli
      malpoli répond à chicagoLoop
      Joueur de flûte
      • Posté à 22h38 le 11/01/2013
      • Internaute 37834
        Joueur de flûte

      « Oui apprenez à éduquer votre palais, afin de pouvoir apprécier les bonnes choses ».

      Moi aussi j’aime bien les bonnes choses mais le travail, le temps investi et surtout le prix ne sont pas toujours proportionnels au plaisir que l’on prend. Une poëlée de Saint-Jacques toutes fraiches et parfaitement cuites ou une bonne tarte tatin tiède ça prend un rien de temps à faire et ça peut donner plus de plaisir qu’un plat qui aura mis des heures à être exécuté avec des ingrédients chers. Un petit vin de touraine aux notes fruitées me fait souvent plus plaisir qu’un grand bordeaux rouge pas à maturité (à moins d’hypothéquer sa maison, généralement les restaurateurs et les cavistes proposent des millésimes à +3/4 ans ce qui est une aberration pour des bordeaux rouges). Alors il y a aussi beaucoup de snobisme, beaucoup de « t’as tu vu combien j’ai claqué donc forcément ça doit être très bon ». ll faut donc faire un très gros tri et éviter de se faire avoir par toutes les esbrouffes de certains restaurateurs et vignerons qui sont surtout la pour nous raconter de belles histoires.

      Bocuse en particulier n’a rien inventé depuis 20 ans, il se contente d’exploiter son buisness et s’est servi de son nom pour ouvrir des restaurants (beaucoup à Lyon notamment) dont la qualité est plus proche de la cantine d’entreprise que des sommets de la cuisine.

  • Foggia
    Foggia
    Salaryman
    • Posté à 16h58 le 11/01/2013
    • Internaute 82281
      Salaryman

    Lilian Bauchet a la critique acerbe ! Je ne resiste pas au plaisir de recopier la citation pour le plaisir d’une deuxième lecture :
    « Qui accorde encore un réel crédit aux conseils de cette presse policée de salle d’attente, dont le contenu éditorial vise avant tout à vendre du temps de cerveau disponible pour ses annonceurs ? »

    Aïe !

  • groscontre64
    • Posté à 17h38 le 11/01/2013
    • Internaute 35536

    Ah, le snobisme autour du vin...
    Tout çà pour un produit toxique (sans modération ?)

    • chicagoLoop
      chicagoLoop répond à groscontre64
      Je profite de bien vivre afin (...)
      • Posté à 17h56 le 11/01/2013
      • 178307
        Je profite de bien vivre afin (...)

      produit toxique ?
      combien de maison, domaine, producteur a eu 1 seule fois dans sa vie une attaque en justice ou une visibilité presse pour intoxication alimentaire ? ?

      Alors que la mal bouffe court dans nos rues et elle bien plus toxique que le vin.

      Ce genre de commentaire est toxique...culturellement parlant.
      Abstenez vous ! !

      Quant au snobisme du vin, de quoi parlez vous ?
      Reprenez un dictionnaire et relisez la définition de ce mot. Car que cela pour des vins cher ou des vins naturel, il y a une forme de snobisme dans les deux camps.
      Sauf pour les vins chers, on le sait et on l’assume. Pas les autres.

      Même sentence : abstenez-vous !

  • Sucretteverte
    Sucretteverte
    Étudiante
    • Posté à 17h57 le 11/01/2013
    • Internaute 197005
      Étudiante

    Le vin, c’est l’opium du peuple français.

    • Nain Glumeux
      Nain Glumeux répond à Sucretteverte
      Nalyseur de proximité.
      • Posté à 19h19 le 11/01/2013
      • Internaute 148099
        Nalyseur de proximité.

      Le vin, c’est l’opium du peuple français.

      Et que dire du vin de messe ?

      Affreux.

  • .666
    .666
    Juif errant
    • Posté à 19h30 le 11/01/2013
    • 181210
      Juif errant

    Ahhh, encore des conflits d’intérêts... Qu’est-ce qu’on se marre !

  • abyao
    abyao
    indefinissable
    • Posté à 20h11 le 11/01/2013
    • Internaute 197184
      indefinissable

    Simplement le moment partagé entre amis où j’ai mémorisé le domaine et oublié son prix car nous nous sommes reglalés !
    Quand c’est bon, on se souvient toujours du moment passé mais jamais du prix payé, c est ça pour moi un grand vin ;)

  • Grasduc
    Grasduc
    Fainéant
    • Posté à 20h49 le 11/01/2013
    • Internaute 133162
      Fainéant

    « se cantonner au prix moyen d’achat d’une bouteille de vin en France, soit environ 3 euros... A ce prix-là, pas de surprise possible : il n’y a rien de bon. »

    J’ai peut être des goûts de ch...ttes, mais je connais des pinards à 3-5€ que je préfère à des vins à 15-30€. : -p

  • lapetitemaisondanslaprairie
    lapetitemaisondanslaprairie
    c'est comme on veut
    • Posté à 21h42 le 11/01/2013
    • Internaute 85798
      c'est comme on veut

    C’est toujours un plaisir de vous lire, et particulièrement sur ce coup-ci.
    En effet, je pense qu’en partie, le choix du vin naturel est politique (c’est mon cas, en rapport entre autre avec le mouvement slow food). Ce qui m’empêche pas de vouloir boire quelque chose qui plait à mon palais. Et que je ne déteste pas d’autres flacons fait de manière conventionnelle parce que je les aime comme on peut aussi aimer l’enfant chiant et brillant.
    Le problème majeur avec les vins naturels, c’est qu’il leur faut du temps après ouverture et surtout ils adorent qu’on les carafe. Il n’est pas question de les boire dans l’instant parce que c’est vrai, souvent, ils « puent » !

    Dans cette guerre, y a rien à faire, je suis dans le camp des vins naturels. (je précise que j’entends bien dans vin nature, le travail de la vinification. C’est un abus de langage de parler de vin bio. Dans le vin bio, c’est pas le vin qui est bio, ce sont les raisins). En revanche je ne connais pas de vins naturels dont la conduite de la vigne n’ai pas été faite de façon biologique !)
    Bref, le poids lourd en face est assez gros pour se débrouiller tout seul (parce que franchement sans même parler du bio, que pèse le vin naturel en terme de marché sinon peanuts ? !) , ça me consterne donc de voir qu’il puisse avoir des appuis d’aussi mauvaise foi.

    En revanche, je dirais à ChicagoLoop qu’il n’y a vraiment pas de quoi s’énerver. Si y en a « marre de ces vins bancals, mal faits etc .... “ , personne vous force à les boire. D’ailleurs les bancals, je les bois pas non plus.
    Mais ça me fait plaisir que vous carafiez si longtemps un morgon et que personne ne goûte qu’il s’agit d’un gamay.. Parce que je fais la même chose avec d’autres beaujolais de moindre renom et dont personne ne découvre que c’est du beaujolais !)

    Si vous avez l’occasion de rentrer vous promener en France, faites un tour chez Gilles Azzoni en Ardêche, ou encore en Auvergne, chez Mondon. Que de choses étonnantes ! C’est un autre monde. Et c’est pas parce que c’est un autre monde, qu’il faut renier l’autre. D’ailleurs, c’est bien parce que le poulet de Bresse de chez Bocuse est une expérience organoleptique sans aucune comparaison qu’on peut aimer une bonne poule au pot si la poule a été bien élevée.

    Allez, le week-end commence ... je trinque à votre santé à tous.

  • Xahendir
    Xahendir
    étudiant
    • Posté à 22h59 le 11/01/2013
    • Internaute 169622
      étudiant

    « A ce prix-là, pas de surprise possible : il n’y a rien de bon. »

    Je ne suis pas d’accord : si on n’est pas un amateur et qu’on ne boit que du vin à 3 € la bouteille, on en trouve du bon et du moins bon.

    • Anti-gluon
      Anti-gluon répond à Xahendir
      Boson de jauge
      • Posté à 03h22 le 12/01/2013
      • Internaute 192813
        Boson de jauge

      Oui et bon ou pas après trois litrons ça fait 9 euros la gerbe c’est pas cher.

      • Xahendir
        Xahendir répond à Anti-gluon
        étudiant
        • Posté à 10h27 le 12/01/2013
        • Internaute 169622
          étudiant

        Pour ma part c’est un verre par repas si la bouteille est déjà sur la table.

  • transgeric
    transgeric
    refuteur de politiquement (...)
    • Posté à 01h09 le 12/01/2013
    • Internaute 115759
      refuteur de politiquement (...)

    Il existe du vein excellent à 4 euros (et des poussieres). les vignerons qui le font ont juste le « tort » d’etre dans des regiosn pas encore rrconnues. le chateau margaux revient environ à 15 euros la bouteille à produire. si vous enlevez les tonneaux neufs et aurtres details qui sont le cerise sur le gateau vous avez un gateau tres bon à 5 euros. (et le guide hachette le confirme avec des deux ou trois etoiles et coup de coeur merites entre 4 et 8 euros). le chateau margaux est excellent mais je ne regrette pas de l’avoir bu quand il etait encore possible de l’acheter à quelques dizaines d’euros, je n’en acheteria plus jamais, maintenant c’est justement disproportionne comme prix ...

  • Youri Gagarine
    Youri Gagarine
    appesanti
    • Posté à 05h40 le 12/01/2013
    • Internaute 164345
      appesanti

    à 3 euros, tous les vins espagnols sont bons.
    à 5 ils sont tres bons
    à 10 excellents
    à 20 ça depend, c’est souvent l’arnaque.

    Sinon je recommande la cav cop de Vaqueyras.

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