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Eric Rondepierre ou l'image (qui) ne finit jamais

Publié le 20/03/2009 à 15h07


Courant

Images Lumière est le titre, bien adapté, d’une exposition (presque) rétrospective du photographe Eric Rondepierre, à l’Espace Ecureuil de Toulouse. Photographe ? on sait pas trop. Homme d’image, c’est certain. En tout cas, toutes les images produites passent par tous les états de la photographie. Et elles sont fascinantes.

D’où peut provenir cette fascination ? Elle vient de ce que ces images ne sont jamais finies. Entendons nous bien. Je veux dire qu’elles ne finissent jamais tant leur construction, leurs références et leurs évocations, leurs inventions ouvrent infiniment plus de portes que Lemmy Caution dans Alphaville.
Toute image de Rondepierre est un scénario mis en abyme : les signes renvoient aux signes, provoquent en cascade un amoncellement de sens enchérissant à leur tour sur un récit générique.
Au début, le film. Il cherche, au fond des cinémathèques, un petit bout de pellicule, un photogramme, orphelin de projection ; un bout de gélatine dégradée, un rebut, qui recèle encore tout juste les traces d’une histoire.
Rondepierre fait alors œuvre d’archéologue aux sources de la matière et du sujet.
Nous sommes dans un retour concret sur image.

Commence alors la transmutation du photogramme relativement déchu, relégué, en photographie complexe.

Ce passage est l’acte de recherches transversales, d’accouplements, entre différentes expressions, différentes pratiques telles que la danse, le théâtre, la peinture ; le cinéma et la photographie, cela va de soi ; la littérature, surtout. Précision : le photographe est aussi romancier (dernier livre : « Placement »
(récit ), éditions du Seuil (coll. Fiction & Cie), 2008).


Le visiteur

Dans le même process, il utilise ses photographies prises au quotidien et n’hésite pas à utiliser l’outil numérique.
A la fin, chaque pièce, proposée par Eric Rondepierre, forme des séries où le romanesque, l’humour, la fiction sont des ressorts narratifs essentiels pour la plongée dans l’image sans fin.

► Images Lumière exposition d’Eric Rondepierre - fondation Ecureuil pour l’art contemporain, 3 place du Capitole, Toulouse - jusqu’au 25 avril - Rens. : 05-62-30-23-30.

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  • LARIFLETTE
    • Posté à 07h38 le 21/03/2009
    • Internaute 21186

    La photo de garde est effectivement fascinante.
    Tout étant subjectif, elle évoque pour moi le pubis d’une femme
    recouvert de quelques filets de sperme. C’est beau et fertile
    l’imaginaire humain quand il se penche sur les splendeurs de la
    vie et de la nature.Tout nous est permis dans ce domaine ; rien
    ne peut être censuré, ni dans la création, ni dans l’interprétation
    que l’on peut avoir de l’oeuvre artistique.

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