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Au Nord, un siècle d'histoire minière en images

Publié le 25/05/2010 à 11h49


Portraits d’embauche 1926 

A Douchy-les-Mines, le Centre régional de la photograhie exhume les visages, les paysages et les événements qui ont marqué un siècle de vie ouvrière dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

Une photo vue à Douchy-les-Mines (Nord), au Centre régional de la photographie Nord Pas-de-Calais (CRP), dans l’exposition « La mine en œuvre 1890-1990 ». Alignés sur deux ou trois rangs, ils tiennent dans leurs mains une ardoise sur laquelle sont inscrits leur nom, une date, un numéro de fosse. La méthode est semblable à une photo de groupe d’identité judiciaire type Bertillon.


Portraits d’embauche 1932 

Ces hommes, ces femmes, ces immigrés, ces adolescents vont travailler dans les mines du Nord. La date est celle du jour de leur embauche et le numéro de la fosse, leur lieu d’affectation. Puis l’administration des compagnies minières fera un découpé-collé, par individu, pour les livrets de travail.

Cette exposition documentaire, conçue par Pia Viewing, la directrice du Centre, n’est pas commune : peu de photographies encadrées, un dispositif plastique simple et intelligible...

Cette fresque murale apparaît comme « un mur de paroles », composé de centaines de photos organisées par strates chronologiques. Elle illustre l’aventure de l’industrie minière en France : voici le récit, en mode « arrêt sur images », d’un siècle de fer et d’enfer.

De la guerre à la « bataille du charbon »

En 1902, à la faveur d’une grande grève des mineurs, l’ingénieur Courriol « descend » faire un reportage pour décrire le travail au fond. Ce sont les premières images du bassin minier du Nord, dont une partie sera systématiquement détruite par l’armée allemande pendant la Première Guerre mondiale, pendant que l’autre partie continuera de produire pour empêcher la paralysie du pays.

Entre 1918 et 1939, la reconstruction passe, entre autres, par l’amélioration des conditions de travail et des soins mais le contrôle social est omniprésent. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’exploitation du charbon, sous autorité allemande est intensive, la production accrue et les cadences augmentées. Ça ne va pas s’arrêter.


Meeting à Valenciennes en décembre 45 

En 1945, le Parti communiste et la CGT ouvrent « la bataille du charbon  ». Dans un meeting à Lens, Maurice Thorez, le dirigeant (stalinien) du PCF, lance le slogan « 100 000 tonnes de charbon par jour » qui fait figure d’objectif jusqu’en 1947. Les mines sont nationalisées.

Les grèves de 1947-1948

Mais au tournant de l’année 1948, des grèves insurrectionnelles, dont l’INA a gardé trace, éclatent dans tout le bassin du Nord. Elles sont réprimées violemment (plusieurs morts) par les CRS de Jules Moch, le ministre (socialiste) de l’Intérieur.

Un épisode dont il n’y a, ici, aucun cliché. Pourquoi ? Parce que le corpus de photos exposé est extrait des fonds photographiques du Centre historique minier (550 000 pièces environ). Ils proviennent de la donation des Houillères, société regroupant, après la nationalisation, les compagnies minières. D’où cette discrétion vis-à-vis des mouvements sociaux.

Une description précise de l’univers minier

Mais ces absences ne sont pas dommageables à l’aspect descriptif de « la mine en œuvre » tant ces prises de vue, faites par des photographes « maison », décrivent avec netteté l’univers minier, ses architectures, au sous-sol et au sol. Les clichés aériens montre le paysage et sa transformation : le casernement des ouvriers dans les corons jouxtant les sites d’extractions ou encore les voies de communications.


Fosse 8, cité Cornuault Evin-Malmaison 1960 

Lorsqu’il s’agit de photos mises en scène pour des revues professionnelles, certaines photos bien « léchées » font sourire des vétérans mineurs en visite :

« Beaucoup de ces gestes sont des fautes. Si le type continue à creuser la veine dans ce sens, sûr qu’il va recevoir quelque chose sur la tête. »

Claude Druelle, ancien tourneur devenu photographe des Houillères :

« Quand nous devions photographier les gars, il fallait qu’ils se lavent avant ! »

Décembre 1974, 42 travailleurs périssent à Liévin

Ces commandes officielles ne peuvent cacher la peine et la dangerosité du travail. En décembre 1974, la catastrophe de Liévin fait 42 morts. La fin de la mine est proche. C’est l’époque de la dernière vague de main d’œuvre immigrée (marocaine). Si le labeur à la mine est rarement réjouissant, il n’empêche : chaque puits qui ferme est un crève-cœur.


Fermeture de la fosse 9 de Oignies

« La mine en œuvre, 1890-1990 », Centre régional de la photographie Nord Pas-de-Calais, 93 place des Nations à Douchy-les-Mines. Jusqu’au 13 juin 2010, du lundi au vendredi de 13 heures à 17 heures, le samedi et dimanche de 15 heures à 19 heures. Tél. 03 27 43 56 50.

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  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 12h03 le 25/05/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    Quel boulot d’esclaves...pour le confort des autres ?
    Le courage de ces hommes (et souvent la mort)...méritait cet article !
    Respect !

    • Lurker
      Lurker répond à 14240
      Neant
      • Posté à 12h36 le 25/05/2010
      • Internaute 43564
        Neant

      Je vais me faire tabasser, mais je ne vois pas la de courage. Ils faisaient ce qu’ils étaient obligés de faire. Qu’ils méritent un article oui, mais pas au nom de leur courage. Au nom de leur exploitation, plutôt.

      • 14240
        14240 répond à Lurker
        retraité
        • Posté à 12h55 le 25/05/2010
        • Internaute 95774
          retraité

        Tabasser.... ? ..non..c’est pas mon genre !
        Obligés..oui c’est sur..sauf que pour descendre dans les puits (sans savoir si ils allaient remonter ?)...fallait un sacré courage...(mon point de vue !)..+

         
        • Lurker
          Lurker répond à 14240
          Neant
          • Posté à 13h02 le 25/05/2010
          • Internaute 43564
            Neant

          Tout comme les techniciens de centrales nucleaires, qui entrent dans les enceintes de confinement. Courageux ? Non, obligés.

          • 14240
            14240 répond à Lurker
            retraité
            • Posté à 14h27 le 25/05/2010
            • Internaute 95774
              retraité

            La notion de « COURAGE »...est associé a un fait...un acte...un travail (un démineur)... !

            • Lurker
              Lurker répond à 14240
              Neant
              • Posté à 14h43 le 25/05/2010
              • Internaute 43564
                Neant

              Sauf que le démineur a choisi son métier. Le mineur non, c’est grosso le seul boulot qu’on lui propose, il n’a pas vraiment le choix. Je rapproche ça par exemple des otages, que d’aucun qualifie de « courageux », de « héros » (Betancourt par exemple), alors que finalement ils n’ont rien choisi du tout, ils sont bien obligés d’être là (modulo leurs actes précédents mais c’est hors-sujet).
              Cela me fait penser à cette phrase bien connue « je ne sais pas comment il fait pour tenir ». Dans le cadre d’un otage par exemple, je ne vois pas comment on pourrait « ne pas tenir ». Se suicider ? On n’en a souvent pas la possibilité. Quoi d’autre ? Craquer et donner des informations ? Souvent ce n’est même pas demandé.
              Tout bêtement, cela ressemble au coté religieux « ils en ont chié, donc ce sont des héros courageux ». Mon avis est qu’ils ont juste été forcés à faire un truc difficilement supportable, alors la société les remercie en les couvrant de fleurs, tel le hochet dont parlait Napoleon. Les suivants (où leurs descendants) seront très fiers d’avoir foiré leur vie pour leur Patrie, et on pourra recommencer ad vitam eternam à exploiter les moins éduqués.

              • 14240
                14240 répond à Lurker
                retraité
                • Posté à 15h03 le 25/05/2010
                • Internaute 95774
                  retraité

                courage, nom masculin
                Sens 1 Fermeté, force morale face aux épreuves, au danger et à la souffrance. Synonyme bravoure Anglais courage
                Sens 2 Ardeur, énergie, zèle. Ex Ils travaillaient sans relâche et faisaient preuve d’un grand courage.... !
                1. énergie morale face au danger, à la souffrance ou aux difficultés
                (faire front avec courage)

                2. désir ou élan nécessaires (pour agir)
                Synonyme : énergie
                (avoir le courage de s’en sortir)

                3. vigueur (avec laquelle on exécute une tâche)
                (se mettre au travail avec courage)
                courage (n.m.)
                âme, ardeur, assurance, audace, bras, bravoure, caractère, chaleur, cœur, confiance, conscience, constance, contenance, cran, crânerie, cruauté, culot, décision, énergie, estomac, fanatisme, fermeté, force, force d’âme, front, furie, générosité, hardiesse, héroïsme, impétuosité, intrépidité, passion, patience, persévérance, résistance, résolution, ressort, ressource, sentiment, solidité, stoïcisme, témérité, toupet, vaillance, valeur, vertu, volonté, zèle... !
                A plus... !

              • Pas lolo
                Pas lolo répond à Lurker
                fasciné
                • Posté à 06h51 le 29/05/2010
                • Internaute 29635
                  fasciné

                Ils ont bel et bien choisi leur job. Ce n’est pas le boulot qui manquait à l’époque. Mineur de fond, c’était plutôt mieux payé.

        5 autres commentaires
    • Pétoux
      Pétoux répond à 14240
      Chroniqueur
      • Posté à 06h21 le 26/05/2010
      • Internaute 115378
        Chroniqueur

      Chanson Bonne fête Maman MP3 :
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  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 12h12 le 25/05/2010
    • Internaute 5710

    Souvenirs, souvenirs......
    J’ai habité Douchy les Mines, de 69 à 74......(soupir de nostalgie)

    En complément à ce très bel article, si vous passez dans la région, ne manquez pas de visiter le Centre Historique Minier de Lewarde : une visite de puits de mine ( reconstitué, bien sûr ), mais on s’y croirait...

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  • A déménagé le 8-10
    • Posté à 12h25 le 25/05/2010
    • Internaute 1001
      nc

    Avant même d’avoir lu votre texte, j’ai pensé « bagnards », idée qu’on retrouve dans votre allusion à Bertillon. Il ne manque que la séparation entre chaque ado/enfant, et on a le dispositif qui leur permettait de subir la messe dans des chapelles ad hoc…

    Se souvenir qu’une partie non négligeable du patronat s’éleva contre la réglementation du travail des enfants. Ils furent les ancêtres de ceux qui ont inventé le management par le stress, comme à France Télécom (Orange, plutôt), où on sait améliorer les chiffres du chômage. De Denis K… qui tient à être en pointe dans la lutte contre les acquis sociaux* du Conseil National de la Résistance.

    Les métiers de la mine furent (et restent, notamment dans des pays comme cette Chine si aimée de nos patrons) parmi les plus durs et les plus dangereux. Mais ceux qui les exerçaient, d’une n’en avaient pas d’autres, de deux en tiraient une fierté qui les aidait, au moins un peu, à vivre. La fermeture de ces champs de mort leur a laissé principalement chômage, honte et désespoir. L’hommage qui leur est rendu par ces expositions est juste, mais on a aussi parfois une folklorisation insultante, obscène.

    Le Nord fut et reste en France le principal champ de mines, au propre et au figuré. On oublie (un peu) qu’il y en eut partout, donc dans l’Ouest. Voir à ce propos une exposition d’art contemporain en Loire-Atlantique (letdm.fr)

    On peut aussi réécouter « Jaurès » :

    Ils étaient usés à quinze ans
    Ils finissaient en débutant
    Les douze mois s’appelaient décembre
    Quelle vie ont eu nos grand-parents
    Entre l’absinthe et les grand-messes
    Ils étaient vieux avant que d’être
    Quinze heures par jour le corps en laisse
    Laissent au visage un teint de cendres
    Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître

    Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
    Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

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    * Expression de nos jours au mieux désuète au pire insultante.

  • Disciple ressucité
    • Posté à 15h46 le 25/05/2010
    • Internaute 71674

    Jules Mousseron, ch’étot l’père ed’ Cafougnette, Il a écrit cha quint ch’est qu’i s’rappelot ses premiers pas à l’fosse :

    « A douze ans, j’ai qu’minché comm’ galibot - pauv’ gosse !
    Avec el Roux-Boilly, j’sus intré dins l’métier.
    J’étos assez tillache, et maigr’ comme un sauret.
    Un bout’lot d’huil’ su m’dos maint’nu par eun’fichelle,
    J’devos desquinte ainsi pus d’quat cents mêtr’s d’échelles
    I fallot qu’mes tiot’s gamp’s passent deux bougeons à l’fos.
    Et filer ! Ou, sans cha, in marchot su mes dogts.
    A l’occasion, j’ai eu mes deux tiot’s mains meurtries :
    “Ch’est pour mieux t’indurchir !”, m’a dit eun’brute impie.
    I faut pinser qu’tous l’z’hommes, chacun s’leumière au front
    S’infonçott’nt à la fil’ les quatr’ cent mêtr’s par fond. »

    Pis aprés, dins eun’ aut’ poésie, il a rendu hommage à ches vieux mineurs :

    « L’oeil éteint, s’viell’ piau tout’ jonne,
    L’ n’est point gai, l’vieux mineur.
    Eun’ fichelle artient s’maronne
    Et cha n’annonch’ point l’ bonheur.

    Il a tell’mint des blessures
    Qu’in n’ sarot plus les compter.
    Il est couvert ed’ coutures
    Pir’ qu’un ancien grenadier.

    Si cha s’rot parmi l’ mitraille
    Qui s’arot bien conduit,
    Il arot d’pus d’eun’ médaille,
    Mais il s’est battu dins l’nuit.

    Va, consol’-té, brav’ Batisse
    Les rubans, t’les as d’sus t’ piau.
    In vot bien qu’t’as du service :
    T’carcass’ ch’est un vieux drapeau ! »

    Et bin ches vieux travailleurs-là, i s’étotent battu pour leu’ retraite et cha serot bien qu’in in fasse tout autant dés jeudi. Et pis ch’est dins l’rue que cha s’passe, pas sur sin cul derrière s’n’ordinateur. Les braillards ed’clavier cha sert à rin quand ch’est que l’ moment est venu ed’ bouger.

  • ZonZon la MouChe
    ZonZon la MouChe
    ni dieu ni maître !
    • Posté à 16h51 le 25/05/2010
    • Internaute 53182
      ni dieu ni maître !

    Ecoute ichi, min garchon, j’vas t’in raconter eune.
    Cafougnette travaille au fond de la mine. Il doit transporter sur le chantier des bois de soutènement. Le porion l’interpelle :
    - Hé là, ti ! Commint qu’cha ch’fait qu’té portes seul’mint 1 bo à l’fo ? Tes comarates, i n’in portent 2 à chaque !
    - Ouais, mais eusses, i sont trop fates pour faire deux voïaches comme mi !

    • A déménagé le 9-8
      • Posté à 19h27 le 25/05/2010
      • Internaute 5710

      Ha, ha... : -)

      Et celle-là :

      Ch’ est Cfougnette, y rintr’ du banquet de la Sainte Barbe à 3 Heures du matin, complètement bourré...

      Y’ s’l’aisse quéïr sur eune kaïère, el’ kaïère elle casse, Cafougnette i qué d’tout sin long à l’arrière, s’tièt al claqu’ su’ l’ carrelache, cha fait un boucan d’enfer... S’femme a s’réveille, al’ déquind les ecaliers en hurlant « Feignant, bon à rin, t’as cor’ trop bu, andoulle ! ! ! »

      Mais Cafougnette y est mort d’eune fracture du crâne, y répond rin.

      S’femme al vo qu’y est mort, alors al’ comminche à braire :
      « Mon dieu, manmère, min chéri, min Cafougnette adoré, soleil ed’ mes nuits, genièv’ de m’bistoulle, répond mi ! ! ! »

      Mais Cafougnette y est bin raide mort.....

      S’femme al’ appelle l’docteur.....

      L’docteur y’arrive, y constate l’décès, et y dit à Mme Cafougnette :
      « Eh bien, Madame, je vais vous rédiger le certificat de décès..... Donc, j’indique : mort subite »

      et l’aut’ al fait :

      « Aaaahh, non, docteur ! ! ! Y’est mort su’ sin dos ! ! ! ! »

  • aa77
    aa77
    Bâti
    • Posté à 17h40 le 25/05/2010
    • Internaute 49074
      Bâti

    Bel article, bonne piqure de rappel pour ceux qui ont déjà oublié la souffrance de ce peuple, même aujourd’hui on peut encore croiser les personnes qui ont subi les conséquences de ce pénible travail souterrain !

    L’instauration du repos hebdomadaire dont tout le monde profite aujourd’hui, après la grande catastrophe de la Compagnie des Mines de Courrières en 1906 (Billy-Montigny, Méricourt et surtout Sallaumines avec ses 8 puits atteints) avec plus de 1000 victimes....

    Région qui a servi à accompagner l’essor de l’industrie mais qui a peu profité à son peuple, ça ne m’empêche pas de penser aux pays producteurs de pétrole d’aujourd’hui, sol riche, peuple dans la misère !

  • A déménagé le 8-10
    • Posté à 09h39 le 26/05/2010
    • Internaute 1001
      nc

    16 commentaires seulement sur cet article.

    Ces gens n’intéressent plus grand monde...

    « Demandez-vous belle jeunesse
    Le temps de l’ombre d’un souvenir
    Le temps de souffle d’un soupir »

    La belle jeunesse ne peut pas se souvenir d’eux : noyée dans son nombril et dans son inculture savamment entretenue par les marchands de temps présent, elle ne sait pas qu’ils ont existé.

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 10h52 le 26/05/2010
    • Internaute 24252
      卑語

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  • donatien
    donatien
    artiste
    • Posté à 11h39 le 26/05/2010
    • Internaute 69049
      artiste

    pertinent , cette allusion à Alphonse Bertillon.
    ce criminologue inventeur du système éponyme aurait pu photographier ces « gueules noires » qui se sont tuées à la tache et mettre à leur place les auteurs.
    dr

  • donatien
    donatien
    artiste
    • Posté à 21h39 le 26/05/2010
    • Internaute 69049
      artiste

    à PMB aussi
    la photographie a cette fonction « polysémique » comme l’écrivent quelques savants discours. chacune et chacun selon son histoire en raconte un peu. mais ce sont des images .....c’est tout.

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