On est là pour voir

des photos de toutes les couleurs, et aussi des vertes et des pas mûres

Kodak en faillite, nous nous sommes tant aimés

Publié le 19/01/2012 à 08h22

La nouvelle est tombée ce jeudi : Eastman Kodak a demandé la protection du chapitre 11 de la loi américaine des faillites. Selon l’agence Bloomberg, l’entreprise aurait une dette de l’ordre de 6,8 milliards de dollars.

Mon premier appareil photo fut le Brownie Flash Kodak. Fabriqué en France à des millions d’exemplaires dès 1955, il était le cadeau de Noël et des anniversaires pour les garçonnets du baby-boom. Carré, noir, en bakélite, flanqué de deux gros boutons blancs tirant sur le gris (déclencheur et flash), on le chargeait avec une bobine de film 6x6 de 12 poses. Il donnait des photos carrées en noir et blanc, tirant sur le gris.


Publicité du début des années 60 pour le Brownie Flash, parue dans le Reader’s digest

Il est possible que sa forme de pavé ait déjà donné des idées à certains pour la suite. En tout cas il est sûr que regarder le monde en se penchant sur ce petit viseur pas très net en ait modifié durablement sa perception...

En général, les parents, s’ils n’utilisaient pas le Brownie à soufflet d’avant-guerre, possédaient une Rétinette , 24x36, viseur sportif. Ils «  faisaient  » de la couleur, en diapos. Vives, optimistes, c’étaient celles de « l’American way of life ».

Brownie et Rétinette, appareils simples, derniers nés de séries, coûtaient peu.
Entre 1965 et 1970, l’action Kodak valait près de 40 dollars.

Des années diapos aux années cadeaux

La couleur arrivait par les PTT. On collait à la devise historique de l’entreprise américaine : « Appuyez sur le bouton, nous faisons le reste. » Une fois les vues prises, on envoyait à l’usine de Sevran la pellicule dans son conditionnement postal et, une à deux semaines après, on recevait le résultat dans une petite boîte plastique. Le photographe de quartier se chargeait aussi de ce trafic.

Le temps était aux interminables soirées diapos des familles qui n’intéressaient que leurs opérateurs. Kodak vendait les projecteurs. Avant le fameux Carrousel, il y eut, dans les années 50/60, un bien beau «  passe-vues », design signé Raymond Loewy.


Kodak Senior design Raymond Loewy

Dans les années 70, on a compris que cette relation filiale avec Kodak n’allait pas durer . Et ce n’était pas la gamme des Instamatics qui allait nous convaincre du contraire. Du Japon, arrivaient des appareils d’une autre gueule, des réflex, et notre curiosité d’amateur vers le monde professionnel et sa panoplie découvrait d’autres marques :  Nikon, Canon, Miranda (alors très réputé), et ce que les couleurs jaune et rouge nous avait caché : Rolleiflex, Leica.
Entre 1970 et 1975, l’action Kodak atteint près de 70 dollars.

Le Japon ne fabriquait pas que des appareils photo. Fujifilm commençait à inonder le monde de ses pellicules Fujicolor. Pas la même qualité mais moins chères que les Kodachromes.

L’empire de l’émulsion argentique ne voit rien venir. Il est toujours sûr de lui et munificent. Les frigos des photographes professionnels sont remplis gratuitement de packs de bobines tous types. Les services photos des journaux européens et internationaux favorisant le reportage photographique sont abondamment fournis à prix cadeaux.

Dans les années 80, sous la houlette de Ray DeMoulin – «  General manager of professional film division world wide » –, la manne tombe sur de nombreux «  grands photographes  », fait leur fortune.

En 1986, un contrat annuel avec Les Rencontres d’Arles de 3 millions de francs. augmente leur budget de près d’un tiers et offre, en plus, « accompagnement » matériel, cocktails et autres réjouissances pour un million de francs !

C’est l’année où l’action Kodak atteint un autre pic.


Ray DeMoulin, aux rencontres d’Arles en 1988 (Bernard Perrine)

Kodak contre Fuji (et inversement)

La crise de 1991 oblige la firme à réfréner sa prodigalité. Les partenariats et sponsorings baissent. Fuji, en revanche, est prêt à prendre la place partout. Il est l’ennemi principal avec ses tarifs de compétition.

Les stocks de Kodak baissent dans les frigos des photographes au fur et à mesure qu’augmentent ceux de Fuji. Le PDG-mécène disparaît de l’organigramme de Rochester et des vernissages d’expositions. Les équipes de marketing, plus attachées à l’idéologie quasi philantropique d’assistance des photographes amateurs et professionnels qu’à du commerce pur et dur, changent de secteurs. L’usine de développement de Sevran met la clef sous la porte en 1995.

Peut-être la Company adopte-t-elle alors une politique plus agressive. Cela ne se sent pas et elle reste prisonnière de ses traditions et principes de vente. Dans le potentiel grand marché des pays « en voie de développement », en Afrique par exemple, les directions commerciales s’échinent à structurer le marché selon des points fixes, à l’européenne.

Pendant ce temps, Fuji envoie des milliers de containers de films dans les grands ports du continent... payez tout et démerdez-vous. Et tout se retrouve sur le marché informel, y compris... les pellicules Kodak !

Il n’empêche. Entre 1998 et 2000, avec une action à plus de 90 dollars, Kodak est un des cadors du Nasdaq.


Evolution (en dollars) de l’action Kodak, des années 60 à 2010 (Yahoo Finance)

La vraie descente aux enfers commence peu après. Alors que toutes les marques rivalisent de nouveautés technologiques numériques, le géant US s’embourbe dans le pixel. Leica aussi, mais s’en remettra.

Dans un entretien au Monde.fr, François Sauteron, un ancien de Kodak, auteur de « La Chute de l’empire Kodak » (éd. l’Harmattan), propose des explications sur ce ratage du tournant numérique. Et revient sur de grandes fautes stratégiques : Xerox, Polaroïd...

Paradoxalement, c’est la vente de ses milliers de brevets, portant sur le numérique, soit 10% environ de sa propriété intellectuelle, qui pourrait sauver de la faillite la société fondée par Georges Eastman en 1881. Mais ne voilà-t-il pas qu’elle se lance dans des poursuites judiciaires contre Fuji pour de présumés copiages de logiciels afin de récupérer ses droits !

Quand ça ne veut plus sourire sur la photo...

Aujourd’hui, l’action Kodak se ramasse autour de 0,50 dollar.

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  • 79 réactions
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  • noroît
    noroît
    autre
    • Posté à 08h49 le 19/01/2012
    • Internaute 51578
      autre

    Brownie flash Kodak : l’article m’a fait comme un flash (sans jeu de mot) ! Je viens de monter au grenier et j’ai retrouvé cet appareil offert par mon père en 1958 je crois. Souvenirs...

    • pablico
      pablico répond à noroît
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h09 le 19/01/2012
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Oui, tout a une fin !

        CLIC CLAC ! Merci KodaK

      .

  • Poop
    Poop
    Retraité
    • Posté à 09h06 le 19/01/2012
    • Internaute 156220
      Retraité

    N’oublions pas que c’est un ingénieur de chez Kodak qui, en 1972, inventa l’appareil photo numérique. Kodak s’est-il ainsi tiré une balle dans le pied ? Dans les premières années, les appareils photo numériques Kodak furent THE références ! Puis l’armada japonaise entra en lice...Aujourd’hui, Kodak fabrique des apn (bons et bon marché, toujours) des capteurs, entre autres, très réputés dans les formats pro... En Asie, bien entendu.

    • Adam Lèvre
      Adam Lèvre répond à Poop
      (...)
      • Posté à 11h11 le 19/01/2012
      • 178753
        (...)

      L histoire de Kodak est liée à celle des frères Lumières. En 1895 le premier film réalisé fut la sortie des usines Lumières, mais le film le plus célèbre est l ’arroseur arrosé. En 1995 il a été proposé un billet de 200 frs à l ’effigie des frères Lumières, ce qui a provoqué un scandale chez les anciens résistants au regard de leurs comportement pendant la 2ème guerre mondiale. Un de leurs défenseur et spécialiste est Bruno Gollnisch. La première cause de chômage est la dématérialisation. On ne peut pas numériser la matière ni les êtres vivants. ça fait 10 ans que les entreprises utilisent des jouets en guise d ’outils, et des salariés en guise de jouets. Ils l ’ont bien cherché. C ’est pas la casserole qui a de l ’importance, c ’est ce que l ’on met dedans. Les gens n ’ont qu ’a regarder Master Chef à la télé, c ’est le même prix qu ’un film téléchargé sur internet, et bouffer leurs bouquins de cuisine, bientôt ils serviront plus à rien, ils mangeront des disques durs. Ce qui est gratuit coute très cher, il faut pas y céder c’est pas compliqué. Les drogués de la consommation se détruisent eux même, il faut pas qu’ils pleurent pour ce qu’ils ont voulu, ils l’ont. Quand on a des yeux, et des oreilles on a pas besoin de cam ni de webcam. ça déforme la réalité. On ne comprend rien en regardant des images et en entendant du bruit, mais en écoutant du son. Quand les 2 sont compressés, l’utilisateur aussi mais en 2 mots.

      • Poop
        Poop répond à Adam Lèvre
        Retraité
        • Posté à 14h04 le 19/01/2012
        • Internaute 156220
          Retraité

        C’est vrai, Adam. Les compressions d’images et de sons forment des spectres « en dents de peigne ». Les signaux ainsi perdus, toujours à peu près dans les mêmes fréquences atrophient nos capacités de perception, d’enregistrement neuronique. Mais le cerveau, ce génie, reconstitue les ellipses !
        Quant à Kodak, c’est vrai, le cinéma , son évolution sont liés à Kodak, ses émulsions et ses sensibilités en zaza (l’ASA aujourd’hui disparu au profit des ISO des allemands, les gourmands). L’histoire des yeux des acteurs et actrices en atteste. Une autre histoire est le site de Vincennes qu’il a fallu dépolluer pendant des années....Waldeck.

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 09h14 le 19/01/2012
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    Merci Louis pour cette tranche de nostalgie. La cheminée de l’usine de Vincennes était le phare de la banlieue est où tout le monde avait dans son entourage au moins une personne qui travaillait chez Kodak.Une si jolie usine ...

    • pablico
      pablico répond à Waldeck
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 10h06 le 19/01/2012
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      ce que je connaissais de la grandeur visible de Kodak, c’est le village de vacance de rêve qui se trouve à Grimaud, avec vue imprenable sur st Tropez, port Grimaud et la baie.

    • Captain Konstadt
      Captain Konstadt répond à Waldeck
      colleur de gomettes
      • Posté à 10h01 le 20/01/2012
      • 178678
        colleur de gomettes

      ouais en attendant fallait voir les conditions de travail des ouvriers.. moi je ne les pleurs pas.

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 09h25 le 19/01/2012
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    J’avais lu un truc là-dessus en début d’année : Lien.

    127 millions de dollars, c’est la cotation actuelle en bourse, 3 milliards de dollars, c’est l’estimation de la valeur des brevets.
    Les 19000 employés restants vont perdre leur emploi (ils étaient 80000 en 1960).
    Les dirigeants de Kodak ont, au fil des années, éconduit le futur fondateur de la société Xérox, licencié l’inventeur de la pellicule Polaroïd, tourné le dos au numérique. Pour eux la suite devrait être supportable.

  • Cannibal Ferox-
    Cannibal Ferox-
    mangeur de chouineur
    • Posté à 09h48 le 19/01/2012
    • Internaute 159072
      mangeur de chouineur

    clic clac Kodak.

  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe
    chien de talus
    • Posté à 10h10 le 19/01/2012
    • Internaute 50571
      chien de talus

    une belle salope la société marchande, même quand elle nous trahit nous sommes encore là à reniflé ses culottes la larme à l’œil.

    • Pakotill
      Pakotill répond à tOrDrE L¤RdRe
      Brouette épidémique
      • Posté à 10h39 le 19/01/2012
      • Internaute 26077
        Brouette épidémique

      C’est peut-être parce qu’il y a parfois d’autres choses à voir qu’une société marchande ?
      Je sais bien que le profit, l’argent, les patrons, tout ça c’est le Mal, mais il y a aussi, dans le destin de certaines entreprises, des aventures humaines qui ne se composent pas seulement d’un capitalisme machiavélique forcené.

      • tOrDrE L¤RdRe
        tOrDrE L¤RdRe répond à Pakotill
        chien de talus
        • Posté à 10h50 le 19/01/2012
        • Internaute 50571
          chien de talus

        ah oui, c’est donc à cause « d’une aventure humaine » qui a mal tournée et non de la loi des marchés que les employés de Kodack se retrouvent sur le carreau, c’est...touchant.

         
        • Pakotill
          Pakotill répond à tOrDrE L¤RdRe
          Brouette épidémique
          • Posté à 12h13 le 19/01/2012
          • Internaute 26077
            Brouette épidémique

          Inutile de vous montrer condescendant.
          Oui, l’histoire de Kodak est une aventure humaine. Schématiquement : au départ il y a une vision, un savoir-faire supérieur qui se développe et s’impose aux autres, la démocratisation de la photo. S’en suit une apogée qui dure quelques décennies, qui donne la grosse tête à ses dirigeants, un sentiment d’invulnérabilité qui pousse l’entreprise à vivre sur ses acquis, à refuser l’évolution, puis arrive la régression, enfin la disparition. C’est toute l’histoire de l’humanité, pas (seulement) celle du capitalisme.

          Mais je ne comprend pas bien votre position : d’abord vous semblez critiquer la larme à l’œil de ceux qui songent, nostalgiques, à l’entreprise. Puis vous vous attaquez à la loi des marchés qui aurait nuit à cette entreprise ? A moins que j’ai mal interprété vos propos.

          • Bernardo Zorro
            Bernardo Zorro répond à Pakotill
            Il était une fois dans le Sud- (...)
            • Posté à 12h14 le 19/01/2012
            • 176980
              Il était une fois dans le Sud- (...)

            « Inutile de vous montrer condescendant. »

            cela se nomme de l’ironie...

            • Pakotill
              Pakotill répond à Bernardo Zorro
              Brouette épidémique
              • Posté à 12h51 le 19/01/2012
              • Internaute 26077
                Brouette épidémique

              Tout à fait, et l’ironie est le canal privilégié de la condescendance, pas celui du respect de son interlocuteur.

              • tOrDrE L¤RdRe
                tOrDrE L¤RdRe répond à Pakotill
                chien de talus
                • Posté à 12h57 le 19/01/2012
                • Internaute 50571
                  chien de talus

                ne m’en veuillez pas ni montant ni descendant, je reste un con stable. Elle à bon dos « l’aventure humaine », hein, c’est comme ça qu’on transforme l’armée et l’école et le boulot en souvenirs agréables, supportables et flatteurs et que la société loin de tirer un enseignement de ses douleurs perpétue la soumission pour le plus grand plaisir des actionnaires. Sans parler du gâchis immense de savoir-faire au nom de la rentabilité immédiate, un bon pote à moi est l’un des meilleurs connaisseur en optique et matos argentique sur la place de Paris...vend actuellement du poisson sur les marché pour gagner sa croute, super non ?

                • Pakotill
                  Pakotill répond à tOrDrE L¤RdRe
                  Brouette épidémique
                  • Posté à 13h06 le 19/01/2012
                  • Internaute 26077
                    Brouette épidémique

                  Vous mélangez beaucoup de choses, mais vous ratez votre cible. Ce qui a tué l’argentique, c’est le numérique, pas la rentabilité à court terme. Ce qui a tué Kodak, c’est sa position trop confortable de leader qui n’a pas senti le vent tourner (la faute à ses dirigeants, on est bien d’accord).

                  Et sauf votre respect et celui de votre pote, si celui-ci était un tel connaisseur en optique, que ce soit en argentique ou en numérique n’aurait pas du changer grand chose pour lui. Beaucoup ont pu s’adapter, même s’il n’y avait sans doute pas de place pour tout le monde.

                  • tOrDrE L¤RdRe
                    tOrDrE L¤RdRe répond à Pakotill
                    chien de talus
                    • Posté à 13h36 le 19/01/2012
                    • Internaute 50571
                      chien de talus

                    Je vois que vous voulez en rester au niveau de « la stratégie manageriale », soit.
                    Pas de place pour tous le mode c’est vrai et surtout pour ceux dont le niveau de compétence mérite un salaire tout du moins décent. C’est la loi du marché à l’ouest du Pécos, mon brave monsieur, pis son savoir on s’en branle, la tune la tune bordel !

              • Bernardo Zorro
                Bernardo Zorro répond à Pakotill
                Il était une fois dans le Sud- (...)
                • Posté à 12h29 le 20/01/2012
                • 176980
                  Il était une fois dans le Sud- (...)

                l’ironie c’est de l’ironie et la condescendance c’est de la condescendance ce sont deux définitions parfaitement distinctes, merci.

                Ironie : Raillerie qui consiste à dire le contraire de ce que l’on souhaite faire entendre.

                Condescendance : Attitude bienveillante teintée d’un sentiment de supériorité, de mépris.

                • Pakotill
                  Pakotill répond à Bernardo Zorro
                  Brouette épidémique
                  • Posté à 21h22 le 20/01/2012
                  • Internaute 26077
                    Brouette épidémique

                  On peut débattre de sémantique, si vous voulez, mais je ne suis pas sûr qu’on se départage si facilement.

                  Selon le CNRTL (centre national de ressources textuelles et lexicales) :

                  Condescendance :
                  « (...) Le mot a opéré un déplacement de sens : la courtoisie, l’obligeance, l’attention d’une personne plus âgée ou d’une autre situation sociale envers une autre personne (...), ont fait place à l’attitude méprisante d’une personne qui se croit supérieure à l’autre et qui, de ce fait, se permet de la traiter en inférieure »

                  -> L’attitude méprisante d’une personne qui se croit supérieure, c’est bien ce que j’ai ressenti, je confirme.

        • Leon 777
          Leon 777 répond à tOrDrE L¤RdRe
          artiste
          • Posté à 12h45 le 19/01/2012
          • Internaute 128120
            artiste

          Laissez donc les employés de kodak tranquilles...
          Et ne faites pas semblant d’etre touché...

        11 autres commentaires
    • Nain Glumeux
      Nain Glumeux répond à tOrDrE L¤RdRe
      Touriste
      • Posté à 11h09 le 19/01/2012
      • Internaute 148099
        Touriste

      même quand elle nous trahit nous sommes encore là à reniflé ses culottes la larme à l’œil.

      Parce que nombre des objets de la société marchande on accompagné notre quotidien et sont partie intégrante de nos souvenirs.

      Et quoi de plus emblématique que des appareils qui ont mis la photo a portée de tous et, justement, permis de fixer ces souvenirs.

      Que celui qui n’a jamais eu une larmichette, en se retrouvant ridicule en culottes courtes sur des tirages sépias retrouvés on fond d’une vieille boîte jaune et noire, jette le premier négatif à l’autre.

      Ce n’est pas ces objets que l’on regrette ni la société matérielle qui les produisait, c’est que nous étions.
      La nostalgie est le plus encombrant et le plus inutile des sentiments, mais...

      • Numerosix
        Numerosix répond à Nain Glumeux
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 11h45 le 19/01/2012
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        On regrette nos jouets quoi ..

      • tOrDrE L¤RdRe
        tOrDrE L¤RdRe répond à Nain Glumeux
        chien de talus
        • Posté à 13h04 le 19/01/2012
        • Internaute 50571
          chien de talus

        je comprends bien, je viens pas d’une autre planète : -), voir réponse à pakotill ^^(grosse flemme).

    • bricole
      bricole répond à tOrDrE L¤RdRe
      les doigts dans la prise
      • Posté à 18h45 le 19/01/2012
      • Internaute 108490
        les doigts dans la prise

      Je n’avais pas vu l’article dans cet angle là , pour ma part... peut-être l’ai-je appréhendé sous une autre optique que la votre , façon « reniflage de petites culottes » ...

      La nostalgie, je n’ai jamais pu comprendre en quoi c’était si « condamnable » (question posée à Nain glumeux par la même occasion), comme « montrer du doigt » ou « fuir les conflits » ...

  • phiverm
    phiverm
    Paris Visiteur Urbain
    • Posté à 10h17 le 19/01/2012
    • Internaute 99317
      Paris Visiteur Urbain

    avant c’etait clic clac kodak maintenant c’est clap de fin kodak. vraiment incroyable cet aveuglement....alors qu’ils avaient TOUT

  • Bernardo Zorro
    Bernardo Zorro
    Il était une fois dans le Sud- (...)
    • Posté à 10h26 le 19/01/2012
    • 176980
      Il était une fois dans le Sud- (...)

    « l’entreprise aurait une dette de l’ordre de 6,8 milliards de dollars. »

    Une économie sous perfusion, voilà le résultat de notre société capitaliste...

  • Paul Durke
    Paul Durke
    Étudiant en Droit
    • Posté à 10h34 le 19/01/2012
    • Internaute 137023
      Étudiant en Droit

    C’est beau de citer les marques teutonnes et nippones mais quid de nos belles mécaniques ? FOCA, et SEM notamment ? Qui dès la fin de la guerre proposaient nombres d’appareils de la qualité au bas de gamme ?

    Ou encore des Photax de MIOM en bakélite de 1948 ?

    Mais en tout cas triste nouvelle pour le film si Kodak disparait...

    • Poop
      Poop répond à Paul Durke
      Retraité
      • Posté à 14h06 le 19/01/2012
      • Internaute 156220
        Retraité

      Et les fabuleuses optiques Angénieux, que la Nasa utilisa ?

  • Nain Glumeux
    Nain Glumeux
    Touriste
    • Posté à 10h58 le 19/01/2012
    • Internaute 148099
      Touriste

    Ah le Brownie Starlet (soupir) qui capturait les souvenirs de dimanche à la plage

    Bon, je vois que c’est plein de vieux ici ; -)

    • Numerosix
      Numerosix répond à Nain Glumeux
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 12h08 le 19/01/2012
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Y en a des plus jeunes que d’autres quand même ..

      • Nain Glumeux
        Nain Glumeux répond à Numerosix
        Touriste
        • Posté à 18h14 le 19/01/2012
        • Internaute 148099
          Touriste

        Tant qu’on ne regrette pas les daguerréotypes, ça va encore.

  • aimable
    aimable
    plasticien
    • Posté à 12h17 le 19/01/2012
    • Internaute 70198
      plasticien

    Une larmichette...tout fout le camp !
    Comme si Opinel, comme si Coca, comme si Bob Marley, comme si j’entend siffler le train, comme si Vélosolex, comme si on claquait la porte aux vieux cons que nous sommes ou que nous deviendrons.
    Maintenant c’est « prend des CLICS et des CLACS et casse toi Kodak “
    C’est fou comme ceci ressemble à ‘ casse toi pauvre con et autres nettoyages au Karcher.

  • Bernardo Zorro
    Bernardo Zorro
    Il était une fois dans le Sud- (...)
    • Posté à 12h22 le 19/01/2012
    • 176980
      Il était une fois dans le Sud- (...)

    Dommage que la pellicule disparaisse à jamais c’était différent et c’est bien la différence c’est indispensable...

    • Bernardo Zorro
      Bernardo Zorro répond à Bernardo Zorro
      Il était une fois dans le Sud- (...)
      • Posté à 12h24 le 19/01/2012
      • 176980
        Il était une fois dans le Sud- (...)

      .

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Bernardo Zorro
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 13h23 le 19/01/2012
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        La « surimpression » était un jeu et un plaisir, une vraie recherche.
        Avec le matériel numérisant, ça devient pratiquement impossible.

        Sauf à être un spécialiste, bien évidemment.

        A titre perso, je me souviens d’un paysage maritime avec toute la plage de cocotiers, que je m’étais amusé à photographier au travers du reflet d’une bouteille de rhum vide couchée (abandonnée) sur le sable blanc.

        Nombre de mes photos « paysage » s’amusaient de ce principe rigolo.
        - Evidemment, pour les visage, c’est l’invention du fish-eyes avant l’heure.

         
        • Pas tripette.
          Pas tripette. répond à Yvon le Zébulon
          Si j'aurais su, j'aurais po lu.
          • Posté à 15h35 le 19/01/2012
          • Internaute 117974
            Si j'aurais su, j'aurais po lu.

          Je ne comprends pas bien ce qui vous empêche de prendre la même photo avec un numérique.

          • bricole
            bricole répond à Pas tripette.
            les doigts dans la prise
            • Posté à 19h08 le 19/01/2012
            • Internaute 108490
              les doigts dans la prise

            Il n’y a pas de « magie » dans le numérique, surtout quand tu es fauché vu le prix des pelloches et des développements ...
            Avec un numérique tu shootes comme un malade pour sortir une photo qui te collera un erzats de frisson. Avec un argentique, tu observes beaucoup, tu es déchiré de ne pouvoir appuyer sur le déclencheur chaque fois que tu es émerveillé... donc tu fais des choix bien plus risqués quand tu te décides, tu transpires, ton souffle est court car il y a quelque chose et tu dois le saisir au bon moment , ... quand tu es fauché...

            • Pas tripette.
              Pas tripette. répond à bricole
              Si j'aurais su, j'aurais po lu.
              • Posté à 10h17 le 20/01/2012
              • Internaute 117974
                Si j'aurais su, j'aurais po lu.

              La multiplicité des clichés ne donnera pas de talent à ceux qui n’en ont pas, quand à prendre une photo au bon moment, je n’ai pas entendu dire que les appareils actuels permettaient de remonter le temps.
              Par contre si on parle de la durée de vie des tirages papier et de leur qualité là je penche nettement pour l’argentique. Encore que les progrès des tirages numériques sont très convaincants.

        3 autres commentaires
      • Fred24
        Fred24 répond à Bernardo Zorro
        Rural
        • Posté à 17h33 le 19/01/2012
        • Internaute 89386
          Rural

        La pellicule ne disparait pas, il y a encore plusieurs fabricants, et j’en utilise pratiquement tous les jours. Parce que un 6X9 c’est l’équivalent on pourrait dire, d’au moins 50 millions de pixel,avec le velouté en plus.

         
        • Bernardo Zorro
          Bernardo Zorro répond à Fred24
          Il était une fois dans le Sud- (...)
          • Posté à 12h35 le 20/01/2012
          • 176980
            Il était une fois dans le Sud- (...)

          je le sais et je pense que si la pellicule tiens c’est surtout dans un principe de légalité, une photographie prise avec un appareil photo argentique a une crédibilité totale devant les tribunaux, une photo numérique prête plus à réflexion, il est normal en tout cas que ces dernières commencent justes à être acceptées mais bon l’argentique aura toujours une crédibilité supérieure...

          • Fred24
            Fred24 répond à Bernardo Zorro
            Rural
            • Posté à 13h02 le 20/01/2012
            • Internaute 89386
              Rural

            En numérique un fichier « RAW » si l’appareil peut les produire a la même crédibilité.

        2 autres commentaires
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