Panamericana

L'actualité des Amériques de Valparaiso à Tijuana.

Argentine : une enfant volée témoigne devant la justice

Michel Faure
Journaliste
Publié le 08/08/2010 à 16h22

Plusieurs procès de la dictature se sont ouverts récemment dans différentes villes argentines, et petit à petit éclairent les dernières zones d’ombre de cette période tragique depuis que la Cour suprême a déclaré, en 2005, inconstitutionnelles les lois d’amnistie adoptées durant les années 1980.

Chaque procès révèle de nouveaux détails sur les crimes de cette dictature, ouverte avec le coup d’Etat militaire de 1976 et qui s’effondre en 1983 après la défaite de la guerre des Malouines, faisant 30 000 morts et disparus.

L’un de ces procès, par exemple, qui s’est ouvert en juillet à San Rafael, dans la province de Mendoza, a entendu le témoignage d’un policier, Roberto Francisco Reyes, affirmant que dès 1967, soit neuf ans avant le coup d’Etat militaire, des soldats argentins de la région recevaient déjà, de la part d’instructeurs des Etats-Unis, des leçons de tortures.

Macarena, le témoignage d’une enfant volée

L’un des témoignages les plus émouvants a eu lieu à Buenos Aires, le mercredi 4 août, quand la petite fille du poète argentin Juan Gelman, Macarena, une jeune femme de 33 ans, a raconté au tribunal son histoire.

Celle-ci relève non seulement du récit des crimes de la dictature argentine, mais aussi de ceux commis, de façon souvent coordonnée, par l’alliance des régimes militaires de la région, connue sous le nom d’opération Condor.

Macarena est née dans une prison clandestine de Montevideo, en Uruguay, le premier novembre 1976. Sa mère venait d’y être transférée après avoir passé plusieurs mois enfermée dans un centre de détention de Buenos Aires qui avait été un garage, et qui est resté connu par le nom de ce dernier, « Automotores Orletti ». 200 personnes y ont été emprisonnées et torturées entre mai et novembre 1976.

Déposée dans un panier à la porte d’une maison

La mère de Macarena s’appelait Maria-Claudia (elle est officiellement portée disparue et aurait aujourd’hui, si elle était vivante, ce qui est tout à fait improbable, 52 ans).

Son père, Marcelo Ariel, a été tué probablement en octobre 1976 d’une balle dans la nuque. Son corps a été enfermé dans un bidon de 200 litres plein de sable et de ciment, puis jeté dans un canal du Rio de la Plata. Il était le fils de Juan Gelman, que j’avais interviewé à Paris en 2003 pour L’Express quand il venait de retrouver sa petite-fille.

Marcelo Ariel avait 20 ans, et Maria Claudia 18, et ils venaient de se marier quand ils ont été arrêtés le 24 août 1976, puis emprisonnés et torturés, les militaires pensant qu’ils étaient des adversaires parce que Gelman, dont les positions politiques de gauche étaient connues, s’était enfui à Mexico.

Macarena a raconté l’histoire tragique de ses parents, et aussi la sienne, celle d’une enfant volée :

« Le 14 janvier 1977, j’ai été déposée dans un panier à la porte de la maison de gens dont j’ai pensé qu’ils étaient mes parents jusqu’au jour où j’ai réalisé que j’étais la fille de disparus. »

Sur le banc des accusés

Sur le banc des accusés l’ont écouté :

  • Raul Guglielminetti, membre des services secrets de l’armée argentine, considéré comme l’un des principaux responsables des crimes commis aux Automotores Orletti,
  • l’ancien colonel Ruben Visuara,
  • l’ancien général Eduardo Cabanillas,
  • et deux membres des services d’espionnage de la Junte, Honorio Martinez Ruiz et Eduardo Ruffo.

Tous sont accusés de l’enlèvement, de la torture et de l’assassinat de 65 personnes dans cet ancien garage.

Juan Gelman, qui a longtemps lutté pour retrouver sa petite fille, évoquait avec tristesse, à propos de la disparition de la mère de celle-ci, la « double mort » de Maria Claudia.

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  • thierry reboud
    • Posté à 16h59 le 08/08/2010
    • Internaute 20923

    Aucun rapport avec l’article, et je vous en demande pardon, mais... Ne pourriez-vous pas nous faire un article sur la grève des mineurs à Potosi, en Bolivie ? Siouplaît ?

    • Naradamuni
      Naradamuni répond à thierry reboud
      sans
      • Posté à 17h46 le 08/08/2010
      • Internaute 30050
        sans

      Toujours aucun rapport avec l’article ; mais Haïti et les milliers de paysans en colère contre Monsanto ? Les États-Unis et la Colombie qui planifient l’attaque du Venezuela... ? Ou encore l’Aide Internationale en « Haïti », terre de liberté aux mains de la corruption ?

    • Anonyme répond à thierry reboud

      Nous ne lirons rien : ce sera comme pour ces grèves au Panama... où la résurgence de l’influence étatsunienne - au travers de United Fruits - est à l’oeuvre.

      Des travailleurs tués par la police au Panama alors que des grèves et des manifestations s’organisent pour contester les nouvelles lois répressives
      Nouvelles 19-07-2010
      Au moins deux travailleurs des bananes ont été tués le 8 juillet lorsque la police a ouvert le feu sur les travailleurs/euses en grève dans la province de Bocas del Toro. Quatre mille travailleurs/euses de la Bocas Fruit Company.

    • A déménagé le 8-10 2
      • Posté à 21h17 le 08/08/2010
      • Internaute 41917
        nc

      Les mineurs de Potosi ont des raisons de faire grève qui remontent à plusieurs siècles :

      POTOSI

      Potosi, un monstre qui a saigné les Andes pendant trois siècles. Une gueule béante qui avalait des hommes et vomissait des cadavres. Une machine à broyer les corps et les âmes. Tant, et si vite qu’il fallut bientôt envoyer la troupe chercher des esclaves de plus en plus loin. Jusqu’au-delà de Cuzco. En trois siècles, Potosi recracha trois millions de cadavres. Ils arrivaient, hébétés, épuisés. On les avait arrachés à leur terre, à leurs champs, à leurs villages. A coup de fouets, encadrés par des soldats en armes, on leur avait fait passer des journées entières à marcher et marcher encore, les femmes et les enfants suivaient comme ils le pouvaient. Au bout de la longue route, il y avait cette ville de maisons splendides, d’églises où l’or n’était que massif. Les seigneurs des mines donnaient des fêtes plus somptueuses que celles des rois d’Europe. Mais les Indiens, eux, on les jetait dans des baraques sordides et glacées, les hommes descendaient sous terre. Il régnait là une chaleur suffocante. Au pic, ils arrachaient du rocher la pierre mélangée d’argent qu’ils ramenaient sur leur dos afin qu’on l’emmène. Leurs mains saignaient, et leur cœur aussi. Ils étaient fils du soleil, fils de la terre, on les transformait en vers. Ironie, leurs tortionnaires leur octroyaient quelques pièces de monnaie pour leurs services. Pièces qu’ils échangeaient contre des feuilles de coca. La coca que l’on mâche afin de retrouver des forces quand on est trop épuisé pour porter sa pioche. La coca qui donne à celui qui va mourir l’illusion qu’il vivra encore. La coca qui enrichit les curés parce qu’ils touchent un pourcentage sur les paniers que les Blancs enfournent dans la mine. Avec la coca, mon cher Père, les Indiens meurent peut-être un peu plus vite, mais ils travaillent tellement mieux. Amen. Quand leur homme s’est éteint de désespoir, écrasé par la pierre qui s’effondre, brisé par la chute du haut d’une échelle, lacéré par les fouets, les poumons silicosés ou tout simplement de misère, les femmes rassemblent leurs enfants, à pied, elles reprennent le chemin de leur village. A Potosi, les élégantes en robe de Paris dansent sur leurs parquets précieux. Pour leur adresser la parole, les domestiques indiens se mettent à genoux.
      (...)
      A Potosi, nul ne peut aller pieds nus, nul ne peut vivre sans maison, il y fait si froid que le vagabond y meurt, crucifié par le gel sous le ciel le plus pur, le plus étoilé du monde. Et pourtant, je ne sens pas le froid en arpentant le Boulevard au milieu de ces gens qui me bousculent. Je perçois une ambiance unique, une sorte de tension dans les âmes comme un chant qui monte : on est ceux de Potosi ! On a résisté aux Espagnols ! Ils nous ont torturés, déportés, massacrés, mais on est ceux de Potosi. Nous mourons aujourd’hui de silicose, les poumons rongés par la poussière des mines. Nos femmes arrivent à peine à alimenter leurs enfants, on est ceux de Potosi. Les galeries des mines s’effondrent, on nous paie une misère, on expulse nos veuves des logements que la mine nous fournit, mais on est ceux de Potosi. On mâche la coca comme nos aïeux, on boit de l’alcool qui nous ronge, pour tenir, pour oublier. Mais on est ceux de Potosi. Les soldats nous tirent dessus quand on fait la grève, ils torturent nos meneurs, ils ont dressé les paysans contre nous ; quand nous nous battons, nous sommes seuls, tant pis, on est ceux de Potosi.

      Anne-France DAUTHEVILLE

      • thierry reboud
        • Posté à 21h34 le 08/08/2010
        • Internaute 20923

        Merci Pépé pour ce texte, très intéressant.

        Mais je continue de croire qu’un article sur la grève actuelle serait également intéressant parce que c’est Morales qui est au pouvoir présidentiel ; parce que, depuis son accession à la présidence, les régions (préfectures, je crois) ont réclamé plus de pouvoirs (notamment économiques) au détriment de l’état central ; et que je me demande dans quelle mesure ces grèves s’inscrivent dans ce contexte.

         
        • Tristian
          Tristian répond à thierry reboud
          moi-même
          • Posté à 01h17 le 09/08/2010
          • Internaute 121503
            moi-même

          Quand je n’ai pas la possibilité d’aller voir sur place et de partager mes analyses sur la situation de la Bolivie, avec d’autres personnes qui la vivent, j’aime bien aller sur ce site :

          Lien

        • A déménagé le 8-10 2
          • Posté à 10h54 le 09/08/2010
          • Internaute 41917
            nc

          « Mais je continue de croire qu’un article sur la grève actuelle serait également intéressant “

          Je ne dis pas le contraire. Vous semblez connaître le sujet : pour quoi ne pas en faire un article pour la Rue ?

          J’ai tiré ce texte d’un manuel scolaire de 3°. L’étude de texte telle qu’on la pratiquait naguère est un exercice imptoyable pour les textes mal écrits ou roublards (elle permet d’en découvrir les ficelles) et révélateur pour les bien écrits. Ce fut le cas ici : qualité du rythme ternaire, métaphores filées - et pertinentes.

        4 autres commentaires
      • Tristian
        Tristian répond à A déménagé le 8-10 2
        moi-même
        • Posté à 01h09 le 09/08/2010
        • Internaute 121503
          moi-même

        « Avec la coca, mon cher Père, les Indiens meurent peut-être un peu plus vite »

        Là, ce qui m’intéresse, c’est plus le « peut-être » que le reste.

        Mais bon, tout le monde sait que la coca, comme las papas, c’est des produits démoniaques. Mon cher Père à honte, si l’Europe est corrompue, c’est de la faute des pommes de terre (il a fait entrer le diable dans la bergerie).

        Mais j’aime beaucoup los potosinos. Dans les manifs, ils aiment bien mettre de l’ambiance avec des détonateurs de dynamite. La première fois, ca surprend. Ce petit vieux, qui était à côté de moi, ca l’a bien fait rire et il m’a montrer le deuxième, qu’il a lancé un peu plus loin.

      • Tristian
        Tristian répond à A déménagé le 8-10 2
        moi-même
        • Posté à 02h17 le 09/08/2010
        • Internaute 121503
          moi-même

        Il faut savoir que c’est le comité civique, qui est à la tête de cette grêve, à Potosi. Je ne peux, malheureusement, pas vous dire qui sont les gens qui manipulent le comité civique de Potosi. On avait beaucoup parlé du fils d’oustachis, Branco Marincovich, qui était à la tête du comité civique de Santa Cruz. A Cochabamba, le comité civique avait aussi organisé des actions contre les paysans, qui se sont soldées par des morts (leur jeunesse « troupe de choc » avait même des jolis boucliers avec la croix gamée, pour acompagner leurs battes de baseball). Je ne vais même pas vous parlez de ce qu’avait fait le comité civique de Sucre, tout le monde doit s’en souvenir.

        Je pourrais vous parler de beaucoup de choses, sur la Bolivie, mais là, il me manque encore quelques mois, avant mon retour.

        Je ne sais pas quel est l’influence du trotskiste Filimon Escobar, dans l’affaire, celui qui était conseiller d’Evo Morales, il y a longtemps, et qui avait fait ratifier, quand il était président du Senat, le traité qui interdit à la Bolivie d’extrader n’importe quel criminel de guerre des USA au tribunal de la Haie.

        Ce personnage est, maintenant, conseiller du maire de Potosi et ils cherchent à se présenter comme alternative à Evo Morales.

        Mais je crois pouvoir dire avec très peu de chance de me tromper, que le comité civique de Potosi doit être bien plus formé des seigneurs des mines que de mineurs voué à mourir de silicose.

    • clozedor
      • Posté à 09h43 le 09/08/2010
      • Internaute 112179

      Attendez, c’est pas Mac Do, ici...
      (Joke)

    • Michel Faure
      Michel Faure répond à thierry reboud
      Journaliste
      • Posté à 11h26 le 09/08/2010
      • Journaliste 82928
        Journaliste

      Thierry,

      Merci pour votre suggestion. Le problème est que j’écris un papier par semaine, faute de temps, et chaque semaine, l’air de rien, j’ai un choix assez large de sujets qui mériteraient d’être traités. J’essaye de choisir au mieux de mes envies et de ce que je devine être les intérêts des lecteurs. Mais bien sûr, certains sont (injustement ?) écartés. Je me dis, ça sera peut-être encore bon pour la semaine prochaine. C’est parfois le cas. Récemment sur Cuba, par exemple. Les critiques pleuvent aussitôt, je suis « obsédé » par Cuba, etc. Donc Potosi, peut-être, Thierry, ça fait partie des possibles, mais pardonnez moi, je ne promets rien.

      Cordialement

    • Errance
      Errance répond à thierry reboud
      écouteur d'histoires
      • Posté à 13h02 le 09/08/2010
      • Internaute 114729
        écouteur d'histoires

      Thierry, il se passe toujours énormément de choses en Amérique latine. Mais autant, la monomania autour de Chavez et de Cuba m’agace (je parle de la presse en général hein), particulièrement parce que le centre de gravité de l’Amérique Latine se trouve loin de là. Autant ici on touche quelque chose qui est probablement plus fort et important qu’une grève même dans le Cerro Rico, même avec les symboles qu’elle peut générer.

      On parle ici au travers du cas Gelman (grand-père et petite fille), du cas de plus de 400 mômes de plus de 30 ans aujourd’hui qui vivent toujours avec une identité volée et dont les parents ont été massacrés par la dictature. On parle d’un gouvernement, dont il y a beaucoup à dire, mais qui a eu ce courage immense de mettre fin à l’impunité dont les bouchers de Videla ont bénéficié par loi, mais aussi par le biais des effaceurs d’Histoire. On parle aussi ici d’un des plus grand poète argentin. On parle aussi du jugement d’hommes qui encore tout récemment ont tué pour protéger cette immunité, Il y a le disparu Julio Lopez, Il y a le prefet Febres qui semblait près à parler et qui a été empoisonné par les siens, il y a aussi plusieurs assassinats ou tentatives d’assassinats de témoins de ces procès qui ont eu lieu ces derniers mois.

      C’est sur que vivant en Argentine ce thème me touche particulièrement. Mais il faut bien comprendre une chose, ces disparus et surtout ces enfants de disparus sont des éléments qui continuent à bloquer la société argentine. On est vraiment pas dans l’anodin, surtout quand, il y a quelques jours, La société rurale argentine, au travers de la voix de son président, a, une fois encore, revendiqué le vieux modèle latifondo argentin qui a été derrière toute les dictatures qui ont ensanglanté le pays et l’ont maintenu dans cette situation du pays du tier-monde.

      Je me réjouis de cet article et j’en remercie vivement Michel Faure, faut dire cela faisait un moment que je râlais que ce problème n’est pas plus d’écho de par chez nous, enfin en France.

      Ah, en complément de l’article de Michel, une traduction d’un texte particulièrement fort de Juan Gelman :
      Lien

      • thierry reboud
        thierry reboud répond à Errance
        • Posté à 13h13 le 09/08/2010
        • Internaute 20923

        D’accord avec toi, et je ne voulais absolument pas contester la pertinence de cet article, si peu que ce soit. (Et d’ailleurs merci aussi à toi pour les compléments que tu proposes.)

        J’ai juste profité de l’occasion pour demander... Bon, si c’est possible, tant mieux ; si non, tant pis.

         
        • Errance
          Errance répond à thierry reboud
          écouteur d'histoires
          • Posté à 13h26 le 09/08/2010
          • Internaute 114729
            écouteur d'histoires

          J’ai réagi sous ton texte pour plusieurs raisons :

          1- tu es le premier à avoir réagi
          2- je t’apprécie
          3- ça a ouvert la discussion vers tout autre chose que le sujet de l’article.

          Je t’avouerai que ça intéresserait beaucoup aussi, parce qu’ici ce n’est pas plus médiatisé, voir moins. Mais ce sujet est un truc tellement fort qu’au final ça tombe mal que tu es été le premier à commenter.

          un autre petit complément, un dessin de Rep, une sorte de Chimulus argentin en plus poétique et barré :

          Lien

          Ma femme qui est né en 1971, m’a dit avoir pensé être une enfant de disparus, pourtant elle est un peu âgée pour cela. Elle m’a raconté aussi qu’à la fin des années 80 (donc 6-7 après la fin de la dictature) sa mère lui interdisait (elle ne lui a pas obéit, mais c’est une autre question) d’aller faire de l’alphabétisation dans les villas (bidonville) parce qu’elle avait peur qu’elle disparaisse. De très nombreux disparus ont été de simples travailleurs sociaux, souvent même des membres de l’action catholique...

          C’est cette peur qui continue à couler dans les veines des Argentins.

          • thierry reboud
            thierry reboud répond à Errance
            • Posté à 14h02 le 09/08/2010
            • Internaute 20923

            3- ça a ouvert la discussion vers tout autre chose que le sujet de l’article

            Bien obligé de reconnaitre que tu as raison. Toutes mes excuses. (Sur l’article, que j’ai apprécié, je n’avais pas grand chose à ajouter...)

            • Errance
              Errance répond à thierry reboud
              écouteur d'histoires
              • Posté à 14h16 le 09/08/2010
              • Internaute 114729
                écouteur d'histoires

               :) todo bien compadre.

              je crois qu’un des nœuds les plus complexe de l’Amérique latine, particulièrement le cone sur c’est ce problème des disparus et dans le cas argentin, petit plus sur l’échelle de l’horreur, les enfants de disparus.

              En tant que franchute (c’est ma manière parfois méprisante, mais surtout amicale d’appeler les français ici) aussi près que je m’approche de ce problème il me manque des clefs. j’ai beau lire des témoignage il y a un truc dans la mécanique de cette horreur qui m’est totalement étrangère.

              Quand tu penses qu’un type comme Duhalde, vice président de Mennen, connu pour être un gros ou ancien gros narco, président en 2002 etc. bref ce que l’on peut faire de pire dans la politique argentine, a appelé à l’arrêt immédiat de tous les procès et à l’oublie des crimes de la dictature...

        3 autres commentaires
  • Féline
    Féline
    fée
    • Posté à 19h09 le 08/08/2010
    • Internaute 111221
      fée

    Petit conseil pratique aux militaires des dictatures :

    lors du retournement de situation de votre pays et des combats du fin de votre règne, quand vos adversaires, pour limiter le nombre de morts, vous proposent l’amnistie en échange de votre arrêt des combats armés : n’y croyez pas !

    • Psyfou
      Psyfou répond à Féline
      pas glop
      • Posté à 21h15 le 08/08/2010
      • Internaute 102931
        pas glop

      Vous êtes décidemment une bien sale personne, féline.
      Non pas une fée, mais le genre de sorcière qui se faisait confectionner des abat-jours dans la peau des prisonniers des camps de concentration.
      Le genre corbeau de village qui jouissait en dénonçant ses voisins à la kommandantur.

      • Féline
        Féline répond à Psyfou
        fée
        • Posté à 21h18 le 08/08/2010
        • Internaute 111221
          fée

        Moi aussi je vous aime bien.

      • Amarouayache Zaky
        • Posté à 01h27 le 09/08/2010
        • Internaute 11970

        Contrairement a ce que l on peut penser psyfou, la hyène ne fait pas partie de la famille des félins. Le pseudo de cette « personne » ( qui d apres mon intuition n est pas une femme mais bel et bien un homme aigri ) est donc inapproprié et trompeur.

      • Gontran Abdelkader-Kowalski
        Gontran Abdelkader-Kowalski répond à Psyfou
        explorateur prolétaire
        • Posté à 10h57 le 09/08/2010
        • Internaute 104077
          explorateur prolétaire

        Je peux me tromper, mais je pense qu’elle faisait de l’humour.

        Bon après, elle n’a pas mis le petit smiley ; -)
        Té, elle est conne ! ^^

         1 autres commentaires
  • Gelone2010
    Gelone2010
    Sarkophobe
    • Posté à 00h39 le 09/08/2010
    • Internaute 99991
      Sarkophobe

    On se demandera toujours ce qu’il en aurait été des massacres et des crimes commis par la dictature de ceux que la dictature a empêché d’accéder au pouvoir...

    • Stenka Razine
      Stenka Razine répond à Gelone2010
      à la cosaque
      • Posté à 00h51 le 09/08/2010
      • Internaute 107122
        à la cosaque

      ça t’a bien raison ma bonne dame
      moi je me demande bien keski s’aurait passé si ma tante en avait eu

    • Errance
      Errance répond à Gelone2010
      écouteur d'histoires
      • Posté à 12h36 le 09/08/2010
      • Internaute 114729
        écouteur d'histoires

      Ben justement ce sont d’anciens Montoneros qui sont actuellement au pouvoir en Argentine et on ne peut que constater le niveau terrifiant des massacre dans le pays depuis 2002....

      Les ex-massacreurs, par contre, finissent leur vie en prison. Ce que personne ne regrettera bien au contraire.

      • Gelone2010
        Gelone2010 répond à Errance
        Sarkophobe
        • Posté à 12h54 le 09/08/2010
        • Internaute 99991
          Sarkophobe

        « Ben justement ce sont d’anciens Montoneros qui sont actuellement au pouvoir en Argentine... »

        Et il y a d’anciens khmers rouges qui sont au pouvoir au Cambodge.

        Voyez-vous, bien des années ont passé et la maison-mère des marxistes s’est effondrée dans les conditions que l’on sait. Ca a redimensionné bien des projets antérieurs.

         
        • Errance
          Errance répond à Gelone2010
          écouteur d'histoires
          • Posté à 13h09 le 09/08/2010
          • Internaute 114729
            écouteur d'histoires

          les Montoneros était péroniste ce qui est relativement incompatible avec le marxisme.

          D’ailleurs les communistes n’ont jamais rigolé sous le régime de Peron, c’ets le moins que l’on puisse dire.

          Par contre quand on regarde un peu comment la violence politique est née en Argentine, il est difficile d’y voir la main de l’URSS, bien plus celle de l’Angleterre ou des USA.

          ça remonte loin : le coup d’état contre Yrigoyen ...

        2 autres commentaires
  • Tristian
    Tristian
    moi-même
    • Posté à 00h47 le 09/08/2010
    • Internaute 121503
      moi-même

    Quand je lis :

    « de la part d’instructeurs des Etats-Unis, des leçons de tortures »

    Est-ce que ce n’était pas, plutôt, des francais ?

    Il me semble que c’est bien La France qui a hérité des meilleurs méthodes d’interrogatoire (on ne dit pas torture) des nazis, non ?

    Et dans le : « comment faire parler un arabe, même si il n’a rien à dire », il me semble que les francais ont bien perfectionner ces méthodes, dans leurs laboratoires de recherche, en Algérie.

    Enfin, on sais bien que c’est les USA qui ont envoyé les instructeurs, mais il me semble qu’ils ont envoyé les meilleurs experts qu’ils ont trouvé sur le marché international.

    On parle bien de « l’école francaise », ou je me trompe ?

    • terrysulivan
      terrysulivan répond à Tristian
      ...
      • Posté à 05h18 le 09/08/2010
      • Internaute 89568
        ...

      J’ai l impression que l article ne met pas en doute la participation de la France dans tout ce qui a été fabrique et diffusion de méthodes de torture systématiques au début des annees 60.
      En 1964, « La Guerre moderne » de Trinquier avait deja ete traduit en anglais (d ailleurs etrangement reedite en 2006, pour les amateurs : Lien), ce qui pousse á croire qu’en 1967, ces methodes tendaient á déjà être (tres) bien connues au niveau international. Ton affirmation comme celle du témoin de ce procès ne sont donc pas intrinsèquement exclusives.

      Par contre, ce qui me parait important au niveau de l actualité Argentine, c est qu’avec la fin des amnisties (mises en places par Menem au debut des annees 90), et la réouverture de nombreux procès dans plusieurs provinces argentines, certaines langues se délient, beaucoup de faits qui etaient restés dans l ombre jusqu’alors commencent á faire surface. Les meres et grand meres de plaza de mayo peuvent continuer á lutter : aprés trois décades, on commence enfin á faire justice.

      Au passage, un des proces qui s est reouvert ces dernieres annees concerne les enfants adoptes par la plus grande proprietaire de medias argentins : Ernestina de Noble. Ses enfants sont hijos de desaparecidos, mais refusent depuis deja plusieurs mois de se soumettre aux test adn et ont par ailleurs entravé la justice á plusieurs reprises avec des coups assez cocasses (Lien -
      Lien).

      • JahRastafari
        • Posté à 10h45 le 09/08/2010
        • Internaute 9177

        En complément, je recommande à tous ceux qui seraient intéressés de lire :

        Escadrons de la mort : l’école française
        Lien

        (qui est aussi un documentaire déja sorti en DVD) :

        Lien

        Bon visionnage et/ou bonne lecture

         
        • Tristian
          Tristian répond à JahRastafari
          moi-même
          • Posté à 13h43 le 09/08/2010
          • Internaute 121503
            moi-même

          Juste, j’avais oublier l’importance de l’Indochine, pour la transmission et le perfectionnement des méthodes d’interrogatoires et de la guerre anti-subversive, de l’Allemagne nazi jusqu’a nos jours.

          En Bolivie aussi, le dernier candidat à la présidentiel, qui est arrivé deuxième, loin derrière Evo Morales, avait étudié dans la fameuse école francaise, au Panama, connue, aussi, comme l’Escuela de las Americas.

          Mais que personne ne prennent peur : ce cap’taine Manfred Reyes (bombom, pour les intimes) est un imbécile fini. Face à lui, même Sarko ou la miss Royal auraient pu gagner facilement les présidentiels au premier tour.

          Je suspecte fortement, que, même comme assassin, il devait être médiocre. Mais comme papa était haut-gradé et fortement impliqué dans la politique, à l’époque des narcodictatures, le fiston était assuré d’un poste dans les plus haute sphère de l’état.

          J’aime beaucoup le nom que lui donnait les militaires : « cap’taine piñata ». Ceux qui savent ce qu’est, una « piñata », devraient comprendre.

          he he, et je suspecte même que, durant les élections présidentiels de 2002, jusqu’au département d’état des USA, n’a pas voulu de lui, à la tête du pays (et l’avait enfoncé), qu’ils avaient misé sur « Goni », Carlos Mesa et Evo Morales.

          Mais, comme bon et stupide petit soldat, il a toujours suivi les ordres de ses maîtres. Aujourd’hui, il n’a même pas voulu allez, quelques années, en prison, pour actes de corruption. Il s’est enfui du pays, pour profiter d’une jolie fortune, à Miami, avec sa famille.

          Là, je crois que, politiquement, il est totalement mort. Ca me fait presque de la peine pour tous les gens qui ont voté pour lui.

          En prison, il aurait pu prendre le temps de lire et de gagner un peu de cervelle. Puis, à sa sortie de prison, il aurait été bien placé, pour prendre la tête de l’opposition à Evo Morales.

        1 autres commentaires
  • no register
    • Posté à 01h44 le 09/08/2010
    • Internaute 120050

    une info du Venezuela :

    Lien

  • Hulk
    Hulk
    Gros con de droite
    • Posté à 04h13 le 09/08/2010
    • Internaute 108405
      Gros con de droite

    Ceux qui protestent contre le pouvoir du conseil constitutionnel en France devraient songer aux grands avantages qu’il y a à bénéficier d’un Etat de droit. Cf. la cour constitutionnelle argentine qui a su annuler des lois iniques pourtant votées par consensus et pour des motifs politiques de court terme valables.

    • terrysulivan
      terrysulivan répond à Hulk
      ...
      • Posté à 05h23 le 09/08/2010
      • Internaute 89568
        ...

      t as pas loupé un épisode par hasard ?

      « Luego de que en 2003 el Congreso de la Nación declarara la nulidad de las leyes de Punto Final y Obediencia Debida algunos jueces comenzaron a declarar inconstitucionales aquellos indultos referidos a crímenes de lesa humanidad y a reabrir los casos. »

      Lien

      C est bien la majorité parlementaire kirchneriste (peroniste au passage...) qui a voté « par consensus et pour des motifs politiques de court terme valables » (pour te citer) la fin de ces « lois iniques »... !

      Il faut rendre à César ce qui appartient à César, même quand ce dernier est étiqueté de populiste, ou par d autres noms d oiseaux qui ne sont pas si flatteurs.

      • Errance
        Errance répond à terrysulivan
        écouteur d'histoires
        • Posté à 12h40 le 09/08/2010
        • Internaute 114729
          écouteur d'histoires

        Oui mais c’est la cour suprême qui a vraiment permis il y a 2 ans l’ouverture de la plus part des procès actuel.

        Donc hulk n’a pas complètement tort non plus.

        C’est le pouvoir et la cour suprême qui ont permis l’ouverture du procès dont nous parle aujourd’hui Michel Faure.

         
        • terrysulivan
          terrysulivan répond à Errance
          ...
          • Posté à 14h58 le 09/08/2010
          • Internaute 89568
            ...

          Cette année, le 26 mars, Hebe de Bonafini (figure emblématique des Madres) a terminé son discours en remerciant Cristina Kirchner et non pas les juges de la cour supreme Argentine... Il y a surement une raison á ça...

          2 remarques supplémentaires :
          - la cours supreme n’avait jamais rien trouvé á redire pendant les gouvernements précédents.
          - les nouveaux intégrants de la cours suprême ont ete désigné par... le pouvoir exécutif...

          • Errance
            Errance répond à terrysulivan
            écouteur d'histoires
            • Posté à 16h01 le 09/08/2010
            • Internaute 114729
              écouteur d'histoires

            Hebe de Bonafini est aussi emblématique que contestée et très proche du gouvernement, mais c’est un autre problème. Les procès populaire qu’elle a organisé contre un certain nombre de journalistes, même si certains sont des ordures de premier ordre, est un précédent inquiétant.

            Je ne nie pas l’action du gouvernement (sans la volonté des kirchner rien n’aurait été fait), bien au contraire, mais je dis que la décision de la cours suprême est le point qui a fait basculer et ouvrir de nombreux procès contre les ex-dictateurs.

            la cours n’a pas non plus agit pendant la période Menem pour deux raisons simples :

            1- Il ne lui a pas été demandé de se prononcer sur ce problème.
            2- Elle était très fortement inféodé au pouvoir avant la réforme des Kirchner qui lui a redonné un minimum d’indépendance.

            Donc il est évident que les procès existent, ont existé et existeront grâce à la volonté du gouvernement actuel, mais sans l’appuie d’une cours suprême à nouveau indépendante rien de tout cela aurait été possible.

            Cette institution et son indépendance sont fondamentales pour un pays comme l’Argentine, même si la justice à encore un très long chemin à faire pour être vraiment indépendante, du pouvoir ou plutôt des pouvoirs. Les atermoiements de la justice dans l’affaire des enfants Noble (pour rester dans le sujet) est un des signes de cette dépendance de la justice face au pouvoir politique, mais aussi et surtout face au pouvoir économique.

            • terrysulivan
              terrysulivan répond à Errance
              ...
              • Posté à 17h42 le 09/08/2010
              • Internaute 89568
                ...

              Errance, tu erres. S il y a bien une chose que l opposition reconnait au gouvernement kirchner, c est d avoir retabli un certaine independance au niveau de la cour supreme.

              - quant au proces de la proprietaire de clarin (Noble), ca fait plus de 10 ans qu il est ouvert, et qu un contingent d avocats essaye de le fermer sur un vice de forme : ll n’a donc pas ete ouvert sous l ere Kirchner, tu tergiverses un peu certaines choses.

              - ok pour hebe, mais estella carlotto (presidente de l association des abuelas souvent considerée comme conservatrice par rapport aux madres) a salué l’action des kirchner au niveau des droits de l homme.

              - Enfin, jusqu’a preuve du contraire, les journalistes continuent á pouvoir s’exprimer sans aucune censure. D ailleurs, le clarin a toujours su s accomoder des gouvernements qui se sont succedé pendant ces 50 dernieres annees (militaires ou pas).

              This is a closeup of the Grand Canyon.

              • Errance
                Errance répond à terrysulivan
                écouteur d'histoires
                • Posté à 17h55 le 09/08/2010
                • Internaute 114729
                  écouteur d'histoires

                Faudrait apprendre à lire là !

                Je n’ai pas critiqué le gouvernement que je sache ! Et encore moins réduit son rôle fondamental sur les droits de l’homme en Argentine et son travail sur l’indépendance de la cours suprême, même si au niveau de la justice en général il reste un boulot énorme à faire. Le point de la discussion n’était pas là et si vous voulez savoir ce que j’en pense essayer ces quelques textes, un peu de tout :

                Lien
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                Lien

                Il n’empêche que le fait important c’est la décision de la cours suprême et non celle du gouvernement qui est pourtant le moteur de tout ça.

                Je salue aussi l’action des Kirchner (en tout cas sur ce domaine ou celui sur la loi des médias ou encore sur l’opposition faite à la SRA, sur d’autres ils sont une génération de politique dont le pays avait besoin, mais avec les travers de cette génération) et j’applaudis même des deux mains, la question n’est pas là. Les Kirchner en toute logique il leur reste un an de pouvoir.

                La cours suprême elle sera encore là avec le prochain gouvernement et si par malheur c’est Duhalde ou Macri qui arrive au pouvoir (on sait jamais avec l’Argentine), c’est bien l’indépendance de la cours suprême qui pourra sauver le pays.

                Je connais bien l’histoire du groupe Clarin et j’espère voir s’effondrer cette véritable épine vénéneuse plantée dans le corps du pays.

                j’erre p’tre mais je vis en Argentine, ça m’aide aussi à avoir une autre vision du pays et je ne vis pas à Barrio parque, Recoleta ou Palermo.

                • terrysulivan
                  terrysulivan répond à Errance
                  ...
                  • Posté à 18h58 le 09/08/2010
                  • Internaute 89568
                    ...

                  l’explication de texte n’a jamais été mon fort au collège, alors je vous fais perdre un peu de votre temps en reformulations pour que ça soit clair comme de l eau de roche pour tout le monde.

                  c’est quand même pas si mal que ça zona oeste (dans un précèdent poste, vous faisiez référence á Hurlingham si je me souviens bien). A Hurlingham, il n est pas rare de trouver des maisons avec piscine, on peut même s adonner á la pratique du polo et du rugby dans un club des plus respectables. Au final, je ne sais pas si la vision du pays des habitants de ce partido diffèrent beaucoup de celles de Palermo, mais c’est déjà se perdre en pures conjonctures...

                  • Errance
                    Errance répond à terrysulivan
                    écouteur d'histoires
                    • Posté à 22h39 le 09/08/2010
                    • Internaute 114729
                      écouteur d'histoires

                    On a été invité à un mariage à Hurlingham, au club épique, c’était très hip. même si la photo de Ongania avec le prince Philip mettait tout de suite dans l’ambiance du lieu.

                    on est sur capital federal près de san Martin.

                    La vision du pays change avec les gens avec lesquelles on vit. Et on ne peut pas dire que je vive entouré de la bourgeoisie portègne.

                    bah en évitant de dire que j’erre ça serait déjà plus facile pour reformuler :).

          • Michel Faure
            Michel Faure répond à terrysulivan
            Journaliste
            • Posté à 09h21 le 10/08/2010
            • Journaliste 82928
              Journaliste

            Ce qu’a fait la cour suprème argentine sur ce sujet est très bien, mais que ses juges soient aux ordres d’un gouvernement qui les a nommés est une catastrophe démocratique.
            Quant à Bonafini, elle n’a pas toujours très bien servi sa juste cause, et c’est dommage. Heureusement, Las abuelas ont pris le relais.

            • Errance
              Errance répond à Michel Faure
              écouteur d'histoires
              • Posté à 15h29 le 10/08/2010
              • Internaute 114729
                écouteur d'histoires

              La cours suprême est aujourd’hui relativement indépendante, ce qui est une énorme évolution avec la période Menem.
              Il me semble difficile de dire que les juges de la cours suprême sont aujourd’hui aux ordres du gouvernement. Le temps pris par la cours pour valider la loi des médias me semble d’ailleurs assez bien le montrer.

              Bonafini entre autre avec son « procés » contre les journalistes a été vraiment trop loin par contre.

              Les abuelas font effectivement un travaille formidable.

            • terrysulivan
              terrysulivan répond à Michel Faure
              ...
              • Posté à 21h00 le 10/08/2010
              • Internaute 89568
                ...

              les juges n ont pas l air d etre aux ordres du gouvernement, quelques elements :

              - bien que les juges de la cours soient nommés par le président, leur candidature reste sujete á veto lors d un vote qui a lieu au sénat.
              - depuis déjà quelques années, de nombreux observateurs jugent que la cours suprême argentine a retrouvé une certaine indépendance. (á titre d illustrations j ai retrouve un article d’il y a quelques mois dans lequel Cristina Fernandez faisait face aux critiques de la cour supreme :
              Lien)

              En ce qui concerne Bonafini (en concret...), la mise en place de la Universidad de las Madres (ça fait déjà 10 ans), et la construction de logements populaires (plus récemment) constituent deux grand projets qui portent déjà leurs fruits au niveau national, démontrant son énorme capacité de mobilisation et d’action.
              Je me doute que ses déclarations concernant l Iran, les Farcs, Chavez, les USA, et j en passe, vous déplaisent au plus haut point, mais ne serait ce pas dommage de réduire votre jugement á cette incompatibilité idéologique ?

              Quant au « relais » entre les madres et les abuelas, je ne crois pas qu il n ait jamais eu lieu, leurs objectifs et formes de faire sont toujours restés incompatibles, et ont toujours très bien fonctionné en parallèle.

              EDIT : Lien et pendant ce temps lá en colombie : P

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