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L'actualité turque commentée, depuis Paris, par Marie Antide, ex-Stanbouliote.

Législatives en Turquie : Erdogan veut gouverner seul

Marie Antide
www.turquieeuropeenne.com
Publié le 09/06/2011 à 12h42


Recep Tayyip Erdogan, lors d’une conférence de presse à Istanbul, le 12 septembre 2010 (Osman Orsal/Reuters).

A quelques jours des élections législatives turques, dimanche, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan continue de sillonner le pays pour :

  • soutenir les candidats de son parti,
  • rappeler les performances impressionnantes de l’économie turque depuis 2002,
  • annoncer son grand projet de canal,
  • réaffirmer son attachement à l’islam.

Stratégie gagnante puisque les sondages désignent le Parti pour la justice et le développement (AKP) grand favori des élections. Mais Erdogan ne veut pas seulement être à la tête du premier parti de l’Assemblée, il veut la majorité absolue : 367 sièges. Pour changer la Constitution.

8,9% de croissance en 2010 : impressionnant mais fragile

Le dynamisme économique du pays est le meilleur argument de campagne d’Erdogan. Le gouvernement AKP, en poste depuis 2002, a su tirer partie de la politique de rigueur et des mesures adoptées sous la surveillance du Fonds monétaire international (FMI), par Kemal Dervis, ministre de l’Economie, au lendemain de la grave crise financière, monétaire et économique de 2001.

Dix ans plus tard, le pays a maîtrisé l’inflation à deux voire trois chiffres des années 90, le revenu par habitant a été multiplié par trois, l’économie s’est hissée au 17e rang mondial tirée par une consommation intérieure avide de modernité.

Les exportations ont doublé et les entreprises turques ont fortement développé leur présence au Moyen-Orient, en Asie Centrale et en Afrique. Alliant dynamisme et sociabilité musulmane, les entreprises sont devenues le fer de lance du « softpower » diplomatique turc dans tous les pays émergents.

Clin d’œil à l’Union européenne avec laquelle elle a entamé un laborieux processus d’intégration, la Turquie est le seul pays à satisfaire aux critères de Maastricht en termes de dette publique et de déficit budgétaire. Elle est aussi l’un des rares pays à avoir eu sa note de crédit amélioré par les agences de notation, avec un satisfecit sur la bonne santé de de son système bancaire.

La Turquie, nouvel eldorado… mais aux pieds fragiles : le gouvernement d’Erdogan n’a pas su remédier aux faiblesses structurelles de l’économie :

  • dépendance des capitaux étrangers pour financer la croissance,
  • faiblesse persistante de l’épargne nationale,
  • éducation et formation insuffisantes de sa jeune population (43% de la population a moins de 25 ans),
  • disparités régionales et sociales exacerbées par la croissance…

« Kanal Istanbul », le projet fou de cette campagne

Malgré ces lacunes, Erdogan propose à ses électeurs un rêve de puissance économique : la Turquie, dixième puissance mondiale vers 2021 et la construction d’un « Kanal Istanbul » pour désengorger le Bosphore. Actuellement saturé par le trafic des tankers et cargos, ce magnifique détroit sera transformé en un port de plaisance et en espace nautique.

Construit à l’ouest d’Istanbul, ce canal long de 50 km doublera le Bosphore pour accueillir 160 bateaux par jour. Les populations déplacées seront relogées dans deux villes nouvelles construites aux normes antisismiques (alors que 70% des immeubles d’Istanbul sont à risque). Les financements viendront de partenariats public-privés.

La dimension écologique n’a pas été abordée ni le coût de la traversée. Les eaux du Bosphore sont gratuites car déclarées zones internationales. Point
d’orgue de ce projet démesuré : le canal sera inauguré en 2023 pour le centenaire de la République turque.

Deux défis : la question kurde et une nouvelle Constitution

Campagnes de désobéissance civile, manifestations, heurts, victimes, opérations ville-morte lors des meetings d’Erdogan dans l’Est kurde… au cours de cette campagne, ces tensions ont mis en évidence l’échec de l’ouverture amorcée par le gouvernement en 2009 pour trouver des solutions à cette guerre civile qui a fait près de 45 000 morts.

Politiquement toutefois, la question kurde est revenue sur les agendas de tous les partis.

A l’Assemblée, le parti kurde modéré BDP devrait pouvoir compter sur une trentaine de candidats indépendants et constituter une force politique indispensable dans la constitution d’une coalition contre l’AKP.

Tous les partis politiques souhaitent en effet un nouveau texte
fondamental car la Constitution actuelle, même maintes fois amendée, reste l’héritage du dernier coup d’Etat militaire en 1981.

Les enjeux de ce renouvellement sont majeurs :

  • modifier ou non les trois premiers articles de la Constitution qui définissent les fondements de la République turque : « Un Etat démocratique, laïque, social et respectueux de l’Etat de droit » ;
  • définir une nouvelle citoyenneté  : selon un sondage cité par le Pr Jean Marcou, sur son site Ovipot le 11 mai, 65% des Turcs interrogés souhaitent un texte fondamental moins
    « laïciste et plus enclin à affirmer l’identité musulmane du pays [des députés voilées pourraient siéger au Parlement, ndlr] ». Toutefois, ils ne sont pas prêts à proposer une nouvelle définition de la citoyenneté qui « promouvrait le droit à une identité distincte ». La crainte d’une partition du pays, héritée du traité de Sèvres (1920), est toujours vive ;
  • définir un nouveau statut de l’exécutif avec élection du président de la République au suffrage universel direct et pouvoirs élargis.

A moins de 330 voix, l’AKP doit avoir le soutien des autres partis pour rédiger la nouvelle Constitution. Entre 330 et 367 voix, elle doit soumettre le texte à un référendum. A plus de 367 voix, l’AKP peut adopter seul le nouveau texte.

Et l’islam pour accompagner le destin d’Erdogan

A l’arrivée de l’AKP au pouvoir en 2002, tout le monde parlait de « son agenda caché » qui allait faire de la Turquie un pays aussi fondamentaliste que l’Iran. Cela n’est pas arrivé. La Turquie est toujours un pays laïc où l’islam est devenu plus visible. La question est de savoir s’il en deviendra plus séculier.

La Turquie est aussi un pays où le pouvoir a changé de mains. Possession exclusive des élites kémalistes, militaires, citadines et occidentales, le pouvoir politique, économique et financier est maintenant partagé avec les nouveaux arrivants qui affichent leur identité musulmane, anatolienne et conservatrice, fascinée par le progrès et l’innovation technologique… Et ils sont inconnus ou presque de l’Occident.

Leurs réseaux sont puissants, établis autour de cercles de sociabilité musulmane si importante dans l’Empire ottoman et décapitée par Atatürk au nom de la nouvelle République laïque et moderne. Ces réseaux se nomment Gülenci (du nom du fondateur, Fethullah Gülen) ou Naksibendi et apportent à leurs membres soutien financier, éducation, contacts, entraides …

Au pouvoir depuis 2002, Erdogan y sera pour quatre ans encore, peut-être plus. De plus en plus autoritaire dans l’exercice de son pouvoir, il n’a plus de doutes sur son chemin politique et il vise maintenant un destin : être celui qui a permis l’émergence d’une Turquie nouvelle, où islam, modernité et dynamisme économique ont pour la première fois fonctionné ensemble.

Il veut y aller seul, avec son parti et ses élus. Avec des risques d’hégémonie déjà perceptibles.

Photo : Recep Tayyip Erdogan, lors d’une conférence de presse à Istanbul, le 12 septembre 2010 (Osman Orsal/Reuters).

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  • Calife Hourchon-
    Calife Hourchon-
    penseur reconnu dans son village
    • Posté à 12h57 le 09/06/2011
    • Internaute 75861
      penseur reconnu dans son village

    Ses opposants les plus dangereux, les nationalistes, sont ces temps-ci victimes de campagnes de dénigrement sur fond de scandales sexuels et d’adultères... il a de la chance, M. Erdogan : l’horizon s’éclaircit pour lui.

    Observons-bien celui qu’on baptise du doux oxymore d’« islamiste modéré » : il va nous permettre de déterminer si un parti islamiste majoritaire se comporte comme un parti démocrate-chrétien en Europe, ou bien s’il s’agit, par essence, d’autre chose...

    • JMS66
      JMS66 répond à Calife Hourchon-
      ...
      • Posté à 13h17 le 09/06/2011
      • Internaute 146206
        ...

      Je ne pense pas que l’islam pose fondamentalement un problème ni même qu’il soit une menace directe.

      Il est à mes yeux plutôt un outil de scission des populations afin d’assoir le pouvoir de la nouvelle classe dirigeante qui se met en place et à laquelle l’article fait référence.
      Je crains par contre qu’en Europe la tendance soit la même, version chrétienne. Les récentes sorties, aux relents moyenâgeux, de nos gouvernants concernant « l’identité chrétienne » de nos nations en est un élément de preuve.

      • Le Templier
        Le Templier répond à JMS66
        • Posté à 18h26 le 09/06/2011
        • Internaute 153996

        Le problème de l’Islam c’est la Charia.
        Dans le genre moyenâgeux impossible de faire pire ....

         
        • Eremitage
          Eremitage répond à Le Templier
          Mister Nobody
          • Posté à 20h07 le 09/06/2011
          • Internaute 137099
            Mister Nobody

          Taisez-vous.

          • Nightbird
            Nightbird répond à Eremitage
            Nouvelobservator
            • Posté à 09h37 le 10/06/2011
            • Expert 132684
              Nouvelobservator

            De quel droit intimez-vous de se taire à quelqu’un qui ne partage pas vos convictions ?

        2 autres commentaires
      • Calife Hourchon-
        Calife Hourchon- répond à JMS66
        penseur reconnu dans son village
        • Posté à 20h13 le 09/06/2011
        • Internaute 75861
          penseur reconnu dans son village

        Je ne vous suis pas très bien : vous pensez que l’islam ne pose pas d’autre problème que celui d’« opium du peuple » et vous croyez qu’en europe le christianisme joue le même rôle ?

        Dans ce cas, je ne suis pas d’accord.

        Mondialisation oblige, nous assistons à des crispations identitaires partout : le monde musulman sur l’islam, l’europe sur le christianisme, peut-être, et encore...

        Mais l’islam politique pose un problème spécifique : la composante sociale de l’islam est très prégnante. Au contraire de la composante sociale du christianisme (qui est une orthodoxis plus qu’une orthopraxis), qui demeure assez faiblarde, même à la belle époque du sabre et du goupillon.

        Tous les fondamentalismes religieux entraînent un risque totalitaire, et en premier lieu ceux qui viennent des religions qui privilégient les pratiques et la cohésion sociale (versus les dogmes et la foi individuelle).

        L’islam est le cas le plus évident : la charia se soucie de tous les aspects de la vie des plus triviaux (la défécation y est spécifiée) aux plus métaphysiques (rites d’inhumation) en passant par tous les étapes de la vie (naissance, nourriture, sexe, héritage, témoignage...).

         
        • JMS66
          JMS66 répond à Calife Hourchon-
          ...
          • Posté à 10h30 le 10/06/2011
          • Internaute 146206
            ...

          Je partage votre défiance envers le fondamentalisme sous toutes ses formes qu’il soit religieux, politique, ethnique, racial ou que sais-je encore.
          En fait ce qui me gène dans vos propos et ceux de « Templier » ce sont les amalgames qui sont faits entre islam et fondamentalisme (la Charia en est le symbole), et entre identité et religion. Ces rapprochements sont le fondement de la théorie du « choc des civilisations ».

          Je suis d’accord sur le constat que vous faites de crispations identitaires croissantes dans le monde. La mondialisation est-elle la cause de crispations ? Sans doute si on considère qu’elle rend les inégalités sociales toujours plus criantes et insupportables.
          Quel exutoire va trouver cette crispation ? Les politiques le trouve toujours chez « l’autre », c’est le plus facile, et c’est la question de « l’identité » qui se pose alors.

          Savoir comment va se définir cette identité est donc une question politique de premier ordre, qui va définir le ciment de nos sociétés, nos rapports avec les autres nations. L’orienter vers le religieux est très dangereux, il me semble que vous partagez ce point de vue. Voilà pourquoi les discours sur l’identité chrétienne de la France me hérissent le poil.
          C’est donc l’usage qui est fait de la religion par les politiques que je dénonce, car il fait appel à des ressorts émotionnels individuels pour reléguer au second plan la nécessité de remettre en cause l’ordre social. Il ne s’agit pas d’opium du peuple mais plutôt d’un écran de fumée.

          Quand je dis que l’islam n’est pas fondamentalement un problème (comme toute religion d’ailleurs) c’est parce que je suis convaincu que, exception faite des exploiteurs et des fondamentalistes de tout poil, n’importe quel individu moyen, la majorité donc, dans ce bas monde n’est pas naturellement enclin à se préoccuper de ce que croit son voisin, en fait il s’en moque royalement, dés lors qu’il a lui-même une vie décente et qu’il n’est pas inquiet pour l’avenir de ses enfants.

          • Calife Hourchon-
            Calife Hourchon- répond à JMS66
            penseur reconnu dans son village
            • Posté à 10h54 le 10/06/2011
            • Internaute 75861
              penseur reconnu dans son village

            Je vous rejoint sur le fait que la majorité de nos complanétaires se moquent royalement de ce que croit ou ne croit pas son voisin, Dieu merci ! ;)

            En revanche, je perçois que nous différons radicalement en ce qui concerne le regard que nous posons sur le monde. Je n’ai pas lu l’ouvrage de M. Huntington, je me garderais bien donc de reprendre son expression, en revanche je crois qu’on commet une faute lorsqu’on ignore que la vision « occidentale » du monde (avec sa vision de la liberté individuelle) est partagée par le reste de celui-ci : dans cette mesure, n’y a-t-il pas, sinon un « choc », du moins une différence entre les civilisations ? Ce « droit à la différence » qu’on réclame pour les individus, pourquoi n’y auraient-elles pas droit ?

            Ce désaccord entre nous est révélé par votre incompréhension de mon inculpation de la mondialisation dans les causes des crispations identitaires. Vous n’y voyez que des causes économiques (« si on considère qu’elle rend les inégalités sociales toujours plus criantes et insupportables. »), alors que pour moi, si elles existent bien, ces raisons économiques ne sont pas prépondérantes.

            Ce qui l’est, c’est la perte des valeurs, des racines, de la notion d’« identité », qui, même si elle est vue comme un gros mot par la majorité des bien-pensants (comme « protectionnisme », d’ailleurs), est une préoccupation majeure de l’être humain : qui suis-je, où vais-je, dans quel état j’erre ?

            La civilisation du Mac Do, de la Star’ Ac et du Top 50 n’est pas vue comme le terreau dans lequel s’épanouissent les quelques 6 à 7 milliards d’être humains : de plus en plus d’entre eux s’empressent de rappeler de quoi est faite leur vie, que ce soit mosquée, temple, église, tenues maçonniques ou autres...

            • JMS66
              JMS66 répond à Calife Hourchon-
              ...
              • Posté à 12h45 le 10/06/2011
              • Internaute 146206
                ...

              « je crois qu’on commet une faute lorsqu’on ignore que la vision “occidentale” du monde est partagée par le reste de celui-ci »
              Vous vouliez dire « ... n’est pas partagée par... » je présume.

              Je comprends mieux maintenant notre désaccord.
              Ne pouvant pas passer ma vie derrière un écran ;) je vous salue.
              Merci pour cet échange

        3 autres commentaires
    • Rafeh
      Rafeh répond à Calife Hourchon-
      • Posté à 19h25 le 09/06/2011
      • Internaute 148385
    • Rafeh
      Rafeh répond à Calife Hourchon-
      • Posté à 19h25 le 09/06/2011
      • Internaute 148385

      En effet, « islamiste modéré » ne veut rien dire en soi. S’il n’est pas salafiste, il n’est pas islamiste, et ce n’est pas une insulte. C’est comme des communistes qui renoncent à la dictature du prolétariat, s’ils y croient, ils ont beau se définir comme marxiste, ils ne le sont pas.

      Après l’Islam politique est un système de valeur comme un autre, ça reste une série de principes, parfois flous, que l’on cuisine selon les circonstances et les nécessités du moment. Il permet tout de même une certaine cohésion, et surtout une légitimité.

      Pour ce qui est de la dernière remarque, il s’agit évidemment par essence d’autre chose, mais le comportement de l’AKP est similaire parfois à celui de partis démocrate-chrétien en Europe, et c’est bien là le problème.

      • mass0
        mass0 répond à Rafeh
        athée et citoyen du monde
        • Posté à 08h38 le 10/06/2011
        • Internaute 21240
          athée et citoyen du monde

        Comme si l’islam était aussi simple qu’une seule voie. Comme toutes les religions, elle a plusieurs voies et chacune de ces voies croit avoir la vérité. Dans tout les cas, l’islam comme le christianisme où le judaïsme sont des pièges moyenâgeux à moutons si non à idiots, mais qui malheureusement marche toujours , malgré l’incohérence et le totalitarisme de leur vision de la vie, comme quoi quand on a peur on est prés à croire à n’importe quoi.

        Quand au communiste certain dogmatique vous direz que vous avez raison, mais j’ai l’espoir que les plus intelligent ce qui pense que le communisme n’est pas une nouvelle religion à la con, mais plutôt une philosophie solidaire et humaniste, peuvent croire que les moyens et les actions peuvent évoluer avec les contestes historiques.

         
        • Rafeh
          Rafeh répond à mass0
          • Posté à 22h48 le 10/06/2011
          • Internaute 148385

          Vous ne m’avez pas compris. Tant pis.

        1 autres commentaires
  • Panikinfo
    Panikinfo
    Diverses et multiples
    • Posté à 13h21 le 09/06/2011
    • Internaute 158876
      Diverses et multiples

    Il ne faut pas être dupe, lui et Gul ne sont pas des enfants de coeur. Dans le pays les gens commence de comprendre ce que veut dire pour eux Islam modéré...
    Il veut modifier la constitution Turque est ce n’est pas pour rien !
    L’armée, gardienne de la démocratie, est selon les habitants eux même, plus en mesure comme par le passé de garantir l’état mis en place par Ataturk. Plus d’un sont inquiets de voir la tournure que prend ce superbe et grand pays, et je dois avouer que je les comprend.

    • Ernesto Miranda
      Ernesto Miranda répond à Panikinfo
      Etudiant
      • Posté à 13h25 le 09/06/2011
      • Internaute 129373
        Etudiant

      En France aussi, on veut changer notre Consitution et on l’a même déjà fait... Et pas pour rien.

    • Cem
      Cem répond à Panikinfo
      Technico commercial
      • Posté à 14h46 le 09/06/2011
      • Internaute 159520
        Technico commercial

      Que voulez-vous dire lui et Gul ne sont pas des enfants de coeur ? Eclairez moi un peu plus à ce sujet s’il vous plait que je rigole un peu :)
      Dans le pays les gens les gens comprennent que s’ils veulent pouvoir voir leur pays évoluer positivement comme l’a fait la Turquie depuis 2002, ce sera uniquement en reconduisant les députés AKP au parlement ! La constitution dont vous parlez est restée inchangée depuis le dernier coup d’Etat de l’Armée. Est ce que vous auriez aimé vivre en France avec un lourd passé de coups d’Etats et avec une constitution dictée par des généraux ? Non à coup sûr, alors pourquoi vouloir la même pour la Turquie ? ? ? Est ce que c’est votre anti islamisme qui vous occulte un peu de clairvoyance ou est ce que je me trompe ?
      L’armée n’a jamais été gardienne de démocratie nul part dans le monde, associer démocratie et armée c’est la preuve d’une grande naïveté. Par contre l’Armée turque se dit gardienne de la laïcité (oeuvre maçonique) qu’elle ne garde pas mais qu’elle utilise comme jouet pour assoir son autorité de plus en plus fragile puisque JUSTEMENT l’AKP démocratise le pays, par ce que l’AKP pousse à trouver une solution au problème kurde car le jour ou le problème kurde disparait, l’Armée n’a plus de raison d’être aussi et prend le système français et ça les généraux n’en veulent pas. C’est pourquoi il est aisé de comprendre que PKK et Armée turque visent un même objectif à travers les kurdes qui sont au milieu : exister.

      • E K
        E K répond à Cem
        quelqu'un quelque part
        • Posté à 15h25 le 09/06/2011
        • Internaute 25872
          quelqu'un quelque part

        Vous écrivez : « L’armée n’a jamais été gardienne de démocratie nul part dans le monde, associer démocratie et armée c’est la preuve d’une grande naïveté ».

        En France c’est pourtant quelqu’un de l’armée, le général de Gaulle, qui a conduit la résistance et sauvé la France.

        De même en Turquie, objectivement, Ataturk a été le véritable modernisateur et le sauveur du pays.

        Le parti AKP fait tout pour détruire le symbole d’Ataturk et tout ce qu’il implique. Si aujourd’hui la Turquie n’a pas encore sombré dans le chaos islamique, c’est grâce à la digue de protection des tenants de la laïcité et pas à la prétendue modernité d’Erdogan.

         
        • Cem
          Cem répond à E K
          Technico commercial
          • Posté à 15h42 le 09/06/2011
          • Internaute 159520
            Technico commercial

          En France c’est pourtant quelqu’un de l’armée, le général de Gaulle, qui a conduit la résistance et sauvé la France.

          Mais l’armée n’a pas géré un pays à la place des partis ! En Turquie l’Armée a très clairement fait 3 coups d’Etat, a fait des modifications de constitution et a même pendu le 1er Ministre Menderes car trop dangereux pour l’armée en ces temps. Pourtant, Menderes avait les même ambitions de démocraties qu’Erdogan. Arrêtez de faire passer ces généraux pour des saints de grâce... Vous n’avez pas idée des persécutions qu’ils ont fait aux opposants politiques du CHP pour assoir leur autorités.

          Ataturk n’a jamais été le modernisateur de la Turquie, la Turquie était déjà moderne, il a seulement apporté de force des changements dans les moeurs comme le costume l’interdiction du fes (paye ta démocratie), l’interdiction de l’Arabe, changement de langue et j’en passe. Et le pire de tout, il a de ses mains propres supprimé le dernier Califat de l’histoire des musulmans dans le monde et s’est rendu donc complice des ambitions britanniques et sionistes.

          Si l’AKP pousse la Turquie a oublier son passé ressemblant à l’actuel Corée du Nord avec des bustes d’Ataturk de partout des portraits des statues à en perdre la tête c’est uniquement pour sortir ce pays des idées ultra nationalistes et racistes qu’il avait acquis avec l’armée et les kemalistes. Aujourd’hui Ataturk n’est plus comme sauveur de la Turquie il y a un temps (comme De Gaulle) mais il est comme le joujou des Kemalistes et des membres du CHP pour s’en servir à toutes les sauces contre tout ce qui ne leur plait pas.

          • E K
            E K répond à Cem
            quelqu'un quelque part
            • Posté à 16h49 le 09/06/2011
            • Internaute 25872
              quelqu'un quelque part

            Sans Ataturk, il n’y aurait pas eu de Turquie du tout.

            L’AKP, parti musulman au pouvoir, achète les votes des gens en leur donnant à manger ou carrément de l’argent, cet argent qui est pourtant déjà le leur, puisque c’est l’argent public.

            Le but de ce parti est de détruire la laïcité en Turquie.Les démocrates laïcs aujourd’hui n’ont plus qu’Ataturk comme rempart.

            Erdogan, pour faire taire ses ennemis, met en prison des centaines de professeurs, journalistes, magistrats démocrates, officiers de l’armée attachés au kémalisme. Il a inventé le concept flou d’« ergenekon » , pour les accuser de comploter contre l’Etat. Il salit ses opposants en leur mettant sur le dos des affaires de moeurs.

            Erdogan c’est une sorte de Sarkozy musulman, brillant animal politique. Quel animal ? une vipère...

            • Rafeh
              Rafeh répond à E K
              • Posté à 19h58 le 09/06/2011
              • Internaute 148385

              Le fait qu’il n’y aurait pas eu la Turquie d’aujourd’hui sans Atatürk est évidente, elle ne signifie aucunement que ce système doit être figé, si les turcs eux-mêmes en décident autrement. Atatürk s’inscrit lui-même dans la rupture opérée dans l’Empire ottoman moribond avec les Jeunes-Turcs, et tant qu’on y est, on pourrait parler des 15 siècles d’Empire romain...

              Atatürk a bâti un État au sortir d’une guerre perdue par un Empire ottoman dominé par les Jeunes-Turcs dans leur logique de singer les autres empires coloniaux dans le but de soigner « l’homme malade ». Cet État hérité d’Atatürk dans des circonstances spécifiques est fondée sur une unique institution, l’armée. L’AKP tente de sortir de ce système, d’où le conflit entre le pouvoir et l’armée. C’est tout. Les kemalistes de l’armée n’en auraient rien à faire qu’un parti musulman arrive au pouvoir si celui-ci n’allait pas à l’encontre de leur hégémonie.

            • Cem
              Cem répond à E K
              Technico commercial
              • Posté à 20h12 le 09/06/2011
              • Internaute 159520
                Technico commercial

              Je ne dis pas le contraire, mais Ataturk n’est pas non plus un prophète. Sans De Gaulle, il n’y aurait peut être pas de France non plus, pourtant on voit pas son portrait de partout, sur tous les billets son buste de partout et sa statue de partout. L’adoration d’Ataturk est en tout point similaire à celle qui est appliquée en Corée du Nord.

              « L’AKP, parti musulman au pouvoir, achète les votes des gens en leur donnant à manger ou carrément de l’argent »
              Mais oui bien sûr... faut arrêter un peu de planer quand même.

              « Le but de ce parti est de détruire la laïcité en Turquie »
              Et j’espère sincèrement que l’AKP arrivera un jour à supprimer la laïcité oui.

              « Les démocrates laïcs »
              Si vous parlez du CHP qui soutient les putchistes (ceux là même qui ont pendu Adnan Menderes) et les membres du réseau Ergenekon vous faites fort quand même, c’est comme dire que le PKK est un parti démocrate.

              « Erdogan, pour faire taire ses ennemis, met en prison des centaines de professeurs, journalistes, magistrats démocrates, officiers de l’armée attachés au kémalisme »
              Des centaines ? Vous faites dans la démagogie maintenant :) personne n’est au dessus des lois ni les journalistes qui avaient bel bien des relations avec des putchistes du réseau Ergenekon avec qui ils travaillaient pour créer un sentiment de chaos en Turquie afin de refaire un coup d’Etat.

              • E K
                E K répond à Cem
                quelqu'un quelque part
                • Posté à 22h24 le 09/06/2011
                • Internaute 25872
                  quelqu'un quelque part

                Je reprends un extrait de votre commentaire :
                « Le but de ce parti est de détruire la laïcité en Turquie »
                Et j’espère sincèrement que l’AKP arrivera un jour à supprimer la laïcité oui.

                Voilà, vous souhaitez la fin de la laïcité comme le parti AKP, parti islamique au pouvoir d’Erdogan, que vous soutenez.

                Tout est dit.

        5 autres commentaires
      • Panikinfo
        Panikinfo répond à Cem
        Diverses et multiples
        • Posté à 15h50 le 09/06/2011
        • Internaute 158876
          Diverses et multiples

        Est ce que c’est votre anti islamisme qui vous occulte un peu de clairvoyance ou est ce que je me trompe ?

        Oui vous vous trompez totalement. Mais il est intéressant de voir que si l’on est pas du même avis on est pas juste un « opposant » mais plutôt un anti-islamique, ce qui est très loin d’être mon cas, car je respecte et reconnais à chacun le libre droit de choisir et pratiquer ce en quoi il croit mais bien sûr sans l’imposer à quiconque.

         
        • Cem
          Cem répond à Panikinfo
          Technico commercial
          • Posté à 20h16 le 09/06/2011
          • Internaute 159520
            Technico commercial

          Pourtant votre discours en avait tout l’air mais soit

        1 autres commentaires
      • ruelle55
        ruelle55 répond à Cem
        desperate husband
        • Posté à 05h44 le 10/06/2011
        • Internaute 54846
          desperate husband

        T’es un sacré comique,toi !

      • Nightbird
        Nightbird répond à Cem
        Nouvelobservator
        • Posté à 09h40 le 10/06/2011
        • Expert 132684
          Nouvelobservator

        « Est ce que c’est votre anti islamisme qui vous occulte un peu de clairvoyance ou est ce que je me trompe ? »

        Pourquoi faudrait-il être pro-islamiste ?

         
        • Cem
          Cem répond à Nightbird
          Technico commercial
          • Posté à 11h52 le 10/06/2011
          • Internaute 159520
            Technico commercial

          Non mais faudrait être tolérent.

          • Nightbird
            Nightbird répond à Cem
            Nouvelobservator
            • Posté à 12h00 le 10/06/2011
            • Expert 132684
              Nouvelobservator

            Certes ! Mais on ne peut pas l’être à tout et tant qu’à l’être autant savoir pourquoi.

        2 autres commentaires
  • Mon-Al
    Mon-Al
    roturière : -)
    • Posté à 13h27 le 09/06/2011
    • Internaute 24219
      roturière : -)

    ►« Un Etat démocratique, laïque, social et respectueux de l’Etat de droit » ;
    ►« laïciste et plus enclin à affirmer l’identité musulmane du pays [des députés voilées pourraient siéger au Parlement, ndlr] »

    La démocratie en Turquie s’éloigne à grands pas. Peu rassurant.

    Enfin, ce n’est qu’un avis parmi tant d’autres ...

    Bonjour Marie.

  • Tofraziel
    Tofraziel
    Orwellien
    • Posté à 13h48 le 09/06/2011
    • Internaute 42678
      Orwellien

    Vivement l’entrée dans l’UE !

    • Eremitage
      Eremitage répond à Tofraziel
      Mister Nobody
      • Posté à 13h57 le 09/06/2011
      • Internaute 137099
        Mister Nobody

      Faut-il être un pays athée pour entre dans l’Europe ?

      • Tofraziel
        Tofraziel répond à Eremitage
        Orwellien
        • Posté à 14h15 le 09/06/2011
        • Internaute 42678
          Orwellien

        Quel rapport ?

        Je connais le chantage : quand on est contre l’entrée de la Turquie dans l’UE, on est islamophobe.

        Je ne suis pas pour un élargissement, que ce soit la Turquie ou d’autres, qui ne sont pourtant pas musulmans...D’ailleurs, pour moi l’UE est morte et enterrée depuis qu’elle a pris un tournant néolibéral et a voulu s’étendre au maximum pour s’ouvrir des marchés, en oubliant le politique et le social.

        La Turquie, outre les doutes sur son évolution vers la démocratie (il suffit de voir comment s’est passé la campagne électorale...), est un pays fortement peuplé, au niveau éco encore bas, et qui pèserait bien trop dans l’UE, à tous les niveaux. L’UE actuelle est déjà totalement à la dérive, l’élargir encore, qui plus est avec des pays de cette taille, est du suicide...

         
        • Eremitage
          Eremitage répond à Tofraziel
          Mister Nobody
          • Posté à 14h50 le 09/06/2011
          • Internaute 137099
            Mister Nobody

          Erreur de manipulation,mon message ne vous était pas destiné.

        1 autres commentaires
  • said sellali
    said sellali
    cadre à nantes
    • Posté à 14h05 le 09/06/2011
    • Internaute 25979
      cadre à nantes

    Erdogan est le plus grand leader que la Turquie ait connue depuis Ataturk. Il a fait de la Turquie une success-story qui rend fou d’envie des centaines de millions d’arabes et de musulmans-du Maroc à la Malaisie- qui n’ont plus qu’Erdogan et la Turquie à la bouche à très juste titre.
    En effet, grâce à la politique économique admirable de l’AKP, le pays du bosphore est devenu la 17ème économie mondiale-15ème avec la ppp-alors qu’en 2002, le pays se trainait à la 28ème place.
    De même, le pays était sous la coupe de militaires laicistes autoritaires qui interdisaient l’usage du kurde et emprisonnés à tour de bras. Aujourd’hui, il y ’a une chaine kurde, les candidats kurdes font campagne dans leur langue maternelle et de nombreux ministres d’Erdogan eux-mêmes sont kurdes-dont Simsek, l’étoile montante du parti, ministre de l’économie à 43 ans. En outre la liberté d’expression s’est très largement élargie malgré les blocages de l’appareil judiciaire laiciste qui vit ses derniers instants.
    Pour résumer, Erdogan est le plus grand leader que le moyen-orient à connu en un demi-siècle et c’est pourquoi la Turquie est devenue un phare pour les peuples arabes et que il aura une grande et belle majorité Dimanche et qu’il gagner sa 3èeme élection nationale de suite-un véritable exploit mérité.
    En somme, les pays arabes et musulmans auraient besoin en urgence de leader de la clairvoyance , du charisme et de la compétence d’Erdogan.

    • plevre
      plevre répond à said sellali
      étudiant
      • Posté à 15h22 le 09/06/2011
      • Internaute 90482
        étudiant

      Passons sur la privatisation des entreprises publiques, vendues à ses amis.
      En terme de collusion politique-économique l’AKP dépasse largement Sarozy

      • Cem
        Cem répond à plevre
        Technico commercial
        • Posté à 15h29 le 09/06/2011
        • Internaute 159520
          Technico commercial

        Discours bien CHP’ien. Est ce que vous avez au moins d’autres arguments plus crédibles ? ? ? ?

    • Nightbird
      Nightbird répond à said sellali
      Nouvelobservator
      • Posté à 10h14 le 10/06/2011
      • Expert 132684
        Nouvelobservator

      Erdogan, grand démocrate et plus grand leader du monde musulman ? Rappels utiles :

      En 1994, prenant ses fonctions de maire d’Istanbul, M. Erdogan ouvrit la 1ère séance du Conseil municipal par une prière à Allah.
      Rituel qu’il étendit par la suite à toute cérémonie officielle.

      Il demanda ensuite qu’Istanbul fût jumelée à La Mecque.

      Sur la scène diplomatique, il soutint le projet de création d’un marché commun et d’une ONU islamique qui ne soient pas « assujettis aux Juifs et aux Occidentaux ».

      Puis il s’attaqua aux boissons alcoolisées, tenta d’interdire tout ce qui pouvait faire trop explicitement référence à la culture chrétienne comme la dinde de Noël - geste qu’on serait tenté de rapprocher immédiatement du bannissement de la Saint-Valentin, jugée trop chrétienne et trop occidentale, par le régime iranien de Monsieur Ahmadinejad.

      Il s’efforça de faire interdire les hôtels aux couples non mariés, exigea que les toilettes de la Mairie d’Istanbul soient tournées vers La Mecque, etc. etc. Le grand Laïque que voilà, en effet !

      Parmi ses déclarations les plus remarquables, celle où il déclara « licite » qu’un homme serre la main à une femme à condition d’en demander pardon aussitôt à Allah.

      Autre déclaration d’une évidente sensibilité laïque, celle dans laquelle il affirme qu’on ne puisse être « à la fois laïque et musulman », d’où son attachement à l’application de la charia.

      Combien d’entre nous savent (ce n’est certes pas l’article de Rue89 qui s’embarrasserait à le rappeler) que ce monsieur est allé si loin dans la « modération religieuse », au mépris de la diversité des sensibilités religieuses des populations turques, qu’il a été condamné à la prison, à la privation de ses droits civiques et à la déchéance de son mandat municipal pour « incitation à la haine religieuse » ? Condamné à 6 mois, il en fit 4 entre mars et juillet 1999.

      En 1996, à l’occasion d’une conférence, Monsieur Erdogan explique qu’il existerait un « complot mondial ourdi par les juifs et les sionistes » afin de « prendre le contrôle de la planète ».

      Le 12 décembre 1997, à Siirt en Anatolie, Erdogan plagiant en en détournant le sens un poème de Ziya Gökalp, déclare :

      « [Les] mosquées sont nos casernes, leurs dômes, nos casques, les minarets, nos baïonnettes, les croyants, nos soldats ». ! ! !

      Plus tard, il comparera les juifs aux nazis.

      En juin 2004, dans le journal turc Cumhuriyet (La République), M. Erdogan déclare que « des millions de musulmans dans le monde attendent le réveil de la Turquie pour se soulever ».

      Dans un autre journal, Erdogan alors Premier ministre affirme que « la démocratie est un moyen, pas un but ». Propos prémonitoires si l’on observe la dérive autoritaire du pouvoir qu’il exerce.

      Il n’est pas interdit, certes, de considérer que le peuple turc dans son ensemble puisse ne pas partager la sensibilité islamiste « modérée » de ce Monsieur. Il a cependant, d’évidence, les sympathies d’un électorat non minoritaire.

      J’aouterai que l’article 305 du Code pénal turc rend passible de 3 à 10 ans de prison toute personne qui réclamerait reconnaissance du génocide arménien ou le retrait des forces d’occupation turques de Chypre.

      Dans de nombreuses librairies circulent des publications qui accusent les Arméniens d’avoir tenté d’orchestrer le génocide des Turcs et cette version inversée de l’histoire est enseignée dans des écoles.

      En mars 2011, parlant devant 11.000 compatriotes en délire à Düsseldorf, Recep Tayyip Erdogan invite la minorité turque à refuser « l’assimilation » à l’Allemagne, comparée à un « crime contre l’humanité », rien que ça ! et à apprendre en priorité le turc à leurs enfants.

      Je n’ose imaginer le tollé si Guéant ou Sarkozy osaient des propos similaires à l’attention des Français qui vivent à l’étranger, particulièrement dans les pays de langue arabe !

      Bref ! Un beau modèle à suivre que ce monsieur, en effet !

      • Cem
        Cem répond à Nightbird
        Technico commercial
        • Posté à 12h01 le 10/06/2011
        • Internaute 159520
          Technico commercial

        Wow vous en avez encore ou pas ? Par ce que je m’en lasse pas moi :) plus je lis tout ça et plus j’aime Erdogan.

         
        • Nightbird
          Nightbird répond à Cem
          Nouvelobservator
          • Posté à 12h27 le 10/06/2011
          • Expert 132684
            Nouvelobservator

          Mais je n’en doute pas !

          La tolérance, c’est bon pour l’Occident, les pays d’islam concevant le monde d’une manière un peu différente que nous sommes plus ou moins cordialement invités à respecter.

        • BernardN
          BernardN répond à Cem
          • Posté à 22h04 le 12/06/2011
          • Internaute 64955

          La Turquie, un bien bel exemple de liberté !

          Slate - mardi 3 mai 2011- La Turquie interdit 138 mots sur internet

          Les Turcs ne pourront plus écrire « histoire » ou « belle-soeur » sur Internet, deux mots hautement dangereux d’après l’autorité qui gère les télécoms et la communication dans le pays.

          La Telecommunication Communication Presidency a banni 138 mots de l’Internet, rapporte le site de journalisme indépendant Bianet. Le jeudi 28 avril, l’autorité a fait parvenir une liste de mots et de termes interdits aux fournisseurs d’accès à internet, dont des termes « ordinaires » employés dans la vie quotidienne et des prénoms comme « Adrianne » ou « Haydar ».

          Les mots sont classés dans trois différents groupes. Les noms de domaines contenant des mots interdits ne seront pas distribués ni utilisés, affirme la circulaire, et il sera impossible d’accéder aux sites existants dont les noms de domaines contiennent ces mots.

        2 autres commentaires
  • hmoi
    hmoi
    étudiant (mais je ne le dit pas (...)
    • Posté à 14h26 le 09/06/2011
    • Internaute 134080
      étudiant (mais je ne le dit pas (...)

    ce qui arrive quand on interdit a sa population (en majorité musulmane) l’accès à l’école : « éducation et formation insuffisantes de sa jeune population (43% de la population a moins de 25 ans) »

  • E K
    E K
    quelqu'un quelque part
    • Posté à 14h43 le 09/06/2011
    • Internaute 25872
      quelqu'un quelque part

    Je voudrais préciser que les turcs vivant hors de la Turquie, près de 5 millions de personnes, ne peuvent jamais voter, sauf à se déplacer en Turquie.

    Scandaleux !

    • Cem
      Cem répond à E K
      Technico commercial
      • Posté à 14h55 le 09/06/2011
      • Internaute 159520
        Technico commercial

      Faux : les turcs de nationalité turque vivant hors de Turquie pouvaient le faire auparavant en allant dans les consulats. Mais depuis quelques mois des juges ont fait interdire cette possibilité.

      En effet, la justice turque étant profondément laïcarde et proche du CHP, ils savaient que les turcs hors de Turquie votent AKP.

      • E K
        E K répond à Cem
        quelqu'un quelque part
        • Posté à 15h06 le 09/06/2011
        • Internaute 25872
          quelqu'un quelque part

        Depuis 30 ans, jamais les turcs vivant en europe n’ont pu voter dans les consulats.

        Quand vous dites « auparavant », c’était quand ?

         
        • Cem
          Cem répond à E K
          Technico commercial
          • Posté à 15h30 le 09/06/2011
          • Internaute 159520
            Technico commercial

          Pourtant je sais qu’il y a un tel évènement pour empêcher les turcs hors de Turquie de voter dans les consulats.

        1 autres commentaires
      • ruelle55
        ruelle55 répond à Cem
        desperate husband
        • Posté à 05h53 le 10/06/2011
        • Internaute 54846
          desperate husband

        Donc,d’après toi,ces salauds de juges,de par leur « laïcardise “ profonde, empêchent l’islamisation de la Turquie ! ! ! C’est bien de le reconnaître.

  • E K
    E K
    quelqu'un quelque part
    • Posté à 15h12 le 09/06/2011
    • Internaute 25872
      quelqu'un quelque part

    Quant à l’islam en Turquie :

    La carte d’identité turque indique la religion. La religion indiquée est toujours « islam », personne ne vous demande votre avis !

    Comment un pays laïc peut-il faire mention de la religion sur les documents d’identité ?

    • ostia
      ostia répond à E K
      inadapté
      • Posté à 15h53 le 09/06/2011
      • Internaute 88960
        inadapté

      ya vraiment une case religion sur les papiers d’identités o0 ? ?

      • jeminho
        jeminho répond à ostia
        étudiante
        • Posté à 16h32 le 09/06/2011
        • Internaute 143490
          étudiante

        Oui, il y a vraiment une case religion. Et elle vient avec « Islam » par défaut. Avant, il y a un peu plus de vingt ans si je ne me trompe pas, il y avait également la mention « sunnite » ou « alévie » (minorité religieuse), d’où les discriminations...

        Il y a 8-9 ans (après une dizaine d’année de demande de la part des minorité) ils ont mis en place la possibilité de le laisser vide ou de marquer une autre religion. C’est resté sur papier. Ils font tout pour l’empêcher dans les administrations. Je le sais car je l’ai essayé avec plusieurs amis. Ils nous ont limite menacé en disant « faites pas les cons, vous aurez des ennuis ». On a envoyé des courriers pour dénoncer, lancé des pétitions mais en vain.

        Il y a aussi la mention « célibataire » « marié » ou « veuf ». J’avais même une amie qui avait cette case remplie de « vierge ». On avait rigolé à l’époque pensant que c’était une erreur.

        Je ne sais pas pourquoi mais je rigole de moins en moins...

         
        • ostia
          ostia répond à jeminho
          inadapté
          • Posté à 19h53 le 09/06/2011
          • Internaute 88960
            inadapté

          merci pour la réponse, je trouve ça hallucinant, et bien triste...

        1 autres commentaires
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