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L'actualité turque commentée, depuis Paris, par Marie Antide, ex-Stanbouliote.

Turquie : pourquoi le parti kurde DTP est menacé d'interdiction

Marie Antide
www.turquieeuropeenne.com
Publié le 25/11/2007 à 17h56

Une nouvelle en provenance d’Ankara, diffusée le 16 novembre par l’AFP, m’a fait sursauter : le procureur de la Cour de cassation a entamé une procédure officielle auprès de la Cour constitutionnelle pour dissoudre le parti kurde DTP (Parti pour une société démocratique) au motif que ce parti est devenu « un foyer d’activités contraires à l’indépendance de l’Etat ».

Cette nouvelle fut une vraie douche froide, après l’annonce du président irakien Jalal Talabani, deux jours plus tôt, qui estimait que « la crise avec la Turquie sur les questions des rebelles kurdes [était] en passe d’être réglée », écartant l’éventualité d’une invasion turque.

Et de fait, malgré des incursions aériennes, quelques bombardements isolés et les slogans parfois violemment nationalistes entendus en Turquie, aucun de 100000 soldats massés le long de la frontière turque n’a mis un pied de l’autre côté.

Rappelons quelques faits :

- Lors des élections de juillet dernier, l’AKP est arrivée en tête dans les régions du Sud-Est à majorité kurde : ce résultat sonne comme un désaveu des méthodes radicales du PKK et augure d’une volonté d’ouverture et de collaboration avec le gouvernement d’Ankara.

- Vingt députés indépendants kurdes ont été élus à l’Assemblée nationale. Ils se sont regroupés sous la bannière du DTP. Lors de la cérémonie des prestations de serments, Ahmet Türk, chef du groupe DTP, a échangé une poignée de mains avec Devlet Bahceli, chef du MHP (extrême droite). Ce geste a été salué par toute la presse : il augure de nouvelles perspectives de règlements politiques, dans la continuité des réformes adoptées en 2004 autorisant la diffusion d’émissions et la publication d’ouvrages en langue kurde.

- Des gardiens de villages ont été tués avec femmes et enfants, près de Sirnak. Puis quinze soldats de l’armée turque ont perdu la vie dans une attaque menée par le PKK.

- Le 17 octobre, le Parlement a approuvé le principe d’une opération militaire en Irak à l’unanimité, à l’exception des vingt députés du DTP, qui s’y sont opposés.

Alors qu’une solution politique semblait se dessiner, la situation dérape et le gouvernement de Recep Tayip Erdogan en perd le contrôle au profit de l’armée. Ce dérapage montre à quel point la question kurde est instrumentalisée sur la scène politique turque par l’establishment militaro-bureaucratique.

Les grandes manifestations d’avril et de mai n’ayant pas eu les résultats escomptés dans les urnes, cet establishment a mis au point une autre stratégie, « celle de conduire par le bout du nez tout pouvoir sorti des urnes », comme le souligne Orhan Baskin, politologue et professeur de relations internationales à Ankara, dans un éditorial paru sur le site de Turquie Européenne.

Une incursion en Irak aurait été l’occasion pour l’armée d’imposer ses vues au gouvernement sur ce conflit et de retrouver une place « naturelle » dans l’arène politique. Mais les temps ont changé et c’était sans compter sur plusieurs facteurs :

- La pression des Etats-Unis, qui ne souhaitaient pas voir la Turquie créer un conflit dans la seule zone de paix de l’Irak et fermer ainsi l’unique point de passage sur la frontière, le poste de Harbour, par où transite 70% de l’approvisionnement des forces américaines.

- L’attitude des Kurdes irakiens, relativement tièdes dans leur soutien au PKK et très inquiets pour la santé de leurs affaires, puisque leur région jouit d’une prospérité inégalée pour un pays en guerre.

- Des dissensions au sein de l’armée même, puisque de nombreuses voix s’y sont élevées, comme celle du Général Ilker Basbug, général en chef des forces terrestres, faisant remarquer que « lutter contre la violence avec la violence comme cela [était] le cas depuis des décennies, [n’avait] apporté aucune solution ».

- La résistance « passive » du gouvernement AKP, qui a multiplié les tractations diplomatiques et est allé cherché du soutien à l’extérieur (Etats-Unis, Congrès d’Istanbul). Il a même fait diversion en se posant en artisan de la paix au Moyen-Orient (sommet avec Shimon Peres et Mahmoud Abas à Ankara).

Alors pas de guerre contre le PKK en Irak et résolution politique du problème kurde ? Non car il y a un Plan B... Faire interdire le DTP pour activités subversives. Et comme par hasard, ce parti, qui n’arrive pas à couper le lien ombilical avec le PKK, est en train de se radicaliser. Lors d’un Congrès, tenu il y a quinze jours, les militants ont élu à leur tête, à la place du modéré et expérimenté Ahmet Türk, Nasrettin Demirtas, considéré comme un faucon au sein du militantisme kurde.

Orhan Baskin souligne combien les revendications et « la déclaration finale de ce congrès portent trop visiblement le sceau d’Abdullah Özcalan », le chef du PKK, emprisonné dans l’île d’Imrali, au cœur de la Mer de Marmara. Et de poser quelques questions :

- Comment se fait-il que ce dernier puisse envoyer des directives politiques par volumes entiers ? - Pourquoi tenir un congrès dans une période aussi tendue ?

Le DTP représentait une planche de salut pour la résolution politique de la question kurde, qui est en train de devenir dangereusement savonneuse sous la double action d’un PKK qui, aiguillonné par son chef emprisonné, ne veut pas déposer les armes et par les franges conservatrices d’un establishment turc qui, décidemment, ne goûte guère le fonctionnement démocratique.

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  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 22h36 le 25/11/2007
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    excusez-moi, mais je ne vois pas comment le PKK pourrait déposer les armes, tant que le gouvernement turc considèrera les Kurdes comme des sous-humains. Le gouvernement a sans doute peur d’une scission et de la constitution d’un Kurdistan avec les Kurdes d’Irak. Vous semblez étonnée du durcissement de la ligne du DTP, mais vu la répression de tout mouvement kurde, cela n’est pas très étonnant.

    Les Kurdes ? encore un peuple sacrifié sur l’autel des grandes manoeuvres politico-économico-financières.

    • Anonyme répond à caro

      Personne en Turquie ne considère les kurdes comme des « sous-humains ».

      Ce n’est absolument pas une question de racisme (et cela ne l’a jamais été en Turquie).

      La population turque compte au moins une trentaine d’ethnies. Simplement, l’état-nation turc s’est crée à la chute de l’empire Ottoman et a agrégé tout cela en niant les spécificités culturelles.

      Nous avons fait exactement la même chose en France (rappelez-vous les panneaux « il est interdit de cracher par terre et de parler breton » qui ornaient certaines écoles il n’y a pas si longtemps).

      En Turquie cela a globablement bien fonctionné sauf partiellement avec les kurdes.
      Partiellement parce que la majorité des kurdes turcs n’a aucun goût pour l’autodétermination et ne subit pas de discriminations (le nombre de parlementaires ou de ministres d’origines kurdes le démontre bien).

      Vers la fin des années 70, la Turquie aurait pu s’acheminer doucement vers la reconnaissance de droits culturels et le problème se serait résolu de lui-même.
      Simplement il y a eu un coup d’état militaire en 1980 qui a gelé cette évolution, puis est venue la création du PKK et le déclenchement de la guerre avec des attentats, des opérations de guerilla et une répression avec de la contre-guerilla...

      Ce conflit aurait dû s’achever en 1998 : l’armée turque a alors massé des troupes à la frontière syrienne en menaçant d’une intervention si la Syrie continuait à soutenir le PKK et n’expulsait pas son chef A. Ocalan.
      La Syrie a obtempéré (la fin de la guerre froide ayant changé le rapport de force) et après une fuite de quelques mois A. Ocalan a été arrêté (en fait enlevé au Kenya) par la Turquie.
      Le PKK s’est délité, la turquie a fait des concessions en accordant des droits culturels (poussé également par les négociations d’adhésion à l’UE).

      Bref, tout ceci aurait dû s’arrêter quand... les Etats-Unis sont intervenus en Irak. Les kurdes irakiens ont alors pu mettre en place un quasi-état et la possibilité d’une partition de l’Irak ont remis en selle le PKK en Turquie.

      Voila on en est là.
      Tant que la situation irakienne n’est pas réellement stabilisée le prolème perdurera en Turquie, quels que soient les droits culturels (éducation en langue kurde, etc...) qui pourraient être accordés.

      • caro
        caro
        délinquante avérée
        • Posté à 09h20 le 26/11/2007
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        je suis en très grande partie d’accord avec vous, mais je maintiens (pour avoir vécu en Turquie, même s’il y a longtemps), que les Kurdes ne sont pas considérés comme turcs, même s’ils vivent dans les grandes métropoles (Istambul, Ankara ...). A la fin de cet article :

        Lien

        on voit sur une carte que les Kurdes sont éparpillés sur plusieurs pays, qu’ils s’entraident (PKK en Irak), malgré les gouvernements en place (Syrie et Oçalan). Je ne pense pas que le règlement de la situation des Kurdes en Turquie pourra se faire sans une appréciation plus globale de ce que pourrait être un Kurdistan. Mais, il y a du pétrole dans le Kurdistan irakien ...

        Mais, comme le dit Kendal Nezan, président de l’institut kurde de Paris :

        Les conditions d’un règlement politique se dégagent sur un compromis minimal en trois points.

        – Reconnaissance dans la Constitution turque de l’identité kurde et des droits culturels, linguistiques et politiques qui s’y rattachent (enseignement et médias en langue kurde, liberté de créer des associations et partis politiques kurdes, etc.).

        – Amnistie générale pour les militants du PKK et pour les militaires turcs impliqués dans les massacres contre les Kurdes, pour tourner définitivement le long et douloureux chapitre de la guerre et de la violence.

        – Aide à la reconstruction de plus de 3 000 villages kurdes détruits par l’armée et au retour dans leur foyer de plus de deux millions de Kurdes déplacés.

        Lien

  • Anonyme

    De quels massacres parlez-vous ?

    Les kurdes ont ce parti représentant stupide du PKK, organisation terroriste et reconnue comme telle dans le monde entier... Que se passerait-il en France si un parti politique apportait son soutien à Al Khaida ? Et déclarait le représenter pour revendiquer le droit des français opprimés des banlieues ! ?

    En Turquie les kurdes ont aussi des dizaines de représentants dans les divers partis représentés au parlement..il n’est pas forcément nécaissaire d’avoir un groupe politique ethnicisé pour se faire entendre.

    Aucun kurde ne s’est jamais vu dénier quoi que ce soit par rapport à la constitution turque ! Les communautés ne sont pas reconnues en Turquie, que vous soyez albanais, Tcherkez, Tartare, Suriani, Laz, de Thrace, Bosniaque etc... vous êtes turc et rien d’autre. D’ailleurs il n’y a pas de différenciation faite sur les papiers d’identité..

    Ce que vous affirmer pour la Tuquie équivaudrait à dire qu’aux USA il y a des américains qui n’ont pas les mêmes droits que les autres parce qu’ils sont noirs !

    Combien de députés ou de ministres issus de la Guyane, de la Réunion, de la Martinique, de la Guadeloupe ou des anciennes colonies françaises comptez-vous au parlement français ou dans les institutions étatiques ?

    Les négociation d’adhésion à l’UE (Bloquées par Sarko) consacrent ces droits culturels aux kurdes ou tout autre communauté revendiquant ces droits en Turquie.

    Qu’en est-il de la reconnaissance du corse, du breton, du créole ... dans la constitution française et du droit pour ces communautés d’enseigner dans leur langue et de parler cette langue dans l’administration de leur territoires..

    Il semble qu’il soit plus facile de critiquer l’état turque que l’état français...il est vrai qu’en France tout va pour le mieux...n’est ce pas madame la marquise ?

    Vivre quelques mois à Van ou Diyarbakir dans un milieu fanatisé et en portant des lunettes de militants n’est pas l’idéal pour analyser une situation très très compliquée mais qui semble se résoudre..si, bien sûr, aucun grain de sable ne grippe subitenment les mécanismes qui semblent s’être remis en marche depuis le 5 novembre 2007.

    Salutation
    Ümit Pehlivan

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 11h05 le 26/11/2007
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    j’ai vécu 2 ans à Ankara et non à Van ou Diyarbakir. Je continue à m’intéresser à ce qu’il se passe en Turquie et lis des articles, peut être « orientés », mais qui disent ce que les « officiels » ne disent pas. Je ne vois pas le rapport avec un éventuel soutien français à Al Qaïda ! Il y a pourtant concordance de témoignages sur le Kurdistan et la répression de l’armée turque :

    Lien

    et cet article récent « PKK, histoire d’une rébellion »

    Lien

    Il est indéniable que le PKK ait une grande part de responsabilité, il est indéniable aussi que l’armée se venge sur la population. Ce n’est pas ainsi que l’épineux problème kurde sera résolu.

    Salutation aussi

  • Anonyme

    ok

    • Anonyme

      Bonjour,
      je suis français d’origine turc.
      Je pense qu’il n y a pas de porbleme kurde pour ma part ne turquie.
      Le racisme est présent partout blanc vers noir, turc ver kurde et vice versa.
      LE probleme c’est qu’une grande majorité de la population kurde en turquie, se sente humilier, car c’est un peuple sans état.
      Un peuple ou leur territoire a été partager au début du siecle dernier par plusieur pays.
      En turquie il y a a peine 7 millions de kurde.
      Pour ma par la turquie est un pays indepand elle a sa politique sa constitution.
      En turquie il y aune langue officiel, un drapeau , un etat, un territoire.
      Et il faut arretter de dire que le droit kurde doit etre reconnu ! reconnu de quoi ?
      Le kurde est un citoyen turc comme les armenien et grec d eturquie.
      Le PKK ets un groupe terroriste qui doit etre anéanti tout comme le fût assala.
      On ne negocie pas avec le terrorisme , il n y aurra pas d’amestie pour les terroristes.
      La turquie ne cédera pas un bout de son territoire, et tous partis politique soupconne de lien avec le PKK doit être dissou et ses membres jugés.
      Comme le DTP qui refuse à dire que le PKK est un groupe terroriste.
      Ocalan doit être pendu pour montrer l’exemple tout citoyen qui nuirait la nation turque doit etre systematiquement eliminé.
      Il fautt respecter les lois du pays, comme en france comme au USA.
      La turquie ne cedera jamais contre tous forme de terrorisme, nosu somme issue d’un peuple guerrier qui n’a jamasi souffert nosu somme issue d’un peuple guerrier qui a respecter les minorité sous l’empire ottoman.
      nosu avons perdu 250 000 soldtas pendant l aguerre de canakale durant la premiere guerre mondiale, et on voudrai traiter avec le sterroriste ?

      jamais

      • Anonyme

        Merci. Votre propos illustre à merveille le problème de la Turquie, des minorités, de la non reconnaissance du génocide du peuple arménien. En 1915, les Arméniens se sont entretués ou sont morts de la rage ?

  • Anonyme

    Et bien les articles « orientés » ou neutres ne suffisent pas. Moi je suis turc depuis 40 ans. En plus j’appartiens à la communautés d’ex-yougoslavie et ma famille compte des kurdes de Malatya, Diyrbakir, Sirnak, Van et j’ai des amis à Mus, Aydin, Hakkari...J’ai aussi des amis militaires et je suis de gauche..mais je peux vous assurez que vous vous trompez. Autant vous n’accepteriez pas qu’un parti français soutienne ouvertement la « rébellion » corse ou canaque..autant les turcs n’accepterons jamais un dialogue avec le PKK.. Il y a une osmose encore fragile entre les communautés formant la Turquie et un déséquilibre lui serait fatal. Il semble que vous oubliez que la Turquie est ce qui reste de l’empire ottoman qui lui-même n’était pas basé sur le droit du sang mais sur le droit du sol et religieux...habiter l’empire ottoman faisait de vous citoyen de l’empire (mais pas un turc, terme qui désignait les habitants des montagnes,dédaigneux..) et être musulmans vous donnait quelques droits en plus...mais être arméniens, levantin ou kurde ne vous empêchait pas d’ariver jusqu’au poste de Vizir (1er ministre) ou de Trésorier de l’empire...Cette structure a été gardée dans la république turque et le nom TURC a été imposé pour donner du liant aux anciens citoyens de l’empire refoulés de Syrie, d’Iran, des Balkans ...ou aux nomades kurdes vivant dans les montagnes.

    Le dogme de l’état unitaire résulte de la peur de l’éclatement de cette mozaique de peuples et le slogan de Mustafa Kemal Ataturk : » celui qui parle turc est turc » souligne l’appartenance à la nation par son point commun, la langue, et non pas par ses différences. C’est aussi pour cette raison que toute volonté de différenciation est si brutalement combattue. (Le général Kenan Evren auteur du coup d’état de 1980 et rédacteur de la constitution catastrophique actuelle que tente de modifier l’AKP, a reconnu qu’interdire aux kurdes de parler leur langue était une grossière erreur !)

    Or vous défendez la vision d’un parti d’essence Marxiste qui s’est perdu dans son propre credo et qui n’arrive plus à faire continuer sa vaine lutte à cause des avancées démocratiques qui sont enfin visibles en Turquie. Le PKK n’a absolument rien de démocratique et Apo (Abdullah Öcalan) n’a rien d’un Fidel Castro. Toute velléhité démocratique est directement « exécutée » dans le PKK et la seule voie du dialogue que connaissent ces terroristes est celle qui passe par leur AK47 et nouvellement leur M16 ! ! !

    La liste que dresse Kendal Nezan est déjà caduque..demander à Oli Rehn...lisez les rapports sur les avancées démocratiques faites par la Turquie.

    La suite :
    Il reste a abroger l’article de loi 301 qui est un danger global pour tous les citoyens turcs et l’obtention la reddition des derniers terroristes (prison pour les cadres et amnistie pour les soldats) pour qu’enfin le sud-est anatolien puissent se développer et ainsi créer des perspectives d’avenir à une jeunesse abondante mais sans emplois et totalement démunie..

    Je tiens aussi à vous faire remarquer que la majorité des kurdes de turquie ne désire pas vivre ailleurs (ce qu’Apo lui-même reconnaît) et que les kurdes en ont raz la casquette des idiots perdus dans la montagnes et qui ne se battent plus que pour garder l’utopie d’exister..un peu comme le parti communiste en France :).

    Sur ce je vous invite à étudier le tissu ethnique et sociale de la turquie et vous verrez que la mixité sociale est totalement accomplie et que le vrai problème du Sud-est anatolien est économique et non culturel..de plus franchement...les pauvres kurdes qui luttent tous les jours pour trouver un bout de pain ou un bout de bois pour se chauffer, n’ont rien à faire de ce que je pense, d’Amazon, de Roj-TV ou du dernier livre d’Orhan Pamuk traduit en zaza...

    Bien à vous
    Ümit Pehlivan

    • Anonyme

      C’est bien ça. Les villages kurdes se sont autodétruits, les conscrits kurdes sont volontaires pour aller au front contre d’autres kurdes, les filles kurdes se violent toutes seules, Ataturk était un radical-socialiste bonhomme, les Arméniens sont morts de la rage, comme on disait plus haut, la Turquie est une grande démocratie. Et vous êtes de gauche, j’oubliais. OK.

  • Anonyme

    juste une petite remarque, lorsque vous parlez des kanaks, un référendum doit avoir lieu avant 2018 qui doit décider de leur indépendance ou de leur appartenance à la République française...

    Pour le reste de votre commentaire, je suis très mitigée et pourtant, je suis aussi contre l’ethnicisation des populations, on voit trop le racisme et les différences que cela peut produire. Il n’y a pas de Kurdes qu’en Turquie et rien ne dit qu’un jour, tous les Kurdes de tous les pays concernés ne veuillent pas se réunir. De toute façon, ce n’est pas pour demain la veille...

    Puissiez-vous avoir raison !

    Bien à vous et à une autre fois.

    Caro (pas loguée)

  • Humain
    • Posté à 17h20 le 26/11/2007
    • Internaute 21387

    Chut,
    Il ne faut pas le dire...
    La Turquie prépere peut-être un prix Nobel de la paix allez savoir... Le génocide Arménien, qui a fait de nombreux morts, n’a pas eu lieu...
    Les Kurdes sont pourchassés, mais.... Mais quoi ? Mais comme, vous (et nous) avons aussi commis des exactions, nous ne pouvons en parler.
    Donc comme personne n’est parfait...
    Personne ne peut donc en parler.

    Donc, on en parle pas...

    Belle et stupide démonstration, non ?

  • Anonyme

    Pourquoi Chut ? Nous en parlons, affirmer sans expliquer, affirmer sans connaître, donner sa vérité contre celle des autres n’est pas preuve. Regarder et analyser les problèmes d’un pays au travers d’un prisme pourvu par Devedjian ou Sarko n’aide pas à se rendre compte de la profondeur et de la réalité du problème ! Se rendre 2 mois à Diyrbakir, lire Armeniapost et écouter les disours turcophobe ou islamophobe à longueur d’années, se promener au fil des avenues françaises bordées d’affiche signées deVilliers avec des slogans racistes collés sur des croissants de lune et des drapeaux turcs n’aide pas non-plus à se forger un inconscient positif. Ce n’est pas de votre faute, c’est la nôtre, nos enfants naissent avec des dents de vampires et des poils dans le dos et ne pensent qu’a déporter les petits enfants kurdes sur lesquels on aura, à la naissance, tatoué les origines (pour ne pas se tromper, c’est fou comme on se ressemble) et à les enterrer dans des fosses communes aidés par les casques bleus hollandais commandés par un général français aux ordres d’un président de la république des droits de l’homme ! Mais c’est vous qui avez raison, mon grand-père qui vivait en macédoine en 1915 ainsi que toute ma famille, a du tuer beaucoup de gens...n’est-ce pas pour cela que le drapeau turc est rouge ?

    PS : personnes ne nie que les villages kurdes ont été vidés dans les anées ’90 ! La Turquie a été condamnée à maintes fois pour ces faits devant la cours européenne des droits de l’homme ! Il suffit aussi de voir le nombre de kurdes qui ont émigrés dans les grandes villes depuis ces années là ! Aujoud’hui, que ce soit à Istanbul ou Izmir, il y a une kurdisation de la société, il suffit aussi de voir le changement des cartes de restaurants où les menus se sont adaptés au goûts du sud-est anatolien ou d’écouter les radios pour voir que les chanteurs kurdes sont toujours en tête de liste... mais les démonstrations stupides de personnes vivants en Turquie n’intéressent sans doute pas les quelques érudits qui ont toujours la preuve d’un génocide à vous coller aux front pour vous faire taire car ils sont à cours d’arguments ? ! À se train là je prierais les français de ne plus se mêler des affaires du Maghreb ou du Liban tant que leur responsabilité dans les massacres d’Algérien ou d’arabes (génocide ? combien en faut-il pour ça ?) ne soit reconnue et les dédomagement adocs versés aux populations lésées. Que dire de la colonisation et de ses bienfaits encore visible aujourd’hui dans vos banlieues ? enfin je m’emporte...suis-je stupide.. ! ?

    Salutations
    Ümit Pehlivan

  • Anonyme

    la turquie c’est la turquie il ne faut pas la comparer a la suisse ou au Luxembourg.
    C’est deja pas mal que ce pays ai maitriser sa violence.
    Tout n’est pas rose est rien n’est parfais.

    On ne peut pas obtenir tout d’un coup ! L a turquie a fait des effort en matiere de droit d elhomme, elle a autorisé par exemple le droit de parler kurde, les chansons kurdes, l’enseignement de la langue kurde...
    Mais que veulent ces terroristes ? Notre territoire Nous faire payer chére le fait qu’ils ai été arnaquer au traiter de sevre ? et de lauzanne ?
    Que veut il ?
    Vosu savez je voudrais juste dire une chose la Turquie ets un peuple fiere, et juste.Elle ne cédera jamais un bout de son térritoire, elle ne cédera jamais au terrorsime, elel ne cédera jamais au PKK, c’ets comme ca. Même 500 ans plus tard !
    Le comba est inutile les PKKlis peuvent déposer les armes et arreter leur combats.
    Le rêve d’uen nation Kurde est impossible !
    Et tous forme d’orgnaisation et de parti hostile a la nation et l’identité Turc sera séverement puni c’ets come ca et c’est ecrit dans notre constitution !
    Donc le PKK doit penser à Asala. voila le sort reserver au traitre= » elimination »
    Maintenant turc et kurde pourront vivre en paix seulement si les lois de la republique sont respecteés.
    Il n y a qu’une nation turc, qu’une langue turc, qu’un peuple turc.

    Ne mutlu turkum diyene !

    ps ; merci a toi ataturk d’avoir sauvé notre nation !

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