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Les réflexions de Percy Kemp

Les islamistes bon teint font-ils de bons démocrates-chrétiens ?

Percy Kemp
Ecrivain et consultant
Publié le 06/02/2013 à 12h34

Il n’aura pas fallu longtemps à l’Occident pour lâcher ses clients parmi les dictateurs arabes dès lors que ces derniers eurent à faire face à des soulèvements populaires.

Exemple d’un petit arrangement

En décembre 2012, soucieux de s’éviter une bien mauvaise publicité, le gouvernement britannique a consenti à verser 3,5 millions de dollars à titre de dédommagement à l’opposant libyen Sami al-Saadi. Huit ans plus tôt, voulant remercier le colonel Kadhafi pour sa contribution à la lutte contre le terrorisme, les services de renseignement britanniques et américains avaient en effet transféré de force Sami al-Saadi, sa femme, et ses quatre enfants, de Hong Kong vers la Libye dans le cadre du programme secret dit de restitution (rendition). Al-Saadi était ensuite demeuré dans les geôles libyennes, où il avait été torturé, jusqu’à la chute du colonel Kadhafi en 2011.

Et ça se comprend. Même du temps où ils avaient été utiles dans le cadre de la guerre contre le terrorisme, ceux-là avaient été des alliés bien embarrassants : amants inavoués avec qui on traficotait en secret, mais avec qui on avaient eu honte de s’afficher.

Dès lors, cependant, qu’ils furent confrontés à des révoltes et qu’ils y répondirent par une répression sanglante, il devint impossible aux gouvernants occidentaux, qui avaient des comptes à rendre à leur propre opinion, de continuer de fermer les yeux tandis que, sur les écrans de télé, le sang continuait de couler.

Ils abandonnèrent donc vite ceux-là avec qui ils avaient eu des arrangements cosy pour de petits meurtres d’islamistes entre amis et prirent fait et cause pour leurs opposants au nom de la démocratie.

Après quoi il ne leur fallut pas longtemps pour accepter qu’un peu partout où des dictateurs avaient été renversés les Frères musulmans, ou alors des partis islamistes apparentés, accèdent au pouvoir à l’issue d’élections librement organisées, dominent les parlements, forment des gouvernements, et promulguent de nouvelles constitutions et lois fondées sur une interprétation somme toute restrictive de la charia.

Quitte pour cela à balayer d’un revers démocratique ceux-là qui avaient pourtant été les premiers à se soulever contre la dictature (groupes de défense des droits de l’homme, syndicats, associations féminines, réseaux sociaux) et qui vécurent assez mal qu’on leur volât ainsi leur révolution.

L’islamisme turc, le modèle

Cette adoption par les gouvernements occidentaux d’un islamisme arabe bon teint, auquel l’administration américaine donna elle-même le ton, se fondait en réalité sur un constat, qui donna naissance à un pari.

Le constat d’abord. Il concerne la Turquie, dirigée depuis 2003 par un parti islamiste de masse, l’AKP du Premier ministre Tayyip. Or, quoique M. Erdogan ait laminé les partis laïcs ou libéraux de gauche comme de droite, réislamisé et « réorienté » la société qu’Atatürk avait voulu laïciser et occidentaliser, et mis au pas une armée gardant le flanc sud de l’Otan et qui avait été jusque-là la garante de la laïcité, nulle dérive islamiste violente n’est intervenue dans le pays et nulle Internationale islamiste n’y a vu le jour, la Turquie bien qu’islamiste étant demeurée un allié indéfectible des Occidentaux au sein de l’Alliance atlantique et leur partenaire fiable dans le cadre de l’économie de marché.

De ce constat découla le pari que, du moment où l’on retirerait son appui aux régimes autoritaires qui les réprimaient et qu’on ne s’opposerait plus à leur accession au pouvoir par la voie des urnes, l’expérience turque pourrait être reproduite dans les pays arabes avec des partis islamistes de masse comme les Frères musulmans, qui y joueraient un rôle similaire à celui joué, en Turquie par l’AKP et, en Europe, par la démocratie-chrétienne.

La gageure étant que des élections libres dont serait issu un gouvernement par la majorité contribueraient à stabiliser ces pays, et que sous l’impulsion de dirigeants islamistes responsabilisés par leurs nouvelles responsabilités, à la tentation du jihad entendu comme guerre sainte et comme violence exercée sur autrui (notamment sur l’Occident chrétien) se substituerait un jihad entendu comme pur effort d’islamisation fait sur soi et sur la société, quand l’immense vivier humain où le terrorisme islamiste puisait jusque-là ses recrues se tarirait.

Greffe compatible ?

La question, à présent, est de savoir si ce pari sera payant : si la greffe turque voulue par l’Occident prendra dans le corps social arabe, ou si le donneur turc d’organes démocratiques ne serait pas incompatible avec le greffé arabe. La réponse à cette question est en partie à chercher dans la genèse de l’AKP de M. Erdogan, lequel, reprenant à son compte certains thèmes chers à l’atatürkisme tout en en délaissant d’autres, se sera imposé, non pas face au nationalisme turc, mais face à la seule laïcité.

De fait, c’est sa défense des valeurs nationalistes, et son intransigeance tant sur la question kurde que sur celle de Chypre, qui auront permis à M. Erdogan, en donnant d’une main aux officiers supérieurs de l’armée ce qu’il leur prenait de l’autre, de les sortir de l’arène politique par la petite porte. Tant et si bien qu’on pourrait, à propos de l’AKP, parler d’un véritable national-islamisme, le nationalisme faisant ici office de garde-fou empêchant les dérapages transnationaux, toujours possibles avec l’islamisme.

La contribution du national-islamisme à la stabilisation de l’Etat-nation apparaît clairement dès lors qu’on examine le cas de l’islamisme pakistanais, qui est aux antipodes de l’islamisme turc. Le Pakistan, dont le nom même est un néologisme (« le pays des purs »), ne dut en effet son existence en tant qu’Etat séparé de l’Inde, en 1947, qu’au seul fait que sa population était de religion musulmane. Contrairement à l’islamisme turc qui demeure, pour l’instant du moins, intimement lié au nationalisme turc, l’islamisme pakistanais se sera donc construit sur les décombres du nationalisme indien né de la résistance contre la domination britannique. (J’emploie le terme « nationalisme indien » dans le sens où il était entendu du temps où les Indes étaient encore britanniques.)

On ne s’étonnera alors pas de l’instabilité endémique que connaît cet Etat-nation depuis sa création, ni des dérives violentes dont il est parfois le théâtre, parfois l’acteur, et souvent les deux : du terrorisme islamiste à l’exportation sauvage de technologies nucléaires, en passant par les massacres de chiites pourtant pakistanais et le rôle de pompier-pyromane joué par le service de renseignement militaire du pays.

C’est dire que si, dans le cas de la Turquie, on est en droit de parler d’un national-islamisme, dans le cas pakistanais il serait plus approprié d’évoquer un islamisme transnational (voire même un sunnisme transnational), avec tout ce que le préfixe « trans », qui renvoie au mouvement, véhicule comme dé-territorialité, instabilité et ubiquité.

Or, dès lors que l’on se penche sur la genèse de l’islamisme arabe, on se rend compte que contrairement à l’islamisme turc, il se sera dès les années 80 construit sur les ruines du nationalisme arabe (sur les ruines de cette arabité qui avait justement été à l’origine de la création des Etats-nations arabes), l’arabe cessant alors d’être la langue du dzhâd, langue commune à tous les Arabes, pour devenir celle de la seule Révélation coranique.

Le cas de l’Egypte

La langue du « dzhâd »
La langue arabe est dite langue du dzhâd par référence à ses quatre lettres d’appui (tadhghîs) qui sont le tah, le zhah, le dzhâd et le zhâl, lettres qui font sa spécificité, et qui la distinguent des autres langues sémitiques.

Examinant cet islamisme arabe plus avant, on constate en outre que bien souvent, ayant réussi à se substituer à l’arabité, il se sera ensuite affirmé face à une autre forme d’islam local, considéré comme déviant.

Ce qui l’aura poussé à dériver hors des frontières nationales en quête d’appuis extérieurs pouvant lui permettre de s’imposer face à ce dernier (ainsi, l’islamisme sunnite libanais s’appuyant sur les pétromonarchies du Golfe face à l’islamisme chiite libanais qui s’appuie, lui, sur l’Iran, ou les islamistes sunnites de Syrie recrutant de véritables Brigades internationales islamistes pour combattre le régime alaouite).

Or de telles dérives transnationales réduisent d’autant la capacité de l’islamisme arabe à jouer un rôle rassembleur sur le plan national, et stabilisateur sur le plan régional. Le cas de l’Egypte est à cet égard probant. Avec son égyptianité fondée sur sa vieille civilisation antéislamique centrée autour de la Vallée du Nil, sa tradition étatique remontant à la nuit des temps et son système politique particulier gravitant depuis des millénaires autour de la figure omniprésente d’un raïs-pharaon, ce pays à l’identité bien tranchée semblait bien parti pour rejoindre le camp du national-islamisme aux côtés d’une Turquie héritière, elle, de la tradition étatique ottomane et avant elle byzantine. Pourtant, ce sont ces composantes-là de l’égyptianité qui sont aujourd’hui menacées.

A peine arrivés au pouvoir à la suite d’élections librement organisées, les Frères musulmans égyptiens se seront en effet empressés d’introduire une nouvelle Constitution fondée sur une interprétation très restrictive de la charia et des principes de l’islam, sources d’inspiration de toute législation, ce qui promet, à terme, de faire de tout musulman laïc égyptien un apostat en puissance, et de tout copte égyptien un dhimmî à la citoyenneté tronquée (et ce, alors que « Copte » et « Egyptien » partagent la même étymologie, Aïguptios ayant donné Kuptios).

Non seulement cela, mais alors que le pouvoir législatif glisse aujourd’hui subrepticement, loin du Parlement égyptien et vers l’Al-Azhar entendu comme référence ultime en termes de législation (si le cheikh actuel d’Al-Azhar n’est pas un Frère musulman, son successeur devrait l’être), le pouvoir exécutif, lui, se déplace de la figure traditionnelle d’un raïs-pharaon incarné vers celle, désincarnée, du Bureau de Guidance des Frères musulmans.

Ce qui contribue à miner encore plus cette égyptianité sans quoi il ne saurait y avoir de vrai national-islamisme, et éloigne d’autant plus le pays du modèle islamiste turc que les gouvernements occidentaux auraient souhaité pour lui, pour le rapprocher du modèle islamiste soudanais dont les dérives sont bien connues.

Une hasardeuse greffe

Hasardeuse en Egypte, terrain pourtant fertile, cette greffe, souhaitée par l’Occident, de l’islamisme turc sur l’islamisme arabe, promet d’ailleurs de l’être encore plus dans tous ces pays où l’appartenance communautaire prime souvent sur l’appartenance nationale (ainsi, en Irak, en Syrie, au Liban, en Arabie Saoudite et à Bahreïn, où s’affrontent sunnites et chiites), comme dans ceux-là où des partis islamistes disputent aujourd’hui le pouvoir à des dynasties arabo-musulmanes (Koweït, Jordanie, Maroc, Emirats Arabes Unis).

Pire encore, un franc rejet de la greffe turque en terre arabe risque de se retourner contre la Turquie. Du fait de son implication croissante dans les conflits qui déchirent aujourd’hui ses voisins ce pays n’est en effet plus à l’abri des forces centrifuges qui sont à l’œuvre chez eux. D’autant que, pour pérenniser son leadership tout en consacrant la réislamisation de la société, M. Erdogan pencherait dit-on pour un amendement de la Constitution.

Or, en accentuant la césure entre la majorité sunnite et une forte minorité alévie qui ne se reconnaît nullement dans l’AKP, un tel projet risque de mettre à mal le national-islamisme turc, auquel finirait par se substituer, sous la pression de groupes comme le Hizmet de Fethullah Gülen, un national-sunnisme plus diviseur que rassembleur.

La Turquie « rassure » les Alevis
Le 16 décembre 2012 le ministre des Affaires étrangères turc jugea utile de préciser que la politique syrienne de son pays ne favorisait aucune communauté religieuse au détriment des autres. Cette déclaration, qui se voulait rassurante mais n’en reflétait pas moins une réelle inquiétude, s’adressait sans doute autant aux minorités en Turquie (notamment aux Alévis, plus 20% de la population), qu’aux chiites, alaouites et chrétiens de Syrie.

Aveugles à tous ces dangers, les gouvernements occidentaux, pour qui les sacrosaintes élections demeurent un remède à tout, applicable partout, n’en maintiennent pas moins le cap, donnant à la démocratie numérique (« one man, one vote ») un blanc-seing, dans une région où, les particularismes et les minorités étant légion, la loi du plus grand nombre finit toujours par enterrer toute expérience démocratique, quand le pari occidental sur les grands partis islamistes finit par produire des résultats diamétralement opposés à ceux escomptés.

Tant et si bien qu’on pourrait se dire que le but recherché par les gouvernements occidentaux ne serait pas celui qu’ils affichent (paix, démocratie, stabilité). C’est en tout cas ce que pensent certains (notamment les Algériens), qui voient dans cette politique un plan machiavélique visant à saper les Etats-nations de la région en vue de redessiner au profit de l’Occident les frontières issues de la décolonisation.

En tout état de cause, confiants qu’ils sont en leur hyper-puissance qui leur confère une vaste marge d’erreur et de rattrapage, forts qu’ils sont aussi de leur éloignement du théâtre des opérations, les Etats-Unis sauront s’accommoder des fortes convulsions inhérentes à une telle politique. Mais en ira-t-il de même des Etats européens, bien moins puissants et confiants que les Américains, et qui ont en outre l’islam comme voisin ? L’histoire nous le dira.

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  • Edmond K.
    Edmond K.
    revenant
    • Posté à 14h06 le 06/02/2013
    • Internaute 197709
      revenant

    Enfin un article intéressant.
    Je me demandais pourquoi l’occident laissait monter l’islamisme dans les pays arabes et dans nos banlieues. Comme vous dites il s’agissait en fait d’un pari (extrêmement naïf)...

    • Lionel06
      Lionel06 répond à Edmond K.
      Dessoucheur
      • Posté à 14h45 le 06/02/2013
      • Internaute 30683
        Dessoucheur

      Tu souhaiterais peut-être que l’occident atomise les pays arabes ?
      Ou as-tu une autre solution, Kohl ?

      • Edmond K.
        Edmond K. répond à Lionel06
        revenant
        • Posté à 15h28 le 06/02/2013
        • Internaute 197709
          revenant

        non je veux juste que l’on cesse de s’occuper de leurs affaires, et que l’on cesse d’accueillir des immigrants venant de ces pays, alors que nous avons désormais suffisamment de recul pour constater qu’un nombre trop important d’entre eux ne parviennent pas à s’intégrer (et lorsqu’on mesure le fossé entre nos deux cultures, c’est compréhensible)

         
        • Lionel06
          Lionel06 répond à Edmond K.
          Dessoucheur
          • Posté à 16h38 le 06/02/2013
          • Internaute 30683
            Dessoucheur

          Le fossé c’est dans ta tête et visiblement c’est toi qui n’est pas intégré.

          Mais ce n’est pas grave, tant que tu n’empêches pas les gens de vivre comme ils veulent, on ne t’en voudra pas...

          • Edmond K.
            Edmond K. répond à Lionel06
            revenant
            • Posté à 17h45 le 06/02/2013
            • Internaute 197709
              revenant

            oui d’accord la charia ça n’existe pas, le statut des femmes et des minorités dans les pays musulmans est le même qu’en France etc...
             ; -)

        2 autres commentaires
  • Lionel06
    Lionel06
    Dessoucheur
    • Posté à 14h14 le 06/02/2013
    • Internaute 30683
      Dessoucheur

    Cantique, fais péter tes vidéos et tes liens pourris vers Fsetouche, qu’on rigole !

  • SteakKnife
    SteakKnife
    http://degueulico.tumblr.com/
    • Posté à 14h27 le 06/02/2013
    • Internaute 157127
      http://degueulico.tumblr.com/

    Une petite remarque, en arabe l’Egypte ne s’appelle pas « Egypte ». Donc ça leur fait une belle jambe que l’origine étymologique soit la même entre « copte » et « Egypte ». Ensuite, il faut sortir du point de vue européocentriste sur les musulmans contre les laïques. Les forces à l’oeuvre en Egypte et ailleurs sont bien plus complexes : Lien

  • Lionel06
    Lionel06
    Dessoucheur
    • Posté à 14h33 le 06/02/2013
    • Internaute 30683
      Dessoucheur

    C’est vrai qu’un utilisant que des concepts en ’isme’, les choses paraissent plus claires...

    On relira certainement avec attendrissement cet article dans 10 ans.

    • Edmond K.
      Edmond K. répond à Lionel06
      revenant
      • Posté à 14h35 le 06/02/2013
      • Internaute 197709
        revenant

      Vous faites donc le pari que dans seulement 10 ans l’égypte sera une démocratie apaisée ?

      HAHAHAHAHAHA

      • Lionel06
        Lionel06 répond à Edmond K.
        Dessoucheur
        • Posté à 14h54 le 06/02/2013
        • Internaute 30683
          Dessoucheur

        Je ne fais justement aucun pari, c’est bien là la différence.

        Qui aurait parié qu’il fallait attendre près d’un siècle après la révolution de 1789 et des décennies de régimes monarchiques et autoritaires (Premier Empire, Restauration, Second Empire) pour la république puisse progressivement être instaurée en France ?

         
        • Edmond K.
          Edmond K. répond à Lionel06
          revenant
          • Posté à 15h23 le 06/02/2013
          • Internaute 197709
            revenant

          toute personne qui compare froidement les évangiles et le coran comprend facilement pourquoi la démocratie et la tolérance sont possible en occident et pas dans les pays musulmans (sauf s’ils abandonnent l’islam, ce qui n’est pas évident puisque c’est passible de mort)

          • Lionel06
            Lionel06 répond à Edmond K.
            Dessoucheur
            • Posté à 15h28 le 06/02/2013
            • Internaute 30683
              Dessoucheur

            Non, sauf dans tes fantasmes.

            Au fait, as-tu songé à prendre une copine (ou un copain, selon tes goûts), pour te changer les idées un peu ?

          • jijm
            jijm répond à Edmond K.
            ri
            • Posté à 15h31 le 06/02/2013
            • Internaute 192074
              ri

            toute personne qui étudie froidement l’histoire de France comprend facilement que les catholiques se sont toujours opposée à la démocratie, mais qu’une fois celle ci acquise, la religion catholique à due s’en accoutumer et changer.

            • Edmond K.
              Edmond K. répond à jijm
              revenant
              • Posté à 15h37 le 06/02/2013
              • Internaute 197709
                revenant

              à votre avis pourquoi la démocratie existe dans 90% des pays chrétiens ou anciennement chrétiens, et dans seulement 1% des pays musulmans ?

              • jijm
                jijm répond à Edmond K.
                ri
                • Posté à 15h43 le 06/02/2013
                • Internaute 192074
                  ri

                anciennement chrétien pour la plus grande part, séparation de l’église et de l’état, tout cela.

                ps : Jesus roi des Juifs, grand démocrate.

                • Edmond K.
                  Edmond K. répond à jijm
                  revenant
                  • Posté à 15h45 le 06/02/2013
                  • Internaute 197709
                    revenant

                  oui et donc pourquoi la séparation de l’église et de l’état existe dans 90% des pays anciennement chrétiens et pas dans les musulmans ?

                  • jijm
                    jijm répond à Edmond K.
                    ri
                    • Posté à 16h04 le 06/02/2013
                    • Internaute 192074
                      ri

                    « oui et donc pourquoi la séparation de l’église et de l’état existe dans 90% des pays anciennement chrétiens et pas dans les musulmans ? »
                    ça n’a pas encore eu lieu, mais cela n’enlève rien au fait que les catholique ont toujours lutter contre l’avènement d’une démocratie et qu’une fois acquise ils ont due s’adapter par nécessité.

                    • Edmond K.
                      Edmond K. répond à jijm
                      revenant
                      • Posté à 16h08 le 06/02/2013
                      • Internaute 197709
                        revenant

                      ’’les catholique ont toujours lutter contre l’avènement d’une démocratie’’

                      mais alors comment la démocratie s’est-elle installée ?
                      et pourquoi les peuples n’ont-ils pas voté pour les ’’christianistes’’ ?

                      • jijm
                        jijm répond à Edmond K.
                        ri
                        • Posté à 16h31 le 06/02/2013
                        • Internaute 192074
                          ri

                        Voyez la révolution française. (ça s’est passé en france fin 1700)

        9 autres commentaires
  • Lionel06
    Lionel06
    Dessoucheur
    • Posté à 15h29 le 06/02/2013
    • Internaute 30683
      Dessoucheur

    Il faudra tout de même qu’on nous explique en quoi les pays occidentaux « font le pari ».

    Après s’être acoquinés pendant des décennies avec des régimes dictatoriaux qui mettaient systématiquement les opposants en prison (ou en exil), les pays occidentaux auraient-ils dû couper court à toute relation avec les nouveaux régimes démocratiquement élus et confrontés aujourd’hui à des partis d’opposition libres de s’exprimer, au seul motif que certains de ces gouvernement seraient dirigés par des islamistes ?

    Pourtant, à ce que je sache, les relations entre les pays occidentaux et l’Arabie Saoudite ou Israël semblent toujours excellentes.

    Quelle est donc l’alternative à ce « pari », si tant est que celui-ci existe ?

  • J-B
    J-B
    Etudiant. Si si, pour de vrai.
    • Posté à 14h47 le 06/02/2013
    • Internaute 58527
      Etudiant. Si si, pour de vrai.

    Mouais. Je ne suis pas sûr que lorsqu’ils auront fini de faire le jihad chez eux (« effort d’islamisation fait sur soi et sur la société »), ils n’auront pas la tentation de revenir taper à la porte de l’occident pour achever le travail.

    C’est un peu de cette façon qu’on avait commencé les croisades, non ?

    En tout cas, cet article est très intéressant.

    • Edmond K.
      Edmond K. répond à J-B
      revenant
      • Posté à 15h33 le 06/02/2013
      • Internaute 197709
        revenant

      Les croisades c’est encore un bel exemple de propagande bobo.
      On nous les présente systématiquement comme une agression de l’occident contre les pays musulmans, alors qu’en réalité elles avaient pour but de libérer les minorités chrétiennes autochtones occupées et persécutées par l’expansion militaire de l’islam.

      • jijm
        jijm répond à Edmond K.
        ri
        • Posté à 15h40 le 06/02/2013
        • Internaute 192074
          ri

        « but de libérer les minorités chrétiennes autochtones occupées et persécutées par l’expansion de l’islam. »
        biensure, ils ont levé une armée gigantesque pour sauver quelques chrétiens oppressé par des musulmans et pour aucune autres raisons qui ne soit louables. il n’y a pas eu de pillages, de massacres.

         
        • Edmond K.
          Edmond K. répond à jijm
          revenant
          • Posté à 15h54 le 06/02/2013
          • Internaute 197709
            revenant

          Si, toutes les conquêtes islamiques se sont accompagnées de pillages et de massacres systématiques, et Mahomet lui-même faisait égorger les juifs par centaines. Par exemple on estime que la conquête de l’inde a causé 80 millions de morts.

          • jijm
            jijm répond à Edmond K.
            ri
            • Posté à 16h06 le 06/02/2013
            • Internaute 192074
              ri

            tout ça pour éviter de parler des croisades....

            • Edmond K.
              Edmond K. répond à jijm
              revenant
              • Posté à 16h13 le 06/02/2013
              • Internaute 197709
                revenant

              oui c’est parce que je ne sais pas s’il y a eu des massacres. C’est possible, mais en tous cas les croisades n’était pas une agression gratuite, c’était bien pour contrer l’expansion militaire de l’islam (qui a failli arriver jusqu’au coeur de l’europe d’ailleurs. Nous serions aujourd’hui tous musulmans, vous imaginez le bonheur ; -)

              • jijm
                jijm répond à Edmond K.
                ri
                • Posté à 16h29 le 06/02/2013
                • Internaute 192074
                  ri

                « oui c’est parce que je ne sais pas s’il y a eu des massacres. C’est possible, mais en tous cas les croisades n’était pas une agression “
                Petit monsieur, il me semblais que vous vous réclamiez Français de souche, d’origine chrétienne, d’une culture FRANÇAISE et CHRETIENNE, il apparait que vous ne connaissez rien de cette culture et de cette histoire,ou plutôt vous ne déniez connaitre que celle qui va dans le sens de vos poiles. en revanche vous lisez beaucoup le coran. il serait bon, petit garçon, de ne pas vous arrêter de vous intéresser à l’histoire quand celle ci gène, contredis vos petites idées d’identitaires.

                • Edmond K.
                  Edmond K. répond à jijm
                  revenant
                  • Posté à 16h37 le 06/02/2013
                  • Internaute 197709
                    revenant

                  Non je suis athée, mais j’ai tout de même conscience que l’athéisme et la démocratie sont possibles grâce à l’héritage chrétien.
                  D’ailleurs même attatürk s’inspirait des démocraties occidentales, ce qui me fait dire que la laïcité turque n’était qu’une parenthèse dans l’histoire qui va bientôt se refermer.

                  • jijm
                    jijm répond à Edmond K.
                    ri
                    • Posté à 17h08 le 06/02/2013
                    • Internaute 192074
                      ri

                    mais j’ai tout de même conscience que l’athéisme et la démocratie sont possibles grâce à l’héritage chrétien.
                    plutôt grâce à l’héritage grec...
                    L’athéisme possible grâce à l’héritage chrétien ? ! éclairez moi, je vous prie

                    • Edmond K.
                      Edmond K. répond à jijm
                      revenant
                      • Posté à 17h42 le 06/02/2013
                      • Internaute 197709
                        revenant

                      parce que jésus prônait la non-violence, le pardon et la tolérance.

                      • jijm
                        jijm répond à Edmond K.
                        ri
                        • Posté à 18h05 le 06/02/2013
                        • Internaute 192074
                          ri

                        la non-violence ? les croisades c’est quoi ?
                        le pardon ? La tolerance ? L’inquisition c’est quoi ?
                        l’athéisme on évitait de la déclaré haut et fort à une certaine époque...

                        • Edmond K.
                          Edmond K. répond à jijm
                          revenant
                          • Posté à 12h39 le 07/02/2013
                          • Internaute 197709
                            revenant

                          ce sont des dérives ponctuelles, alors que dans l’islam ces dérives sont permanentes.

        9 autres commentaires
      • J-B
        J-B répond à Edmond K.
        Etudiant. Si si, pour de vrai.
        • Posté à 16h06 le 06/02/2013
        • Internaute 58527
          Etudiant. Si si, pour de vrai.

        Cool !
        Se faire traiter de bobo, check.

        C’était presque la seule insulte qui manquait à mon répertoire Rue89. Merci Edmond.

      • Lionel06
        Lionel06 répond à Edmond K.
        Dessoucheur
        • Posté à 16h44 le 06/02/2013
        • Internaute 30683
          Dessoucheur

        Aucunement puisque les minorités chrétienne, comme les communautés juives, ont vécu pendant des siècles en très bonne entente avec leurs congénères musulmans dans les pays arabes, en Perse, au Maghreb, grâce à leur statut de dhimmi (très enviable à l’époque, surtout comparé au sort des pauvres minorités religieuses dans les pays catholiques)...

        Mais les fantasmes ont la vie dure, chez les bas du front qui n’ont rien appris de l’Histoire...

         
        • Edmond K.
          Edmond K. répond à Lionel06
          revenant
          • Posté à 17h41 le 06/02/2013
          • Internaute 197709
            revenant

          La différence c’est que la persécution des minorités n’est pas inscrite dans les évangiles, alors qu’elle est l’est dans le coran. C’est pour ça que de nos jours les pays occidentaux ne persécutent plus, se montrant même parfois excessivement tolérants, comme à Londres.

        • Louvois
          Louvois répond à Lionel06
          • Posté à 08h17 le 07/02/2013
          • Internaute 36794

          Ah le sort enviable des dhimmis, devant par le passe payer un tribut special, souvent soumis a la corvee, souvent portant des signes distinctifs, parlez en non pas aux Juifs, chasses depuis longtemps, mais aux Coptes, la population indigene de l’Egypte, traitee encore aujourd’hui en citoyens de seconde zone.

        2 autres commentaires
  • Vieux taxi
    Vieux taxi
    retraité
    • Posté à 17h34 le 06/02/2013
    • Internaute 54218
      retraité

    certains silences ( oublis, ignorances...) me gênent...
    Mettre sur le même pied ottomans et arabes relève du fantastique... Les premiers ayant allègrement écrasé puis dominé les seconds durant cinq siècles, au point que dans le Beyrouth d’avant 1914 tout arabe croisant un turc devait descendre du trottoir respectueusement etc... sous peine de bastonnade ou plus. Ceux qui ont aimé « Lawrence d’Arabie » et mieux encre « Les sept piliers de la sagesse “ y ont découvert tout l’amour que les arabes avaient pour les turcs... Il faut être américain ou français dés-instruit par l’éducation nationale pour bâtir sur la comète un plan de fascination des islamistes arabes par le parti d’Erdogan, d’autant plus qu’entre la Turquie et Israël les affaires font souvent très bon ménage...

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