Le Blackberry révèle les secrets d'Etat
Comme le révélait Le Monde
daté de mercredi, un ancien responsable de la DGSE tire la sonnette d’alarme sur l’usage des Blackberry, machine adorée des geek
. Alain Juillet a confirmé ces craintes mardi soir dans une réunion très privée où Rue89 s’est infiltré.
Les hauts fonctionnaires sont horrifiés : ils ne seraient plus autorisés à utiliser leur instrument fétiche, le Blackberry, cette forme de téléphone portable qui permet de communiquer en tous temps et en tous lieux non seulement par téléphone, mais encore par courrier électronique.
Au cours d’un séminaire organisé à Paris, mardi, par les anciens auditeurs de l’INHES
(Institut national des hautes études de la sécurité), de l’IHEDN
(Institut des hautes études de la défense nationale) et quelques autres, devant un auditoire stupéfait, Alain Juillet - haut fonctionnaire pour l’Intelligence économique - ne s’est pas contenté de confirmer les mises en garde articulées à l’encontre de cette machine. Il les a renouvelées, et généralisées.
« Les fonctionnaires français, a-t-il accusé en substance, ne sont pas sensibilisés aux questions de sécurité. Sans la moindre précaution, ils évoquent en clair au téléphone et par courrier électronique tous les secrets d’Etat. » Il rappelle qu’aujourd’hui toutes les communications et autres messageries sont susceptibles d’être interceptées par tout le monde.
On oublie que, désormais, les affaires internationales sont dominées par cinquante méga-entreprises opérant à partir de cinquante Etats. Disposer d’une longueur d’avance en matière d’information est vital. La question du Blackberry est secondaire par rapport au problème considéré dans son ensemble. Ces méga-entreprises ont les moyens de tout intercepter, et d’utiliser les informations ainsi recueillies comme avantages compétitifs. Alain Juillet précise que la France a perdu plusieurs marchés très importants en raison des intempérances verbales des fonctionnaires et des hauts cadres d’entreprise.
►Addendum, le 21/06/2007 à 11h52 :
Matignon, a rappelé le 20 juin 2007, suite à l’article paru dans Le Monde, que le Blackberry, téléphone portable permettant de recevoir des courriels, était interdit dans les ministères.
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Votre article présente le blackberry comme la « machine adorée des geek ». Selon moi il s’agit plutôt de la machine adorée des business man, directeurs de systèmes d’informations et autres joueurs de golf invétérés à roulette. Pour sa part le geek crasseux et chevelu se passe parfaitement de cette « extension de pénis ».




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