Chez Philippe Madelin

Les questions de sécurité analysées par un expert, Philippe Madelin, ancien journaliste et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet.

Avec Corbin de Mangoux à la DGSE, l'Elysée contrôle tous les services

Philippe Madelin
Journaliste
Publié le 08/10/2008 à 12h54

Avec la nomination du préfet Erard Corbin de Mangoux à la tête de la DGSE (Direction générale des services extérieurs) en remplacement de l’ambassadeur Pierre Brochand, c’est le retour à une certaine normalité : le Quai d’Orsay perd le contrôle de la DGSE au profit de l’administration préfectorale. Elle n’en revient pas pour autant à un militaire, au contraire.

En fait, le préfet Guéant a complété l’organigramme général fondé sur le système des dépouilles avec le choix d’un homme qui, lui aussi, est un fidèle sarkoziste du premier cercle, puisqu’il a longtemps exercé des fonctions préfectorales dans les Hauts-de-Seine avant de rejoindre l’Elysée pour suivre les questions de renseignement, puis comme conseiller pour les affaires intérieures. Il devait être relayé par l’ambassadeur Bernard Bajolet, qui s’est vu récemment confier la mission de coordinateur des services de renseignement.

C’est justement cette nomination de Bajolet qui semble avoir précipité le départ de Brochand, car les deux hommes ne semblaient pas avoir d’atomes crochus. Il était initialement prévu que Brochand reste en poste jusqu’à sa retraite l’an prochain. L’Elysée, Guéant en l’occurrence, tient a faire savoir que le départ de Brochand n’est pas une sanction...

Le passage de l’ambassadeur Brochand restera forcément remarquable, ne serait-ce qu’en raison de sa longueur : six ans, ce qui est exceptionnel. Sa direction restera marquée par la « technologisation » de la DGSE, un recours massif aux moyens d’interception par satellites.

Un grand échec : la libération avortée d’Ingrid Betancourt, compensée par une forte présence au Proche-Orient depuis le début de la guere d’Irak. Voici quelques mois, avait été entrepris un « resserrement » des postes de la DGSE a l’étranger autour d’un nombre limite de postes majeurs. Ce resserrement épousait d’assez près le même mouvement autour des ambassades de France.

Cette réorientation correspond également aux grandes lignes du Livre blanc sur la Defense qui concentre les efforts sur le renseignement intérieur.

Avec cette nomination, qui complète celles de Bernard Squarcini à la DCRI et des généraux Puga et Bolelli à la DRM (renseignement militaire) et à la DPSD (Protection de la Sécurite Défense), l’Elysée contrôle désormais tout l’édifice du renseignement français.

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  • jexiste
    jexiste
    si, si
    • Posté à 12h58 le 08/10/2008
    • Internaute 53099
      si, si

    Je l’ai déjà fait sur un autre sujet, je recommence ici :

    Allez voir mes commentaires sur ces deux sujets :

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    Je dis plein de méchancetés sur l’extrême gauche.

    Exemples :

    Sur : Jean-Marc Rouillan d’Action Directe pourrait retourner en prison

    jexiste | si, si
    21H37 02/10/2008
    Oui, on tue des gens parce qu’ils représentent le capital, mais aujourd’hui, on ne s’attaque plus à de grands patrons emblématiques, c’est trop risqué (voir le parcours de ceux d’AD).

    On attaque le capital par sa base en tuant les salariés du privé. Non seulement c’est sans aucun risque (ces gens-là ne comptent pas), mais de plus, patrons et actionnaires voyous apprécient au plus haut point de pouvoir compter sur les milices de l’extrême-gauche pour se débarrasser à peu de frais de leurs salariés les plus gênants (les contestataires, ceux qui pourraient dénoncer toutes leurs magouilles parce qu’ils en sont bien informés).

    Sur : « Monsieur D. » met en grève la psychiatrie marseillaise

    jexiste | si, si
    16H15 02/10/2008
    Je ne sais d’où vous sortez ce taux.

    Les chiffres officiels pour 2007 ne seront pas connus d’ici plusieurs années, et ce pour une raison très simple : d’année en année, les établissements psychiatriques communiquent leurs chiffres à l’organisme chargé de les agréger avec toujours plus de retard (plusieurs années actuellement).

    Cependant, si ce que vous avancez est vrai, alors c’est énorme et c’est très grave.

    VOILA OU PASSE L’OPPOSITION DANS CE PAYS : A l’HOPITAL PSYCHIATRIQUE !

    ET LE SYNDICAT SUD EST L’UN DES PREMIERS ACTEURS DU SCANDALE !

    A l’attention des « gauchistes » de ce site :

    ARRETEZ DE VOUS FOUTRE DE LA GUEULE DU MONDE !

    SARKOZY N’A JAMAIS EU DE MEILLEURS ALLIES QUE BESANCENOT ET SES AFFIDES !

    ========

    N.B. : Ce n’est pas pour le plaisir de me faire allumer, mais pour informer, faire réfléchir, susciter le débat.

    • marie 75
      marie 75 répond à jexiste
      • Posté à 09h16 le 09/10/2008
      • Internaute 3563

      Edvige et ses soeurs dévorent goulument le fichier de SINE-HEBDO ?

      SINE-HEBDO a été cambriolé. « On » a pris le fichier des abonnés. Qui « on » ?

  • jexiste
    jexiste
    si, si
    • Posté à 13h07 le 08/10/2008
    • Internaute 53099
      si, si

    VOICI COMMENT NOUS VIVONS :

    Sans mandat d’arrêt, sans justification médicale, quatre policiers et deux médecins arrivent chez un homme bien portant. Les médecins déclarent qu’il est fou, le commandant de police hurle : « Nous sommes chargés de faire respecter la loi ! Levez-vous ! » Ils lui tordent les bras derrière le dos et l’emmènent à la maison de fous.

    Cela peut arriver demain à n’importe lequel d’entre nous, et cela vient d’arriver à Jaurès A. Medvedev, un généticien et un publiciste, un homme d’une intelligence brillante et subtile, un homme au coeur généreux (je suis personnellement au courant de l’aide qu’il a apportée, de façon désintéressée et dans l’ombre, à des personnes malades). En raison même de la diversité de ses talents, on l’accuse d’être anormal, on dit qu’il est atteint de « dédoublement de la personnalité ». Sa sensibilité à l’injustice, à la bêtise, on la présente comme une « déviation morbide », « une mauvaise adaptation au milieu social ». Apparemment, abriter dans sa tête des pensées autres que celles qui sont prescrites, signifie qu’on est anormal. Les gens portant pensent tous de même. Et il n’y a aucun moyen de corriger cet état de choses. Même les appels de nos plus grands savants et écrivains ne servent à rien. C’est comme parler à un mur.

    Si seulemment cette affaire était la première ! Mais elle est à la mode, cette manière de régler les comptes, sans prétendre accuser de quelque faute que ce soit, quand on a honte de donner les véritables motifs. Certaines victimes sont bien connues, d’autres restent dans l’obscurité. Des psychiatres serviles, qui renient le serment d’Hippocrate qu’ils ont prêté et qui sont capables de dire que s’intéresser à des problèmes sociaux, c’est faire preuve de « maladie mentale », peuvent déclarer qu’un homme est fou simplement parce qu’il est trop passionné, ou parce qu’il est trop calme, ou en raison de ses talents, ou parce qu’il en manque.

    Pourtant, la simple prudence devrait leur conseiller de s’abstenir. Après tout, on n’a même pas levé le doigt contre Chaadaev, mais nous n’avons pas cessé de maudire pendant un siècle ses persécuteurs. Il est temps de se rendre compte que l’emprisonnement de personnes saines d’esprit dans des maisons de fous, sous prétexte qu’elles ont leurs propres opinions, est un meurtre spirituel, une variante des chambres à gaz, ces crimes ne seront jamais oubliés, et ceux qui s’en sont rendus coupables seront de tous temps condamnés, pendant leur vie et après leur vie, et ne bénéficieront d’aucune remise de peine.

    Dans l’illégalité et la malfaisance, chacun doit toujours se rappeler qu’il existe une frontière au-delà de laquelle un homme devient un cannibale.

    C’est un pauvre calcul que de croire qu’il est possible de faire toujours confiance à la force et de constamment mépriser la protestation des consciences.

    A. Soljénitsyne,
    15 juin 1970.

  • pegaze
    pegaze
    ingé
    • Posté à 13h29 le 08/10/2008
    • Internaute 25303
      ingé

    je ne connais pas franchement ces systèmes, mais est-il illogique que l’élysée contrôle le renseignement français ? après tout le renseignement a toujours existé pour permettre à la tête de comforter son pouvoir, non ?

    • Houvaton nouveau compte
      • Posté à 20h40 le 08/10/2008
      • Internaute 39856

      Est-il logique, ou simplement démocratique, que le peuple (vous et moi) ne contrôlons rien, ne surveillons rien ?

      Sommes-nous à ce point malades ou débiles (faibles) pour nous laisser ausculter, manipuler, surveiller par des individus, payés avec nos impôts, que nous ne connaissons pas ?

      Il a bon dos le secret Défense. Se défendre contre qui au juste ? Contre quels terroristes ? Contre un réseau islamiste qui n’existe pas ? Contre un Ben Laden toujours pas retrouvé après toutes les polices et les armées du monde à ses trousses depuis 7 ans ? Ou contre des Patriot Act qui se mettent en place depuis le 11 septembre 2001 ?

      L’enjeu est le pétrole, seulement le pétrole et nous avons atteint le pic de production mondial alors que la demande continue de croître.
      Tout le problème est là et plus on attendra pour trouver des solutions de remplacement au pétrole et au nucléaire, tout en freinant notre « croissance » et notre surpopulation mondiale, plus le réveil sera dur, très dur.

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à Houvaton nouveau compte
        journaleux - blogueur
        • Posté à 22h58 le 08/10/2008
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        J’abonde en ton sens, Houvaton… et ai mis cent francs dans le nourrain.

        Si l’on prends un exemple en apparence anodin, le CSA, tous les membres actuels ont été nommés par la droite. Cela ne veut certes pas dire qu’ils sont tous de droite (il y en a peut-être un qui n’a pas viré sa cuti et qui servait d’alibi), mais c’est un fait.

        Le pouvoir a tendance de plus en plus à blinder.

  • marie 75
    • Posté à 14h12 le 08/10/2008
    • Internaute 3563

    Fouché Talonetto veut tout contrôler

    • jexiste
      jexiste répond à marie 75
      si, si
      • Posté à 14h16 le 08/10/2008
      • Internaute 53099
        si, si

      Vous auriez pu répondre à ma question. D’où sortez-vous votre taux de 25% d’augmentation des hospitalisations psychiatriques pour 2007 ?

      S’il est juste, il n’y a vraiment pas de quoi en pavoiser.

      • marie 75
        marie 75 répond à jexiste
        • Posté à 17h49 le 08/10/2008
        • Internaute 3563

        j’ai oublié...
        Dans la presse..peut-être prof. ... je vais tenter de me souvenir... c’était dans quel artcicle mon post ?
        mais je n’avais pas vu votre question ...

         
        • jexiste
          jexiste répond à marie 75
          si, si
          • Posté à 18h11 le 08/10/2008
          • Internaute 53099
            si, si

          C’était sur cet article :

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          Sur le même sujet, vous pouvez aussi consulter ceci :

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        1 autres commentaires
    • jexiste
      jexiste répond à marie 75
      si, si
      • Posté à 14h41 le 08/10/2008
      • Internaute 53099
        si, si

      Qui sont les internés les plus récents ?

      Tous les ingénieurs et analystes qui ont tenté d’alerter l’opinion publique sur le krach économique que préparaient certaines puissances avec l’aide active, violente et brutale de la LCR ?

    • jexiste
      jexiste répond à marie 75
      si, si
      • Posté à 15h57 le 08/10/2008
      • Internaute 53099
        si, si

      Et maintenant, qui va-t-on enfermer dans nos beaux hôpitaux psy ultra sécurisés ?

      Pour traiter quelle nouvelle catégorie de « malades mentaux » les militants de Sud et la LCR réclament-ils encore des moyens supplémentaires ?

      Tous ceux qui jusqu’à présent se sont tus et pourraient être tentés de parler ?

      Et oui, quand tout s’effondre, fatalement les langues se délient.

  • Anonyme

    « avec l’aide active, violente et brutale de la LCR »
    ils ont récupéré des cure-dents ?

  • winrun
    • Posté à 16h20 le 08/10/2008
    • Internaute 10589

    Moi je veux bien avoir un débat sur la psy mais parlons de ce qui existe.
    Pour « entrer » sans son consentement dans un hopital psychiatrique il y a deux options : le HDT et le HO.
    Le HDT (Hospitalisation à la Demande d’un tiers) c’est une personne de ta famille qui demande pour Toi un hospitalisation.
    Le HO (Hospitalisation d’Office) c’est le préfet ou le maire (par délégation) qui signe une demande d’hospitalisation.
    Dans les deux cas, tu es vu par deux médecins dont un extérieur à l’établissement.
    Arrêtons les phantasmes sur des prétendues hospitalisations arbitraires pour toucher plus facilement un héritage, pour régler un divorce ou pour motif politique.
    Maintenant, le réel souci c’est bien dans les conditions de prise en charge. Avec un budget toujours plus réduit, les services de psychiatrie n’ont pas les moyens de leurs ambitions. Les équipes sous-dotés en personnel et en qualification gèrent au mieux les urgences et stabilisent le quotidien de leurs unités. Toutes voudraient faire plus, beaucoup plus. Le choix politique est autre. Il y a plus d’argent pour renflouer le capitalisme que pour assurer le suivi sanitaire de la population. Seul constante, l’origine de l’argent est le même : le contribuable.

  • jexiste
    jexiste
    si, si
    • Posté à 16h38 le 08/10/2008
    • Internaute 53099
      si, si

    Les critères légaux de l’internement sous contrainte ne sont pas respectés, les procédures non plus, et les droits des malades ou présumés tels encore moins.

    Si vous êtes du milieu, vous savez fort bien que psychiatres et infirmiers psy se refusent catégoriquement à appliquer la loi au motif qu’elle serait incompatible avec l’exercice de leur métier, lequel n’est absolument pas contrôlé.

    A lire de toute urgence, pour couper court à certains délires :

    Lien

    • Houvaton nouveau compte
      • Posté à 21h05 le 08/10/2008
      • Internaute 39856

      Oui en effet cela méritait le détour.
      Je viens de le lire. Cela me fait penser à une question que je me suis posé dernièrement, soutenant une personne agée mise sous tutelle, pas un brin agressive d’ailleurs, qui a retrouvé toute ses facultés intellectuelles et physiques il y a deux ans grâce à un bon diagnostic médical (une fois n’est pas coutume). Cette personne ayant repris gout à la vie et n’étant pas une naïve, se bat quasiment seule contre tout un appareil juridique, médical et financier pour sortir d’une tutelle qui n’est plus justifiée mais qui continue à engraisser toute une petite mafia.

      Ma question : sur à peu près 1 million de personnes en France mises sous tutelle, combien en sont sortis, combien ont retrouvés, « légalement » s’entend, l’usage de leur liberté pleine et entière une fois diagnostiqué par les « autorités médicales » un comportement responsable et autonome ?

      Impossible de connaître le chiffre et je crains que la réponse soit « zero », tellement ce système mafieux est bien verouillé ... Si quelqu’un a une réponse ....

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 17h23 le 08/10/2008
    • Internaute 7659
      oiseau

    L’Elysée contrôle tous les services après la nomination de Erard Corbin de Mangoux ?

    A lire cela, on pourrait croire que les services de renseignement n’étaient pas subordonnés à l’Élysée jusqu’à présent. Evidemment, ils l’étaient. Rien ne change donc.

    Par contre, l’article tourne autour de l’idée (sans oser la dire) que ce qui change, c’est donc moins la soumission à l’Elysée (en tant que concept de chef de l’Etat) qu’à une personne : Sarkozy (un homme, fut-il président maintenant, et à ses idées).

    Evidemment, il n’y a pas de raison de croire que les sarkozistes soient plus incompétents que les autres et que leurs nominations soient injustifiées. Alors pourquoi, cher Monsieur Madelin, écrire cet article qui fini là où la reflexion commence ? Vous nous dites que l’Elysée (et j’entends ici Sarkozy) contrôle tous les services de renseignement. Quelle réflexion vouliez-vous nous inviter à faire ?

    - Celle du constat d’une sorte de népotisme où des récompenses sont données aux fidèles tribuns ? Si ce n’est que cela, est-ce nouveau ? Je l’ignore, mais j’en doute.

    - Ou bien, est-ce celle du danger qu’un conformisme idéologique peut engendrer ? Quand on connait les idées de notre glorieux président (fichage, explication génétique de la délinquance ou de l’homosexualité..., dénonciation par les maires des enfants « graine de délinquant » dès leurs 36 mois, loi de sureté qui condamne pour un crime hypothétique, etc...) le conformisme face à de tels idées rend impossible une autorité capable de dire « non, on va trop loin, c’est de la dictature ». Après tout, qui va surveiller les services qui nous surveillent ?

    • jexiste
      jexiste répond à Tita
      si, si
      • Posté à 17h41 le 08/10/2008
      • Internaute 53099
        si, si

      C’est la police qui a gagné les élections de 2007.

      • Tita
        Tita répond à jexiste
        oiseau
        • Posté à 17h56 le 08/10/2008
        • Internaute 7659
          oiseau

        Votre commentaire est Hors Sujet par rapport au mien.

        Mais je vous répondrais néanmoins ceci :
        La police est dans le même bateau que nous, et si certain policiers ont gagné lors de l’élection de 2007, je doute qu’ils aient tous gagné et je pense là à ce pauvre policier de toulon admonesté par son ministre (Sarkozy) pour avoir fait de la prévention (jouer au foot) en lieu et place de la seule répression. Je pense aussi à cette politique du chiffre qui stresse les policiers et qui les rend inefficaces (mais mieux vaut arrêter trois fois un sdf qu’une seule fois un vrai délinquant ou criminel). C’est plus rapide et c’est plus de chiffres.

         
        • FabiendeMénilmontant
          FabiendeMénilmontant répond à Tita
          journaleux - blogueur
          • Posté à 20h23 le 08/10/2008
          • Internaute 14145
            journaleux - blogueur

          @ Tita,

          je ne crois pas que le commentaire de jexiste soit hors sujet. au contraire, je le dirais même incomplet. car elle parle ironiquement de l’élection de la police. maisla France a des renseignements militaires aussi, dont Philippe Madelin donne des noms.

          l’un d’eux a osé déclarer que les taliban s’étaient pris une raclée (entre quarante et 80 morts, selon les médias… mais avant-hier, sur mon blogue, je m’en suis tenu à 40, en sourçant La Dépêche, alors que, avec Europe 1, j’aurais mis 80).

          nous sommes gouvernés par des gens assez incroyables, il faut le reconnaître. avec en sus un Fillon qui, après avoir échappé à u avion à 60 m près, fait évacuer Matignon, puis manque de tomber d’une estrade, de justesse par Borloo retenu. ce n’est pas triste, mais Rue89 ne publie que ce qu’elle a envie de publier, et dépublie lorsqu’elle le souhaite, parfois plus de 24 heures après un signalement, parfois l’intégralité des commentaires d’une personne.

          je vous ai néanmoins ajouté une pastille positive, avant de m’en prendre une série de négatives.

          • Houvaton nouveau compte
            • Posté à 21h33 le 08/10/2008
            • Internaute 39856

            D’accord avec tout le fil.
            J’ajoute que Rue89 est aussi un testeur, lance des articles pour mesurer la réactivité des internautes, savoir si le bon peuple servile est toujours aussi endormi. Remarquez, j’en fais autant avec mes propres commentaires (sinon, aujourd’hui deux de mes posts ont été supprimés par le grand dénonceur de la censure chinoise Pierre Haski ! Deux de plus ...).
            Bref, informer ? Certainement pas ! Tester et promener avec toute une série de faux scoops oui.
            Concernant cet article, vue la recession qui s’annonce et une éventuelle panique des épargnants préférant retirer tout leurs blés, le système policier français est sur ses gardes comme, je pense, il ne l’a jamais été. Madelin et ses accolytes testent pour savoir si le peuple mesure l’étau policier qui va se resserrer sur lui comme jamais. On dira bien sûr que c’est la faute à Ben Laden.
            Oui, nous sommes bel et bien entrés en dictature fasciste. Les collabos n’ont rien à craindre.

            • FabiendeMénilmontant
              FabiendeMénilmontant répond à Houvaton nouveau compte
              journaleux - blogueur
              • Posté à 23h06 le 08/10/2008
              • Internaute 14145
                journaleux - blogueur

              Ce n’est pas nouveau ces histoires de test… avant la mi-juin déjà, avant que Le Monde ne fasse l’annonce de la future augmentation de capital de Rue89.

              Seulement deux commentaires virés le même jour ? Ah, ce n’est pas assez. J’ai fait mieux dimanche. Alors que j’étais attaqué. Mais les commentaires n’ont pas été republiés et je n’ai pas reçu les coordonnées des personnes qui, plus de quinze heures pour l’une et plus de 24 pour l’autre, m’ont traîné dans la boue, bien qu’elles aient été signalées.

              Etonnant, non ?

              Et pas de suite du sujet Kieffer ce jour… enfin c’est du test. Faut voir ça comme ça !

              • jexiste
                jexiste répond à FabiendeMénilmontant
                si, si
                • Posté à 23h27 le 08/10/2008
                • Internaute 53099
                  si, si

                A propos, si j’osais, je demanderais bien à DS l’identité des types qui sont venus me menacer jusqu’à ma porte dans la nuit du 25/09 au 26/09 et dans celle du 26/09 au 27/09 et se sont référés explicitement à mes interventions sur cet article :

                Lien

        4 autres commentaires
  • Eric citoyen
    Eric citoyen
    « Casse ta tv » c'est ta seule (...)
    • Posté à 17h52 le 08/10/2008
    • Internaute 5352
      « Casse ta tv » c'est ta seule (...)

    Bientôt nous apprendrons que le KGB sera bientôt en place en France !

    Tout va bien ...

    A au fait : FANSOLO a été condamné

    Lien

    Tout va bien

    Bésitos

    Eric Bloggeur en liberté

    Lien

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à Eric citoyen
      journaleux - blogueur
      • Posté à 20h25 le 08/10/2008
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Mais Eric tu oublies que Putin a mis en vente, à l’occasion de son anniversaire, un DVD de cours de judo, et qu’il a proposé à NS de lui en donner.

      Or ledit Putin est un ex du FSB, anciennement KGB… On y reviendra au parapluie bulgare et autres barbouzeries d’antan.

      • jexiste
        jexiste répond à FabiendeMénilmontant
        si, si
        • Posté à 21h37 le 08/10/2008
        • Internaute 53099
          si, si

        C’est déjà fait, le laboratoire des poisons a repris du service :

        Les poisons du Kremlin
        LE MONDE | 25.11.06 | 14h52 . Mis à jour le 25.11.06 | 14h52
        MOSCOU CORRESPONDANTE

        Poison violent, métal lourd, matière radioactive ? Saura-t-on un jour pourquoi et comment Alexandre Litvinenko, transfuge des services russes de sécurité (FSB) installé à Londres, est mort, jeudi 23 novembre, dans un hôpital londonien, victime, selon toute vraisemblance, d’un empoisonnement ?

        Atteint, début novembre, d’une infection virale, le colonel Litvinenko, 43 ans, est hospitalisé sept jours plus tard, car son état ne cesse de s’aggraver. Il perd ses cheveux, son foie et sa moelle osseuse cessent de fonctionner, il ne peut plus s’alimenter. En deux semaines, l’organisme de cet homme au visage juvénile, jusque-là en parfaite santé, se dégrade de façon fulgurante.

        Scotland Yard, dont la section antiterroriste est chargée de l’enquête, évoque, le 20 novembre, un « empoisonnement apparemment délibéré ». Les médecins qui se succèdent à son chevet parlent d’abord d’un empoisonnement au thallium radioactif, un poison violent dont 1 gramme suffit pour tuer, puis décèlent la présence dans son organisme de polonium 210, une substance radioactive plutôt rare.

        « PROVOCATION POLITIQUE »

        Produit en très petite quantité (environ 100 grammes par an, dit-on), le polonium 210 n’est pas en vente libre dans les pharmacies. Le choix de cette matière laisse à penser que les instigateurs de l’empoisonnement ne sont pas des amateurs. « Ces gens avaient de gros moyens », a expliqué à l’agence Reuters le docteur Andrea Sella, professeur de chimie à l’University College de Londres.

        Pour les proches de la victime, aucun doute n’est permis : le poison mène au Kremlin. Une note posthume rédigée par l’ancien agent, deux jours avant sa mort, incrimine personnellement le président Vladimir Poutine. Le chef de l’Etat russe dénonce une « provocation politique ». Alors que les transfuges du KGB Oleg Gordievski et Oleg Kalouguine sont catégoriques sur le fait de voir la main des services secrets russes dans l’empoisonnement de leur jeune collègue, Moscou dément toute implication.

        « Le FSB déteste les traîtres ; c’est pour cela qu’ils ont décidé de lui rabattre son caquet », insiste le général Kalouguine, aujourd’hui réfugié aux Etats-Unis. L’homme parle en connaissance de cause. Chef du contre-espionnage soviétique dans les années 1970, c’est lui qui a fourni aux services spéciaux bulgares le poison (du ricin) qui a causé la mort du dissident bulgare Gueorgui Markov en 1978.

        Opposant farouche de Todor Jivkov, le dirigeant communiste bulgare, Gueorgui Markov, réfugié à Londres, où il travaillait pour la BBC, ne ménageait pas ses critiques envers le régime. Un jour d’octobre 1978, alors qu’il se rend au travail, il est bousculé par un passant qui lui fiche la pointe de son parapluie dans la cuisse. Il meurt quelques jours plus tard. La nouveauté de la méthode frappe les esprits. En échange de ses services, Kalouguine reçut des camarades bulgares une médaille et un browning. Est-ce à cause de son rôle dans cet épisode qu’il réclama, à la faveur de la perestroïka gorbatchévienne, un contrôle gouvernemental renforcé sur le laboratoire de toxicologie du KGB ?

        LITVINENKO, UN « SECOND COUTEAU »

        Curare, ricin, strychnine, des poisons variés ont, de Lénine à Brejnev, été largement utilisés par les services secrets soviétiques, qui n’hésitaient pas à poursuivre « traîtres », dissidents et « ennemis du peuple » sur le territoire de l’URSS et au-delà. Avec l’effondrement de l’URSS, en 1991, le laboratoire de toxicologie no 12 du KGB semblait tombé dans l’oubli. Pas le moins du monde. Dans un livre publié en 2002, depuis son exil britannique (La Bande criminelle de la Loubianka, éditions Grani, New York), Alexandre Litvinenko affirme que le FSB, héritier du KGB, a réactivé son « laboratoire des poisons ».

        La mort subite, le 19 mars 2002, dans les montagnes de Tchétchénie, de l’islamiste jordanien Khattab, compagnon de djihad du terroriste tchétchène Chamil Bassaev, lui donne raison. L’« émir » jordanien avait reçu une missive empoisonnée. Le ministère de la défense se réjouit de la « liquidation » ; le FSB évoqua une « opération spéciale » sans s’étendre sur les moyens employés, secret oblige. La télévision montra des images du cadavre. Les compagnons de l’émir prirent la chose au sérieux. Quelques jours plus tard, Ibraguim Alaouri, le coursier daghestanais porteur de la lettre fatale, était passé par les armes.

        Si Khattab, féru d’attentats en tous genres, représentait une cible de choix pour les services russes, la même chose ne peut être dite à propos d’Alexandre Litvinenko. Quel intérêt les services spéciaux pouvaient-ils avoir à éliminer à Londres un opposant, bruyant certes, mais perçu comme un « second couteau » sans influence sur la société russe ? Sans compter qu’avec cette affaire « c’est l’image de la Russie qui est empoisonnée », souligne le quotidien Kommersant.

        Jeune officier de l’OuRPO, acronyme du service de surveillance et d’action contre la criminalité organisée, l’une des structures les plus secrètes du FSB, chargée de « l’étude des organisations criminelles », Alexandre Litvinenko se fait connaître en 1998 lorsqu’il révèle avoir reçu l’ordre d’assassiner l’oligarque Boris Berezovski, proche du président Eltsine et de sa famille. Cette confession publique lui vaut des ennuis avec son ancien employeur, le FSB, qui, dès lors, ne le laisse plus en paix. Il est arrêté à plusieurs reprises. En 2000, profitant d’une remise en liberté, il rejoint, à Londres, son nouveau protecteur, Boris Berezovski, devenu la « bête noire » du nouveau maître du Kremlin.

        Depuis Londres, l’ex-agent Litvinenko fait de nouvelles révélations. Le FSB russe, écrit-il alors dans un livre publié en Occident seulement, est l’instigateur des attentats perpétrés en 1999 contre des immeubles d’habitation à Moscou et en province (300 morts), qui ont servi de prétexte au lancement de la seconde guerre russo-tchétchène.

        Alexandre Litvinenko n’était pas le seul à s’intéresser à la question. A la Douma russe, une commission d’enquête avait été créée, chargée de faire la lumière sur ces attentats, jamais vraiment élucidés par la justice. Le député Iouri Chtchekotchikhine, journaliste de l’hebdomadaire Novaïa Gazeta, en était un membre actif. Il animait aussi une commission
        d’enquête sur la corruption.

        « SECRET MÉDICAL »

        Le 16 juin 2003, alors qu’il est à la Douma, Iouri Chtchekotchikhine se plaint de forts maux de tête, de nausées, de courbatures. Trois jours plus tard, il appelle son médecin, qui diagnostique une banale infection virale. Le 21 juin, comme son état empire, il est hospitalisé à la clinique centrale du Kremlin (TsKB), réservée aux hauts fonctionnaires. Perte de cheveux, vieillissement prématuré, perte des globules blancs, problèmes cardiaques : son état, d’après la description qu’en ont fait ses proches, présente de nombreuses similitudes avec celui d’Alexandre Litvinenko. Le 3 juillet, il meurt.

        Au nom du « secret médical », sa femme et ses enfants se voient refuser tout accès au dossier, les résultats des prélèvements et analyses ne leur sont pas communiqués. Les médecins se contentent d’évoquer un « produit inconnu » à l’origine « indéterminée ». Ses amis, qui avaient collecté des prélèvements, font discrètement appel aux toxicologues londoniens, ceux-là même qui se sont penchés sur le cas Litvinenko.

        Aucun produit n’est décelé, mais les médecins britanniques penchent pour « une attaque immunitaire d’ampleur », provoquée par un « agent extérieur » qu’ils ne parviennent pas à identifier. « On en vient à penser à un empoisonnement », concluent-ils. Malgré cela, le parquet russe refuse d’ouvrir une enquête.

        Une véritable malédiction semble avoir poursuivi tous ceux qui se sont penchés sur les attentats de 1999. Quelques mois avant Iouri Chtchekotchikhine, son collègue le député libéral Sergueï Iouchenkov, 52 ans, membre de la même commission d’enquête, a été tué par balles devant son domicile moscovite.

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        Egalement à lire :

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        Il n’y a que les empoisonnements criminels commis sur le territoire français qui restent tus, et largement ignorés du public. Pourquoi ? Parce que la France est le seul des pays occidentaux dits démocratiques à avoir toujours conservé une police politique, qui raffole elle aussi des poisons pour ses coups tordus.

         
        • FabiendeMénilmontant
          FabiendeMénilmontant répond à jexiste
          journaleux - blogueur
          • Posté à 23h08 le 08/10/2008
          • Internaute 14145
            journaleux - blogueur

          désolé, j’avais oublié les outre-manchots…

          • jexiste
            jexiste répond à FabiendeMénilmontant
            si, si
            • Posté à 16h40 le 09/10/2008
            • Internaute 53099
              si, si

            Chirac et Poutine s’entendaient à merveille. Même Rue89 en a parlé :

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            C’’est dire que ce n’était un secret pour personne !

        2 autres commentaires
  • Spiripotain
    Spiripotain
    promeneur écoutant
    • Posté à 18h26 le 08/10/2008
    • Internaute 49037
      promeneur écoutant

    Il me semble que cet article pointe l’instrumentalisation de tous les services d’Etat au profit de Zébulon Ier, ce qui me semble indéniable. La France est devenue une colonie des Hauts de Seine.
    Le jour où le parlement cessera d’être une chambre d’enregistrement et où députés et sénateurs pourront exercer un contrôle sur l’armée, les services secrets et autres bras armés de l’exécutif, la France aura effectué un petit pas vers la Démocratie. (J’allais écrire « la République »....)
    Nous sommes en guerre en Afghanistan, rappelons-le, sans que le peuple se soit prononcé.

    • Houvaton nouveau compte
      • Posté à 21h39 le 08/10/2008
      • Internaute 39856

      Mais tous nos parlementaires sont protégés par la police et par notre belle justice, mon cher Spiripotain.
      La France est devenue la 52ème étoile du drapeau US. La 51ème étant Israel, au moins les fadas qui gouvernent cet Etat, j’ai mis du temps à le comprendre.
      Nous aurons nous aussi notre Mossad. Trés ingénieux le mossad, surtout en matière de démolition contrôlée ...

  • clive
    • Posté à 19h16 le 08/10/2008
    • Internaute 27908

    « Cette réorientation correspond également aux grandes lignes du Livre blanc sur la Defense qui concentre les efforts sur le renseignement intérieur. »

    Tous les commentaires que m’inspire cette phrase me feront taxer de c@*%£X§&#tionisme.

    Donc je m’abstiens.

  • Sexus Empiricus
    • Posté à 22h51 le 08/10/2008
    • Internaute 6004

    Article de synthèse sur les mouvements intérieurs, très intéressant par sa sécheresse de ton.

    La boucle est désormais bouclée, et les pions placés en ordre de bataille : « l’Elysée contrôle désormais tout l’édifice du renseignement français ».
    Et maintenant : que contrôle effectivement le renseignement français, et quel est l’angle mortel qui échappe à son contrôle ?
    La « technologisation » de la DGSE, certes, n’est pas un petit pas de sur place. On parle d’un grand bond en avant, c’est-à-dire principalement vers l’intérieur. Mais même si ce n’est qu’un début, quel est le but visé ?

    Tant que ce recentrage n’obéit qu’à la pulsion de tout-savoir-sur-tous, on peut se dire que jamais les heureux habitants de notre douce France n’ont été autant écoutés, épiés, épluchés, surveillés et contrôlés depuis... l’après-guerre. Démocratie participative, ou filature délirante ?

    Ce qui est plus inquiétant pour l’appareil en place, c’est l’effet de saturation : à vouloir tout contrôler, les services impliqués dans le renseignement se lancent dans une entreprise aussi désespérante que désespérée. Le commencement de la fin ? Possible. Tout est possible, et ce n’est peut-être pas plus mal : qui sait si ce système n’est pas déjà pris à son propre piège ?

  • kaykhanittha
    kaykhanittha
    Etudiante
    • Posté à 09h20 le 09/10/2008
    • Internaute 46714
      Etudiante

    Cela fait tout de même un peu peur non ?
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