Chez Philippe Madelin

Les questions de sécurité analysées par un expert, Philippe Madelin, ancien journaliste et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet.

Yvan Colonna « claque la porte » du tribunal

Publié le 12/03/2009 à 02h58


Yvan Colonna en mai 1999, sur un document du ministère de l'Intérieur (Reuters).

« Puisque la Cour d'Assises refuse une reconstitution sur place, je m'en vais… Moi je quitte le procès. Si vous voulez me condamner au nom de la raison d'Etat, ce sera sans moi. »

Il est 15h05 ce mercredi, Yvan Colonna vient de réintégrer sa cage de verre. Le président Wacogne annonce que la cour rejette la dernière demande présentée par la défense d'une reconstitution de l'assassinat du préfet Erignac. Il donne la parole à l'accusé. Qui, comme toujours, se dresse d'un bond pour annoncer sa décision.

Ce n'est pas à proprement parler un coup de théâtre. Dès le milieu de la matinée, maître Gilles Simeoni avait laisser présager la décision de son client.

Colonna s'en va, et avec lui ses avocats qu'il récuse.

C'est la dernière étape d'un bras de fer engagé presque au début du procès. Pour Colonna et la défense, cette reconstitution représentait la pierre d'achoppement, le signe attendu. La cour acceptera-t-elle d'approfondir ou non l'enquête sur le crime ? Un refus démontrerait que les débats ne sont pas loyaux. Sans loyauté, soutiennent-ils, pas de procès possible.

Depuis mercredi après-midi on se trouve donc dans une situation toujours plus extravagante : au milieu du quatrième procès consacré à l'affaire Erignac, l'accusé refuse à plusieurs reprises de participer, il demande à ses avocats de partir.

Pour sa part, Didier Allard, le porte-parole du parquet général annonce que le Procureur requérra la poursuite des débats. Avec ou sans accusé.

« Aller jusqu'au bout pour voir jusqu'où ils étaient prêts à aller aurait été intéressant », comment Christine Colonna, la sœur ainée du prévenu.

Donc, pas de caprice, mais une décision pesée.

Une décision fustigée par Dominique Erignac et ses conseils. Dans une courte déclaration lue d'une voix brisée sur les marches de la cour d'assises, la veuve du préfet a condamné cette décision, en regrettant d'être « une nouvelle fois confrontée à la fuite d'Yvan Colonna ».

Agitant la menace de quitter à leur tour le prétoire, maître Philippe Lemaire précise cependant :

« Je pense que nous continuerons à être là [à la reprise du procès, jeudi à 13 heures] parce que Mme Erignac, elle, n'a jamais fui. »

Pour le conseil de la famille Erignac, l'accusé « a pris la décision de partir, c'est son droit, qu'il l'assume ».

Photo : Yvan Colonna sur un document du ministère de l'intérieur en mai 1999 (Reuters).

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  • DANJOU
    DANJOU
    La france inquiète
    • Posté à 16h04 le 12/03/2009
    • Internaute
      La france inquiète

    Les absents ont toujours tort, c'est bien connu, surtout dans ce genre de procédure à tiroirs dans laquelle ne l'oublions pas, la parole du président de la république lui-même est en cause ; puisque, sans attendre les précisions de l'enquête sur le meurtre du préfet ERIGNAC, Nicolas Sarkozy en 2003, alors ministre de l'intérieur en constante représentation électorale, a immédiatement nommé Yvan COLONNA (fils du socialiste bien connu et respecté Jean-Hugues COLONNA) coupable de cet assassinat commandité. C'est le ministre de l'intérieur en campagne présidentielle, qui a déclaré devant un parterre de caméras et de journalistes ébahis de tant d'héroïsme : » ça y est, nous tenons le coupable ! » Sous entendu le tueur ! Pour le bling bling rutilant en ascension dans les sondages, cela ne faisait aucun doute sinon, vous pensez, il n'était pas digne de se présenter à la présidentielle ! « la vérité si j'mens » ! ...
    Dès lors, la veuve ERIGNAC , instrumentalisée à souhait, n'a d'autre choix que de se raccrocher désespérément à cette version émanant d'une autorité morale incontestable, du moins à l'époque.
    En laissant le champ libre à ses accusateurs de tous poils, Yvan COLONNA fait une grave erreur ; il va laisser la « justice » qui a déjà pris parti contre lui, prononcer le verdict tant attendu à l'élysée : coupable et perpète ! Alors qu'il lui était encore possible de démonter point par point , pied à pied, mot à mot les éléments de l'accusation dont les derniers rebondissements plaidaient eux mêmes (si on peut dire) en sa faveur ! Déjà à l'annonce du retrait d'Yvan COLONNA, la veuve ERIGNAC apparaissait devant les caméras complaisantes de la télé, promptes à diffuser son « émotion » sans même s'interroger sur les fondements de l'accusation ; Yvan COLONNA est-il vraiment coupable où est-il le coupable désigné par l'élysée ?
    S'il n'est pas coupable en quoi que ce soit dans cette affaire, il faut qu'Yvan COLONNA se reprenne très vite et affronte son jury droit dans les yeux ! C'est sa seule chance de s'épargner de nombreuses années de taule d'où il ressortira anéanti où définitivement terroriste.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 16h53 le 12/03/2009
    • Internaute
      yetiblog.org

    UN SYSTÈME JUDICIAIRE DÉCONSIDÉRÉ

    Entre un Yvan Colonna à qui on refuse manifestement un procès équitable, pour confirmer ni plus ni moins un pré-jugement politique lâché jadis par un ministriquet de l'intérieur devenu entretemps Foutriquet de l'Élysée ;

    entre un Julien Coupat qu'on maintient en prison en l'absence de toutes preuves sérieuses, simplement pour sauver la face à la détraquée qui nous sert aujourd'hui de ministre de l'intérieur ;

    entre un Mohammed Bellouti poursuivi pour « procédure abusive » au prétexte d'avoir osé donner le numéro d'un scooter appartenant à un certain Foutriquet fils, qui lui était manifestement rentré dedans ;

    on est légitimement en droit de se dire que la Justice française est désormais en grande partie aux ordres de la racaille qui nous gouverne.

    Notez l'absence volontaire d'emploi du conditionnel dans ce jugement, et la revendication pleine et entière des adjectifs employés.

  • Grandloup74
    • Posté à 17h04 le 12/03/2009
    • Internaute

    Il y quelques temps, a figuré ici un article sur les juges dits « rouges ». Eh bien on voit ici comment se comportent ceux qui en sont l'anti thèse et qui se réclament juges « pas rouges » ou « normaux ». Ce procès nous montre - s'il en était encore besoin - ce qu'est une justice ordinaire, aux ordres des représentants provisoires de l'Etat et non de la véritable justice. La véritable justice est tenue il semblerait par les seuls juges équitables qui sont qualifiés de rouges (eh oui, ils résistent aux injonctions des Parquets, des ministres et Présidents et osent mettre en prison des PDG ou autres notables pourtant coupables de fautes reprochées). Refuser toute vérification susceptible de lever un doute ou apporter un éclaircissement quelconque est une preuve on ne peut plus flagrante de la partialité des dits juges. Ils devraient être jugés un jour pour cela. En attendant, j'espère n'avoir jamais à faire avec cette « justice » qui condamne à l'avance et pour laquelle un procès ne parait être qu'une forme de spectacle officiel et de chambre d'enregistrement des volontés hystériques d'un dictateur.

  • argiope
    argiope answers to YoshiL7
    chatouille ou pique, c'est selon
    • Posté à 17h11 le 12/03/2009
    • Internaute
      chatouille ou pique, c'est selon
  • Felix Liber
    Felix Liber
    profession libérale
    • Posté à 17h30 le 12/03/2009
    • Internaute
      profession libérale

    Déclaration d'Yvan Colonna en quittant le tribunal :

    Dès que le Président finit de lire l´arrêt rejetant la demande de reconstitution, Yvan se lève et demande à prendre la parole :

    « Je n´accepte pas cette décision ! La reconstitution est primordiale pour moi, et vous le savez. Je vais quand même vous expliquer pourquoi : elle va invalider le scénario qu´on a mis en place, le scénario des trois hommes, Alessandri, Ferrandi, et le 3°, soit disant moi…

    Cette reconstitution il la faut… ! ! !

    On considère que la vérité est dite mais seulement quand on m´accuse, tout le reste est rejeté, quelque soient les témoignages… Or, tous les témoins oculaires, voient 2 hommes sur les lieux du crime, 2 hommes, même Marion l´écrit dans son rapport de synthèse !

    Vous me la refusez, parce le scénario de la partie civile et de l´accusation tomberait à plat… comme vous m´avez refusé le complément d´information…

    Quoiqu´on dise, quoiqu´on fasse, on balaye d´un revers de manche tout ce qui dérange :

    M. Vinolas, on cache sa lettre et ensuite, on le discrédite… M.Mannarini est malmené sans que vous n´interveniez…vous n´avez pas d´expert en balistique, il ne vient pas au premier procès ni en appel, on vous demande d´en nommer un, vous refusez, quand mes défenseurs en missionnent un, vous l´humiliez …

    M. Colombani, ami du préfet, a fait une déposition qui me met hors de cause et qui ne vous a pas convenu. Vous, vous lui dites “ vous êtes le témoin idéal ” de façon ironique. Il a voulu saluer la famille Erignac, elle l´a traité comme un chien…

    Mme Contard a dévisagé le tireur à moins d´un mètre, vous ne lui avez posé aucune question… savoir si elle me reconnaissait…Il faut que ce soit mes défenseurs qui le fassent à votre place… Par contre, à Malpelli, qui n´a rien vu puisqu´il était dans le restaurant en train de manger avec sa femme, vous lui posez des questions pendant trois quart d´heures…

    Quand quelqu´un est contre moi, vous lui posez des questions, quand ça m´est favorable, vous faites semblant de ne pas entendre…

    Lebbos, on ne sait pas s´il va venir…Frizon, il n´a jamais frappé personne…alors qu´en garde à vue, il y a eu des coups, sur Istria, c´est avéré… Marion, n´en parlons pas…

    S´adressant à Me Chabert, vous croyez le commando quand il m´accuse, ce sont alors des hommes courageux, vous les écrasez en les traitant de terroristes et de lâches quand ils m´exonèrent…

    S´adressant à une des assesseurs qui avait dit la veille “ on n´est pas à la botte de Colonna ” : quand je demandais simplement à ne pas partir trop tard pour pouvoir me reposer…Vous croyez que je ne suis pas fatigué quand on m´extrait à 6 heures du matin pour me laisser pendant des heures dans la souricière qui pue la pisse, descendez voir un peu comment c´est en bas ! ! !

    J´ai compris ! ! ! vous ne voulez pas d´une reconstitution parce qu´elle vous gêne, parce que vous savez qu´elle m´innocentera…

    Vous êtes pris en flagrant délit ! ! ! Vous voulez soutenir coûte que coûte les Marion, les Thiel, les Levert…

    Moi, je suis innocent, on m´accuse au nom de la raison d´état, et pour faire plaisir à la famille Erignac…

    Je quitte ce procès, j´ai décidé de ne plus comparaître, vous ferez ce que vous voudrez, vous me condamnerez, mais ce sera sans moi ! je m´en vais, je demande à mes avocats de quitter ce procès…

    Les conseils d´Yvan se lèvent, le président les commet d´office, ils refusent, ce refus les expose à des poursuites.

    Me Maisonneuve : “ il est hors de question de rester alors que notre client nous a demandé de partir ”

    Me Sollacaro : “ j´ai prêté serment il y a 33 ans, je ne suis le commis de personne, si je restais, je trahirais mon serment ”

    Me Simeoni : “ je suis fier d´avoir défendu Yvan Colonna, je suis fier qu´il m´ait récusé, je suis fier de refuser que vous me commettiez d´office ”

    Me Garbarini : “ Je refuse d´être l´alibi judiciaire de ce procès ! ”

    L´avocat général Tessier, a fait acter les propos d´Yvan Colonna et les déclarations de ses défenseurs…Yvan Colonna quitte le box … Le président suspend l´audience…il a demandé au Bâtonnier de l´Ordre de Paris, Christian Charrières-Bournazel, de venir afin de commettre selon la loi des avocats commis d´office.

    Sans commentaire

  • Compte supprimé le 17 novembre
    • Posté à 17h40 le 12/03/2009

    Alors la Rue ?
    On continue la propagande pro-Colonna ?
    A quand un article qui change de ton ?
    Et donner la parole aux témoins à charge, c'est pas du travail de journalistes ?

    PS : Il doit se sentir bien coupable pour fuir ainsi ses juges.

  • xavier-xavier
    xavier-xavier
    muntagnolu
    • Posté à 18h31 le 12/03/2009
    • Internaute
      muntagnolu

    Comme l'écrit Philippe Madelin, la décision d'Yvan Colonna est une décision pesée.
    On peut bien sûr, comme beaucoup de commentaires le font, expliquer cet épisode selon la grille de lecture de la défense, comme la conséquence d'un procès tronqué condamnant d'avance un innocent victime de la raison d'état.
    Je ne partage pas pour ma part cette analyse.

    En effet cette décision est dans la logique de la stratégie adoptée par Yvan Colonna et sa défense depuis le début du procès : une défense de rupture qui consiste à récuser la légitimité du tribunal et à se servir du procès comme porte-voix pour toucher l'opinion et promouvoir la thèse du-berger-innocent-otage-de-la-raison-d'état.

    Cette stratégie, incluant tension et aggressivité dans le prétoire, a démarré dès le début du procès ; elle est donc antérieure aux bourdes bévues errements etc… du président Wacogne concernant la non-transmission de la lettre Vinolas, d'un certificat médical, ou son attitude face à certains témoins.

    Pourquoi Yvan Colonna et sa défense ont-ils ainsi changé de stratégie par rapport au premier procès, où ils avaient privilégié une approche judiciaire, combattant pied à pied sur chaque élément du dossier, pour adopter en appel une défense agressive de rupture dans le cadre d'une stratégie politique et médiatique ?

    Sans doute parce que la défense purement judiciaire du premier procès est venue buter sur les charges lourdes pesant sur l'accusé (les accusations cohérentes et réitérées dans la durée, des membres du commando et de leurs épouses, charges qui n'ont été balayées, contrairement à ce qu'affirment beaucoup, ni au premier procès, ni à celui-ci).
    Je ne suis pas juge et je ne sais si ces charges font d'Yvan Colonna un coupable, mais je pense que là est l'explication de la stratégie d'Yvan Colonna et de sa défense à ce procès en appel, stratégie dont la décision de « quitter le procès » n'est qu'un aspect : la volonté de substituer un combat politique et médiatique au combat judiciaire perdu.

  • fermtag
    fermtag answers to YoshiL7
    • Posté à 20h17 le 12/03/2009

    Je n'essaye ni de prendre parti, ni de choquer qui que ce soit : je me contente de vous fournir des éléments, en espérant qu'ils pourront faire réfléchir quelque personnes lisant Rue 89. Face au kilométrage des messages allant tous dans le même sens, j'essaye de remonter le courant et suis conscient que mon post peu paraître orienté. Pourtant, tel n'est pas son but, j'ai au contraire essayé de le faire le plus objectif possible et je vous garantis que je ne prend parti ni d'un côté ni de l'autre, et encore moins politiquement, mais que ça me ferait vraiment plaisir, au fond, que NS et RD s'en prennent plein les dents !

    D'un autre côté (pas taper, hein ? ), lors du premier procès, la cour avait demandé une reconstitution que Colonna et ses défenseurs avaient refusée. Pourquoi aujourd'hui et pas hier ?

    Objectivement, après vérifications, il n'y a rien de bien nouveau de versé au dossier (des aveux de personnes pour qui ça n'a aucune importance d'avouer, un problème de taille qui serait parfaitement inexistant si la mort a été donnée au sol, des témoins qui se souviennent « trop bien » de ce qui s'est passé plusieurs années auparavant ,etc.), donc on peut en conclure qu'aux mêmes accusations, correspondra la même condamnation.

    Le seul recours restant est donc la cassation. Mais elle juge sur la forme et non le fond. Donc, pour le défense, il faut pousser à la faute et faire monter la pression. Ce qui est exactement ce qui se passe en ce moment...

    Juger sans que le prévenu soit présent est légalement tout à fait possible si c'est de son fait et non celui de la cours. Et en règle générale, les peines prononcées alors sont les plus lourdes. Il ne serait donc pas anormal qu'il soit condamné à perpétuité.

    En ce qui concerne les avocats, ils sont en tort, puisque dans ce cas précis, ils sont nommés d'office par le tribunal pour défendre l'inculpé : leur refus de le défendre est une faute professionnelle et légale, et la cours n'en porte aucune responsabilité.

    Par contre, ça fait aussi monter la pression médiatique.

    Quant à N. Sirkris ou la gardienne des sots, ils n'ont aucun pouvoir sur les juges du siège, qui eux n'ont strictement aucune raison personnelle, ni politique, ni d'avancement, ni autre de juger coupable ou non. Les « on dit » sur la partialité des juges qui circulent sur la toile n'ont, à mon sens, pas de fondement. Le président de la Cap » est nommé par le Président ? Oui, mais, un, ça reste un magistrat et sa nomination est irrévocable et deux, il n'est pas seul pour juger, les autres magistrats ayant été tirés au sort et non nommés. Sans compter qu'en plus, les juges détestent le pouvoir en place et encore plus la gardienne d'Esso qui les a pris pour des cons pendant deux ans. Si leur justice était vraiment partiale et pouvait faire la pluie et le beau temps, ils feraient plutôt tout ce qu'ils pourraient pour relaxer Colonna, rien que pour l'emmerder elle ainsi que le nabot !

    Compte tenu de tous ces éléments que j'ai été pêcher (je me suis donné le mal de le faire et présente juste ce que j'ai glané à droite et à gauche, hors pressions politique médiatique), je me sent bien incapable de porter un jugement sur Yvan Colonna, qui, en plus, n'a pas « toujours » été un enfant de cœur...

    J'ai donc bien l'impression que les réactions sur la corruption de la justice sont plus épidermiques que réfléchies.

  • tatayoyo666
    • Posté à 20h25 le 12/03/2009

    Je suis très étonné, et déçu, par l'approche choisie par rue89 pour rendre compte de ce procès. Est-ce pour contrebalancer l'action pour le moins douteuse des représentants de l'Etat dans l'instruction que vous avez choisi un auteur aussi peu partial ? N'y a-t-il pas une voie médiane, qui s'appellerait du journalisme et qui reviendrait à relater les faits, tous les faits, dans un sens ou dans l'autre ? Quant aux riverains qui s'expriment sur ces pages... on peut exécrer sarkozy et trouver scandaleux les errements de l'enquête et la conduite du procès par les magistrats sans pour autant canoniser colonna et en faire une colombe immaculée. « nouvelle affaire dreyfuss » ai-je pu lire.... ahurissant

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