Chez Philippe Madelin

Les questions de sécurité analysées par un expert, Philippe Madelin, ancien journaliste et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet.

Face à la crise financière, la Suisse se rapproche de l'Europe

Philippe Madelin
Journaliste
Publié le 28/07/2009 à 15h22


Au Salon de l’agriculture et de l’alimentation à Saint-Gallen en octobre 2008 (Miro Kuzmanovic/Reuters).

La dame décompte avec soin ses abricots. Plus exactement, elle les tire avant de les ranger dans des cassettes-paniers en carton. Elle rejette sans hésitation les fruits qui présentent les moindres défauts.

« Vous voyez, dit-elle, nous sommes astreints à des règles de normalisation stricte. Avec les normes européennes que nous devons appliquer alors que nous n’appartenons pas à l’Europe. Enfin : pas encore. Pour le moment, ce sont toutes les contraintes, mais pas d’avantages. »

Le ton est résigné. Il sous-entend : de toute façon, l’Europe, nous devons y aller.

C’est désormais un point de vue largement répandu en Suisse : la neutralité qui caractérise la Confédération n’est plus un tabou sacro-saint. Même dans une microperspective chez cette maraîchère de Leytron, à l’enseigne d’Agri-Iles.

Entre Martigny et Sion, Leytron est une petite bourgade agricole dans la vallée du Rhône, au cœur du Valais. Quand le fleuve n’est encore qu’un torrent furieux déboulant des montagnes alpines. L’activité principale est ici le vignoble qui escalade sans façon les pentes les plus abruptes, et, dans le plat, le maraîchage. En ce milieu d’été, triomphe des abricots, les plus succulents du monde. Charnus, juteux, colorés.

Mais cette production ne sortira pas de Suisse. A peine du Valais, ce canton loin de tout, partagé entre le Français et l’Allemand. Faute d’être compétitifs, les fruits resteront sur place.

Une prospérité basée sur la finance... qui s’effondre

Comme toujours en Suisse, le paysage est un décor de carte postale, chalets anciens agrippés à flanc de montagne, grosses bourgades paisibles. Vaches dans l’alpage. Mais ce paysage masque une véritable inquiétude. Le franc suisse est trop fort. On n’exporte plus. Hormis dans quelques sites particulièrement prestigieux comme Gruyère, les touristes étrangers sont rares. Dans les parkings des hôtels et des résidences, dans leur majorité, les places sont vides. Il est caractéristique qu’en pleine saison, on est loin de s’écraser alors que la région présente mille attraits, à commencer par un thermalisme très actif, qui a généré des installations hôtelières et aujourd’hui des opérations de promotion immobilière souvent disproportionnées.

D’où l’inquiétude chez les Valaisans, qui relaie d’ailleurs l’inquiétude dans toute la Suisse : face à la déconfiture de l’économie financière, sur laquelle a reposé la prospérité du pays depuis la Deuxième Guerre mondiale, comment va évoluer la situation ?

On observe avec angoisse les limitations multiples et progressives imposées au secret bancaire, cheville ouvrière de l’économie. Avec ses prétentions de faire rentrer la Suisse dans le rang, le président américain Barack Obama apparaît désormais comme une sorte de loup garou. On est suspendu aux résultats du procès intentés par l’administration américaine contre l’UBS -Union des banques suisses- qui se voit enjoindre de révéler les noms des « ayants droits économiques » américains titulaires de comptes secrets dans la banque.

Soupçonnée d’avoir aidé 52 000 contribuables américains à cacher 14,8 milliards de dollars entre 2002 et 2007 sur des comptes offshore, la banque helvétique est sommée de communiquer l’identité des fraudeurs. Fort malmenée par la crise financière qui lui a coûté sa place de numéro un mondial, UBS a déjà écopé d’une amende de 780 millions de dollars et a dû révéler le nom de 250 clients aux Etats-Unis. E., ancien cadre d’une banque privée de Genèveobserve avec sévérité :

« Nous avons fait fortune en cachant l’argent des bandits et des dictateurs. Ça ne pouvait pas continuer. »

Trouver un nouveau modèle économique

Il a travaillé pendant plus de vingt ans à Wall Street, dans la succursale américaine de la banque suisse qui l’employait. Il a fini par s’écarter de ce travail avec dégoût. Il est revenu au pays, à Genève. Et il donne à comprendre que désormais, si la Suisse veut survivre, il lui faudra trouver un autre modèle économique.

Les Suisses sont loin d’être tous d’accord, bien au contraire, même dans la famille de notre interlocuteur, de nombreux Helvètes espèrent encore que la crise financière passée, on reviendra au bon vieux temps des chalets dressés au-dessus des nuages, des vaches grasses dans les alpages et des glaciers qui dominent les vallées.

Rien n’est moins certain que ce retour vers le passé. Les plus lucides se rendent bien compte que la survie d’une Suisse strictement neutre au cœur de l’Europe est problématique. La Confédération est déjà intégrée dans l’espace européen de sécurité Schengen. Difficile d’imaginer qu’on s’en arrête là.

La cultivatrice avec ses serres protégeant les légumes de saison et ses abricotiers a certainement raison. La neutralité suisse ne pourra perdurer éternellement.

Photo : au Salon de l’agriculture et de l’alimentation à Saint-Gallen en octobre 2008 (Miro Kuzmanovic/Reuters)

  • 14690 visites
  • 76 réactions
Vous devez être connecté pour pouvoir commenter : ou créez un compte
  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 15h49 le 28/07/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    il ont un problème de voisinage. le plus important fini toujours par imposer sa loi indirectement, même si il ne le veut pas....

    nous avons le même problème avec le usa.. on a beau se défendre, ça arrive doucement surement, avec du retard, mais ça arrive.

    cela s’infiltre par les films, la musique, la lecture, le pognon, la mode, le coca, le hamburger, la quasi obligation d’apprendre l’anglais (liste non exhaustive), mais ça s’infiltre.

    c’est ce qu’on peut appeler, se faire coloniser par capillarisation.

    Le pire c’est que les virulents anti-colonialistes à papa ne s’en rendent pas compte...c’est insidieux.

    • Tyb
      Tyb répond à pablico
      (par ici, par là)
      • Posté à 16h24 le 28/07/2009
      • Internaute 24914
        (par ici, par là)

      mouais.... pour le cas particulier de la France si la musique, la lecture, les films et les séries télés US s’imposent c’est tout simplement parce que.... y’a strictement rien en face ! (sans même discuter de la qualité intrinsèque des productions américaines)

      alors certes de nombreux autres pays ont tout autant d’atout culturel que les USA et nettement moins d’accès à notre « marché » interne culturel (désolé pour ce terme moche) que ceux-ci

      mais il faut bien avouer que la France est un pays non seulement culturellement totalement moribond (essayez de trouver un écrivain, cinéaste, chanteur/groupe d’envergure international français dans les 30 dernières années...) mais où la population s’est aussi largement désintéressé totalement de la culture au sens large.

      si on compare avec l’Angleterre ou l’Allemagne par exemple, et même l’Espagne, la situation culturelle française est terrifiante.

      • alonzanfan
        alonzanfan répond à Tyb
        • Posté à 17h39 le 28/07/2009
        • Internaute 24871

        la raison de cette apauvrissement est du en partie par la centralisation « poutinesque“de l’audiovisuel français sur paris tout ce passe a paris et quant on voie le systeme parisien en place qu’on ne s’etonne pas de ce peut de culture c’est pour cela que j’espere qu’adopi ne soit pas mis en place car cela fera mourir ce systeme veroler pour pouvoir renaitre par une culture plus locale et qui servira de vraies artistes.

      • Eu-re-ka
        Eu-re-ka répond à Tyb
        amoureux des bons journalistes
        • Posté à 18h32 le 28/07/2009
        • Journaliste 50279
          amoureux des bons journalistes

        Selon vous, la population en France se désintéresse largement de la culture : n’importe quoi.
        Je serai convaincu lorsque vous étayerez vos affirmations de quelques chiffres, par exemple sur l’édition comparée avec plusieurs pays, le nombre de livres traduits provenant de tous pays, la variété des films que l’on peut aller voir au cinéma, etc. etc.
        Les exemples sont très nombreux qui vous feront conclure à l’extrême pauvreté culturelle de nombreux pays que vous prenez sans doute en exemple, comme les Etats-Unis, où le moindre film étranger doit être retourné par des américains avant d’espérer être vu.

        C’est triste cette façon de toujours se cracher dessus, façon Baverez et tous ces déclinologues sarkozistes.

    • Keldan
      Keldan répond à pablico
      Now future & karpe diem
      • Posté à 17h08 le 28/07/2009
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      C’est normale qu’il y ait « invasion » (vision bien xénophobe mais bon...) de la culture américaine, c’est comme pour les gaz, la nature a horreur du vide, et donc le plus gros volume rempli le plus grand vide.

      C’est simple, des bons réalisateurs français, j’en cite deux : Jeunet et Bilal. Des américains, j’en ai un plein panier...
      Des bons écrivains français, je n’en connais que quelques uns, Bordage, Goy, Dufour, voilà... Des américains, c’est par dizaines que je peux les citer.
      Y’a que pour la musique que c’est plus fourni chez les français, il y a tout un tas de très bons groupes français, mais rare sont ceux de plus de dix ans. Et je parle même pas de la musique française des années 70, c’est quasiment le désert face à la jungle foisonnante anglophone.

      Critiquer les States à cause du pognon est la marque ultime de l’anti-américanisme primaire. Les USA n’existait pas, les Aztèques non plus, la France s’appelait encore Gaule, que le pognon était déjà source de conflit...

      Le coca c’est américain seulement dans l’esprit des plus de 80 ans, genre fan de De Gaule. Parce qu’aujourd’hui c’est international, à peine occidental. Et puis c’est pas un mal, faut éviter d’en abuser sinon ca fait des trous dans l’estomac.

      Quant au hamburger, je rigole. Ce plat a été importé par les Allemands de Hamburg qui préparait leur viande en steak haché. Et puis comme symbole, c’est léger, surtout si on change un peu la recette, on obtient un grec kefta, l’invasion passe de l’ouest au sud : D
      Certes ils en bouffent plein, car la cuisine c’est pas leur fort (quoi qu’un hamburger bien fait est sacrément bon), mais ils mangent aussi des tonnes de pizzas et de nouilles chinoises. Ca fera plaisir aux indigènes concernés qu’on leur disent que leurs plats célèbres sont américains.

      Quant à apprendre l’anglais, c’est tout à fait normal. On va pas vivre chacun avec sa langue, il faut se comprendre, à moins d’aimer vivre dans sa grotte et baiser ses sœurs.
      Pourquoi l’anglais, je sais pas trop, la récompense pour avoir été les plus forts et imposé sa volonté au monde pendant des siècles surement.
      Mais en tout cas, même si c’est pas la plus simple, c’est nettement mieux que le français. Pas de conjugaisons impossible et de temps inusables (sauf ces putains de prétérits irréguliers), une orthographe généralement plus simple (ma copie comprend toujours pas pourquoi on écrit démocratie et pas démocracie), pas d’accent que plus personne ne prononce correctement, etc.
      Le seul truc que je reproche vraiment à l’anglais, c’est de ne pas avoir de distinction entre « tu » et « vous », assez chiant de savoir à combien de personne on parle quand on a l’habitude.

      • Ph.Madelin
        Ph.Madelin répond à Keldan
        écrivain
        • Posté à 18h16 le 28/07/2009
        • Internaute 61629
          écrivain

        En plus, comme l’observe Le Monde avec pertinence, dans ce temps-là la Gaule n’existait pas. Pas encore. Elle est pratiquement née sous la plume du Lobbyist Cesar, et dans les livres d’histoire du 19° siècle. En revanche, dans ce temps que vous visez, les tribus dites gauloises - en fait celtes - étaient déjà les meilleurs fabricants d’armes du monde. On en a même vendu aux Suisses ! Et nous ne vouons pas leur acheter leurs abricots, trop chers !

         
        • Keldan
          Keldan répond à Ph.Madelin
          Now future & karpe diem
          • Posté à 18h30 le 28/07/2009
          • Internaute 5164
            Now future & karpe diem

          Oui, je confirme, très bonne série d’article sur le sujet, très instructif.

          Et je suis sur qu’à l’époque il y avait déjà des adeptes de l’anti-romanisme primaire ; D

        1 autres commentaires
      • alaixih
        alaixih répond à Keldan
        • Posté à 23h03 le 29/07/2009
        • Internaute 19775

        Même si on ne parle pas que de culture il est vrai que quand on veut faire une carrière à l’étranger une seule langue s’impose l’anglais.

        Si tu veux devenir ingénieur et travailler à l’international il faut parler anglais. Et les élites Françaises sont de plus en plus anglophones y compris notre ministre de l’économie qui a un moment ne communiquait avec les membres de son cabinet qu’en anglais (notes en anglais ). C’est ce processus qui fera que la france et le francais ne seront que des sous cultures, et je ne doute pas qu’un jour si l’on n’y veille pas le cursus scolaire se fera en Anglais comme dans de nombreux pays on étudie les sciences en Anglais, de même pour les techniques.

        Les séries TV américaines qui bénéficient d’un large marché aux états unis sont amorties lorsqu’elles arrivent en europe et par conséquent elles font une concurrence très importante aux productions européennes qui sont souvent plus..... pauvres ( niveau financier ) il est vrai.... Mais il ne faut pas non plus trop enjoliver les choses, beaucoup de séries américaines sont assez pauvres ( culturellement parlant ) et inintéressantes.

        Enfin tout ilot culturel si il doit produire de la télévision ou des séries supporte un cout qui plus la population visée est faible moins la rentabilité et la force d’impact de cette production sera puissante... Il y a certes des exceptions, toutefois la majorité des productions répondent à cette règle.

        Il est certain que ces séries télévisées ont un impact fort sur la culture des sociétés qui diffusent ces séries. Diffusent des comportements et des normes sociales, diffusent un mode de consommation et des produits.

        Ce n’est pas pour rien que les grandes stars américaines vendent leur image pour favoriser la diffusion de sodas ou autres produits... Par exemple du café....

        Ceci dit la diffusion d’une langue a un certain niveau la dénature très certainement. Et l’anglais global n’a certainement pas toute la richesse de l’anglais international.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h40 le 28/07/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Mais oui, viendez en Europe !

    Franchement, ça fait trop tâche ce trou sur la carte de l’Europe.

    Faut pas avoir peur pour la neutralité, c’est comme pour l’Otan, quoi qu’en disent les affolés de service agité par la xénophobie latente, ça n’engage à rien.
    La moitié de l’Europe (et de l’Otan) est allé foutre sur la gueule à Saddam pendant que l’autre moitié refusait d’y aller, c’est bien la preuve qu’on reste libre pour les sujets de fonds.

    Et puis c’est avant tout une question de principe, ça sert à rien de faire les autistes dans son coin, autant gérer ce gros bordel pour ce petit territoire au niveau mondial tous ensemble. Après tout, le bordel c’est comme les virus, ça se fout des frontières...

    • tecole74hs
      tecole74hs répond à Keldan
      passe repasse trépassera...
      • Posté à 11h22 le 29/07/2009
      • Internaute 59167
        passe repasse trépassera...

      « Faut pas avoir peur pour la neutralité » Tout le problème de la Suisse est là. Je reprends dans l’article : « Nous avons fait fortune en cachant l’argent des bandits et des dictateurs. Ça ne pouvait pas continuer. » Ce pays s’est surenrichi avec cette spécificité et à part les 2 industries de mécanique de précision et la chimie, il n’y a strictement rien en Suisse d’oú son problème de survie. Perdre sa neutralité, c’est perdre l’essentiel de ses revenus et c’est grâce a cette richesse qu’elle peut construire et entretenir le pays. 60 000 travailleurs Français traversent la frontière tous les jours, sans eux, plus d’hopitaux, plus de restauration, plus de construction de batiments etc ne serait possible dans des villes comme Geneve ou Bâle. Pire le savoir faire dans bien des domaines leur fait défaut. Alors dire que « Pour le moment, ce sont toutes les contraintes, mais pas d’avantages. » j’ai des doutes, je pense même le contraire, en particulier pour l’habitat. Grâce aux accords de Schengen les habitants Suisses peuvent vivre en France « voisine » acheter leur logement et faire éclater les prix du foncier. Il n’est plus possible pour les habitants de l’Ain, de la Haute Savoie de se loger sans devenir un « travailleur frontalier » avec tous les inconvénients d’un travailleur immigré qui subit une très forte xénophobie. Et plus moyen de rester au pays à moins de 50 km de Genève avec un smic. Ce déséquilibre, et je vous ai fait gâce des détails, notamment sur le tourisme, serait considérablement amoindri avec l’entrée de la Suisse dans l’europe, mais pour eux, c’est effectivement « un autre modèle économique à trouver » Rassurez vous il y a de la marge, chaque batiment bancaire a autant d’étages en sous sol qu’au dessus pour emmagasiner or et billets, et je ne suis même pas sûr que la richesse des banques soit réellement connue. C’est leur confort immense et global qui fait que 3 communautés (allemande, française et italienne) arrivent à cohabiter, s’ils devaient devenir pauvre, alors là ? ? ?

    • alaixih
      alaixih répond à Keldan
      • Posté à 23h05 le 29/07/2009
      • Internaute 19775

      La on ne parle que d’aller agresser les autres. Les choses seront très différentes si l’on se trouve dans une configuration inverse.

      Un pays de l’otan se fait agresser...

      La neutralité dans ce cas là a aussi ses avantages.

      Par ailleurs à ce que je me rappelle c’est ce jeu d’alliances automatiques qui a en grande partie contribué à la seconde guerre mondiale.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h44 le 28/07/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    (moi aussi je me mets à faire des doublons... grmbl...)

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h47 le 28/07/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    (moi aussi je me mets à faire des doublons... grmbl...)

  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 17h01 le 28/07/2009
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    La Suisse est déjà en Europe. Elle fait partie de l’espace Shcengen et on peut y payer en euro à pas mal d’endroits. Elle a signé plus de traités Européens que le Royaume-Unis. Cependant la Suisse ne fera jamais formellement partie de l’UE : leur système politique est incompatible, et à mon sens en avance d’un siècle ou deux sur ce qu’on a en France ou en Allemagne...

    Leur système de votations (qui permet à une pétition assez importante de devenir un référendum qui devient ensuite un loi) met le peuple vraiment au pouvoir. S’ils s’intègrent à l’UE, ils devront respecter toutes les lois Européennes ou en sortir. Or il suffit qu’un référendum refuse une telle loi et la question se posera. Or je ne vois pas les Suisse renoncer à leur droit de votation.

    • Dr Maboul
      Dr Maboul répond à Iv
      Développeur
      • Posté à 17h54 le 28/07/2009
      • Internaute 50987
        Développeur

      Tout à fait d’accord !
      D’ailleurs si les suisses continuent à refuser d’entrer dans l’Europe, suite à un réferendum, on ne leur imposera pas par un 49-3 ensuite (par derrière et à sec).

      Eux, ils votent tous les mois ou plus (et on respecte le résultat de leurs votes). Du coup, sous entendre qu’ils ouvrent enfin les yeux ou leur conscience politique (parce qu’un ou deux francophones, toujours plus enclins à entrer dans l’Europe, ont dit que...), alors que la leur (de conscience politique) est bien plus entrainée que la notre, c’est un peu démago.

      PS (pour reprendre la très bonne remarque d’en dessous) : L’auteur de cet article ne vivrait-il pas à une table de bistrot comme tous les français ? La gueule de bois s’est-elle transformée en langue de bois ?

    • Iv
      Iv répond à Iv
      Roboticien utopiste
      • Posté à 18h13 le 28/07/2009
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      D’ailleurs on peut les imaginer entrer dans l’euro : j’ai relu l’article et c’est de ça qu’il est question. Pour entrer dans l’euro, pas besoin d’entrer dans l’UE : le Vatican en est un exemple !

    • Quentin ADLER
      Quentin ADLER répond à Iv
      âme errante
      • Posté à 00h43 le 29/07/2009
      • Internaute 75576
        âme errante

      Salutations,

      Comme il me semble que notre système t’intéresse, je vais me permettre de l’affiner. Ceci restera très grossier, mais c’est mieux que rien, je suppose. : -P

      1) La Suisse est un État organisé sur trois niveaux. La commune, le canton et la Confédération. Plus de 2500 communes, 26 cantons et 1 Fédération. Ce système est réfléchi selon le principe de souveraineté cantonale et le principe de la subsidiarité. (C’est-à-dire répartir les compétences à l’échelle la plus apte à les assumer. Exemple : la commune récolte les déchets, le Canton les gère et incinère, la Confédération traite les déchets de haute toxicité) (Il y a des possibilités de conventions entre ces organes, différents types de compétence, différents types de devoirs mutuels, etc. mais c’est assez compliqué comme ça...^^ )

      La commune :
      C’est le niveau le plus bas, mais aussi le plus proche du citoyen. Son degré d’autonomie est défini par le Constitution cantonal. (Chaque canton doit se doter d’une Constitution qu’elle aménage dans les limites du droit fédéral)
      La commune est principalement chargée de l’aménagement du territoire, mais ses fonctions varient selon les cantons et sa « nature » (zone urbaine, zone montagnarde, etc.) et vont de la sécurité municipale à l’intégration des étrangers en passant par la gestion des déchets ou la tenue d’événements culturels. L’avantage de ce niveau est la proximité entre le politique et le citoyen, ainsi que l’efficacité selon le principe de subsidiarité.
      Les élus communaux sont des « miliciens », c’est-à-dire des non-professionnels.

      Le Canton :
      C’est le niveau intermédiaire et surtout le noyau du système fédéral.
      La souveraineté cantonale est garantie par la Constitution fédérale et les compétences du Canton sont très nombreuses. (éducation, santé, énergie, sécurité, fiscalité, etc.)
      Chaque Canton possède une Constitution, ainsi qu’un parlement (Grand Conseil), un exécutif (Conseil d’Etat) et un organe judiciaire.
      Le Parlement est (en principe) élu à la proportionnelle d’où la diversité de partis dans le paysage politique suisse.

      La Confédération :
      C’est la structure du système. La notion de « Confédération » vient du mythe (Serment du Grütli) selon lequel la Suisse se constitua sur une alliance volontaire. (L’identité suisse se fonde d’ailleurs davantage sur des mythes que sur des commémorations de « faits »)
      La Constitution fédérale donne les limites et la répartition des compétences de chaque « niveau ». Les compétences fédérales sont, par exemple, l’armée, les chemins de fer, les autoroutes, les relations internationales, etc.

      2) Les droits démocratiques : (non-exhaustif)

      L’initiative et le référendum.

      L’initiative est une proposition de loi ou d’article constitutionnel émanant du peuple. Sept citoyens minimum peuvent rédiger une initiative qui, après avoir récoltée un nombre suffisant de signatures, sera soumise au vote populaire. Une initiative peut être législative cantonale, constitutionnelle cantonale ou constitutionnelle fédérale. (Nous voterons prochainement sur le droit à l’initiative législative fédérale)

      Le référendum est le refus de l’adoption d’une loi, d’un article constitutionnel ou d’une convention internationale. Après une récolte de signatures (dont le nombre est inférieur à celui requis pour une initiative), l’objet est tranché en votation populaire. Les types de référendum sont très nombreux, peuvent être obligatoires (votation d’office) ou facultatifs (votation selon récolte de signatures) et varient d’un canton à un autre. Sur le plan fédéral, je vous laisse vous renseigner vous-même (lien en fin de texte).

      La pétition existe aussi.

      3) Les élections :

      Les élections sont en général à la proportionnel. Mais (comme d’habitude), cela peut varier d’un canton à l’autre. ^^
      Les politiciens, à l’exception des conseillers fédéraux (exécutif), sont tous des miliciens.
      Nous(le peuple) élisons nos conseillers municipaux (et le maire si ville), notre parlement cantonal, notre exécutif cantonal et notre parlement fédéral (qui est séparé en deux chambres, une Nationale et une Des États, pour équilibrer le rapport entre cantons et confédération). Nous n’élisons cependant pas encore notre Conseil fédéral (7 ministres - 2 socialistes, 2 libéraux-radicaux, 2 UDC, 1 démocrate-chrétien - qui sont l’équivalent de votre Président de la République), mais la question, en raison de récents dossiers, est en train d’être débattue. Dans certains cantons, on peut aussi élire un représentant judiciaire.

      Le défaut de ce système, c’est sa lenteur. L’avantage, c’est sa stabilité, sa proximité et son efficacité car, chaque question pouvant être tranché par le peuple, on réduit les marges d’erreur, les politiques d’alternance et les débats d’opinions sans fin. (Dans certaines communes, il existe encore la Landsgemeinde, c’est-à-dire le vote à main levée)
      En Suisse, il n’est pas rare de croiser des parlementaires ou des ministres dans la vie quotidienne car il n’y a pas ici la même conception du pouvoir qu’en France ou ailleurs. Le souverain, c’est le peuple. Et c’est tout !
      (J’ai d’ailleurs croisé notre ministre des affaires étrangères dans un magasin, il y a quelques mois ^^)

      4) L’adhésion à l’Union européenne, si nous n’en voulons pas, c’est pour des raisons démocratiques.
      L’Union européenne ne correspond pas à notre conception de la démocratie et personne ne pourra nous obliger à y adhérer si ce n’est le peuple lui-même.

      Pour consulter notre Constitution, Lien

      Bien à vous,

      Q.

      • Iv
        Iv répond à Quentin ADLER
        Roboticien utopiste
        • Posté à 10h04 le 29/07/2009
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        Merci !
        Vous avez raison de garder jalousement votre système. J’espère qu’un jour l’Europe fonctionnera de façon similaire et que vous pourrez alors la rejoindre !

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Iv
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 11h36 le 29/07/2009
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Les vaches, les Chalets, les glaciers et les sites Suisses font rêver :

          - pas « les suisses »....même pas les petits !

        1 autres commentaires
      • Iv
        Iv répond à Quentin ADLER
        Roboticien utopiste
        • Posté à 10h05 le 29/07/2009
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste
         
        • RedIsDead
          RedIsDead répond à Iv
          • Posté à 10h59 le 29/07/2009
          • Internaute 1066

          Salut à tous,

          Merci à Quentin d’avoir si brillamment dépeint le fonctionnement des institutions suisses.

          Je ferai néanmoins une petite remarque sur l’élection du conseil fédéral.

          Il est utile de préciser que la démocratie suisse est semi-directe et non directe. Le fait que ce soit le parlement et non le peuple qui élise le conseil fédéral (exécutif) n’est absolument pas anodin.

          Cela ne changera pas, ou du moins, selon beaucoup de Suisses, il ne s’agit pas d’une évolution naturelle de la démocratie helvétique que de changer ce mode d’élection, alors que l’intervention de Quentin pouvait le sous-entendre.

          Il ne s’agit pas d’une imperfection ou d’un oubli. Simplement chaque pouvoir doit être d’une manière ou d’un autre contrebalancé par un autre. Ici, celui du peuple l’est par le parlement.

          L’élection par le parlement du Conseil fédéral permet d’éviter une trop grande personnification de la politique au niveau national. C’est un gage de stabilité et d’efficacité sur le long terme.

          Et je fais une dernière remarque que je souligne avec ce lien :

          Lien

          Vous y trouverez plusieurs rapports officiels sur le fédéralisme helvétique qui soulignent entre autre que la constitution suisse est euro-compatible

          • Quentin ADLER
            Quentin ADLER répond à RedIsDead
            âme errante
            • Posté à 17h14 le 29/07/2009
            • Internaute 75576
              âme errante

            Je te ferai remarquer que, depuis l’élection tumultueuse d’Ueil Maurer, la question se pose. l’UDC nationale (droite dure - 1e parti fédéral) prendra position cet automne et pourrait bien, si l’on en croit l’actualité, rejoindre la position du PSS (centre-gauche - 2e parti fédéral) en se montrant favorable à une élection directe du Conseil fédéral par le peuple.
            Dès lors, ces deux fractions seraient suffisantes pour que le débat soit plus que lancé. Mais nous verrons bien et comme toujours ce seront les urnes qui en décideront ! ; -)

            Quant à notre euro-compatibilité, elle est défendue par nos technocrates (qui se réjouissent assurément d’élargir leur sphère d’influence...), mais je ne crois pas qu’elle enthousiasme le bas peuple.

            Bien à toi,

            Q.

        2 autres commentaires
    • compte sup le 26.08.09
      • Posté à 11h14 le 29/07/2009
      • Internaute 58250

      je suis tout à fait d’accord, l’europe a beaucoup à apprendre du système politique suisse où l’on ne met pas le projecteur sur une seule personne représentant Le Président. Les choses tendent à l’équilibre en suisse même si parfois certaines dérapent. Et c’est drôle car bien souvent il est reproché aux suisses de ne pas faire parti de l’europe, mais moi qui y vit depuis 4 ans je peux dire que la majorité des gens avec qui je discute connaît bien plus les fondements de l’europe que mes camarades français ! moi même j’ai apprit des chosessur l’europe et parfois sur la france grâce à mes collgues ! ! ! si le fait d’appartenir à l’europe n’intéresse que les politiciens et les commerciaux c’est bien dommage. au moins en suisse tout le monde discute et s’intéresse à cette question !

  • Azrael
    • Posté à 17h16 le 28/07/2009
    • Internaute 2074

    Hé, les responsables de Rue89 ! Comment pouvez vous mettre en ligne un tel ramassis de clichés ?

    C’est comme ça que m’sieur Madelin paie ses vacances en Valais ?

    Rarement lu un texte aussi naze, c’est au niveau du Français à béret basque et baguette sous le bras.

    Super Ducon a encore frappé.

    • Ph.Madelin
      Ph.Madelin répond à Azrael
      écrivain
      • Posté à 18h10 le 28/07/2009
      • Internaute 61629
        écrivain

      Sympa. Je vous précise que je paie mes vacances dans le Valais. Le pays est très joli, les gens très gentils, les abricots délicieux. Mais certains se posent des problèmes. Pas de cliché dans mon propos

      • Iv
        Iv répond à Ph.Madelin
        Roboticien utopiste
        • Posté à 18h15 le 28/07/2009
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        Petite remarque hors-sujet : tiens ? vous n’avez pas autour de votre message le cadre rouge qui indique l’auteur de l’article. Problème technique ?

        Et puisque je vous ai sous la main j’en profite : -) Les Suisses avec qui vous avez discuté souhaitent-ils l’euro ou l’Europe ? Sont-ils prêts à abandonner leur système de votations pour ça ?

      • General Subverciòn
        General Subverciòn répond à Ph.Madelin
        viva Makhnovchtchina
        • Posté à 19h02 le 28/07/2009
        • Internaute 47117
          viva Makhnovchtchina

        « Pas de cliché dans mon propos »...à part ceux d’un lobbyiste pro UE.
        Ici en Suisse,on vous a déjà dit non plusieurs fois,mais de là à ce que vous compreniez...vous préférerez traiter la population de la Suisse d’arriérés xénophobes et les faire culpabiliser sur un ton péremptoire et convaincu d’un socialiste pro-multinationales...on connait bien ça ici aussi...et clairement orienté,le propos en question...
        Pour l’instant, des pétitions tournent pour demander un un référendum contre le « principe du cassis de Dijon » afin que l’on ne soit pas envahi de la bouffe à la norme CE produite à grand renforts de pesticides et autres horreurs Monsantesques ,mais surtout pour que les producteurs Suisses ne mettent pas la clé sous la porte à cause des prix cassés nivelés par l’UE....et c’est très sain que les Suisses ne se laissent pas faire.ça prouve qu’ils ne sont pas aussi anesthésiés que ça...

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 17h22 le 28/07/2009
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    Ceci va être ,très embêtant pour nos joueurs de tennis de foot nos artistes et autres qui se croyaient à l’ abri

  • Cassoulet
    • Posté à 17h27 le 28/07/2009
    • Internaute 9867

    Je crois que les choses ne sont pas aussi simples. En tant que française, journaliste en Suisse, je me rends bien compte que l’adhésion à l’Union européenne reste un sujet largement tabou chez les Helvètes, qui sont très loin de la valider par un vote.

    Quant aux banquiers, si certains font un mea culpa très médiatique, ils n’ont pas changé leurs méthodes de travail et UBS continue de se frotter les mains - elle continue d’ailleurs d’embaucher...

    Cela dit, je pense effectivement que la Suisse est à un tournant de son histoire, qu’elle va devoir mettre en cause son identité dans les années à venir. Et va connaître, pour la première fois depuis un demi-siècle, les affres du chômage et de la crise. Passionant de se trouver dans un pays à la croisée des chemins, non ?

    Lien

    • tecole74hs
      tecole74hs répond à Cassoulet
      passe repasse trépassera...
      • Posté à 15h16 le 29/07/2009
      • Internaute 59167
        passe repasse trépassera...

      Les choses ne sont pas aussi simples en effet et au regard de ceux qui précédement défendent la Suisse avec son formidable système de votation et son peuple souverain, laissez moi douter de leur capacité à prendre le tournant, car toute la difficulté de ses habitants est qu’ils sont traditionnalistes, ce qui induit qu’ils n’aiment pas le changement, ni donc les virages. Je maintiens que leur système SEMBLE mieux fonctionner qu’ailleurs, uniquement pcq le PIB/ha est très élevé et que naturellement (personne ne peut les blamer) chaque suisse écoute bien la voix d’en haut s’en bouger le moindre petit doigt. Je me réfère à votre lien qui débute par un article très intéressant sur un problème que j’évoque plus haut, à savoir le déséquilibre trans frontalier qui en final ne satisfait personne. Certes, nous sommes loin de l’Europe, mais cette incapacité à régler de petits problèmes, montre la difficulté qu’aura la Suisse à cette « croisée des chemins »

  • WeWillWin
    WeWillWin
    Indécise
    • Posté à 09h01 le 29/07/2009
    • Internaute 74281
      Indécise

    « Nous avons fait fortune en cachant l’argent des bandits et des dictateurs. Ça ne pouvait pas continuer. »

    Je trouve très bien que certains suisses réalisent l’horreur de leurs actes, et je leur dis « bravo » car ça n’est jamais facile.

    C’est une première étape, espérons qu’elle soit suivie d’une véritable prise de conscience et du versement de compensations matérielles, ainsi que (on peut toujours rêver) de présentations d’excuses.

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 17h41 le 28/07/2009
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    Ah ! ? !
    je croyais que la Suisse n’appartenait pas à l’Europe pour les mêmes raisons que pour la Turquie , parce qu’elle était géographiquement trop loin !
    C’est où la Suisse ? c’est pas vers la Libye ?

    • tecole74hs
      tecole74hs répond à nono le simplet
      passe repasse trépassera...
      • Posté à 15h17 le 29/07/2009
      • Internaute 59167
        passe repasse trépassera...

      Vous devez vous baser sur la réputation de la Marine pour avancer cette hypothèse.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à tecole74hs
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 09h35 le 31/07/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Si vous cherchez à vexer les Gardes Suisses, il vous en cuira !

  • Pas anonyme mais presque
    Pas anonyme mais presque
    Pas content, pas content !
    • Posté à 17h57 le 28/07/2009
    • Internaute 85225
      Pas content, pas content !

    « La dame décompte avec soin ses abricots. Plus exactement, elle les tire avant de les ranger dans des cassettes-paniers en carton. »

    Elle tire les abricots ?

    C’est si dur de se relire ?

    • Ph.Madelin
      Ph.Madelin répond à Pas anonyme mais presque
      écrivain
      • Posté à 18h07 le 28/07/2009
      • Internaute 61629
        écrivain

      J’ai commis une faute de frappe. Merci de la relever. Il faut lire « la dame trie ses abricots. Bonne suite de lecture.

      • PsyKoPatocH
        PsyKoPatocH répond à Ph.Madelin
        alcoolique pratiquant
        • Posté à 19h32 le 28/07/2009
        • Internaute 51567
          alcoolique pratiquant

        « Merci de la relever »

        ....de la révéler ? : -)

      • fidal
        fidal répond à Ph.Madelin
        guide de tourisme
        • Posté à 15h11 le 29/07/2009
        • Internaute 50600
          guide de tourisme

        et elle aime ça ?

  • Le.conformisme-art.de.la.soumission.au.plus.fort
    • Posté à 18h22 le 28/07/2009
    • Internaute 41160

    C’est étonnant....
    Les Suisses ont des soucis avec leur économie ? ? ? ?

    Cela fait des années qu’ils ont des rendements de 7 à 10% en plaçant leur argent et d’un seul coup on se rend compte qu’ils n’y arrivent plus aujourd’hui....

    Viendrait-on enfin de se rendre compte que les travailleurs et sous-traitants d’entreprises leurs permettaient de gagner de l’argent sans rien faire ! ! ! ! ! Ou en finançant des crédits pour les moins chanceux au taux d’usure de 21% l’an ? ? ? ? ?

    • Rensk
      • Posté à 11h30 le 29/07/2009
      • Internaute 65029

      Heu... en Suisse il y a une bête de loi qui interdit aux banquiers de prendre plus de 15%... l’épargne se situe quand à elle entre 0.75% et 1% dont il faudra payer 35% d’impôts...

  • YVANBACHAUD
    YVANBACHAUD
    Porte parole www.ric-france.fr
    • Posté à 18h34 le 28/07/2009
    • Internaute 24559
      Porte parole www.ric-france.fr

    Bonjour,
    En Suisse le peuple est le Souverain.
    Au niveau communal, cantonal, national les citoyens disposent du référendum d’initiative citoyenne pour abroger une loi ou en proposer de nouvelles.
    Leurs élus sont placés sous contrôle continu..
    Et vous pensez qu’ils vont voter pour entrer dans l’ UE pour que plus 60% de leurs lois soient élaborées par la Commission... ! sans qu’ils puissent les abroger.. ? C’est pas sérieux.
    Les accords bilatéraux leur suffisent..

    J’en doute fort et j’espère plutôt que c’est le peuple français et les autres qui deviendront eux aussi SOUVERAINS en obtenant le RIC et avoir ainsi la maitrise de leur destin.

    Quelques exemple de RIC en Suisse :

    -Flexibilité du travail 1996 : Par RIC 67% pour la suppression d’une loi jugée inéquitable pour les salariés. Le Gouvernement a du revoir sa copie.

    - Loi sur le marché de l’électricité. ( 22/09/2002) Refus de la privatisation..
    Question : Acceptez-vous la loi du 15/12/2000 sur le marché de l’électricité. NON 52,6% « Les Suisses ne font pas confiance à la libre concurrence dans le marché de l’électricité. » dans « Le Matin. »

    - Fin novembre 2005 , vote d’un moratoire de 5 ANS sur les OGM.

    55,7% des votants se sont prononcés en faveur d’une initiative émanant des écologistes, de groupes de gauche, d’associations d’agriculteurs et de consommateurs, qui estiment que les lois suisses actuelles sur les OGM sont insuffisantes.

    0000000000000
    Le canton de GENEVE

    Le 09 ( ?) fevrier 2009 4 RIC avec 54,8% de participation :

    Le vote par Internet 70% oui
    le non cumul des mandats avec 83% oui
    Impôts sur les véhicules à moteurs y compris bateaux 90 ¨% oui

    Pour plus de renseignements Lien

    • WeWillWin
      WeWillWin répond à YVANBACHAUD
      Indécise
      • Posté à 18h59 le 28/07/2009
      • Internaute 74281
        Indécise

      Cela signifie-t-il qu’une majorité de suisses à voté Oui à : « doit-on continuer à cacher, voire blanchir, l’argent des bandits et des dictateurs ? »

      • Quentin ADLER
        Quentin ADLER répond à WeWillWin
        âme errante
        • Posté à 22h06 le 28/07/2009
        • Internaute 75576
          âme errante

        Va te renseigner sur les raisons du renforcement de notre système bancaire avant de préjuger.

        Lien

        bien à toi,

        Q.

         
        • WeWillWin
          WeWillWin répond à Quentin ADLER
          Indécise
          • Posté à 09h06 le 29/07/2009
          • Internaute 74281
            Indécise

          Merci pour ce lien.

          Je ne pensais pas que le peuple suisse avait voté pour le secret bancaire. C’est affreux.

          Ce système fait la fortune de votre pays et le malheur de millions de gens à travers le monde.

        1 autres commentaires
    • Mamz
      Mamz répond à YVANBACHAUD
      Etudiante
      • Posté à 19h17 le 28/07/2009
      • Internaute 50318
        Etudiante

      Ca serais intéressant de voir ce que cela pourrai donner en France. Même si ça me parait plutôt mal parti.

      A chaque élection ou référendum dans notre pays, j’ai l’impression que le résultat des votes se résument à « c’est mon parti k’a gagné » ou des votes sanction (contre un parti donc, comme le PS ces dernières années). Rien de très constructif en somme. J’imagine mal ce que ça donnerai en cas de votes quasi-mensuels. Quoique ça mettrais un peu d’ambiance.

    • RedIsDead
      RedIsDead répond à YVANBACHAUD
      • Posté à 11h04 le 29/07/2009
      • Internaute 1066

      Lien

      Vous y trouverez plusieurs rapports officiels sur le fédéralisme helvétique qui soulignent entre autre que la constitution suisse est euro-compatible...

    • tecole74hs
      tecole74hs répond à YVANBACHAUD
      passe repasse trépassera...
      • Posté à 15h27 le 29/07/2009
      • Internaute 59167
        passe repasse trépassera...

      C’est beau comme un jet d’eau au bout du lac, mais vous conviendrez quand même que les suisses sont des veaux au même titre que les autres berlutaliens et fransarkosis, et que SEUL, l’argent engrangé pendant ces 50 dernières années sur le dos de ? ? ? ... permet un consensus dans le pays pour que chaque habitant conserve un revenu digne d’un saoudien. A propos, vous avez le bonjour du fils de Kadhafi.

  • Peureux anonyme
    • Posté à 18h56 le 28/07/2009
    • Internaute 24415

    Le franc suisse monte par rapport aux autres monnaies, dont l’euro, qui était supposé nous défendre. Pour les suisses ce n’est pas nouveau, leur monnaie a toujours été plus solide que celles de leurs voisins. Ils y ont survécu, plutôt bien.

    Il y a un siècle, 1 franc français valait 1 franc belge et 1 franc suisse. Depuis le franc français à perdu deux zéros avec le nouveau franc. A ce jour, un franc suisse vaut 0,66 euros soit environ 4, 40 francs français, soit 440 anciens francs.

    Et vous voulez qu’ils rentrent dans l’euro ! ! ! ? ? ?

  • marky
    marky
    Théoricien amateur
    • Posté à 19h39 le 28/07/2009
    • Internaute 62701
      Théoricien amateur

    Ceci n’a rien d’un article. De fait, il s’agit plutôt là d’une lamentable compilation de clichés débouchant sur une conclusion à l’emporte-pièce fondée sur les avis de deux interlocuteurs (panel hautement représentatif s’il en est !).
    Lorsque l’on se prétend auteur d’ouvrages « d’investigation et d’analyse », il est de bon ton de posséder une connaissance, même minime, du sujet traité…
    Monsieur Madelin, il s’en faut de très peu que votre torchon ne représente le degré zéro du journalisme.
    En tant que Suisse et Valaisan s’intéressant à l’actualité de son pays, les critiques que j’aurais à émettre quant à l’inexactitude et, de manière plus générale, quant à l’inanité de votre « investigation » et « analyse » sont tellement nombreuses, que je n’ai ni le courage ni l’envie de m’atteler à la tâche !
    Vous êtes spécialisé dans le domaine de la sécurité ? Soit. Vous feriez donc mieux de vous tenir à ce sujet que, je l’espère, vous maîtrisez mieux que l’analyse politico-économique d’un pays que vous ne semblez connaître qu’en tant qu’observateur inattentif et touriste !

    • Ph.Madelin
      Ph.Madelin répond à marky
      écrivain
      • Posté à 21h15 le 28/07/2009
      • Internaute 61629
        écrivain

      Merci, merci pour la leçon de morale. Je n’ai pas deux interlocuteurs, je cite deux personnes. Je n’ai aucune prétention autre qu’à refléter une tendance qui me surprend. Je fréquente la Suisse depuis… vingt ans, sans doute, ou plus, on m’a longuement expliqué le pays, les équilibres subtils du consensus gouvernemental, les conflits violents entre le socialiste Moritz Leunberger et le pseudo centriste Christophe Blocher… J’ai même entendu les déclarations inconséquentes de Ziegler. Et je peux aligner un nombre considérable d’histoires de Ouin-Ouin, le héros du pays de Vaude. Une note de ce genre n’est jamais que la pointe de l’iceberg. J’ai même vu l’autre jour la tempête de grêle depusi un refuge-hôtel près du lac de Derborence. j’ai vu évoluer le pays, je me contente ici d’un coup de phare. Pas de cliché, contrairement à ce que vous pensez. Bonne soirée.

  • Go to the page
  • 1
  • 2
Retour sur Rue89

Note Les notes de blogs ne sont pas toutes mises en forme par l'équipe de Rue89 contrairement aux articles du site.