Chez Philippe Marlière

 

Le blog de Philippe Marlière, professeur de science politique à University College London, consacré aux idées et aux mouvements de gauche en France et en Europe.

Manifs étudiantes à Londres : un moment de bonheur collectif

Philippe MARLIERE
Politiste à Londres
Publié le 02/12/2010 à 17h53


Depuis le 24 novembre, à Londres, quelques centaines d’étudiants occupent la salle Jeremy Bentham située à côté de la bibliothèque principale de UCL (university college London), l’université où j’enseigne. Cette fac est aujourd’hui rejointe par plus d’une trentaine de campus également occupés : à Londres (School of Oriental and African studies, King’s College, Goldsmith, London university of arts, university of East London, South Bank university) et en province (Oxford, Cambridge, Leeds, Manchester, etc.).

A UCL, les étudiants séjournent jour et nuit dans une vaste pièce d’ordinaire utilisée pour des réceptions, qui comprend deux petites pièces adjacentes ainsi qu’une cuisine.

Un mouvement rare pour la Grande-Bretagne

Cette occupation est le signe de la radicalisation des luttes étudiantes contre un projet de loi du gouvernement libéral-conservateur. Celui-ci envisage de doubler et à terme de tripler le montant des frais d’inscription. A ce stade, les étudiants devront débourser 9 000 livres sterling par an pour étudier.

Le Daily Telegraph (conservateur) a reconnu que des étudiants en licence pourraient s’endetter à hauteur de 80 000 livres sterling (soit 95 000 euros), si l’on prend en compte la hausse des taux d’intérêts des prêts étudiants.

Phénomène rare ici, trois manifestations successives ont rassemblé un nombre croissant d’étudiants, rejoints par des lycéens. Bravant un froid glacial et la gestion brutale des marches par la police, le succès de ces manifestations s’explique par un rejet déterminé de cette loi jugée profondément injuste et cynique. Injuste, car elle va dissuader les jeunes des classes populaires d’entreprendre des études ; cynique, car le gouvernement continue de faire payer aux forces utiles de la nation la gabegie financière.

Le 29 novembre, un groupe de UCL a manifesté devant le magasin Topshop dans l’artère commerçante d’Oxford Street. Philip Green, son propriétaire, est un milliardaire qui a été chargé par David Cameron de réfléchir au moyen de « réduire les dépenses publiques ». Green, dont l’épouse est fiscalement domiciliée à Monaco, a en outre été accusé de fraude fiscale.

S’il y a un problème de déficit public, que l’on commence par faire payer les riches, surtout quand ils fraudent le fisc. Les étudiants l’ont bien compris et ont entonné devant le magasin le slogan : « Les impôts dus par Philip Green pourraient servir à financer nos études ! » (Voir la vidéo en anglais)

Après les fonctionnaires et les ménages populaires touchés de plein fouet par les réductions budgétaires et les coupes dans les services publics, les étudiants sont les nouvelles victimes du gouvernement le plus droitier depuis trente ans.

L’objectif est de désengager l’Etat de l’enseignement supérieur, synonyme à terme de sa privatisation. C’est donc une guerre idéologique que mène la coalition libérale-conservatrice contre les derniers pans du service public britannique.

Soutien de Chomsky, d’artistes, de politiques

Les étudiants de UCL ont également saisi qu’il s’agit d’une offensive qui vise tous les travailleurs du service public. Ils demandent ainsi que la direction de UCL condamne publiquement la réforme des frais d’inscription. Mais ils exigent aussi qu’il soit mis un terme aux licenciements de professeurs et de maîtres de conférences pour motif « économique » ; ou ils veulent enfin que soit mis fin à la précarisation du personnel de service (salaires, conditions de travail)

Depuis la semaine dernière, mes étudiants ont reçu le soutien ou la visite de Noam Chomsky, du chanteur Billy Bragg (promoteur des concerts « Rock against Thatcher » dans les années 80), des Babyshambles, Mark Thomas (comédien), Ken Livingstone (ex-maire de Londres), John McDonnell et Jeremy Corbyn (députés de la gauche travailliste), Polly Toynbee (éditorialiste au Guardian), des syndicats RMT (transports) et NUJ (journalistes).

Le NUS, le principal syndicat étudiant, dirigé par un jeune apparatchik travailliste, a brillé par son absence, mais cela n’a étonné personne. La BBC, ITV et nombre de télévisions internationales sont venues filmer les lieux, et l’occupation a reçu une couverture médiatique inespérée. Des parents écrivent aux quotidiens pour dire leur fierté et leur joie de voir leur progéniture lutter. Tout cela est si peu courant dans ce pays !

Des enseignants tentent de donner un coup de main :

  • on ferme les yeux devant les absences des grévistes en classe (l’assiduité au cours est ici strictement réglementée) ;
  • on fait signer des pétitions de soutien aux collègues ;
  • on va rendre visite aux étudiants ;
  • on s’enquiert du moral des troupes et de la situation ;
  • on intervient devant les étudiants pour professer quelques conseils superflus (ma dernière expérience d’occupation d’université remontait au mouvement contre la loi Devaquet en décembre 1986 !).

Quand on pénètre dans la salle Jeremy Bentham, l’ordre et la sérénité qui y règnent sont frappants. On s’affaire certes, mais dans le calme et la bonne humeur. Avec tous ces ordinateurs portables sur les tables, l’endroit ressemble davantage à la rédaction d’un média qu’à un lieu d’occupation estudiantin. (Voir la vidéo en anglais)


Les étudiants ont collé sur les murs de grandes feuilles blanches sur lesquelles sont relatés les principaux événements survenus depuis le 24 novembre.

Ce qui me frappe, c’est l’absence de leadership. Mes étudiants m’expliquent que chaque décision est prise par voie de consensus, après de longues tractations et un vote. Aucune figure « charismatique » du mouvement n’a émergé, aucune « starisation » d’étudiants n’est en cours.

Ceux qui militent dans la gauche radicale sont rarissimes et gardent le profil bas. Il n’y a pas de revendications partisanes ou de slogans antigouvernementaux rageurs, seulement des mots d’ordre précis relatifs à la lutte en cours.

Aaron, un ex-étudiant aujourd’hui en thèse et proche du Parti travailliste, m’explique qu’il ne peut pas « en faire trop » de ce côté-là. Josephine, une étudiante de gauche, me dit qu’un militant du Socialist workers party (gauche radicale) évite de « politiser » les débats.

Cela a fait dire à l’écrivain de gauche Tariq Ali (ex-leader du Mai 68 londonien) que le mouvement actuel était « défensif » et n’essayait pas de construire une contre-culture subversive. Je trouve le propos sévère et largement erroné. Ces jeunes agissent dans un environnement autrement plus hostile et difficile que ne l’était celui des années 60, période de politisation intense et de croissance économique.

Je regarde avec jubilation Sol, un autre étudiant, répondre dans un bon français aux questions du journaliste de RTL. Elise me montre sur son écran de portable la photo qu’elle a prise lorsqu’elle était en Erasmus à Montpellier : on y voit un CRS écrasé sous une pierre. Il est écrit : « Sous les pavés les flics ». Elle a l’air fatigué. Avec Benedikt, un autre étudiant, elle a passé toutes les nuits dans cette salle glaciale et bruyante depuis une semaine.

Alors, qu’est-ce qui motive ces étudiants et les pousse à continuer, malgré les nuits froides, le manque de sommeil, la peur (légitime) d’être en train de mettre leur scolarité en péril ? D’abord une aventure humaine extraordinaire, un moment de socialisation politique, d’échanges humains (des spectacles sont organisés la plupart des soirs ; on mange, on boit en commun, on danse, on chante).

Cette lutte étudiante, sous ses abords pragmatiques et sérieux (certains diraient « réformistes »), est en réalité chaude et heureuse. Elle procure un moment de bonheur collectif à tous ceux qui veulent bien la rejoindre.

Je quitte la salle Jeremy Bentham pour retourner à mon bureau, et en chemin j’aperçois sur les murs du département d’histoire les slogans suivants : un très punk « Research and destroy » et le plus situationniste « Boredom is counter-revolutionary ». Oui, l’ennui est contre-révolutionnaire et la lutte pour la justice est dure, mais exaltante.

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  • Le Mitterand
    Le Mitterand
    manque d'r mais pas d'air
    • Posté à 07h52 le 03/12/2010
    • Internaute 70744
      manque d'r mais pas d'air

    Le mode operatoire est mauvais : des etudiants en greve, des occupations d’universités : tout le monde s’en fout.

    Ils ont la city juste a coté. Il faut faire une operation commando est bloquer l’entree du batiment de la bourse ou du siege d ’une grosse banque.

    il faut elargir politiquement le conflit pour lui donner plus de poids et aussi frapper fort dans le symbolisme. Les media vont adorer en plus.

  • Cloud17
    Cloud17
    etudiant
    • Posté à 09h00 le 03/12/2010
    • Internaute 135447
      etudiant

    Humm, pourquoi être dans l’idolation d’un mouvement de jeunes anglais , alors qu’on a la même chose en France ? Et de toute manière, ces jeunes, ne sont pas content ? Au lieu de manifester , il ferait peu-être mieux de se préoccuper de leur avenir ? ! Il est de notre droit de protester ? Désolé mais on ne se sent pas vraiment écoutés. Et avec la situation aujourd’hui , les réformes sont peut-être les biens-venues ? Je ne pense pas que le gouvernement anglais fait tout pour « descendre “ ces étudiants ! Le principe est de toute facon d’être toujours dans la contradiction ! Peut-être faudrait-il étudier d’abord les propositions du gouvernement anglais ? ...

    • Raph33
      Raph33 répond à Cloud17
      • Posté à 14h57 le 03/12/2010
      • Internaute 38935

      Ce n’est pas de « l’idolation » (ce mot n’existe pas il me semble), mais ce qui se passe en GB est suffisamment exceptionnel pour être remarqué et qu’on en parle.

      Quant à la non politisation du mouvement, je pense que c’est une très bonne chose.
      Cela évitera une récupération politique qui serait inévitable et par là, de discréditer le mouvement et de dé-crédibiliser ses acteurs aux yeux de la population.
      Les Britanniques dans leur ensemble soutiendront sous doute beaucoup plus le mouvement s’il n’est pas dirigé et/ou manipulé par des individus considérés comme des « rouges », des anarchistes, etc

      Il me paraît également logique que beaucoup de français trouvent cela étonnant, dans la mesure où chez nous, tout est systématiquement politisé et/ou manipulé à des fins politiques/idéologiques ou plus simplement pour des intérêts particuliers, bien souvent sous couvert du masque vertueux de l’universalisme et de l’intérêt général.

      Les étudiants Britanniques réagissent de façon réaliste et pragmatique, ce qui est traditionnel en GB, mais rare en France puisque tout y est systématiquement détourné sur le terrain du conflit et rapport de force politiques/idéologiques.

      Pour ce qui est du principe d’être toujours dans la contradiction, il s’agit d’une réaction typiquement française, même s’il concerne, à mon sens, une partie bien spécifique des français

      Les Britanniques ne fonctionnent pas de cette manière, et c’est bien pour cela que le mouvement de leurs étudiants est si exceptionnel.

      L’exaspération des Britanniques est montée à des niveaux rarement atteints depuis les années Thatcher, principalement à cause d’une cascade d’évènements : le scandale des notes de frais de leur parlementaires (qui doit bien faire sourire les notres)
      et la crise financière.
      Ils se rendent bien compte que leur pays est au bord de la banqueroute, alors que leurs parlementaires et les banquiers que leur argent public à sauvés se gavaient et se gavent encore sur leur dos.
      Ils ont beau ne pas connaitre le « socialisme » contestataire à la française, les pilules qu’on leur demande d’avaler depuis 1 ou 2 ans et celles qu’on leur se prépare à leur faire avaler, ne passent plus si facilement que par le passé.

      Je vis en GB et je suis plus que perplexe quant aux coupes budgétaires prévues.
      Quand on voit l’état de leur système de santé ou de leurs infrastructures routières par exemple, je me demande vraiment sur quoi le gouvernement Cameron va bien pouvoir faire des économies, vu que pour ces deux exemples, ils sont déjà sur la corde raide, vraiment très très raide.
      Personnellement, je trouve par exemple que leur réseau routier est globalement indigne d’un pays développé, la différence avec la France est plus que frappante.
      On a beau de se plaindre en France de payer trop d’impôts, mais honnêtement, et malgré tous les gaspillages, on voit vraiment le résultat au quotidien. Idem en GB, mais dans le sens inverse...

      .

  • Mansan-
    • Posté à 10h32 le 03/12/2010
    • Internaute 25381

    Contre les banksters, il faut faire évoluer l’idée de Cantonna
    Cantonna aura fait le buzz avec son idée de faire la révolution en faisant plier les banques. Pour cela, il a imaginé que plusieurs millions de personnes retirent en même temps l’argent qu’elles ont déposé.

    Il s’agissait d’une vidéo proposée par le journal Ouest-France où Cantonna était interviewé sur entre autre, le mouvement social de protestation contre la réforme sur les retraites.

    Et, apparemment, ce fut la lumière pour beaucoup.

    Les banksters nous font payer leurs erreurs et leurs errances bien facilement pardonnées par les dirigeants politiques du monde. On le sait de façon certaine, le niveau de vie des pays occidentaux va baisser d’au moins 30%. Le système a été reconduit dans ses grandes lignes. Rien ne changera donc à part peut-être quelques gardes-fous. L’art politique consiste à dissimuler cet baisse du niveau de vie et l’étaler le plus possible pour ne pas provoquer de crise sociale sclérosante. Encouragé par son succès sur les retraites, Sarkozy, en ce moment, prépare d’autres mesures visant à diminuer la participation financière de l’état aux prestations sociales. Le but étant pour lui, de rendre la France moins chère face aux pays émergents. Blocage des salaires, diminution des remboursements d’assurance-maladie, franchises médicales, échéances et niveau des retraites, dépendance financée bientôt par une assurance obligatoire chez les assureurs privés à partir de 50 ans...etc.

    Sommes-nous sûrs de vouloir être les rouages d’une machine de guerre industrielle et commerciale qui ne profitera qu’aux plus riches et aux plus chanceux ?

    Sommes-nous sûrs de vouloir laisser jouer notre labeur à la roulette des casinos financiers puis nos vies à la roulette russe quand rien ne va plus ?

    L’idée de Cantonna est en fait excellente… Elle se base sur le rapport de force qui, seul, permet de négocier avec une chance d’aboutir.

    Sauf que ceux qui ont proposé cela pour le 7 décembre n’ont pas tellement réfléchi et, même si l’idée séduit, elle ne sera pas beaucoup suivie. Un bon début prometteur et c’est déjà, en soi, une victoire que certains banquiers et même Christine Lagarde en aient parlé. Qu’elle en ait parlé même avec ce mépris aimable qu’elle sait si bien montrer, c’est bien la preuve que ça les fait fliepper, un peu comme si, le peuple venait de découvrir une arme avec laquelle il a une bonne chance de se voir respecté.

    Je crois qu’une telle opération ne se prépare pas comme un apéro géant ou une flashmob. Si l’opération marche, il s’agit de sommes colossales libérées des griffes des circuits financiers. Des sommes qui manqueront dans les bourses, dans les institutions financières mais aussi pour assurer les simples crédits. Des sommes qui pourraient peser sur le cours des monnaies ! Les banques se retrouveraient piégées par leur propre gourmandise, un peu comme un obèse privé de ses cinq repas quotidiens par ceux qui ont le pain quotidien relativement hebdomadaire comme dirait Jacques Prévert.

    Retirer son argent des banques ça demande une préparation pour beaucoup de gens qui tirent le diable par la queue pour s’en sortir.

    Il faudra calculer au plus juste, déjà retirer l’argent des comptes épargne, c’est bien vu mais juste avant le versement des intérêts fin décembre, c’est débile et ça fait gagner de l’argent aux banques.

    Ensuite, la date est très mal choisie. Comment faire au moment où on vient ou on est en train de payer ses impôts locaux et autres taxes ?

    Il faut donc laisser les gens le temps de faire leur calcul car, se retrouver à découvert ou payer des frais pour absence de provisions pour un prélèvement rejeté, c’est au contraire, permettre aux banques de se faire un peu plus de fric.

    Je crois qu’il faut cibler avant tout, les comptes épargne type Livret de Développement Durable et Livret A en début d’année et demander aux gens de retirer 50% de l’argent qui reste disponible après les différents prélèvements et le paiement des chèques permettant d’honorer son loyer et autres factures « obligatoires ».

    Après cette première tentative qui pourrait en promettre d’autres, l’idéal serait que des associations regroupent des gens s’engageant à le faire et le refaire et, munis de cette arme nouvelle, négocier avec les dirigeants des banques et les gouvernements partout où c’est possible.

    Ainsi, on contourne l’écueil de l’accusation qui fait peur au péquin moyen de mettre les états en faillite et, ainsi rassuré, on s’assurera, petit à petit son soutien voire sa participation. Le but n’étant plus de faire écrouler tout le système mais d’avoir une arme de destruction du système pointé sur sa tempe et donc, à même de peser sur son évolution, de permettre un retour à une démocratie authentique.
    Appel maintenu et encouragé du retrait des banques de votre argent ce 7 décembre 2010 suite à la vidéo de Cantona.
    Le site Lien a été hacké depuis plusieurs jours et c’est très jouissif de voir les ploutocrates et leurs laquais paniquer de la sorte : FOG, Libé, Lagarde, Baroin, les banksters belges... etc.

    Il y a à construire de véritables stratégies d’actions collectives. Toutes les suggestions seront les bienvenues. N’hésitez pas.

  • We want a shrubbery
    We want a shrubbery
    Fonctionnaire à chat. Ni!
    • Posté à 12h00 le 03/12/2010
    • Internaute 100046
      Fonctionnaire à chat. Ni!

    Bravo aux jeunes Anglais pour la banderole de neige !

    • Why Not
      Why Not répond à We want a shrubbery
      Lama
      • Posté à 13h25 le 03/12/2010
      • Internaute 107558
        Lama

      Yes ! NO CUTS !

      D’où la très célèbre perle :

      On a coupé les bourses de mon fils, depuis il ne va plus en classe.

  • Ayahuasca
    Ayahuasca
    Divinateur
    • Posté à 06h06 le 04/12/2010
    • Internaute 135562
      Divinateur

    Un autre moment de bonheur collectif le 7 Décembre 2010, Osons la réforme des traitres, vengeons nous de la réforme des retraites, passée en force, avec mépris, vers une crasse capitalisation de celle-ci, la même année au Wall Street réalise un chiffre historique et ou la FED imprime 600 milliards de dollar pour que le dollar s’effondre, décidément les états-unis excellent dans leur maitrise du false flag, de l’inside job et du coup d’état économique que l’Europe paye avec le sourit et en disant merci. Ensuite ces mêmes personnes ou groupes, responsables, prétendront savoir et pouvoir apporter des solutions ( tu m’étonnes ), vers des politiques : Mondialistes Sécuritaires, Austères et Liberticides. Autrement dit Centralisation, équité zéro, uniformisation.
    L’esclavage de nos intérêts privés et publiques, si ils ne sont pas dénoncé aujourd’hui et combattu demain, il sera de plus en plus difficile de se défendre, l’excès de censure à déjà commencée.

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  • Popy_Chou
    Popy_Chou
    Auvergnats de tous les pays, (...)
    • Posté à 01h29 le 05/12/2010
    • Internaute 133142
      Auvergnats de tous les pays, (...)

    Damn, pour avoir fréquenté quelques Anglais de mon âge, voir mes petits camarades Britanniques en arriver à monter ce genre de choses, lancer de vrais cailloux sur de vrais policiers et tout... Ça provoque un mélange d’effroi, de ravissement et de sincère fascination.

    « Dommage » que l’on reste sur une unique revendication cependant...
    A mon sens, le débat pourrait être très légitimement politisé ici, au risque de lui faire perdre un peu de sa popularité, tant l’action de ce gouvernement est une déclaration de guerre à toute un pan de la société britannique...

    En espérant qu’ils aillent plus loin par la suite sans jouer les Grecs, les Anglais ont montré de quoi ils étaient capables contre « la dame de rouille » !

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