La tete dans le pion

Victor Bouleirbagh est assistant d'éducation dans un collège de Seine-Saint-Denis. Il écrit sous pseudonyme. Tous les noms, prénoms et lieux qui apparaissent dans son récit ont été modifiés.

« Je veux pas d'assistante sociale ! » et autres sanglots longs

Publié le 20/10/2008 à 02h56

Imène et Leïla flânent dans les couloirs. Madame Zimmer les a sermonnées après le cours de français, donc elles sont arrivés en retard en maths, donc madame Tixier a exigé un mot signé de sa collègue, au nom du doute légitime. Donc, elles flânent.

Puisque je les croise, autant les assister dans leur quête. Je dérange madame Zimmer pendant son cours. Mais, lorsqu'elle aperçoit les filles sur le pas de la porte : « Ah, non ! Je ne veux plus les voir, ces deux-là ! » Et elle referme la porte aussi sec.

Je les conduis alors au bureau de leur CPE, qui leur accordera sûrement de rentrer en cours. Manque de bol, je trouve porte close. C'est le moment que choisit monsieur Martinelli pour apparaître soudain dans le hall désert. Le principal est remonté comme une pendule :

« Et qu'est-ce qu'elles font là, ces deux jeunes filles ? Elles devraient être en cours, elles n'ont rien à faire ici… Un mot ? Evidemment, il n'y a personne pour les recevoir ! Bon, allez, Victor, vous me les remontez en cours fissa ! Non mais, vraiment… »

Ce blanc-seing vaut tous les mots. Nous voici de retour sur nos pas. Dans l'escalier qui ramène au cours de madame Tixier, nous croisons un élève boiteux, triste à en faire pleurer la Joconde. Mais pourquoi tant de larmes ? Aussitôt les gamines raccompagnées, je rebrousse chemin, espérant rattraper mon pleureur.

Il n'est pas allé bien loin : assis sur un banc, face aux bureaux des CPE, il tente d'endiguer sa tristesse. En vain. Larmes, morve et bave ruissellent et fusionnent autour de sa bouche. Il ne peut pas parler, il hoquette, il tremble, il me semble qu'il a peur. Je crois que ce môme est traumatisé. Je lui tends un mouchoir.

- Tiens. Tu t'appelles comment ?
- Vin… Vincent.
- Faut pas se mettre dans des états pareils. Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Mais moi j'ai rien fait… C'est Moussa, il a dit un truc marrant. Il a traité Amir de nigaud… Moi je voulais pas rire, je me suis abstenu mais j'ai pas réussi, alors j'ai poussé un petit cri… J'ai mis ma main devant la bouche parce que je voulais pas crier… J'ai pas crié par la bouche, j'ai crié par le nez… Mais Mme Lemellec elle m'a mis un mot.
- Faut pas se mettre dans des états pareils. C'est juste un mot.
- Mais quand mon père il va le voir sur le carnet, il va se fâcher…
- Et alors ? Qu'est-ce qu'il va te faire ?
- Il va me frapper… Déjà, ce matin, j'ai eu de la chance parce que j'avais un autre mot. Mon père, il l'a vu mais il a pas eu le temps parce que je devais aller à l'école…
- Y a pas quelqu'un d'autre qui peut signer le mot ? Ta mère ?
- Ma mère elle est pas là… Elle est en Martinique.
- Bon… euh… on va aller voir ta prof, alors. Voir si elle peut faire quelque chose. D'accord ?

Vincent acquiesce entre deux gémissements. Sa consommation de mouchoirs est impressionnante. A dire vrai, il a presque terminé mon paquet à force d'éclater en sanglots.

Madame Lemellec range sa salle lorsque nous la surprenons. Je lui expose le cas, puis Vincent soutient tant bien que mal sa cause. Elle comprend son désarroi, mais « de toute façon, le mot est déjà mis, je ne peux pas l'enlever. » Tiens, Vincent, prends un autre mouchoir et va attendre dans le couloir.

- Je ne sais pas si j'ai bien fait de venir t'en parler. Après tout, c'est toi la prof et je ne veux pas remettre en cause ta décision, mais il me semble que ce gamin a peur de ce qui l'attend à la maison. Il n'y a vraiment rien qu'on puisse faire ?
Tu sais, on a déjà discuté de Vincent avec ses autres professeurs. Apparemment, c'est un élève qui « mythonne » un peu tout le monde. Il est même arrivé plusieurs fois qu'il demande de l'argent à des adultes du collège.
- Mais en ce qui concerne son père, est-ce qu'on peut envisager de faire quelque chose, je ne sais pas, moi, comme prévenir les services sociaux ?

Vincent nous interrompt sans lever la main : « Je veux pas d'assistante sociale ! » Et les digues cèdent à nouveau.

Il est finalement convenu d'un rendez-vous avec la CPE et madame Lemellec, le soir même. En attendant, Vincent doit bien rentrer déjeuner chez lui. Faute de mieux, il planque son carnet dans son casier. Quelques heures de gagnées…

Je l'accompagne à la grille où -surprise- son père l'attend. Vincent devrait être rentré depuis bientôt une heure.

Lui : « J'ai perdu mon carnet. »
Le père : « Comment c'est possible, ça ? Tu l'as bien cherché ? »
Moi : « Ça arrive souvent que des élèves volent le carnet d'un camarade de classe. A la sortie du cours, pendant qu'ils rangent leurs affaires, si le carnet traîne sur la table, c'est courant… Mais généralement on le retrouve assez vite. La plupart du temps, ce sont ceux qui l'ont volé qui nous le rapportent en disant qu'ils l'ont trouvé par terre. Je pense qu'on l'aura récupéré cet après-midi. »
Le père : « Et qu'est-ce qui se passe si on ne le retrouve pas ? »
Moi : « Euh… Je ne sais pas. On verra à ce moment-là. Mais je suis sûr qu'on le retrouvera très vite. »
Le père : « D'accord, merci. »

Tu parles que je sais ! Quatre euros pour un nouveau carnet de correspondance, ça n'a l'air de rien mais c'est une somme, surtout dans les environs. Moins le père en sait, mieux ça vaut pour le fils. Au bénéfice du doute.

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  • m a i a
    • Posté à 16h56 le 20/10/2008

    Ah ces CPE qui ne sont jamais dans leurs bureaux !

    Sur le point des exclusions de cours (ou des refus de laisser entrer les élèves), on ne se fait pas que des amis quand on explique aux collègues que ceux-ci sont sous leur responsabilité, et que les envoyer « flâner » dans les couloirs ne servira qu'à leur faire prendre plus de retard, et éventuellement agrémenter les murs du collège de quelques tags ou provoquer quelques guignoleries diverses et variées.
    Le principal demande au surveillant de remonter les élèves, sympa, quand on sait la tête que va faire l'enseignante qui accordera une confiance limitée au « pion ».

    Quant au gamin qui risque de se prendre une tarlée, c'est vrai qu'on oscille entre l'hypothése « il veut nous attendrir » et l'hypothése « demain il revient poché ».
    Je ne suis pas certaine que planquer le carnet apportera une solution satisfaisante, surtout si le papa est tâtillon et que pour une perte de carnet, la tarlée est envisageable également.

    Prévenir les services sociaux ? Malheureusement, ça ne se passe jamais simplement. On peut tout à fait éviter la case « assistante sociale » puisque la loi permet à tout citoyen de signaler un enfant en danger, et à tout membre de l'éduc nat la possibilité d'évoquer ne serait-ce qu'un soupçon.
    Mais qui va s'engager à prévenir ces services, à évaluer l'immédiateté ou non du danger, à laisser ou non le gamin rentrer chez lui ? Qui va prendre la responsabilité d'informer le père ?
    Qui aura le temps, en fin de journée, de trouver les correspondants adéquats à l'aide sociale à l'enfance voire au parquet des mineurs, trouver un médecin scolaire de garde, tout en gardant sous le coude le gamin terrorisé par les conséquences ?

    Rien n'est simple dans ce genre de problèmes. Et parfois, il est plus simple de constater des traces de coups ou d'entendre la confidence d'un viol pour que soudain, les mesures soient prises correctement.
    C'en est décourageant à pleurer.

    Pour avoir passé de longues heures dans des commissariats, des brigades des mineurs, des bureaux de juges, pour avoir fait des démarches de ce genre entre 16h et 00h00 des vendredi soirs, pour avoir rédigé x signalements d'enfants en danger, parfois contre l'avis de l'assistante sociale ou en son absence, pour avoir ensuite reçu des menaces de mort, vécu l'enlèvement d'une gamine en direct live, je me sens aguerrie.

    Et pourtant, à chaque fois que le cas raconté par Victor se pose, avec toutes les variantes imaginables, c'est le même dilemme, la même prise de risque, la même angoisse et la même solitude.

    Courage, collègue.

    maia
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  • Commandant Bubulle
    • Posté à 19h38 le 20/10/2008
    • Internaute

    Il est difficile de faire régner l'ordre dans ces établissements. Et dire que le Gouvernement se décide à supprimer toujours plus de postes dans l'Education nationale !

  • patrick du 14-
    • Posté à 17h59 le 20/10/2008

    c'est quoi les CPE

    • m a i a
      m a i a answers to patrick du 14-
      • Posté à 18h05 le 20/10/2008

      Conseillers Principaux d'Education, rhooo Patrick tu me feras 200 lignes !

       : -D

      • marie 75
        marie 75 answers to m a i a
        • Posté à 09h37 le 21/10/2008

        ce qu'on nommait le surgé (surveillant général=

  • Edit et en remplacement de « jpo » : je n'avais rien posté ici.

  • patrick du 14-
    • Posté à 18h17 le 20/10/2008

    merci et scuse j'ais été en imp à st maximin y'a longtemps et donc des CPE pisque maintenant je sais, ben y'en avait partout même a table mais je m'en suis bien sortie j'ais fais sauter les chiottes et l'infirmerie et on m'a lourdé

  • Impots-utiles.com
    Impots-utiles.com
    http://www.impots-utiles.com
    • Posté à 18h34 le 20/10/2008
    • Internaute
      http://www.impots-utiles.com

    Le nombre de chômeurs dans le monde pourrait passer de 190 millions en 2007 à 210 millions fin 2009, selon des estimations du BIT, qui redoute une « crise sociale qui pourrait s'avérer sévère, longue et globale » et en appelle à une « action rapide et coordonnée des gouvernements ».

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    • Jonas2
      Jonas2 answers to Impots-utiles.com
      Les mouches ne me trouveront (...)
      • Posté à 18h51 le 20/10/2008
      • Internaute
        Les mouches ne me trouveront (...)

      Oui, mais alors là mon pov'monsieur, ma pov'dame, ça va être plus long que pour venir au secours des banques. De tout façon on peut pas tout faire en même temps. Pis de toute façon y'a pus d'argent. Alors... !

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 22h20 le 20/10/2008
    • Internaute
      oiseau

    La grande noblesse de l'éducation nationale est sa volonté d'offrir à tous les mêmes chances d'évolution. C'est ce qu'on appelle la mobilité sociale puisqu'un fils d'ouvrier peut, en théorie, tout autant qu'un fils de notaire, réussir sa carrière.

    Hélas, derrière cette haute valeur humaine se cache tout le contraire. Le fils de médecin a toujours bien plus de chance de devenir médecin (du moins de trouver un travail dit « honorable ») que ne l'a le fils d'ouvrier. J'oserais deux ou trois explications :

    1) Les fils (et filles) de notaire, médecin, etc... sont avantagés dû au fait qu'ils rencontrent chez leurs parents et à l'école, la même culture ; et qu'ils ont de ce fait un bagage culturel plus grand et qui grandira de manière plus rapide.

    2) Pour réussir certain cursus comme médecine, il est vivement utile/nécessaire (selon les dires de quelques uns qui furent dans cette situation) d'avoir recours à des cours privés de soutien qui coutent cependant fort chers. Il est alors évident que le fils de RMIste a beaucoup moins de chances.

    3) La mécanique de l'enseignement est fort bien huilée et fonctionne admirablement pour l'élève sans problème, attentif, ni sur-doué, ni sous-doué et qui trouve à l'école un complément éducatif de ce qu'il trouve chez lui (et inversement).
    Cependant, qu'en est-il pour tous ceux et toutes celles qui ne rentrent pas dans le moule prévu ? Que se passent-ils pour eux lorsqu'ils deviennent un vilain grain de sable dans les grands rouages de la mécanique de l'enseignement ?

    Les histoires de Imène, de Leïla ou de vincent semblent montrer tout l'embarras mais aussi une sorte d'impuissance à savoir qu'en faire, et ce, malgré les bonnes volontés des profs, cpe ou surveillants. C'est peut-être ce qui explique que des élèves plus ou moins illettrés passent de classe en classe jusqu'à sortir du circuit.

    Dans le cas qui nous occupe, hélas, les enfants n'abandonnent pas leur problèmes familiaux à l'entrée des établissements et cela leur est souvent fort préjudiciable.
    Et oui, il est bien difficile d'oser agir dans la grande mécanique éducative car, finalement, le poids des soupçons ne pèse souvent pas lourd contre les protestations bruyantes et outrés de parents qui ont toujours vécus ainsi et qui ne comprennent pas qu'il puisse y avoir un danger pour l'enfant. « une bonne taloche n'a jamais tué personne » peut-on entendre ici ou là. Pis encore ! Les soupçons seraient une atteinte à leur autorité et à leur orgueil. Enfin, sait-on jamais si l'enfant augmente à dessein ou par illusion la colère parentale en violence perçue comme très cruelle par l'enfant.
    En même temps, ne rien faire et ne rien dire en face d'un enfant réellement maltraité ou violé, c'est le condamner à subir de nouvelles violences qui le détruiront à chaque fois plus.
    Juger s'il faut intervenir ou non est donc du rôle et du devoir des serviteurs de l'éducation nationale car il en va de la santé de l'enfant (tant morale que physique) et aussi du devoir de l'éducation nationale qui offre là, un peu plus réellement, une chance à chacun de ses enfants de trouver le chemin de la réussite scolaire.
    Quoi qu'il en soit, c'est bien difficile de faire là, le bon choix entre ces deux risques...

  • N.MARECHAL
    • Posté à 00h07 le 21/10/2008

    Bon alors effectivement il y a des profs un peu curieux dans le sens ou ils vivent dans un autre monde.

    Mais !

    Les enfants sont très surveillés, des parents d'élèves surveillent tout ce petit monde et personnellement toutes les informations remontent rapidement.

    Imaginez que seulement 40 parents suffisent pour contrôler un établissement de 1600 élèves. Le réseau fonctionne bien. Mais il faut trouver ces 40 là.

    Une bonne communication avec la direction administrative de l'école ouvre toutes les portes.
    L'exemple de ce petit chouchou n'échapperait pas à notre vigilance.

    Ceci évite bien des déboires et surtout il fait mieux vivre.

    Chez nous, sur 1600 personnes un seul renvoi en 2007... c'était pour vente de drogue... C'est dur quand même ! ! !

    Anecdote : Le lundi, c'est une infirmière (femme) qui reçoit les élèves... elle est plus ouverte pour converser avec des jeunes filles qui ont besoin de la pilule du lendemain (nécessité reconnue mais secret absolu).

    Tout n'est pas rose certe, mais s'il vous plaît, impliquez vous dans l'ecole de vos enfants.

    Le seul diplome nécessaire, c'est d'avoir votre enfant à l'école. FCPE ou Peep, peu importe, mais soyez présent.

    • punky
      punky answers to N.MARECHAL
      • Posté à 09h39 le 21/10/2008

      Ouai parents impliquez vous dans l'école....Et quand des parents le font on leur envois la B.A.C (voir article : école de la paix )

      • N.MARECHAL
        N.MARECHAL answers to punky
        • Posté à 14h04 le 21/10/2008

        Excusez moi de vous avoir offenser, je constate que vous êtes impressionnable. Ceci dit, c'est grâce à des gens comme vous que d'autres doivent s'impliquer à votre place.

        Delà à dire que vous n'êtes pas courageux serait trop facile, car je ne vous connais pas. Cependant je ne crains absolument pas la Brigade Anti Criminalité, ni personne d'ailleurs.

        Finalement ce que vous dites est lourd de sens et j'essaye de comprendre. Effectivement, beaucoup de gens ont très peur du système (la police, la justice...) mais en réalité, quand on connaît le système, les autorités sont très respectueuses.

         
        • punky
          punky answers to N.MARECHAL
          • Posté à 16h25 le 21/10/2008

          Ma réponse n'était pas dirigée contre vous mais juste à titre indicatif ! !
          Quand je parle de l'arrestation des parents d'élèves de l'école de la paix et de leurs condamnation.
          Mais au mois de Juin ? il y a eu « la nuit des écoles » et l'inspecteur adjoint de l'I.A (le même qui a envoyé la B.A.C et porté plainte) a menacé le directeur d'une école et les parents de faire de même si il decidaient de maintenir cette action !
          De plus une circulaire envoyait à toutes les écoles du 13 relate les faits (invoquant des violences de la part des parents alors qu'elles n'ont pas été retenus au tribunal.. ! ! ) et dénonce « le manque de déonthologie... ! ! ! » qu'ont fait preuve les enseignants en soutenant ces mêmes parents...sic ! !
          En conseil municipal « not cher maire “ a dit qu'il n'hesiterai pas à faire condamner les parents coupable d'occupation d'école ! ! !
          Ils veulent bien des parents dans les écoles mais juste pour preparer des gateaux et autres festivitées ! !
          Quand à la fédération des parents d'élèves (F.C.P.E) ben... sur cette affaire,elle ne les a pas soutenu ! ! ! Les à même condamnés avant le jugement ! ! !

          • N.MARECHAL
            N.MARECHAL answers to punky
            • Posté à 20h04 le 21/10/2008

            Je vous remercie, votre information est interessante.

        2 other comments
  • Babouk974
    Babouk974
    éducateur
    • Posté à 04h40 le 21/10/2008
    • Internaute
      éducateur

    Voilà une histoire touchante et qui est pourtant la réalité de beaucoup d'adolescents.

    Bien au-delà des responsabilités que l'ont pourrait renvoyer à notre éducation nationale, je crois que ce récit est l'expression d'un malaise croissant de notre société qui est centré sur la famille et sur le rôle éducatif qui lui est confié.
    Bien des jeunes sont dans une détresse affective telle, qu'il est dès lors impossible de leur demander d'être bien sages et d'apprendre à l'école. Quelle attention peut-on avoir en cours lorsqu'on a la boule au ventre de rentrer chez soi ?
    Pour beaucoup, l'école demeure un refuge où, l'espace de quelques heures, ils trouvent confort et sécurité. Cela peut paraître incroyable, mais c'est vrai.

    Je suis toujours frappé par ces mêmes en mal d'amour qui, pour exister aux yeux des autres, doivent se faire remarquer par des comportements déviants. C'est aussi le seul remède qu'ils trouvent pour ne pas se laisser mourir. Tout simplement.

    Essayons de ne pas fustiger sans cesse l'éducation nationale, qui a certes une part de responsabilité dans l'éducation et la qualité de la prise en charge qu'elle peut offrir à notre jeunesse, mais tournons-nous également vers la famille et sur l'aide que cette dernière peut apporter à ses enfants. A nos enfants.

  • compte désactivé 2
    • Posté à 10h17 le 21/10/2008

    Quel répugnant dévergondage compassionnel ! ! ! On sait que les surveillants , souvent par démagogie, prennent le parti des élèves contre les profs, parce que le prof pour eux , est nécessairement arrogant et incompréhensif, alors qu'il fait son boulot ! Un peu de retenue, Monsieur le Surveillant et un peu moins de démagogie ! Ecrivez des mélos plutôt !

    • Tita
      Tita answers to compte désactivé 2
      oiseau
      • Posté à 21h18 le 21/10/2008
      • Internaute
        oiseau

      Je ne vous comprends pas.

      En quoi l'auteur par ses mots a-t-il attaqué le corps professoral avec l'idée qu'ils y sont tous arrogants et incompétents ?
      L'auteur décrit d'une manière factuelle la réalité qu'il voit et nous en présente ses sentiments et interrogations. Il n'affirme nullement être le seul à être compatissant – ni même qu'il le soit –. Il n'affirme pas non plus une quelconque généralisation (abusive ou pas) des exemples qu'il présente. Il laisse l'interprétation des faits qu'il expose à nos soins.

      C'est pourquoi je considère votre commentaire fort injuste. Quant à la démagogie, elle ne me semble pas du côté auquel vous la mettez.

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