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Le décryptage des relations entre politique, communication et société, par Jean-Philippe Roy, maître de conférences de science politique à l'université François-Rabelais de Tours.

Parti socialiste : l'opinion boude Reims, voici pourquoi

Jean-Philippe Roy
Politologue
Publié le 22/09/2008 à 10h06

Une question d’actualité se pose : la phase interne que vit le Parti socialiste intéresse-t-elle l’opinion publique française, voire même celles et ceux que François Mitterrand nommait « le peuple de gauche » ? On peut en douter. Il est, en effet, frappant d’observer que la plupart des sondages opérés en ce moment se portent sur la popularité ou le désir de voir tel(le) ou tel(le) candidat(e) désigné(e), mais presque jamais sur l’intérêt, en lui-même, du débat et des stratégies en cours au sein de l’appareil socialiste.

Bien sûr, cette observation pourrait être l’énième occasion de faire le procès des sondages, acteurs et conformateurs plus ou moins légitimes de l’opinion.

Il n’en reste pas moins que, si l’on rentre « dans la boite noire » du congrès, avec ses phases de contributions et de motions, on s’aperçoit qu’il demeure un hiatus à première vue incompréhensible.

Un intérêt faible malgré la vraie capacité à produire une vision du monde

Quelque soient les convictions politiques de l’observateur, la lecture des contributions témoigne effectivement d’un certain travail, d’une capacité, parfois inégale mais indiscutable, à produire une vision du monde, une lecture critique, et des orientations idéologiques. Et pourtant, l’effet de passion, de mobilisation de l’intérêt, est faible.

Une tentative de réponse est peut-être possible, si l’on fait une expérience toute simple : imaginons que vous connaissiez bien un militant socialiste « de base ». Interrogez-le sur le processus d’élaboration des contributions : dans quelle mesure a-t-il été personnellement associé au processus, et quand, in fine, a-t-il reçu le texte ?

Sans malice aucune, on pourrait découvrir une structure, j’allais dire une technostructure, finalement assez efficace en terme de production écrite d’idées, mais où le liant avec les troupes militantes s’est distendu. Comme si au sein même de ce parti, un puissant processus de type oligarchique s’était insidieusement installé, transformant le militant en usager (j’allais dire en objet !) consommateur de la production de cette superstructure.

Une autre raison est peut-être en cause : la tradition du Parti socialiste est d’être le parti du débat, où l’on n’a pas honte de dire ses désaccords et de les afficher au grand jour. Cette réalité conduit à l’objectivation des différences, et à la nécessité de construire au sein de l’appareil des rapports de forces organisés (les fameux courants). En conséquence, le leader qui est capable de s’imposer est d’abord celle ou celui en mesure de montrer sa supériorité relative, puis sa capacité à rassembler une majorité, voire l’ensemble à travers l’exercice de la fameuse synthèse.

Utiliser les règles factuelles du parti pour contourner ses affres traditionnelles

Rappelons que cette notion mythique au sein de la culture PS (c’est ici la référence à Jaurès qui en fait un mythe), n’a pas toujours été de mise. Ainsi, François Mitterrand au congrès d’Epinay gagne la direction du parti contre la motion Savary dans un rapport de force complexe… et de très peu : 51% des votes !

C’est sans doute en partie cela que les politologues nomment le tournant d’Epinay et l’entrée dans un nouveau cycle de l’histoire du parti socialiste français. Au fond, au-delà de la tradition, fondamentalement liée au parlementarisme de la troisième République, qui caractérise le PS, un homme a su réunir une majorité, présenter une stratégie claire et crédible pour la conquête du pouvoir, affirmer avec qui il fallait s’allier pour cela, et in fine imposer son point de vue.

Stratagème de l’histoire, un leader a su utiliser les règles factuelles du parti pour contourner ses affres traditionnelles et se poser en incarnation incontournable de l’alternance possible. Incarner, telle est l’arcane qui transforme, sous la cinquième république, un candidat en leader, et donc en victorieux potentiel de la joute présidentielle.

A ce jour, les débats oratoires qui opposent d’un coté celles et ceux qui veulent d’abord reconstruire idéologiquement le parti et celles et ceux qui veulent qu’à cette occasion s’impose un candidat naturel pour la Présidentielle de 2012, paraissent un peu surannés, tant, il semble qu’en fait, la « fin du cycle d’Epinay » impose au Parti Socialiste de se transformer ouvertement, et fonctionnellement, en ce qu’il est déjà : une machine à faire voter pour conquérir le pouvoir.

Bref en structure homogène, conduite par un leader incontestable, capable par les idées défendues et par le charisme de sa personnalité, de susciter le désir des militants, de l’actuel « peuple de gauche » et, au delà, de toutes celles et tous ceux qui veulent un changement. Si cette évolution ne se fait pas, la nature politique ayant horreur du vide, d’autres, ayant déjà opéré cette mutation, occuperons forcément le créneau !

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  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 10h44 le 22/09/2008
    • Internaute 29846
      menuisier

    Des militants de base j’en ai dans ma famille, et il ne s’agit pas d’un lien « distendu » qu’ils entretiennent avec cette « technostructure » : C’est de déconnection totale qu’il s’agit.

    Le PS est mort depuis longtemps.

    Le problème se circonscrit au cadavre qui encombre et bouche toute « rénovation » de la gauche.

    Il est mort en 1982, avec le virage de la rigueur. A partir de ce moment clé, il ne fit plus que s’adapter vaille que vaille à la vision libérale, abandonnant pan après pan tout ce qui fait une vision de gauche.

    Le role de l’Etat, les politiques salariales, la solidarité, la mutualisation, la vision de la société par classe, tout a été rabotté pour se couler dans une vision de droite, « marché centrée », le primat de l’économique sur l’humain.

    Il faut qu’il disparraisse une bonne fois pour toute.

    Pour qu’un vrai pole de gauche existe en France, et que l’on oublie la soupe tiède que le PS nous sert depuis plus de vingt ans.

    • Corsaire du Peuple et de la Raison
      Corsaire du Peuple et de la Raison répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
      il parait qu'il faut penser (...)
      • Posté à 11h13 le 24/09/2008
      • Internaute 46482
        il parait qu'il faut penser (...)

      Tout ce débat autour de la mort ou de la vie du PS est stupide ! ! !
      Si on le supprime quelque chose d’à peu près pareil apparaitra avec à coup sûr les mêmes pb, qu’on soit en colère face à ses pb c’est compréhensible mais ce n’est pas en supprimant le PS qu’on supprimera le pb...

  • lesuperdidou
    lesuperdidou
    Saltimbanque
    • Posté à 10h59 le 22/09/2008
    • Internaute 46485
      Saltimbanque

    « ...l’opinion boude Reims... »

    L’opinion ne boude pas Reims : elle boude le PS !

    • Numerosix
      Numerosix répond à lesuperdidou
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 11h45 le 22/09/2008
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      Champagne pour tous et caviar pour les autres ..

    • Jaycib
      Jaycib répond à lesuperdidou
      Désagrégé de l'Université
      • Posté à 12h32 le 22/09/2008
      • Internaute 37053
        Désagrégé de l'Université

      L’opinion boude le PS ? Ca ne me paraît pas évident au vu du résultat de la sénatoriale partielle d’hier. Les « grand électeurs » doivent bien ressentir la pression de la base, voire vouloir exercer leur propre pression devant la déglingue de la société causée par Sarkozy et Cie. La soif d’alternance me paraît indéniable.

      La question brûlante reste : le PS saura-t-il incarner cette alternance possible ? Il est permis d’en douter, mais en phase de crise profonde on ne peut rien exclure a priori.

      • nipivime
        nipivime répond à Jaycib
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        • Posté à 12h48 le 22/09/2008
        • Internaute 503
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        Encore une fois, pourquoi confondre confond l’opinion et les faiseurs d’opinion ?

        Que le PS ait marqué des points au Sénat ne me semble aucunement une preuve que l’opinion, ou « la base », soutient le PS.

         
        • Jaycib
          Jaycib répond à nipivime
          Désagrégé de l'Université
          • Posté à 14h08 le 22/09/2008
          • Internaute 37053
            Désagrégé de l'Université

          Les conseillers municipaux et autres élus qui composent les collèges de grand électeurs ne sont pas, dans leur immense majorité, des faiseurs d’opinion mais des personnes qui reflètent l’opinion populaire sous-jacente. Ce n’est pas parce que le Sénat n’est pas une institution suffisamment démocratique qu’il ne traduit pas un malaise à l’occasion d’une élection partielle. A ce point de vue, la poussée d’opposition aux « programmes » mis en oeuvre par la gouvernement et sa majorité parlementaire me paraît incontestable.

          Cette poussée s’est traduite par un gain de sièges très appréciable par le PS, et, dans une mesure moindre mais également significative, par les radicaux de gauche et même le PCF.

          Il y a donc une demande de leadership de gauche exprimée par le vote d’hier. Que ce leadership puisse être exercé par le PS est une autre affaire, ce que j’ai tenté d’exprimer dans mon post.

        1 autres commentaires
      • lesuperdidou
        lesuperdidou répond à Jaycib
        Saltimbanque
        • Posté à 13h24 le 22/09/2008
        • Internaute 46485
          Saltimbanque

        la question br^lante reste : « c’est quoi être à gauche pour le PS ? “

         
        • nipivime
          nipivime répond à lesuperdidou
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          • Posté à 13h36 le 22/09/2008
          • Internaute 503
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          Exact.
          A mon avis, pour les socialistes actuels, ca veut dire « prendre le temps d’expliquer pourquoi le libéralisme et la mondialisation telle qu’elle se construit n’est pas si mauvais que cela, à long terme, pour ceux qui en souffrent aujourd’hui ».

          Empathie, mais pas sympathie.

          • olivier p
            olivier p répond à nipivime
            face à la mer
            • Posté à 14h00 le 22/09/2008
            • Internaute 625
              face à la mer

            encore faudrait-il parler concrètement : une économie de marché n’est pas nécessairement, automatiquement à but lucratif et hyper-capitaliste (l’économie sociale fondée sur la loi de 1901 n’est pas parfaite, mais elle est existe ! , les SCOP sont des entreprises qui prennent sens sur une économie de marché), voire même on peut aussi affirmer que marx avait comme préoccupation centrale la création de richesse (sa distribution) et dont ce qui constitue le commerce : la plus-value ; et enfin socialisme et libéralisme ne sont pas antinomiques...pour tous les démocrates, le libéralisme politique et culturel sont des enjeux fondamentaux, ce qui veut aussi dire que l’on accepte les autres et d’avoir tord sur la manière dont il faut sortir du capitalisme

            bref, je crois que la confusion n’est pas le monopole du PS

            • nipivime
              nipivime répond à olivier p
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              • Posté à 14h34 le 22/09/2008
              • Internaute 503
                 ; -

              Entièrement d’accord avec cela.
              Une des grandes confusions, savamment entretenue, qui tord la réalité depuis quelques années est de mélanger « capitalisme » et « capitalisme boursier » (pour aller vite).

        3 autres commentaires
      • marie 75
        marie 75 répond à Jaycib
        • Posté à 11h37 le 23/09/2008
        • Internaute 3563

        tu as raison ...
        23 sénateurs de plus !

        article orienté...via UMP
        Moi aussi, je suis politologue !

  • nipivime
    nipivime
     ; -
    • Posté à 10h59 le 22/09/2008
    • Internaute 503
       ; -

    Mouais...
    La question se pose également de ce que les têtes d’affiche du PS proposent de défendre. Et de ce qu’elles représentent aujourd’hui dans l’opinion (je n’ai pas dit « pour » l’opinion, mais bien « dans »). Et de ce que représente le PS dans la société.

    Avant même de penser à « reconstruire idéologiquement le parti » ou de trouver un « leader », la question de la représentativité de la structure se pose.

    Angle d’attaque qui me servira d’exemple : le Ps semble être un parti globalement composé de personnes qui ne perdent pas directement beaucoup à la mondialisation (fonctionnaires, notables locaux), et qui élit à sa tête un condensé de cela (hauts fonctionnaires, avocats). Je ne dis pas que ces gens ne peuvent pas avoir de l’empathie pour « le peuple de gauche », mais je pense qu’ils ne peuvent vraiment partager les préoccupations que d’une partie de ce peuple de gauche (qui est multiple, rappelait Emmanuel Mounier). Aussi, ils (le PS, têtes et militants) se sentent investis d’une mission d’explication, alors que toute une partie de la population (en grande partie ceux, justement, que prétend défendre « la gauche ») cherche non pas une explication, non pas a être rassuré, mais à ce que les choses CHANGENT.

    L’exemple de 2005 (referendum sur le TCE) me semble en la matière très symptomatique. Discussion interne sur les plus et les moins d’un texte incompréhensible, vote interne qui débouche sur un « oui mais » (en gros), et vote contraire de ceux qui, lorsqu’on leur donne le choix à une élection nationale entre PS et UMP, votent PS (je ne parle pas des « sympathisants », mais des « votants pour »).

    Et aujourd’hui, au PS, la discussion continue autour de ces questions (que fallait il voter) au lieu de se demander pourquoi ce hiatus. Quand la question est posée, elle est généralement evacuée en avancant le déficit d’explication.

    Je bavarde, je bavarde... Je voulais juste dire que ce papier de blog me semble passer sous silence une question que, moi, je vois comme primordiale : quel est finalement l’écart entre ceux que le PS veut (voudrait) représenter et ceux qu’il représente vraiment ?

    Parce que ca me semble la réponse à la question posée (en plus de la lassitude, de la complexité, etc). Pourquoi l’opinion boude Reims ? Parce qu’elle s’en fiche, cela ne la concerne pas.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 11h44 le 22/09/2008
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Vous exagerez : « Le capitalisme est méchant mais indispensable , nous allons le rendre moins méchant, bien qu’ indispensable (avec Ségolene ou Bertrand ou Martine) “ , c’est un bel objectif .

    • Jean-Philippe Roy
      Jean-Philippe Roy répond à Numerosix
      Politologue
      • Posté à 13h10 le 22/09/2008
      • Internaute 36819
        Politologue

      Cher ami et cher(e)s ami(e)s,
      Tout d’abord je suis heureux de reprendre nos échanges après un moment personnel un peu difficile.
      Je place une réaction ici, mais elle s’adresse à toutes les réactions en cours.
      En fait je pense que le PS se trouve face à deux crises emboitées : la crise générale de la sociale - démocratie et la crise du néolibéralisme. Cette dernière est manifeste quand on voit que Bush, néolibéral s’il en est, n’hésite pas à utiliser les ingrédients de l’interventionnisme étatique pour résoudre la crise financière aux USA. Or qui aurait pu imaginer que le champion du néolibéralisme eût pu commettre ce blasphème ? Les faits sont têtus, ils démontrent les limites du système néolibéral, et les difficultés actuelles de Mac Cain à justifier d’une analyse et d’une politique économique le montrent.
      Mais les victimes politiques de cette crise sont essentiellement les partis socio - démocrates (cf. actuellement les difficultés du SPD avec Die Linke en Allemagne, même chose en Hollande, voire même au Danemark et en Autriche). En réalité, ils se sont tous, en terme de doctrine, convertis aux règle de l’économie libérale. Et comme, structurellement, un parti de gauche a besoin de doctrine, ils souffrent d’une doctrine globalement en crise qui les affaiblit.
      D’où, en France, comme partout ailleurs en Europe, des partis socio - démocrates qui se rétractent dans leur créneau politique ouvrant des opportunités à leur droite et à leur gauche.
      En face, les partis de droite qui, eux sont pragmatiques, se sont adaptés depuis bien longtemps à cette crise du néolibéralisme. Il suffit de voir comment, depuis près de 10 ans, les libéraux sont marginalisés au seins de l’UMP : la quasi disparition de M. Madelin et les tentatives désespérées actuelles d’H. Novelli en direction du Nouveau Centre d’H. Morin.

      • nipivime
        nipivime répond à Jean-Philippe Roy
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        • Posté à 13h33 le 22/09/2008
        • Internaute 503
           ; -

        Un sursaut en vous lisant : les Etats Unis, et G.W Bush en particulier, ne sont pas du tout les « champions du néolibéralisme » (je ne donne pas ici mon seul avis, mais une vision que je crois largement partagée..). Et il me semble que l’intervention de l’Etat dans l’économie est récurrente, outre Atlantique.

        En revanche, le néolibéralisme (supposé, donc) des E.U. est souvent mis en avant, et donné en raison de certaines décisions ici, en Europe et en France (décisions en général destinées à favoriser a court terme la classe dirigeante sous couvert de favoriser à long terme le « peuple » dont vous vous parlez, mais cette dernière remarque est mon opinion, je reprends un discours plus objectif).

        Ce qui m’intéresse de manière plus substantielle, dans votre réponse, est votre « il leur faut une doctrine, parce qu’ils sont des partis de gauche, et comme la doctrine qu’ils épousent est en capilotade, eux même soufffrent ». Ce qui me chagrine, c’est là que le bat blesse : pourquoi ne pas se demander pour quelle raison ont ils choisi cette doctrine ?

        Ou alors, vous supposez que le « libéralisme » est l’horizon indépassable de l’économie mondiale. Ce qui est un (votre ?) avis, mais ne me semble pas être une vérité. Surtout quand on se veut « susciter le désir de l’actuel peuple de gauche », comme vous dites.

         
        • Compte supprimé le 4 janvier 3
          • Posté à 15h03 le 22/09/2008
          • Internaute 41144

          « Un sursaut en vous lisant : les Etats Unis, et G.W Bush en particulier, ne sont pas du tout les “ champions du néolibéralisme ” (je ne donne pas ici mon seul avis, mais une vision que je crois largement partagée..). Et il me semble que l’intervention de l’Etat dans l’économie est récurrente, outre Atlantique. »

          Très juste. Le prétendu « ultra-libéralisme » américain est un épouvantail agité en France. Au lieu de s’étonner de l’interventionnisme du gouvernement Bush (c’est loin d’être la première fois : les USA défendent leur agriculture et ce qui reste de leur sidérurgie), les Français feraient mieux d’admettre qu’ils avaient une vision FAUSSE.

          Les « champions du néo-libéralisme », ce sont la Chine et la Russie, pas les Etats-Unis.

          • Jean-Philippe Roy
            • Posté à 15h17 le 22/09/2008
            • Internaute 36819
              Politologue

            Je réponds à vous deux : il me semble qu’il y a eu deux tournants dans le socialisme français. Tout d’abord au lendemain de la seconde guerre mondiale, où le PS (la SFIO), au delà du discours, a tiré un trait sur la révolution pour pouvoir effectivement gouverner. Blum s’est souvenu qu’après 36, il y a eu 38 et que c’est sur cette question que l’alliance avec les radicaux a explosé.
            Ensuite, il y a eu un deuxième tournant, le moment où les socialistes se sont rendus compte que les électeurs, même de gauche et même populaires, étaient devenus des consommateurs. C’est là que le lent travail d’acculturation, puis d’intégration à l’économie de marché s’est faites. Notamment sous Mitterrand, au moment du « tournant de la rigueur ».
            Du coup, tout se passe comme si cette acculturation au marché anesthésiait l’intégralité des discours de gauche, y compris les plus radicaux.
            Pour s’en rendre compte, prenons un peu de recul, au moins au niveau des discours : entre les 110 propositions de 1981 et même ce que propose O. Besancenot et son NPA : quel discours est le plus radical ?
            Je précise ici, qu’il s’agit d’une analyse et non d’une prise de position politique. Simplement ma posture d’analyste me permet de prendre distance et de tenir un discours décalé.

            • nipivime
              nipivime répond à Jean-Philippe Roy
               ; -
              • Posté à 18h12 le 22/09/2008
              • Internaute 503
                 ; -

              « leurs électeurs...étaient devenus des consommateurs ».
              Certes.
              C’étaient les riantes années 1980. A l’époque, 70% de la valeur ajoutée dans notre beau pays allait aux salaires.
              Aujourd’hui, c’est quoi, 55% qui y vont ?
              Aujourd’hui, tous ceux qui sont exclus de la « consommation » (sinon en rêve, sinon dépréciée) peuvent ils être électeurs d’un parti qui assume, 20 ans apres, ce tournant ? D’un parti qui leur vend des rêves qu’ils n’ont plus ? D’un parti qui ne leur propose pas d’avancer avec eux mais qui leur propose de leur faire comprendre ce qu’ils vivent et de leur faire accepter leurs difficultés, au nom du risque d’un pire ?

              Ils sont de plus en plus nombreux, ceux là. Auxquels s’ajoutent ceux qui, bien qu’ayant des moyens suffisants, ne veulent plus de ce choix. Autant de gens qui ne peuvent se reconnaitre dans un parti qui poursuit le fantasme consumériste de leurs parents.

            • nipivime
              nipivime répond à Jean-Philippe Roy
               ; -
              • Posté à 18h18 le 22/09/2008
              • Internaute 503
                 ; -

              PS (post scriptum, quoi)
              Sans compter les mollesses coupables face à la désagrégation sociale construite par le pouvoir actuel. Ou sont les indignations instinctives face à Edvige ? Chez Corinne Lepage plus qu’au PS. Ou sont les prises de position face à la politique sécuritaire et la dérive d’affaiblissement des droits de l’homme dans les affaires de sans papiers ? Certainement pas chez les élites du PS. Ou sont les accompagnements de lutte sociales, quand il n y a pas de caméras ? Ou sont la générosité, l’ambition, le rêve, les indignations sincères ?

              Ce n’est pas une autre histoire. Simplement une conséquence logique de cette dérive de désaffections réciproques entre le haut du PS et ceux qui furent ses électeurs... il y a 20 ans.

            • Desiderio
              • Posté à 19h27 le 22/09/2008
              • Internaute 24791

              L’alliance avec les radicaux aurait explosé après guerre ? Les radicaux n’ont jamais été aussi soutenus par la SFIO depuis et ils ont été de presque tous les gouvernements de la IVe en compagnie des socialistes. Et on en a même vu quelques-uns comme Mendès se convertir au socialisme. C’est l’alliance avec les communistes (et celle plus improbable avec le RDR fantômatique avec sa fameuse troisième voie qui ressuscite régulièrement pour s’évanouir de nouveau) qui a disparu alors.

              • Jean-Philippe Roy
                Jean-Philippe Roy répond à Desiderio
                Politologue
                • Posté à 20h26 le 22/09/2008
                • Internaute 36819
                  Politologue

                Euh, pardonnez moi, mais essayez de relire ce que j’ai écrit. Amitiés riveraines !

            • Compte supprimé le 4 janvier 3
              • Posté à 23h33 le 22/09/2008
              • Internaute 41144

              Ainsi donc il y aurait eu un Bad Godesberg français à la Libération, et on ne l’aurait pas su ?

              « Simplement ma posture d’analyste me permet de prendre distance et de tenir un discours décalé. »

              Un discours tellement « décalé » qu’il en tombe carrément à côté, tant en ce qui concerne les socialistes français que le « néo-libéralisme » américain. Décalé des réalités historiques de l’effondrement de l’URSS, par exemple.

              Pour un professeur de sciences politiques, autrement auto-proclamé « politilogue », votre analyse me laisse aussi songeuse que votre maîtrise de la langue française :

              « les socialistes se sont renduS compte »

              « C’est là que le lent travail d’acculturation, puis d’intégration à l’économie de marché s’est faitES. »

              « Du coup, tout se passe comme si cette ACCULTURATION AU MARCHE anesthésiait l’intégralité des discours de gauche, y compris les plus radicaux. »

              Une « acculturation au marché » ? ? ?

            • Alain Pacifique
              Alain Pacifique répond à Jean-Philippe Roy
              enfin!! ça marche !
              • Posté à 04h21 le 23/09/2008
              • Internaute 24637
                enfin!! ça marche !

              au sujet des 110 propositions de 1981. combien d’entre elles ont été réellement mises en oeuvre ? je crois me souvenir que les plus radicales sont restées au placard.

            • nemo3637
              nemo3637 répond à Jean-Philippe Roy
              Déchoukeur
              • Posté à 05h17 le 24/09/2008
              • Internaute 44521
                Déchoukeur

              Je me permets quelques remarques à propos de votre analyse.
              1) Ce n’est pas au lendemain de la seconde guerre mondiale que la SFIO « a tiré un trait sur la révolution » mais bien avant. Dès le scission du congrès de Tours le choix était fait d’arriver d’abord au pouvoir par la voie électorale et non pas par une action subversive, comme en Russie. En 1936 déjà, Blum suivra le Parti Radical - parti centriste, opportuniste, pouvant être qualifié de « bourgeois ».
              2)« le moment où les socialistes se sont rendus compte que les électeurs, même de gauche et même populaires, étaient devenus des consommateurs. » C’est plutôt la social-démocratie qui a initié, accompagné, l’intégration au fordisme. Elle ne peut vivre que sur le « compromis » keynésien.
              3) Le phénomène d’acculturation de la classe ouvrière, que vous remarquez avec pertinence, représente effectivement un stade du développement de la société capitaliste où l’on a pu dire qu’après s’être équipé lui-même, le Capital a équipé le Travail. Du coup le « camp ouvrier » avec ses modes, sa culture propre s’est désagrégé. Et les sociaux-démocrates y voyaient là la justesse de leur vision réformiste.
              4) Il n’empêche que la lutte des classes, sous des formes renouvelées existe toujours, de même qu’un prolétariat - il faudrait s’entendre sur cette définition. Fort imprudemment la gauche institutionnelle - peut-on encore vraiment la qualifier de sociale-démocrate ? - en se faisant fossoyeur de toute vision ou mouvement radical, s’est retrouvée peu à peu démunie, et, logiquement sans perspective, à côté de groupements plus radicaux, inattendus, qui, non seulement n’ont rien d’éphémère, mais qui semblent tout au contraire se renforcer.Pour les « socialistes » la marge est plus qu’étroite entre Keynes qui n’est plus visible et un prolétariat qu’on ne veut pas voir.

          • Jean-Philippe Roy
            • Posté à 16h35 le 22/09/2008
            • Internaute 36819
              Politologue

            Je fais amende honorable, j’aurai du dire, à propos de Bush et Mac Cain, « crise du discours néolibéral ». Je ne parlais pas de la politique effectivement menée, qui comme toujours aux USA est marquée par un très fort protectionnisme. Constante qui permet de comprendre effectivement ces interventions massives de l’Etat.

        11 autres commentaires
  • Tintinac
    • Posté à 12h12 le 22/09/2008
    • Internaute 15124

    « Un intérêt faible malgré la vraie capacité à produire une vision du monde »

    Avant d’avoir une vision du monde, le PS devrait avoir une vision de la France et surtout de lui-même. Vu de l’extérieur je n’arrive pas à le situer et encore moins savoir où il veut aller. Le sait-il lui même ?

  • JePise
    JePise
    retraité
    • Posté à 13h50 le 22/09/2008
    • Internaute 52426
      retraité

    Au lieu de parler de généralités il serait bon de parler de choses précises cela éviterait la langue de bois.
    Au lieu de parler des hommes ou des femmes qui se battraient pour le pouvoir il serait bon de parler de leurs idées , les analyses seraient meilleures et plus éclairantes .

  • Roderic
    Roderic
    Entrepreneur
    • Posté à 15h53 le 22/09/2008
    • Internaute 52832
      Entrepreneur

    Pourquoi l’opinion boude les socialistes ...
    Bien entendu ce sociologue n’a rien compris de la victoire de Nicolas Sarkozy et sa prochaine aux présidentielles ......
    Même mécontents de Sarkozy , les Français en majorité ne sont pas assez courageux pour voter FN .....

    Il suffit de méditer sur la jeunesse socialiste et consorts , militants et suiveurs confondus , comme on a pu le voir au sujet du CPE, et si bien expliqué par le prof Finkielkraut, et l’image qu’elle a donné aux yeux de Français ....

    Nos adversaires sont les gaucho-bobo qui ont toujours raison, avatar parmi les hommes, qui aiment tellement
    les pauvres qu’ils en fabriquent à la tonne quand les socialistes étaient au pouvoir , ces gens ne sont pas le reflet de ce que pense la majorité des français .....
    Le contraire, surtout les anciens ....

    Le racisme anti-blanc, ou de la négation de l’identité française par ces demi-Dieu nommé « Bobo ».
    Racisme anti-blanc qui a le droit d’exister car, rappellons le, le blanc de droite est un sous être, seul dans notre monde multicolore à être raciste.

    Les journalistes sans sens éthique (l’inverse est un non sens en fait...), lâches et prêts à vénérer n’importe quel dictateur sur demande.

    Pourquoi nous , peuple de France, nous détestons
    ( euphémisme ...) la gauche ...

    Il faut les voir ces filles et fils de fonctionnaires, il faut bien les observer.
    Tout les débecte, surtout l’Amérique et peu importe si elle seule les a vraiment sauvés des nazis .
    Tout, tout, tout ! »

    Il faut les voir hurler, sauter sur leur chaises commes des animaux furieux.
    Il faut les entendre couiner contre le fascisme, contre le libéralisme, contre Pétain ! contre la mort, contre l’argent,contre le Pape , contre le christianisme , contre les hommes-qui-sont-des-phallocrates, contre Sarkozy , contre Lepen , tout et son contraire.

    Il faut les voir et les entendre pendant
    huit heures d’affilées dans le grand amphitéâtre transformé en forum.
    Et quel forum...
    Ils ont dessiné de jolie fresques contre les murs, des fresques pleines de couleurs.
    Ne pas les aimer, c’est être faschiste assurément.
    Un jour , se présente à vous l’occasion de faire la révolution.
    Vous acceptez ? ? ? ! ! ! ! .
    Que vont faire les fascistes ?
    Nous ...rire ....
    Que doivent faire les fascistes ?
    Vous taper dessus ? ? ? ! ! !
    bien sûr, c’est la moindre des choses ... non ? ? ? ? ! ! ! ! .
    Rire.....
    C’est écrit, il y a des milliers d’exemples, vous qui n’en doutez pas une seule seconde.
    La question n’est pas de savoir s’ils viendront mais quand ils viendront.
    A l’heure d’aller dormir, après avoir bu quelques bières, vous pensez à ce monde hostile, à ces faf-flics qui sont tout autour de vous et ça vous donne le vertige... et la haine.

    En fait, quelle que soit la situation, votre formation (qui tient plus du formatage) idéologique vous
    empêche d’imaginer sérieusement autre chose.
    Encore une histoire de cases ?
    Qui sont les ennemis des révolutionnaires ?
    Dans la tête du blogueur, la case « méchants » vient d’être activée.
    Réponse : les fachos !
    Du coup, logique implacable, les étudiants qui vous défient et veulent étudier , réussir dans la vie, ne pas suivre vos manifestations débiles et manipulées, ne peuvent être que des fachos.

    Une cuvette n’a qu’un trou.
    Les jeunes socialistes et consorts pendant des années la même doctrine cramoisie.
    Ils pourraient se révolter, dire « non, putain, être solidaire ça peut être nul », ou « je ne vois pas en quoi la disparition des frontières serait utile, avec cette nouvelle Europe .
    Il ne le font pas parce que cette doctrine en putréfaction a encore des atouts, un en particulier : elle se présente comme subversive.
    Un peu comme avec un chiot.
    Si vous vous désintéressez de lui, ça l’intrigue encore plus, il vient renifler vos chaussettes, mordiller vos doigts.
    Il sent que ce qu’il est en train de faire est hautement transgressif.
    Eh bien, l’idéologie post-soixante-huitarde (et tous
    ces avatars), c’est pareil.
    Elle donne l’impression d’être insaisissable.
    Vous lui demandez “t’es qui ?”,
    elle répond “dégages, je réponds pas”.
    Alors vous avancez, vous trouvez ça encore plus transgressif, vous êtes déjà en rébellion.
    Bien sûr, il faut être un tantinet prédisposé, tout le monde n’est pas, malheureusement pour vous , candidat à la lobotomie.
    Comme toute les idéologies, le gauchisme (socialisme compris ) est un ensemble de codes, de valeurs, une morale, en somme.
    Mais elle a l’avantage, et c’est pourquoi elle plait tant aux jeunes, de vous faire croire qu’elle n’en est pas une. “ Je ne suis pas une morale, je suis un comportement”.
    Des droits, des droits et des droits .....
    Ah, c’est autre chose que la vraie droite ça, quand même !
    Un comportement.
    Puis un comportement, ça n’exige pas de lire Marx, de Maistre ou Tocqueville, le Coran et ses sourates amusantes ....
    Il suffit de copier sur les autres, leur musique ( rap, tectonike ..) leurs “fringues”, leurs indignations, leurs révoltes. Il n’y a pas a dire, c’est quand même plus facile, on ne va pas “se prendre la tête !”

    Les Français ont les enfants qu’ils méritent.

    Ne pleurez pas en les voyant se faire “dépouiller” de leurs portables place des Invalides ( lors du CPE par exemple ...).........rire......
    Ne soupirez pas en les entendant parler “comme ça pas’ke c’est trop un truc de ouf, tu vois”.
    Ne soyez pas troublés en apprenant que les trois-quarts d’entre eux, quand on leur pose la question disent qu’en cas d’agression contre le territoire national, ils ne défendraient pas leur pays.
    Ne vous lamentez pas quand ils hurlent vouloir un emploi à vie, un salaire à vie, un contrat à vie sans trop travailler parce que “le travail c’est pas bon pour la santé”...
    Ne pleurez pas car ils vous ressemblent et parce que s’ils vous détestent tant, c’est que vous leur avez bien appris la haine de soi,la haine du pays par la repentance , contre la colonisation, la haine de ce que vous êtes actuellement : des spectateurs de l’histoire, comme ce pays que vous détruisez depuis des décennies par le laxisme et la gabegie de vos élus ...
    Les fils dégénérés de vos idées jetables et faciles qui reviennent vous hanter alors que vous ne pensez qu’à vos retraites, vos RTT... »

    Vous avez peur du FASCHISME ?
    Vous avez vraiment peur du FASCHISME ?
    Encore faudrait-il que vous n’ayez pas vidé tous les mots de leur substance.
    Le fascisme qui vous horrifie n’existe plus, exceptés quelques risibles groupuscules à croix celtique et mouvement compulsifs du bras droit.
    Le seul fascisme contemporain, celui des kamikazes qui se font sauter dans des métros et des tours, celui qui a grandi chez vous, est allé dans vos écoles, a flirté avec vos filles, ce faschisme que vous ne voulez pas voir , va vous avaler tout cru.

    Il avalera vos enfants qui, le canon d’une kalashnikov sur le front, murmureront encore « mais pourquoi ? »

    Que leur répondrez-vous ?

    Nous voyons bien le miroir d’une France qui n’a plus rien à donner au monde si ce n’est le spectacle toujours prodigieux de sa vacuité, de sa décadence.

    Français ! , puisque la liberté , l’indépendance vis à vis de cette Europe inféodée aux USA, vous est si pénible, soyez rassurés,

    Vos enfants sont mûrs pour l’esclavage.

    Les Français ont les enfants qu’ils méritent ...

    Roderic.

    • malibuuu
      malibuuu répond à Roderic
      • Posté à 15h53 le 22/09/2008
      • Internaute 22616

      C’est tout ...

      Certains points demandent un développement, nous restons sur notre faim.

    • Cirdec
      Cirdec répond à Roderic
      Cadre qui commence à comprendre (...)
      • Posté à 17h32 le 22/09/2008
      • Internaute 8798
        Cadre qui commence à comprendre (...)

      Tatave, je t’ai déjà dit que quand on cite un texte, on cite l’auteur ou un lien vers le texte original. Et on n’essaie pas de faire comme si c’était un texte de soi, sinon ca s’appelle du plagiat.
      A moins que tu ne sois Loïc Lorent ? Auquel cas, le minimum à faire est d’expliquer que tu es romancier, et que tes écrits ont la même valeur idéologique que les « enquêtes » de BHL.

    • stefz
      stefz répond à Roderic
      • Posté à 17h41 le 22/09/2008
      • Internaute 31756

      J’ai tout lu, j’ai mal à la tête, et en plus j’ai rien compris.

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à stefz
        menuisier
        • Posté à 09h13 le 23/09/2008
        • Internaute 29846
          menuisier

        C’est normal, c’est pas fait pour.
        Roderic il se croit en chaire et vitupère après les fonctionnairesgauchistesbobo qu’il voue aux gémonies et à la déchéance.

        Encore, on a évité le ¨Pôôôvre Fran-ance.. ! » avec les trémomolos.

        C’est rien, faut les tolérer, ça reste rigolo à lire.

  • Servais-Jean
    • Posté à 16h24 le 22/09/2008
    • Internaute 4591
      43

    Le hiatus qui existe entre le PS et le peuple de gauche me semble être tout simplement la fatigue des gens de gauche qui assistent au spectacle navrant des prétendants au « trône ». Ils attendent que l’orage passe et évitent de mettre leurs idées en avant car il n’y a personne pour les considérer.

  • Luca
    Luca
    • Posté à 16h39 le 22/09/2008
    • Internaute 13612

    « Comme si au sein même de ce parti, un puissant processus de type oligarchique s’était insidieusement installé, transformant le militant en usager ».

    Ce n’est pas très nouveau, et ce phénomène est peut être bien inévitable. Dans un parti, il y a les cerveaux et les « petites mains » chargées de coller les affiches et de distribuer les tracts(et de plus en plus du cybermilitantisme). Mais je dirais même mieux, si vous souhaitez arriver à un parti avec un nombre d’adhérent important, du type SPD ou parti social démocrate suédois, vous êtes forcé de multiplier le nombre « d’adhérent usager ». Ceux là ne collent pas d’affiches ne vont pas aux réunions. Ils ont la carte du parti et se contentent de voter de temps en temps.

    • Jean-Philippe Roy
      Jean-Philippe Roy répond à Luca
      Politologue
      • Posté à 17h10 le 22/09/2008
      • Internaute 36819
        Politologue

      Mais vous avez raison, et vous allez dans le sens de ma réflexion. On ne peut prétendre être un parti qui modèle une forme de militantisme citoyen, réflexif, critique, et en même temps être tout simplement devenu, au mieux un parti d’électeur, ou un « catch all party », au pire un pur système clientélaire entretenant son capital militant par des rétributions symboliques (pas toujours seulement symboliques d’ailleurs).
      Le sens de ma proposition, certes un peu hardie en fin de papier, était de dire : mieux vaut faire tomber le masque et affirmer ce que l’on est en réalité. Au moins, l’hypocrisie formelle tombant, je fais le pari qu’un regain d’intérêt serait possible, car, alors le PS serait acculé à inventer autre chose !

      • nipivime
        nipivime répond à Jean-Philippe Roy
         ; -
        • Posté à 18h22 le 22/09/2008
        • Internaute 503
           ; -

        On ne lui demande peut être pas d’inventer.

        Mais de prendre en compte. Ce serait déja tellement.

        Prendre en compte la réalité de ceux qu’il prétend représenter.

      • Luca
        Luca répond à Jean-Philippe Roy
        • Posté à 21h32 le 22/09/2008
        • Internaute 13612

        Nous sommes donc d’accord.

  • Luca
    Luca
    • Posté à 16h37 le 22/09/2008
    • Internaute 13612

    @ Roderic entrepreneur : « Pourquoi nous , peuple de France, nous détestons
    ( euphémisme …) la gauche … »

    HA Ha vous ne manquez pas de prétention à parler au nom du peuple de France. On croirait entendre une mauvaise chanson de Damien Saez mixée par Eric Zemmour mais je n’en dirais pas plus.

  • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
    • Posté à 17h29 le 22/09/2008
    • Internaute 16256

    Il y a du bon et du moins bon dans votre analyse. Si la recherche d’un leader vous semble surannée, comment concevez-vous le charisme du leader qui s’est imposé au Congrès d’Epinay ? ;)

    Gauche ou droite, il n’y a aucune différence entre les deux clivages, la base se cherche un gourou avant tout, celui ou celle qui gagne la mise est celui ou celle qui met les rieurs de son côté vous ne l’ignorez pas. Mitterrand avait discrédité ses concurrents à gauche, et Royal en fait autant, les 2 en pesant sur leur archaïsme vs la modernité.

    « Le peuple de gauche » a besoin de s’appuyer sur ce qui serait supposé faire sa différence sur « Le peuple de droite » : social, fraternité, égalité, justice, internationalisme etc.. vs rigueur, sécurité, souverainisme, ingérence, discrimination

    Mais les 2 bases militantes ont les mêmes défauts. S’engager sans chercher à faire l’inventaire ou en le faisant mal.

    En ce qui concerne le PS, une nuance à apporter à votre critique. Chaque militant est libre, totalement libre j’insiste, d’apporter sa propre contribution au débat. Cette année il me semble qu’elles étaient plusieurs centaines. Un nombre impressionnant qui montre bien que les militants de gauche ne sont pas les moules accrochées à leur rocher que vous présentez ironiquement.

    Ce qui est clair en revanche, vu de l’intérieur, c’est la qualité très inégale des contributions et si certaines suscitent peu d’intérêt public c’est tout simplement parce qu’elles sont si nulles que si elles n’étaient pas présentées par les cadors du PS eux-mêmes, personne n’en parlerait.

    La première cause de la défection c’est d’abord le manque de lisibilité, les contributions sont publiées sur divers sites dont celui du Parti Socialiste, mais un sympathisant aura-t-il envie de s’infuser 21 des plus gros pensums ? Pas sûr. D’autant que les échos qu’il en reçoit pourrait l’en décourager si jamais il se trouvait un peu de courage.

    Par ailleurs, les petites contributions, celles qui ne compétitent pas à la motion, sont dignes des ateliers du PS, certaines sont quantité négligeable car elles si elles sont librement (et mal) écrites, elles ne sont pas librement pensées. Le plus gros des militants qui contribuent se coule dans la pensée unique et lénifiante de façon à ne pas se griller. Vous imaginez un militant de gauche sincère dénoncer les filières d’immigration alors que le PS s’appuie sur RESF pour légitimer son action sociale et politique ? Impensable. Même Royal n’a pas osé, c’est dire. Je ne dis pas que RESF soit une filière d’immigration, je dis qu’inévitablement en abordant ce sujet on arrive à aborder l’immigration globalement et au PS c’est un sujet tabou, je le sais par expérience.

    Le débat ne peut que passer au-dessus du cigare des électeurs de gauche. 160.000 encartés qui ne savent plus à quel saint se vouer pour élire un candidat digne de ce nom pour porter une politique qui ne dit pas son nom. Que voulez-vous .... chacun a d’autres chats à fouetter par ces temps de disette.

    Et puis, élire des gens qui engraisseront à vos dépens, et qui en réclameront encore et toujours plus alors qu’ils sont supposés incarner l’austère économie d’hommes responsables et honnêtes. Mince alors faudrait être dingot.

  • Pépé61
    Pépé61
    Enterré vivant
    • Posté à 17h30 le 22/09/2008
    • Internaute 31199
      Enterré vivant

    En accentuant les querelles de personnes, les journalistes vont encore une fois dénaturer le débat et en rajouter à la perplexité ambiante. Reste à souhaiter que les militants ne tombent pas dans le piège et sachent faire la part des choses dans les motions en s’attachant plus aux contenus qu’aux éventuels soutiens des auteurs. On a le droit de rêver.

  • MONSANTO
    MONSANTO
    bientot tous mort
    • Posté à 21h29 le 22/09/2008
    • Internaute 53765
      bientot tous mort

    J’aurais aimé que l’UMP se loue un grand bureau dans le siège du parti communiste, peut-être alors le P.S commencerait à se remettre (vraiment) en question, eux au moins on dirait qu’ils n’ont pas peur de mourir.

    Merci encore pour ta synthese Mr HOLLANDE.

    Et encore plus à ton ex pour la 6ème république.

    On ose se demander ce qui ne fonctionne pas pour qu’un peuple qui a (je crois) majoritairement des idées de gauche vote principalement à droite.

    Les citoyens on moins peur de Sarkozy (qui est un vrai fou ! !) que de la GAUCHE, et ca continue, mais jusqu’à quand ?

    Je ne sais plus ce que cela signifie être de gauche aujourd’hui, j’ai l’impression que plus grand monde n’a la réponse, mais on se tape l’autre depuis 100 jours déjà et c’est Bayrou qui va devenir le 2ème parti français, pendant ce temps là on écrit des livres à Gauche pour avoir une promotion.

    Merci merci merci

  • NuklearCocroach
    NuklearCocroach
    ex GeneralSubverciòn
    • Posté à 21h56 le 22/09/2008
    • Internaute 36938
      ex GeneralSubverciòn

    Camarades bourgeois,Camarades filles à papa...
    Et pourquoi les histoires de gens qui ne sont plus à gauche depuis fort longtemps,voire même pour certains qui n’y ont jamais été, intéresseraient les gens qui y sont encore ?
    Avec toutes les couleuvres qu’on à du avaler,on a plus de plaisir à regarder leur naufrage en direct live.le jour de la révolution,on ne leur coupera que la tête...pas grave,y a rien dedans.

  • Dedalus
    • Posté à 23h29 le 22/09/2008
    • Internaute 914

    Un congrès de reconstruction aurait été un congrès qui pour en finir avec les vieilles querelles stériles aurait mis sur la touche les vieux querelleurs, c’est-à-dire cette génération de responsables issue du mitterandisme et qui s’entre-déchirent depuis une à deux décennies, les Delanoë, Royal, Hollande et Aubry rejoignant sur les lignes arrières les DSK, Fabius et Jospin.

    On aurait eu alors un congrès qui aurait fait la part belle à un débat de fond et qui se serait articulé autour de nouvelles personnalités et en particulier celles de Vincent Peillon et Benoit Hamon. Le moins qu’on puisse dire est qu’on refusa de s’engager dans une telle direction de rupture.

    Néanmoins, paradoxalement, en se neutralisant les uns les autres, les barons du mitterandisme pourraient n’avoir en définitive d’autre porte de sortie que de se mettre d’accord autour d’un autre que l’un d’entre eux. Or il apparait de plus en plus clairement et à de plus en plus de socialistes que Vincent Peillon puisse être celui-là.

    Lire Lien

  • Jean de Lille
    • Posté à 23h57 le 22/09/2008
    • Internaute 21670
      psy

    J’adore... ! pourrais-t-on chanter avec katrine.
    Mais en fait je pourrais dire que je ne comprends pas grand chose à ce qui se dit, sinon qu’il y a souvent quand on parle du PS (surtout quand c’est les gens qui se pensent à gauche) une délectation morbide à annoncer la mort de la gauche. Je trouve étrange que des gens qui auraient sauté de joie si Royal avait bâttu Sarko crachent à qui mieux mieux sur le parti pour lequel ils sont nombreux à avoir vôté même si comme moi ils avaient des raisons de ne pas porter la candidate dans leur coeur. On peut presque parier que si Sarko avait été bâttu c’est la droite qui aurait été éreintée comme le PS l’est depuis plus d’un an. A coup sûr elle se serait déchirée peut-être encore plus que ne l’a fait la gauche après l’échec. C’est peut être ce qui rend les vainqueurs si méprisants avec qui leur renvoie leur propre image d’insuffisance et de désunion.
    Les supposées batailles intestines qui sont médiatiquement montée en épingle (alors qu’il est intéressant qu’il y ait un débat d’idée dans un parti qui prépare une stratégie électorale) ne servent que de repoussoir à la droite pour masquer ses propre clivages.
    Echec de la gauche tout relatif d’ailleurs, n’oublions pas qu’au soir des législative le raz de marée bleu ne s’est pas produit et que la gauche a obtenu pour cette législature plus de députés que dans la chambre sortante. L’échec, la ringardisation de la gauche c’est un discours repoussoir de la droite qui ne fait que parler d’elle même : pour l’instant elle n’a fait que de remettre à l’honneur les vieilles lunes mais n’a rien inventé. L’ennui c’est que les gens de gauche un peu assomés un peu mous de la cervelle se délectent d’y croire.
    L’ennui avec la gauche c’est le débat autour de l’abandon du marxisme pour paraître moderne. Il serait tout de même judicieux de regarder ce qui chez Marx reste intéressant : plus value, rapports de force, rapports de classe, exploitation de l’homme par l’homme, aliénation...toute choses qui restent éminement actuelles, même si les formes etles lieux d’application ont variés. Il serait aussi nécessaire pour un parti de gauche de faire la critique des états dictatoriaux qui se sont auto proclamés communistes. A partir de là, un tel parti devrait pouvoir à nouveau promouvoir un idéal de gauche, voire un idéal commmuniste, zt donc ne pas tomber dans le piège qui consiste à laisser dire que le communisme est mort avec la chute du mur de Berlin. Il n’a tout simplement jamais existé.

  • jakin33
    jakin33
    cadre sup sup
    • Posté à 07h11 le 23/09/2008
    • Internaute 40876
      cadre sup sup

    Dans les commentaires, il y a toujours les mêmes trolls de droite ou d’extrème droite voir aussi des coucous d’extrème gauche qui s’expriment sur la fin du parti socialiste.
    Cela existait du temps de mon père qui a été maire SFIO aprés la libération mais là il restait aussi quelques communo-marxiste fachos pour animer le débat.
    Le parti socialiste descendant de la SFIO et au PSU est un parti de gouvernement fait par des hommes ou femmes qui ne sont que des hommes ou femmes.
    A savoir toutes les tares ou conneries de la société s’y retrouvent : égos, arrivistes, chefs ayant la vérité , etc

    MAIS ce qui différencie avec la droite et d’autres partis , ce sont ses valeurs : Liberté, égalité, fraternité et laïcité, approche social de la société.

    La droite ou l’extrème gauche possédent quelques unes de ces valeurs mais la synthèse est portée globalement par ce parti de sociaux-démocrates.

    La droite défend surtout les valeurs de sa classe : travail famille patrie et les sous des 200 familles qui la gouvernent.

    L’extrème gauche (les cocos dans le temps) attend le grand soir sans prendre de responsabilités. Il faut avoir vu son comportement pendant la guerre d’espagne pour voir « ses valeurs ».

    Je pense que nous sommes en période de basse eau.
    Les raisons : le fonctionnement du parti ? (pas de débat, synthèse à tout prix,égos de soi-disants présidentiels, etc) , le manque de charisme de certains leaders socialistes ( Les Jaurrés, Blum ou Mitterrand manquent) , le socialiste municipal (régions, départements, municipalités) qui crée une filière de pseudos militants , chefs dans les collectivités territoriales plus prés parfois de leurs collègues énarques UMP , les bobos révolutionnaires de 68 qui ont des vues bien arrétées (j’en fait parti)ayant de bons salaires et un patrimoine conséquent.

    Je suis sur que le parti retrouvera la voie de la gestion de notre pays : souvenons nous de Mitterrand,début 70 congrés d’Epinay ,81 président , 3 essais infructueux.

    Est ce que Ségolène Royal sera le nouveau Mitterrand , c’est mon idée mais le parcours sera long et pas un chemin de roses.
    J’ai dit

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 09h46 le 23/09/2008
      • Internaute 29846
        menuisier

      @Jakin33
      Libre à vous de ne pas voir les contradictions fondamentales qui traversent le PS.
      Libre à vous, contre toute évidence, de ne pas diagnostiquer l’état de mort cérébrale du PS (rappellons nous la profondeur d’analyse, la pertinence des perspectives tracées et surtout la cohérence de la plate forme de gouvernement usinée aux dernières présidentielles).

      Que le PS doive disparaitre me semble une évidence.
      Bon.

      Et je suis même prêt à accepter de votre part le qualificatif à peine méprisant de « coucou d’extrême gauche », « coco », bref.

      Mais là où vous me faites bien rire, c’est lorsque, pour appuyer le fait que cette sale engeance a toujours existée avec la même volonté de nuire au courant sociodémocrate, vous méttez en exergue la SFIO d’après guerre.
      Qu’est-elle devenue cette SFIO ?

      Elle s’est dissoute et remodelée pour devenir, entre autre, mais majoritairement, le PS.
      C’est d’une mue comme celle-ci dont a besoin la gauche.

      Et cette gauche, elle n’a VRAIMENT pas besoin de nostalgiques fétichistes attachés à une structure dépassée comme après un doudou en loques.

      La crise financière que nous connaissons, qu’en dit le PS ? Depuis combien de temps le PS se soucie des rapports entre le culte de la croissance et la paupérisation du monde et sa dégradation ? En quoi répond-il aux urgences de demain( accès à une nourriture saine pour les plus pauvres, des logements décents ? Que propose t-il comme politique fiscale novatrice (car tout vient de là) ? Que dit-il des indispensables réformes de l’Union européenne, de la protection de notre tissus industriel qui se délite en même temps que les savoirs disparaissent ?

      RIEN ! ! !

      Alors vous pouvez toujours vous bercer de formule, mais ce parti non seulement est bel et bien mort, mais son cadavre empoisonne la gauche !

      Alors que Royal devienne (ou pas) le nouveau Mitterand, franchement, il y a d’autres urgences. Enfin, pour ceux n’ « ayant (pas)de bons salaires et un patrimoine conséquent », c’est à dire 96% de la population mondiale.

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 09h40 le 23/09/2008
    • Internaute 29846
      menuisier

    Syntax error, sorry

  • jakin33
    jakin33
    cadre sup sup
    • Posté à 10h58 le 23/09/2008
    • Internaute 40876
      cadre sup sup

    @deluge
    comme vous voulez jouer à la dialectique, je vous laisse à votre langue de bois ;
    Il serait intéressant que vous lisiez les écrits des divers responsables socialos sur la crise.
    Ils existent mais vous devez avoir des lunettes noires.
    Quand à savoir si Ségo est meilleur que d’autres , c’est mon sentiment, je refuse ses attitudes machistes et autres à priori.
    Elle fait ce qu’elle dit en poitou-charentes
    Elle est pres des ouvriers des usines qui se battent pour leur emploi
    Je n’aime pas tous ses propos mais je constate qu’elle a été et est un peu seule quand on dit que le combat contre sarko et ses sbires est la priorité.
    Ceux ou celles qui ont été capables de la faire battre en 2007 (en votant pour Bayrou, ou en étant absent de la campagne , ou en balançant « qui va garder les gosses », etc)sont pas dignes d’’être dans un parti où les valeurs sont celles de la république française : Liberté , égalité , Fraternite et Laîcité, et celles de la république sociale ;
    le reste est du blabla

    Quand à ma revendication de bobos, oui je la revendique et même si je fais parti des 10% de français qui gagnent bien leur vie , je le dois qu’à moi et non aux affidés de cabinets ministériels ou térritorials. A plus de 60 ans , on a droit de vivre sa vie . Je me suis battu pour ne pas la subir.
    J’ai dit.

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