Patrick Jarreau

La course à l'Elysée et autre actualité politique vue par l'ancien directeur de l'information du Monde.

Sarkozy remanie l'UMP via le gouvernement

Patrick Jarreau
Journaliste
Publié le 15/01/2009 à 19h06

Si les remaniements des gouvernements retiennent l’attention, c’est parce qu’ils ont une signification politique. Des ministres s’en vont parce qu’ils ont échoué, ou parce qu’ils ont fini de faire ce qu’on attendait d’eux, ou parce qu’une politique différente va être menée dans leurs domaines, ou parce que leurs interlocuteurs ne les écoutent plus. Ou pour aucune des ces raisons, mais afin de faire entrer de nouveaux joueurs dans l’équipe.

Nicolas Sarkozy n’est pas en situation favorable pour un vrai remaniement. Certes, il ne manque pas de ministres qu’il aimerait voir partir, mais il n’est pas sûr d’avoir mieux pour les remplacer. Surtout, il ne peut pas prétendre qu’une première phase de son action est achevée et qu’il passe à une autre.

Tout changement substantiel, un an et demi après son élection, apparaîtrait comme l’aveu d’un échec, voire d’une erreur de trajectoire au départ. Et il ne peut pas non plus donner l’impression de reconnaître des revers sectoriels, dont il tirerait les leçons en changeant des ministres inadaptés ou désignés comme tels. Pour remplacer Rachida Dati ou Xavier Darcos, il est trop tard ou trop tôt.

Un « contrat de chantier » pour Devedjian

Les mutations annoncées jeudi ont été préparées et présentées avec un luxe de précautions destinées à en éliminer autant que possible toute portée politique. Le seul message reconnu officiellement est celui-ci : le président de la République, inquiet de l’état du parti présidentiel, place à sa tête un homme qui aura tout à gagner s’il lui donne satisfaction, Xavier Bertrand.

Les autres mouvements découlent du départ de ce dernier du ministère du Travail et des Relations sociales, où il est remplacé par Brice Hortefeux. Et ainsi de suite.

Ce que Nicolas Sarkozy pense réellement du gouvernement se révèle dans les marges du remaniement. Il y a eu l’épisode Rachida Dati, quand il a laissé dire qu’elle pourrait prendre la tête de la liste de l’UMP aux élections européennes en Ile-de-France. Puis la ministre de la Justice a annoncé elle-même qu’elle entendait rester à son poste. Un ministre s’exprimant sur la durée de ses fonctions, c’est très inhabituel (sauf s’il y met fin en démissionnant).

Mais il y avait eu un précédent, quand Rama Yade, sollicitée la première pour les européennes dans la « région-capitale », avait fait connaître son refus au cours d’une émission de radio. En voilà deux que le Président ne retiendrait pas si elles voulaient partir.

Dans d’autres cas, il a innové en procédant par adjonction. Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, s’est vue adjoindre Patrick Devedjian, qui inaugure une nouvelle formule d’emploi précaire, une sorte de « contrat de chantier » pour la mise en oeuvre du plan de relance.

Certes, il fallait faire sortir par le haut le secrétaire général de l’UMP, mais le portefeuille inventé pour lui est aussi destiné à renforcer un pôle économique qui ne galvanise pas vraiment les entreprises, les investisseurs et les consommateurs.

Descoings au chevet de Darcos, Karmitz à celui d’Albanel

D’autres ministres doivent à la sollicitude du président de la République d’être épaulés dans une passe difficile. Richard Descoings, patron de Sciences Po Paris, va aider Xavier Darcos -certainement éperdu de reconnaissance- à gérer le lourd dossier des lycées.

Le producteur et distributeur de films Marin Karmitz se fait fort de donner enfin à la culture la place qu’elle mérite dans ce quinquennat. Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, est aux anges.

Bernard Laporte, secrétaire d’Etat aux Sports, est vraiment content, lui, de l’élargissement du haut commissariat de Martin Hirsch, qui englobera maintenant la Jeunesse. Personne n’avait dit à l’ancien entraîneur du XV de France qu’il devait aussi s’occuper des jeunes en dehors des stades.

La dernière adjonction est la plus exquise. A côté du Premier ministre, il y a maintenant le meilleur ami du président, invité par celui-ci à diversifier et humaniser son image en passant de l’Immigration aux Affaires sociales. La présence de Brice Hortefeux est, pour François Fillon, un immense réconfort en ces temps de crise sociale larvée.

Lire aussi :
Remaniement rampant en vue des élections européennes
Web : « pas de conflit d’intérêts » pour les Kosciusko-Morizet
Qui préférez-vous voir entrer au gouvernement ?

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  • kawouede
    • Posté à 19h18 le 15/01/2009
    • Internaute 27995

    ça c’est un bon papier de l’Express. Les enquêtes de terrain ou d’investigation m’intéressent plus que les micro-trottoirs devant Sciences Po Paris, svp la Rue !

    Allez zou tous à la manif samedi pour obtenir un vrai remaniement ministériel : le départ de Darcos ! en tout cas le gel des suppressions de postes funestes pour notre école républicaine

    Signez là (déjà presque 43 000 signataires) Lien

  • marie 75
    • Posté à 19h54 le 15/01/2009
    • Internaute 3563

    Communiqué de presse du syndicat Union Nationale des Affaires Sociales CGT

    La nomination de Brice Hortefeux comme Ministre du Travail provoque l’émotion parmi les agents de l’inspection du travail
    UNE PROVOCATION SUPPLEMENTAIRE ENVERS LE MONDE DU TRAVAIL

    La Direction Générale du Travail confirme la nomination de Brice HORTEFEUX comme Ministre du Travail : nomination qui sera officialisée entre le 15 et le 20 janvier.

    Jusqu’alors tous les gouvernements, à de rares exceptions près, qu’ils soient de droite ou de gauche, nommaient comme Ministre du Travail des personnalités avec un profil plutôt « social ; ce qui ne les a pas empêchés, au demeurant, d’accompagner et de promouvoir des politiques de dérèglementation, de casse du code du travail, de destruction du service public de l’emploi et de l’inspection du travail et aujourd’hui de liquider ses services déconcentrés en particulier les directions départementales. Ceux qui nomment Brice HORTEFEUX, ne s’embarrassent même plus de cette tradition… Mais comme dit, le Président de la République “ l’heure est à la poursuite des réformes ”.

    Monsieur HORTEFEUX se rêvait Ministre de l’Intérieur, il se voyait comme Clémenceau “ 1er flic de France ” et il a donné une idée de son penchant “ naturel ” en faisant de son Ministère de l’immigration un organisme spécialisé dans la chasse renforcée aux travailleurs étrangers, à leur famille et à leurs enfants. Tous ces “ indésirables” qui seraient responsables de tous nos maux ce qui permet aux banquiers, spéculateurs et aux gouvernements à leurs ordres de continuer à détruire les emplois par centaines de milliers.

    Lorsque les organisations syndicales du ministère du travail attaquaient devant le Conseil d’Etat, le Décret dit “ Hortefeux ” aux motifs de l’atteinte à l’indépendance des inspecteurs du travail par l’instrumentalisation des services de l’inspection du travail dans la répression des travailleurs en situation irrégulière, Monsieur HORTEFEUX répondait que les agents de l’inspection du travail devaient obéir aux ordres de leurs ministres soutenu en cela par Monsieur François FILLON. Il se réjouissait publiquement que le Conseil d’Etat ait rejeté la requête des organisations syndicales.

    Les agents et leurs organisations syndicales ont cependant obtenu du Conseil d’Etat une réaffirmation de leur mission essentielle de protection de tous les travailleurs et du principe d’indépendance qui régit leur action.

    La CGT du ministère du Travail considère que la nomination de Brice Hortefeux comme Ministre du Travail constitue une véritable provocation au regard des droits des travailleurs, de tous les travailleurs, qu’ils soient français ou étrangers, en situation régulière ou sans papiers mais aussi des chômeurs et des précaires. Elle craint que cela ne préfigure l’application d’une politique de répression des personnes à tous les aspects du droit du travail et une politique drastique de réduction des droits collectifs.

    La CGT du Ministère du Travail en appelle au gouvernement : le futur ministre du travail a pour responsabilité de soutenir les missions de l’inspection du travail, son action de contrôle de l’application du droit du travail dans les entreprises pour faire respecter la mission fondamentale d’application légales relatives aux conditions de travail et à la protection de TOUS les travailleurs confiée aux agents de contrôle de l’inspection du travail par la convention 81 de l’OIT.

    Paris, le 13 janvier 2009.

  • Thorgal46
    Thorgal46
    Informaticien dans le Lot
    • Posté à 21h16 le 15/01/2009
    • Internaute 4302
      Informaticien dans le Lot

    Ca n’a plus l’air de choquer personne, mais moi je trouve INADMISSIBLE qu’un Président de la République en fonction continue de diriger le parti politique dont il est issu ! !

    Surtout après que ce Bouffon Gesticulatoire ait osé proclamer :
    « je serai le Président de tous les Français ! »

    Désolé, tous les Français n’ont pas leur carte de l’UMP ! !

    Un Président digne de ce nom devrait, durant son quinquenat être au dessus des partis !

    Lui, il est en dessous des parties !

    • karlM
      karlM répond à Thorgal46
      Précaire
      • Posté à 22h19 le 15/01/2009
      • Internaute 21378
        Précaire

      Napo sarko l’égoégocentré.

      « je veux une véritable réforme,conforme à la feuille de route fixée à l’été 2007 : recentrer les aides sur l’excellence artistique » excellence artistique choisit par une commission présidée par NapoSarko et Albanel ! !

      « L’hôpital ne manque pas de budget mais d’organisation et de chefs » ;
      Infirmières, cardiologues, professeurs, aide-soignant tous des idiots.

      Merci naposarko de diriger la France (d’en bas)...vers le gouffre.

    • la champenoise
      • Posté à 22h24 le 15/01/2009
      • Internaute 27942

      Entièrement d’accord avec vous.
      Les Français ont élu un homme (même si je déplore que leur choix se soit porté sur lui) et non un parti.
      Sa manière de se conduire montre bien que le seul intérêt qui lui importe c’est le sien ; le nôtre ne l’intéresse que dans la mesure où il améliore le sien.

    • pablico
      pablico répond à Thorgal46
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 01h04 le 16/01/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      he oui, il joue avec le feu.
      imaginez que tous les français prennent la carte de l’ump...
      et après élections ’umpesque’ et pouf : dehors...

      • dalun
        dalun répond à pablico
        • Posté à 14h20 le 16/01/2009
        • Internaute 29964

        Des cartes ump , j’en ai 28, (collection ! ! !) par soucis bien sur d’aider mon doux , généreux , sympathique roi ,et ses collaborateurs si généreux aussi . ! Si quelqu’un veut m’en racketter..( zut ,racheter ) , c’est possible , ! J’ai mal au cœur , et je souhaite aider une personne dans le besoin : fraternité à tous . ! ! ! ! ! ! ! .Remarque : dame Boutin garde Son logement , par ces froids intensifs , il nous faut encore « tous ensemble “ remercier not’bon roi JE 1er ,pour ce geste ! envers une brave dame ........ ! ( heu , les cartes ump , j’les donne en fait , enfin , heu ....si quelqu’un veut bien les prendre... je paie !) .

    • penabranca
      penabranca répond à Thorgal46
      • Posté à 10h37 le 16/01/2009
      • Internaute 62583

      Bien sûr que les choqués sont légions ! Détrompes-toi.

      Je pense au contraire que jamais cela n’a été à ce point flagrant et compris par tous. Du technicien de surface d’extême droite au polytechnicien ultra gauche en passant par le ventre mou des sans avis.

      L’ump, ses hommes, ses méthodes, ressemble plus à un gang qu’à un parti, et la france est rackettée par une minorité. Que dis-je ! un clan ! une « famille »...un clan famillial.
      Il y a d’ailleurs une grande similitude avec la situation politique en italie.

      Je ne vois pas où les victimes peuvent aller se plaindre ? à la police (lol)..c’est eux...à la justice ? (lol)...c’est eux...dans les médias ? (lol)..c’est eux

      Bienvenue en voyoucratie..et souriez, vous êtes fichés.

      • Thorgal46
        Thorgal46 répond à penabranca
        Informaticien dans le Lot
        • Posté à 11h00 le 16/01/2009
        • Internaute 4302
          Informaticien dans le Lot

        Puisque tu parles de similitudes avec l’Italie.

        Je crois me souvenir que le Gouvernement de Berlusconi a voté une loi d’amnistie ou qq chose de similaire pour les délits fiscaux ou financiers...

        Ici, le Conducator à la Rolex a supprimé les juges d’instructions qui justement dans les mêmes types d’affaires étaient les garants d’un semblant de justice et d’indépendance...

        Ca craint ! .

         
        • penabranca
          penabranca répond à Thorgal46
          • Posté à 11h43 le 16/01/2009
          • Internaute 62583

          Oui ! c’est le côté pragmatique de sarkozy ! Il reprend les ficelles qui marchent pour prendre le pouvoir et le garder (il a avoué lui même y penser depuis qu’il est tout petit..lol...c’est à dire depuis toujours et pour toujours).
          En italie il en a touvé de belles de ficelles ! ...main mise sur la télé, la justice, démantèlement de tous les contre pouvoir, arguments populistes, parade people, paillettes, cadeaux, mise en place de potes incompétents mais fidels à des postes clés..etc...

          Effectivement, ça craint du boudin !

        1 autres commentaires
  • Servais-Jean
    • Posté à 22h54 le 15/01/2009
    • Internaute 4591
      43

    Les élections européennes arrivent et comme l’UMP n’est pas vraiment en grande forme notre génie des quatres-pattes commence à serrer les fesses et ne sait plus quoi faire pour remettre en ordre de marche sa machine à gagner les élections.

    Depuis son sacre il contemple le désastre de son parti sur tous les fronts électoraux, il ne se rend même pas compte que son cher parti est en pleine déliquescence et que ses députés et sénateurs regardant un peu vers l’avenir commencent à ruer dans les brancards en considérant leurs futures élections.

    Sarko s’agite mais il ne peut faire que ça car c’est trop tard pour redresser la barre et une fois de plus les élections vont le lui dire.

    Le bling-bling, le paraître et le populisme n’ont qu’un temps et ce temps est passé pour notre leader minimo.

  • supprimé à la demande du riverain 28.04.09
    • Posté à 00h03 le 16/01/2009
    • Internaute 21776

    20e jour
    1105
    tués
    346 enfants

    100
    femmes
    5130 blessés
    500 critiques

  • philipp
    philipp
    « La voix de son maître »
    • Posté à 05h13 le 16/01/2009
    • Internaute 48057
      « La voix de son maître »

    Etonnant que P. Jarreau, n’ai pas souligné que Ch. Boutin s’était fait délester de la ville, Fadela Amara partant chez Hortefeux sans regrets apparents ! En contre partie CH. Boutin va pouvoir mettre sur son papier à en-tête : « ministre du logement et des sans domicile fixe “

    • compte supprimé 22 janvier
      • Posté à 11h07 le 16/01/2009
      • Internaute 24826

      et Amara pourra mettre sur son papier :

      Ministre des quartiers difficles, docile à l’expulsion des Etrangers.

  • marie 75
    • Posté à 09h43 le 16/01/2009
    • Internaute 3563

    « Cela ne change rien à la politique du gouvernement », a réagi Benoît Hamon, porte-parole du PS. « Le patron reste Nicolas Sarkozy, les musiciens et la musique restent les mêmes. C’est tout sauf un événement dans la politique française ».

    • CG13
      CG13 répond à marie 75
      http://www.youtube.com/user/ (...)
      • Posté à 17h58 le 16/01/2009
      • Internaute 33443
        http://www.youtube.com/user/ (...)

      Tout à fait, chère Marie.
      Le dire en chanson, pas mal non plus :
      Lien
      Sur le même blog, un panier de chansons de marche pour les manifs, à déguster sans modération...
      Y a même des vidéos avec chorégraphie...

  • marie 75
    • Posté à 10h46 le 16/01/2009
    • Internaute 3563

    Le remaniement ?
    quel remaniement ?
    –––––––––––––––––––––––-

    SBFM appel à la GRANDE MANIFESTATION
    jeudi 15 janvier 2009 (14h42)

    APPEL A MANIFESTER LE 18 JANVIER 2009 A 1OH
    Un appel a manifester a été lancé, pour le DIMANCHE 18 JANVIER 2009, A 10H, PLACE DE LA MAIRIE A HENNEBONT, afin QUE NE SE REPETE PAS L’HISTOIRE DES FORGES D’HENNEBONT...

    SALARIE(E)S SBFM : VOS EMPLOIS SONT EN JEU..NE NEGLIGEONS PAS CE DETAIL ! ! ! PAS UN SEUL SALARIE(E)S (TOUTE CATEGORIE CONFONDUE) NE DOIT MANQUE A L’APPEL CE JOUR LA ET DANS TOUTES LES ACTIONS QUE NOUS ALLONS MENER POUR QUE LA SBFM VIVE DE TRES LONGUES ANNEES, AVEC CES GENERATIONS FUTURES, ET SURTOUT AVEC ZERO LICENCIEMENT ! ! !

    L’ENJEU EST TROP IMPORTANT ! ! C’EST L’EMPLOI DE TOUS QUI EST EN JEU ! ! !

    NOUS devons, TOUS ET TOUTES, nous mobiliser MASSIVEMENT ce jour la afin de défendre les emplois a la SBFM et pour toutes ces familles qui vont se retrouver sur la paille d’ici peu...C’est aussi l’économie de la région(commerces....)qui va en prendre un COUP ! ! !

    Elus, retraités, commercants,amis, familles, étudiants, lycéens....MOBILISEZ VOUS AVEC NOUS ! ! !

    VENEZ NOMBREUX ! ! !

    Blog de cgt sbfm

  • penabranca
    • Posté à 11h29 le 16/01/2009
    • Internaute 62583

    Le pouvoir isole encore plus en temps de crise. Les contestations gagnent la majorité, les distanciations avec la personnalité et la manière d’agir du président se multiplient dans son propre camp. Sarko ressere les rangs. Ce remaniment n’a rien d’une mesure technique pour répondre aux défis du pays. Ce n’est qu’une décision politique pour se protéger. On commence par les fidels parmis les fidels et sa fini en népotisme.
    Quel mauvais scénario ! du vu et revu. C’est nul.

    • Thorgal46
      Thorgal46 répond à penabranca
      Informaticien dans le Lot
      • Posté à 11h44 le 16/01/2009
      • Internaute 4302
        Informaticien dans le Lot

      Je suis intimement persuadé que si dans la majorité, on ne voit pas « une tête qui dépasse », si tous semblent unis derrière leur patron, c’est que celui ci les tient « par les couilles » ! !

      Je suis sûr qu’ils sont nombreux à l’UMP, ceux qui n’attendent qu’un relachement de la main qui les enserrent pour mordre le maitre qui est au bout de la laisse...

      Ce jour viendra, du moins je l’espère...

      • penabranca
        penabranca répond à Thorgal46
        • Posté à 14h44 le 16/01/2009
        • Internaute 62583

        les couilles et la bourse ! n’oublions pas le rôle lubrificateur de l’argent dans la fluidification des rapports de force. Je t’écrase, je t’achète ou tu me rejoins ? ...telle est l’alternative de l’homo politicus dans la lutte darwinnienne pour le pouvoir.

  • SaintClair
    SaintClair
    Conseil Communication
    • Posté à 17h12 le 16/01/2009
    • Internaute 60794
      Conseil Communication

    « Si les remaniements des gouvernements retiennent l’attention, c’est parce qu’ils ont une signification politique. » et « Nicolas Sarkozy n’est pas en situation favorable pour un vrai remaniement. Certes, il ne manque pas de ministres qu’il aimerait voir partir, mais il n’est pas sûr d’avoir mieux pour les remplacer. Surtout, il ne peut pas prétendre qu’une première phase de son action est achevée et qu’il passe à une autre. » écrit Patrick Jarreau.

    Oui ! Un remaniement est un acte politique. Un de ces actes codifiés par les habitudes uniquement, car rien n’existe nulle part pour imposer au président le moment de remanier son gouvernement. Il se base sur des règles tacites.

    « Il ne peut pas prétendre qu’une première phase de son action est achevée ». Voilà une de ces règles : On remanie lorsqu’on décide de passer à une autre phase, de changer de politique. Par exemple ; après le recul de 2003 face aux manifs, Chirac avait remanié son gouvernement pour montrer son désir de changement de politique.

    On peut s’étonner qu’un président qui n’a de cesse de tenter d’apparaître comme « différent », « réformateur », « en dehors des cases traditionnelles qui définissent la politique », n’ai pas eu le courage de s’attaquer à ces règles « invisibles », « non dites » qui déterminent pourtant la conduite de la politique depuis de nombreuses années. Comment demander plus de volontarisme, plus de flexibilité au entreprises et à la société en général, comment demander une « culture du résultat » lorsque tant de contraintes « politique » voire « politiciennes » orientent les choix du président.

    Cette règle citée par Patrick Jarreau n’étant pas gravée dans le marbre, il est certain que si Nicolas Sarkozy prenait l’habitude de changer ses ministres régulièrement, sur des critères autres que « un changement de politique générale », « un recul » ou quoi que ce soit d’autre, eh bien on oublierait cette fameuse règle. Le remaniement prendrait simplement une signification différente.

    Une façon d’envoyer des signaux positif à l’opinion en matière de « changement de façon de faire de la politique » serait peut être de s’appliquer les règles qu’on désire que le pays mette en place. A quand les compétences comme premier critère de sélection du personnel politique ? La communication politique ne passe pas tant par les mots que par les actes. Une communication renouvelée, une image renouvelée c’est donc peut être et avant tout une façon d’agir renouvelée.

    Frédéric Saint Clair

    Com’ Politique : Lien

  • Désinscrit le 18 mai
    • Posté à 13h25 le 17/01/2009
    • Internaute 39573

    Dans l’article « Boutin ... sablé le champagne ...pour son maintien “ il est annoncé que son projet de loi-logement sera examiné le 27 janvier prochain.

    ‘Je vois dans (ma) reconduction un réconfort et un soutien à l’action que je mène’, a dit Mme Boutin qui pourra comme prévu défendre son projet de loi, déjà adopté au Sénat sur le logement à partir du 27 janvier à l’Assemblée Nationale.”

    Lien

    Pour mémoire, son projet de loi constitue une véritable agression envers les locataires de HLM et un recul net d’une véritable politique de logement, au profit des bailleurs privés et de l’appauvrissement de milliers de personnes qui devront faire face aux loyers exorbitants du privé ; il constitue par ailleurs un règlement artificiel du problème du logement, en réduisant du coup le nombre de demandeurs, quand, rappelons le, près de 70 % des gens pourraient à l’heure actuelle, au vu de leurs revenus, faire la demande d’une HLM et quand selon une étude du CREDOC en 2006, seuls 6,8 % des occupants d’une HLM en métropole avaient des ressources supérieures aux seuils réglementaires.

    entre autres, ce projet de loi abaisse le salaire maximum pour pouvoir demander un logement HLM à 1335 e pour un célibataire et augmente considérablement le surloyer ; il veut déloger de chez eux les personnes dont les enfants n’habitent plus avec eux, les réduisant à l’état de bétail qu’on déplace une fois les veaux élevés, comme si n existaient pas l’attachement à l’appartement familial, la nécessité de pouvoir continuer à y recevoir ses enfants et ses proches, comme si les personnes qui vivent en HLM n’étaient pas des locataires et des êtres humains à part entière et sans prise en compte du vieillissement qui souvent nécessite la présence régulière des enfants et des proches.

    Ce projet de loi rend les personnes qui vivent en HLM coupables d’y être et responsables du manque de logements HLM, quand bien des communes “riches” refusent de construire des logements HLM, préférant payer une amende qui ne représente pas grande dépense pour elles ; ce projet de loi marque le désengagement de l’Etat et la ghettoisation du logement HLM.

    Une nouvelle pétition est en ligne. Signer et faire circuler cette pétition, c’est agir contre ce projet de loi inique.

    Pour une politique du logement et des moyens financiers à hauteur de l’urgence

    Date de création : 10/12/2008
    Date de cloture : 31/01/2009

    Auteur : CGL 92 en référence à l’Appel unitaire des Confédérations de locataires : AFOC, CGL, CLCV, CNL, CSF et des organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT, CFTC et FO
    Les organisations ci-dessus vous invitent à joindre votre voix aux leurs pour refuser la loi Boutin et pour exiger de l’Etat, seul garant du droit au logement, une politique publique permettant à chacun d’avoir un logement de qualité et économiquement accessible.

    A l’attention de : Madame Christine BOUTIN, Ministre du Logement

    Le projet de loi “ Molle ” de Madame la Ministre du Logement, Christine Boutin, s’accompagne d’un net désengagement de l’Etat pour le Logement (baisse prévue de 7% du budget qui lui est consacré en 2009, diminution de 30% des crédits pour la construction de logements sociaux). Par ailleurs, il consacre une politique agressive à l’égard des locataires :

    > Le projet introduit de nouveaux surloyers pour les locataires déclarées coupables d’être “ trop riches ” pour occuper un logement social Ainsi un célibataire gagnant plus de 1335 € ne pourra plus demander une HLM, ni pouvoir y rester sans payer un surloyer toujours plus cher.

    > La convention d’utilité sociale fait entrer progressivement les organismes HLM dans la logique des loyers du marché du secteur privé ;

    > Le prélèvement sur les moyens financiers des organismes HLM peut pénaliser les bons gestionnaires et leur interdire toute vision patrimoniale à long terme ;

    > La vente des logements sociaux (40 000 par an) risque de retirer aux collectivités territoriales des moyens pour loger les populations qui ne peuvent payer les niveaux de loyer du secteur privé ;

    > La modification des règles d’occupation des sols pourrait contribuer à densifier encore plus les zones déjà tendues au dépend du cadre de vie ;

    > La possibilité de comptabiliser l’accession sociale à la propriété dans le quota des 20% de logements sociaux, imposées aux villes de plus de 3500 habitants pat l’article 55 de la loi SRU est un encouragement donné aux communes non-citoyennes ;

    > Le raccourcissement des délais d’expulsion multipliera les drames sociaux sans pour autant remettre sur le marché de nouveaux logements ;

    > La remise en cause du droit au maintien des les lieux comme l’abaissement des plafonds de ressources frappe directement les classes moyennes qui assurent encore la mixité sociale de nombreux sites de logements sociaux et va les obliger à aller se loger dans le privé où le niveau des loyers les mettra en situation de sérieuses difficultés.

    Nous pensons que ce texte, loin d’apporter une solution à la crise du logement que traverse notre pays, va au contraire l’accentuer.

    C’est pour toutes ces raisons que les organisations citées vous appellent à signer la présente pétition.

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    Logement. “ Trier les citoyens est insupportable ”

    SIMONE BASCOUL, VICE-PRÉSIDENTE DE L’ASSOCIATION DE DÉFENSE DES CONSOMMATEURS CONSOMMATION, LOGEMENT ET CADRE DE VIE (CLCV).
    “ Faire front commun nous est apparu important parce que l’accès au logement est une question fondamentale. Depuis vingt ans, nous n’avons pas construit assez de logements, et pour répondre à la pénurie actuelle, le pire est que la loi Boutin propose de trier, de sélectionner les gens. C’est insupportable. On descend les plafonds de ressources, on met en place les surloyers. En région parisienne, certains vont voir leurs loyers multipliés par deux et atteindre, du coup, un taux d’effort très important pour se loger, en pleine période de récession économique. On va regrouper les gens en fonction de leurs revenus. Trier ses citoyens n’est pas bon pour une société. Et, hélas ! cela se fait sous couvert de bonne volonté : on fait passer l’idée qu’il est normal que les ‘riches’ quittent les HLM. Mais le nombre de surloyers, aujourd’hui, est insignifiant : l’énorme majorité de ceux qui habitent en HLM sont en droit d’y être. Vouloir loger les plus pauvres est légitime. Le faire aux dépens de ceux qui sont dans les appartements est injuste. De plus, cela va immanquablement recréer des ghettos dans les grands ensembles immobiliers parce qu’on en aura chassé les familles les moins en difficultés, qui sont des éléments de paix sociale dans leurs quartiers. C’est malsain. Cela va à l’encontre de toute la politique de la ville. La seule solution est de construire plus de logements, alors que l’État se désengage totalement des financements. Sans cet appui, que reste-t-il aux bailleurs comme solution ? L’appui des collectivités locales et le prêt. Qui le rembourse ? Les locataires. Dans ce système, les locataires financent les futurs logements. N’existe plus que la solidarité des locataires, en l’occurrence des pauvres, entre eux. ”

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    Chiffres au 31 juillet 2008 de l’Union Sociale Pour l’Habitat :
    4,2 millions de logements locatifs et logements-foyers sont gérés par les organismes (Offices publics de l’habitat, Entreprises sociales pour l’habitat, Coopératives).
    87% des logements sociaux sont collectifs, et 500 000 sont individuels. Ils représentent au total 16 % des résidences principales du pays.

    Un logement Hlm sur quatre a été construit après 1985.

    Fin 2007, les logements vacants représentaient 3,3% du parc total géré, avec de fortes disparités suivant la localisation ; 9,9% des logements ont été offerts à la location par mobilité des locataires.
    On dénombre 1,2 million de demandes de logements Hlm en 2006, en France métropolitaine, dont 550 000 demandes de ménages déjà locataires Hlm.
    13% des locataires sont bénéficiaires de minima sociaux.
    1 logement sur 4 est attribué à un ménage dont les ressources sont inférieures à 20% des plafonds de ressources.
    66% des ménages logés par les organismes ont des revenus inférieurs à 60% des plafonds de ressources.
    2,4% des ménages logés en Hlm sont susceptibles d’être assujettis au supplément de loyer de solidarité du fait de l’augmentation de leurs revenus.

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  • whale1938
    whale1938
    Retraité EN
    • Posté à 14h47 le 17/01/2009
    • Internaute 28527
      Retraité EN

    Le président de la République réunirait chaque jeudi, sans le premier ministre, sept ministres et secrétaires d’Etat.

    Notre histoire a déjà connu cela. Le Conseil d’en-haut (ou Conseil des Affaires), était appelé ainsi parce qu’il siégeait, à un premier étage d’un certain château, dans une petite salle close afin que tout ce qu’on y disait restât secret. L’accession au Conseil d’en-haut était soumise à la seule décision du chef de l’Etat d’alors. Celui-ci s’appelait Louis XIV , l’Etat, on le sait, c’était lui et le Château, c’était Versailles.

    L’Histoire parfois se répète.

    Trois quarts de siècle entre la mort de Louis XIV en 1715 et la Révolution en 1789.

    Mais l’Histoire parfois s’accélère.

  • Douteur
    Douteur
    60 ans à douter avant d'avaler
    • Posté à 19h10 le 17/01/2009
    • Internaute 65539
      60 ans à douter avant d'avaler

    Qui est intéressé par ce remaniement ? ?
    L’impression pour le quidam que je suis est que ces gens là jouent ensemble à un jeu qui ne passionne guère les Français. Ce président de la république se conduit comme un chef de bande qui récompense ou punit ses acolytes selon que les intérets de ses sponsors sont plus ou moins bien servis. Je ne ressens aucune satisfaction pour les choix de ces gens de pouvoir. Aucunes des décisions des ministères qui devraient améliorer ma vie quotidienne ne m’apportent plaisir et espoir de vivre mieux. Alors remanier cette confrérie d’inutiles, à quoi cela peut-il vraiment servir ? ?
    Qu’est-ce qui va changer demain pour moi et beaucoup d’autres après cette mini-valse de maroquins ? ?
    Un pouvoir éxécutif ne devrait pas être acquis pour une durée fixe à la suite d’une élection. Les moyens actuels de communication permettent de jauger au quotidien un indice de satisfaction autrement qu’à travers les médias. Il suffirait de demander aux Français s’ils sont satisfaits du travail d’un Darcos ou d’un Hortefeux (par exemple) et ensuite organiser un remaniement ministériel en fonction des résultats...
    J’arrête de rêver.

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