Patrick Jarreau

La course à l'Elysée et autre actualité politique vue par l'ancien directeur de l'information du Monde.

Les socialistes cherchent la sortie de la « parenthèse »

Patrick Jarreau
Journaliste
Publié le 22/01/2009 à 16h57



Didier Migaud, Martine Aubry et Michel Sapin, le 21 janvier 2009 (Audrey Cerdan/Rue89).


Bien sûr, dans le contre-plan de relance présenté par Martine Aubry le 21 janvier, on s’intéresse d’abord aux mesures. Elles dessinent une politique diamétralement opposée à celle de Nicolas Sarkozy. En même temps, certaines actions -l’allongement de la prise en charge des chômeurs ou l’augmentation du taux d’indemnisation du chômage partiel, par exemple- s’imposeront peut-être au gouvernement d’ici quelques mois.

C’est un exercice nécessaire : puisque les socialistes ont voté contre le plan du gouvernement et se préparent à défendre une motion de censure la semaine prochaine, ils doivent dire ce qu’ils feraient à sa place. Mais leur catalogue ne les engage pas à grand-chose, ni pour maintenant, en l’absence de concertation entre majorité et opposition sur la situation économique, ni pour l’avenir. En 2012, le président sortant et son parti auront réussi ou échoué. On débattra alors de leur bilan plutôt que des propositions formulées par leurs adversaires trois ans avant.

Plus durable et significative est l’analyse de la crise, exposée en préambule du plan. Elle aide à comprendre ce que les socialistes pensent aujourd’hui du capitalisme. La « parenthèse » (mot adopté par Lionel Jospin, premier secrétaire du PS à cette époque) ouverte en 1983, quand la gauche au pouvoir s’est convertie à la « rigueur » et aux normes qui s’imposaient alors dans les économies occidentales, est-elle sur le point de se fermer ?

Pour le PS, la crise actuelle a trois causes :

  • La première est « un partage des revenus de plus en plus défavorable aux salariés modestes et moyens, en particulier aux Etats-Unis, créant un recours inconditionné à l’endettement ».
  • La deuxième est « une confiance démesurée dans la capacité d’autorégulation des marchés financiers et des systèmes bancaires ».
  • La troisième est l’absence de « réponses politiques coordonnées aux déséquilibres économiques et monétaires mondiaux ».

Aux yeux des socialistes, la crise provoquée par la débâcle des crédits « subprimes », aux Etats-Unis est « structurelle » et non pas accidentelle. Elle résulte de l’évolution des trente dernières années, caractérisée par le refus de « la progression du pouvoir d’achat de l’extrême majorité des salariés, mis en concurrence à l’échelle mondiale », et par la « recherche par les actionnaires de taux de profits incompatibles avec la croissance réelle des économies ».

Mais quand les socialistes énoncent que « les dérèglements financiers impliquent bien évidemment l’institution de nouvelles règles financières nationales, européennes et internationales, pour que le souci de l’intérêt général et du financement durable de l’économie réelle soit replacé au cœur du fonctionnement des marchés », croient-ils eux-mêmes que ce soit possible ? Ils prêtent le flanc au soupçon de se ménager, une fois encore, l’excuse qu’ils invoquent depuis plus de vingt ans pour justifier leur renoncement, quand ils sont au pouvoir, aux grandes ambitions affichées pour y accéder.

Le plan socialiste trace les grandes lignes d’une « politique industrielle globale, fondée sur le retour d’un Etat acteur de l’économie ». Il demande, pour commencer, l’activation de dotations des aides en capital de la puissance publique aux banques. « Les banquiers ne font pas leur travail, dit Jérôme Cahuzac, député de Lot-et-Garonne. Il faut les obliger à prêter dans les mêmes conditions qu’ils le faisaient jusqu’à maintenant. »

Voilà qui ressemble aux rêves d’autrefois sur les bienfaits de la nationalisation du crédit, qui permettrait de financer l’économie au mieux de l’intérêt général. Cela s’est terminé dans la faillite et les procès du Crédit lyonnais. « Je me souviens Des temps anciens. Et je pleure. »

A lire aussi sur Eco89 :
Le contre-plan de relance du PS dévoilé sur Eco89 ;
Le contre-plan de relance du PS vu par des libéraux.

Photo : Didier Migaud, Martine Aubry et Michel Sapin, à Solférino le 21 janvier 2009 (Audry Cerdan/Rue89).

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  • I.P
    I.P
    Flat4
    • Posté à 17h21 le 22/01/2009
    • Internaute 25391
      Flat4

    Mais de toute manière une politique économique n’est qu’une question de dogme. S’il s’agissait d’une science exacte on ne verrait pas la moitié des « spécialistes » traiter l’autre moitié d’ignares incompétents.
    Quand le PS est au pouvoir et se plante c’est à cause de l’héritage économique de la goite et de la situation internationale. Quand l’UMP est au pouvoir et se plante c’est à cause de l’héritage économique de la drauche et de la situation internationale.
    Mais jamais UMP ou PS ne se posent la question de savoir où la croissance à tout prix va nous mener. C’est pourtant pas compliqué de se rendre compte que tant que la recherche d’un profit toujours supérieur nous gouvernera il y aura toujours un infime minorité possédante qui sera prete à prendre toujours plus de risques pour maximiser ses revenus au mépris de l’intéret général.
    Ca sonne très marxiste ? Je sais, mais il n’avait pas tort quand on voit l’enchainement des crises depuis 2000.

    Malheureusement je crois que tant qu’on n’en sera pas arrivés à la situation décrite dans Soleil Vert rien ne changera, mais on est sur la bonne voie pour y arriver.

  • Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
    • Posté à 17h26 le 22/01/2009
    • Internaute 16256

    Le PS ne manque pas de solutions pour renflouer les caisses de l’Etat et inspirer la confiance. En vérité vous n’avez pas tort, le PS a clé mais il manque de courage pour franchir le pas car il a longtemps pensé que pour survivre il devait s’adapter et dire son nom « social-démocrate » c’est-à-dire somme toute protecteur des institutions et des avantages acquis par les salariés mais conscient que pour y parvenir il faut aussi ménager l’entrepreneuriat. Sans doute qu’à force d’avoir fricoté de trop près avec les juteux marchés publics, le PS a vendu son âme. Je ne lui reproche pas de savoir gérer l’argent, tout au contraire, je lui reproche de s’y être brûlé les ailes et de lui avoir élevé un veau d’or. Trop d’ambitions, trop d’ambitieux.

    Pour ma part, j’attends le moment où l’UMP déposera son bilan, en 2012. On dit qu’elle va changer de nom, la honte ce n’est pas aussi bon que ça en fait ?

  • Humain
    • Posté à 17h58 le 22/01/2009
    • Internaute 21387

    A voir comment le Parti socialiste a participé à la mise à la poubelle du résultat du dernier référendum national...

    Je suis déçu !

    (Quel que soit le résultat d’un référendum : on doit, dans une démocratie, en prendre le résultat en compte)

    Je ne parle pas du marivaudage des dernières élections au PS ....

    Alors, à mon sens, les cours de maintiens, plan de relance et d’aide à la croissance de la part du PS , tout cela me laisse maintenant pantois !

    Et que l’on ne me dise pas que la crise est arrivée sans crier gare.... J’étais moi-même au courant (comme quiconque) et le PS ne voyait donc rien ?

    J’ai voté à gauche pendant de très nombreuses années... Et maintenant... Dois-je approuver les pantalonades du PS ?

    Non, je ne les approuve pas... Demain je voterai pour un parti de gauche qui non seulement cherche à être socialiste mais qui de plus me semble être de gauche.

    Le PS est-il encore de gauche ?

    • PsyKoPatocH
      PsyKoPatocH répond à Humain
      alcoolique pratiquant
      • Posté à 19h23 le 22/01/2009
      • Internaute 51567
        alcoolique pratiquant

      Quand j’ai eu 18 ans, je me suis inscrit pour pouvoir voté,,

      pendant les 20 ans qui ont suivi, je n’ai pas raté un vote,
      ( présidentiel, communal, prudhommal.referendum, etc)

      je suis de ceux qui ont voté NON à la constitution européenne et quand j’ai constaté que la grande majorité des élus, de droite comme de gauche, avaient( malgré le « choix du PEUPLE SOUVERAIN) adopté ce truc en s’asseyant sur la Démocratie, j’ai décidé de ne PLUS JAMAIS VOTER

      c’est pas dans les urnes que l’on changera le monde, c’est dans la rue,
      REVOLUTION

  • Airinys
    • Posté à 18h37 le 22/01/2009
    • Internaute 52467

    La parenthèse et le sentiment de renoncement n’est pas prêt de prendre fin. Tant que le PS cherchera à concurrencer l’UMP sur son propre terrain, c’est peine perdu puisque la crédibilité sur ces sujets va à la droite de facto (efficacité économique).

    La parenthèse s’arrêtera lorsque la Gauche (le PS, les Verts) bénéficieront d’un lame de fond populaire dans l’opinion pour ne plus courir derrière la croissance à tout prix, mais concilier la qualité de vie avec la prospérité.

    Ce que je trouve le plus sidérant dans ce plan, c’est l’absence totale du terme « New Deal » et a fortiori « New Deal écologique ». Ca semble tellement trivial qu’il s’agit de la voie la plus prometteuse, la plus conforme aux idéaux économiques et sociaux de la gauche. Au lieu de ça, Aubry et son arrière garde se raccrochent aux vieilles lunes (limitation des licenciements, hausse du SMIC) qui ont prouvé leur inefficacité comme argument politique. On a l’impression qu’ils piquent le programme délirant de Besancenot et tentent de le rendre réalisable. Tout ça sonne faux.

    D’autant que l’idée de l’amélioration de la qualité de vie, notamment par l’écologie, est justement ce pour quoi le PS et les Verts ont été plebiscités aux dernières municipales ...

    La parenthèse n’est pas près d’être fermée, et je suis très pessimistes sur les 5-10 prochaines années de la gauche française. Il est loin le temps où la gauche rêvait de « Changer la vie » ...

    • loux
      loux répond à Airinys
      • Posté à 19h49 le 22/01/2009
      • Internaute 31152

      Je ne vois pas au nom de quoi la droite aurait « de facto plus de crédibilité » que la gauche sur la question de l’efficacité économique ! quand on prend des mesures aussi coûteuses que le paquet fiscal pour une efficacité économique totalement nulle, je ne vois aucune crédibilité ni aucune performance.
      Il faut sortir de cette vue de l’esprit que la droite est une bonne gestionnaire efficace et que la gauche est plus sympa mais qu’elle ne sait pas gérer et qu’elle fait juste rêver ; rien qu’en comparant 97-02 et 02-07, la preuve du contraire est faite. Tant qu’on en restera sur cette vision, la gauche est cuite et condamné à être élue par défaut.

      • Airinys
        Airinys répond à loux
        • Posté à 00h04 le 23/01/2009
        • Internaute 52467

        Les stéréotypes ont la vie dure.

         
        • poltergheist atomique
          poltergheist atomique répond à Airinys
          opposant chronique a tendances (...)
          • Posté à 00h18 le 23/01/2009
          • Internaute 58690
            opposant chronique a tendances (...)

          je ne sais toujours pas dire si effectivement
          la droite est mauvaise gestionnaire,
          puisqu elle prive le systeme social de revenus,
          via le paquet fiscal entre autres,
          par betise pure et simple,
          ou si au fond tout cela est coherent,...

          si quand elle evoque notemment la depenalisation du droit des affaires, vote le dit paquet fiscal, elle ne cherche pas tout simplement a le detruire definitivement ?
          je soupconne la methode du choc tatcherien,
          dire que son chien a la rage pour le piquer,
          et faire pareil avec le modele social
          dans ses aspects protecteurs et solidaires...
          en organisant l asphyxie budgetaire et
          l’efficacité de la secu, de l education nationale etc...

          je crains que nous n ayons pas affaire a des abrutis bien intentionnés...
          mais a de sinistres proffessionels en mission.

          • Airinys
            • Posté à 16h42 le 23/01/2009
            • Internaute 52467

            C’est la même stratégie que Reagan et Tatcher : faire du déficit pour justifier la casse du système social, des services publics, le désengagement de l’Etat et in fine la baisse de la fiscalité.

            L’état lamentable des USA et du Royaume Uni prouve que cette stratégie atteint très bien ses objectifs.

          • david vincent 23
            david vincent 23 répond à poltergheist atomique
            subliminaliberterre
            • Posté à 05h12 le 24/01/2009
            • Internaute 61172
              subliminaliberterre

            en plein ds le mille poltergheist , des barbouzes de l’économie liberale, rodés et même bien rodés des rouages de ce monde qui donne aux actionnaires les pleins pouvoirs ! ! !
            Alors on va continuait longtemps à dire oui-da à toutes ces conneries de reformes debiles et quotidiennes du naboléon.
            Personne n’en a marre de ses effets d’annonce journaliers (methode couet) relayés par le brave chien-chien lèche-cul de pernault ? ? ?
            Non ? ? ?
            Bon ben vous me direz quand vous serez reveillés...
            A la bande de zombies qui acceptent le stress de cette vie sociale comme étant quelque chose allant de soi, sachez tout de même que, quand ce sera votre tour d’avoir le nez dans la merde, ben y’aura plus personne pour vous entendre, parce que nous, ça fera belle lurette qu’on nous aura jeté à l’ombre ! ! !
            Aller salut, et REVEIL MARCEL

        3 autres commentaires
      • JIEM 92
        JIEM 92 répond à loux
        • Posté à 10h56 le 23/01/2009
        • Internaute 30614

        + 1

  • jag86
    jag86
    cadre
    • Posté à 11h19 le 23/01/2009
    • Internaute 66924
      cadre

    Je crois qu’ils devraient s’inspirer des positions de Christiane TAUPIRA et ainsi retrouver de VRAI valeurs qui ne « colleraient » pas à la politique de Sarko

    • pantxi
      pantxi répond à jag86
      abonnee au cdd
      • Posté à 12h14 le 23/01/2009
      • Internaute 57443
        abonnee au cdd

      j’ai toujours vote a gauche, sans trop de convictions,mais j’ai toujours voulu y croire.
      Mais aujourd’hui c’est trop pour moi...
      les politiques ne sont interresses que par leur parcours,
      les avantages , le fric qu’ ils peuvent gagner sur cette misere intellectuelle.
      les droits , les devoirs envers les citoyens ils ne connaissent pas.
      La crise, elle m’amuse.....
      tous ces millards qui sortent de partout et nulle part.
      Encore une grande escroquerie.....
      Et nous en donnant notre vote a tous ces gens là, nous les confortons dans leur fauteuil d’elus.
      ils gagnent de l’argent sur notre misère...sur la misère du Monde.
      Pour mon cas j’ai decide que mon vote sera nul .
      J’irai voter et je m’exprimerai sur mon bulletin.
      Donc il sera nul, pas valide.
      Mais c’est pas grave.
      ca fait longtemps que mon vote ne sert à rien.
      Si nous sommes nombreux à reagir , notre reaction pourrai etre
      porteuse ?
      reflechissons, arretons de croire tout ce qu’on nous raconte.
      Et reveillons nous citoyens...................

  • riverain désinscrit à sa demande 28.01
    • Posté à 11h31 le 23/01/2009
    • Internaute 48942
      abcdef

    Je crois qu’il ne reste plus que le vote par défaut.
    Mais vous avez-vu ça ! on aurait dit un congrès de représentants de commerce. La politique cela doit faire rêver. Ils n’ont toujours rien compris avec Obama. Il est vrai avec leur tronche de vieux c... cela fait fuir. Et ce décor, cette présentation, le style Aubry
    Un vrai cauchemar. Mon dieu ils sont assez à des années lumières de leur électorat, le PS ou quand le corps des élus n’est aps représentatifs du corps électoral. C’est un vrai problème.
    On ne veut plus d’eux, mais ils ont le pouvoir et ne veulent pas le lâcher, alors que reste-t-il ? la révolution ?

  • mioumiou
    • Posté à 16h16 le 23/01/2009
    • Internaute 34943

    Toujours les même vielles recette, heureusement que le PS n’est pas au pouvoir, sa proposition de réforme est une véritable balle au pied pour l’économie Française. Ils aurait tout bonnement mis KO l’état et réduit ses marges de manoeuvre pour les crises à venir. De même ils aurait mis en oeuvre ce qu’il faut pour handicaper les entreprises Française lors de la prochaine reprise.

    • Airinys
      Airinys répond à mioumiou
      • Posté à 21h52 le 23/01/2009
      • Internaute 52467

      C’est une affirmation, une opinion, ou une démonstration ?

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 22h16 le 23/01/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « ....Les socialistes cherchent la sortie de la “parenthèse”.... »

    ► pour essayer de se faire élire... à nos « crochets ».

  • Sylvain Reboul
    Sylvain Reboul
    Professeur honoraire de (...)
    • Posté à 10h38 le 24/01/2009
    • Expert 22220
      Professeur honoraire de (...)

    Soyons clair : la crise est une crise structurelle qui ne se résoudra pas par une simple relance, fut- ce à la faire apparaitre plus sociale par quelques emplâtres sur une jambe de bois , mais par une réforme de fond du système fiscal dans les directions suivantes :

    1) Rendre l’impôt direct plus progressif pour les plus hauts revenus et baisser la TVA de 3 points, afin de désinciter les prédateurs de l’économie qui sont responsables de la crise financière à spéculer aux dépens de l’économie dite réelle

    2) Revaloriser l’impôt sur les rentes au profit des revenus du travail.

    3) Rendre l’impôt et son usage transparent et supprimer le niches fiscales

    3) Réorienter l’initiative économique vers les secteurs de l’économie dite durable faisant du souci écologique un impératif économique déterminant et rentable (ex : développer les transports en commun, interdire les grosses cylindrées et autres 4x4 et réduire les camions au profit du fret ferroviaire, maisons passives, énergie alternatives etc..)

    Le simple abandon du paquet fiscal ne suffira pas à rétablir la confiance et la mobilisation pour une relance de la consommation dont on voit mal en quoi elle prend en compte l’’exigence écologique sinon comme un vœu pieux et les moyens indispensables pour revaloriser les services publics.

    La fiscalité est le nerf de toute politique de gauche ; Martine a encore un effort à faire pour ne pas faire de son plan un catalogue de recettes inapplicables en l’état, sauf à creuser les déficits sans authentique justice sociale.

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