Patrick Jarreau

La course à l'Elysée et autre actualité politique vue par l'ancien directeur de l'information du Monde.

Valeur travail vs. précarité, pas de consensus sur le RSA

Patrick Jarreau
Journaliste
Publié le 07/06/2009 à 09h08

Martin Hirsch place l’entrée en vigueur du revenu de solidarité active -sa généralisation en France métropolitaine, pour être précis- au rang des grandes réformes sociales qui jalonnent l’histoire de la République. Il la situe dans la lignée du revenu minimum d’insertion, en 1988, et de la couverture maladie universelle, onze ans plus tard, deux créations de gouvernements de gauche

ayant suscité un large consensus.

Ces références sont-elles méritées ? Le RMI et la CMU ont reconnu ou instauré des droits nouveaux. Avec le RMI, on reçoit de la collectivité un subside permettant de se nourrir, se vêtir et se loger quand on n’a pas d’autre moyen d’y pourvoir. La CMU ajoute à la liste des besoins élémentaires ainsi pris en compte celui de se soigner. L’installation d’un chômage massif et de longue durée, à partir des années 1980, a obligé à considérer qu’un être humain a des droits sur la société en dehors de tout travail, par le seul fait d’exister.

Le RSA ne rompt pas -heureusement- avec cette conception. Pour ceux qui ne travaillent pas, il remplace le RMI (et l’allocation de parent isolé). La nouveauté

est pour les travailleurs pauvres, employés à temps partiel ou familles vivant sur un seul salaire, qui recevront un revenu complémentaire. C’est une nouveauté relative puisque la prime pour l’emploi représente déjà, depuis 2001, une aide pour les salariés du bas de l’échelle. Mais cet impôt négatif profite surtout aux ménages smicards les mieux lotis.

Malin, naïf ou charlatan

Politiquement, il s’agit de savoir si l’ancien président d’Emmaüs France peut dire qu’il a réussi à faire passer dans les faits un vrai progrès social. Si l’on répond oui

, l’ouverture n’est pas seulement une vitrine, et Martin Hirsch est un malin. Si l’on répond non

, l’ouverture est une duperie, et Hirsch un naïf ou, pire, un charlatan.

Convenons que le RSA a au moins le mérite d’augmenter de 1,5 milliard d’euros les sommes (environ 8 milliards) consacrées actuellement à aider les personnes en grande difficulté. Mais le débat porte sur la part de nouveauté qu’il y a dans cette réforme, c’est-à-dire le fait de rendre financièrement intéressante, pour une personne ne disposant que d’allocations, la reprise d’un travail même à temps partiel, même peu rémunéré.

Les détracteurs

de ce dispositif estiment qu’il va encourager les patrons à sous-employer et/ou sous-payer leurs salariés les moins qualifiés au motif que ceux-ci recevront un complément de revenu par ailleurs.

Cette prédiction est-elle fondée ou non, la discussion est en cours, l’expérience permettra peut-être de répondre.

« Valeur travail » ou solidarité sociale ?

En attendant, on reconnaît le débat habituel sur les politiques qui incitent les bénéficiaires d’allocations à travailler. Un travail inintéressant et mal payé vaut-il mieux que pas de travail ? L’Etat doit-il pousser les chômeurs à trouver ou retrouver un emploi, quel qu’il soit, ou bien subvenir à leurs besoins aussi longtemps que les employeurs ne leur proposent que des tâches déplaisantes, pénibles et faiblement rémunérées ? « Valeur travail » ou solidarité sociale ?

La particularité du RSA est que c’est un hybride, une espèce d’OGM qui relève des deux logiques. Il maintient et même pérennise l’aide de la collectivité aux plus démunis, mais avec l’idée que s’ils gagnent plus, ils travailleront plus. A droite, il déplaît

à ceux qui n’aiment pas que les impôts payés par les productifs servent à assister ceux ne le sont pas assez. A gauche, on lui reproche de présupposer

que les Rmistes choisissent l’assistance de préférence au travail parce que celui-ci ne leur rapporterait pas davantage, voire réduirait leurs ressources.

Faut-il se féliciter d’un compromis qui enrichit quand même, au total, la panoplie du pacte social français ? Ou bien s’emporter contre une nouvelle avancée de cette horrible philosophie libérale dont le procès n’est plus à faire ? La gauche hésite. Au Parlement, à l’automne 2008, les socialistes et les Verts s’étaient abstenus, les communistes avaient voté contre. Aujourd’hui, tous adoptent une position négative, en concentrant leurs critiques sur la mise en œuvre de cette prestation.

Conclusion minimale et sans surprise : en 1988 (RMI) et en 1999 (CMU), on était en période de croissance. Le consensus était plus facile. En temps de crise, il ne faut pas y penser.

Aller plus loin
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  • expat
    • Posté à 09h54 le 07/06/2009
    • Internaute 25627

    Le probleme du RSA est qu’il n’accroit pas la solidarite sociale, au contraire :

    C’est une subvention aux employeurs.
    Contrairement au partage du travail (et des ressources) qui permettrait a tous de travailler (au lieu du certain travaillent a 200% et d’autre a 30%) pour un salaire decent (le partage des ressource impliquant un plus grand partage patronal) et de garder leur dignite, ceux qui touchent le RSA sont exploites par la societe et en plus meprises par ceux qui jouissent de conditions d’emploi normales.

    • pablico
      pablico répond à expat
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 12h56 le 07/06/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Effet d’aubaine pour les employeurs de smicard.. le salaire des employés n’est pas prêt de monter.

      et qui paye leur croissance, et leur bénéfice ? : -(

      pour ceux qui n’en ont pas conscience c’est nous.(détournement légal de bien publics)

      cela fait encore parti de l’hymne de la libre entreprise, au libéralisme à tout crin... la nation paye... paradoxal non ? autant nationaliser dessuite, avant une délocalisation certaine un jour ou l’autre..

      • Secco
        Secco répond à pablico
        Touriste
        • Posté à 22h53 le 07/06/2009
        • Internaute 51642
          Touriste

        Vous semblez tous oublier u peu vite que l’un des défauts majeurs de notre système d’aide, c’est l’effet de seuil : en dessous d’un certain niveau de revenus, vous avez droit à des aides cumulables entre elles, au dessus (à 1€ près), vous n’avez plus droit à rien (pour les bourses, en particulier, si vous voulez aider votre gamin, il vaut parfois mieux avoir un taf un peu moins bien payé, pour qu’il soit éligible aux bourses...).

        D’autre part, vous oubliez un facteur non négligeable : travailler, ça commence par coûter. Il faut payer le transport et la garde des enfants (s’ils sont en bas âge). Donc si le salaire rapporte juste autant que les indemnités, ou juste un peu moins (mais vous n’avez plus droit aux aides), au total vous perdez en pouvoir d’achat. Et quand on n’en a déjà pas beaucoup, ça fait mal. C’est à ça que sert le RSA : à permettre de retrouver une activité salariée (avec tous les effets bénéfiques associés : meilleure intégration dans la société, meilleure estime de soi, garder l’habitude des contraintes du travail salarié, etc.) sans pour autant se retrouver dans une situation plus délicate qu’avant, avec le temps en moins.

        Alors bien sûr, il peut y avoir des patrons qui en abusent, c’est comme tout. Mais les salaires mini sont quand même plutôt bien encadrés, en France, alors la probabilité est faible. Et le gain social semble bien plus élevé.

         
        • elmanol93
          elmanol93 répond à Secco
          • Posté à 23h50 le 08/06/2009
          • Internaute 31108

          « Alors bien sûr, il peut y avoir des patrons qui en abusent, c’est comme tout. Mais les salaires mini sont quand même plutôt bien encadrés, en France, alors la probabilité est faible. Et le gain social semble bien plus élevé. »

          L’abus va être généralisé. Quel patrons déjà installé ou quel créateur d’entreprise passerait à côté d’une aubaine pareille ?

          Les salaires sont en chute libre depuis dix ans dans la quasi totalité des secteurs. Combien de salariés touchent aujourd’hui un salaire équivalent à la retraite actuelle de leur père qui avait le même métier ?

          Les facilités de licenciement rendues possibles par le nouveau code du travail de juillet 2008, la réforme de la carte judiciaire qui a amputé les prud’hommes de dizaines de tribunaux et l’asphyxie volontaire de l’inspection du travail ont décuplé une recherche de rentabilité maximum des entreprises sans précédent.

          Le gain social sera catastrophique. Tous au rsa et endettés jusqu’au coup… tenu par la bourse et abonné à n’importe quel boulot pour survivre. Une vie d’esclave.

        1 autres commentaires
  • ZonZon la MouChe
    ZonZon la MouChe
    ni dieu ni maître !
    • Posté à 10h24 le 07/06/2009
    • Internaute 53182
      ni dieu ni maître !

    Article intéressant qui fait réfléchir sur un paradoxe.

    Ceci dit j’adore les reportages sur le RSA : Mme Michu fait de l’aide à domicile pour les personnes âgées (toilette, habillage, préparation de repas, ménage) en travaillant 20 heures pour 600 €. Grâce au RSA cumulé avec son salaire elle gagnera 800 €.
    - Le journaliste : ce salaire va vous permettre de bien vivre !
    - et Mme Michu de lui répondre : de vivre simplement mais juste un peu mieux
    Ca serait quand même mieux de payer un boulot correctement plutôt que de pondre des mesures à la con avec vaseline psychologique incorporée

    • noemie.parmentier
      noemie.parmentier répond à ZonZon la MouChe
      menteuse
      • Posté à 12h36 le 07/06/2009
      • Internaute 75725
        menteuse

      J’ai lu l’article papier dont parle ZonZon la Mouche. Mme Michu voudrait surtout gagner plus pour pouvoir payer à sa fille une paire de basket en tissu coloré (en sachant que l’espérance de vie réduite de cette marque à la « CO. » obligera Mme Michu à en racheter une dans la foulée) ou lui offrir tout le magasin de fringues.

      Si avoir plus d’argent signifie seulement acheter une paire de basket en tissu coloré parce que tous les vieux jeunes ou les jeunes vieux en portent ou lui offrir tout le magasin de fringues, on ne sortira jamais du cercle infernal.

      Il y a tout un mode de vie, de pensée, de consommation à « repenser ».

      Le RSA a été mis en place pour permettre aux travailleurs pauvres de dépasser le seuil de pauvreté.
      Or c’est quoi le seuil de pauvreté ? C’est avoir moins que les autres ? Ou ne pas avoir la même chose que les riches qui surconsomment ?
      Le seuil de pauvreté c’est ne pas avoir d’écran plasma, ne pas avoir d’iphone, ne pas avoir de playstation, ...
      C’est une question que je me pose.

      • libermind75
        libermind75 répond à noemie.parmentier
        chercheur
        • Posté à 15h19 le 07/06/2009
        • Expert 53393
          chercheur

        le seuil de pauvreté est à 800 euros par personnes et par mois. elle sera donc encore sous le seuil de pauvreté. par rapport à la question de Noémie, par rapport à l’écran plasma, etc, c’est pour quelle raison le prix des produits de première nécessité (se nourrir, se vêtir) augmente énormément, alors que le prix des écrans plasma et autre (pour « riches ») baisse...
        moi, c’est la question que je me pose, car il n’y a pas que des « pauvres et irresponsables »... les « pauvres et responsables » ne peuvent pas non plus s’en sortir...
        autre réflexion : les dernières années, le smic augmentait de très peu (1 ou 2%), ça signifie quoi ?
        et bien, que le pouvoir d’achat baissait (avant la crise) de 0,5% par an ! (et oui, le smic augmente de disons 2% pour faire large, mais si le cout de la vie augmente de 2,5 %, il y a 0,5% en moins pour les smicards....cqfd)

         
        • Enlendil
          Enlendil répond à libermind75
          Etudiant
          • Posté à 16h27 le 07/06/2009
          • Internaute 66802
            Etudiant

          Faut arrêter de dire des conneries aussi...

          2002 : +2.4% pour une inflation d’1.90
          2003 : +5.27 pour une inflation de 2.10
          2004 : +5.80 pour une inflation de 2.10
          2005 : +5.50 pour une inflation de 1.80
          2006 : +3.05 pour une inflation de 1.60
          2007 : +2.10 pour une inflation de 2
          2008 : +2.25 puis +0.9 soit +3.2 environ pour la même inflation exactement (le SMIC étant fixé sur l’inflation)

          On note donc que le SMIC a toujours été au minimum égal à l’inflation voire plus du double.
          Sur les 5 dernières années (depuis 2004) le SMIC a augmenté de 21.2% quand l’inflation augmentait 11.1%... On est bien sur le double quasiment...

          • la champenoise
            • Posté à 16h45 le 07/06/2009
            • Internaute 27942

            Exact, vous devriez arrêter d’écrire des conneries aussi ...
            Et aussi arrêter de croire tout ce que raconte l’INSEE et Mme Lagarde concernant les prix et l’inflation.
            Vous donnez l’impression de vivre sur une autre planète.
            Et avez-vous essayé de vivre correctement avec 1.000 €/mois ? Correctement veut dire avoir un logement décent, nourrir et habiller normalement sa famille, payer son transport pour aller au travail et aussi quelque loisir.

          • Vince75010
            Vince75010 répond à Enlendil
            Consultant
            • Posté à 21h24 le 07/06/2009
            • Internaute 71315
              Consultant

            Il y a comme qui dirait un petit souci dans vos calculs : on ne peut pas sommer ce genre d’augmentations exprimées en pourcentage.

            Sur la base des chiffres que vous communiquez le SMIC a augmenté d’environ 24,7% depuis 2001 pour une hausse du niveau général des prix de l’ordre de 14,3%

            Alors oui, il peut être tentant de dire que le pouvoir d’achat d’une personne au SMIC a augmenté. Sauf que l’inflation est un indice statistique incorporant non seulement des dépenses de consommation courantes, mais d’autres plus occasionnelles et ne correspondant pas à celles de personnes à bas revenus.

            Vouloir ainsi comparer les augmentations du smic à celle d’un indicateur dont la définition est beaucoup trop large pour représenter les dépenses véritables des smicards est donc peu pertinent.

            L’Insee est d’ailleurs très au fait de ce sujet (polémique) puisque que l’institut met à la disposition de tout un chacun un outil permettant de suivre l’évolution de ses dépenses en fonction de sa consommation.

            Essayez le, et vous verrez que le cadre sup qui s’achète des plasma, iphone et compagnie a effectivement vu son niveau de vie augmenté.

            Par contre le petit employé qui fait le plein de sa voiture, achète légumes et autres biens essentiel, lui, il a perdu.

        3 autres commentaires
  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 10h34 le 07/06/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    le RSA est juste une aubaine pour les employeurs : avoir des salariés, obligés de la fermer, et être exonérés de cotisations sociales (employeurs, pas salariés, faut pas pousser !). Rien que la pub est à vomir. J’en entends une à la radio (je ne sais pas si elle existe en vidéo) où un cariste se félicite de son RSA en gagnant le SMIC. Mais, avoir une licence de cariste permet, normalement, d’être payé au-dessus du SMIC, cette licence étant considérée comme une qualification. Eh bien non, c’est fini, les caristes, contentez-vous du SMIC et taisez-vous !

    RSA = arnaque légale

    • Sixpatte-
      Sixpatte- répond à caro
      Sur Mars
      • Posté à 11h38 le 07/06/2009
      • Internaute 77583
        Sur Mars

      De plus, cet exemple du cariste est bien trouvé :
      L’automatisation des tâches dans les plateformes de stockage les supprime... ( 1 salarié /10000 M2 pour la maintenance )

    • la champenoise
      la champenoise répond à caro
      • Posté à 16h47 le 07/06/2009
      • Internaute 27942

      Eh oui, maintenant les caristes ne gagnent plus que le SMIC.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 11h12 le 07/06/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « .....L’installation d’un chômage massif et de longue durée, à partir des années 1980..... »

    ► Quel aveux !
    Rappelons qu’en 1981 le chômage devait être jugulé par une embauche massive de fonctionnaires, par la nationalisation de grands groupes industriels français et par la relance du Charbon et de la siderurgie française. (sic)

    ..Et c’est bien le contraire qui s’est produit..
    chômage explosif ..et dette de la France multipliée par 10..

    ..La situation aujourd’hui traîne encore les séquelles de ces errements.

    • Sixpatte-
      Sixpatte- répond à Pierrrrre
      Sur Mars
      • Posté à 11h25 le 07/06/2009
      • Internaute 77583
        Sur Mars

       »…..L’installation d’un chômage massif et de longue durée, à partir des années 1980….. »
      Comme d’hab, tu oublies de dire pourquoi et comment.

      ..La situation aujourd’hui traîne encore les séquelles de ces errements.
      Ah bon, c’est la Gauche socialo-communiste qui a lancé la mondialisation et l’ultra libéralisme alors...

      • Jonas2
        Jonas2 répond à Sixpatte-
        Les mouches ne me trouveront (...)
        • Posté à 11h43 le 07/06/2009
        • Internaute 19359
          Les mouches ne me trouveront (...)

        Soyons gentils. Disons que la « gauche » socialiste au pouvoir à l’époque n’a rien fait pour entraver ses effets. Elle a pris sa part dans le concert des voix qui nous présentaient la mondialisation comme une catastrophe naturelle dont il fallait s’accommoder tant bien que mal. Et comme ça ne suffisait pas elle a même bien enfoncé le clou avec cette Europe dont la vraie gauche ne veut pas.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Sixpatte-
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 11h39 le 07/06/2009
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

         »…..L’installation d’un chômage massif et de longue durée, à partir des années 1980….. »
        Comme d’hab, tu oublies de dire pourquoi et comment..... »

        ► Par des nationalisations imbéciles qui ont destabillisées notre économie,
        par l’embauche massive de fonctionnaires,
        la retraite à 60 ans qui ont fait exploser les déficits,

        par une relance de la consommation qui a fait exploser les importations et agravés notre dette

        Tout cela s’est traduit par 3 années d’errance, par 3 dévaluations du Franc, et par un virement à 180 degrés du pays, en
        privatisant tout ce qui avait été nationnalisé.

        Un pays dont les structures ont souffert durablement d’une gestion aussi cahotique.

         
        • Sixpatte-
          Sixpatte- répond à Pierrrrre
          Sur Mars
          • Posté à 12h04 le 07/06/2009
          • Internaute 77583
            Sur Mars

          Tu devrais postuler chez Lagarde, un économiste de ton niveau serait bien utile à la nation...

        • Gilles31
          Gilles31 répond à Pierrrrre
          Gaucho
          • Posté à 15h16 le 07/06/2009
          • Internaute 57081
            Gaucho

          @ Pierrr

          Tu oublies, un, qu’il y a eu pas moins de 13 années de gouvernement de droite pendant cette période et qui promettaient d’en finir avec le chômage

          Et deux, qu’il s’agit d’un phénomène ayant touché presque tous les pays de l’OCDE. Les USA trônaient à 8-9% de chomdu dans les années 82 je crois

          Par contre, il est vrai, que chaque pays a eu des hauts et des bas de chômage et que les pays les plus libéraux l’on baissé autours de 4-5%. Mais alors on pourrait remarquer que le temps partiel est bien plus développé, les temps de travail moyen moindre (temps plein et temps partiel confondu) et la précarité plus généralisée.

          Au Danemark le chomdu est faible, mais par contre là tu casques grave en cotisation sociale pour indemniser ceux qui y sont....t’aimerais pas ça mon gars !

          Y a t-il un système idéal ou meilleur ?

          Bref la réalité est bien plus complexe qu’un cerveau limité a du mal à appréhender

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à Gilles31
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 17h13 le 07/06/2009
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « ....Tu oublies, un, qu’il y a eu pas moins de 13 années de gouvernement de droite pendant cette période et qui promettaient d’en finir avec le chômage.... »

            ==> Des réformes courageuses ont été entreprises, mais à chaque fois, ils se faisaient rétamer aux élections qui suivaient..
            ...à électorat infantile, politique à la guimauve..

            ––––––-

            « Y a t-il un système idéal ou meilleur ? “

            => Remarquons que dans tous vos exemples cités, tous sont à économie libérale, et aucun à économie socialiste.
            Les mots ont leur importance, et je remarque que NPA, Front DE GAUCHE et les Verts se réfèrent tous à une économie socialiste, troskiste, celle qui a été déconfite par la chute du mur de Berlin.
            Pour le PS, eux meme ne savent pas ce qu’ils veulent.

            –––––––––-

            ‘Bref la réalité est bien plus complexe qu’un cerveau limité a du mal à appréhender’

            ==> petite réflexion conne et méchante quand on n’a plus rien à dire

            • Marx_attracts
              Marx_attracts répond à Pierrrrre
              Intermittent de la recherche
              • Posté à 11h44 le 08/06/2009
              • Internaute 67086
                Intermittent de la recherche

              L’économie trostkiste déconfite par la chute du mur de Berlin ? Fragile, historiquement parlant ...

        4 autres commentaires
  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 11h11 le 07/06/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Je trouve excellente la façon dont vous traitez de ce sujet.

    ° N’ayant moi même jamais bénéficié d’aides (ni RMI, ni Allocations Chômage) car ayant jadis été mon propre patron - j’ai bien du mal à distinguer le bien du mal intentionné dans ce débat.

    - Je sais seulement une chose, c’est qu’à partir où un procédé de financement quelqu’il soit, fait le bonheur des employeurs et des grosses entreprises, il ne peut être que défavorable aux pauvres.

    * En gros, dès que Martin Hirsh ou Christine Lagardent sourient...
    c’est que pour les plus faible, l’affaire est forcément mal embouchée !

    ¤ Reste à comprendre la complicité des syndicats (lesquels au fait ?)

  • Sixpatte-
    Sixpatte-
    Sur Mars
    • Posté à 11h12 le 07/06/2009
    • Internaute 77583
      Sur Mars

    Avancée sociale ou pas, le RSA oublie au passage (ou le pérennise) comment ses bénéficiaires en sont arrivés là :
    - Dans la majorité des cas, les usagers sortent de l’école avec Bac -3 donc en échec scolaire patent.
    - Pas ou peu de formation professionnelle ( à cause du précédent ?)
    - Pas ou peu de débouchés sur un travail valorisant (.....) voire sur un travail à temps complet tout court.

    On peut donc dire qu’il relève de l’emplâtre sur une jambe de bois, puisqu’en amont, rien n’est fait ( ou si peu ) pour que ses bénéficiaires n’aient pas à le demander. Causes ou conséquences, le RSA ne remplacera jamais le savoir...et surtout légitimise les temps partiels et les petits boulots. Alors, c’est vrai, crise mondiale oblige, c’est toujours mieux que rien, sauf qu’il déplace le problème au lieu de s’y attaquer.

    Comme tout médicament, le RSA a ses effets indésirables :
    - Transfert d’une part du surcoût aux Collectivités territoriales qui ont déjà bien du mal à faire face...
    - Transfert du suivi des bénéficiaires à Pôle Emploi...( Les assos de terrain sont priées de se taire, les Conseils généraux pourraient faire encore plus ) et là, bonne nouvelle, Pôle Emploi doit embaucher ( les Chargés de suivi virés des assos ?)

    Alors, beaucoup de bruit pour rien ?

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 11h16 le 07/06/2009
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    avec le RSA ceux qui vivaient en d’ssous de la pauvreté,vivront a la limite de la pauvreté

  • N.Ivanov
    N.Ivanov
    flamme de chambre
    • Posté à 11h25 le 07/06/2009
    • Internaute 31200
      flamme de chambre

    N’y a t’-il pas, de plus, un conditionnement du RSA à la recherche d’emploi ? En gros les ex-Rmistes peuvent dorénavant être radiés, si ils ne justifient pas d’une recherche d’emploi.

    Si c’est bien le cas, il s’agit d’une régression sociale puisque l’on pourrait, dès lors, radier des gens et les laisser sans ressource.
    Loin de l’esprit de la CMUniverselle.

    • N.Ivanov
      N.Ivanov répond à N.Ivanov
      flamme de chambre
      • Posté à 11h27 le 07/06/2009
      • Internaute 31200
        flamme de chambre

      Je confirme : « La loi du 1er décembre 2008 précise par ailleurs le fonctionnement et les modalités de financement du dispositif.

      Elle prévoit notamment que la mise en place du RSA s’accompagne d’un renforcement des devoirs pour les bénéficiaires qui verront leur RSA suspendu après le refus de 2 offres raisonnables d’emploi, sauf en cas d’obstacles personnels particuliers à la recherche d’emploi. »

      Lien

    • N.Ivanov
      N.Ivanov répond à Numerosix
      flamme de chambre
      • Posté à 11h30 le 07/06/2009
      • Internaute 31200
        flamme de chambre

      Parfaitement, les vrais méchants de la vraie vie ne se renient jamais, comme Patrick McGoohan, sur son lit de mort, dans le rôle d’Edouard Leclerc, euh, Le sec.

  • Disciple ressucité
    • Posté à 11h42 le 07/06/2009
    • Internaute 71674

    J’ai parfois le sentiment que ces aides, allocations et autres ne servent qu’à rendre l’impôt aux plus riches. Par la consommation, par les loyers, l’argent retourne dans les poches des nantis ; la sacro-sainte concurrence est faussée puisque les prix ne partent pas de zéro mais du montant des soutiens accordés.

  • pissefroid
    pissefroid
    râleur velléitaire
    • Posté à 11h38 le 07/06/2009
    • Internaute 26278
      râleur velléitaire

    Le RSA est un moyen de faire accepter des salaires de misère.

  • Banana ex de juanitoto
    Banana ex de juanitoto
    Je déteste rue89, tous les (...)
    • Posté à 11h39 le 07/06/2009
    • Internaute 67910
      Je déteste rue89, tous les (...)

    Info ou intox ?
    Il se dit que la vignette- auto reverrait le jour en janvier 2010 ...
    encore un cadeau de lagarde !

    • Denis Grognard
      Denis Grognard répond à Banana ex de juanitoto
      Prolétaire du flux
      • Posté à 11h47 le 07/06/2009
      • Internaute 56547
        Prolétaire du flux

      Belle trappe à bas salaires que le RSA !

      Combien d’employeurs vont proposer des emplois qualifiés au SMIC sachant que leur employé touchera le RSA ? Un joli complément de salaires net de charges sociales financé par l’épargne des classes moyennes.
      Et d’ici peu, on nous refera le coup du « trou de la sécu qui a à nouveau augmenté » et on nous imposera à nouveau des déremboursements et des réaménagements dans l’hôpital public pour réduire les coûts.
      De la belle solidarité version Martin Hirsch.

    • le_bienheureux
      • Posté à 12h26 le 07/06/2009
      • Internaute 63135

      C’est une intox (voir sur le site hoaxbuster).

    • supprimé à la demande du riverain 21 juillet
      • Posté à 16h38 le 07/06/2009
      • Internaute 77978
        ...

      Bizarre : cette info figure dans un journal syndical ET est relevée comme hoax sur le site hoaxbuster... ?

  • loloetalex
    loloetalex
    De plus en plus en colère
    • Posté à 11h48 le 07/06/2009
    • Internaute 79845
      De plus en plus en colère

    Il me semble que le montant du RSA diminue dans le temps et que le montant rajouté au salaire devient nul au bout de deux ans. Quelqu’un peut confirmer ou infirmer ?

  • le_bienheureux
    • Posté à 12h27 le 07/06/2009
    • Internaute 63135

    La « valeur travail » ?
    L’amour, l’amitié, la fidélité, la générosité,la gentillesse sont des valeurs.
    Le travail peut avoir de la valeur (s’il ne nuit à personne), mais il n’est pas une valeur !

    • CedricJ
      CedricJ répond à le_bienheureux
      s'interroge
      • Posté à 13h49 le 08/06/2009
      • Internaute 79303
        s'interroge

      Pas d’accord.

      Le travail est une valeur, car derrière ce mot se cache les mots « effort, courage, implication ».

      Et ceci n’a rien de libéral. C’est juste que la vie n’est pas que amour, amitié et gentillesse. La valeur travail c’est aussi dire que tout n’arrive pas par magie, et que pour subsister, voire prendre du plaisir à vivre, alors il faut parfois se dépasser.

      • le_bienheureux
        le_bienheureux répond à CedricJ
        • Posté à 17h58 le 08/06/2009
        • Internaute 63135

        C’est bien ce que je dis. Il peut avoir de la valeur (courage, implication pour reprendre tes exemples) mais n’est pas une valeur en soi. Travailler pour travailler peut conduire à oublier sa famille, détruire l’environnement, nuire à la santé. Bref, ce n’est pas le travail en lui même, mais sa destination qui a de la valeur !

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à le_bienheureux
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 18h17 le 08/06/2009
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ Le bienheureux :

      Le travail est le créateur de valeur. C’est l’effort par lequel vous transformez ce qui est en ce que vous voulez qui soit. Sans travail nous n’interagissez pas et vous n’ëtes plus qu’un objet plutôt qu’un sujet. ( Pour le theme en debat, j’en parle plus bas )

      Pierre JC Allard

  • Demmanuel
    Demmanuel
    Assis.
    • Posté à 12h39 le 07/06/2009
    • Internaute 77780
      Assis.

    Dialogue rapporté globalement, raconté par un ami au sortir d’un rendez-vous d’information RSA, pour savoir s’il rentrait dans les cases :

    « - Bonjour, je voudrais savoir si je pourrai toucher le RSA.
    - Quelle est votre situation ?
    - Je travaille à mi-temps, touche mes APL et mon compte est à +18 euros en début de mois.
    - Vous ne touchez pas de pension de vos parents ?
    - Non.
    - Pourquoi ?
    - Parce mes parents ont déjà payé les vingt premières années de mes deux grands frères et que je ne veux pas les prendre à la gorge.
    - Pourquoi demandez-vous de l’argent à l’état, dans ce cas ?
    - .... ! !
    - Vous savez qu’il existe des procédures permettant d’obliger vos parents à vous verser de l’argent s’ils y sont récalcitrants ? ? »

    Je n’en dis pas plus.

    • l311
      l311 répond à Demmanuel
      assistante sociale
      • Posté à 13h08 le 07/06/2009
      • Internaute 81943
        assistante sociale

      Oui absolument, il va falloir faire jouer l’obligation alimentaire avant de solliciter le RSA. Légèrement infantilisant (sans parler des tribunaux déjà engorgés, des gens qui renonceront pour éviter un conflit familial et c’est compréhensible...)
      ll faudra également s’inscrire au pôle emploi, et le versement sera conditionné à cela aussi. Donc une personne qui se verra contrainte (exemple : une dame avec 3 enfants, sans mode de garde, sans moyen de transport, se voyant proposer un emploi à 50kms de chez elle, avec horaires décalés) de refuser 2-3 emplois sera radiée, et ainsi ne touchera plus le RSA.
      Sans parler des droits connexes en moins...

      Bref, c’est mal parti pour que ça aille mieux...

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à l311
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 16h46 le 07/06/2009
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        @ 311 :

        En corrigeant les problèmes un a un, on a la situation loufoque où le drap sort du lit en haut quand on l’ajuste en bas.... et vice versa ad infinitum. Tout est à changer et la crise actuelle imposera ce changement.

        Quand elles auront changé, quelle sera la situation de cette travailleuse que vous donnez en exemple ?

        1) la dame, si la situation familiale est normale, a la gestion du revenu de base auquel a droit chacun de ses trois enfants comme citoyen.

        2).Le service de garde est gratuit et accessible ;

        3) Le transport domicile-travail est gratuit ;

        4) le revenu auquel elle a droit est celui correspondant à sa qualification certifiée et il lui est dû pour sa disponibilité ;

        5) En considération de ce revenu, si elle ne trouve pas un emploi elle-même. elle à l’obligation d’accepterceluii conforme à ses capacités physiques et intellectuelles auquel l’Etat l’assigne Si elle le refuse sans raison valable, elle n’a pas droit à ce revenu

        6) Ce revenu n’étant pas une aide sociale, mais lui étant payé pour un travail, elle a parfaitement le droit, quand elle s’est acquittée des tâches qui y correspondent, d’accepter un autre travail comme autonome et d’en tirer en parallèle le revenu qu’elle pourra sans que ne lui soit retiré le revenu découlant de son emploi.

        7 Si elle juge plus avantageux de se consacrer entièrement a son travail autonome, elle peut renoncer a son emploi garanti et au revenu correspondant, mais pourra y revenir a sa discrétion.

        Dans un système de revenu-travail garanti, le droit au maintien dans un poste particulier disparait, dans le respect des droits acquis, bien sûr. Il n’y a aucune contrainte aux licenciements si ce n’est l’obligation d’en donner un avis raisonnable

        Pour les détails : Lien ... et tout le reste du site Nouvelle Société.

        Pierre JC Allard

    • Au sud de nul part-
      Au sud de nul part- répond à Demmanuel
      Situation
      • Posté à 15h55 le 07/06/2009
      • Internaute 57434
        Situation

      Bonjour. C’est en effet courant. Pourtant, légalement, comme le RMI, auparavant, les revenus des parents ne sont pas pris en compte pour l’obtention du RSA. Sauf si ces derniers déclarent ce qu’ils donnent à leur enfant. Or, très souvent, ce n’est pas le cas.

      En revanche, même si vous n’êtes pas marié, ni pacsé, et que vous faites en couple des déclarations de revenus séparés, les revenus de votres concubin(e), même s’ils sont fort bas, seront pris en compte pour l’obtention de votre propre RSA.
      Exemple : un couple de jeune de 26 et 28 ans. L’un est à temps partiel à 650 euros et l’autre trouve un temps partiel à 550 euros. Ni l’un, ni l’autre n’auront droit au RSA. Trop riches, trop bien payés. D’un côté l’Etat affirme lui-même, selon ses propres critères, que le seuil de pauvreté pour une personne au regard du cout actuel de la vie, ocille au alentour de 800 euros (880, je crois) ; mais, si deux personnes vivent avec 1200 euros, il n’auront pas droit au RSA.

      Il existe de multiples cas de ce type. Le RSA semble fonctionné d’après la même logique.
      Par exemple, vous rencontrez une personne et, même pauvre (économiquement) vous tombez amoureux(se). Problème : votre nouvel amoureux(se) est smicard(e) (quel mot !) ; or vous êtes pour un temps Rmiste : si vous décidez de vivre en couple, vous n’aviez plus le droit ni au RMI, ni au statut de Rmiste, car les revenus de votre ami(e) devennait pour l’Etat implicitement les vôtres. Si vous avez l’idée folle de vous former (à l’université ou en tant que stagiaire de la formation continue), ce n’était pas mieux : la reprise d’études n’était pas conciliable, sauf dérogation sur projet (à la discretion donc d’un réferent...), avec l’obtention ou le maintien du RMI. La pauvreté impliquait donc que le pauvre n’avait pas, comme n’importe qui, le plein droit d’accéder à l’université. A ce sujet là, je dispose d’exemples effarants.

      Factotum

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