Patrick Jarreau

La course à l'Elysée et autre actualité politique vue par l'ancien directeur de l'information du Monde.

Obama à la peine sur la réforme de l'assurance maladie

Patrick Jarreau
Journaliste
Publié le 31/07/2009 à 16h00

La capacité de Barack Obama à entraîner les Américains sur les voies nouvelles qu’il leur a promises dépend de la bataille qui se livre, au Congrès et dans l’opinion publique, sur l’assurance maladie. S’il échoue, son leadership sera gravement affaibli.

S’il réussit, Barack Obama conservera intacte une autorité avec laquelle il pourra s’attaquer à d’autres problèmes, comme l’Iran, le Proche-Orient, le réchauffement climatique ou la réforme de l’enseignement.

En menant une campagne presque aussi sauvage qu’il y a seize ans contre Bill Clinton, les républicains ont fait fondre le soutien à l’« Obamacare » (l’assurance Obama). Selon les sondages, le président reste majoritaire, mais la proportion de ceux qui croient à sa réforme diminue.

Malgré des efforts quasi quotidiens -conférences de presse, séances de questions-réponses avec des publics variés, entretiens dans les médias-, Barack Obama, dont c’est habituellement le point fort, ne parvient pas à trouver un langage clair et convaincant, qui suscite l’adhésion massive de l’opinion et oblige ainsi les parlementaires démocrates hésitants à se rallier.

Le sujet est d’une importance capitale pour la société américaine et pour son avenir. Il s’agit de créer une assurance-maladie accessible aux 46 millions d’Américains qui en sont dépourvus. En clair, la question est de savoir si le gouvernement et le Congrès vont mettre en place une couverture santé publique, analogue à celles qui existent au Canada et en Europe. Ce serait un tournant dans l’histoire des Etats-Unis.

La capitulation de Bill Clinton

En 1993, Bill Clinton, qui avait confié le pilotage de la réforme à son épouse Hillary, avait fini par capituler face à la campagne d’enfer menée par les républicains au nom de la liberté et du refus de l’étatisme.

Il avait dû renoncer à toute ambition réformatrice -sauf compromis avec les républicains, comme sur l’aide sociale- et se contenter d’être un bon gestionnaire en période de croissance, ce qui lui avait d’ailleurs permis d’être réélu confortablement en 1996.

Actuellement, les Américains sont assurés par des contrats privés, payés en partie par leurs employeurs et en partie par eux-mêmes. Les tarifs de ces contrats ne cessant d’augmenter, beaucoup d’entreprises et d’assurés y renoncent.

Près de 50 millions de personnes ne sont pas couvertes en cas de maladie ou d’accident. Les plus pauvres peuvent demander à bénéficier d’un dispositif public, Medicaid. Les retraités de plus de 65 ans ont droit au Medicare, qui prend en charge les frais d’hospitalisation et, moyennant une prime modique, les actes et les médicaments.

Le montant des dépenses de santé augmente pour des raisons générales en Occident -allongement de la vie, nouveaux traitements- et pour d’autres propres aux Etats-Unis : frais de gestion et rémunération des assureurs, protectionnisme en faveur de l’industrie pharmaceutique, qui fixe ses prix à l’abri de toute concurrence.

Les contrats d’assurance les plus courants imposent des tarifs et des normes aux médecins -et des médecins aux assurés-, mais il n’existe rien de comparable à notre conventionnement. La santé coûte de plus en plus cher, aux Etats-Unis, pour des performances moyennes médiocres, voire honteuses dans le cas de la mortalité infantile.

France/Etats-Unis : un débat en miroir

Une chose fascinante, dans ce débat, c’est de voir comment certains arguments des adversaires de la loi Bachelot, qui vient d’être promulguée, sont ceux des opposants au plan Obama aux Etats-Unis.

Ceux-ci refusent, par exemple, qu’une assurance publique puisse fixer des tarifs aux hôpitaux et aux professions médicales, de la même manière que les anti-Bachelot, en France, contestent les normes de pratique et de tarification dans les hôpitaux publics. Plus généralement, c’est l’idée même d’une rationalisation et d’une réglementation de la santé que critiquent, là-bas, les défenseurs du marché et, ici, ceux de la solidarité.

Si Obama parvient à établir une assurance maladie collective, on pourra dire que la page du libéralisme à tous crins, ouverte aux Etats-Unis à la fin des années 1970, aura été tournée. S’il finit par reculer, comme Clinton autrefois, ce sera un sérieux revers pour tous ceux, dans le monde entier, qui voudraient qu’avec la crise revienne le temps du progrès social.

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  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 16h24 le 31/07/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Ce quasi-constat d’impuissance du Président Obama à faire vraiment changer les mentalités outre-Atlantique est préoccupant :

    - Espéront que Obama réussira tout de même à faire passer en force une loi globale sur la santé, qui aura pour objet de traiter l’ensemble de la population de son pays avec une grande égalité devant les soins, et une dignité égale pour tous.
    * Ce fut d’ailleurs un des projets phare de son programme électoral.

    ° Un peuple composé d’une trop grande part de gens qui considèrent (pour ne pas grignotter leurs acquis) que la santé des plus modeste d’entre eux est un luxe qu’ils ne peuvent pas « se permettre », est un peuple pétri d’un égoïsme malsain.

    ° L’économie doit-être au service des hommes, et non l’inverse !

    - Nous sommes en train (hélas) de prendre ce même chemin des indivudualismes forcenés et des égoïsmes honteux dans cette même terre de France, où le pouvoir s’acharne aussi à détruire le système de santé par répartition qui faisait de nous un pays, sur ce plan là au moins, cité en exemple aux quatre coins du globe.
    * La santé et le grand confort pour les plus riches d’entre nous...
    * Le tombeau en ligne directe, et la douleur, pour les autres.

    • Lictor
      Lictor répond à Yvon le Zébulon
      informaticien
      • Posté à 18h12 le 31/07/2009
      • Internaute 68450
        informaticien

      Le problème, c’est que changer les mentalités n’est ni simple ni rapide... Surtout quand ces mentalités sont construites par le miroir déformant des médias (Fox News, CNN), des campagnes gouvernementales passées et des lobbies...

      Par exemple, le refus d’un système de santé « socialiste » par beaucoup d’américain n’est pas un égoïsme, mais une peur. Pour beaucoup d’américain, un système de santé sous contrôle de l’Etat semble totalitaire. Les campagnes ont bien marché, pour beaucoup de gens là bas, un système public, c’est un système où l’Etat décide quels médecins on peut voir, quels médicaments on a le droit de prendre, qui vit et meurt... Un peu ce qu’on nous prépare en France d’ailleurs, entre la réforme du médecin traitant, le démantellement des ALD, les déremboursements de médicaments pour « service insuffisant »...

      Un autre problème, c’est que la transition n’est pas facile, parce que le système de santé est par nature très globale !
      En France, c’est tout un écosystème, avec les filets sociaux (assurance maladie, vieillesse, chômage), un secteur public et privé sous contrat, un contrôle des dépenses, un système judiciaire qui plafonne les dommages pour erreur médicale...

      Mettre en place ce genre de système à partir de rien est une lourde tâche, qui prendra des années. Et qui peut foirer terriblement. Par exemple, un système public sans contrôle des dépenses (prix des médicaments, achat des hôpitaux) s’effondrerait complètement. De même, un système qui ne résoudrait pas à la source le problème des procès médicaux (beaucoup de médecins US ont déjà eu un procès avant même la fin de leurs études) et donc les prix délirants des assurances (dans certains états, il vaut mieux être femme au foyer que gynéco), aura beaucoup de mal à trouver un équilibre...

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Lictor
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 19h16 le 31/07/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        J’aime beaucoup votre post que je trouve complémentaire du mien sur les précisions qu’il apporte par rapport à l’interprétation du citoyen américain qui ne semble pas être le même qu’en France.
        - Vous avez raison de préciser qu’aux USA, on craint plutôt la gestion administrative globale de la santé de tous. Je ne pense pas pour autant que ça soit là le véritable objectif d’Obama.

        ° Vous avez encore raison : changer les mentalités n’est pas aisé !

         
        • Lictor
          Lictor répond à Yvon le Zébulon
          informaticien
          • Posté à 20h45 le 31/07/2009
          • Internaute 68450
            informaticien

          Il y a aussi une autre réalité : les américains sont peu politisés. La politique, c’est une activité très française - d’ailleurs, il suffit d’aller en pays Cajun pour à nouveau entendre parler politique.

          C’est frappent quand on discute avec des américains. Pas mal on des idées assez progressistes, sur le système de santé, sur le système éducatif... Mais très peu vont voter, l’absention est encore pire aux USA qu’en France. Pire, discuter politique se fait rarement. Au final, il y a un certains fatalisme, peut-être encouragé par le bi-partisme, avec l’idée que la politique est incapable de changer la vie concrète des gens...

          Peut-être qu’Obama a su un peu mieux mobiliser cette population. Mais il est dans une position très délicate : fasse à une population qui soit à peur, soit n’a pas de conviction politique, soit s’en fout...

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Lictor
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 21h12 le 31/07/2009
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Les Américains n’élisent leur Président qu’une fois tous les quatre ans, pour un mandat renouvelable seulement une seule fois.

            ° En dehors des périodes de campagnes qui pour nous ressemblent fort à des démonstrations carnavalesques, ils ne s’occupent plus en effet des actions de leurs élus ni des élections futures considérées comme trop lointaines à leurs yeux.

            Alors de deux chose l’une :
            - Ou bien ils s’en fichent, sachant que de toutes façons, durant quatre ans, on ne leur demande pas leur avis.
            - Ou bien ils n’attendent qu’un gag de type « Monica » pour repartir au carnaval. Bref, ils ne suivent pas à la piste leurs élus.

            Nous par contre, sommes convaincus qu’entre les consultations, notre avis continue d’être important, et nous sommes prompts à le faire connaitre par des mutiplications de manifestations ou de coups de gueules populaires, espérant en vain fléchir la politique de celui que nous avons élu de la façon la plus démocratique qui soit.

            ¤ On dirait que chez nous, une fois élu, le chef de l’Etat se transforme en cible mobile pour tous les mécontentements catégoriels.

            On pourrait conclure en disant que :
            - Le fançais est décidément un « râleur congénital »...toujours stressé...
            - L’américain est finalement un bon vivant, comparé à nous...

            • pierrejcallard
              pierrejcallard répond à Yvon le Zébulon
              http://www.nouvellesociete.org
              • Posté à 22h49 le 31/07/2009
              • Internaute 3366
                http://www.nouvellesociete.org

              @Lictor et Y le Z :

              Ne serait-ce pas qu’on mésestime le poids de la corruption dans la politique américaine ? Voyez ce que j’écrivais après l’élection d’Obama

              Lien

              Pirre JC Allard

              • Yvon le Zébulon
                Yvon le Zébulon répond à pierrejcallard
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                • Posté à 23h14 le 31/07/2009
                • Internaute 65781
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                Le problème, c’est qu’on dirait bien que certains ne peuvent pas imaginer un monde sans corruption.

                ° Aucun pays n’est visé, aucun parti politique non plus.
                Seule la notion de profit à outrance qui sert de moteur à certains nous garantissent que la corruption ne disparaitra de nulle part.

                * Dommage : Un monde simplement humain aurait été meilleur !

                • Terence
                  • Posté à 02h07 le 01/08/2009
                  • Internaute 15208

                  Oui quand on regarde,

                  en France, c’est l’institution judiciaire qui est à la peine avec ce qui est arrivé à Daniel Massé

                  Lien

          • vignol
            vignol répond à Lictor
            retraité
            • Posté à 18h05 le 01/08/2009
            • Internaute 85027
              retraité

            les français font de la politique plus que les americains ....mais est ce que cela change beaucoup les choses ?

            vous êtes vous demandé pourquoi à chaque fois que en fFrance nous changeons de camps droite ou gauche depuis trente ans , comme par hasard une partie importante de ce qui a ete vote au septennant precedent est conservé par le pouvoir suivant comme si le fait de voter n’ etait qu’ un simple rituel de securisation et que des accors de continuation etaient passés entre adversaires dans les couloirs

            il serait interessant et sardonique par exemple de tenter l’ experience de demander au PS (en imaginant qu’ il pourrait prendre le pouvoir au prochain septennat ) qu’ il confirme des maintenant publiquement devant les medias qu’ il detruirait completement en cas de reprise de pouvoir les reformes majeures actuellement votées - peut t’ être verrions nous par avance son son embarras - sommes nous donc differents des americains ?

        6 autres commentaires
      • Orwelle
        Orwelle répond à Lictor
        sarko-verdose.bbactif.com
        • Posté à 05h14 le 01/08/2009
        • Internaute 62370
          sarko-verdose.bbactif.com

        Cette représentation du socialisme illustre bien la propagande conservatrice ou « multinationale », contre laquelle Obama doit se battre.

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Orwelle
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 10h47 le 01/08/2009
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Lorsque la loi sur l’école gratuite et obligatoire pour tous est entrée en vigueur en France, les nantis et les privilégiés rupins de l’époque se sont torché un slogan « dénigratoire » qui disait :

          « ECOLE GRATOIRE ET OBLIGRATUITE POUR TOUS »

          - Apprendre à lire et à écrire (et surtout à compter) aux cons...
          ...quelle impudence, devaient surement penser ces imbéciles !

          ° Le cynisme des gens de la « haute société » n’a pas de limites.
          * Cette haute société qui considérait depuis des siècles que l’oisiveté était synonyme de franche noblesse de privilèges.

          Noblesse de fric peut-être....noblesse d’âme, surement pas.

        1 autres commentaires
      • DBL8
        DBL8 répond à Lictor
        Retraité
        • Posté à 09h08 le 01/08/2009
        • Internaute 19562
          Retraité

        un système de santé « socialiste »
        Ce n’est pas ce que dise les Etats-Uniens, ils parlent carrément de « communisme » !
        De nombreux états n’en veulent pas au point de dire ET écrire qu’ils envisagent de quitter l’union si cela passe. Et ils ont l’appuie de la population !
        Contrairement à ce qui est dit ET écrit dans la presse Française, Obama a beaucoup de mal à faire des réformes. Les Etats-Uniens ne trainent pas les pieds, ils freinent des 4 fers ! !

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à DBL8
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 10h52 le 01/08/2009
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Les systèmes de santé Capitalistes et communistes sont différents :

          ° En URSS (époque de)...le système de santé était matérialisé par des queues depuis 5 h du mat (par moins 20°) pour avoir 200 grammes de viande sans avoir le choix du morceau...et tomber sur un os.
          ...et certain « tombaient » sur 200 grammes d’os.

          ° En Occident capitaliste, c’est le délai de 15 jours à 3 mois pour obtenir des rendez vous d’analyses et des soins adéquats.

          • DBL8
            DBL8 répond à Yvon le Zébulon
            Retraité
            • Posté à 14h40 le 01/08/2009
            • Internaute 19562
              Retraité

            Calme, c’est eux (Etats-Uniens) qui disent cela, pas moi !
            Lisez mieux OU demandez des précisions !

        2 autres commentaires
  • Duc du Granlac
    Duc du Granlac
    Républicain
    • Posté à 16h11 le 31/07/2009
    • Internaute 86373
      Républicain

    Obama va dans le sens de l’histoire.

    Par contre Sarko lui non.

    Il défend les subprimes quand le système s’effondre.
    Il prône la libéralisation quand le marché vacille.
    Il entreprend le démontage de notre sécu quand le reste du monde nous imite.

    Sarko c’est la boussole qui montre le sud.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Duc du Granlac
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 16h26 le 31/07/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « Obama va dans le sens de l’histoire, par contre, Sarko lui, non ! »

      ° En fait, Obama va dans le sens de Hugo Chavez...
      ° Sarko, lui, choisit d’aller dans le sens de G. W Bush !

      * Lequel des deux va dans le sens de l’histoire : l’avenir nous le dira !

  • duriffiffiapaname
    • Posté à 16h13 le 31/07/2009
    • Internaute 46385
      ulceree

    quand on voit dans le film de michael moore sicko les pressions des lobbys de la sante on ne peut souhaiter a obama que bon courage

    • rahaan
      rahaan répond à duriffiffiapaname
      situation
      • Posté à 17h02 le 31/07/2009
      • Internaute 79188
        situation

      Pour sicko par contre, y raconte un peu n’importe quoi notre ami Moore ( du moins sur la partie ou il parle su systeme Francais)

      Du coup, j’avais adoré farnheit 9/11 mais je ne suis plus tres sur de la véracité des ses « reportages »

      t’en pense quoi ?

      • RomainR
        RomainR répond à rahaan
        Étudiant - École des Ponts et (...)
        • Posté à 17h31 le 31/07/2009
        • Internaute 84968
          Étudiant - École des Ponts et (...)

        Sicko, même si la partie sur les systèmes européens peut paraître assez démagogique, est un film motivé, je pense, par des intentions louables. Michael Moore a bien sûr forcé le trait de chaque côté de l’Atlantique, mais ses observations éclairent quand même sur :
        1. Le système de santé américain
        2. la vision qu’ont certains américains de notre système de santé.
        Il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre, mais je trouve que c’est respectable de vouloir casser le mythe de la société américaine, même au prix d’une partialité certaine.

        Ce film, en tout cas, est plaisant à voir en tant que français car il relativise nos soucis, et montre tant bien que mal que la société américaine, que Sarko souhaite à tout prix recréer chez nous, porte en elle les stigmates d’une libéralisation poussée à l’extrême...

         
        • rahaan
          rahaan répond à RomainR
          situation
          • Posté à 17h40 le 31/07/2009
          • Internaute 79188
            situation

          Ouai pas faut non plus ton point de vue, et argumenté, ca fait plaisir

        • y-Bot
          y-Bot répond à RomainR
          • Posté à 18h32 le 31/07/2009
          • Internaute 38620

          pareil que rahaan je me méfie de Moore now...
          Que la cause soit louable excuse pas le bidonnage. Un mensonge décrédibilise tout, il ya plus de contrat de confiance légitime sur rien. C’est du pain béni pour ses contradicteurs et ça sème le doute chez les autres.
          Le pire, s’il a bidonné pour montrer une utopie aux américains, vers laquelle aller tout ça, reste que le film a été diffusé chez nous aussi, et ce qu’il dit de notre système de santé fera croire à des gens ici que tout va bien, et servira d’argument a quelque trou du cul politique pour dire que c’est top et que ya pas de raison de gueuler. Ca pourri la réalité. Meme anecdotiquement ça participe à la vision qu’on se fait du monde. La propagande c’est moche, d’où qu’elle vienne.
          Déjà entendu des spectateurs du film dire ’ah c’est vrai qu’on est bien en mieux en france’... ce qui est vrai dans une certaine mesure, mais largement pas dans celle montré par le film. Ya des gens qui sont plus là pour le dire.

          Pk vouloir tricher quand sans le faire ya déjà toute la matière nécessaire ? ...

          Il a fait pareil dans certains passages d’autres documentaires.

          (pas de lui mais pareil pour le doc Le cauchemar de Darwin)

        2 autres commentaires
      • duriffiffiapaname
        duriffiffiapaname répond à rahaan
        ulceree
        • Posté à 18h01 le 31/07/2009
        • Internaute 46385
          ulceree

        je pense que pour ses films il faut en prendre et en laisser, se renseigner ailleurs pour avoir une opinion plus juste .Mais je n enleve pas que michael moore a au moins le courage de mettre le doigt ou cela fait mal dans la societe americaine

      • miremond
        miremond répond à rahaan
        • Posté à 18h09 le 31/07/2009
        • Internaute 34942

        oui dans sicko le systeme francais est quelque peu caricaturé mais la description du systeme etatsunien est tout à fait exacte ! ! le refus de soins aux victimes du 11 septembre est particulièrement choquante

         
        • rahaan
          rahaan répond à miremond
          situation
          • Posté à 09h30 le 01/08/2009
          • Internaute 79188
            situation

          Je suis pas certain que la description du systeme des USA est tout a fait exacte

          J’ai un peu de famille la bas, et la derniere fois qu’ils sont venus en France, on a justement eu cette discussion, et d’apres eux , la description faite du systeme américain n’est pas tres proche de la réalité non plus

          je pense de plus en plus que M.MOORE, en fait , il pipote systematiquement pour apporter de l’eau à son moulin

          cela étant dit, les iddées qu’il défend me semblent louable, mais de mon point de vue, il le fait de la mauvaise facon

        1 autres commentaires
      • Lictor
        Lictor répond à rahaan
        informaticien
        • Posté à 18h40 le 31/07/2009
        • Internaute 68450
          informaticien

        Ben, vu par un américain, le système de santé français est assez voisin de ce qui est montré dans Sicko.

        Par exemple, pendant des vacances aux USA, ma compagne a eu une grosse gastro. Visite chez le médecin et quelques médicaments hors assurance, ça nous a fait $700. En France, elle s’est ouvert assez sérieusement la main et a du avoir une douzaine de points de suture. Coût total : moins de 10€.
        En plus grave, j’avais discuté avec un français émigré aux USA. Il a eu une crise cardiaque à 30 ans, pas de bol, malformation congénitale. Evidemment, il n’était pas assuré. L’hôpital lui a fait prendre un crédit avant même d’intervenir, au bilan un million de dollar et une hypothèque sur son commerce. Et pas de visite médicale de contrôle, trop cher. En France, mon petit frère a eu une tumeur (heureusement bénigne), au total 6 scanners à Necker, ça n’a rien coûté à mes parents.

        Donc, oui, pour un américain, le système de santé français tient du fantasme et est difficile à croire. Rentrer dans une pharmacie et en repartir avec un sac de médicaments sans même avoir sorti sa carte bleue, c’est un fantasme pour eux. Payer 30€ par mois pour une mutuelle privée, comme beaucoup de salariés, c’est inimaginable pour une famille qui aligne plusieurs centaines de dollars par mois pour être à peine couverte.

        Evidemment, on est français, on va toujours se plaindre. Et à raison, si on n’avais jamais demandé plus, on en serait au même point que les américains. Mais il faut quand même reconnaitre ce que nous avons...

         
        • Adrian69
          Adrian69 répond à Lictor
          Etudiant
          • Posté à 13h57 le 01/08/2009
          • Internaute 84762
            Etudiant

          La différence est qu’il y a quelques lignes de plus sa feuille de salaire ( CSG, RDS etc...) en France.

        1 autres commentaires
      • bozo_vancouver
        bozo_vancouver répond à rahaan
        regarde de loin
        • Posté à 05h35 le 01/08/2009
        • Internaute 29433
          regarde de loin

        Ne confondons pas tout. Michael Moore est un vrai patriote Americain qui fait des films pour les Americains.

        Ses films s’adressent dabord a ses compatriotes, et ensuite aux autres. Quand il caricature le systeme medical Francais ou Anglais dans Sicko, c’est pour que les Americains comprennent a quel point leur systeme de sante est de pietre qualite.

        Il essaye d’eduquer ses comptratiotes avec ce qu’ils comprennent le mieux : caricature et demonstrations binaire a l’aide d’exemples simple.

        Pour certains Europeens, cela peut sembler grossier, mais ca marche. Et encore vu le niveau d’inculture de certains Francais se gavant trop de TF1, ca devrait marcher aussi.

    • DBL8
      DBL8 répond à duriffiffiapaname
      Retraité
      • Posté à 09h11 le 01/08/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      C’est plus que du courage qu’il lui faut, c’est de forts appuis ! !

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h42 le 31/07/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    J’ai du mal à comprendre comment on peut être contre la Sécurité sociale, même quand on est de droite.
    Ok, on est contre les retraites, le chômage, les HLM, l’éducation publique parce que ce sont des trucs de pauvres et que ça concerne pas les riches.

    Mais la santé... tout le monde est malade un jour ou l’autre ! Quant on est dans coupé BMW et qu’on a un accident, on est bien content de pas payer les centaines de milliers de dollars pour son opération, son hospitalisation, sa rééducation, etc.
    Quant on chope le sida parce qu’on est allé se taper des gamines en Thailande, on est bien content que l’état paye notre trithérapie.
    Ou quand, en bonne catholique, bobonne vient de pondre pour la quatrième fois, on est content qu’elle soit en état pour la grossesse suivante.

    Car de toutes façons, on paye soit une assurance privée, soit une assurance publique, donc ça revient au même. En plus, ce n’est pas les pauvres qui en profitent le plus, être pauvre ne signifie par être plus souvent malade, au contraire à vivre dans les bas fonds on s’immunise à de nombreux microbes.

    Non ceux qui coûtent cher à la Sécu, c’est une large part de l’électorat de droite : les vieux !
    Bin ouais un vieux c’est tout malade, tout fragile, ça passe son temps chez le toubib, ça prend plus de cachetons que moi dans une rave, bref le vieux coûte cher à la Sécu, mais en plus il vote à droite.

    Et surtout, quand on est riches et qu’on vote à droite, c’est qu’on aime l’entreprise, enfin surtout celle où l’on commande. Donc on a besoin de larbins sous ses ordres. Or si tout ces larbins sont malades, estropiés, en sale état voire morts, on commande que dalle, une équipe de bras cassés au sens propre, et on peut pas briller en tant que chef compétent.

    Donc y’a un truc pas logique là...

    Enfin de la même manière qu’on peut dire qu’un gauchiste est logique dans son inconstance, on peut affirmer qu’un droitiste est constant dans son illogisme : D

    • jersey_boy
      jersey_boy répond à Keldan
      expat
      • Posté à 17h13 le 31/07/2009
      • Internaute 73205
        expat

      La raison c’est que pour les Républicains, l’ennemi numéro un c’est le gouvernement, et tout particulièrement le gouvernement fédéral.

      Dans l’idéologie de la droite américaine, le concept de gouvernement s’oppose au concept de liberté individuelle.

      Cette méfiance, voire cette haine du gouvernement, est ce qui motive les conservateurs, et c’est de cet argument qu’ils jouent auprès de la population.
      Déjà, les spots télévisés des Républicains envahissent les ondes.

      C’est une lutte au niveau de la communication qui est en train de se jouer.

      Le gros problème pour Obama, c’est que le Congrès ne reprendra les débats qu’à l’automne.

      Ce délai va permettre aux Républicains de lancer à fond leur campagne de désinformation.

      • Laurent-Weppe
        • Posté à 18h25 le 31/07/2009
        • Internaute 32921

        « La raison c’est que pour les Républicains, l’ennemi numéro un c’est le gouvernement, et tout particulièrement le gouvernement fédéral. »

        Correction : le gouvernement fédéral, c’est l’ennemi quand un démocrate loge à la maison blanche : quand le locataire est de droite, il se trouve des « intellectuels » de droite pour réclamer des « pouvoir quasi-dictatoriaux » [sic] pour l’héroïque leader.

        Un bon exemple est Reagan, qui, après avoir affirmé que le gouvernement était le problème, ne chercha pas le moins du monde à le rendre moins dépensier et usa d’un viel article de loi (le Taft–Hartley Act) pour licencier plus de 11.000 contrôleurs aériens en grève.

         
        • jersey_boy
          jersey_boy répond à Laurent-Weppe
          expat
          • Posté à 19h06 le 31/07/2009
          • Internaute 73205
            expat

          Oui et non.

          Les Républicains purs et durs n’ont jamais été contents de l’élargissement des pouvoirs du gouvernement sous l’administration Bush.

          Ceci dit, je suis d’accord avec vous que cette tendance à vouloir le beurre et l’argent du beurre est une belle hypocrisie.

        1 autres commentaires
      • Lictor
        Lictor répond à jersey_boy
        informaticien
        • Posté à 18h45 le 31/07/2009
        • Internaute 68450
          informaticien

        Ben, en même temps, un système de santé public peut ne pas être géré par l’Etat. C’est en partie le cas en France, puisque ce sont les partenaires sociaux (et non l’Etat) qui assurent une partie de la gestion. De même, avec le système mixte français, les décisions sont prises par des médecins et non par des représentants de l’Etat.
        Le système mutualiste est un exemple de gestion à but non-lucratif qui n’est pas géré par l’Etat.

        C’est d’ailleurs la principale technique de diabolisation de la sécu auprès des américains : leur faire croire qu’ils ne verront plus un médecin mais un fonctionnaire...

         
        • Orwelle
          Orwelle répond à Lictor
          sarko-verdose.bbactif.com
          • Posté à 05h35 le 01/08/2009
          • Internaute 62370
            sarko-verdose.bbactif.com

          A ce propos, il y a un texte très intéressant :

          LE PARITARISME, CET ANTI-MUTUALISME

          où on peut lire qu’en 1945 : « Le mode de gestion est donc un mode de gestion directe où les assurés sociaux sont majoritaires . Des sections locales de sécurité sociale sont créées dans les grandes administrations avec délégations de pouvoir de la Direction nationale de la Sécurité Sociale. Des régimes particuliers sont créés au sein même du régime général, pour certaines professions. Ce sont de grandes avancées sociales, originales dans l’Europe de 1945. La Sécurité Sociale se crée doucement sur des bases autogestionnaires. Avec des erreurs, des lenteurs, de gros problèmes de gestion du régime général. Mais en Europe l’expérience est unique. Malheureusement cela ne va pas durer... »

          Lien

        • jersey_boy
          jersey_boy répond à Lictor
          expat
          • Posté à 17h50 le 01/08/2009
          • Internaute 73205
            expat

          Le système américain est très exactement un système qui n’est pas géré par l’État et c’est un échec retentissant.

          Obama propose simplement une assurance gérée par l’État qui serait en parallèle des assurances privées, et c’est là où le manque de bonne foi des Républicains est flagrant.

          D’un côté ils beuglent que l’État est incapable de gérer une assurance-maladie (malgré le succès de Medicare pour les plus de 65 ans), de l’autre ils paniquent à la pensée que la population va déserter les assurances privées pour se jeter dans les bras de l’Oncle Sam. Bonjour la logique !

          Le fait est que les conservateurs sont viscéralement opposés à l’État. C’est une question d’idéologie et on sait depuis longtemps que l’idéologie rend les gens aussi bornés que la religion.

        2 autres commentaires
    • mecontent
      mecontent répond à Keldan
      • Posté à 17h47 le 31/07/2009
      • Internaute 40954

      Quelques précisions : je suis vieux, octogénaire, je prends beaucoup de cachets, je ne suis pas imposable j’ai toujours voté à gauche et je vote à gauche si tant est que l’on puisse trouver un parti actuel digne de ce nom. Songez qu’il y en a qui veulent supprimer le mot « socialisme ». Moi qui ai connu les progrès sociaux de l’après-guerre, je me demande si je n’ai pas changé de planète. Est-ce les big macs et le coca cola qui ont détérioré la cervelle des gens. Quand Monsieur Sarkozy propose de partager les profits des entreprises en 3 : un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les salariés, un tiers pour l’investissement je dis bravo, c’est du socialisme. Ce n’est pas un mot honteux. Besancenot me plait mais son programme est utopique, inapplicable. Dommage !
      Le vieux « gauchiste vous salue bien.

    • toutife
      toutife répond à Keldan
      • Posté à 20h02 le 31/07/2009
      • Internaute 28714

      ah merde je vais sur mes 60 ans et ce petit con dit « que les vieux cout cher à la sécurité social
      bien j’y cotise car je bosse encore et alors bon dès que je suis en retraite je fais quoi ?
      je me flingue car le vieux cout cher à la sécu
      mais moi en plus je vote à gauche ça fera une voix de moins pour eux
      et toi petit con tu fera quoi à 60 ans ?

      • Keldan
        Keldan répond à toutife
        Now future & karpe diem
        • Posté à 13h57 le 03/08/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Si je tiens jusque là, et si on a encore le droit à la sécu et à la retraite, je continuerai sûrement à émuler le républicain moderne pour faire ricaner ceux qui ont relevé la satire et l’ironie et faire tiquer ceux qui sont passé à côté : D

    • DBL8
      DBL8 répond à Keldan
      Retraité
      • Posté à 09h15 le 01/08/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      VACHE... quelle haine dans ses propos.
      Je n’aurai jamais, ne serait-ce que penser, lire ça sur le net !
      Comme quoi tout arrive, même l’improbable.

  • umff
    umff
    ...
    • Posté à 18h22 le 31/07/2009
    • Internaute 83477
      ...

    Mais vous êtes fou mon brave ? Comparer Sarkozy a Obama et ce de manière flatteuse, ce n’est pas ce qu’il faut faire sur rue89. Vous n’avez pas bien compris les règles du jeu : -)

    En ce qui concerne la réforme je lui souhaite bonne chance ainsi qu’aux membres du congré qui vont devoir annoncer une hausse des impôts à leurs électeurs. Je souhaites aussi bonne chance à tout les malades qui pourraient en bénéficier. C’est un net progrès si ils arrivent au bout de cette réfome.

    Et juste pour rire : j’ai lu ici qu’Obama serai sur la même voie que Chavez...et bien cela pourrait être drôle de lui faire savoir histoire de voir sa réaction. Il y en a qui raconte vraiment n’importe quoi.

  • Di
    Di
    • Posté à 16h45 le 31/07/2009
    • Internaute 8231

    Un pays qui ne garantit pas des soins dignes de ce nom à tous les citoyens, sans exception, ne mérite même pas d’être dit « civilisé ».

    • Lictor
      Lictor répond à Di
      informaticien
      • Posté à 18h48 le 31/07/2009
      • Internaute 68450
        informaticien

      Moins qu’un pays où les femmes SdF ont une espérance de vie de 45 ans, en partie parce que le taux de viols et d’agressions avoisine les 100% sur cette population ?
      Moins qu’un pays qui déporte les immigrés par charter ?

      Et en France, les soins à tous les citoyens (pourquoi se limiter aux citoyens d’ailleurs, la santé doit également concerner les immigrés, légaux ou pas), on y est pas encore... Discutes un peu avec un type qui est affilié à la CMU. En théorie, c’était un projet courageux et généreux, en pratique, c’est encore difficile...

      • Di
        Di répond à Lictor
        • Posté à 19h15 le 31/07/2009
        • Internaute 8231

        Justement, la France depuis quelque temps, l’est de moins en moins « civilisé ».

    • DBL8
      DBL8 répond à Di
      Retraité
      • Posté à 09h17 le 01/08/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      Dans ce cas, combien de pays peuvent être dits « civilisés » ?
      Avez-vous trop de doigts à votre main lorsque vous les comptez ?

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 17h01 le 31/07/2009
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Il y a derrière tout ça un déminage rhétorique à effectuer, Obama semble le plus compétent pour le faire.
    Se faire élire par les lobbies et réélire par le peuple, voilà un pari qui mérite d’être gagner.
    Quand on voit avec quelle facilité la phrase : « l’action de ce policier était stupide », à déchainé les délires racistes de la presse mondiale, en accusant Obama de se ridiculiser dans un débat sur le racisme, et surtout l’impacte que ces mensonges ont eu sur l’opinion, on peut se dire par contre que rien n’est gagné.
    Combien de temps faudra-t-il aux peuples et pas seulement américain, pour qu’ils réalisent que ces gens qui proclament bien fort qu’il n’y a rien au-dessus de la liberté, tirent leurs richesses et leur pouvoir, de la collectivité humaine et de nul part ailleurs, et qu’ils sont plus que tous autres dépendants de cette collectivité humaine.
    Combien faut-il de temps d’enseignement pour réapprendre à des citoyens leurs droits et leur devoirs ? Plus d’une génération je le crains, et certainement plus d’un mandat présidentiel.

    Cette bataille que mène Obama pour la protection sociale est importante car s’il la gagne, les soupçons de duplicité avec les forces hermétiques tomberont (ne rappelle-t-on pas à l’envie qu’il est métis, c’est à dire ni noir ni blanc) et son action y gagnera en crédibilité.J’ai la désagréable sensation qu’Obama ne soit la dernière sortie sur l’autoroute avant un très long tunnel.

  • Le Putsch
    Le Putsch
    Konopsoproctotrype putatif
    • Posté à 17h00 le 31/07/2009
    • Internaute 76118
      Konopsoproctotrype putatif

    Je ne vois pas le rapport entre Bachelot et Obama, notez.

    La tarification à l’acte, en France, a surtout la prétention de faire de quelque chose de structurellement non rentable (les services hospitaliers) quelque chose aux finances équilibrées, ce qui est ridicule : l’hôpital n’a pas à être considéré comme une entreprise devant au moins équilibrer ses comptes.

    La tarification à l’acte se fonde sur des calculs ajustés en fonction de ce qui est diagnostiqué à l’entrée du patient dans l’hôpital. Or, il se trouve que, souvent, on diagnostique d’autres pathologies au patient par la suite. Celles-ci ne sont pas prises en compte dans la tarification, et se trouvent donc exclues des financements versés aux hôpitaux.
    Ces derniers doivent donc faire apparaître magiquement lesdits deniers.
    Ou bien ne pas soigner tout le monde, ou du moins pas aussi bien.

    Donc bon, « lol » Bachelot, quoi.

    • Anonyme répond à Le Putsch

      Quand j’ai commencé à bosser à l’hosto, il fonctionnait au prix de journée.

      Ensuite le ministère nous a expliqué que le système n’était pas bon.

      On est passé au budget global.

      Le 10ème mois de l’année on était en galère pour les médicaments les prothèses et les stimulateurs cardiaques.

      Aujourd’hui on repasse au prix de journée !

      A chaque fois ça coûte un maximum ( à la sécu) ces changements.

      Les gouvernants sont-ils vraiment sérieux et savent-ils de quoi ils parlent ?

      • Anonyme

        j’ai juste oublié de préciser que j’ai commencé à l’hosto en 1975.

        3 réformes du financement de l’hôpital public en 34 ans.

        Quant aux cliniques privées, pas de problème, elles font toujours leur beurre.

        Etonnant non ?

      • DBL8
        DBL8
        Retraité
        • Posté à 09h19 le 01/08/2009
        • Internaute 19562
          Retraité

        MOUARFFF ... des gouvernants vraiment sérieux !

        M d R !

    • brothe
      brothe répond à Le Putsch
      chercheur Postdoc
      • Posté à 01h08 le 01/08/2009
      • Expert 53510
        chercheur Postdoc

      Au contraire, je trouve qu’il est interassant de mettre en avant la comparaison. France et USA sont 2 regimes presientiels, avec des presidents forts, qui possedent chacuns des marges de manoeuvres politiques. Ils ont tous les deux ete elu sur un programme de changement et de reformes. Et en fait :

      En france, la reforme de la sante est confiee a un ministre - c’est un avis subjectif - que je trouve d’envergure moyenne. Notre pourtant ominpresident laisse son ministre traiter le dossier sans trop intervenir. Il va par contre donner son avis sur le port de la burqa, sur la carte scolaire, sur l’hymne national, sur la villa de Clavier ...

      Aux USA, le president s’occupe de la reforme de la sante et laisse les gouverneurs, ses minitres ou directement l’opinion agir sur les sujets plus secondaire. Il engage personnellement sa credibilite sur un sujet ultra-delicat a la fois dans la pratique (un systeme de sante pour une population viellissante est complexe) et dans l’imaginaire americain (sante publique = communisme).

      Ensuite, autre comparaison :

      - Une fois la reforme ficelee par le gouvernement, tout est joue. Il n’y a aucune instance, organisation, organe de presse qui puisse avancer des idees susceptible d’influencer le debat. Qq eventuels jours de greves ne vont changer que les marges.

      - Aux USA, Obama va devoir luter a la fois dans la presse, parmis les lobby, et au congres. Il joue son avenir politique, sa credibilite. Beaucoup d’emericains sont tres mefiants a l’egard du pouvoir federal. Une desobeissance civile massive est envisageable si la reforme passe en etant mal concue.

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