Patrick Jarreau

La course à l'Elysée et autre actualité politique vue par l'ancien directeur de l'information du Monde.

Bonus des banquiers : le manège de Pavlov

Patrick Jarreau
Journaliste
Publié le 08/08/2009 à 13h12

Lénine croyait les capitalistes assez cupides et bêtes pour vendre à leurs adversaires la corde avec laquelle ceux-ci les pendraient. Mais nous, citoyens-contribuables, nous avons fait cadeau aux banquiers de la corde avec laquelle ils nous ligotent. Et ils ne nous disent même pas merci.

D’accord, « cadeau » est exagéré. Les aides apportées par les trésors publics aux banques, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, ne sont pas des subventions à fonds perdus. En France, on nous a promis que l’Etat rentrerait dans ses frais et serait même gagnant.

Pour le reste, les contreparties sont minces. Tout juste a-t-on demandé aux banques de bien vouloir faire leur métier, c’est-à-dire prêter de l’argent aux particuliers et aux entreprises, et assurer la trésorerie de ces dernières dans les mêmes conditions qu’avant la crise. Leur bonne volonté étant rien moins que certaine, le gouvernement a nommé un médiateur du crédit, René Ricol, chargé de recueillir les plaintes de clients et d’y donner suite.

Bien qu’il se retrouve souvent en position d’actionnaire principal ou significatif - il est le premier chez BNP Paribas -, l’Etat n’est pas entré dans les conseils d’administration, comme le réclamait la gauche. Certes, il n’était pas forcément souhaitable que le gouvernement se mêlât de faire le banquier. Les souvenirs laissés par la « nationalisation du crédit », dans les années 1980, sont pour le moins mitigés.

Néanmoins, un contrôle un peu étroit de l’usage des paradis fiscaux, par exemple, n’aurait pas fait de mal. Avoir un pied dedans aurait aussi obligé le gouvernement à intervenir de façon plus franche dans les politiques de rémunération.

Des recommandations floues

Au lieu de cela, les banquiers gardent les mains libres pour opérer comme ils l’entendent sur les marchés en tous genres. Et pour se rémunérer comme ils estiment le mériter. Sous la pression de l’opinion publique, les Parlements ont adopté des règles visant à encadrer et à moraliser ces rémunérations, mais ce sont plutôt des recommandations, souvent floues et enchevêtrées, dont le non-respect n’est pas sanctionné.

Aux Etats-Unis, plusieurs banques ont remboursé anticipativement les aides qu’elles avaient reçues, afin de se soustraire aux contraintes concernant les rémunérations. C’est le cas de Goldman Sachs, qui a annoncé 11miliards de dollars (7,6 milliards d’euros) de réserves pour payer des bonus. On est loin de la repentance affichée par son PDG, Lloyd Blankfen, en février, devant une commission du Congrès. (Voir la vidéo)

Donc on en revient toujours là : les pratiques ne changent pas, la logique du capitalisme dit « financier » est intacte. La recherche du profit maximum reste la règle, avec les bénéfices qui s’y attachent pour les banques, pour leurs opérateurs et pour les actionnaires, et avec les conséquences sur les entreprises, c’est-à-dire finalement tout le monde. Celles qui ne sont pas assez rentables coulent, leurs emplois disparaissent.

Le peuple gronde. Les politiques, comme il se doit, se mettent à son écoute. Aux Etats-Unis, le ministre de la Justice de l’Etat de New York, Andrew Cuomo, a publié un rapport dans lequel il accuse les banques de n’avoir qu’une seule ligne de conduite vis-à-vis de la collectivité : « Pile je gagne, face tu perds. »

En France, après la révélation, par Libération, que BNP Paribas provisionne 1 milliard d’euros pour verser d’éventuels bonus à la fin de cette année, Martine Aubry s’est dite scandalisée. François Fillon, de loin, a fait transformer un rendez-vous entre les banquiers et un troisième couteau de son cabinet, ce vendredi, en « convocation » avec froncement de sourcils.

Puis, Nicolas Sarkozy s’est emparé du sujet. Plus honnêtement, Christine Lagarde a rappelé qu’il appartient à la commission bancaire, dépendant de la Banque de France, de contrôler tout cela.

De deux choses l’une : ou bien certains modes de rémunération des patrons des banques et des traders sont en eux-mêmes sources de pratiques financières dangereuses pour l’économie en général, et il faut que les Etats s’entendent à la prochaine réunion du G20 - en septembre à Pittsburgh, aux Etats-Unis - pour les interdire ; ou bien le problème posé par ces gratifications est seulement moral, et dans ce cas passons à autre chose.

Traders : utiles ou nuisibles ?

Un(e) trader(se) est quelqu’un(e) qui a décidé de consacrer sa vie à gagner le maximum d’argent possible en partant de zéro. A mes yeux, cela ne le (la) rend pas sympathique, mais la question n’est pas là. Il s’agit de savoir si ce qu’ils font est utile ou nuisible.

La recherche de la performance financière, la compétition, l’inventivité en matière de crédit, d’instruments financiers et de produits dérivés permettent-elles à l’économie de croître et aux six milliards d’humains que nous sommes de vivre tant bien que mal ? Ou bien a-t-on un meilleur système à proposer ? Ou même seulement un système dont on soit sûr qu’il ne serait pas pire ?

Il y a quelque chose d’un peu lassant dans les tours de manège pavloviens auxquels on assiste depuis presque deux ans. Libé découvre que les banquiers vont encore « se goinfrer » (comme on dit à Marianne), la gauche hurle, le gouvernement se contorsionne, Thomas Piketty répète qu’il faut taxer à mort tous ces salauds. Et après ?

Quelqu’un pourrait-il nous dire si décourager - bien : décourager, hein, pas encadrer ou réglementer - la recherche du profit est premièrement possible, deuxièmement souhaitable ? Merci.

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  • rus690012
    rus690012
    rien
    • Posté à 13h21 le 08/08/2009
    • Internaute 87145
      rien

    Lien

    Tous est dit dans le clip, pas plus pas moins.

    Go Vegan pour les droits des animaux

  • griffon69
    griffon69
    Villepiniste convaincu
    • Posté à 13h32 le 08/08/2009
    • Internaute 87333
      Villepiniste convaincu

    Rappelons quand même que le futur sommet du G20 sera l’occasion pour le F.M.I de présenter son plan d’action pour créer des liens entre les pays riches éprouvés par la crise et les pays pauvres confrontés aux pires difficultés pour poursuivre leur développement structurel et donc économique. Pour cela, le fond monétaire s’est doté d’une capacité de financement sans précèdent pour allier les efforts politiques aux besoins concrets souvent jugés salutaires pour l’économie mondiale.

    Toutefois, on peut s’étonner que les traders soient mis au pilori quand on sait que leur métier est avant tout d’identifier les anomalies et de rendre le marché plus efficient. Par contre, l’ensemble de l’économie est encore sous le coup du règne d’Alan Greenspan et du maintient artificiel des taux directeurs à des niveaux trop bas ; ce qui a indubitablement favorisé les distorsions et la création de bulles spéculatives basées sur des actifs immobiliers.

    Lien

    • Anabase
      Anabase répond à griffon69
      chti
      • Posté à 14h35 le 08/08/2009
      • Internaute 48813
        chti

      les traders dont le métier est de détecter les anomalies : comme c’est joliment dit ! ! la rapacité défendue par un griffon poète ; tradition moyen-âge et bankster, tout est dit.

      • griffon69
        griffon69 répond à Anabase
        Villepiniste convaincu
        • Posté à 16h43 le 08/08/2009
        • Internaute 87333
          Villepiniste convaincu

        de deux choses l’une, soit vous fermez les bourses et les entreprises n’auront plus les moyens de financer leur croissance ; soit vous essayez de limiter l’emprise des nouvelles technologies sur les marchés.

        En effet, les traders ne sont pas LE problème. Ce qui est en cause, ce sont l’ensemble des outils qui se mettent en branle dès que des seuils sont franchis et qui font réagir la plupart des investisseurs dans le même sens.

        Il faut arrêter de caricaturer les traders comme les médias aiment à le faire en s’appuyant sur quelques films (Wall Street, Trader, A Good Year) et quelques brebis galeuses. La plupart sont des gens ordinaires qui font leur métier avec rigueur et parfois avec talent.

         
        • Veum
          Veum répond à griffon69
          doctorant
          • Posté à 17h00 le 08/08/2009
          • Internaute 23064
            doctorant

          Sauf que la bourse est un marché de l’occasion : une fois l’introduction faite, et sauf augmentation de capital, l’entreprise ne touche pas un centime sur les ventes de ses actions d’un particulier ou d’une banque à un/une autre. Par contre en échange elle paye ad vitam des dividendes sur ces fonds levés.

          La bourse ne sert donc à rien !

          • griffon69
            griffon69 répond à Veum
            Villepiniste convaincu
            • Posté à 18h48 le 08/08/2009
            • Internaute 87333
              Villepiniste convaincu

            Il n’y a pas que les actions ... les obligations ça vous dit quelque chose ?

            • Somersen
              Somersen répond à griffon69
              • Posté à 20h11 le 08/08/2009
              • Internaute 84145

              et on peut très bien se passer de la Bou(r)se pour cela.

          • Pascal-Emmanuel Gobry
            Pascal-Emmanuel Gobry répond à Veum
            Analyste
            • Posté à 09h40 le 09/08/2009
            • Internaute 27062
              Analyste

            D’abord une entreprise cotée n’est pas obligée de payer des dividendes (et, a contrario, beaucoup d’entreprises non cotées payent des dividendes).

            Et ensuite, puisque la bourse ne sert à rien, je suppose que vous ne prendrez jamais de crédit à la consommation, de crédit immobilier, que vous ne placerez jamais votre épargne, et, ah oui, pour votre retraite vous toucherez juste le minimum vieillesse ?

            • Somersen
              • Posté à 11h33 le 09/08/2009
              • Internaute 84145

              « D’abord une entreprise cotée n’est pas obligée de payer des dividendes »

              C’est vrai, mais vous avez vu beaucoup de gros actionnaires voter contre la distribution de dividendes ?

              « je suppose que vous ne prendrez jamais de crédit à la consommation, de crédit immobilier, que vous ne placerez jamais votre épargne, et, ah oui, pour votre retraite vous toucherez juste le minimum vieillesse ? »

              Euh, le rapport avec la Bourse ?
              Je vous rappelle que la Bourse ne fournit pas de capitaux, contrairement aux apparences, elle les pique aux entreprises.

              Vous supprimez la Bourse vous libérez environ 20% du PIB pour une redistribution plus juste. Pas mal pour assurer sa retraite.

              Dernier rappel, pour 100 euros de richesses produites en 1980, 70 revenaient au « Travail » (les producteurs de richesses réelle), 30 au « Capital » (les parasites).

              Aujourd’hui c’est 60-40. D’où la baisse des petites retraites, le chomage qui flambe, les salaires gelés etc...

              Bref, la Bourse nous coute un MAX !

              Supprimons la Bourse et passons aux 32h par semaine. Bonheur pour tous sauf les parasites !

        • Alain59
          Alain59 répond à griffon69
          • Posté à 17h12 le 08/08/2009
          • Internaute 28521

          « l’argent investi en bourse n’a pas été mis au service des sociétés à la recherche de capitaux, il a assuré le fonds de roulement du marché boursier. »

          Lien

        • pablico
          pablico répond à griffon69
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 17h31 le 08/08/2009
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          on part sur une fausse idée.

          « les banques sont le moteur de l’économie. »

          un moteur redonne bêtement l’énergie qu’on lui a donné (un peu moins).

          une batterie, stocke l’énergie, et donne ce qu’il faut à la demande.

          donc les banques ne sont que les batteries de l’économie et non le moteur comme on veut nous faire croire. »

          on peut raisonner d’une autre façon après.

        • Somersen
          Somersen répond à griffon69
          • Posté à 20h10 le 08/08/2009
          • Internaute 84145

          « de deux choses l’une, soit vous fermez les bourses et les entreprises n’auront plus les moyens de financer leur croissance ; »

          Complètement faux, la Bourse détruit plus de capital qu’elle n’en fournit aux entreprises. (et par milliards de dollars chaque année)

          « La plupart sont des gens ordinaires qui font leur métier avec rigueur et parfois avec talent. »

          Sans aucun doute. Cela n’empèche pas ce métier d’être un métier nuisible à l’économie dite « réelle ».

          « et qui font réagir la plupart des investisseurs dans le même sens. »

          Ce qui prouve bien que nous avons à faire à de grands enfants qui jouent avec des sommes et des outils mathématiques qu’ils ne maitrisent absolument pas. Une seule solution en attendant qu’ils apprennent à être indépendant des modèles forcément imparfaits fournis par les maths : leur retirer tout pouvoir de nuisance, c’est à dire tout moyen financier.
          On ne laisse pas un enfant jouer avec des armes à feu (enfin sauf dans quelques pays dégénérés comme les USA), on ne laisse pas un « banquier » jouer avec de l’argent.

          • griffon69
            griffon69 répond à Somersen
            Villepiniste convaincu
            • Posté à 20h45 le 08/08/2009
            • Internaute 87333
              Villepiniste convaincu

            avez-vous quelques éléments qui puissent étayer vos affirmations ?

            • Somersen
              Somersen répond à griffon69
              • Posté à 22h33 le 08/08/2009
              • Internaute 84145

              « avez-vous quelques éléments qui puissent étayer vos affirmations ? “

              Oui : Bernard Maris, Anti Manuel d’économie, volume 1 si ma mémoire est bonne.

              Vous aurez dedans toutes les références nécessaires.

              • griffon69
                griffon69 répond à Somersen
                Villepiniste convaincu
                • Posté à 06h09 le 09/08/2009
                • Internaute 87333
                  Villepiniste convaincu

                Je connais, merci. Ce livre aurait tout aussi bien pu s’appeler : « éloge de la gratuité, pour un monde de bisounours ».

                • Somersen
                  Somersen répond à griffon69
                  • Posté à 08h31 le 09/08/2009
                  • Internaute 84145

                  A mon tour de vous demander d’étayer vos propos.
                  On est bien loin des bisounours chez Maris.

                  Par contre chez tous les contempteurs de la loi du marché, chez les adorateurs de la main invisible, chez les dévots de la concurrence, on est bien dans le monde de l’aveuglement pur et parfait !

          • yoms
            yoms répond à Somersen
            • Posté à 01h05 le 09/08/2009
            • Internaute 67829

            Excellente réponse, il est important de démystifier cette idée que sans la Bourse tout s’écroule en notre défaveur, au contraire, redonner sa pleine valeur à « l’économie réelle “ (c’est déjà tellement étonnant d’employer ce terme...) c’est renforcer la solidité du pacte sociétal, optimiser les ressources et humaniser le système de distribution.

            La majorité du peuple n’a rien à faire de toute cette spéculation, elle ne voit que la qualité qui baisse et le prix des marchandises qui augmente, un retour vers une relation producteur consommateur avec un minimum d’intermédiaires serait bénéfique pour l’économie comme pour la société.

            Enfin moi pour ce que j’en dis...

        • thélonious
          thélonious répond à griffon69
          • Posté à 11h53 le 09/08/2009
          • Internaute 11749

          En bon villepiniste, Griffon ne peut évidemment pas répondre à la question de savoir comment on en est arrivé à un système où se sont les plus parasitaires qui se goiffrent le plus.

          Pour moi, la question serait surtout de comprendre comment le plus grand nombre se laisse ainsi dépouiller sans broncher.
          Comment se fait-il que l’on s’enfonce toujours plus dans un système proprement suicidaire, où l’appat sans limite du gain est toujours plus valorisé aux dépends de l’essentiel.

          L’analogie avec le désastre écologique est flagrant, il me semble, par ce qui s’y joue d’une appétence sans borne : l’homme bouffe tout, même si le prix à payer est que tous en crèvent.

          Il me semble que si l’on était véritablement en démocratie, l’on prendrai effectivement les mesures propres à décourager les parasites de raffler la mise à tout coup.

          Dans l’excellent film Louise Michel, la question, faute de réponse adaptée, devient d’ailleurs : comment flinguer le patron... (ce qui ne va sans doute pas plaire à notre visiteur villepiniste !)

          • Somersen
            Somersen répond à thélonious
            • Posté à 14h39 le 09/08/2009
            • Internaute 84145

            « L’analogie avec le désastre écologique est flagrant, il me semble, par ce qui s’y joue d’une appétence sans borne : l’homme bouffe tout, même si le prix à payer est que tous en crèvent. »

            MERCI ! MERCI ! MERCI !

            Mais, ce sont ceux qui croient qu’ils peuvent bouffer des billets de banque qui nous expliquent que c’est nous les bisounours !

        15 autres commentaires
    • Merak
      Merak répond à griffon69
      pré retraité
      • Posté à 15h08 le 08/08/2009
      • Internaute 59409
        pré retraité

      ce qui n’exprime pas l’essentiel : Pourquoi les taux directeurs étaient maintenus bas.

    • Tyrian
      Tyrian répond à griffon69
      Informaticien
      • Posté à 09h37 le 09/08/2009
      • Internaute 61861
        Informaticien

      Depuis quand les traders ont pour fonction de détecter les anomalies ? Ce sont des ordinateurs qui le font, et qui bien souvent évitent les mouvements de paniques des traders moutons.

      Les traders ont pour seule fonction de faire du pognon et rapidement, quelqu’en soit le coût pour les entreprises en face. Ils sont donc essentiellement destructeurs et parasitaires. Parlons de fait, les derniers mouvements financiers sur le pétrole, qui ont foutu le bordel. Ou encore les ventes d’actions en avance (je ne me rappel plus du terme exacte) qui ont contribué à aggraver la crise, alors que la situation était déjà désastreuse. Ils ne détectent pas les anomalies, ils en sont à l’origine. Si pour vous détecter une anomalie sur un barrage consiste à placer de la dynamite, allumer la mèche et gueuler « ça va péter ! ’... Alors oui dans ce cadre les traders détectent les anomalies.

      Ensuite sur l’utilité de la bourse, l’idée de base était bien oui. Puis est venue à la spéculation à outrance. Désormais la bourse n’arrive plus à tenir son rôle d’origine (elle ne finance les entreprises que sur du cout terme, et elle les pressure ensuite), et est donc devenue une nuisance. Pour la restaurer, il faut interdire la spéculation (délais minimum avant revente des actions par exemple, interdiction des mécanismes qui la transforme en casino, etc).

      Quelque chose a été oublié au passage. L’économie, cela signifie gestion des ressources. L’argent n’est pas une ressource, c’est un moyen de quantifier et d’échanger des ressources, des bien, services etc. Comme la bourse, c’est un excellent outil dans ce cadre. Qui en devient nuisible si on commence à le traiter lui-même comme une ressource, ce que fait l’économie actuelle, le déconnectant des ressources réelles.

  • milou83
    milou83
    neant
    • Posté à 13h35 le 08/08/2009
    • Internaute 69244
      neant

    et si la BNP ,avec les 5 mds de pret de l’etat ,avait en partie rachetées de ces actions, pour nous faires croire ,qu’il se porte bien. ?

  • vinzoseerys
    vinzoseerys
    Mâle Sain en Perpétuelle (...)
    • Posté à 13h39 le 08/08/2009
    • Internaute 66816
      Mâle Sain en Perpétuelle (...)

    Le gros problème, à mon sens. En admettant que leurs rémunérations (bonus compris) soient du ressort du mérite.
    Le gros problème donc, c’est qu’en cas de déficit (moi, qui n’aurait jamais pensé qu’une banque puisse couler ! !), on demande l’aide de la collectivité (comme si bien décrit ci-dessus, Pile ILS gagnent, Face NOUS perdons), et que, quelques temps plus tard, on remette en scène les mêmes ingrédients qui redonneront les mêmes catastrophes (le tout sous la menace de l’épargnant lambda ! !). A la rigueur, qu’ils les prennent leur risque, mais dans ce cas, qu’ils en paient le prix (ou bien libérons de suite Bernard Madoff ! !).

    • mohamed-ridha
      mohamed-ridha répond à vinzoseerys
      Stable
      • Posté à 14h36 le 08/08/2009
      • Internaute 86968
        Stable

      Pour ma part la rétribution des traders en termes de commission ne semble vraiment pas être le problème, inutile de polémiquer sur un système de rémunération au mérite pour ma part sans mettre au premier plan la volonté de l’état de pérenniser ce système.
      L’état à injecté des milliards (dont bien évidement le contribuable paye la facture) dans ce système sans à aucun moment décider qu’investissement ne se traduit pas uniquement sous sa manière financière. Sans trop monter au créneau une action de ce type met bien en avant la volonté de l’état de maintenir l’immobilisme dans un système qui montre un certains nombre de « failles » On donne des fonds sans droit de regard, ça laisse rêveur.

      Soyons clair, ce ne sont pas des failles mais des partie d’une équation suffisamment maitrisée par le système financier. L’argent ne se perd pas vraiment il est simplement ailleurs et quoi qu’il arrive il y aura un payeur pour les pertes, en l’espèce nous.

      Au-delà du clivage droite/gauche il semblerait que la droite détienne aujourd’hui la triste palme de l’assistanat à très haute échelle et bien ce n’est pas vrai, le « dessous » des cartes semble bien plus noir que cela. On n’injecte pas des sommes de cette ampleur en prenant des décisions de ce type sans connaitre très précisément les tenants et aboutissant.

      Ne pas avoir de « responsabilités » (oh mon Dieu) dans notre système financier dégage de toutes responsabilité, parce qu’avoir un droit de regard officiel sur ce système pourrait mettre en péril la présidence.

      La boite de Pandore restera « fermée »

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 14h05 le 08/08/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    La France n’a jamais été aussi bien gérée que par les Gouvernements de gauche, même avec Mauroy au poste de Premier Ministre de Mitterrand.

    ¤ Le déficit de la France est actuellement de plus de 30 % alors qu’à l’époque où Pierre Mauroy avait (en catastrophe) annoncé ses plans de rigueur, puis sa démission, il n’était que de 7,5 %.

    Cela n’avait pourtant pas entravé les avancées sociales :
    - Recrutement massifs de fonctionnaires
    - Création du RMI - de la CMU, et de la 5° semaine de congé payés
    - Réduction du temps de travail à 35 heures pour les plus solides.
    - Aides et subventions massives aux associations citoyennes

    LES CAPITALISTES AVAIENT UNE PEUR PANIQUE DE LA GAUCHE
    Ils n’ont jamais autant accumulé de richesse que pendant ces législatures successives...
    ....jusqu’à sous Jospin, disposer d’un surplus de caisse qui a été quelque peu (mal) partagé par la suppression de la vignette auto.

    PS : On a fait croire à une grande partie de la populace que la France était en danger dans son identité, et qu’il fallait « bouter » de ses frontières tous les étrangers coupable de tous ses maux.
    - Nous savons aujourdh’ui que malgré une politique ultra-sécuritaire, les actes délictueux sont de plus en plus nombreux.

    ° J’enrage lorsque je constate que la fameuse « génération Mittérrand » a suivi comme un mouton les consignes liberticides et xénophobes, persuadés (car ils ne savaient pas ce que c’était) que la droite capitaliste sauvage est une chose merveilleuse.

    Ceux qui n’avaient pas connu le Capitalisme, le connaissent à présent !

    ¤ Une curiosité récompensée...et c’est bien fait pour eux !

    • griffon69
      griffon69 répond à Yvon le Zébulon
      Villepiniste convaincu
      • Posté à 16h56 le 08/08/2009
      • Internaute 87333
        Villepiniste convaincu

      Selon vous, voici les principales avancées sociales de notre pays :
      « - Recrutement massifs de fonctionnaires
      - Création du RMI - de la CMU, et de la 5° semaine de congé payés
      - Réduction du temps de travail à 35 heures pour les plus solides.
      - Aides et subventions massives aux associations citoyennes »

      Pour ma part, je ne retiens que la 5e semaine de congès payés et la CMU.

      Le recrutement massif de fonctionnaires ne fait qu’augmenter le budget de fonctionnement de l’Etat de façon exponentielle sans pour autant améliorer le service rendu.

      La réduction du temps de travail s’est traduit par le gel des salaires et un nivellement par le bas de l’échelle salariale. Beau succès ! Les gens avaient plus de temps mais pas plus d’argent.

      Le RMI maintenait leurs ayant-droits dans la survie et n’offrait aucune perspective d’insertion.

      Quant aux aides massives aux associations, soyons lucides, si quelques unes sont réellement utiles et offrent un service à la population, beaucoup d’entre elles sont des simplement des pompes à fric pour des activités qui pourraient être sur le secteur marchand plutôt que de vivre indirectement des impôts.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à griffon69
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 20h15 le 08/08/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Lorsqu’en 1981 Miterrant a accédé au pouvoir en éliminant le charmant Valérie Giscard d’Estaing qui faisait d’excellentes affaires en payant les services (via le fisc) d’avions renifleurs...pour du pétrole imaginaire.
        - Une arnaque qui aura fait le monde entier se foutre de nous !

        - Nous étions à un taux d’inflation annuelle avoisinant les 15 / 16 %

        ° Les nombreux fonctionnaires recrutés auront au moins permis à certain d’envisager une carrière digne de ce nom (ce qu’ils ont fait) et leurs salaires - qu’ils n’auraient pas eu car étant sans emploi - sont retournés par le biais de la consommation dans les circuits financiers :
        - Ces « pouvoirs d’achats nouveaux » auront permis à des entreprises vouées à la faillite de continuer elles aussi à fonctionner normalement - donc à conserver leurs propres salariés.

        Vous dites que les 35 h étaient une erreur. Vu aujourd’hui, peut-être, mais à cette époque, tout un pan de l’économie (tourisme et loisirs) aura été relancé par cette nouvelle disponibilité des gens.

        Pour ce qui est des associations, il est connu que certaines d’entre elles sont inutiles et dépensières...mais elles constituent aussi des masses salariales ou bénévoles - qui activent les gens et leur donne un rôle social, au lieu de les abandonner dans la rue.
        * Tout le monde n’a pas les moyens de régler soi même ses problèmes (administratifs ou autres) et ces aides étaient les bienvenues...à la lorgnette bien sur d’un pouvoir socialisant, et non d’un pouvoir de Droite, dévoreur de forces humaines contre des des salaires payés au lance-pierre.

        Pour ce qui concerne le RMI, qui certes avait besoin d’être de nos jours soumis à une adaptation nouvelle...il aura permis d’éviter bien des détresses humaines...mais il est vrai que la détresse des plus faibles n’est pas vraiment la tasse de thé de la Droite.

        ¤ Et vous occultez probablement le plus important :
        La paix civile pendant 30 ans, et des gens plus heureux qu’aujourdh’ui, sans que cela ne coûte davantage à notre pays que les massifs recrutements actuels de forces de police et de maintien de l’ordre équipées au top du top...et en alerte permanente (ça coûte rien ?)
        ...qui n’ont comme fonction essentielle que de nous foutre sur la gueule pour tout et pour rien, et d’aider à remplir nos prisons au lieu d’apporter la moindre contribution à l’économie Française.

        LA FRANCE EST AUJOURD’HUI RUINEE...un point c’est tout !
        Vous n’aurez peut être même plus accès à la retraite, et je ne parle pas des soins médicaux que vous ne pourrez (ni les votres non plus) vous offrir, si cela continue comme cela.
        - Les enseignants aussi sont des fonctionnaires : Allez : Virés !

        Salut Monsieur Griffon69

         
        • griffon69
          griffon69 répond à Yvon le Zébulon
          Villepiniste convaincu
          • Posté à 20h34 le 08/08/2009
          • Internaute 87333
            Villepiniste convaincu

          Je vous rejoins sur le fait que la France est ruinée et qu’il faut savoir définir des priorités quant à l’attribution de l’argent public.

          Personnellement, je ne suis pas pour le tout répressif et j’aurai plutôt tendance à vouloir renforcer les moyens de l’éducation nationale de façon à ce que chacun, quelque soit son milieu d’origine, puisse accéder aux meilleures études.

          Je ne pense pas qu’il faille résumer les choses comme vous le faites. La plupart des bénéficaires du RMI que j’ai pu cotoyer, pourraient vous dire que c’est une allocation de survie et qu’elle les enferme dans statut qui les stigmatise.

          Concernant les associations, je ne suis pas opposé à leur existence mais ; par contre, les fonds publics ne doivent être alloués qu’à celles qui ont une fonction d’utilité publique.

          Face à votre dogmatisme, j’essaie humblement d’apporter un peu de nuance.

          • SiDi
            SiDi répond à griffon69
            En état de choc
            • Posté à 17h15 le 09/08/2009
            • Internaute 24795
              En état de choc

            La France est « ruinée » parce que son industrie est exportée pour rendre les riches plus riches, parce que ses recettes sont en chute libre (niches fiscales, baisses d’impôts), qu’elle comble le trou en empruntant aux riches, qu’elle laisse les USA et pas mal d’autres pays racheter ses entreprises unes à unes pour les saigner et les couler comme il se doit.

            La France ne serait pas ruinée si elle avait choisi de protéger son industrie il y a 30 ans.

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à griffon69
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 08h54 le 11/08/2009
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Quelque part, vous êtes en contradiction avec vous même.

            Je vous ai répondu vertement car vous avez nettement laissé entendre que les fonctionnaires était une ruine pour la France...

            ...et voilà que vous vous dites favorable au renforcement des moyens de l’Education Nationale....
            - Alors, paradoxal ?

        3 autres commentaires
      • Somersen
        Somersen répond à griffon69
        • Posté à 20h19 le 08/08/2009
        • Internaute 84145

        « Le recrutement massif de fonctionnaires ne fait qu’augmenter le budget de fonctionnement de l’Etat de façon exponentielle sans pour autant améliorer le service rendu. »

        Cela reste à discuter. En tout cas les recrutements en baisse actuellement et le passage au privé diminuent clairement le service rendu, pour des coûts plus élevés au global. Certes, ce ne sont pas les mêmes qui payent, ce sont les plus pauvres qui doivent sortir toujours plus de leurs poches pour avoir toujours moins.

        Sans compter que les fonctionnaires participent largement des économies locales. Il n’y a qu’à voir la panique des maires de gauche, mais aussi (et surtout) de droite, sans parler des commerçants, lorsqu’on ferme un service public dans leur circonscription.

        Je ne vous ferais pas l’injure de vous rappeler le fonctionnement du coefficient multiplicateur de Keynes. Je me doute que vous n’aimez pas le bonhomme.

        « La réduction du temps de travail s’est traduit par le gel des salaires et un nivellement par le bas de l’échelle salariale. Beau succès ! Les gens avaient plus de temps mais pas plus d’argent. »

        Ce qui n’est déjà pas si mal. Actuellement on bosse plus, on a moins de temps, et moins d’argent. Vachement mieux !
        Mais je vous accorde qu’une 6° semaine de congés payés aurait été une meilleure idée.

         
        • griffon69
          griffon69 répond à Somersen
          Villepiniste convaincu
          • Posté à 20h43 le 08/08/2009
          • Internaute 87333
            Villepiniste convaincu

          Le problème ne réside pas dans le nombre de fonctionnaires mais plutôt dans leur statut. Il serait préférable que celui-ci soit amendé de façon à ce que les effectifs puissent être redéployés en fonction des besoins sous réserve d’aptitudes et de formations adaptées.

          Je connais les théories JM Keynes et je n’ai aucun problème avec celles-ci tant qu’elles peuvent être appliquées selon la lettre et l’esprit de cet économiste de renom.

          • Somersen
            Somersen répond à griffon69
            • Posté à 20h59 le 08/08/2009
            • Internaute 84145

            « Le problème ne réside pas dans le nombre de fonctionnaires mais plutôt dans leur statut. Il serait préférable que celui-ci soit amendé de façon à ce que les effectifs puissent être redéployés en fonction des besoins sous réserve d’aptitudes et de formations adaptées. »

            Allons, vous savez très bien que la loi sur la mobilité dans la fonction publique est déjà passée à l’Assemblée, votre rêve réalisé ?

            Le résultat est simple : au lieu d’avoir des fonctionnaires au service du public, nous allons, comme en 39, vers des fonctionnaires au service de leurs chefs.

            Un fonctionnaire qui fait bien son travail c’est un fonctionnaire qui n’a rien à craindre de sa hiérarchie parce qu’il fait son travail.

            Pour cela, il faut garantir aux fonctionnaires un statut tel que celui donné par de Gaulle : obligations supérieures* à celui du citoyen lambda mais aussi droits le protégeant efficacement de toute pression mal intentionnée. Pouvoir le contraindre à déménager, à changer de travail selon le bon vouloir de quelques uns (toujours sous l’excuse des « besoins »), c’est déjà le mettre sous un joug bien dangereux pour la démocratie.

            * d’où un autre problème avec la loi sur la mobilité : elle retire des obligations aux fonctionnaires. Très cohérent, très dangereux aussi.

            Votre idée parait très bonne sur le papier, très logique. Mais...

            Il y a beaucoup plus simple et moins risqué pour arriver au même résultat : dans chaque administration, un ou des corps particuliers, recrutés spécifiquement pour répondre aux évolutions des besoins, avec des contrats clairs, à durée limitée, avec par exemple des concours spécifiques en sortie pour rejoindre le statut de fonctionnaire.

            Cela existait presque à une époque (les M.A. dans l’éduc nat par exemple). On en a abusé, puis on les a supprimés et on en a profité pour fragiliser le statut des titulaires (création des TZR).
            Le service rendu est bien moins efficace actuellement. La dépense supérieure pour le contribuable.

            Encore une fois tout est dans la dose. On ne peut pas prétendre qu’il faille remplacer 20 ou 30% des fonctionnaires par des intérimaires. Les besoins n’évoluent pas à ce rythme là !

            • griffon69
              griffon69 répond à Somersen
              Villepiniste convaincu
              • Posté à 21h06 le 08/08/2009
              • Internaute 87333
                Villepiniste convaincu

              Je vous rejoins sur le fait qu’il faille donner la sérénité nécessaire à l’exécution de la fonction et sur le fait qu’il faut avoir recours à des contrats de mission renouvelables.

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à griffon69
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 20h47 le 09/08/2009
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            De toutes façons, si cela continue comme cela, il en faudra de plus en plus, de fonctionnaires comme vous dites...selon les besoins.

            - Seulement les seuls besoins de ce pouvoir en terme de fonction publique est le besoin croissant de policiers de haute volée.

            ° On supprimera donc les Instits et les enseignants, on brisera la nuque aux éducateurs, et on recrutera des Flics à tour de bras pour rattrapper les délinquants qui se feront de plus en plus nombreux et de plus en plus violents.

            • Somersen
              • Posté à 14h04 le 11/08/2009
              • Internaute 84145

              Tout à fait.

              Pour reparler de l’éducnat, on avait un volant important de remplaçants, permettant de pallier les absences prévisibles/imprévisibles. Mais depuis l’excellent Claude Allègre, et ses sorties contre les enseignantes enceintes qu’il fallait remplacer au pied levé (il faut savoir que l’enseignante est en congé maternité de façon systématiquement impromptue, imprévisible, toujours à la fin des vacances d’été. Toutes les enseignantes sont réglées comme du papier à musique pour avoir un rapport de procréation entre le 1er et le 8 janvier et en plus elles préviennent pas leur administration 3 mois à l’avance qu’elles vont être absentes, non non. Sale bête !), et bien disais-je après cette courte parenthèse, Claude Allègre ne supportant pas que des profs soient payés à rien foutre (à part peut-être manifester avec des litrons de rouge et se reproduire entre eux ?), à quasi supprimé les remplaçants.

              Résultat après quelques années de ce régime : ça va vachement mieux, au lieu d’avoir des profs sans élève quelques jours par an, on a des élèves sans prof, et des académies qui essaient d’appâter des profs à la retraite quand les parents gueulent trop.

              C’est beau.

              On n’a pas fini d’avoir besoin de la Milice !

        5 autres commentaires
      • yoms
        yoms répond à griffon69
        • Posté à 01h20 le 09/08/2009
        • Internaute 67829

        Sur les associations disons plutôt si vous le voulez bien que la majorité d’entre elles sont réellement utiles et qu’un petit nombre particulièrement celles reliées aux partis politiques ( à droite comme à gauche) ou aux lobbys divers sont des pompes à fric comme vous le dites dans votre post.

        Attention cependant à la tentation populiste, les associations constituent un des derniers contre pouvoirs, elles sont un élément essentiel de la démocratie, la majorité d’entre elles contribue au prix de grands efforts et dans une précarité certaine au maintien de cette fameuse paix sociale qu’on a tant peur de voir s’effriter...

        Si les personnes qui y travaillent et les structures qui les emploient et notamment en milieu rural et en banlieue, n’étaient pas là...des émeutes...il y en aurait peut-être plus souvent...

        Mais rappelons quand même que ce n’est pas le but des associations et de mouvements d’éducation populaire de maintenir cette paix sociale, elles œuvrent plutôt à l’émancipation et l’épanouissement de l’individu

        Seulement de fait, dans un État autoritaire et injuste, elles jouent indirectement ce rôle et font « tampon » avec les français les plus précaires qui n’ont plus aucune confiance en l’état.

        Attention avec les assoç, fragile !

  • Alain59
    • Posté à 14h00 le 08/08/2009
    • Internaute 28521

    Vous posez la bonne question, la seule même qu’il faille se poser :

    « Traders : utiles ou nuisibles ? »

    S’ils sont utiles, ils peuvent bien avoir tous les bonus qu’ils veulent. Pourquoi irions-nous les contester puisqu’ils sont utiles ?
    S’ils sont nuisibles, il faut tout simplement et sans attendre mettre fin à cette activité, et toutes les questions ou problèmes accessoires s’éteindront d’eux-mêmes.

    Mais ensuite, ça se gâte quand vous dîtes :

    « La recherche de la performance financière, la compétition, l’inventivité en matière de crédit, d’instruments financiers et de produits dérivés permettent-elles à l’économie de croître et aux six milliards d’humains que nous sommes de vivre tant bien que mal ? Ou bien a-t-on un meilleur système à proposer ? Ou même seulement un système dont on soit sûr qu’il ne serait pas pire ? “

    En mélangeant certaines notions qui ne sont pas forcément inséparables (performance financière, compétition...), on dirait que vous liez l’activité de trader au capitalisme comme s’il n’est pas possible d’imaginer le capitalisme sans trader, comme si en supprimant les traders, il n’y avait plus de capitalisme et on revenait à l’âge de pierre ou on sombrait dans le communisme.

    C’est un peu une manipulation de votre part que de laisser entendre qu’il faut accepter les traders sous peine de je ne sais quel retour en arrière. Or, je pense que le monde, même capitaliste, pourrait très bien se passer des traders, c’est-à-dire de ceux dont la seule fonction est de faire de l’argent avec de l’argent, et pour la satisfaction desquels on licencie, on ferme des usines, on délocalise.

    • empecheur.de.gouverner.en.rond
      • Posté à 14h27 le 08/08/2009
      • Internaute 82946
        Pharaon

      Je vous suis sur l’orientation de l’article, mais à la décharge de l’auteur, il parle de capitalisme financier, qui lui requière des traders pour perpétuer son fonctionnement.

      Nous pourrions nous passer des traders, parce qu’au fond un trader c’est quoi ? C’est une personne qui gère des fonds qui ne lui appartiennent pas et décide d’investir (ou pas) à un moment précis en suivant, en anticipant ou en créant les tendances du marchés.

      La seule différence avec tous les petits actionnaires que nous pouvons tous être, c’est que chacune de leur décisions à un poids colossal car la somme engagée est plus que substantielle. Ils ont donc une influence (bonne ou mauvaise) sur le marché, si
      Sans traders que se passerait il ? Les échanges continueraient leur cours mais avec beaucoup moins de spéculation et donc de fluctuations, ou du moins des fluctuations plus lentes.

      En conséquence nous pourrions anticiper ou réagir plus efficacement aux déséquilibres du marché et de ce fait, peut-être pas éviter une crise ou une dépression mais en amoindrir les effets.

      Les traders ne cherchent pas l’équilibre du marché ni son amélioration, ils cherchent le profit maximum à uin instant donné pour leurs employeurs, sans se soucier des conséquences à long terme de leurs actions. Ce qui c’est produit démontre que la théorie de la main invisible de ce cher Adam Smith est fausse : en cherchant son intérêt individuel on ne contribue pas à l’intérêt de la collectivité, en tous cas pas en finance ! !

      • neopingouin
        • Posté à 15h43 le 08/08/2009
        • Internaute 40173
          seul

        c’est trés bien, mais concrètement, qu’est-ce qu’on fait ? On interdit tout acte d’entremise ou de gestion de fortune, de type trading ?

        NB : il n’y a que les neocons à soutenir Smith et Friedmann et ses Chicago Boys. La théorie de la main invisible a, de longue date, été comparée à un dangereuse illusion mais confortable assez pour laisser la main, la vraie, libre pour maximiser le profit, à l’abri de toute intervention de l’Etat

         
        • Somersen
          Somersen répond à neopingouin
          • Posté à 20h36 le 08/08/2009
          • Internaute 84145

          Qui a dit : « la main invisible est invisible parce qu’elle n’existe pas »
          (paraphrase approximative) ?

          • onapatouvu
            onapatouvu répond à Somersen
            perdu pour la science
            • Posté à 17h00 le 09/08/2009
            • Internaute 85117
              perdu pour la science

            C’est pas Jésus, un jour de grande déprime ?

        • empecheur.de.gouverner.en.rond
          • Posté à 21h22 le 10/08/2009
          • Internaute 82946
            Pharaon

          Concernant Smith et Friedman, je vous assure que leur influence est encore très présenté. En terminale, dans les livres d’économie que nous utilisions Friedman était dépeint comme un grand monétariste et Smith comme un théoricien de génie. J’exagère mais tout ça pour dire qu’ils servent de modèle à bien des professeurs d’économie et par leur biais à de nombreux élèves (même si bien sûr leur esprit critique peut intervenir et leur faire voir les choses sous un autre angle.

          Par contre ni dans mes livres d’histoire ni dans ceux d’économie je n’ai lu quoi que ce soit sur les méfaits des Chicago boys, notamment en Amérique du Sud...

        3 autres commentaires
      • Pascal-Emmanuel Gobry
        • Posté à 10h28 le 09/08/2009
        • Internaute 27062
          Analyste

        « parce qu’au fond un trader c’est quoi ? C’est une personne qui gère des fonds qui ne lui appartiennent pas et décide d’investir (ou pas) à un moment précis en suivant, en anticipant ou en créant les tendances du marchés. »

        Oui... Sauf que non.

        Un trader c’est quelqu’un qui passe des ordres d’achat... pour le compte de tiers. Ce tiers peut être sa banque, dont il investit les fonds propres, ou, le plus souvent, des clients de la banque. La plupart du temps il ne s’agit pas de spéculer.

        Vous êtes le fonds qui gère les retraites des employés du secteur public californien. Vous avez des exigences de rentabilité précises parce que vous savez combien de gens auront besoin de toucher une retraite dans les décennies à venir.

        Vous décidez d’investir dans Total. Vous passez un coup de fil à Exane, qui est le broker (intermédiaire entre les clients et le marché) de la BNP. Le broker va prendre l’ordre de vente et le transmettre à un des traders de BNP. Mettons 10 000 actions.

        Le trader ne peut pas juste taper « 10 000 » dans son ordinateur, parce qu’un ordre aussi important ferait sursauter le marché, et le client payerait au final trop cher. Et si le client paye trop cher, ben c’est comme nous avec nos baguettes, la prochaine fois il va voir ailleurs.

        Il va donc découper l’ordre en blocs et les passer petit à petit, en essayant de profiter à chaque fois d’un moment de « faiblesse » du titre pour avoir un meilleur prix. Cinq blocs de 2000 ? Dix blocs de 1000 ? Des blocs de 500 ? Des blocs de 500, 1000 ET 2000 ? Ca dépend du titre, de la liquidité du titre (en l’occurence avec Total par blocs de 2000 ça devrait passer), mais aussi du marché, qu’il connaît bien parce qu’il bosse depuis plusieurs années sur ce secteur. Difficile pour l’instant à un ordinateur de faire ce boulot seul.

        Il faut une rapidité de calcul mental assez impressionante pour savoir à chaque moment exactement quelles sommes sont en jeu, (par exemple) l’impact que l’évolution d’un indice peut avoir sur le titre. Parce qu’on dit que les traders sont des gamins qui jouent avec des grosses sommes mais, évidemment, si le trader rate la transmission de son ordre, c’est la porte, et sans bonus.

        Il faut aussi une connaissance intime du marché pour avoir un « feeling » sur l’ordre qu’on va traiter. Les marchés sont ouverts à des horaires relativement « light » mais les traders arrivent bien avant et repartent bien après pour s’imprégner des actualités financières, l’impact potentiel d’une bourse étrangère (ou d’un autre marché : taux d’intérêts, marchés à termes...) sur celle de Paris, les rapports d’analystes, etc., et avoir des réunions avec leur desk (leur équipe) sur la journée ou la semaine, les stratégies, etc.

        Bref, revenons à l’ordre de 10 000 Total que notre trader doit passer. Il a décidé de faire passer d’abord deux ordres de 1000 pour avoir un bon « feeling » de la résistance du titre avant de faire passer le reste par blocs de 2000. Là où son métier devient difficile c’est qu’il ne vend pas ces titres au « marché », il le vend à d’autres investisseurs. Evidemment qu’il le vend au marché, mais un marché c’est la réunion de plusieurs acheteurs et vendeurs. Je vais faire mes courses au marché, mais au final j’achète à A, B et C.

        En effet, pas loin de la Californie, le fonds d’investissement d’une grande université américaine veut vendre du Total. Eux aussi ont des exigences de rentabilité d’autant plus importantes qu’elles financent les bourses aux étudiants qui ne peuvent pas se payer les études dans cette prestigieuse institution. Peut être qu’ils vendent parce qu’ils pensent que Total va baisser, contrairement au fonds de pension, mais peut être aussi tout simplement qu’ils veulent de la liquidité, ou que leur stratégie d’investissement a évolué, et qu’ils veulent moins d’« exposition » aux actions européennes. La finance n’est pas un jeu à somme nulle et ce n’est pas parce que A achète à B et B vend à A que chacun pense que l’autre est un gros con d’acheter ou de vendre.

        Et, tout comme le fonds de pension californien, le fonds universitaire a passé un ordre à un trader via son broker, dans le compte duquel il a placé ses actions. Et tout comme notre premier trader cherche à acheter les actions au prix le plus bas, le deuxième cherche à les vendre au prix le plus haut. C’est là que le travail de chacun se corse. On ne se comporte pas différemment quand on fait le tour des supermarchés de notre quartier.

        Et là j’ai pris deux exemples, mais évidemment à un instant T il y a des milliers d’investisseurs qui veulent acheter et vendre du Total. C’est ça qui crée la *liquidité* sur le marché – le fait qu’à tout moment chacun peut acheter ou vendre, parce qu’il y a toujours des acheteurs et des vendeurs – et la liquidité permet la découverte des *prix* des actions, ce qui permet de décider rationnellement si une entreprise est sur- ou sous-évaluée (sachant que ce n’est pas vraiment une science...).

        Surtout la liquidité c’est ça qui permet la stabilité des marchés. Plus il y a de liquidité, par définition, plus les marchés peuvent absorber les chocs. Si vous avez trois pelés sur un marché, qu’il y a une mauvaise nouvelle qui tombe, que les trois pelés paniquent et décident de vendre en même temps, le prix de l’action tombe à zéro et l’entreprise ferme ses portes. Si vous avez un vrai marché, évidemment le titre va baisser parce qu’il y aura plus de vendeurs que d’acheteurs pendant un moment, mais il y aura toujours des acheteurs.

        Cette liquidité est tellement importante que les grandes banques de la place jouent le rôle de « market maker ». Autrement dit elles garantissent que, en l’absence d’un autre acheteur ou vendeur, elles achèteront pour leur propre compte et vendront (quitte à acheter avant) les actions, justement pour garantir cette liquidité. C’est rentable indirectement, parce que le rôle de market maker apporte un poids sur le marché qui permet d’attirer les clients, mais c’est aussi très risqué : en cas de crise, tout le monde se tourne vers la banque. Et la banque est obligée d’acheter des titres pourris. C’est une des raisons pourquoi, eu égard à ce risque et au caractère essentiel de cette liquidité, les banques ont accès à la fenêtre de financement à court terme de la banque centrale.

        Bref, tout ça pour dire que :
        1- Le métier de trader n’est pas ce que vous semblez croire ;
        2- Les traders rajoutent de la liquidité et donc de l’information et de la stabilité dans les marchés
        3- Ils sont essentiels au fonctionnement du système financier

        Ensuite on peut parler de la rémunération et de certains excès, qui sont certainement réels. Mais il faut savoir raison garder et surtout (par pitié) savoir de quoi on parle.

         
        • phildu
          • Posté à 14h47 le 09/08/2009
          • Internaute 4839

          Belle explication... d’un métier qui me semble, comme je le supposait relativement simple et à la porter de n’importe quel quidam avec un peut de jujotte et surtout qui choisi de s’oublier en tant qu’être « humain », par ce que l’immoralité me semble la première qualité d’un trader.

          Quel mérite ont ils réelement ? et surtout ...
          Est ce que cela vaut les sommes qu’ils touchent ?

          • Pascal-Emmanuel Gobry
            Pascal-Emmanuel Gobry répond à phildu
            Analyste
            • Posté à 18h59 le 09/08/2009
            • Internaute 27062
              Analyste

            Si mon explication vout fait penser que le métier de trader est à la portée de n’importe quel quidam avec un peu de jugeotte (l’orthographe, par contre, n’est apparemment pas nécessaire) alors c’est que mon explication était mauvaise. C’est un métier très difficile. Evidemment il y en a des plus difficiles, et des moins rémunérateurs.

            Est-ce que le service rendu vaut les sommes qu’ils touchent ? La réponse naïve serait de dire qu’à partir du moment où leurs clients et leurs employeurs sont satisfaits de leur performance, oui. Les traders directement liés à la crise des subprime sont aujourd’hui au chômage et/ou n’ont plus vu de bonus depuis 3 ans. Tout comme, en général, ceux qui ne donnent pas satisfaction sont virés (ils devaient pas avoir assez de jugeotte).

        • Somersen
          • Posté à 14h55 le 09/08/2009
          • Internaute 84145

          « Difficile pour l’instant à un ordinateur de faire ce boulot seul. »

          Non, pas très dur. On croit juste qu’un humain n’aura pas les mouvements pavloviens d’un ordinateur. Rien n’est plus faux, autant embaucher un joueur d’échec professionnels sans connaissance des « techniques de marché »

          « Les traders rajoutent de la liquidité et donc de l’information et de la stabilité dans les marchés »

          Raaah, l’information et la stabilité des marchés. Ok admettons que les vieux théorèmes économiques (basés sur des axiomes bidons) soient correctement démontrés, on a quand même démontré aussi que cette hypothétique stabilité n’était (sauf coup de bol miraculeux) JAMAIS optimale globalement. Optimale localement, certes.

          « Ils sont essentiels au fonctionnement du système financier »

          Oui si on ajoute « actuel » derrière financier, mais là n’est pas le problème, le problème c’est le système financier actuel.

          Ce système est nuisible à l’humain, à la nature.

          Alors votre assertion à au moins un mérite, elle démontre qu’il suffit de supprimer (pas physiquement hein !) les traders pour se débarasser du système financier actuel : moi je dis BANCO !

          Parce que les fonds de retraites des riches californiens, à part foutre tout le monde dans la m... y compris ceux qui ont mis du fric dedans. Pas bien vu à quoi ça servait !

          . » Si vous avez trois pelés sur un marché, qu’il y a une mauvaise nouvelle qui tombe, que les trois pelés paniquent et décident de vendre en même temps, le prix de l’action tombe à zéro et l’entreprise ferme ses portes. »

          Le phénomène est quand même le même avec 30000 pelés aussi couillons les uns que les autres, gavés des mêmes théorèmes faux basés sur des axiomes idéologiques ridicules.
          Ils paniquent tous ensembles, ils éructent de joie tous ensemble.
          Les entreprises ferment leurs portes. Ca prend 1 semaine de plus je vous l’accorde qu’avec seulement 3 tondus -encore que les 3 tondus auraient eu la faculté de s’appeler et de déjeuner avant de faire tous ensembles leurs conneries. Le QI d’une foule est au mieux égale à une fraction du QI du plus crétin qui la compose. Avant d’interdire les attroupements devant les cages d’escalier on devrait interdire les attroupements à la Corbeille !

          Et cela démontre encore une fois la débilité profonde de confier la destinée d’une entreprise aux mains d’actionnaires qui n’ont aucune idée de ce que l’entreprise produit.

          • Pascal-Emmanuel Gobry
            Pascal-Emmanuel Gobry répond à Somersen
            Analyste
            • Posté à 19h06 le 09/08/2009
            • Internaute 27062
              Analyste

            « Ce système est nuisible à l’humain, à la nature. “

            Qui parle d’axiomes maintenant ?

            ‘Parce que les fonds de retraites des riches californiens, à part foutre tout le monde dans la m… y compris ceux qui ont mis du fric dedans. Pas bien vu à quoi ça servait !

            C’est marrant comme on lit ce qu’on veut dans les écrits des gens... J’avais parlé d’un fonds de retraite d’employés du secteur public, en l’occurence parce que CalPERS est un des fonds les plus actifs sur les marchés. Est-ce qu’un gardien de prison ou un employé de voirie est riche ? On est toujours le riche de quelqu’un. En tous les cas ces gens-là (même sans le savoir, comme M. Jourdain) comptent sur les marchés financiers et les méchants traders pour leur retraite.

            Ainsi que tous les épargnants dans tous les pays développés.

            C’est peut être triste mais c’est comme ça.

            Ils paniquent tous ensembles, ils éructent de joie tous ensemble.’

            Je ne nierai pas qu’il y a des effets de foule sur les marchés.

            Certaines personnes ont employé les mêmes arguments contre la démocratie : effets de foule, plus faible dénominateur commun, etc.

            ‘Et cela démontre encore une fois la débilité profonde de confier la destinée d’une entreprise aux mains d’actionnaires qui n’ont aucune idée de ce que l’entreprise produit.’

            Complètement débile. D’ailleurs à chaque fois qu’on a essayé un autre système, ça a super bien marché. Ou pas.

            • Somersen
              • Posté à 20h02 le 09/08/2009
              • Internaute 84145

              « Qui parle d’axiomes maintenant ? “

              Ce n’est pas un axiome, ce sont des faits objectifs.

              ‘n tous les cas ces gens-là (même sans le savoir, comme M. Jourdain) comptent sur les marchés financiers et les méchants traders pour leur retraite.’

              Oui, et les plus lucides d’entre eux se sont rendus compte de la stupidité du système par capitalisation. Ne me dites pas que le système par répartition montre ses limites, ce n’est pas vrai : on le limite volontairement, on le coule volontairement. Il tiendrait très bien en France (hors crise écologique) pour des dizaines et des dizaines d’années si on lui rendait une fraction de ce que les parasites du système on volé ces 30 dernières années.

              ‘Certaines personnes ont employé les mêmes arguments contre la démocratie : effets de foule, plus faible dénominateur commun, etc.’

              Oui, et ce sont-ils trompés ? Non, puisque LES démocraties ont amené à ce système financier pourri et parasitaire et sont incapables de les éradiquer.

              ‘D’ailleurs à chaque fois qu’on a essayé un autre système, ça a super bien marché. Ou pas.’

              Faut dire qu’on n’a jamais trop laissé la chance à d’autres systèmes de se mettre en place. (je ne parle pas du ‘socialisme’ russe ou chinois)

              Le communisme n’a quasiment jamais été appliqué dans le monde (ou alors à très petite échelle- seule échelle ou un système politique quel qu’il soit ne devient pas systématiquement tyrannique ou dictatorial).

              D’autres systèmes peuvent être inventés. Si le ‘capitalisme’ ne nous détruit pas avant (ce qu’il va faire dans quelques années à peine)

            • empecheur.de.gouverner.en.rond
              • Posté à 21h52 le 10/08/2009
              • Internaute 82946
                Pharaon

              Ils paniquent tous ensembles, ils éructent de joie tous ensemble.

              Je suis plutôt d’accord avec la première partie de votre réflexion. En effet en temps de disette les traders trembleront pour leur bonus tandis que le petit épargnant vivra dans l’angoisse de ne pas être sûr de payer son loyer. C’est caricatural mais ça reflète la situation ; le degré de risque est différent.

              Pour ce qui est de la ferveur et la joie, je suis quelque peu sceptique. Certes les traders seront largement récompensés du bénéfice qu’il aura crée à court terme, mais qu’en est-il du petit épargnant ? Est-ce que la rémunération de son PEL bénéficiera des bons résultats de sa banque ? Est-ce qu’en temps que pompiste chez Total il recevra une prime indexée sur les bénéfices du groupe ?

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