Patrick Jarreau

La course à l'Elysée et autre actualité politique vue par l'ancien directeur de l'information du Monde.

Les néoconservateurs avaient tort sur l'Irak, mais pas sur tout

Patrick Jarreau
Journaliste
Publié le 07/02/2011 à 12h52

Les événements de Tunisie et d’Egypte montrent que les thèses des « faucons » américains de la décennie précédente n’étaient pas entièrement fausses. Elles méritent mieux que la caricature qu’en donne l’anti-américanisme compulsif d’une partie de l’intelligentsia française.

Rappelez-vous les années 2002-2003 en France. On y découvrait alors les néoconservateurs américains, groupe de hauts fonctionnaires et d’éditorialistes décrits le plus souvent comme des va-t-en guerre au front bas, prêts à mettre le monde à feu et à sang pour faire triompher les Etats-Unis et protéger Israël.

Face à cette nouvelle figure du diable yankee, le chiracovillepinisme et l’altermondialisme chantaient en chœur. Un pied dans chacune de ces deux familles, un éminent confrère m’affirmait doctement que le philosophe germano-américain Leo Strauss, un des maîtres invoqués par les « neocons », avait eu des faiblesses intellectuelles pour le nazisme (il l’avait fui !) et que cela en disait long sur les sources de ce courant politique.

En réalité, les néoconservateurs estimaient notamment que le soutien apporté par les Etats-Unis à des régimes arabes dictatoriaux et corrompus était la vraie cause du terrorisme islamisme et des attentats du 11 septembre 2001. De fait, le conflit israélo-palestinien n’est apparu qu’assez tard dans les discours d’Oussama Ben Laden et d’Ayman Al-Zawahiri. Les chefs d’Al-Qaida, l’un saoudien et l’autre égyptien, en avaient surtout après les dirigeants de leurs pays respectifs, accusés d’opprimer le peuple, de trahir l’islam et de se vendre à l’Occident.

Un mauvais terrain d’expérimentation

Evidemment, le terrain d’expérimentation choisi par les néoconservateurs et leur nouvel ami George Bush pour mettre leur théorie en application a surtout prouvé que vouloir changer un régime par la force mène à des catastrophes. La meurtrière invasion de l’Irak n’a pas fait naître d’espoir ni déclenché une vague de démocratisation au Proche et au Moyen-Orient, c’est le moins que l’on puisse en dire. Il est pourtant vrai qu’elle s’est accompagnée d’efforts pour aider les mouvements réformateurs dans la région et que, dans le Golfe principalement, certains souverains ont compris qu’ils avaient intérêt à évoluer.

Mais ce qui est remarquable, en Tunisie comme en Egypte, c’est que l’anti-américanisme est très peu présent dans les propos des manifestants. Il a même été avancé que, dans le cas de la Tunisie, la publication par Wikileaks de documents diplomatiques américains, révélant que Washington avait le même jugement que le Tunisien de la rue sur le régime de Ben Ali, avait pu favoriser le soulèvement contre ce régime. Certes, les fuites de Wikileaks ne peuvent pas être mises au crédit de la politique américaine (quoi qu’en pense Jean-Luc Mélenchon, qui y a vu une manip), mais l’effet qu’on leur prête, dans ce cas précis, suggère que les Etats-Unis restent une référence pour les aspirations démocratiques, y compris dans le monde arabo-musulman.

Un mouvement anti-Moubarak « occidentalo-neutre »

Le cas de l’Egypte est moins clair mais, au total, et pour le moment, le mouvement anti-Moubarak est « occidentalo-neutre », selon l’expression de l’historien Henry Laurens sur France-Culture. Les appels de Washington à une transition rapide, autrement dit à la démission immédiate d’Hosni Moubarak, peuvent se retourner contre eux et favoriser, au contraire, le maintien du président. A ce jour, toutefois, le mouvement populaire ne prend pas pour cible les Etats-Unis, alors même que ceux-ci sont le principal pourvoyeur d’aide financière au régime en place.

Comme au cours de la décennie 1990 en Amérique latine, les Etats-Unis ne sont plus vus comme engagés au côté des dictatures. Cela ne veut pas dire qu’ils sont populaires. Le discours de Barack Obama au Caire, en juin 2009, a fait naître des espoirs qui se sont transformés en déception à cause de l’absence de tout progrès entre Israël et les Palestiniens. Mais la politique de son administration devant les événements de Tunisie et d’Egypte est fidèle, pour l’essentiel, aux propos qu’il avait tenus alors sur la légitimité des aspirations arabes et musulmanes à la liberté, à la démocratie et au progrès économique et social.

Barack Obama et les néoconservateurs

Or, sur ces sujets, sa ligne de conduite n’est pas éloignée des positions défendues par les néoconservateurs. D’ailleurs, son adversaire de l’élection de 2008, le sénateur républicain John McCain, très proche d’eux, l’a approuvé. Et des chefs de file de ce courant ont critiqué le gouvernement israélien, auquel ils reprochent de ne pas soutenir les aspirations du peuple égyptien au changement.

La politique de Barack Obama vis-à-vis du monde musulman est à l’opposé de celle de l’administration Bush et de ses partisans néoconservateurs pour ce qui est de la guerre en Irak. C’est une ligne de fracture essentielle. Une autre différence importante est que les « neocons » ou, du moins, certains d’entre eux ont tendance à confondre islam et islamisme, alors que, au Caire, le président démocrate a approuvé la revendication, par les musulmans, du droit de pratiquer leur religion.

Obama s’est aussi engagé, dans le même discours, à débloquer les négociations pour la paix au Proche-Orient. Les néoconservateurs ont toujours pensé que c’était une affaire entre Israéliens et Palestiniens et que les pressions américaines ou européennes ne servaient à rien. Ils n’avaient pas cru aux efforts entrepris par Condoleezza Rice pendant le second mandat de Bush (le « processus d’Annapolis »). Le résultat de la tentative menée par Obama - zéro - leur donne plutôt raison sur ce point.

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  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 13h28 le 07/02/2011
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    Un article très intéressant, mais je sens que vous allez vous faire traiter d’américanophile primaire...

    • chica
      chica répond à Atlantis
      citoyenne du monde
      • Posté à 14h13 le 08/02/2011
      • Internaute 140369
        citoyenne du monde

      Des éléments de réponse de cet article à peaufiner :

      Lien

  • Ivan Riouvarol
    Ivan Riouvarol
    Editorialiste
    • Posté à 13h31 le 07/02/2011
    • Internaute 139443
      Editorialiste

    Ce qui me navre, c’est qu’en 2011 il y ait encore des journalistes apparemment sérieux qui font semblant de croire que l’argument de la démocratisation de l’Irak pour le bien être des irakiens était sincère.

    Vous oubliez apparemment que le motif officiel des neocons était que l’Irak possédait des ADM et qu’il fallait le désarmer. En réalité l’alibi pour mettre la main sur ce pays. On les a vus a Bagdad marcher droit vers le ministère du pétrole, tandis que les musées étaient livrés aux pillages.

    Pour la sécurité d’Israel, il est inutile de revenir sur les profils de la garde rapprochée de Bush, celle qui l’a poussé dans cette aventure criminelle.

    • Deamon7
      Deamon7 répond à Ivan Riouvarol
      Petit agité
      • Posté à 13h50 le 07/02/2011
      • 49273
        Petit agité

      Certes le pétrole faisait parti du gâteau mais cette guerre avait bel et bien des motivations idéologiques. S’ils en avaient uniquement après le pétrole les américains auraient très bien pu négocier avec Saddam qui était tout disposé à leur vendre en échange d’un assouplissement des sanctions. Pétrole dont au passage 1/3 de la production est aujourd’hui subtilisé par les Iraniens via Bassorah.

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Ivan Riouvarol
      Redchef Rue89
      • Posté à 15h15 le 07/02/2011
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Pour les néo-cons, les ADM n’étaient qu’un prétexte.

      L’idée d’attaquer l’Irak n’est en effet pas née après le 11 septembre 2001 : lorsqu’ils étaient dans l’opposition, une partie des hommes de Bush, à commencer par les n° 1 et 2 du Pentagone, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz, prônaient déjà une telle action, de même que les néocons du PNAC, think tank néo-conservateur.

      Lors d’une réunion au lendemain des attentats, lorsque le Président s’interrogeait sur la façon de réagir, Rumsfeld a suggéré : « Pourquoi pas l’Irak ! » (…) La sécurité des Américains est menacée par le chaos moyen - oriental (…). »

      « Un coup radical et dévastateur contre Saddam Hussein, suivi par un effort parrainé par les Etats-Unis pour reconstruire l’Irak et le mettre sur le chemin d’une gouvernance démocratique, aurait un impact énorme – positif – sur le monde arabe », écrivaient alors Bill Kristol et Robert Kagan, deux des principaux intellectuels néocons.

      • geneviève421
        geneviève421 répond à Pascal Riché
        medecin
        • Posté à 15h33 le 07/02/2011
        • Internaute 121096
          medecin

        Justement, comment expliquer que les services secrets français, et certains autres, aient laisser fuiter des informations quelques années après le 11/9, sur le fait que les services américains étaient assez bien au courant des menaces d’attentats et même de leur forme probable...

         1 autres commentaires
  • GWERN
    GWERN
    Ex militant du vaste mouvement (...)
    • Posté à 13h34 le 07/02/2011
    • Internaute 60684
      Ex militant du vaste mouvement (...)

    « Evidemment, le terrain d’expérimentation choisi par les néoconservateurs et leur nouvel ami George Bush pour mettre leur théorie en application a surtout prouvé que vouloir changer un régime par la force mène à des catastrophes. »

    Alors autant, je me serais réjoui d’une révolution mettant à bas le régime Baasiste irakien, autant il faut mieux être bien assis pour lire ce que vous avez écrit !
    Allez, 30 secondes vous vous voyez vivre tranquille sur « le terrain d’expérimentation » ? Entre bombardements américains et bavures, manque de nourriture, de soins appropriés, tramatisme divers et variés dus aux attentats, à la peur etc.......

    Vous partez quand pour Bagdad vivre al un tout peu le « terrain d’expérimentation “ ?
    PS : ce régime ‘honni’ servit pourtant la ‘cause occidentale lors de la guerre Irak Iran pour le plus grand bien des USA !

  • Bjambo
    Bjambo
    oui
    • Posté à 13h50 le 07/02/2011
    • Internaute 100392
      oui

    « En réalité, les néoconservateurs estimaient notamment que le soutien apporté par les Etats-Unis à des régimes arabes dictatoriaux et corrompus était la vraie cause du terrorisme islamisme et des attentats du 11 septembre 2001. »

    donc les americains ont attaqué l’ Iraq et diabolisé l’Iran

    L’Arabie Saoudite , et tous les autres états dictatoriaux de la région ont des bases américaines sur leurs territoires.

    soit les neos cons le sont vraiment, soit votre annalyse...

  • check_your_head-
    check_your_head-
    athée atterré
    • Posté à 13h42 le 07/02/2011
    • Internaute 100246
      athée atterré

    Encore un journaliste peureux de dévoiler les lobbies, banques, programmes de domination et intérêts géopolitiques (pétrole irakien pour Israël et sa pérennité) derrière Obama, Bush, les néo-cons, leurs think-thanks et la guerre en Irak.

    Ce n’est pas sérieux.

  • Weatherboy
    Weatherboy
    v2=notes articles en moins...
    • Posté à 13h59 le 07/02/2011
    • Internaute 38063
      v2=notes articles en moins...

    Je ne comprends pas trop ce que vous appelez « néo-conservateurs » dans cet article.

    Si on choisit de définir par « néo-conservateurs », la fine équipe de think-tanks qui ont planifié et dirigé la politique de Georges W Bush, en particulier toute l’équipe qui était là
    Lien

    et qui avait écrit cet ignoble document que l’on trouve là (bien antérieur au 11 septembre au passage)
    Lien

    alors on peut tout à fait affirmer que non seulement toute leur ligne politique à aujourd’hui complètement et déjà échoué, mais que par-dessus tous les tunisiens et les égyptiens sont en train de leur faire un magnifique pied-de-nez.

    Par ailleurs, ce think-tank n’a à peu près rien à voir avec la Palestine et Israel, ça ça n’était pas leur problème (Israel ca sert surtout à avoir un pied à terre dans la région), ce qui les intéresse c’est assurer la domination américaine de la région face à l’émergence de la Chine. C’est clairement dit et c’est tout.

    Pour le reste je ne sais pas d’où sort cette phrase :
    « En réalité, les néoconservateurs estimaient notamment que le soutien apporté par les Etats-Unis à des régimes arabes dictatoriaux et corrompus était la vraie cause du terrorisme islamisme et des attentats du 11 septembre 2001 »

    Sur le site précédent on trouve une lettre des néo-cons qui demandait déjà à Clinton d’envahir l’Irak, ça n’avait rien à voir ni avec le « terrorisme », encore moins avec le 11 septembre, qui a juste servit de prétexte à l’occasion, mais avec les « armes de destruction massive » - répété 4 ou 5 fois dans le texte !

    Du reste, dans leurs joyeuse analyse géopolitique, il n’y avait rien sur les régimes d’Afrique du Nord, et encore rien sur la capacité des peuples de ce pays à renverser leur régime, même pas envisagé comme une éventualité – faut quand même rappeler que toute la rhétorique qui a servit à envahir l’Irak ne tenait qu’à ce malencontreux oubli

    Pour le reste vous pouvez continuer à vendre le discours, les US gentil copain de la démocratie. Il y en a d’autres qui ont justement rappelé que les avoirs de Mubarrak c’est 70 milliards répartis de Los Angeles à la City en passant par Beverly Hills et Lloyds, et que s’ils tenaient vraiment à la « démocratie » il leur suffirait de bloquer ces fonds au lieu de lancer de grand smots pateux. Mais comme bien évidemment ils ne le font pas, on peut tout à fait conclure qu’ils n’en ont à peu près rien à faire du « peuple égyptien », qu’il ne veulent surtout pas qu’il parte « Now », et qu’ils en sont même complices.

    Lien

  • Slovan
    Slovan
    Baroudeur
    • Posté à 13h53 le 07/02/2011
    • Internaute 63535
      Baroudeur

    « En réalité, les néoconservateurs estimaient notamment que le soutien apporté par les Etats-Unis à des régimes arabes dictatoriaux et corrompus était la vraie cause du terrorisme islamisme et des attentats du 11 septembre 2001. “

    Oui, mais ils n’étaient pas le seul à l’estimer. Cette position n’était en rien la caractéristique principale des néo-conservateurs. Et d’ailleurs cette position était-elle vraiment majoritaire parmi les néo-conservateurs ?

    ‘Evidemment, le terrain d’expérimentation choisi par les néoconservateurs et leur nouvel ami George Bush pour mettre leur théorie en application a surtout prouvé que vouloir changer un régime par la force mène à des catastrophes.’

    Ca, par contre, c’était beaucoup plus caractéristique de la politique des néo-conservateurs ! Sur le point le plus saillant de l’idéologie néo-conservatrice, l’erreur était sur toute la ligne.
    Et puis c’est aller un peu vite en besogne que de supposer que le but de l’intervention en Irak était d’y lancer un processus démocratique. Contrairement à ce que vous écrivez, l’Irak n’était pas un terrain d’expérimentation pour ça. On a tout lieu de supposer que le but était plutôt d’avoir des sociétés américaines pour la gestion locale du pétrole irakien ! (sans compter que le but officiel était la menace d’ADM).

  • geneviève421
    geneviève421
    medecin
    • Posté à 13h57 le 07/02/2011
    • Internaute 121096
      medecin

    les neocons héritiers des acteurs de la politique de récupération des savoirs nazis par l’exfiltration des savants et ingénieurs pour leur industrie d’armement nucléaire, et Papy Bush faisant des affaires pendant le nazisme allemand, y a quand même des petites accointances.

    Le gouvernement Bush et Obama ensuite, principal soutien à coup de milliard de dollars en armes et en soutien politique et policier divers et variés, mais qui étaient au diapason du peuple égyptien d’après wikileaks, sans modifier leur position, vu par l’auteur comme de la lucidité.

    et pour finir, obama, et son incapacité à faire quoi que ce soit contre israel dans leur conflit, vue en creux comme l’interface vertueuse de la politique de « non-intervention » de la période Bush, vue, elle comme un positionnement réfléchi et pragmatique, laisse songeur.

    copie à revoir.

  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe
    chien de talus
    • Posté à 13h58 le 07/02/2011
    • Internaute 50571
      chien de talus

    J’ai lu des analyses plus pertinentes dans Rustica et La vie du rail.

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 15h25 le 07/02/2011
    • 49273
      Petit agité

    Ce qui est marrant c’est que les Américains soutiennent les régimes les plus obscurantistes du monde arabe, Arabie Saoudite en tête, mais semble se réjouir dès qu’un régime qui tient les islamistes tranquilles se casse la gueule.

    L’Irak est en guerre civile pour encore quelques années, en proie au terrorisme et aux milices religieuses, et en Tunisie les islamistes commencent déjà à remettre en cause le statut légal qui consacre l’égalité homme-femme. Pour l’instant les Tunisiens sont légitimement dans l’euphorie, mais le réveil risque d’être douloureux quand ils vont se rendre compte qu’ils se sont tirés une belle balle dans le pied au regard de la réussite exceptionnelle qu’a connu leur pays depuis 20 ans, réussite que cette « révolution » remet gravement en cause. Quant à l’Égypte, si Moubarak venait à tomber, on verra comment ça se passe avec les Frères musulmans.

    Attendons donc un peu avant de dire que les Néoconservateurs ne se sont pas gourrés sur tout. Ils ont au moins un point commun avec les antisionistes, ils sont incapables de voir le monde autrement qu’à travers le prisme de l’idéologie, s’affranchissant totalement des réalités objectives, on a vu le résultat.

    PS : J’ai bien cherché, je n’ai pas trouvé l’argumentation concrète visant à démontrer ce que suggère le titre de l’article.

  • A déménagé le 10-11-2011
    • Posté à 14h33 le 07/02/2011
    • Internaute 124772
      -

    Ouf ! J’ai failli être le premier des premiers a écrire :
    « Rien compris “
    J’ai bien fait d’attendre ...

  • Vigiepirate
    Vigiepirate
    veille
    • Posté à 14h55 le 07/02/2011
    • Internaute 139171
      veille

    Je connais un néo-conservateur qui est d’accord avec moi pour dire que l’eau bout à 100°C et que la terre n’est pas plate partout (il pratique le doute méthodique, ce en quoi il diffère de ses semblables, mais je ne connais pas d’autre exemplaire de l’espèce).

    Pour autant je ne suis toujours pas adepte de la secte de Milton Friedman, que dois-je faire doc ?

    L’analyse selon laquelle l’islamisme radical trouve une de ses sources dans la pauvreté induite des dictatures soutenues par l’Occident (entre autre), est partagée d’un bout à l’autre de l’échiquier idéologique, pourvu que l’on ait un minimum de culture historique et de bon sens.

    Autrement dit, vous nous apprenez que les néo-conservateurs ne se trompent pas à 100% sur tous les sujets.

    Ca valait peut-être la peine d’être rappelé, mais ce n’est guère bouleversant.

    • Slovan
      Slovan répond à Vigiepirate
      Baroudeur
      • Posté à 15h01 le 07/02/2011
      • Internaute 63535
        Baroudeur

      « L’analyse selon laquelle l’islamisme radical trouve une de ses sources dans la pauvreté induite des dictatures soutenues par l’Occident (entre autre), est partagée d’un bout à l’autre de l’échiquier idéologique, pourvu que l’on ait un minimum de culture historique et de bon sens »

      Patrick Jarreau a 35 ans de journalisme derrière lui. Il serait temps qu’il lise les journaux pour lesquels il a travaillé.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 15h00 le 07/02/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Je n’aime pas du tout votre article.

    Si vous aviez le droit de vote aux USA, les citoyens américains les plus fragiles auraient peut-être, grâce à vous et vos correligionnaires, été forcés de se payer
    - de supporter - la jolie (et idiote) Sarah Palin et son Président Mac-Cain.

    Vous êtes en train de faire des louanges d’une équipe de salopard dont les seuls pôles d’intérêt sont le fric, le fric, encore le fric....et surtout : rien que le fric !

    * Ces néocons n’ont que faire de la Démocratie, où qu’elle soit !

  • A déménagé le 9-4-2012
    A déménagé le 9-4-2012
    Explore l'indéterminé
    • Posté à 15h11 le 07/02/2011
    • Internaute 22643
      Explore l'indéterminé

    Le choix de la guerre comme instrument, c’est tout de même cela qui entache irrémédiablement la crédibilité, même intellectuelle, des néoconservateurs, non ? Comment se fait-il qu’à partir d’un diagnostic qui apparaît aujourd’hui clairvoyant, ils se soient montrés aussi aveugles dans le soutien apporté à un aventurier tel que Bush junior et permis à des individus aussi infâmes que Dick Cheney de rendre finalement possible et acceptables autant de violations des droits de l’homme, sans parler de l’usage systématique du mensonge et de la désinformation ! ? « L’antiaméricanisme compulsif » a tout de même bon dos...

  • Sonchai
    Sonchai
    iconoclaste
    • Posté à 15h20 le 07/02/2011
    • Internaute 112878
      iconoclaste

    Analyse confuse, partis pris évident, justifications toutes aussi confuses que l’analyse et d’une subjectivité toute occidentale...
    Le plus effrayant est que l’auteur soit rédacteur en chef, ca laisse pantois, si je donne ca à un prof de fac, je pense que la note serait entre 4 et 5 sur 20...
    Enfin je suppose que ce genre d’article doit servir la carrière de l’auteur, on vis une époque formidable...

  • Ivan Riouvarol
    Ivan Riouvarol
    Editorialiste
    • Posté à 15h27 le 07/02/2011
    • Internaute 139443
      Editorialiste

    AFP - Des défenseurs des droits de l’Homme se sont félicités aujourd’hui de l’annulation de la venue en Suisse de l’ancien président américain George W. Bush, promettant de le poursuivre pour sa responsabilité dans des cas de torture s’il venait à se déplacer dans d’autres pays. Hier, l’ex-président américain avait annulé sa participation le 12 février à un dîner de gala de l’organisation juive Keren Hayessod. Sa visite avait suscité en amont de vifs remous en Suisse.

    Si si je vous dis, cette guerre a été faite pour le bonheur des irakiens

  • Yp2
    Yp2
    Sale gauchiste d'IEP
    • Posté à 15h41 le 07/02/2011
    • Internaute 71496
      Sale gauchiste d'IEP

    Si l’on prend en compte le soutien US à la plupart des dictatures du moyen -orient, y compris l’Egypte utilisée comme sous-traitant pour les basses-oeuvres , dont la torture, de la CIA, votre analyse me semble un brin incomplète.

    Les néo-cons sont plutôt partisans des intérêts politiques et économiques de l’occident plus que de la démocratie, et défendront le capitalisme, leurs champs de pétrole et les tyrannies qui les « protègent » des vilains barbus (cf Huntington et la guerre des civilisation) plutôt que les valeurs démocratiques.

  • Nanarf
    • Posté à 16h29 le 07/02/2011
    • Internaute 8972

    J’hésite entre vendu, con et hyène dactylograph’ et peut être même un mélange des trois.
    Pour mémoire nous sommes intervenu au Koweït pour rétablir la démocratie et v’la pas que l’on meurt de torture dans les commissariats. Lien.
    En fin de compte ça doit être un vendu qui me prend pour un con

  • Keziah
    • Posté à 16h30 le 07/02/2011
    • Internaute 25752

    Après avoir lu votre article Mr Jarreau, je doute si la question est de savoir si les néoconservateurs avaient tort ou non sur l’Irak mais plutôt de s’interroger sur la crédibilité du journalisme de ce siècle.
    Avez vous le courage d’aborder courageusement les sujets d’actualité et d’aller à l’encontre du « mainstream médiatique » dominant ou de rester dans la posture confortable qui consiste à flatter ce qui directement ou indirectement vous serve la gamelle ?

    Regardez à qui vous me faites penser, j’ai honte pour vous...

    Lienenvoyé par Lien. - Lien

    • Tiger
      Tiger répond à Keziah
      bavard
      • Posté à 18h13 le 07/02/2011
      • Internaute 142845
        bavard

      Pour le coup, défendre les néo-conservateurs ce n’est pas mainstream... C’est le meilleur moyen de se prendre des baffes : à peu près tout le monde considère qu’ils se sont plantés et qu’ils étaient des nuisibles.

      La position consensuelle et non-dérangeante par excellence dans tout média non américain consiste à tirer sur l’ambulance néo-conservatrice ou toute personne suggérant qu’il ne s’agit pas du Mal réincarné. Le néo-conservatisme est décrédibilisé et à peu près mort. Ca, c’est la réalité. En 2011 et toute proportion gardée, défendre des aspects du néo-conservatisme, c’est comme défendre des aspects du communisme : un combat sans grande prise sur la marche du monde, qu’on peut même peut-être qualifier d’arrière-garde. On peut critiquer ceux qui le font, mais pour rester crédible il faut mieux éviter de le faire en prenant une posture de trublion du système médiatique.

      Personnellement je rendrais plutôt hommage à l’auteur pour cette petite mise en perspective, tout en étant en désaccord sur les conclusions.

  • Keziah
    • Posté à 16h32 le 07/02/2011
    • Internaute 25752
  • Olivier MONTULET
    Olivier MONTULET
    penseur libre
    • Posté à 16h55 le 07/02/2011
    • Internaute 91231
      penseur libre

    Belle angélisme d’un journalistiqueux. L’invasion impérialiste de l’Irak n’a jamais été faites pour remplacer un dictateur mais pour y reprendre le contrôle que les occidentaux avaient perdu sur Sadam Huseign. Tant que Sadam faisait ce qui plaisait au USA il ne posait pas de problème. Le régime mis en place par les USA n’assure pas la démocratie en Irak (la preuve les manifestations qui s’y déroulent là aussi) mais assure le maintient de la présence en force des militaires américains dans la région.
    Pour ce qui est de la Tunisie et de l’Égypte, les « révolutions » populaires actuelles sont l’expression même de la volonté de la fin de l’hégémonie occidentale qui y imposait des dictatures serviles à leurs désirs. Je crains fort, et l’évolution des évènements semble le confirmer, que le soutient US aux mouvements de contestation ne soient que de façade. Les américains en coulisse font tout pour s’assurer qu’il maintiendront leur contrôle sur les pouvoirs qui seront mis en places.

  • sissa
    • Posté à 17h01 le 07/02/2011
    • Internaute 39778

    Je suis en complet désaccord avec cet article.

    Les néoconservateurs auraient eu nous dit-on partiellement raison ?
    Sur quoi ?
    Sur la démocratisation du monde arabe ? Sont-ils les seuls démocrates ? Je n’avais pas remarqué. Ils se sont surtout distingués par l’idée d’une démocratie importée clé en main. Les Tunisiens et les égyptiens sont en train de montrer qu’ils avaient tort.
    Peut-être est-ce sur le rejet du soutien aux dictatures dans ce monde là ? C’est ridicule, les néoconservteurs n’ont pas demandé la condamnation par les USA des régimes de Ben Ali ou de Moubarak, et n’ont pas non plus dénoncé les liens des Etats-Unis avec les régimes ubuesques des états du Golfe.
    Il n’avaient pas tort parce que les manifestants de Tunis et du Caire ne sont pas anti-américains ? Ne serait-il pas plus sage d’y voir un effet Obama ?

    Quant à ce que peuvent dire aujourd’hui des gens à qui l’histoire a donné tort, cela n’a aucune importance.

  • Olivier MONTULET
    Olivier MONTULET
    penseur libre
    • Posté à 17h03 le 07/02/2011
    • Internaute 91231
      penseur libre

    ...De toute manière aucun pouvoirs contraire aux intérêts américains (notamment sur les questions palestiniennes, énergétiques et de contrôle militaire) ne sera de toute manière pas toléré. Les USA (et ses suiveurs européens) ont été incapables de pressentir la détresse des peuples et les évènements qui en sont le fruit. Mais ils ont déjà envoyé sur place la CIA pour contrôler au mieux les évènements. Les USA n’ont jamais agit pour les peuples ni même pour les droits de l’homme. Déjà en 1944 il ne sont entrez en guerre contre les allemands que quand leurs intérêts étaient menacés. Dans toutes leurs interventions militaires ils n’ont jamais hésiter à utiliser des armes de destruction massive et n’ont jamais eu de considération pour le peuple civil (pour rappel les bombes américaines ont tué et détruit bien plus en Europe que celles des Nazis.)

  • Tiger
    Tiger
    bavard
    • Posté à 17h32 le 07/02/2011
    • Internaute 142845
      bavard

    Je pense quand même qu’on peut dire que les néoconservateurs ont eu tort sur (presque) toute la ligne. En termes de politique extérieure, l’idée néo-conservatrice était la suivante, ni plus ni moins : « les Etats-Unis doivent imposer la démocratie à l’occidentale au monde entier, parce que c’est le meilleur régime qui soit, et en plus pour le bien même des Etats-Unis ». Cette doctrine a été façonnée par la rencontre de divers éléments : l’expérience des erreurs diplomatiques américaines des décennies précédentes, une foi dans la démocratie libérale, la croyance dans une vocation messianique des Etats-Unis (même si les néo-conservateurs n’étaient pas spécialement religieux), une dilatation de l’ego issue de la chute du monde communiste...

    L’idée néo-conservatrice est malheureusement trop souvent caricaturée - là je suis d’accord avec l’article. C’est sûr qu’avoir Bush comme mascotte (alors que Bush aura été plutôt un instrument), être identifiés aux faucons israéliens, et avoir du sang sur les mains après l’expérience irakienne, ça n’attire pas la bienveillance dans le monde... Pourtant la théorie (et là je ne parle pas de la tentative qui a été faite en Irak) serait sans doute plus sympathique aux yeux de beaucoup si elle ne faisait pas l’objet d’une confusion avec le bushisme. C’est aussi une idée qui a des aspects « de gauche » plus que conservateurs (tous les peuples du monde méritent un démocratie : rien que le dire, c’est rompre avec un certain néo-colonialisme qui consiste à penser que les populations du Tiers-Monde ne sont pas mûres pour connaître la liberté), et qui prend à revers la vieille tentation isolationniste de la droite américaine.

    Le problème c’est que l’idée néoconservatrice est indissociable de celle de la suprématie américaine. Ce n’est pas vraiment une théorie (au sens où elle aurait une vocation universelle), mais plutôt une préconisation politique. Et c’est sur ce terrain qu’il faut la juger. Or :
    1) l’Irak a démontré qu’imposer une démocratie avec une invasion ne pouvait pas marcher.
    2) le fait que des pays arabes se soulèvent et renversent leur dictature aujourd’hui, ça ne valide pas cette doctrine. Les Etats-Unis n’y sont pour rien, ou en tout cas pour pas grand-chose, donc si ça démontre quelque chose c’est plutôt que ces pays n’ont pas besoin des US pour se prendre en main (soit l’inverse de la théorie). Je pense que si les US avaient arrêté de soutenir Moubarak ces dernières années en appliquant la préconisation néoconservatrice, on aurait peut-être pas eu de soulèvement, car Moubarak aurait pu plus facilement faire jouer une corde nationaliste pour réunifier la population derrière son régime.

    La seule chose qui est validée dans l’énoncé néo-conservateur, c’est l’existence d’une aspiration populaire à la démocratie. Mais bon, si la théorie se limite à constater ça, alors on est nombreux à être néo-conservateurs ; -). Pour le reste toute la doctrine apparaît toujours à côté de la plaque : les changements de régime provoqués de l’extérieur ne marchent pas, et les Etats-Unis ne sont pas le phare du monde libre dans l’esprit des populations du Tiers-Monde.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h43 le 07/02/2011
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    ont tendance à confondre islam et islamisme
    En effet, faut pas confondre : le second est une excuse bidon au sadisme alors que le premier est juste une excuse débile au masochisme.

    Et c’est sans surprise que les révoltés ne se la jouent pas anti-américains.
    Quand ils n’avaient pas le droit d’ouvrir leur gueule, mais que pour lâcher la pression leurs dictateurs leur donnaient des drapeaux yankees à bruler, évidemment ils se lâchaient.
    Mais maintenant qu’ils ont pris le droit de se défouler contre qui les emmerde vraiment, ils ont autre chose à penser qu’à dire du mal des Américains.
    Une fois qu’ils auront un nouveau dictateur, ils recommenceront.
    Et même si, chose improbable, c’est une gentille démocratie, ils recommenceront, faut toujours avoir un grand méchant loup pour les élections, et on adore les USA pour ça : on en dit plein de mal mais on passe son temps branché sur Hollywood. Alors qu’avec la Chine, on ferme sa gueule et on fait des affaires.

    Mais sinon, j’ai rien compris à l’article. Enfin plus exactement, j’ai rien compris au concept de « néocon ». Un nazi c’est un nazi, je vois pas comment il peut aimer les révolutions... sauf si bien sur c’est un de ses potes nazis qui va être le prochain dictateur !

  • ourwa
    ourwa
    oeiciole
    • Posté à 19h35 le 07/02/2011
    • Internaute 43943
      oeiciole

    « Les événements de Tunisie et d’Egypte montrent que les thèses des “ faucons ” américains de la décennie précédente n’étaient pas entièrement fausses. Elles méritent mieux que la caricature qu’en donne l’anti-américanisme compulsif d’une partie de l’intelligentsia française. »...

    Sur quoi avaient-ils « tort »…ou raison ? Autrement dit, qu’étaient leurs « erreurs » ?
    La question est tout aussi valable pour les médias français, porte-voix du prince…
    Il s’agit de faits, historiques récents, contemporains, donc imparables parce que avérés. C’est de l’Histoire. Reste à l’interpréter, la commenter à la lumière de celle qui se déroule sous nos yeux.
    En ce qui concerne la Tunisie, au crépuscule du règne de Bourguiba, vieillissant et impotent, les puissances titulaires ont déjà arrêté leur choix, les USA sur ben ali, militaire de carrière, « stagiaire » à West Point, filière : renseignements militaires…, mais aussi » stagiaire » à Saint-Cyr, l’une des plus prestigieuses académies militaires françaises … A la lisière de novembre 1987, le « golpe constitutionnel de ben ali » a pris tout le monde de court… Bien joué l’artiste ! La « comédie » géopolitique, initiée par les Américains, a ainsi cramé le tapis sous les pieds des Français, en grillant leur « dauphin » tunisien, autre que ben ali, bien entendu… celui-ci aurait-il été plus « présentable » que X, « conforme » aux idéaux « républicains » de la France ? ...Un doute tenace persiste notoirement, jusqu’à présent… ( cf. les frasques de MAM…et le silence assourdissant du prince à ce propos…)
    Désolé de nepouvoir étayer ces propos par des renvois à des sites, articles etc.,mais un retour , aisé, sur les infos relatives aux faits relatés dans la presse française de l’époque l’atteste…
    Dernières nouvelles, du 17 -02, de France-Inter ou France-Info,… : ben ali serait l’ »homme de la CIA »… Il ne serait pas meilleur, s’il était celui des « services » français ... de gaulle avait raison, en quelque sirte...en se défiant de la domination des USA ! ... ce que le orince actuel semble ne pas pas avoir compris...bien au contraire ! ... Une insulte aux idéeaux de la République !

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 15h16 le 08/02/2011
    • Internaute 45067
      Littéral

    On constate que pour les USA, il y a un minium de consensus en ce qui concerne la politique étrangère. CE consensus n’est pas d’évidence idéologique, il respecte la nature fondamentale des relations internationales qui est de relier des peuples entre eux.

    De telle manière que le passage d’une administration à l’autre, celle de Bush à Obama, pourtant avec des thèses plutôt contrastées à propos de la politique américaine au moyen Orient et en Irak ne donne pas lieu a un bouleversements complet des informations et des relations que les diplomates américains entretiennent avec presque toutes les composantes des sociétés des pays avec lesquels ils ont des relations d’état à état.

    La diplomatie de la France en comparaison fait très pâle figure. On constate que les principaux diplomates français se fondent parmi l’oligarchie qui domine les pays arabes, ignorant superbement, les représentants des oppositions même les plus modérés.
    Pire des élus des assemblées et des membres des gouvernements successifs des conservateurs français ont tissé des liens « privés » avec les personnalités de l’élite qui gravitent très près des « hommes forts ».

    La « société civile » pour les conservateurs français, ce sont les étroits milieux d’affaire, plus ou moins interlopes et qui tirent profits de leur proximité du pouvoir dont ils acceptent les conditions financières exorbitantes, bien plus couteuses qu’un systèmes de taxes et de charges sociales mais en étant assurés d’un monopole d’activité garanti par des états autoritaires et corrompus qui acquièrent ainsi un brevet de « libéralisme » à très mauvais compte d’amis devenus des complices.

    Il a fallu la bévue très grave de Mme Alliot-Marie, cette idéologue chantre de la « classe moyenne (très supérieure) », incapable de démêler entre ses affaires privées, celles des états dont l’état français, et ses amitiés dont la connotation politique devrait poser question.

    Dans sa défense d’une maladresse et d’une hypocrisie incroyables, la ministre des affaires étrangères de la France, avoue que ses fréquentations mondaines et « amicales » prévalent très largement sur le travail, pourtant absolument nécessaire, de la diplomatie qui ne se réduit pas à une suite de rencontres protocolaires qu’il ne sert à rien de redoubler pas des rencontres mondaines, amicalement informelles et qui n’ont rien à voir avec des contacts avec la société civile.

    Les relations d’état à état sont surtout et avant tout des relations de peuple à peuple. Mme Alliot-Marie a tout simplement omis les peuples, non seulement les peuples tunisiens, algériens et égyptiens mais aussi le peuple français.

  • Patrick Jarreau
    Patrick Jarreau
    Journaliste
    • Posté à 11h19 le 08/02/2011
    • Journaliste 65446
      Journaliste

    Le débat de politique étrangère, aux Etats-Unis, oppose ceux qu’on appelle les réalistes et les néoconservateurs (dont les positions ont été rejointes, sur certains points, par des démocrates que l’on appelés néolibéraux). La position réaliste, incarnée notamment par des gens comme Henry Kissinger ou Brent Scowcroft, consistait à privilégier la « stabilité » et donc à soutenir, au Proche et Moyen-Orient, des régime non démocratiques, mais supposés tenir la société et maintenir ces pays dans l’orbite occidentale.
    Les néoconservateurs - ceci est simplement historique - se sont opposés aux réalistes en faisant valoir que l’intérêt réel des Etats-Unis et de l’Occident n’était pas dans le statu quo, mais dans l’expansion de la démocratie.
    Mon propos est qu’ils ont effectivement contribué à changer la politique des Etats-Unis et que ce qui se passe aujourd’hui, avec une administration américaine se félicitant du départ de Ben Ali et poussant à celui de Moubarak, doit être inscrit pour une part à leur actif.

  • chica
    chica
    citoyenne du monde
    • Posté à 14h12 le 08/02/2011
    • Internaute 140369
      citoyenne du monde

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