Une charte mondiale pour protéger les migrants
Depuis 1988, plus de 14 000 migrants sont morts aux portes de l’Europe. C’est en hommage à ces victimes, et afin de renforcer les droits des personnes déplacées, que s’est tenue la conférence mondiale des migrants en prélude au Forum social de Dakar.
Le 4 février 2011, la charte mondiale des Migrants a ainsi été adoptée sur l’île de Gorée, lieu symbolique de l’esclavage. Rédigé par les migrants eux-mêmes (et non par les structures qui leur viennent en aide) et issu d’un processus initié en 2006, ce texte proclame une série de droits en faveur des déplacés du monde entier.
« Les personnes migrantes sont les cibles de politiques injustes » auxquelles il faut désormais accorder le « droit à la liberté de circulation et d’installation » sur l’ensemble de la Terre. Telle est la revendication principale de cette charte. L’objectif : instaurer un monde sans barrière où chacun pourrait voyager librement et s’installer où il le désire.
La charte consacre notamment le libre choix du lieu de résidence, la circulation sans contrainte, le droit de quitter n’importe quel pays et d’y revenir, ou encore le droit pour les migrants de développer et de faire connaître leur culture et de pratiquer leur religion.
Vers une citoyenneté universelle
Toutefois, au-delà de ces affirmations, peu de nouveaux droits sont proclamés et la charte ne revient pas sur la notion de réfugiés climatiques ou écologiques, alors que ces derniers pourraient atteindre les 150 millions d’ici 2050.
Les politiques d’immigration d’aujourd’hui sont encore loin de cette vision humaniste et le principal adversaire de cette lutte reste l’Etat et la militarisation des frontières. Les organisateurs de ce mouvement proposent ainsi l’instauration d’une citoyenneté universelle qui permettrait la redistribution des richesses sans discrimination aucune.
Pour Jelloul Ben Hamida, coordonnateur de la charte mondiale des migrants, ce texte n’est en effet qu’une étape :
« Après l’adoption de la Charte, nous voulons créer une nouvelle forme de citoyenneté, fondée sur la résidence et non plus sur la nationalité. »
- Sur cmmigrants.orgUne charte pour un « retour vers l’humanité »
- Sur fsm2011.orgLa Charte Mondiale des Migrants, sur le site du Forum Social Mondial de Dakar
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vieux con, comme vous plus tard
vieux con, comme vous plus tard
« Après l’adoption de la aharte, nous voulons créer une nouvelle forme de citoyenneté, fondée sur la résidence et non plus sur la nationalité. »
« aharte » connais pas, malgré cette petite erreurs typo que ne ne saurais vous reprocher, j’en fais aussi, et des pires, il m’est toujours agréable de retrouver votre beau sourire et votre profond (n’y voyez aucun sous entendu pervers)* sens de l’humanité.
* c ’est plus fort que moi, je ne peux m’empêcher d’écrire ou de dire des co...ries.




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