Rattrapage d'actu

Chaque samedi, l'essentiel de l'actualité de la semaine écoulée. Un vademecum pratique pour ceux qui n'ont pas le temps ou l'envie de suivre l'info au jour le jour

Hosni, Dmitri, Andy : l'essentiel de l'actu de la semaine

Alexandre Pouchard
Journaliste
Publié le 30/01/2011 à 17h56


Malgré l’interdiction de manifester, les Egyptiens descendent en nombre dans les rues (VivaAnonymous/Yfrog)

Après la Tunisie, l’Egypte est en proie à d’importantes manifestations en faveur de plus de libertés ainsi que du départ de Hosni Moubarak,
82 ans et Président du pays depuis 29 ans. Comme dans le cas de la
révolution du Jasmin, les réseaux sociaux Facebook et Twitter jouent un grand rôle dans la mobilisation des Egyptiens, ce qui explique leur blocage par le pouvoir. (Voir les vidéos)

De violents affrontements ont causé la mort de six personnes en début de semaine, et au moins 1 000 manifestants ont été arrêtés. Mais malgré l’interdiction de manifester et la coupure massive d’Internet (unique par son ampleur), la protestation ne faiblit pas et s’étend même, avec des dizaines de milliers de personnes dans les rues vendredi.

Tout s’est accéléré ce jour-là : on a compté au moins 92 morts et plus de mille blessés dans les affrontements, le siège du parti de Hosni Moubarak, le Parti national démocratique (PND), a été incendié et le président égyptien a décrété un couvre-feu.

Tunisie

Pendant ce temps, la pression est encore maintenue sur le gouvernement de transition en Tunisie. Près de 50 000 personnes ont manifesté mercredi à Sfax, la deuxième ville du pays. Jeudi soir, le Premier ministre Mohamed Ghannouchi a été maintenu tandis que neuf anciens ministres ont dû quitter le gouvernement. Par ailleurs, un mandat d’arrêt international a été lancé contre l’ancien président Zine el-Abidine Ben Ali.

Attentats

Un attentat-suicide dans un aéroport de Moscou a causé la mort d’au moins trente-cinq personnes, lundi. L’attaque, non revendiquée, aurait été commise par une femme kamikaze. Dmitri Medvedev, le président russe, a mis en cause les services de sécurité de l’aéroport et a limogé quatre responsables des transports. (Voir la vidéo)

Au moins quarante-huit personnes ont été tuées et plus de 120 autres blessées dans un attentat à la voiture piégée à Bagdad, en Irak. L’explosion a visé une famille chiite pendant des funérailles.

Au Pakistan, c’est au moins douze personnes qui sont mortes cette semaine dans deux attentats à Lahore et à Karachi. Ces attaques ont été revendiquées par les talibans.

Les talibans ont également revendiqué l’attentat-suicide dans un supermarché de Kaboul, en Afghanistan, vendredi. L’explosion a tué au moins neuf personnes.

Israël-Palestine



Les coulisses des négociations israélo-palestiniennes ont été révélées (Rusty Stewart/Flickr)

La chaîne d’informations arabe Al-Jazeera et le quotidien britannique Guardian ont publié dimanche plus de 1 600 documents confidentiels révélant les coulisses des négociations israélo-palestiniennes. On y apprend notamment que les Palestiniens ont proposé de larges concessions, comme l’entérination de nombreuses colonies juives et la limitation du retour des réfugiés. Furieux, les négociateurs palestiniens ont dénoncé des « mensonges ».

SNCF

Pas de mensonges mais des « regrets » de la SNCF pour son rôle, « bien que contraint et réquisitionné “, dans la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Le président de la société, Guillaume Pépy, a lancé mardi la transformation de l’ancienne gare de Bobigny (Seine Saint-Denis) en lieu de mémoire. Cette partie de l’histoire de la SNCF avait été remise en lumière récemment par des associations juives aux Etats-Unis, où la société française est en lice pour des projets de trains à grande vitesse.

Conflits d’intérêts

La commission sur la prévention des conflits d’intérêts a rendu son rapport à Nicolas Sarkozy, mercredi. Elle émet huit propositions pour instaurer une ‘nouvelle déontologie dans la vie publique’, dont l’obligation d’une déclaration d’intérêts
pour les membres du gouvernement et l’interdiction de cumuler, entre
autres, un poste de ministre et la présidence d’un parti politique.
François Fillon a jugé ce dernier point ‘anti-démocratique’. Nicolas Sarkozy a annoncé un projet de loi sur ce sujet dans l’année.

Ski



Les championnats du monde de slalom de Garmisch approchent (David Ehringer/Flickr)

Le skieur français Jean-Baptiste Grange est sur la bonne pente. Le Savoyard a d’abord remporté le slalom de Kitzbühel, en Autriche, dimanche dernier. Il a ensuite récidivé deux jours plus tard lors du slalom de Schladming. De bonne augure avant les championnats du monde qui se dérouleront du 8 au 20 février à Garmisch, en Allemagne.

Un autre Français, Jason Lamy-Chappuis, est lui déjà quasiment assuré de remporter la Coupe du monde de combiné nordique pour la deuxième année consécutive. Il s’est imposé à domicile lors de l’épreuve de la Chaux-Neuve, dans le Jura.

Handball

L’équipe de France de handball masculin est elle aussi en réussite puisqu’elle s’est qualifiée pour la finale des championnats du monde, en Suède. Les ‘Experts’ ont battu la Norvège (31-26) avant de vaincre l’Islande (34-28) lors de la deuxième phase de la compétition puis ont éliminé les Suédois (29-26), chez eux, vendredi soir. La finale opposera la France au Danemark, dimanche.

Rugby

Le rugby français a transformé l’essai en Coupe d’Europe (H-Cup). Quatre clubs de l’Hexagone se sont qualifiés pour les quarts de finale de la compétition, égalant ainsi le record de l’année dernière. Une certitude : deux d’entre eux seront en demi-finale car deux confrontations franco-françaises sont au programme. Biarritz recevra Toulouse, tenant du titre, tandis que Toulon ira se frotter à Perpignan. A noter que les deux matches se joueront... en Espagne.

En bref

En France...

  • On a appris cette semaine qu’un hacker français de 15 ans a été arrêté brièvement le 16 décembre 2010 pour avoir lancé des attaques informatiques contre des sites Internet dont celui de Mastercard, Visa et PayPal afin de venger Julian Assange et Wikileaks. Cinq Britanniques ont également été arrêtés pour le même motif.
  • Après le médicament anti-diabète Mediator, l’anti-acné Roaccutane ? Plusieurs plaintes ont été déposées contre trois laboratoires, le médicament étant soupçonné d’être lié à une trentaine de suicides.


Nicolas Demorand va peut-être bientôt co-diriger le quotidien Libération (Luc Legay/Flickr)

Dans le monde...

Dans les sports...

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Aller plus loin
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  • bsokio
    bsokio
    Ingénieur
    • Posté à 20h27 le 30/01/2011
    • Internaute 140681
      Ingénieur

    Le retour de l’Ennahda rappel les années de torture qu’ont subi les opposants durant le règne du dictateur Ben Ali. Rappel les années de peur, les années de souffrance ou père, fils, et oncle disparaissaient du jour au lendemain sans laisser de trace. Humiliés, tortués, obligés de s’exiler parce qu’ils avaient des idées différentes, parce qu’ils n’étaient pas d’accord.

    Ces lieux de l’ombre existent un peu partout en Tunisie, comme en dessous du ministère de l’Intérieur et en dessous de la grande horloge du centre-ville.

    - Quand est ce que toute la lumière va se faire sur ces endroits de la terreur ?
    - Quand est-ce que les journalistes vont faire leur travail d’investigation ?

    Il faut que chaque Tunisien puisse entrer et voir de ses propres yeux l’horreur et la souffrance qui imprègnent les murs de ces cachots.

    Tous les Tunisiens le savent, mais pouvoir le voir permettra de tourner la page sur un passé douloureux, un passé de la peur !

    Vive la révolution, et vive la liberté.

  • wouahab-
    wouahab-
    libre
    • Posté à 23h39 le 30/01/2011
    • Internaute 130219
      libre

    Dans la guerre « par la tromperie, » selon la devise qui a longtemps guidé les planificateurs de guerre israéliens, le timing est tout. Dès que les objectifs géopolitiques d’Israël sont menacés, le chaos est assuré. Dans la terminologie de la sécurité nationale, l’attentat du 24 janvier dans l’aéroport le plus fréquenté de Moscou était un « redéploiement de la dramaturgie. »

    Parmi les priorités de Tel-Aviv, la première est de maintenir l’attention sur la dernière chimère géopolitique d’une « guerre mondiale contre le terrorisme, » contre l’« islamo-fascisme. » Le fait que les deux dernières guerres livrées par l’Amérique servent les objectifs israéliens, reste largement non mentionné dans les médias occidentaux.

    Six jours avant l’attentat de Moscou, le président russe Dmitri Medvedev s’est rendu en Cisjordanie pour reconnaître un État palestinien ayant pour capitale Jérusalem-Est. Il a relevé explicitement que « c’était la première visite d’un président russe en Palestine non associée à la visite d’un autre pays » (Israël). Il a donc rejoint la liste s’allongeant rapidement, 109 des 192 pays membres des Nations Unies, des nations qui à ce jour confirment soutenir une résolution reconnaissant un État palestinien.

    Bien qu’à la demande d’Israël les États-Unis opposent fidèlement leur veto aux résolutions du Conseil de Sécurité, les sentiments évoluent car l’opinion publique mondiale commence à réaliser le prix que coûte la relation américano-israélienne. De nombreux pays d’Amérique latine ont récemment étendu leur légitimation à la Palestine. L’Irlande vient d’annoncer une mise à niveau dans ses relations au statut d’ambassade.

    Le redéploiement de la dramaturgie Dans leur guerre secrète, les planificateurs sionistes concentrent leurs efforts sur des variables clés. D’où la crainte à Tel-Aviv que des événements nouveaux entraînent un relâchement de la maîtrise du lobby israélien sur la politique étrangère américaine. Pérenniser une « guerre mondiale contre le terrorisme » exige que l’instabilité soit maintenue. Tout connaisseur du recours d’Israël à la duplicité stratégique, ne trouvera guère surprenant que des crises multiples éclatent « de façon inattendue » en Afrique du Nord.

    Les troubles ayant déclenché un changement de régime en Tunisie ont été imités en Mauritanie, Algérie, au Yémen et en Égypte. Lors d’une récente réunion de la Ligue Arabe, le Secrétaire Général Amr Moussa a averti que la contagion pourrait s’étendre. Si cela était le cas, le prix de l’énergie monterait en flèche, affaiblissant davantage les dirigeants d’un Occident criblé de dettes, où les populations agitées sont déjà confrontées à moins de services, à des taxes plus fortes - et à toujours plus d’endettement.

    Le détournement [tour de passe-passe] joue aussi un rôle dans ces crises venues à point nommé. Tel-Aviv vient de publier un rapport justifiant son attaque meurtrière dans les eaux internationales d’un navire turc transportant de l’aide à Gaza en mai dernier. Pourtant, une expertise post-mortem a permis de trouver 30 balles israéliennes dans les corps de neuf militants morts, l’un d’eux ayant été abattu de quatre balles dans la tête. De la même façon que le Rapport de la Commission sur le 11/9 a occulté la motivation anti-sioniste de ce massacre de masse, les infos concernant cette attaque israélienne [en mai dernier] sont passées à l’arrière-plan du fait des reportages sur l’attentat à Moscou et la fuite selon laquelle le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas aurait secrètement accepté de céder des terres palestiniennes à Israël.

    Cette fuite bienvenue a affaibli le président palestinien au moment où l’attentat ébranlait le président russe, cet événement survenu au bon moment l’ayant forcé à annuler un discours d’ouverture devant les dirigeants du monde au Forum économique mondial annuel tenu à Davos, en Suisse. De multiples motivations Déployant la tromperie pour déclencher la guerre, les Sionistes occasionnent des impressions mentales dans le but d’associer les événements dans l’esprit du public. D’où, le rôle critique de la planification quand ils promeuvent une thématique utopique du style Clash des Civilisations. Ces derniers événements ont exacerbé les tensions à travers le monde car la peur et l’aversion souhaités ont été renforcés par une autre série de péripéties opportunes.

    Confrontés au risque de voir patiner leur intrigue islamo-fasciste, que peuvent faire d’autre les Sionistes ? Face à l’éventualité que l’Occident retire son soutien à soixante ans d’occupation de la Palestine, que va faire Tel-Aviv ? Devant la perspective de critiques mondiales pour ses meurtres de militants turcs, comment Israël peut-il détourner l’attention ? Tel-Aviv est acculé dans une impasse. Des preuves accablantes confirment que les Sionistes ont produit les faux renseignements qui ont conduit les États-Unis à envahir l’Irak.

    Bien que le lobby pro-israélien maintienne son contrôle sur les législateurs des États-Unis, le public américain réalise rapidement que les nombreuses crises proviennent de ceux qui se considèrent au-dessus des lois. Pour trahir, d’abord se lier d’amitié Que peuvent faire les Américains face à un ennemi sournois - se posant en allié - dont les agents se considèrent les Élus, selon la propre volonté de son dieu ? Avec les grands médias dominés par des complices de cette duplicité, comment faire pour se libérer de cette mainmise ?

    Au moment où l’électorat trompé prend lentement conscience de la façon dont il a été dupé - et par qui -, comment les Américains se rachèteront-ils des dommages infligés par leurs législateurs soumis aux Israéliens ? Ceux qui sont déterminés à vaincre cet « ennemi intérieur » doivent d’abord rendre évidente cette trahison. La responsabilisation peut commencer quand apparaît la source coutumière de la corruption. Les Américains ne saisissent pas encore que nous avons longtemps été la cible des crimes suprêmes en chantier. Les Sionistes savent que notre ignorance est la clé de la perpétuation de leur impunité. Avec la connaissance vient la capacité de poursuivre en justice les complices. C’est là que réside le défi.

    Conscients de l’avenir qui les attend, les Sionistes deviennent désespérés et même plus dangereux. Une escalade de la violence est assurée tant que la pleine force du droit international sera détournée pour ceux qui ont longtemps fait étalage de la loi dans la poursuite de leur agenda extrémiste

    Gates

  • wouahab-
    wouahab-
    libre
    • Posté à 00h31 le 31/01/2011
    • Internaute 130219
      libre

    Des dépêches diplomatiques américaines citées par le quotidien norvégien Aftenposten révèlent au grand jour des entretiens entre des députés américains et des officiels israéliens en vue de préparer la prochaine guerre au Moyen-Orient.

    Ces documents font clairement ressortir à la fois les préparatifs d’Israël en vue d’une autre guerre majeure dans la région et le soutien inconditionnel de membres du Congrès, démocrates et républicains, qui, apparemment, se sont assujettis aux exigences du sceau du secret de l’Etat d’Israël.

    Aftenposten, principal quotidien norvégien, a rapporté le mois dernier qu’il détenait les 250.000 dépêches diplomatiques secrètes obtenues par WikiLeaks et a commencé à publier des articles fondés sur ces documents sans publier les dépêches elles-mêmes.

    Une de ces dépêches envoyée par l’ambassade américaine de Tel Aviv au Département d’Etat de Washington relate une rencontre qui a eu lieu le 15 novembre 2009 entre une délégation du Congrès américain en visite et conduite par l’ancien représentant des démocrates, Ike Skelton (le responsable de House Armed Services Committee, qui ne fut pas réélu en novembre dernier) et le Lt Gén. Gabi Ashkenazi, le chef d’état-major israélien. Une autre dépêche détaille un briefing donné par des généraux israéliens à une autre délégation menée par la sénatrice américaine Kirsten Gillibrand (démocrate, New York) les 2 et 3 septembre de la même année.

    Selon le journal norvégien, les dépêches envoient un « message clair » selon lequel « les préparatifs de l’armée israélienne en vue d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient battent leur plein. »

    Selon la dépêche de novembre 2009, le général Ashkenazi a dit que l’armée israélienne se préparait à mener la prochaine guerre « dans les mêmes secteurs où les précédentes guerres se sont déroulées, c’est à dire au Liban et dans la bande de Gaza. »

    Il a dit aux membres du Congrès américains en visite : « Je prépare l’armée israélienne à une guerre de grande envergue parce qu’il est plus facile de réduire des opérations que de faire le contraire. »

    Ashkenazi a donné aux législateurs américains une estimation exagérée de la soi-disant menace que l’Iran, le mouvement Hezbollah libanais et le mouvement Hamas qui gouverne la bande de Gaza, posent à Israël. Les déclarations sont conformes à l’habitude invétérée d’Israël de dépeindre chacune de ses guerres d’agression comme des actes inévitables de légitime défense.

    Il a affirmé que les missiles balistiques iraniens ainsi que les roquettes stockées par le Hezbollah et le Hamas menaçaient la vie d’un million d’Israéliens, y compris les habitants de Tel Aviv.

    Le général a affirmé que le Hezbollah détenait une réserve de 40.000 roquettes. Curieusement, dans le briefing donné par l’armée israélienne à la sénatrice Gillibrand un peu plus de deux mois plus tôt, le chiffre était de 20.000, dont des roquettes antichars et d’autres armes qui ne serviraient qu’à la défense du territoire libanais en cas d’attaque israélienne.

    Le chef d’état major israélien a confié à la délégation américaine que l’armée israélienne fait survoler sans arrêt l’espace aérien libanais par des drones sans pilote, au mépris complet de la souveraineté de ce pays, dans le but d’identifier des cibles à attaquer. Il a aussi exprimé sa gratitude à l’Agence de Sécurité nationale américaine (NSA) pour son aide dans l’espionnage des ennemis d’Israël.

    La dépêche rapporte aussi qu’Ashkenazi a dit aux élus américains que, lors de la prochaine guerre, Israël ne pourra accepter aucune restriction l’empêchant de mener une guerre dans des régions urbaines. Il prévenait apparemment les élus qu’Israël se conduirait encore plus sauvagement que pendant l’opération Cast Lead, l’invasion de trois semaines de Gaza de 2008-2009. Cette opération a coûté la vie à 1.400 Palestiniens, y compris plus de 900 civils dont plus de la moitié étaient des femmes et des enfants. Ashkenazi a assuré les membres du Congrès que même si des « erreurs » ont pu être commises, jamais les soldats israéliens n’ont intentionnellement visé des civils.

    La même assurance a été donnée à la délégation menée par la sénatrice Gillibrand lors du briefing de septembre 2009. Le général israélien Yoav Galant a dit aux politiciens américains que l’armée israélienne avait agi avec « beaucoup de retenue » en « limitant sa puissance », des affirmations qui n’ont apparemment soulevé aucune objection de la part de Gillibrand et de ses collègues.

    L’officier israélien a affirmé que malgré la destruction massive infligée par l’offensive israélienne, le Hamas avait réussi à se procurer autant d’armes qu’il avait avant l’invasion, signifiant par là que la prochaine guerre israélienne serait « plus difficile » que la dernière.

    Une autre dépêche secrète affichée sur le net par WikiLeaks en novembre dernier relate le déroulement d’une réunion de novembre 2009 du Joint Political Military Group (JPMG), une organisation américano-israélienne qui coordonne la politique miliaire des deux gouvernements. Le sujet principal de la discussion était le programme nucléaire iranien, et les officiels de l’armée israélienne ont averti qu’il ne restait plus beaucoup de temps avant une attaque militaire contre des installations iraniennes.

    « Le GOI |[gouvernement d’Israël] a qualifié l’année 2010 d’année cruciale – si les Iraniens continuent à protéger et à renforcer leurs sites nucléaires, il sera plus difficile de les atteindre et de les endommager » lit-on dans le document. « Les représentants des deux pays ont ensuite parlé de la livraison imminente de bombes anti-bunker GBU-28 à Israël, en précisant que le transfert devrait être effectué discrètement pour ne pas prêter le flanc à l’allégation que le gouvernement américain (USG) aide Israël à préparer une attaque contre l’Iran. »

    La GBU-28 est une bombe à guidage laser de 2.268 kg que l’armée américaine a fabriquée en préparation de la guerre du Golfe de 1991 contre l’Irak. Elle a été conçue pour pénétrer sous terre et pour traverser le béton armé dans le but de détruire les centres de commandement et de contrôle irakiens. Selon Aftenposten, Israël a reçu des Etats-Unis 100 de ces puissantes bombes pour les utiliser contre l’Iran.

  • wouahab-
    wouahab-
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    • Posté à 00h39 le 31/01/2011
    • Internaute 130219
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    Les conclusions de la commission Turkel en Israël contredisent les témoignages de ceux qui étaient à bord de la flottille et les conclusions de l’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

    Le 23 janvier, l’enquête Turkel effectuée en Israël sur le raid de la marine israélienne le 31 mai 2010 contre la flottille humanitaire destinée à Gaza a publié un rapport provisoire de 280 pages dans lequel il a été conclu que :

    · Le blocus de Gaza par Israël est conforme au droit international et les actions prises pour l’appliquer ne sont par conséquent pas immédiatement illégales ;
    · L’interception de la flottille par la marine dans les eaux internationales et la manière dont cette dernière a pris le contrôle des bateaux - qui a fait neuf morts - est également conforme au droit international ;
    · Certains participants de la flottille ont utilisé des armes à feu contre la marine israélienne pendant le raid ;
    · Le personnel de la marine israélienne a, pendant le raid, tiré afin de se protéger ;
    · Les lacunes au niveau du renseignement ont fait en sorte que la marine ne s’attendait pas à ce qu’il y ait de la résistance armée et que les hauts dirigeants militaires auraient dû, lorsqu’ils l’ont rencontrée, changer leur stratégie ;
    · Le gouvernement devrait s’efforcer de limiter les souffrances des civils de la bande de Gaza.

    Les conclusions de la commission Turkel contredisent les dires des participants de la flottille et des journalistes qui se trouvaient à bord des bateaux. Elles contredisent également les conclusions de l’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à l’effet que :
    · Le blocus constitue une punition collective - interdite par le droit international - du peuple de Gaza ;
    · Il n’existe pas de preuve que les participants de la flottille aient utilisé des armes à feu ;
    · Le raid a été mené avec une « violence absolument inutile et incroyable », y compris des exécutions sommaires et arbitraires.

    Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO) est perplexe, mais ne s’étonne pas des conclusions de la commission Turkel. « La commission n’avait pas de mandat pour poser des questions directement aux participants de la flottille et aux journalistes qui ont été témoins du raid, ainsi qu’à tous les soldats qui y étaient impliqués », a déclaré Thomas Woodley, le président de CJPMO. CJPMO note également que le gouvernement a choisi les membres de la commission et que les deux observateurs étrangers n’ont pas eu le droit de poser des questions à ceux qui ont témoignés.

    Israël a refusé de coopérer avec la mission d’enquête du CDHNU. Israël a aussi refusé de donner au CDHNU les preuves médicolégales qui prouvent que les participants de la flottille avaient utilisé des armes à feu contre les soldats israéliens.

    Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO) est une organisation séculière, sans but lucratif, regroupant des hommes et des femmes d’horizons divers qui œuvrent pour que la paix et la justice renaissent au Moyen-Orient. Elle a pour vocation de responsabiliser les personnes d’influence à traiter les protagonistes avec équité et à favoriser l’essor durable et équilibré de la région.

  • wouahab-
    wouahab-
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    • Posté à 00h45 le 31/01/2011
    • Internaute 130219
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    Il en va presque du renversement du pouvoir tunisien par son peuple, comme des révélations du site Wikileaks : certains « experts » vous assènent leur analyse en un coup de cuillère à pot, comme si l’évolution d’un monde de plus en plus complexe pouvait être comprise en un clic de souris…

    Ainsi disaient-ils à propos des 250.000 documents secrets annoncés par Wikileaks, « qu’il n’y avait-là rien à apprendre ». Or, force est de constater que ceux-là ne savaient manifestement pas de quoi ils parlaient, puisque chaque jour nous révèle son lot d’informations parfois plus qu’édifiantes, comme les dernières en date à propos des négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens. Par ailleurs, comment ces « experts » auraient-ils pu prendre connaissance d’une telle somme de documents, quelques heures à peine après le début de leur publication ! ? C’est tout bonnement grotesque et cela révèle surtout leur fainéantise et leur incompétence crasse à tenter de comprendre un monde qui change trop vite pour leur cervelle de cancre…

    Dans les évènements qui secouent la Tunisie aujourd’hui, c’est un peu pareil. Ces mêmes « experts » qui pour beaucoup saluaient auparavant le régime du dictateur Ben Ali parvenu selon eux à hisser « son » pays aux standards de démocratie à l’occidentale, vont de déclaration en déclaration, tout en reconnaissant du bout des lèvres que personne n’avait rien vu venir… Rien d’étonnant à une telle cécité dans le chef de ces incultes tellement européo-centrés et tout affairés à soigner leur égo. C’est faire aveu que la majorité d’entre eux ne connaissent rien des réalités des pays sur lesquels ils se répandent pourtant sans retenue, dès qu’il s’agit de les caricaturer grossièrement à travers le port d’un voile par de très jeunes-filles, ou par des pratiques religieuses encombrantes quand ce n’est pas par le danger imminent d’un islam envahissant. Dès qu’il est question de rapprochements culturels et/ou économiques, les envolées lyriques et les promesses d’un partenariat euro-méditerranéen renforcé vont bon train. Mais lorsqu’il s’agit de questions plus politiques, nécessitant courage et probité, le silence est de rigueur. En d’autres mots, quelle couardise et quelle incompétence crasse, toujours !

    Tout cela ne serait pas bien grave si ce cercle d’ignorants n’avait d’autre écho que la vanité de leurs propos. Mais à partir du moment où certains d’entre eux se trouvent être les représentants d’un gouvernement qui depuis des décennies a les mains liées aux pratiques dictatoriales de ces Etats dont ils entendent continuer à garder le contrôle par l’entremise de dirigeants corrompus, il en va autrement. Quand la virago Alliot-Marie, plus soucieuse de ses drapés de soie que de l’écoute d’un peuple en révolte ose officiellement proposer le « savoir-faire français » en termes d’aide au dictateur en place pour le maintien de l’ordre, c’est grave, n’en déplaise à Hubert Védrine qui aimerait que cela reste une affaire franco-française. Et c’est grave à plus d’un titre. Grave d’abord, dans le concept même du « savoir-faire français » : si les représentants de la France ne se rêvaient pas encore en ancienne puissance coloniale, peut-être pourraient-ils voir la manière dont son « savoir-faire » est perçu autour de la planète ! Grave ensuite, parce que l’Occident donneur de leçons a pris l’habitude de distribuer ses points de conduite dans les affaires du monde. Et dès lors, cela ne peut plus se résumer à une affaire strictement interne au gouvernement français. Cela concerne l’ensemble des pays et des citoyens qui ont bien compris les propos de la ministre, maladroite jusque dans ses tentatives de justification qui n’ont convaincu qu’elle-même… et encore : tout menteur sait qu’il ment, même et surtout quand il lui faut insister de manière aussi pitoyable pour persuader son auditoire du contraire… Grave aussi, parce que les propos de la ministre ne l’engageaient pas seule, mais également Matignon et l’Elysée qui avaient donné leur feu vert à pareille initiative, tout comme à l’envoi de milliers de grenades lacrymogènes commandées d’urgence par le pouvoir tunisien, et que de telles pratiques révèlent l’esprit néocolonial toujours bien présent des arrogants qui nous gouvernent… Grave, parce que dans cette détestable manie de s’immiscer dans les affaires de pays dont certains nostalgiques s’imaginent encore que c’est leur pré carré, ceux-là ne s’embarrassent pas de vouloir dicter aujourd’hui la manière dont le peuple tunisien devrait manœuvrer pour réussir dans son mouvement de révolte... Grave encore, parce qu’il n’est pas acceptable de prôner la globalisation quand elle nous arrange et de la refuser quand elle nous dérange et que cela révèle la médiocrité des petits nababs qui un jour devraient être renversés à leur tour, pour motif d’incompétence avérée… Grave enfin, parce que lorsqu’on est en charge de la politique extérieure d’un pays, on est responsable de ses propres dérives et qu’il faut non seulement les assumer, mais en tirer les conséquences en lieu et place de tenter de justifier l’injustifiable…

    Quelques heures plus tard, non contente de ses grossières maladresses à l’encontre du peuple tunisien, à son arrivée à Tel-Aviv la même bêtise a fait dire à l’obtuse MAM que « la France n’acceptera pas que l’Iran déstabilise le Moyen-Orient ». Pauvre marionnette, qui ne sait pas ou feint d’ignorer que le Moyen-Orient est depuis longtemps déstabilisé par l’imposition occidentale de l’Etat sioniste mort-né sur la terre de Palestine, ainsi que par nos incessantes ingérences dans toute la région… Non contente de cette première envolée, n’a-t-elle pas enfoncé le clou en déclarant toujours à propos de l’Iran « sa détermination – vrai qu’avec ses airs de jument folle, on peut la croire ! – à faire respecter les Résolutions du Conseil de sécurité… » L’on eût aimé de la part de cette piètre actrice le même courage vis-à-vis d’Israël qui n’en respecte aucune depuis des décennies ! Et après ses lamentables déclarations à propos de la Tunisie, le minimum de décence et de retenue aurait dû faire taire cette « has been sur le retour » qui, comme l’écrit P. Haski, en tant que ministre des Affaires Etrangères paraît bien étrangère aux affaires dont elle a la charge. D’ailleurs, la population de Gaza ne s’y est pas trompée en l’accueillant à coups de jets de tomates, d’œufs et de chaussures…

    Quand on pense que celle-là envisageait sérieusement sa candidature à la présidence de la République, cela nous renseigne sur l’incapacité de ces suffisants à sentir et comprendre le rejet qu’ils nous inspirent et le dédain que nous leur portons… Et cela illustre une fois encore, à quel point la classe politique est coupée de la base, toute enfermée qu’elle est dans ses certitudes de technocrates besogneux et stériles. A moins que, dans ce monde globalisé où la question de l’international est de plus en plus importante, avoir nommé MAM à la tête de la diplomatie dans le nouveau gouvernement de Nicolas Sarközy de Nagy Bocsa ne soit peut-être la meilleure manière d’éliminer « naturellement » cette piètre candidate pour le prochain tour. En attendant, n’y aurait-il donc personne dans le gouvernement Fillon qui à défaut de lui indiquer la porte de sortie, puisse au minimum la faire taire en lui proposant de réfléchir à ce passage où le philosophe André Comte-Sponville relate l’ethnologue Claude Lévi-Strauss en ces termes :

    « Si Lévi-Strauss remet en cause les illusions du sujet, c’est bien sûr, entre autres choses, parce qu’il est ethnologue : la critique de l’égocentrisme est contenue dans celle de l’ethnocentrisme, laquelle sans doute est partie intégrante du travail de tout ethnologue. C’est le privilège du regard éloigné que de produire ce décentrement : plongé dans d’autres cultures, l’ethnologue prend mieux conscience de la sienne et, sans l’annuler, en dévoile la relativité ou (en tant qu’elle se croit absolue) l’illusion. Cela remet le sujet à sa place, qui n’est pas celle d’un principe ou d’un savoir (comme pure transparence au vrai ou au bien !) mais celle, d’abord, d’un effet (le sujet n’est pas principe mais résultat) et d’une méconnaissance (le sujet n’est pas transparence mais opacité).

    Mais cette critique du sujet a aussi à voir avec le structuralisme, dont elle est peut-être l’enjeu principal. S’il faut penser par structures, c’est d’abord pour briser “ les prétendues évidences du moi ”, qui (“ le propre de la conscience étant de se duper elle-même ”) font que chacun se prend, modestement, pour le sujet universel et du vrai. Ma morale n’est-elle pas la morale ? Mon goût, le goût ? Ma justice, la justice ? Ma pensée, enfin, n’est-elle pas la pensée ? Et de légiférer tranquillement, depuis le Quartier latin ou la côte Ouest, sur le destin des peuples et le malheur des consciences… Contre quoi Lévi-Strauss enseigne que la vérité de l’homme réside, non dans la prétendue transparence d’un cogito ou d’une culture mais, toutes cultures étant réputées égales (moins d’ailleurs parce qu’elles se valent toutes que parce qu’aucune n’a de valeur objective ou absolue), “ dans le système de leurs différences et de leurs communes propriétés ”. Que reste-t-il alors de l’homme ? Rien peut-être (“ le but dernier des sciences humaines précise Lévi-Strauss dans La pensée sauvage, n’est pas de constituer l’homme, mais de le dissoudre ”), et c’est ce qui effraie nos humanistes. »

  • wouahab-
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    • Posté à 01h17 le 31/01/2011
    • Internaute 130219
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    célinien tellement d’actualité qu’il est essentiel de le lire et de faire des liens avec les réalités de la vie quotidienne. La TV est l’outil le plus dangereux actuellement contre les intérêts du peuple, voire des peuples. Les menteurs se multiplient et sont omniprésents sur vos chaînes aussi bien privées que publiques. La magouille est reine, la tromperie princesse, le mensonge roi.On observe, encore une fois, la ridicule manipulation de Botul Henry Lévy et H. Chalghoumi la marionnette du Crif. Botul, l’intello le plus ridicule du siècle, en flagrant délit de bêtise universelle est toujours là à distiller ses mensonges et sa propagande belliciste et guerrière. Personne n’a le courage ou la logique tout simplement de l’exclure définitivement de son carnet d’adresses vu le nombre incalculable de débilités qu’il profère. On devra le supporter jusqu’à sa mort à cause de la lâcheté des élites journaleuses vendues aux ploutocrates. J. Attali et ses prévisions apocalyptiques est toujours là à vous balancer ses plagiats à tout cabestan ! Alain Bauer, ex minuscule petit maitre du petit orient ténébreux est aussi là, exposer ses théories fumeuses sur la sécurité. Impliqué dans bien des scandales mais jamais, au grand JAMAIS, inquiété. C’est un des patrons du grand carnaval du verbe mentir.Toute cette mascarade à grandeur nature universaliste n’a que trop duré. Il faut que ça cesse immédiatement au risque de se retrouver face à des troubles de plus en plus grands et dangereux pour le pays. Réveillez-vous, il est encore temps de réagir.

  • wouahab-
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    • Posté à 01h22 le 31/01/2011
    • Internaute 130219
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    Le 1er janvier 2011 sera appliquée dans l’État de Californie une nouvelle loi qui, sans la viser nommément, touche directement la SNCF*, future candidate au projet de ligne ferroviaire à grande vitesse entre Sacramento et San Diego. Une loi inquisitoriale clairement pilotée par des lobbies juifs étasuniens.

    Votée au mois d’août à l’initiative de l’élu démocrate Bob Blumenfield, cette loi impose aux entreprises étrangères candidates à des marchés publics dans l’État de Californie d’expliquer en toute transparence (full disclosure) dans quelles conditions elles ont participé à la Déportation des Juifs et quelles mesures de réparation elles ont prises à l’égard des survivants de l’Holocauste ou de leurs familles.

    Cette loi n’a pas été inscrite par hasard à l’ordre du jour des législateurs californiens : en 2011 doit être lancé par la California High Speed Rail Authority un appel d’offres pour la réalisation et l’exploitation, à l’horizon 2020, d’une ligne de TGV trans-californienne reliant Sacramento à San Diego via San Francisco et Los Angeles. Soit près de 1000 km de liaison ferroviaire pour un budget estimé à 43 milliards de dollars (environ 34 milliards d’euros) destinés au transport annuel de 90 millions de voyageurs.

    Bien qu’il soit actuellement remis en question pour des raisons budgétaires, un autre projet de TGV pourrait voir le jour en Floride pour relier Tampa à Miami via Orlando. Un projet qui passerait lui aussi par un appel d’offres international. Problème : Charlie Crist, le gouverneur républicain de Floride, a déclaré début septembre qu’il entendait faire préalablement examiner le rôle de la SNCF dans la Déportation des Juifs.

    Une initiative approuvée par l’élu démocrate Ron Klein qui, dans une lettre au gouverneur Crist, souhaite ardemment l’exclusion de la SNCF de tout appel d’offres ferroviaire sur le territoire américain au motif que « Les entreprises qui ont participé aux crimes contre l’humanité des nazis, en profitant parfois du génocide, sont à exclure des contrats payés par les contribuables américains ».

    Dans un communiqué du 28 septembre, Ron Klein en remet une couche en affirmant que « La SNCF a eu un rôle direct dans l’Holocauste nazi, en transportant d’innocentes familles juives et d’autres victimes à bord de ses trains ». Autre grief : « Cette compagnie n’a jamais présenté ses excuses pour son attitude inqualifiable, ni payé de réparations aux survivants ». Conclusion de M. Klein : réaliser le projet de TGV de Floride avec la SNCF serait « un recul et une insulte directe aux survivants de l’Holocauste et à leurs familles ». En conséquence, joignant l’initiative législative à l’indignation, Ron Klein déposera prochainement un projet de loi à la Chambre des Représentants visant à écarter la SNCF de tout appel d’offres sur le territoire étasunien.

    La SNCF, en concurrence avec des groupes allemand, espagnol, japonais et peut-être chinois – le gouverneur Arnold Schwarzenegger en voyage à Shangaï s’y est dit très favorable – a évidemment réagi par la voix se son pédégé Guillaume Pépy. « Cette obligation de transparence est légitime. (…) La SNCF n’a rien à cacher » a notamment déclaré M. Pépy qui, en outre, a souligné que l’entreprise était à l’époque sous le joug d’une armée d’occupation, ajoutant que « 2000 cheminots ont été exécutés par les nazis. »

    Qui plus est, à indiqué de son côté Denis Douté, le président de SNCF America, ce sont les Allemands qui ont fourni eux-mêmes les trains de déportation, le rôle de la SNCF s’étant limité, sous la contrainte, à détacher des conducteurs. M. Douté a d’autre part indiqué qu’il existe « une Commission, extrêmement active en France, en Israël et aux États-Unis qui a traité environ 24000 cas et procédé à des indemnisations chiffrées à plus de 550 millions de dollars. Mais (...) tout ce qui est fait, c’est par l’État français qui contrôlait la SNCF. »

    Les lobbyistes américains ne manqueront cependant pas de souligner que la SNCF a été condamnée en juin 2006 par une juridiction française, le tribunal administratif de Toulouse, à la suite de la plainte déposée par le père et l’oncle du député européen Alain Lipietz, déportés en mai 1944. Une décision pourtant annulée en mars 2007 par la Cour administrative d’appel de Bordeaux, les juges ayant considéré que « la SNCF ne peut être regardée (...) comme disposant de prérogatives de puissance publique. » Bref, soumise à la volonté du pouvoir exécutif en place sous l’Occupation, l’entreprise ne pouvait être tenue pour responsable, contrairement à l’État dont la condamnation en première instance a été confirmée en appel.

    Comment se terminera ce qui apparaît aujourd’hui comme un insupportable et indigne chantage, 66 ans après les dernières déportations de Juifs ? Quelle sera l’attitude des caciques démocrates au plus haut niveau face à la volonté de quelques lobbies intégristes aveuglés par un douteux ressentiment ? Á moins que ces lobbies ne soient en réalité guidés par des intérêts occultes visant à écarter la redoutable candidature du couple SNCF-ALSTOM ?

    En l’état, bien malin qui pourrait dire comment se terminera cet affligeant imbroglio. Mais l’enjeu est de taille car Barack Obama est bien déterminé à lancer dans les années à venir un vaste programme de réseau TGV à travers le pays. Manquer le rendez-vous de Californie serait, à n’en pas douter, un coup très dur porté à la SNCF et à son partenaire ALSTOM dans leurs légitimes ambitions nord-américaines.

  • wouahab-
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    • Posté à 01h42 le 31/01/2011
    • Internaute 130219
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    voici les commandements d’une bonne stratégie de manipulation de masse élaborée par Noam Chomsky, le linguiste américain du MIT (Massachussets Institute of Technology) de Boston, sur la base de l’observation du fonctionnement des médias

    1/ La stratégie de la distraction : Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

    2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions : Cette méthode est aussi appelée « problème réaction solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

    3/ La stratégie de la dégradation : Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

    4/ La stratégie du différé : Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

    5/ La stratégie de l’infantilisation : S’adresser au public comme à des enfants en bas âge. La plupart des publicités destinées au grand public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ». (cf. »Armes silencieuses pour guerres tranquilles »)

    6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion : Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements.

    7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise : Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de “Armes silencieuses pour guerres tranquilles”

    8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité. Encourager le public à trouver “cool” le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

    9/ Remplacer la révolte par la culpabilité : Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution ! …

    10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes : Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le “système” est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus

  • wouahab-
    wouahab-
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    • Posté à 01h45 le 31/01/2011
    • Internaute 130219
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    voici les règles du journalismes pour les Nuls édictées par Bernard Langlois, fondateur de la Revue de gauche Politis, qui résumé parfaitement le débat, dans un style qui constitue un chef d’œuvre d’humour :

    Règle numéro 1 : Au Proche Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers et c´est toujours Israël qui se défend. Cela s´appelle des représailles.

    Règle numéro 2 : Les Arabes, Palestiniens ou Libanais, n´ont pas le droit de tuer des civils de l´autre camp. Cela s´appelle du terrorisme.

    Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s´appelle de la légitime défense.

    Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l´appellent à la retenue. Cela s´appelle la réaction de la communauté internationale.
    Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n´ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats.

    Règle numéro 6 : Les Israéliens ont le droit d´enlever autant de Palestiniens qu´ils le souhaitent (environ 10.000 prisonniers à ce jours dont près de 300 enfants). Il n´y a aucune limite et ils n´ont besoin d´apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique « terroristes ».

    Règle numéro 7 : Quand vous dites « Hezbollah », il faut toujours rajouter l´expression « soutenu par la Syrie et l´Iran ».

    Règle numéro 8 : Quand vous dites « Israël », Il ne faut surtout pas rajouter après : « soutenu par les Etats-Unis, la France et l´Europe », car on pourrait croire qu´il s´agit d´un conflit déséquilibré.

    Règle numéro 9 : Ne jamais parler de « Territoires occupés », ni de résolutions de l´ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l´auditeur de France Info.

    Règle numéro 10 : Les Israéliens parlent mieux le français que les Arabes. C´est ce qui explique qu´on leur donne, ainsi qu´à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s´appelle la neutralité journalistique.

    Règle numéro 11 : Si vous n´êtes pas d´accord avec ces règles ou si vous trouvez qu´elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c´est que vous êtes un dangereux antisémite.

  • wouahab-
    wouahab-
    libre
    • Posté à 01h46 le 31/01/2011
    • Internaute 130219
      libre
  • wouahab-
    wouahab-
    libre
    • Posté à 01h52 le 31/01/2011
    • Internaute 130219
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  • michesive
    michesive
    retraité
    • Posté à 08h53 le 31/01/2011
    • Internaute 142303
      retraité

    32,4 milliards d’euros, quel gâteau ! Franchement, je me demande combien de convives et de ’’pelles’’ sont ’’affutées’’ parées pour ce ’’dessert du Siècle’’ !

  • ourwa
    ourwa
    oeiciole
    • Posté à 17h36 le 31/01/2011
    • Internaute 43943
      oeiciole

    « Comme dans le cas de la
    révolution du Jasmin, les réseaux sociaux Facebook et Twitter jouent un grand rôle dans la mobilisation des Egyptiens, ce qui explique leur blocage par le pouvoir. (Voir les vidéos) »
     » Fine analyse »...comme si les peuples tunisien et égyptien étaient à ce point obtus pour ne pouvoir se passer de ces deux duex trucs que sont face-book et twitter...et le téléphone arabe, vous connaissez, journaliste le laboratoire ? ...
    Quant au reste de l’« article », il serait indécent et ^prétentieux, n’étant pas « professeur de journalisme, ni à rue 89, ni ailleurs, surtout en france...de le commenter, l’évaluer...le bon sens y perdrait ses neurones... Concocter un pot- pourri constitué d’ évènements majeurs, socio-politiques ( tunisiens, égyptiens...)
    et d’évènements sportifs et autres...pour “briller” dans le journalisme en ligne - sans “ dénigrer le papier‘notez-le...- est, à mon avis, un magnifique exercice de journalisme’ bon teint...
    Je renvoie la ‘lumière’, auteur de cet ‘ article’, à ceux du Yéti...et Rue 89 ...à la qualité des ses aricles...passée...

  • ourwa
    ourwa
    oeiciole
    • Posté à 17h51 le 31/01/2011
    • Internaute 43943
      oeiciole

    Sous la rubrique « Révolution tunisienne », on s’en fout de la photo de la devanture, je dis bien devanture, comme celle du commerce d’un boutiquier, de Libération et la prochaine « nomination », dans son « staff » de demorant... depuis que Serge July, malgré ses dérives quelque peu droitère, fut assassiné d’une manière politico-médiatique et viré de Libé, ce journal cessa d’être un vrai journal, libre et indépendant... Rue 89, vous en savez quelque chose...

  • labed
    labed
    Indépendant
    • Posté à 19h54 le 31/01/2011
    • Internaute 139508
      Indépendant

    Bonjour,

    CECI EST UN 2ème APPEL DE DÉTRESSE !

    Les Officiers Supérieurs des Armées Arabes sont TOUS, parallèlement, des hommes d’AFFAIRES ! Donc ! UN SEUL espoir : LE PEUPLE et sa détermination !
    Une possibilité : Des militaires de moindre importance, conscients de la corruption de leurs chefs, refusent les ordres de répression et se révoltent contre le pouvoir même.
    L’espoir SUPRÊME EST : VOTRE soutien aux peuples opprimés dans le monde, aujourd’hui
    ÉGYPTIEN !
    Votre soutien est indispensable ! Les Grandes Puissances, notamment financières, nous manipulent tous ! À nous de montrer notre maturité !
    Si vous voulez tomber dans le piège que nous tendent nos dirigeants : Islamisme, le chômage c’est l’immigré, crise économique, sécurité d’Israël, NOS VALEURS, et j’en passe ! Libre à vous. Mais sachez que l’émancipation d’un seul peuple c’est le réveil de tous les peuples…
    Le opprimés du monde entier comptent sur vous pour les soutenir dans leurs luttes en profitant de l’espace de liberté que vous avez encore. POUR COMBIEN DE TEMPS ? ? ?
    Descendez et exprimez votre soutien au peuple égyptien avant qu’il ne soit trop tard pour vous-même….
    Cette sollicitation ne concerne naturellement pas B.H.V., Glussmann et associés ...

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