Restez assis les enfants !

Le blog de Nestor Romero, ancien enseignant qui, toujours, cherche à penser l'école.

Les pédagogues et les instructeurs, la suite douze ans plus tard

Nestor Romero
Ancien enseignant
Publié le 02/08/2010 à 16h29

La suite, parce que j’avais donné ce titre à une chronique publiée dans Le Monde le 13 mai... 1998. Douze ans. Et rien n’a changé. Ou si peu. Les instructeurs vitupèrent plus que jamais les pédagogues qui eux, comme lassés, demeurent, me semble-t-il, étrangement silencieux.

Il est vrai que l’on peut répugner à se mêler à cette caricature de débat, à ce « pim-pam-poum » tel que celui qui s’est étiré à la suite de mon dernier billet consacré à la question de l’exemplarité. A cet égard je remercie le riverain, lui aussi ancien enseignant, Steffen Louis, d’avoir, après une intervention pertinente, renoncé à poursuivre, dans un contexte où ce qui s’échange sont moins des arguments que des apostrophes.

Cependant, les derniers mots adressés par Stefffen aux instructeurs -« Ne nous donnez pas de leçons de philosophie morale »- me conduisent à poser clairement, une fois de plus, ce qui à mon sens motive profondément cette haine de la pédagogie manifestée par tant d’enseignants.

Auparavant, il me semble nécessaire de préciser la raison pour laquelle je qualifiais, en 1998, les contempteurs de la pédagogie d’« instructeurs ». Tout simplement parce qu’ils refusaient catégoriquement le terme d’« éducateur ». Ils n’étaient pas là pour éduquer, charge qui revient aux familles, disaient-ils, disent-ils toujours, mais pour instruire.

Les instructeurs sont des privilégiés

Venons-en donc maintenant aux raisons pour lesquelles nos instructeurs se dressent aussi prestement à la moindre évocation du mot « pédagogie ». Disons-le clairement, sans plus de précaution, quitte à devoir essuyer sarcasmes et quolibets si ce n’est injures : les instructeurs sont des privilégiés qui défendent leurs privilèges d’estoc et de taille comme le font tous les privilégiés.

Quels sont donc ces privilèges ? En vérité il n’en est qu’un, celui de venir au collège ou au lycée 15 ou 18 heures par semaine, de faire cours, de transmettre -comme ils disent- puis de plier bagage et de s’en retourner à la maison. Et ainsi sempiternellement, en attendant les vacances (on aura compris que je n’évoque pas ici les professeurs du primaire).

Ce qui en aucun cas ne signifie qu’ils ne travaillent pas. Il en est qui passent un temps fou à ciseler leurs cours, à corriger des copies, à se tenir informés et il en est qui ne fichent rien, comme partout, et tout le monde le sait, surtout les élèves.

C’est, en effet, un immense privilège que celui de pouvoir disposer de son temps ainsi, surtout si, l’ancienneté aidant, ou on ne sait quels petits arrangements, on bénéficie d’un emploi du temps sans « trou », pour ainsi dire fait sur mesure. Immense privilège que celui de n’avoir à consacrer qu’un minimum de temps aux conseils de classe et autres réunions dites de concertation.

Sacrifier les enfants qui ne sont pas nés d’enseignants

Immense privilège enfin que celui de n’avoir de comptes à rendre à personne, car ce n’est pas rendre compte que cette visite tous les dix ans d’un inspecteur, ou cette traditionnelle signature annuelle d’une note administrative dont le sens n’est, en effet, que purement administratif.

Tel est le privilège, le petit confort auquel tiennent tant nombre d’instructeurs qui savent pourtant qu’il n’est plus possible de travailler ainsi depuis l’intervention de la massification au risque de sacrifier tant d’enfants qui n’ont pas eu la chance de bien naître, de naître enfants d’enseignants par exemple.

Et ils rejettent, ces instructeurs, tout ce qui peut ressembler à une ébauche de travail collectif tant ils redoutent que soient mises au jour leurs lacunes, alors que le collectif a précisément pour fonction de compenser les inévitables faiblesses de chacun.

« Je parle, tu écoutes »

Tant ils redoutent, enfin et par dessus tout, d’avoir à passer un peu plus de temps dans l’établissement pour y mettre au point des projets cohérents, qui ne sont pas des divertissements contrairement à ce que disent les vitupérateurs, mais des modes sensés d’acquisition de connaissances, pour y organiser des structures qui par leur mobilité permettent de prendre en charge autant que faire se peut la singularité de chaque élève.

Je sais bien que disant cela je m’attire les foudres non seulement des instructeurs mais de nombre de militants syndicaux, enseignants et parents, qui s’investissent sans compter. Peut-être faudrait-il réfléchir aux raisons pour lesquelles le syndicalisme, le syndicalisme enseignant en particulier, est en crise depuis si longtemps.

Pardon en tout cas de cette rudesse mais il me semble qu’il convient de temps à autre de « dire les choses » pour que l’on n’oublie pas qu’une autre école est possible, une autre école que celle du « je parle, tu écoutes », une autre école que celle qui perpétue, en la légitimant, l’injustice sociale, une autre école que celle où les instructeurs vont « instruisant » .

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  • clozedor
    • Posté à 16h35 le 02/08/2010
    • Internaute 112179

    Une autre école, certes, avec quels moyens ?
    Le système actuel laisse sur la touche un bon nombre de mini citoyens.
    Mais impossible de proposer un enseignement à la carte avec 32 élèves par classe.
    Ou alors il faut tout reconsidérer.
    C’est pas demain la veille...

    • CEDHIC
      CEDHIC répond à clozedor
      • Posté à 16h48 le 02/08/2010
      • Internaute 20745

      Débat qui me laisse pantois à chaque fois que je tombe dessus et dans mon métier (travailleur social dans le domaine de l’éducatif (pour ce que ça veut dire...), je dois me coltiner effectivement des profs qui refusent bec et ongle l’aspect éducatif de leur mission, qui me semble-t-il est pourtant explicitement énoncé dans EDUCATION NATIONALE...

      Heureusement, j’en rencontre aussi qui savent travailler autrement...Mais ils bossent dans des établissements du 93, qui pour un certains nombres, demandent aux enseignants une souplesse sans quoi...et ben ça ne marche pas.

      J’en connais même qui devrait se souvenir qu’ils ne sont pas travailleurs sociaux...Comme quoi c’est pas simple !

      • clozedor
        clozedor répond à CEDHIC
        • Posté à 16h55 le 02/08/2010
        • Internaute 112179

        Heureseument que ce n’est pas simple, sinon ca serait triste.
        Alors quoi ?
        Vive l’instructeur (sergent peut être ?) emplit de certitudes et limite sectaire ?
        Ou bien le pédagogue soixante huitard attardé version Summerhill ?
        C’est pas simple. Non.

      • pablico
        pablico répond à CEDHIC
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 17h51 le 02/08/2010
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        La pédagogie est, étymologiquement, l’action de « conduire les enfants », du grec PAIDAGÔGIA. C’est donc l’art d’éduquer. Le terme désigne les méthodes et pratiques d’enseignement et d’éducation ainsi que toutes les qualités requises pour transmettre un savoir quelconque.

        les pédagogues peuvent-être n’importe qui, qui a l’art du partage de son savoir.

        nos enseignants sont peut-être et surement pédagogues, mais ils travaillent sur commande, avec des objectifs, des ordres.. ce qui gâche souvent leur art, va souvent à l’encontre de leur art...comme des mercenaires..ils se battent souvent sans partager souvent l’idéal, la conviction du donneur d’ordre.

        Y’a pas de pédagogie, y’a que des pédagogues.
        La petite marchande de prose (1989)
        Citations de Daniel Pennac

      • Malavita
        Malavita répond à CEDHIC
        Pfff...
        • Posté à 22h43 le 02/08/2010
        • Internaute 116342
          Pfff...

        Je suis enseignante et au risque d’être vilipendée, je suis partante pour passer 35 h dans mon lycée, en fait 39 h car les enseignants ne sont pas à 35 h et lorsqu’ils ne font pas cours (examens...), ils doivent 39 h !

        Par contre en échange, je demande une salle ou un bureau à moi (allez, je ne suis pas sectaire, je veux bien la partager avec deux ou trois collègues ) afin de ne pas perdre mon temps entre deux heures de cours dans une salle des profs, trop petite, bruyante, passagère et avec parfois aucune table, sinon qu’une table basse (si, si je l’ai vue !). Cela permettrait aussi de faire des réunions de l’équipe pédagogique régulièrement et de ne pas découvrir aux conseils de classe que la classe pose problème... à tout le monde ! et d’éviter le départ précipité des collègues dès la fin de leurs heures de cours. Sans compter la possibilité de monter des projets, auxquels je rêve mais dont je ne me sens pas la force de le faire seule.

        Sinon, ma pédagogie est classique, trop à mon goût. Mais je débute (3e rentrée en septembre) alors laissez-moi le temps de trouver ma voie et de régler les problèmes de disciplines qui m’empoissonnent parfois.

        Ma devise : « former des citoyens, pas des élèves » qui seront capables de se débrouiller dans la vie et de se forger leur propre opinion car quoi qu’en dise certains, la jeunesse c’est la vie et l’avenir et ce public connaît plein de choses même s’ils ne savent pas qui est Rimbaud ou l’orthographe des mots.

        Ou peut-être suis-je trop idéaliste... ou pas encore blasée.

         
        • CEDHIC
          CEDHIC répond à Malavita
          • Posté à 09h50 le 03/08/2010
          • Internaute 20745

          En ces temps de cynisme forcené, teinté d’un fatalisme immibilisant, on a besoin d’idéalisme... Je connais un prof dans un lycée de Saint Denis qui n’est pas blasé du tout, après des années et des années de boulot. En fait, il est même en colère de voir ce que les gouvernements font à l’école publique. « Si on voulait la foutre en l’air, on ferait pas autrement » m’a-t-il dit un jour...

        1 autres commentaires
    • Anonyme répond à clozedor

      L’école parfaite n’existe pas ! Aux parents de préparer leurs enfants à un monde imparfait, injuste en veillant à leur éducation, en leur transmettant le goût du travail, les valeurs morales, la rigueur, le respect envers les autres et surtout envers les enseignants ! L’enfant va à l’école pour recevoir la connaissance d’un adulte, ce n’est pas lui qui « commande » . Il faut en terminer avec le statut de l’enfant-roi despote ignare ca mal élevé.

      Les parents ? A quoi ils servent ? de nos jours ils se contentent de procréer !
      Comment se fait-il que de nos jours des gamins de 10 ans soient incapables de garder le silence, de rester assis, soient irrespectueux, insolents ou perturbateurs en classe ?
      Les parents se contentent de pondre une progéniture-faire-valoir-social ou un accessoire de mode qu’ils déposent chaque matin à l’ETAT en critiquant le système scolaire, désavouant les professeurs... les programmes pédagogiques, ou pire contestent les notes ! !
      Avant de répondre aux réflexes pavloviens d’une société nataliste, on peut aussi se poser des questions : pourquoi avoir des enfants ? que deviendront les enfants que je mets au monde ? suis-prêt à avoir des enfants (physiquement, financièrement, temps disponible) et fournir les efforts ingrats qu’exigent l’éducation digne de ce nom d’un enfant, ou plusieurs enfants ?
      On ne peut pas continuer à critiquer l’éducation nationale, l’accuser de tous les maux si à la base, les parents ne se donnent pas la peine d’éduquer leurs propres enfants !

      • clozedor
        • Posté à 09h41 le 03/08/2010
        • Internaute 112179

        Oui.
        Problème de société.
        L’enfant roi.
        La fessée interdite.
        L’ére des jeux vidéo, éléments complètement déstructurant
        Le discours très gauchisant du « à bas les valeurs ».
        Plus de valeurs = plus de repères.
        Et un stress permanent des parents lié au contexte économique.
        Bref, ok avec vous, on peut pas demander aux enseignants de rattraper « le coup »...
        Solution ? Arreter de « ringardiser » les souhaits de discipline envers sa progéniture (sans pour cela être un horrible facho).
        Quant au monde enseignant, pourquoi ne pas reflechir au bien fondé d’un apprentissage à la fois plus didactique et adapté aux différentes personnalités des enfants.
        Un grand écart, certes compliqué.

         
        • LienRag
          LienRag répond à clozedor
          • Posté à 23h06 le 03/08/2010
          • Internaute 34767

          Comme le disait un ami « comment les enfants pourraient-ils être éduqués lorsque les parents ne le sont pas ? »
          Combien parmi les adultes pratiquent réellement les lois de l’hospitalité, les règles de la solidarité, les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité ?

          • clozedor
            clozedor répond à LienRag
            • Posté à 07h33 le 04/08/2010
            • Internaute 112179

            Si, si un grand nombre.
            Pas en France.

        2 autres commentaires
      • Daniel08
        Daniel08
        Etudiant
        • Posté à 11h22 le 03/08/2010
        • Internaute 121185
          Etudiant

        ...Vous avez des enfants ?

        Si oui : les pauvres !
        Si non : ça ne m’étonne pas...

        Quand vous parlez des enfants-roi, vous parlez d’un cas particulier, d’une minorité.
        Moi aussi quand je rencontre quelqu’un qualifiable d’« abruti », je me demande comment étaient ses parents.
        Les parents sont là pour éduquer, soutenir et aimer leurs enfants, leur apprendre des valeurs morales (intégrité, altruisme, humilité...) autant que possible.

        Sauf que les parents peuvent rarement enseigner les maths à la place du prof parce que son cours est confus, déstructuré, ou incomplet. On ne demande pas aux profs d’éduquer les élèves à la place des parents, on demande un MINIMUM de compréhension, que certains n’ont même pas alors qu’ils ont un métier où le « social » prime.

        Cependant je suis d’accord avec vous qu’il y en a marre des oppositions à tout bout de champ, de blâmer l’éducation nationale comme si elle était seule responsable de tous les maux, des gosses qui n’ont aucune conscience de l’autorité.

        Mais un peu de bonne foi ne serait pas de trop. Si chacun faisait un petit effort, l’amélioration se ressentirait grandement. Mais comme personne n’est parfait, on trouve toujours des parents et des profs qui manquent à leur devoir.

        Et les profs qui n’en ont rien à foutre des élèves à qui ils enseignent chaque semaine, qu’ils ne considèrent pas comme des êtres à part entière, qu’ils notent à la tête ou selon leur propre humeur... ils ont été éduqués par qui ? Ils rejettent l’influence de parents étouffants, ou ils prennent exemple sur des profs désintéressés ?

      • shaman de l amour
        shaman de l amour
        cuniculteur potentiel plein d' (...)
        • Posté à 16h28 le 03/08/2010
        • Internaute 117827
          cuniculteur potentiel plein d' (...)
    • beaumasque
      beaumasque répond à clozedor
      Conseiller municipal d' (...)
      • Posté à 10h47 le 03/08/2010
      • Expert 12155
        Conseiller municipal d' (...)

      Pour l’école (au sens large) le problème est il vraiment dans l’opposition entre éducateur et instructeur, entre ceux qui veulent éduquer et ceux qui veulent instruire ? N’est-il pas plutôt dans ce que devrait être l’école à partir du moment ou a eu lieu la massification et ce qu’elle est encore de fait à l’heure actuelle ?

      Que l’on me comprenne bien, la massification, l’ouverture du collège à tous ne me pose aucun problème, bien au contraire, mais si l’on ouvre le collège à tous les publics, pas simplement à la petite fraction d’élèves sur-sélectionnés que nous étions à la fin des années soixante début des années soixante-dix, alors il faut que ce collège s’adapte à ce public nouveau, qu’il adapte ses méthodes, sa pédagogie, ses moyens à la nouvelle donne que représente l’arrivée d’élèves nombreux et dont les familles, les milieux ne sont pas familiarisés avec la culture scolaire (le mot culture étant en l’occurrence employé dans le sens valeur, façon d’être et de se comporter).

      L’opposition évoquée entre pédagogue et instructeur me semble plutôt recouvrir celle qui existe entre ceux qui souhaitent adapter le collège et ceux qui souhaitent le faire perdurer en l’état.

      Avant toute chose et pour éviter la tarte à la crème : adapter le collège ne veut pas dire faire baisser le niveau et que l’on arrête de nous bassiner avec cette ancienne antienne, mais simplement faire en sorte que le collège se transforme afin de lui permettre d’accueillir des élèves que jusqu’à présent il n’’arrive pas à accueillir (car jusque là il n’avait pas à les accueillir), de les accueillir et de les faire réussir.

      Le collège unique tel qu’il existe aujourd’hui n’est pas le collège démocratique et c’est bien là où le bât blesse.

      Le collège unique accueille 99,9% des élèves avec des méthodes, des objectifs, des moyens qui sont ceux de l’époque ou il accueillait les 30% de la population scolaire la plus adaptée à l’école et à ses exigences. (En fait avec des moyens moindre, il n’y a qu’à voir le nombre de surveillants par élève aujourd’hui dans certains collèges pour comprendre que les moyens en proportion n’ont même pas suivi)

      Le collège unique tel qu’il existe aujourd’hui est d’abord un formidable tamis ou l’on trie le bon grain de l’ivraie scolaire, à l’entrée tout mélangé (pas tant que cela en fait par le jeu des options, des stratégies de contournement) une grande quantité d’élèves, à la sortie des jeunes qui ont pour certains parfaitement intégrés qu’ils n’étaient pas fait pour les études, qu’ils avaient l’intelligence (non pas bête car l’on est trop correct pour tenir de tel propos) pratique et pour d’autres, qui eux l’ont cette fameuse intelligence conceptuelle, qu’ils étaient fait pour les études.

      Les interrogations surprises, sur des parties de programme anciennes ou nouvellement acquises, avec des questions aux formulations chantournées, le cours magistral et parfois magistralement réalisé et parfois moins, sont autant de pratiques qui font perdre pied aux élèves les plus fragiles, à ceux qui n’ont pas encore intégré certaines règles de l’école.

      Quel est l’objectif des interrogations, des exercices, s’assurer que tous ont compris avant de poursuivre ou bien interclasser les élèves et les sélectionner ? Dans certains pays les interrogations sont préparés à l’avance, on identifie les questions et les réponses à y apporter, permettant aux élèves qui ont du mal à faire le tri entre l’essentiel et l’accessoire, de ne pas perdre de temps, de se focaliser sur ce qu’ils doivent connaître, comprendre, savoir. Pour ma part, comme tout parent, quand mon enfant ne comprend pas quelques choses je ne lui donne pas une mauvaise note et je ne le classe pas par rapport aux autres membres de la famille avant de passer à autre chose, mais je cherche un autre moyen de faire passer la notion, de faire comprendre et ce jusqu’à ce qu’il acquiert cette connaissance. Mon objectif est de l’élever (au sens monter) à ma hauteur et si possible au-dessus, de lui donner en partage ce que je sais, pas de m’assurer qu’il en est digne avant toute communication.

      L’objectif actuel du collège unique est de sélectionner, d’éliminer une masse importante d’élèves, de les orienter vers des filières qui pour la plupart conduisent à des métiers et des vies pleins de précarité, de pauvreté, de difficultés, des métiers et des vies qui raccourcissent de 10 à 15 ans l’espérance de vie de ceux qui les auront. Croyez vous véritablement que des parents accepteraient de gaité de cœur une orientation qui condamne son enfant à vivre mal et moins longtemps s’ils n’avaient pas au préalable intégré l’idée de l’incapacité personnelle, individuelle de leur enfant.

      Transmettre des savoirs est peut être bien le rôle premier de l’école le problème c’est qu’aujourd’hui sous couvert de transmission des savoirs elle ne fait que sélectionner, éliminer, naturaliser les inégalités sociales. Elle ne transmet pas les savoirs elle ne fait que les garder au milieu de la mangeoire de quelques uns tout en empêchant de fait l’accès au plus grand nombre.

      En fin pour ce qui est du débat sur le niveau il serait intéressant de mesurer celui-ci par rapport aux élèves les plus en difficultés et non pas par rapport à une tête de classe plus ou moins mythifiée. Combien étaient ils en 1960 à avoir des notions d’anglais ? Combien en 1970 ? Disons le autrement : aujourd’hui tous les enfants suivent pendant plusieurs années des cours de langue alors que la plupart, il y a encore 40 ou 50 ans, en étaient écartés, n’est ce pas cela le progrès ? et leur niveau n’est t il monté ?

      • clozedor
        clozedor répond à beaumasque
        • Posté à 10h59 le 03/08/2010
        • Internaute 112179

        J’aime beaucoup « l’ancienne antienne ».
        Plus sérieusement, sur la fin de vos propos, quant à l’espoir de tout parent concernant sa progéniture, franchement, moi je n’attends pas forcément qu’ils deviennent avocats ou pilotes de ligne.
        Cuisinier, mécanicien, plombier...
        Si c’est leur aspiration.
        Et je ne pense pas que l’espérance de vie soit réduite pour ces métiers manuels.
        Au moins ils sont seraient surs d’avoir un boulot.
        Denrée rare de nos temps.

         
        • beaumasque
          beaumasque répond à clozedor
          Conseiller municipal d' (...)
          • Posté à 12h01 le 03/08/2010
          • Expert 12155
            Conseiller municipal d' (...)

          A moins d’être Dieu, ne pas le pensez pas n’est pas suffisant pour que cela ne soit pas. Longtemps les hommes ne pensaient pas que la terre tournait autour du soleil et pourtant même alors elle tournait, en revanche ils pensaient qu’elle était plate ce qui n’avait aucune incidence sur sa forme réelle.

          Ainsi même si cela est gênant, lorsque des enseignants orientent des enfants vers des métiers manuels (pour ne pas dire ouvrier) ils les orientent vers un avenir qui réduis leur espérance de vie. C’est comme ça dans le monde dans lequel nous vivons. Quelques exemples pour mieux mesurer : à 35 ans un cadre à une espérance de vie sans aucun trouble physique ou sensoriel de 34 ans alors qu’un ouvrier à une espérance de vie sans aucun trouble physique ou sensoriel de 24 ans, à 35 ans un inactif non retraité (un chômeur par exemple) à une espérance de vie de 28,5 ans et un cadre au même age de 46 ans.

          Moi non plus je n’attends pas qu’ils soient tous avocat ou pilote de ligne mais ce que j’attends en revanche c’est que le système scolaire soit véritablement démocratique, que l’on ne retrouve pas une proportion toujours plus réduite de fils d’ouvriers et d’employés dans les grandes écoles, que sous couvert du talent, du don, ou des handicaps sociaux on ne continue pas à reproduire ou laisser se reproduire les inégalités sociales.

          Pour ce qui est de la certitude d’avoir un boulot, il vaut mieux être diplômé et avoir fait des études longues que ne pas avoir de diplôme ou avoir fait des études courtes. Ce n’est pas moi qui le dit (je ne me permettrais pas) c’est l’INSEE et la statistique. C’est moins glamour que les histoires de travailleur manuel certain d’avoir toujours de l’ouvrage (faudrait en parler aux Conti, et autres salariés licenciés, précarisés, appauvris), de bergère ayant trouvé son prince et de photographe ayant croisé une milliardaire Banier percé mais malheureusement c’est le réel.

          Pour éviter l’autre tarte à la crème : je connais un plombier qui gagne très bien sa vie et un autre qui a vécu centenaire, je connais quant à moi un fumeur qui a vécu très vieux sans jamais arrêter de cloper et qui n’est pas mort d’un cancer, pour autant je n’en tire pas la conclusion que le tabac n’est pas en règle général un facteur aggravant pour le cancer .

          • clozedor
            clozedor répond à beaumasque
            • Posté à 12h36 le 03/08/2010
            • Internaute 112179

            Oui, pas faux.
            Enfin, soyons ce que nous avons envie d’être...
            Sans valeur sociale étalon.
            Le Pavillon au Chesnay, la Mercedes et les vacances aux Caraïbes, c’est pas forcément l’accomplisement de toute une vie.

        2 autres commentaires
  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 16h56 le 02/08/2010
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    ► Merci pour cette parfaite image rapportée de la réalité de nos écoles.
    Elle est si exacte et si rarement exprimée....

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 17h06 le 02/08/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Comme si les instructeurs n’avaient aucune pédagogie !

    Comme si la pédagogie de quelqu’un n’ayant pas le niveau pour instruire avait la moindre importance.

    La pédagogie, c’est de la politique.

    Vous êtes pour quelle pédagogie ?

    Ignace de Loyola ? James Guillaume ? Maria Montessori ?

  • Tartampionne
    • Posté à 17h19 le 02/08/2010
    • Internaute 121219

    Oui, une autre école est possible. Mais pas sans moyens financiers. Et il se trouve que dans l’enseignement public il n’y en a plus guère. Alors votre bouche, fermez-la : ce n’est pas de pédagosime que l’on a besoin, c’est d’enseignants qui savent de quoi ils parlent, c’est la base, quand même. Mais cela coûte cher.

    • flixp
      flixp répond à Tartampionne
      Aboyeur
      • Posté à 23h13 le 02/08/2010
      • Internaute 34063
        Aboyeur

      c’est pas des manières de parler ainsi.

      mais des enseignants sans pédagogie c’est un peu comme apprendre tout seul, ce qui n’est pas la vocation de l’école.

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 17h33 le 02/08/2010
    • Internaute 21378
      Précaire

    prof c’est un métier de cons.
    - faut faire des Dieux avec des enfants clients gavés de TF1.
    - bosser avec des dirlo qui ne savent que compter ;
    - suivre des programmes pondus par les élites comme un robot.
    - avoir 2000E par mois en fin de carrière alors que vos collègue du privé sont devenus dirigeants, cadre sup ne bossant plus le Vendredi, partant en vacance avec leur société, ont une voiture de fonction et une mutuelle gratos... et tourne à 4000€.
    - et le pire, les injonctions paradoxales : bosser entre collègues mais que ça ne coute rien, faire du suivi individualisé à 38 par classe, noter pas trop bas sinon les résultas de l’exam seront mauvais.
    - les classes non insonorisée, glaciales en hiver, surchauffées en été

    Eh Nestor on est en 2010, une autre époque, celle qui déteste les fonctionnaires (ceux dans le réel, ceux aux contacts des humains)

    ps trouvez un prof de 40 ans qui vient après 20ans dans l’industrie et qui affronte l’éduc nale, vous verrez ce qu’ils disent des conditions de travail : une solution : la fuite

    Ce métier ça peut être le pire comme, de plus en plus rarement, le meilleur.

    • Anonyme répond à karlM

      Oui, Nestor, malgré sa probable sincérité, a quitté le métier : il ferait bien d’y retourner pour en parler.

      Nestor, j’ai été enseignante par choix (par pour la sécurité de l’emploi et encore moins pour le fric, y en avait déjà pas trop à l’époque, mais je m’en fichais). C’est pas votre pédagogisme qui aidera les élèves ; je l’ai tenté à mes débuts, eh bien bonjour. La rigueur (au moins dans la matière qu’on enseigne) a bien plus d’importance que les expérimentations à la con.

      • lulu.sur.rue89
        lulu.sur.rue89
        Entre deux chaises, assez (...)
        • Posté à 20h41 le 02/08/2010
        • Internaute 99634
          Entre deux chaises, assez (...)

        Je dirais : l’essentiel c’est de croire à la méthode que l’on emploie, d’être un minimum diplomate pour ne pas se mettre toute une classe à dos, d’avoir de l’intérêt pour ses élèves et de croire qu’ils sont capables d’apprendre (au moins un peu). Tout cela bien sûr en supposant que l’on sache de quoi l’on parle.

        Partant de là, tout est possible : pour vous c’est la rigueur, pour d’autre ce sera plutôt la communication, ou le travail de groupe, ou l’individualisation, etc... on s’en fout, tant qu’un élève voit passer plusieurs profs (pas trop tout de même), il verra plusieurs facettes et en fera bien son beurre.

        Alors la pédagogie, hein, les profs « formateurs » qui s’accrochent désespérément à leurs décharges horaires obtenues pour enseigner à d’autres profs des thèmes qu’ils ne maîtrisent qu’à peine et surtout surtout ne pas recommencer à aller enseigner à plein temps à des élèves (bien qu’ils aient su en général se réserver les collèges et lycées prestigieux).

        Par ailleurs, je ne sais pas où vit Nestor ni de quel trou dans le continuum spatio-temporel il est tombé, mais dans l’âge d’or de l’éducation que l’on connaît, je ne vois pas bien comment un prof pourrait faire un boulot « d’instructeur » tel qu’il le décrit (on pense tout de suite à « sergent-instructeur ») et s’en sortir vivant. A part peut-être dans les classes prépas - mais là les « instructeurs » (comme dit Nestor) ont face à eux un public trié tout à fait capable de tirer le meilleur profit d’un « instructeur ».

         
        • Anonyme répond à lulu.sur.rue89

          Moi je dirais que l’essentiel c’est de croire que ce que l’on tente d’enseigner peur faire grandir. C’est en cela que je parlais des connaissances que l’enseignant essaie de transmettre ;
          Bien sûr que cela ne suffit pas, cependant, et qu’il faut que l’enseignant tente aussi de manifester à l’élève qu’il le considère comme son égal (mieux, il faut qu’il le considère comme son égal) même si dans la matière qu’il enseigne, il en sait forcément plus : justement, c’est matière à explication aux élèves : je sais des choses que vous, élèves, ne savez pas, vous, élèves, en connaissez que je ne sais pas : vous êtes là pour apprendre ce que je sais, à l’occasion si vous me parlez de ce que je ne sais pas ce sera sympa, mais à l’occasion et vite fait, parce que si on ne parle que de ça, vous êtes floués. Et les élèves comprennent cela, l’acceptent, tout, brillants ou pas. Mais ceux qui ne sont pas brillants voudraient et auraient besoin de plus de temps de présence, que l’on ne peut leur donner.
          Sinon, la pédagogie, c’est croire à l’intérêt formateur de ce qu’on enseigne, et vouloir former (oh, pas à sa propre image, pas question de ça : vouloir faire grandir.)

        1 autres commentaires
  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 17h29 le 02/08/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    La pédagogie est l’art de faire gober la supercherie sociale.

    Lien

    • Anonyme répond à Autist Reading -

      Et l’enseignement, c’est dire ce qu’on sait après avoir acquis des connaissances dans la matière que l’on enseigne (et qu’il faut absolument savoir) sans mépriser ceux qui ne savent pas encore. Pas plus, pas moins.

      • Autist Reading -
        Autist Reading -
        In enculo cum vibro
        • Posté à 18h11 le 02/08/2010
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        Malheureusement, les enseignants ne font pas que de l’enseignement.

        Certains, même, se complaisent dans l’usage des heures de colles et autres appels aux matons des établissements scolaires.

        Notamment pour soutenir les supercheries sociales à propos du cul et du système économique dans lequel ils voudraient insérer les mômes.

        Alors même qu’ils n’y entendent rien.

        Et les meilleurs enseignants, ils nous enseignent Diderot et Rimbaud et foutent la paix aux gamins, mais laissent les matons punir nos mômes s’ils ont le malheur de goûter à l’ivresse de la fornication.

        Il serait temps de rendre les établissements scolaires à la science seule.

         
        • alangaja
          alangaja répond à Autist Reading -
          "Bank brother is watching you"
          • Posté à 19h44 le 02/08/2010
          • Internaute 93690
            "Bank brother is watching you"

          « Il serait temps de rendre les établissements scolaires à la science seule. »

          ou plus modestement (quoique) : apprendre aux jeunes à penser au lieu de penser à leur place...

          • Autist Reading -
            Autist Reading - répond à alangaja
            In enculo cum vibro
            • Posté à 20h04 le 02/08/2010
            • Internaute 73535
              In enculo cum vibro

            Entourés d’universitaires rigoureux dans leurs disciplines, les jeunes apprennent très vite à penser.

            C’est-à-dire à chercher la vérité selon une méthode dite scientifique et qui a déjà fait ses preuves.

            Le reste, c’est de la politique.

            • alangaja
              alangaja répond à Autist Reading -
              "Bank brother is watching you"
              • Posté à 20h19 le 02/08/2010
              • Internaute 93690
                "Bank brother is watching you"

              dans mon précédent message, j’avais commencé à écrire : « “apprendre aux jeunes à penser avant de leur apprendre quoi que ce soit”, mais c’est idiot ; c’est une vision trop abstraite. on apprend à penser pendant que l’on apprend tout court.
              ceci dit, je ne crois pas que ceux qui apprennent vite comprennent forcément la logique des choses, les liens avec d’autres enseignements, d’autres disciplines.

        • Anonyme répond à Autist Reading -

          Vous avez sûrement un passé d’élève pas simple, mais les profs aujourd’hui ne sont plus comme vous dites.
          (Info : Mes élèves ne comprenaient pour la plupart rien à Diderot et Rimbaud, je leur ai fait lire Voltaire et Baudelaire, pas mieux : pas de leur faute ni de la mienne, mais de ce monde idiot).

          • Autist Reading -
            Autist Reading -
            In enculo cum vibro
            • Posté à 00h51 le 03/08/2010
            • Internaute 73535
              In enculo cum vibro
            • Le_mouton_noir
              Le_mouton_noir répond à Autist Reading -
              www.delaservitudemoderne.org
              • Posté à 02h12 le 03/08/2010
              • Internaute 119868
                www.delaservitudemoderne.org

              Merci de nous rappeler que humour et philosophie peuvent parfois faire bon ménage.

        6 autres commentaires
  • germone sussu
    germone sussu
    illustrateur logiciel
    • Posté à 18h28 le 02/08/2010
    • Internaute 121369
      illustrateur logiciel

    J’ai remarqué en regardant un reportage sur le Mali, que bon nombre d’africains maîtrisent le français comme on nous l’a jamais appris.

    Pour mon mémoire, c’est un camarade Sénégalais qui m’a aidé à le corriger. Il avait les yeux qui brillaient dés qu’il voyait une faute de syntaxe. Bref, il était passionné. C’est bien là qu’était notre différence. Pour moi écrire ça rimait avec « stylo rouge “ ‘point en moins’ ‘à refaire’ ‘oh !’ ‘2 h de colle’
    Depuis le petit gaulois prétentieux issu d’écoles privées que j’étais, a appris à ‘s’intéresser’. Il n’y a que comme ça qu’on rattrape son retard.

    Il est bien et rare votre article.

    • LienRag
      LienRag répond à germone sussu
      • Posté à 13h26 le 03/08/2010
      • Internaute 34767

      Deux raisons à cela : la maîtrise de la langue française est (et surtout était) un vecteur de distinction sociale, essentiellement symbolique en fait.
      Et, surtout, le pourcentage d’enfants qui terminent leur cycle secondaire est tellement faible que la sélection retient les meilleurs (en tous cas jusqu’aux « réformes » liées aux Plans d’Ajustement Structurels des années 90).

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 18h48 le 02/08/2010
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    Quels sont donc ces privilèges ? En vérité il n’en est qu’un, celui de venir au collège ou au lycée 15 ou 18 heures par semaine, de faire cours, de transmettre -comme ils disent- puis de plier bagage et de s’en retourner à la maison.

    parait qu’ils n’aiment pas les grandes vacances, pasque c là qu’ils bossent le plus

    ben koi la pelouse faut bien la tondre nan ? ?

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 19h59 le 02/08/2010
      • Internaute 61755

      hi hi hi
      votre connaissance du métier d’enseignant est d’une originalité confondante [en un mot].

    • malatrie
      malatrie répond à jmc06
      Distraite
      • Posté à 20h23 le 02/08/2010
      • Internaute 26407
        Distraite

      Même pas, mon pauvre !
      Maintenant, le bobogôchisseécolo se contente de laisser pousser l’herbe, ne l’arrose plus et n’y balance plus d’engrais.
      Faudrait suivre, un peu !

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à jmc06
      menuisier
      • Posté à 23h03 le 02/08/2010
      • Internaute 29846
        menuisier

      Dans les charges, il y a aussi se coltiner les mouflets abrutis, mal élevés et stupides que des citoyens dans votre genre pondent ou vont pondrent.

      Et ce n’est pas ça qui manque.

    • Anonyme répond à jmc06

      Mais devenez prof, ou dites à vos enfants de le faire, vu que vous vous dites retraité ! f (y a un un voire deux concours à passer, mais , pour bénéficier de tous ces privilèges ! , c’est rien. Et bonne chance à eux.)

      • jmc06
        jmc06
        chasseur de gorille
        • Posté à 07h16 le 03/08/2010
        • Internaute 75030
          chasseur de gorille

        j’ai compté 5 enseignants (fin il parait)

        c normal, j’comprend , faut bien que vous vous defendez

        oubliez pas la pelouse ! ! c pas fini y a les peintures après ça

        merde alors ! !

         
        • Errance
          Errance répond à jmc06
          écouteur d'histoires
          • Posté à 15h34 le 03/08/2010
          • Internaute 114729
            écouteur d'histoires

          commentaire ridicule voir minable.

          je ne suis pas prof...

          • jmc06
            jmc06 répond à Errance
            chasseur de gorille
            • Posté à 16h53 le 03/08/2010
            • Internaute 75030
              chasseur de gorille

            heu non ça s’appelle donner son opinion

            sur tu n’es pas

            • Errance
              Errance répond à jmc06
              écouteur d'histoires
              • Posté à 20h59 le 03/08/2010
              • Internaute 114729
                écouteur d'histoires

              Certain.

              non c’est affirmer des âneries c’est tout à fait différent.
              On a une opinion quand on sait de quoi l’on parle, ce qui n’est clairement pas votre cas.

              • jmc06
                jmc06 répond à Errance
                chasseur de gorille
                • Posté à 09h00 le 04/08/2010
                • Internaute 75030
                  chasseur de gorille

                On a une opinion quand on sait de quoi l’on parle

                oh que si mon gars , avec une pointe d’humour c sur

                donc ceux qui parlent des autres sans savoir je l’es laisse sur le coté,m’intéresse pas

                • Errance
                  Errance répond à jmc06
                  écouteur d'histoires
                  • Posté à 13h09 le 04/08/2010
                  • Internaute 114729
                    écouteur d'histoires

                  Je ne savais aps que stigmatiser une profession ça s’appelait de l’humour.

                  Voilà ti donc pas que j’en apprend des choses.

                  • jmc06
                    jmc06 répond à Errance
                    chasseur de gorille
                    • Posté à 19h29 le 04/08/2010
                    • Internaute 75030
                      chasseur de gorille

                    c normal mon enfant, errance forcement

                    g pas qu’ça a faire j’dois traire mes lapins

                    • Errance
                      Errance répond à jmc06
                      écouteur d'histoires
                      • Posté à 19h48 le 04/08/2010
                      • Internaute 114729
                        écouteur d'histoires

                      bon courage.

                      Le fromage de sperme de lapin ça doit être intéressant.

        7 autres commentaires
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