Restez assis les enfants !

Le blog de Nestor Romero, ancien enseignant qui, toujours, cherche à penser l'école.

2012 : besoin d'une nouvelle définition du métier d'enseignant

Nestor Romero
Ancien enseignant
Publié le 07/09/2011 à 17h49

En cette rentrée quelque peu particulière, présidentielle oblige, tout le monde s’y met : de gauche à droite s’impose soudain la nécessité d’une nouvelle définition du métier d’enseignant.

Où va la gauche ?

Concrètement cela signifie qu’il faudrait en finir avec le fameux décret du 25 mai 1950 qui fixe les obligations des professeurs (15 heures hebdomadaires de cours pour les agrégés, 18 heures pour les autres) et qu’il ne serait pas superflu en outre que se développe le travail collectif des enseignants.

Il n’est pas inutile de rappeler ici que, depuis des lustres, nombre de pédagogues affirment la nécessité de l’intervention collective et que nombreux sont les enseignants qui, d’une manière ou d’une autre, la pratiquent quand les conditions locales le permettent.

Quelles sont donc les raisons de cette fixation soudaine sur le statut des enseignants ? Passons sur les motivations de la droite libérale au pouvoir qui n’a d’autre souci que de transformer l’école en une entreprise productive de « chair à patron » comme ne cesse de le proclamer le ministre actuel quand il veut faire du chef d’établissement un dynamique « manager » à la tête d’une « équipe “ responsabilisée ” par le mérite de chacun, c’est-à-dire par le fric.

Mais la gauche où va-t-elle ? Essayons de le voir et, à tout seigneur tout honneur, commençons par le P.S. sur le site duquel nous sommes assurés de trouver quelques indications. Ceci d’abord comme introduction à la question de l’éducation : “ sans justice pas de progrès social ”. Sans doute, si ce n’est tout de même l’ambiguïté de l’assertion .

Ambiguïté et confusion

Qu’est-ce en effet que ce progrès social tributaire de la justice ? Et, par ailleurs, est-on bien sûr que la justice doive être posée comme condition (ici au progrès social) ? Est-ce que la justice ne se suffit pas à elle-même, tout simplement parce qu’elle est justice ?

Poursuivant la lecture il nous semble bien que l’ambiguïté se fait de plus en plus ambiguë. Ainsi lit-on, il s’agit de donner sa “ chance ” à chacun. Propos que ne désavoue nullement la droite puisqu’il implique la capacité de chacun à saisir cette “ chance ” si généreusement offerte et que se profile alors l’idéologie néo-libérale du mérite.

Car, saisiront cette “ chance ” celles et ceux qui, pour cela, auront mobilisé suffisamment de volonté : ce sont les méritants. Quant aux autres, tant pis pour eux, ils n’auront pas su saisir leur chance, ils en paieront les conséquences leur vie durant. N’est-ce pas justice que cela ?

Mais poursuivons encore un peu notre lecture : “ Il faut renouer avec la volonté d’assurer la réussite du plus grand nombre grâce à des formations de haute qualité . Propos que ne renierait nullement n’importe quel ministre libéral de passage. Il ne s’agit plus ici d’ambiguïté mais, décidément, de confusion.

Outre, en effet, que nous sommes en droit de nous demander qui peut bien être le ‘ petit nombre ’ de ceux qui ne réussissent pas, on ne peut manquer de s’interroger, comme on le fait ici depuis le percement de cette Rue, sur la notion même de réussite. Répétons-le une fois de plus : la réussite de certains implique l’échec des autres et cet échec est nécessaire pour que puissent être assumées les corvée sociales les plus rébarbatives.

Quelle pédagogie du projet ?

Et c’est ainsi que se fait jour une conception productiviste de l’école qui proclame, au PS comme à droite, le mérite, l’égalité des chances et pêle-mêle, le socle commun des savoirs et des compétences, la personnalisation et la différenciation comme n’a cessé de le marteler le ministre de passage lors de sa conférence de rentrée.
La confusion cependant semble tourner à la méconnaissance quand les rédacteurs du PS se risquent à préconiser une ‘ pédagogie du projet ’ parmi et à côté d’autres actions telles que des modules disciplinaires, des démarches expérimentales, des activités artistiques, culturelles, technologiques, etc.

Méconnaissance disais-je car la pédagogie du projet consiste, en effet, à organiser un mode de vie dans l’école qui englobe (la notions de globalité est ici capitale) toutes les actions énumérées (et d’autres aussi), les justifie et leur donne sens, c’est-à-dire donne sens à l’acquisition de connaissances et aux efforts nécessaires à ces acquisitions et donne sens, en outre, à la nécessaire intervention collective des adultes.

Ce n’est pas par distraction que j’emploie ici ce mot : adulte. Nous aurons l’opportunité sans doute de préciser les contours de cette action collective des adultes à l’occasion de l’examen des propositions qui viendront au jour au cours de la campagne qui s’ouvre. Cependant la question initiale demeure : tout ça pourquoi ?

Si nous écartons le projet néo-libéral de faire de l’école ‘ une entreprise comme les autres ’, dixit le ministre, quelle mission lui assignons-nous qui nécessite une nouvelle définition du métier d’enseignant ? Question d’importance car la réponse conditionne évidemment le mode de vie dans l’école et dans son environnement social c’est-à dire la pratique pédagogique souhaitable. Nous venons de le voir, la réponse du PS n’est guère convaincante.
Nous aurons l’occasion d’examiner les réponses des autres composantes de la gauche et peut-être d’en dégager un horizon un peu plus lumineux.

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  • lauraingalls
    lauraingalls
    Elfe bretonne
    • Posté à 19h05 le 07/09/2011
    • Internaute 28986
      Elfe bretonne

    Au delà de toutes les querelles, toutes les méthodes, tous les projets nous concernant, un constat simple : si j’avais eu 20 CP l’année dernière dans ma classe au lieu de 27 (dont 9 enfants en grande difficulté), il est absolument certain que beaucoup plus d’élèves auraient fini l’année en sachant lire correctement... Discutons d’abord de cela, et après je suis prête à continuer le débat sur nos horaires, nos vacances, nos statuts, etc...
    Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, nous ne sommes pas tous hostiles à bouger (en tout cas, en ce qui me concerne, mes amis du métier et certains collègues). Mais il y a vraiment des choses simples et prioritaires à revoir avant tout.

    • I.P
      I.P répond à lauraingalls
      Flat4
      • Posté à 19h08 le 07/09/2011
      • Internaute 25391
        Flat4

      33% en grande difficulté dès le CP, voilà qui augure d’un avenir joyeux pour la nouvelle génération.
      Vous enseignez dans une zone dite prioritaire ou dans un endroit « normal » ?

      • lauraingalls
        lauraingalls répond à I.P
        Elfe bretonne
        • Posté à 20h48 le 07/09/2011
        • Internaute 28986
          Elfe bretonne

        J’enseigne dans une école de ville tout à fait ordinaire. Nous avons une grande mixité sociale. Beaucoup de ces enfants qui ont du mal à apprendre sont peu suivi chez eux au quotidien, sans pour autant être dans des familles en détresse sociale. Plutôt des parents qui estiment que c’est à nous de faire tout le boulot et qu’ils n’ont aucun rôle à y jouer... Un peu comme quand on laisse sa voiture chez le garagiste !

    • C. Creseveur
      C. Creseveur répond à lauraingalls
      D'actualité, de dessin surtout
      • Posté à 19h09 le 07/09/2011
      • Internaute 7715
        D'actualité, de dessin surtout
    • Gavroche_
      Gavroche_ répond à lauraingalls
      Indigné
      • Posté à 00h38 le 08/09/2011
      • Internaute 169141
        Indigné

      « il est absolument certain que beaucoup plus d’élèves auraient fini l’année en sachant lire correctement »

      Vous n’en savez rien, ce n’est qu’une opinion. Les classes étaient plus chargées il y a cinquante ans, et pourtant les élèves n’en sortaient pas plus illettrés qu’aujourd’hui, au contraire.

      Il est vrai qu’à cette époque, un professeur qui faisait régner la discipline et le travail dans sa classe ne se retrouvait pas au tribunal pour harcèlement et fascisme avec les parents et le rectorat en parties civiles.

      • A déménagé le 04-03-2012 2
        • Posté à 00h47 le 08/09/2011
        • Internaute 121074
          non connue

        ah bon ? il y a 50ans il y’avait moins d’illettré qu’aujourd’hui ? donner moi des chiffres et les sources je ferait d’énormes progrès dans mes recherches grâce à vous ....

         
        • Gavroche_
          • Posté à 00h51 le 08/09/2011
          • Internaute 169141
            Indigné

          Je n’ai pas dit ça. Commencez par apprendre à lire, ensuite vous aurez le droit de vous immiscer dans les discussions de grandes personnes.

          • A déménagé le 04-03-2012 2
            • Posté à 11h55 le 08/09/2011
            • Internaute 121074
              non connue

            « Les classes étaient plus chargées il y a cinquante ans, et pourtant les élèves n’en sortaient pas plus illettrés qu’aujourd’hui, au contraire. »

            si chaque années les élèves « ne sortaient pas plus illétré qu’haujourd’hui au contraire » alors d’année en année moins d’illétrés s’accumulaient ....
            alors, chez les personne scolarisé, il y’avait globalement pas plus d’illettrés qu’aujourd’hui bien au contraire...

            Vous avez donc bien dit qu’il y’avait moins d’illettrés et j’en attend toujours la preuve.

            Donc, je confirme : je sais lire, et votre morgue ni changera rien.

        3 autres commentaires
      • lauraingalls
        lauraingalls répond à Gavroche_
        Elfe bretonne
        • Posté à 07h16 le 08/09/2011
        • Internaute 28986
          Elfe bretonne

        Si si je le sais, 15 ans de métier (seulement) mais une grande partie passé en CP ou en tant que maîtresse en Réseau d’aide en ZEP (mes premières années).
        Beaucoup de gens méconnaissent le contexte du CP. Nous avons quand même affaire à des enfants de 6 ans, donc, très petits, qui ne sont pas autonomes, qui se fatiguent vite, qui sollicitent constamment.
        Les enfants qui ont du mal à apprendre ont besoin d’attention, de relance constante, d’explication individuelle, de temps, de jeux méthodologiques... Or quand vous avez dans les pattes 27 petits, il est impossible de se consacrer ainsi à ceux qui en auraient besoin.
        C’est une classe d’une très grande importance, c’est là qu’ils apprennent à lire, ce qui détermine pratiquement tout le reste de leur scolarité... Et pourtant tout le monde s’en fout !

        Quand à revenir en arrière... Il y a 50 ans, malgré l’obligation, beaucoup d’enfants n’allaient pas à l’école régulièrement, notamment en milieu rural et ne passaient pas les diplômes. On se base sur une espère d’élite pour comparer des résultats qui ne sont pas comparables.

         
        • Gavroche_
          Gavroche_ répond à lauraingalls
          Indigné
          • Posté à 23h01 le 08/09/2011
          • Internaute 169141
            Indigné

          L’instruction élémentaire jusqu’au CM2 était déjà quasi systématique il y a cinquante ans, votre argument ne tient pas.

        1 autres commentaires
      • dzerjinski
        dzerjinski répond à Gavroche_
        « ne vous indignez pas, (...)
        • Posté à 17h39 le 10/09/2011
        • Internaute 162727
          « ne vous indignez pas, (...)

        A signaler d’abord ceci :
        - les premières études sérieuses sur l’illettrisme date de 2004/2005
        - le mot lui même est un néologisme créé en 1981 pour les uns, en 1979 par le mouvement ATD quart monde pour les autres. La différence entre les 2 dates tient sans doute au temps qu’il a fallu pour que le terme entre dans le dictionnaire.
        - avant on parlait d’analphabétisme

        D’après l’étude réalisée en 2004/5 il y aurait en 9 et 12% d’illettrés en France.

        On peut souligner ici une chose intéressante. Pourquoi ne s’intéresse-t-on à l’illettrisme si tardivement ?
        Rappelons qu’on appelle illettrisme l’incapacité de correctement lire et écrire malgré un apprentissage reçu dans l’enfance et analphabétisme cette même incapacité mais sans être passé par un apprentissage. Du coup on repère plus facilement les analphabéts puisqu’on a au moins comme référence la scolarisation.

        Il n’est donc pas possible de dire qu’il sortait en 1950 plus ou moins d’illettrés des classes tout simplement parce que personnes ne s’y intéressait. Et pourquoi cela ? Tout simplement parce que la confiance en le système éducatif était telle que l’on supposait qu’en sortant de l’école normalement tout le monde savait lire et écrire.

        Autrement dit, puisqu’on n’envisageait même pas l’hypothèse de l’illettrisme aucun système de détection n’existait. Ceci dit ce n’est pas parce qu’on n’a pas mis de nom sur une maladie que celle-ci n’existe pas. Pendant longtemps on a dit que les ados se suicidaient plus dans les pays nordiques qu’en France. Tout simplement parce qu’il n’y avait pas de décompte officiel des suicides d’ados en France....

        Néanmoins il y a un critère indicatif possible. Avec la massification de l’école, il y a plus d’élèves qui accèdent à des niveaux supérieurs sans que les pré-requis sociaux qui existaient auparavant ne soient présents. Pour le dire simplement, s’il y a plus d’élèves qui montent presqu’automatiquement sans redoubler sur le simple critère d’un soi-disant droit démocratique à passer en classe supérieure, il y a beaucoup plus de chances d’avoir dans le lot des élèves qui ont échappé à la détection et qui ont des problèmes d’illettrisme tout simplement parce que leur milieu familial ne peut en aucun cas leur être un soutien.

        Ce que cette dame avance est donc plus que simplement une opinion mais une forte probabilité.

        La proposition jospinienne d’amener 80% d’une classe d’âge au bac est enthousiasmante si on entend par là que l’on donne à 80 % de jeunes le niveau du bac tel qu’il est fixé à un moment donné comme étant convenable.

        Mais ce n’est pas cela qui s’est passé. C’est un peu comme dans « Les bienveillantes » de Littel où le personnage principal et son ami doivent tous les deux remettre un rapport à Hitler ou à un sbire quelconque. Celui qui dit ce que l’on veut entendre monte en grade, alors que le personnage principal (désolé je peux pas dire « héros » pour un salaud de nazi) qui dit la vérité voit sa chance de promotion lui échapper. Ainsi en va-t-il malheureusement dans pratiquement toutes les administrations !

        Le slogan de Jospin s’est transformé en une bouillie infâme.
        On s’est mis à faire passer en classe supérieure n’importe qui sans plus de redoublement salutaire et on a demandé aux profs de rabattre leurs exigences aux examens pour ne pas faire mentir les statistiques que l’on avait arbitrairement fixées. On a donc baissé les exigence de niveau, et donc aussi le niveau.

        De plus c’est bien beau un slogan ou une promesse électorale. Mais quand on ne donne pas les moyens de la réaliser...

        Autrement dit : on part d’une idée sans doute généreuse, mais on ne donne pas les moyens de la réaliser, les bureaucrates qui sont chargés de la mettre en oeuvre truquent le jeu au point d’obtenir le résultats inverse de celui vraiment demandé. Là où l’on voulait augmenter la qualité on la détruit.

        C’est un peu comme les subprimes : quand vous promettez le rêve américain à tout le monde tout de suite, le rêve devient un cauchemar.

        .

         
        • Gavroche_
          Gavroche_ répond à dzerjinski
          Indigné
          • Posté à 19h25 le 10/09/2011
          • Internaute 169141
            Indigné

          Bonne idée. En application de votre principe selon lequel ce à quoi on ne s’intéresse pas et qu’on ne mesure pas n’existe pas, cessons donc de nous intéresser aux pauvres et de mesurer la pauvreté. Ainsi il n’y aura plus de pauvres, bonne nouvelle.

          • dzerjinski
            dzerjinski répond à Gavroche_
            « ne vous indignez pas, (...)
            • Posté à 20h04 le 10/09/2011
            • Internaute 162727
              « ne vous indignez pas, (...)

            Mon pauvre gavroche !

            Vous aviez le nez dans le ruisseau en écrivant cela ?
            Parce que ce principe dont vous parlez je n’ai pas souvenir de l’avoir énoncé. Et si c’est pour m’obliger à me relire non merci, je ne tiens pas à m’infliger cela deux fois de suite.

            Par contre si votre réaction procède d’un vague réflexe libertaire déclenché on ne sait comment à la lecture de mon texte, je signale camarade que j’ai été membre de la F.A. avant même que tu ne saches qui serait ta mère.

            P.S. Ceci dit kamerad ! J’ai écrit exactement le contraire de ce tu dis.

            Tu écris :
            « votre principe selon lequel ce à quoi on ne s’intéresse pas et qu’on ne mesure pas n’existe pas, “
            J’ai écris :
            ‘Ceci dit ce n’est pas parce qu’on n’a pas mis de nom sur une maladie que celle-ci n’existe pas’

            Vraiment tu me déçois.
            Que tu trouves ton maître en moi ne m’étonnes pas.
            Mais que tu ne trouves pas d’autre argument....
            Mon propos a bien entendu des faiblesses (et je te serai reconnaissant de les trouver)
            , mais le but du jeu c’est que nous progressions tous les deux.
            Tu n’as jamais joué aux échecs ?

            Alors camarade !
            Pour l’instant... le nez dans le ruisseau....
            Davaï !

            • Gavroche_
              Gavroche_ répond à dzerjinski
              Indigné
              • Posté à 23h38 le 10/09/2011
              • Internaute 169141
                Indigné

              C’est ennuyeux pour vous pépé si vous ne comprenez pas ce que vous écrivez. Changez de nègre.

              • dzerjinski
                dzerjinski répond à Gavroche_
                « ne vous indignez pas, (...)
                • Posté à 00h32 le 11/09/2011
                • Internaute 162727
                  « ne vous indignez pas, (...)

                Vous êtes le troll plutôt basique, vous.
                Deux petites phrases que vous trouvez drôles,
                qui n’ont pas de sens, aucun rapport avec le schimilitruc
                et qui n’amusent même pas la galerie.
                Enfin si cela vous distrait de l’insignifiance...
                Vous avez le droit à vos illusions...

                • Gavroche_
                  Gavroche_ répond à dzerjinski
                  Indigné
                  • Posté à 00h34 le 11/09/2011
                  • Internaute 169141
                    Indigné

                  Non : j’encule en baskets. C’est plus musical.

                  Bonne soirée pépé.

                  • dzerjinski
                    dzerjinski répond à Gavroche_
                    « ne vous indignez pas, (...)
                    • Posté à 01h43 le 11/09/2011
                    • Internaute 162727
                      « ne vous indignez pas, (...)

                    La délicatesse incarnée donc
                    Le grand problème avec internet c’est que cela permet à n’importe qui de se croire autorisé à dire n’importe quoi.
                    Pas même un troll donc.
                    Pas un iota d’intelligence.
                    Une vulgarité imbécile qui ne mérite pas la mérite pas la moindre attention.

                    Je te laisse donc à ton insignifiance coco.

                    До свидания придурок

                    • Gavroche_
                      Gavroche_ répond à dzerjinski
                      Indigné
                      • Posté à 01h49 le 11/09/2011
                      • Internaute 169141
                        Indigné

                      Inculte en plus...

                      • dzerjinski
                        dzerjinski répond à Gavroche_
                        « ne vous indignez pas, (...)
                        • Posté à 15h01 le 11/09/2011
                        • Internaute 162727
                          « ne vous indignez pas, (...)

                        До свидания придурок

        8 autres commentaires
    • Tropicaleyes
      Tropicaleyes répond à lauraingalls
      Jean-Christophe, En Slim, (...)
      • Posté à 22h00 le 08/09/2011
      • Internaute 95001
        Jean-Christophe, En Slim, (...)

      La faute à un environnement SMS, argot, insulte quasi-présent, les parents mettent les gosses à l’école pour s’en débarrasser et toucher les aides. Mais bon mais bon tant que vous excuserez les parents, les élèves, tant que que vous baisserez les bras et les yeux devant ça, ça ira de plus en plus mal....

      • dzerjinski
        dzerjinski répond à Tropicaleyes
        « ne vous indignez pas, (...)
        • Posté à 17h39 le 10/09/2011
        • Internaute 162727
          « ne vous indignez pas, (...)

        Euh ? C’est qui « vous » ?

    • franzfranz
      franzfranz répond à lauraingalls
      le monde de kafka
      • Posté à 16h21 le 10/09/2011
      • Internaute 163427
        le monde de kafka

      Encore faut-il bouger dans la bonne direction...
      Parce que pour l’instant toutes les réformes y compris celles de la gauche vont dans le sens de la destruction programmée d’un enseignement de qualité.

  • Joseph Gratteur
    Joseph Gratteur
    Working Class Blero
    • Posté à 19h33 le 07/09/2011
    • Internaute 164574
      Working Class Blero

    L’école, moi j’aime bien dire l’instruction publique, et son obligation de moyens par l’Etat sont aujourd’hui révolues.
    Le PS au gouvernement a tapé dessus tout comme celui d’aujourd’hui, Allègre ça ne vous rappelle rien ?
    Nes, tu pourras toujours chercher dans le programme de la gauche parlementaire, à part la vague promesse d’une sauvegarde des postes existants, il n’y aura rien d’autre. Ils ne rétabliront pas les Rased, l’IUFM, et tant d’autres éléments d’une communauté éducative saccagée.
    Les dernières années UMP ont définitivement plombé un avantage acquis du peuple français, et les parents, à l’image des électeurs se sont en grande majorité laissés faire ou ont été indifférents à cette casse.

    • dzerjinski
      dzerjinski répond à Joseph Gratteur
      « ne vous indignez pas, (...)
      • Posté à 17h41 le 10/09/2011
      • Internaute 162727
        « ne vous indignez pas, (...)

      Tout à fait d’accord !
      Mais avec les prochaines élections n’y a-t-il pas là une occasion de faire pression ?
      Question bête il est vrai...

  • Fozzie
    Fozzie
    Riendutoutiste tendance dure
    • Posté à 20h26 le 07/09/2011
    • Internaute 1195
      Riendutoutiste tendance dure

    Ma proposition de définition : gestionnaire de flux d’apprenants dans l’intérêt supérieur de la réduction de la dette de l’Etat pour que la France conserve son triple A. Diplôme requis : bac + 5, la gestion, c’est pas fait pour les ignares, y a qu’à voir nos gouvernants. Eux non plus n’ont pas eu de formation, c’est le plus inquiétant...

    • dzerjinski
      dzerjinski répond à Fozzie
      « ne vous indignez pas, (...)
      • Posté à 17h44 le 10/09/2011
      • Internaute 162727
        « ne vous indignez pas, (...)

      C’est justement parce qu’il ne pensent qu’en gestionnaires que nous en somme là.

      Alors je vous propose une saine lecture :

      La gestion des stocks lycéens. Idéologies, pratiques scolaires et interdit de penser.
      Par Gilbert Molinier (Editions L’Harmattan, 1999)

      • dzerjinski
        dzerjinski répond à dzerjinski
        « ne vous indignez pas, (...)
        • Posté à 17h45 le 10/09/2011
        • Internaute 162727
          « ne vous indignez pas, (...)

        sommes

  • Fozzie
    Fozzie
    Riendutoutiste tendance dure
    • Posté à 20h27 le 07/09/2011
    • Internaute 1195
      Riendutoutiste tendance dure

    Bug !

  • Nemed
    • Posté à 20h50 le 07/09/2011
    • Internaute 60703

    Si on veut encore une véritable école républicaine, temple de la connaissance et de sa transmission, il n’y a que le PS vers qui se tourner.

    • medicago
      medicago répond à Nemed
      Plante cultivée
      • Posté à 04h15 le 08/09/2011
      • Internaute 58931
        Plante cultivée

      Ou bien de la vidéo surveillance et de la soumission ? ? ?
      Les enjeux sont tellement énormes qu’ils dépassent le débat politique courant et méritent réflexion plutôt que changements incessants bien souvent démagogiques.

    • dzerjinski
      dzerjinski répond à Nemed
      « ne vous indignez pas, (...)
      • Posté à 17h49 le 10/09/2011
      • Internaute 162727
        « ne vous indignez pas, (...)

      Et pourquoi pas les sociaux-traitres du SNES pendant que vous y êtes.
      Mais là dans votre phrase, vous êtes ironique ? Vous ne pouvez que plaisanter ! Pour sortir une énormité comme cela, cela ne peut-être que de l’humour noir !
      Vous avez lu le programme du P.S. pour l’éducation ?

  • A déménagé le 9-4-2012
    A déménagé le 9-4-2012
    Explore l'indéterminé
    • Posté à 21h10 le 07/09/2011
    • Internaute 22643
      Explore l'indéterminé

    ... « qu’il ne serait pas superflu en outre que se développe le travail collectif des enseignants » : quand je suis arrivé dans mon établissement, TOUS les profs dialoguaient en permanence et le travail collectif allait de soi. Oui mais voilà, cet établissement était trop politisé aux yeux du rectorat. On nous a donc envoyé trois chefs d’établissements successifs qui eurent tous pour souci majeur de déstructurer méthodiquement une équipe pédagogique autonome. Maintenant, on demande aux profs en concurrence les une avec les autres de travailler « en équipe » sous la férule du manager... pardon du chef d’établissement qui veut décider de tout.

    À part ça, j’ai le sentiment que les socialistes français sont des lâches et que cette lâcheté est particulièrement éclatante dans le domaine de l’éducation et de l’instruction.

    • lancetre
      • Posté à 22h19 le 07/09/2011
      • Internaute 18658

      Parfait résumé, précis et concis, de l’effroyable imposture que Nestor Romero feint de ne pas voir.

      J’ai déjà entendu votre récit des dizaines de fois.

      Le chef d’établissement arriviste, qui est devenu chef pour ne surtout plus avoir d’élèves, voilà l’un des principaux artisans de la casse du service public d’éducation nationale, au profit du privé.

      Lorsque Meirieu, grand ami de Romero, était le bras droit d’Allègre, la chasse aux profs était ouverte toute l’année.

      Bernard Hanse y a laissé sa peau.

      R.I.P.

      • A déménagé le 9-4-2012
        A déménagé le 9-4-2012 répond à lancetre
        Explore l'indéterminé
        • Posté à 22h58 le 07/09/2011
        • Internaute 22643
          Explore l'indéterminé

        Oui, dès le début de ma carrière tardive, j’ai été témoin de cette ambiance mortifère (avec une moindre gravité heureusement), notamment durant des conseils de classe. J’ai vite compris ce que signifiait en réalité « l’élève au centre du dispositif scolaire » : à peu près la même chose que le client du « fast food » qui sert à mettre l’employé sous pression sous le regard des petits chefs.

    • dzerjinski
      dzerjinski répond à A déménagé le 9-4-2012
      « ne vous indignez pas, (...)
      • Posté à 17h52 le 10/09/2011
      • Internaute 162727
        « ne vous indignez pas, (...)

      Un top pour vous camarade ! Entre des salauds résolus et des salauds hésitants (« lâches ») c’est le choix l’âne de Buridan en somme.

      • dzerjinski
        dzerjinski répond à dzerjinski
        « ne vous indignez pas, (...)
        • Posté à 17h57 le 10/09/2011
        • Internaute 162727
          « ne vous indignez pas, (...)

        ...de l’âne de Buridan...
        je ne sais si c’est mon ordi pourtant tout neuf et tactile et tout ( ah peut-être une mouche qui se pose sur l’écran ? Si vous achetez en tactile 24 pouces demandez quelle est l’influence de la mouche qui se pose sur l’écran ou même le survole -parce qu’il y a deux formes de tactiles - quant à vos ordres donnés à la machine-) ou alors c’est le site qui est trop lent parce que parfois des mots manquent ou des portions de phrases tardent à apparaitre et du coup je les entre deux fois. Bon il y a aussi la précipitation. Mea culpa alors.

      • A déménagé le 9-4-2012
        A déménagé le 9-4-2012 répond à dzerjinski
        Explore l'indéterminé
        • Posté à 00h28 le 11/09/2011
        • Internaute 22643
          Explore l'indéterminé

        Merci ! : -)

        Je trouve que la mention de l’âne de Buridan est tout à fait cohérente à votre propos... et décrit bien la situation de certains électeurs !

         
        • dzerjinski
          dzerjinski répond à A déménagé le 9-4-2012
          « ne vous indignez pas, (...)
          • Posté à 01h28 le 11/09/2011
          • Internaute 162727
            « ne vous indignez pas, (...)

          Cela seraient des abstentionnistes alors...
          Les français peuvent-ils encore se permettre de jouer les ânes ?

          Les socialos mous vont à coup sûr se ramener avec leur « votez utile » si cher aux bobos en tous genre.

          Et je ne sais pourquoi quand je vois la sarabande socialiste qui défile en bandeau en haut de mon écran avec une brève incursion du Colonel Kadhafi en uniforme de parade je pense à la dernière scène du Septième Sceau où l’on voit tous les personnages sur une colline à l’horizon danser en sarabande emportés par la Mort...

          • A déménagé le 9-4-2012
            A déménagé le 9-4-2012 répond à dzerjinski
            Explore l'indéterminé
            • Posté à 18h49 le 11/09/2011
            • Internaute 22643
              Explore l'indéterminé

            Encore faudrait-il qu’ils soient encore en état de se poser la question !

            Belle métaphore ! ; -)

        2 autres commentaires
  • Poop
    Poop
    Retraité
    • Posté à 08h54 le 08/09/2011
    • Internaute 156220
      Retraité

    « La justice se suffit à elle-même », lit-on. Oh là, oh ! La justice dépend des conditions politiques et morales de son exercice (souvenons-nous de certaines périodes de l’histoire ou la justice sous serment blanchissait ce que d’autres périodes de l’histoire considéraient comme criminel). Il en est de même de l’école où l’on voit reparaître la morale ! Quelle morale ? Celle de ceux qui s’abritent derrière la « loi du marché“(qui semble ne s’appliquer qu’aux pauvres), cette Déesse aux poches avides que l’on sort pour fermer les classes, ne plus former les nouveaux profs, réduire le personnel surveillant, introduire des proviseurs qui font du chiffre... La morale de l’Oréal !

  • STEFFEN Louis
    STEFFEN Louis
    ancien enseignant réformateur
    • Posté à 10h26 le 08/09/2011
    • Expert 25070
      ancien enseignant réformateur

    Nestor Roméro parle d’ambiguïté. On attend la suite de son analyse avec impatience car elle ne manque pas, elle non plus, d’ambiguïté. Certes il faut dénoncer le projet des libéraux. Mais le propos commence à devenir redondant à côté du silence quasi général sur le conservatisme d’une certaine extrême gauche, celle qui est représentée notamment par le conseiller aux affaires d’éducation de Mélanchon, Pena-Ruiz. Ce prof de classes prépas qui a bénéficié du soutien de la puissante Maif pour diffuser à travers la France ses conceptions anti-pédagogistes et réactionnaires ne fait d’ailleurs qu’exprimer sans détours la position adoptée par nombre d’enseignants et soutenue par la Fsu et tout particulièrement le Snes. Derrière le discours anti-libéral se cache en effet la défense et l’ilustration de l’école élitiste de la République. Le paradoxe étant que beaucoup de ses tenants se réclament par ailleurs de Bourdieu, pas celui de la reproduction mais le malheureux chantre de la révolution par procuration des cheminots, en 1995, ce grand moment de la légende « radicale ».
    Le principal obstacle à l’instauration d’une école vraiment démocratique ne réside-t-il pas dans les traditions universitaires qui façonnent, pétrissent et sclérosent un corps tout entier centré sur ses particularismes et ses petits intérêts justifiés par la sacralisation du concours ?

    • Nestor Romero
      Nestor Romero répond à STEFFEN Louis
      Ancien enseignant
      • Posté à 18h54 le 08/09/2011
      • Expert 5556
        Ancien enseignant

      Bonjour STEFFEN Louis.
      D’accord pour ce qui est de Pena-Ruiz. Quant à ma propre ambiguïté, je cherche dans les programmes des un(e)s et des autres ce qui pourrait la dissiper et je ne trouve pas grand chose mais il est vrai que ces programmes sont en cours d« élaboration...
      Cependant je crois que l’éducation dans une société démocratique est soumise, comme la démocraite elle-même, à une “tension” que les notions fallacieuses de mérite, de réussite et d’égalité des chances tentent en vain de masquer. Et il est vrai qu’il n’est pas si facile de définir la mission d’une autre école ou plutôt, peut-être, d’une “société éducative” (ou éducatrice ?) qui concilie autant que faire se peut justice sociale, émancipation, et nécessités économiques. C’est pourtant à cela qu’il faut travailler je crois.
      N.

    • dzerjinski
      dzerjinski répond à STEFFEN Louis
      « ne vous indignez pas, (...)
      • Posté à 19h48 le 10/09/2011
      • Internaute 162727
        « ne vous indignez pas, (...)

      Haha ! Un pédagolâtre en action ! Je me disais bien que cela manquait à notre petit sénacle. En action et en pleine confuzzzzzionnnn comme dirait une amie latino. Ouie ! C’est la connefussionnnnn !

      Que l’analyse de Nestor Roméro, je vais vous le concéder. On a l’impression qu’il ménage la chèvre et le chou.

      Ensuite vient le coup du stentor : « silence quasi général sur le conservatisme d’une certaine extrême gauche, celle qui est représentée notamment par le conseiller aux affaires d’éducation de Mélanchon, »

      Bon d’abord il a dit qu’il étudierait les autres propositions. Là c’était le P.S. je crois, non ?

      Ensuite où voyez-vous une extrême gauche conservatrice qui aurait le pouvoir en matière d’éducation ?

      Et quelle est au aujourd’hui l’influence effective de Mélanchon en tant que « conseiller » où, quand, auprès de qui ?
      En plus Mélanchon est à gauche, et clairement identifié comme tel. Si vous pensez-qu’il est à l’extrême-gauche c’est que vous n’avez aucune idée de celle-ci, tovaritch !

      Mais peu importe les problèmes de GPS...

      Et puis Pena-Ruiz, autre cible maintenant des pédagogistes dont le dieu est Meirieu... ? Mais il est vrai qu’il est lui aussi au PG. Décidément, vous allez finir par me rendre ce parti que je trouvais trop à droite, sympathique.

      Pour Pena-Ruiz qui a écrit parmi les plus excellents guides pour les élèves sur la dissertation philosophique , je vais tout simplement donner à nos lecteurs ce que wikipedia en dit :

      « Selon le mot de Bachelard, l’Ecole n’est pas pour la société, mais la société pour l’Ecole. Dans cette oeuvre, Henri Peña-Ruiz s’en prend aux slogans mystificateurs et dévastateurs du pédagogisme, qu’il distingue de la pédagogie, comme placer l’élève au centre du système éducatif, ou encore l’impératif de transdisciplinarité. Le pédagogisme se présente comme progressiste, mais ignore la signification de l’Institution scolaire, comme des Savoirs, qui sont émancipateurs. Il est significatif que le pédagogisme ait fait de l’encyclopédisme une tare, oubliant l’oeuvre de d’Alembert et Diderot. Le pédagogisme s’en prend à la conception transmissive des savoirs, mais il se représente lui-même le savoir, non comme une méthode, mais comme une chose, que l’on peut transmettre par une technique extérieure à la méthode propre d’un domaine donné, par exemple l’histoire. Il confond savoir et information, valeur interne du savoir et conditions psychologiques de l’apprentissage. Au fond, le pédagogisme est un transfert sur l’Ecole du désir légitime de transformer la société. En décourageant les enseignants, le pédagogisme a beaucoup fait pour ruiner l’école et sa mission égalitaire et émancipatrice. Il contribue ainsi à enfermer chaque élève dans son milieu immédiat, au lieu de l’en libérer. »

      Et vous appelez cela du conservatisme !
      Il y a un livre que je vais me commander de ce pas : Le pire est de plus en plus sûr : Enquête sur l’école de demain - Natacha Polony. Elle avançait cette idée entre autres l’autre jour invitée sur France Culture , que les pédagogistes faisaient sans même le savoir (naïveté d’instit) le jeu des néo-libéraux et constituaient un danger aussi grave que ces derniers en ce sens qu’ils paraissaient bien intentionnés et inoffensifs. Un clic et je me commande le bouquin. Je rajoute le bushido parce que si vous arrivez au pouvoir il faudra bien avoir une logique de samouraï.

      Mais là où vous êtes grave c’est dans la suite : car vous êtes non seulement dans le grotesque mais dans l’INTOX totale !

      « . Ce prof de classes prépas qui a bénéficié du soutien de la puissante Maif pour diffuser à travers la France ses conceptions anti-pédagogistes et réactionnaires ne fait d’ailleurs qu’exprimer sans détours la position adoptée par nombre d’enseignants et soutenue par la Fsu et tout particulièrement le Snes »

      Vous savez très bien que la MNEF était liée à l’UNEF par le biais du P.S. Demandez à DSK. De même que vous savez bien que la MAÏF qui est une assurance ! ! ! ! n’a rien à voir avec le PG mais serait plutôt proche du P.S. ! ! ! Et surtout que le la FSU et le SNES sont des organes proches du P.S. Faites le compte de tous les représentants du SNES que vous connaissez et voyez honnêtement combien sont proches ou ont leur carte au P.S. Bordel ! Une majorité ! Alors cessez votre intox.

      En plus vous savez que lors des prochaines élections professionnelles le SNES devra se coucher et faire alliance, on rigole ; si mes souvenirs sont bons, mais je crois que j’hallucine, avec la CGT !

      Parce que tout simplement ce gouvernement réactionnaire ( là vraiment réactionnaire) pensent que c’est à lui de gérer la vie syndicale. Du coup il force à des alliances qui seront peut-être contre toute attente à certains historiquement profitables.
      Mais comme ce seront des élections gérées par internet ont peut s’attendre à des résultats texans !

      « Derrière le discours anti-libéral se cache en effet la défense et l’ilustration de l’école élitiste de la République. »

      Bolchemoï ! ! ! ! C’est la cinquième colonne là ! Là vous avez levez le lièvre. Le mec qui est anti-libéral est républicain. Mais encore heureux ! Et vive la République ! Parce que la République est le souci de la chose publique.Et que la chose publique a le souci de l’excellence. Bouh ! Le vilain mot que l’élitisme ! Mais l’élitisme pour tous !

      Vous les pédagolâtres êtes les pires fossoyeurs de l’intelligence. D’abord parce que vous pensez que l’intelligence est un droit en soi. Mais l’intelligence n’est pas démocratique ! Vous ne pouvez pas accorder l’intelligence à quelqu’un sous prétexte qu’on est en démocratie ! Ce qui est un droit, et je le revendique haut et fort, c’est l’égalité des chances au sens où tout le monde doit avoir les moyens de développer son intelligence. C’est cela la démocratie.
      Même un idéaliste pédagolâtre ( Emile à la con...) comme Rousseau le dit.

      Vous les pédagolâtres, Hannah Arendt vous a réglé votre compte dès 1966 environ dans La Crise de l’Education. Et puis il y a des streber comme Meirieu qui écrivent des lettres à cahque nouveau pouvoir pour s’y soumettre lamentablement !

      L’élitisme pour tous, voilà un idélal ! comme Vilar avait dit la Culture pour tous ! Le théâtre pour tous ! Enfin quand on va aujourd’hui à Avignon on se demande ...Mais quand on va à Bussang ! Vous connaissez Bussang, M Louis Steffen, et les frères Pottecher, Maurice surtout...

      Pour Bourdieu c’est un sociologue éminent il est vrai, et vous connaissez les préjugés infondés des Philosophes à l’égard des sociologues... Mais si vous pouviez - même en privé malgré tout excusez-moi si je souris - m’en dire plus sur les cheminots et le « radicalisme »

      Quant à votre dernier argument : « Le principal obstacle à l’instauration d’une école vraiment démocratique ne réside-t-il pas dans les traditions universitaires qui façonnent, pétrissent et sclérosent un corps tout entier centré sur ses particularismes et ses petits intérêts justifiés par la sacralisation du concours ? »

      Je serais d’accord avec vous. A part bien entendu que votre arrière plan est totalement opposé au mien, vous vous vous en doutez bien. Pour moi l’université est républicaine ! Vous vous faites allusion à la perte des IUFMs que je n’ai pas connu(e ?)s mais dont des étudiants à moi ont fait rapports. Ils n’avaient plus rien à gagner en me disant l’absurdité pédagogique qui y régnait .
      Par contre je serais heureux si vous me disiez votre idée d’une université digne de ce nom.

      Car je suis entièrement d’accord avec vous sur un point !
      L’Education d’une Nation repose sur un projet de Civilisation
      qui est de l’ordre d’un choix fondamental. (Voyez Nietzsche
       : Sur l’avenir de nos établissements d’enseignement...)

      Restons -en là...

      Pour l’instant... : -)

      PS je ne relis pas toute erreur est licence poétique

  • cousinmachin
    cousinmachin
    humaniste misanthrope
    • Posté à 13h28 le 08/09/2011
    • Internaute 166102
      humaniste misanthrope

    Au-delà du problème flagrant du ratio prof/élèves, il faudrait apprendre aux parents leur rôle d’auxiliaire dans l’instruction de leur rejeton, dans le travail comme dans la discipline.

    Trouver un juste milieu entre « mon n’enfant chéri est parfait, si ça ne va pas c’est la faute du prof » et « dites lui M(./me), vous au moins il vous écoute... »

    Quelque soit le niveau du gosse, ceux dont les parents s’impliquent sainement auront leurs bases.

    Après on pourra discutailler sur les visions pseudo-philosophiques des uns et des autres.

    • cousinmachin
      cousinmachin répond à cousinmachin
      humaniste misanthrope
      • Posté à 12h41 le 09/09/2011
      • Internaute 166102
        humaniste misanthrope

      Ah, apparemment un pseudo-philosophe de l’éducation s’est senti visé, quel sens du débat...

  • elebeau
    elebeau
    enseignant
    • Posté à 14h23 le 10/09/2011
    • Expert 72516
      enseignant

    A notre époque, un enfant devrait pouvoir rentrer chez lui sans travail scolaire à faire ! Cela signifie qu’une partie de la journée doit être consacrée à l’apprentissage des leçons et aux exercices d’entraînement nécessaires, A L’ECOLE et sous le contrôle de son ou ses enseignants. Donc revoir les programmes, l’organisation de la journée, de l’année et celle des mentalités !

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